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Serge ULESKI

  • Coup d’état médiatique de Macron avec la complicité involontaire de maires « bonne pâte »... mais alors, que compte faire le CSA ?

     

                     

                 Le témoignage de René Revol, maire invité du "Grand débat" à Souillac le 18 janvier 2018 :

                "Ce grand débat est "pour Monsieur Macron un moyen de faire campagne en utilisant les moyens de l’État ; des milliers de gendarmes, de policiers, tous les moyens de réception, toutes les autorités [...] présidents de région, ministres, députés de toute la région... Tous ces gens mobilisés pour entourer deux petites centaines de maires dont une toute petite partie a pu parler".

     

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                      « Grand débat national » de diversion", l’Elysée cherche un second souffle et à gagner du temps ; il joue la montre, l’épuisement et la confusion ainsi que la désintégration du mouvement les Gilets Jaunes dans un grand tout appelé "Grand débat national" de diversion (GDND) afin de le noyer ou de l’asphyxier, lui et la crise sociale majeure auquel l’Elysée est confronté ; il est aussi question d’ôter de la bouche de ce mouvement le monopole de la parole contestataire, tout en se donnant une bonne conscience : « Vous voyez ! Nous n’évitons pas le débat ! Nous vous donnons la parole tout en la consignant dans des cahiers de doléances !».

    C'est sûr, avec cette diversion les gilets jaunes sont en danger ; danger d'être étouffés par le tapage diurne de ce débat ; danger d'être marginalisés ; danger face à un soutien très fragile (les classes moyennes sont très versatiles) dans ce risque que ce débat leur fait courir ; celui de paraître autiste et obtus en refusant de participer à ce vaste écran de fumée ; c'est ce qui est recherché par l'Elysée et c'est la seule raison d'être de ce vacarme qui s'annonce.

    Pour cette raison, sans doute doit-on recommander aux Gilets jaunes (1) de participer à ce débat même symboliquement pour ne pas être pris en faute tout en ne quittant pas le terrain  bien évidemment ; rues, routes et centres-villes.

     

                C’est maintenant clair : Macron est en campagne électorale : élection présidentielle - épisode 2 ! - jusqu’aux élections européennes ; c’est-à-dire, jusqu’en mai. Aussi un grave problème surgit : avec la retransmission par toutes les chaînes d'infos en continu de la rencontre de Macron avec les maires des régions, à raison de 2 rencontres par semaine et ce jusqu’au 15 mars - retransmission en intégralité des heures durant - ne doit-on pas alors dénoncer un véritable kidnapping des médias par l'Elysée à la grande satisfaction des kidnappés qui offrent ainsi à leur candidat une tribune « free of charge » ?

    Complicité des médias mais aussi complicité bien involontaire des maires ( et mairesses) de nos provinces qui risquent fort d’être les dindes et dindons de ce qui pourrait très vite s’avérer n’être qu’une farce politico-médiatique ?

    Car tous connaissent les revendications majeures du mouvement qui a décidé du lancement de ce débat national destiné à éviter une dissolution : plus de retraite à 900 ni de salaires à 1150 euros ; plus d’Assemblée nationale composée de députés godillots sous le contrôle d’un Président qui rafle la mise, toute la mise, sur la base d’un score qui s’élèvent, au premier tour, à 18% des inscrits.

    Mais alors, face à ces revendications, est-ce à dire que Macron aurait la volonté, la carrure de renverser la table et de reprendre ce que tous les pays européens ont perdu, à savoir : la main sur l’économie et la finance ? Bien sûr que non ! d’autant plus que ceux qui sont allés le chercher ne lui ont certainement pas confié comme mission de faire en sorte que les riches soient moins riches et les pauvres moins… sinon, plus pauvres du tout ! et puis, noublions pas cette Commission européenne qui veille au grain, à savoir : à toute velléité de justice sociale de la part d'une des Etats membres.

    D’où la mascarade de ce débat destiné non pas à cette France sans moyens dès le 10 du mois, mais uniquement à l’électorat LREM et celui de son allié servile, le Modem ( Bayrou qui doit bien attendre la place qui sera libérée par E.Philippe   prochainement) et fatalement… à terme, aux LR qui seront appelés à s'allier aux troupes de Macron d’ici 2020 ne serait-ce que pour éviter non pas une crise politique de plus mais bien plutôt une crise de régime et de notre démocratie non-représentative ( des études universitaires mentionnent une représentativité de 25% à l’Assemblée et dans les médias de tout ce qui se dit, de tout ce qui se pense dans la société) que nul ne pourra faire l’économie de traiter.

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                  Coup d’état médiatique, hold-up, kidnapping des médias, les partis d’opposition à cette heure n’ont pas encore réagi ; en revanche, nous tous sommes autorisés à exiger sans plus attendre que le CSA se penche dès maintenant  sur les conséquences de la couverture médiatique généreuse, complaisante et irresponsable de chacun des déplacements de Macron, chacun de ses meetings, sur notre « pauvre démocratie » déjà bien mal en point, en tenant compte du fait suivant : Jamais les propriétaires des médias n'ont traité avec un tel mépris le métier de journaliste !

     

     

     

    1 - Que les Gilets jaunes n’oublient surtout pas leur colère à la prochaine élection européenne (28 mai) et à toutes les élections car pour affaiblir d’avantage l’Elysée, il faut un vote massif en faveur du RN, des Insoumis, de l'EELV, l'UPR et du PS ; seul la chute de LREM et de LR provoquera la crise de régime nécessaire car c'est toute la démocratie non-représentative qu'il faut faire tomber. Ne pas voter c'est se démobiliser et permettre à Macron et aux médias de relativiser l'importance de la contestation dans les urnes. Ceux qui ne sont pas inscrits sur les listes ont jusqu'au 23 mars pour le faire.

     

    2 – Pour saisir le CSA : deux liens – la saisine https://www.csa.fr/Mes-services/Alertez-nous-sur-un-programme2 ou une alerte https://www.csa.fr/Mes-services/Vos-remarques-au-CSA : dans les deux cas, les formulaires sont faciles à remplir.

     

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  • A propos des médias autour du mouvement Les Gilets Jaunes....

      

                  Jamais les propriétaires des médias n'ont traité avec un tel mépris le métier de journaliste ! Ce qu'on ne pourra pas leur enlever, néanmoins, c'est ce flair certain dans leur recrutement d'hommes et des femmes  disposés à mener à bien ce travail de sape, et ce faisant, discréditer définitivement les chaînes et les radio d'info, en continue en particulier : des gourdes,  des valets, des nigauds, des cloches, des stewards et des hôtesses de l'information, à grand renfort d'éditorialistes militants.

    Et même si une hirondelle, voire deux, ne fait (ou ne font) pas le printemps, surtout en hiver... force est de constater en toute impartialité ceci : après plus de huit semaines de couverture médiatique du mouvement des Gilets Jaunes, parmi des dizaines de gourdes, de nigauds, des éditorialistes militants maastrichiens et mondialistes et autres experts, le plus souvent de leurs propres opinions... 

    Deux figures, et seulement deux, ont su sortir du lot quotidien des analyses et des commentaires autour du mouvement des Gilets Jaunes qui, pour faire court, n"expriment qu'un seul souhait à peine dissimulé : "Quand vont-ils donc enfin se décider à rentrer chez eux tous ces gilets jaunes ! Ca va bien comme ça ?!!!"

     

    médias et gilets jaunesmédias et gilets jaunes

     

                    Ils se nomment Charlotte d'Ornellas et Arnaud Benedetti.

    Qu'ils en soient remerciés même si, en tant que journaliste pour l'une et universitaire pour l'autre, ils n'ont fait que leur travail ; un travail nuancé, éclairant, sensible, informé et avisé, sans parti-pris affiché. 

     

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  • Grand débat national... de diversion : Macron refile la patate chaude Gilets Jaunes aux 36 000 maires de nos communes

                        les maires à l'élysée grand débat national

                           Dindes, dindons et marrons de la farce "Grand débat national de diversion" ?

     

           ... mais pas fous tous ces maires dont une partie s’est déjà exprimée ! A leurs yeux, il serait, ou bien plutôt… il est surtout question de diversion : l’Elysée cherche un second souffle et à gagner du temps ; il joue la montre, l’épuisement et la confusion ainsi que la désintégration du mouvement les Gilets Jaunes dans un grand tout appelé "Grand débat national" de diversion (GDND) afin de le noyer ou de l’asphyxier, lui et la crise sociale majeure auquel l’Elysée est confronté ; il est aussi question d’ôter de la bouche de ce mouvement le monopole de la parole contestataire, tout en se donnant une bonne conscience : « Vous voyez ! Nous n’évitons pas le débat ! Nous vous donnons la parole tout en la consignant dans des cahiers de doléances ».

    Et c’est alors que l’Elysée n’aura qu’un souci : marginaliser les Gilets Jaunes (GJ) qu’il ne se privera pas de qualifier de mouvement obtus et autiste au terme d’une consultation qui sera suivie d’aucune décision quant au pouvoir d’achat des « petits salariés et retraités » ; une consultation d’un nouveau type : tout en ombres chinoises.

    Garants de la bonne réception des revendications de leurs administrés, de leur compilation et de leur synthèse auprès de l’Etat et de la « représentation » nationale, quand tout ce « cirque consultatoire » s’avérera n’être qu’une mascarade à grands coups de « Soyez raisonnables ! Rome ne s’est pas fait en un jour ! », à qui tous ceux qui auront participé à ce « Grand débat national" de diversion  demanderont-ils des comptes, localement, là, tout près, chez eux, au coin de la rue juste après le 2è rond-point, à gauche ? Aux maires de leur commune, bien évidemment ! Et en ces termes : « Qu’avez-vous fait des cahiers de doléances qui nous avons remplis ? Les avez-vous remis à qui de droit ? Escrocs ! Vous nous avez laissé(s) tomber ! ».

    Les Gilets jaunes et la dynamique qu’ils ont su admirablement mettre en marche, quant à eux, ne seront pas  les derniers à demander des comptes  : « Des mois de lutte, de matraquage, de gazage, de tirs de flash-balls, de bavures sans nombre, de tabassage… et puis ça ? Tout ça pour ça ? »

    Patatra ! Les maires n’auront alors plus que l’embarras de la situation et aucun des mérites de cette consultation qui n’est qu’une pièce de théâtre qui n’aura engagé, tout comme les promesses, que ceux qui auront eu la sottise d’y assister tout en payant de leur personne.

    Ou bien alors : très mal conseillé, l’Elysée compterait-t-il sur les GJ et tous ceux qui auront « donné de l’écriture » tout en donnant de la voix, pour faire preuve de la même résignation que J.L Borloo, l’avocat d’affaire de Tapie - ils ont fait fortune ensemble -, et accessoirement ancien maire de Valenciennes, à propos de son « Rapport sur les quartiers prioritaires » qui a fini à la corbeille ? C’est oublier ceci : Borloo, lui, n’en attendait pas plus. Sans doute a-t-il choisi cette mission, au terme d’une longue convalescence, pour y réaliser un dernier tour de piste médiatique - sorte de baroud d’honneur -, avant de se retirer définitivement de la vie politique…

    Pour les Gilets Jaunes… en revanche, l’enjeu est à la fois social et moral ; aussi, gare à la colère ! Une colère décuplée !

     

             Pourrissement et épuisement, dilution des responsabilités… pris à la gorge, sans pouvoir de décision et sans solutions, l’idée de ce GDND consiste très certainement à mouiller tout le monde en les invitant à prendre un bain tous ensemble : administrés, électeurs, maires, députés, sénateurs…. communes, villes, départements, régions car enfin, ce GDND n’est-il pas qu’un instrument parmi d’autres dans l’arsenal stratégique du clan Macron destiné à la gestion sécuritaire et diffamatoire insultes après insultes, amalgames après amalgames, à défaut d’une gestion politique, de la plus grande crise sociale depuis le « Mai 68 ouvriers »? La personnalité de cet enfant-roi, arrogant, capricieux, orgueilleux ne saurait ne pas être prise en compte car, si l’Agenda économique et budgétaire de l’Elysée appartient à ceux qui sont allés chercher Macron pour lui proposer d’être candidat tout en réunissant toutes les conditions pour qu’il soit élu, il y a aussi du Macron dans le déploiement et la gestion de cet agenda : sa personnalité qui s’est manifestement construite autour d’un orgueil démesuré et d’une vanité qui n’a aucune prise sur le réel : la sur-estimation de soi en politique et par voie de conséquence, la sous-estimation de l’adversaire est fatal à celui qui s’y vautre au-delà de la raison qui cesse alors de raisonner.

    Car enfin, qui est ce Macron qui n’a pas d’avenir politique en France, qui n’en veut pas, n’en cherche pas non plus ? Un avenir dans le sens d’une carrière à la Mitterrand ou à la Chirac… 

    Peu d’observateurs ont voulu comprendre ou faire comprendre, sans doute pour ne pas désespérer l’électorat des couches moyennes qui y croit encore (entre 60 et 40%), que Macron n’a eu qu’un seul souci depuis son entrée dans la haute fonction publique : entretenir son attractivité, son « employabilité », - et les règles d’or qui détiennent toutes les clés de la réussite - à un niveau international. Aussi, aujourd’hui, est-il urgent de comprendre qu’avec cette crise sociale majeure, Macron joue non pas son avenir politique dont il n’a que faire, ici, en France, mais bien plutôt… son avenir professionnel ; un avenir qu’il veut haut-perché, à la plus haute branche de cet arbre qu’est l’oligarchie mondiale et plus précisément l’hyper-classe qui fait et défait les carrières. Si Macron échoue à son poste - poste tremplin destiné à lui permettre de rebondir plus haut, encore plus haut, toujours plus haut -, s’il échoue à remplir l’agenda qui lui a été assigné par ses sponsors-commanditaires  et mentors, c’est toutes ses perspectives de carrière à l’international qui s’effondrent et l’assurance à 43 ans de finir dans un placard, à l’ombre, oublié de tous car il se sera avéré incapable de satisfaire les appétits de l’U.E (à ne pas confondre avec l’Europe ; car l’Europe c’est de la civilisation ; l’U.E c’est du business) et de son projet qui n'est que le relais d’un mondialisme qui a pour cible prioritaire cette zone où les salaires sont les plus élevés et la protection sociale aussi : l’Europe, dans leur ligne de mire à tous depuis 30 ans.

    Le placard donc, assurément ! si le locataire de l’Elysée échoue à faire que les pauvres soient plus nombreux et plus pauvres encore et les riches toujours plus riches tout en livrant des millions de salariés à une concurrence intra-européenne effrénée, sans oublier la remise en cause de la liberté d’expression et de la liberté de l’information avec la main d’une oligarchie vorace sur 90% des médias de masse.

    Tout juste larbin de 2è catégorie Macron, alors qu’il visait le poste de Larbin catégorie Premium à la tête de la Commission européenne ou bien à la direction d’une Institution financière internationale (1) ?

    Après les "médecins sans frontières" et les reporters du même nom, voici venir le président apatride Macron ! Président d'un monde qui n'est ni celui de ses électeurs, moins encore celui de ses opposants. Une première !

    En d’autres termes, pour Macron, l’Elysée n’est qu’une étape intermédiaire car « C’a de la gueule sur un CV ! » c’est sûr !

    Nombreux sont les observateurs qui prédisent que Macron tentera de mener à bien les réformes sur lesquelles il s’est engagé auprès de ceux qui gardent un œil sur lui, même si ces observateurs se gardent bien (ou ignorent) la véritable raison de cette obstination : Macron n’a pas le choix s’il doit garder son employabilité intacte.

                   Aucune base électorale, aucun encrage terrain non plus, sans doute est-ce la raison pour laquelle Macron n’est porteur d’aucun souci de la France, de son peuple, de son histoire, de sa culture, de sa réputation, de sa langue parlée par tous les esprits les plus brillants de par le monde, sa valeur symbolique et son rayonnement ; pour preuve de cette absence de souci et de considération pour un  destin français ainsi que ces gigantesques lapsus révélateurs que sont les critiques du locataire de l'Elysée à propos du « caractère français » lors de ses déplacements à l’étranger ; critiques qu’aucun Président avant lui n’avait formulées car Macron n’a rien à attendre, sur le moyen et long termes, d’une France bien en peine de lui offrir les opportunités nécessaires à son ambition ; la France, c’est trop petit, bien trop petit pour lui ; alors, pourquoi se gêner !

    Alors oui vraiment ! seul le regard de l’oligarchie mondial sur sa personne importe puisque seul ce regard-là le préoccupe car sans le soutien de l’hyper-classe et des acteurs au sein de l’hyper-structure mondiale, il n'aura pas de carrière internationale ; il le sait. D’où le fait qu’il n’ait aucun sens politique (il ne prend pas de gants !) d'autant plus qu' il pense ne pas en avoir besoin,  lorsqu'il s'agit de son mandat de président.

                     Pour toutes ces raisons, on peut affirmer que la venue de Macron à l’Elysée est une faute grave commise par ceux qui l’ont favorisée avant de la rendre inéluctable une fois le second tour de l’élection présidentielle neutralisé en provoquant un duel avec MLP ; n’oublions jamais que Macron a été avec un score de 18% des inscrits au premier tour : pas d'adhésion. 

    Si Macron a été légalement élu, que l’on rappelle toutefois qu’il n’a aucune légitimité politique et morale ; de plus, sa personnalité défiante, orgueilleuse, sa vanité, tout confirme cette absence de légitimité. « Il ne coche aucune case » dirait un professionnel de l’évaluation de candidatures même s’il semble encore n’avoir aucun doute quant à sa capacité à complaire à ceux qui l’accompagneront dans son ascension professionnelle.

    Et c’est alors que le principe de Peter pointe le bout de son nez : « Dans une hiérarchie, tout employé a tendance à s'élever à son niveau d'incompétence ».

    Plus dure sera la chute car… insoupçonnée parce qu'impensable cette incompétence par le locataire de l’Elysée, cet individu-grenouille qui a cru se faire aussi gros, plus gros encore, que le bœuf !

    Décidément, La Fontaine aura toujours raison.

     

              Pour revenir à cette faute qu’est l’arrivée de Macron à l’Elysée, un Macron qui incarne un UMPS plébiscité par les médias et un centrisme politique irresponsable, ventre mou de l’engagement et ignorance de ce qu’est la politique et le corps électoral, dans une mauvaise interprétation de l’abstention et du désenchantement - une fausse bonne idée tel un enfer pavé de bonnes intention car le soi-disant réalisme-centriste en politique est un oxymore -, cette faute, c’est bel et bien l’aboutissement de 30 années et plus d’absence d’alternative politique réelle, verrouillée par une construction européenne soutenue par tous les médias et 80% de la classe politique ; une construction qui est une véritable camisole destinée à forcer des réformes et à livrer en pâture les peuples à une guerre de tous contre tous ; une construction qui étrangle et étouffe toutes les marges de manœuvre : d’où la fin du débat politique au profit de l’anathème et du bannissement de tous les opposants : en effet, pas de carrière politique ni médiatique et autres pour tous ceux qui s’opposent à ce projet européen.

             Une chose, une dernière : plus personne ne peut nier que le « Système » est maintenant dans une impasse ; l'UMPS est dos au mur puisqu’il est impensable que Macron soit ré-élu en 2022 ; de plus, il n’existe aucune garantie qu’il aille jusqu’au terme de son mandat.

    grand débat (ou diversion) national:  macron refile la "patate c

            Impasse donc, épuisement, crise sociale doublée d'une crise de la démocratie non-représentative, une seule issue se dessine : une crise de régime qui, seule, permettra de « renverser la table » : en finir avec une démocratie dont la raison d’être est l’exclusion politique et sociale du plus grand nombre car ceci est maintenant admis :  à propos de tout ce qui se dit, se pense et de tout ce qui est pensé et souhaité dans la société l'Assemblée nationale ne représente au mieux que 25% du corps électoral et dans un même pourcentage, les médias ; rien de surprenant à cela en ce qui concerne ces médias puisque leurs clients à tous, c'est la classe politique.

    Oui ! Une crise de régime qui, d’une pierre deux coups, mettra également fin au projet de l’U.E tout en facilitant une refonte complète de nos institutions, des médias et du droit des plus puissants à les contrôler.

    Reste à espérer que les Gilets Jaunes dans leur ensemble sauront évaluer à sa juste valeur mais sans complaisance ni relâchement la nécessité et l'exigence suivantes : que les Gilets jaunes n’oublient surtout pas leur colère à la prochaine élection européenne et à toutes les élections qui vont se succéder : que ceux qui n'ont jamais voté, votent ! Que ceux qui ne votaient plus, reviennent vers les urnes car, pour affaiblir d’avantage l’Elysée, il faut impérativement rejeter à la marge LREM ainsi que « Les Républicains », parti qui n’a pas cessé de poignarder dans le dos le mouvement depuis huit semaines.

    En revanche, il faudra impérativement éviter le piège suivant : une liste « Gilets jaunes » ; liste qui ne fera que diviser les forces capables de provoquer cette crise de régime. Notons que cette liste Gilets Jaunes est vivement souhaitée par les troupes de Macron ainsi que par tous les médias qui ont bien compris le danger d’un vote massif en faveur du RN, des Insoumis, de l'EELV, de l'UPR et du PS (s'il en reste quelque chose) ; à leurs yeux à tous, cette liste permettra de limiter l’impact désastreux du vote-sanction attendu sur les partis LREM et LR tout en réduisant le poids des votes Insoumis et RN. 

             Précisons ceci au passage : vous l'avez compris, tous les partis sont permis (comme tous les coups) car qui veut les fins veut les moyens ! 

             Avec l’occupation de la « rue », ce vote-sanction d’une ampleur inédite, demeure la seule arme à notre disposition.

     

    1 - Tony Blair conseille les sociétés JP Morgan et Zurich Financial. Il pourrait également devenir conseiller haut de gamme chez LVMH32 où il interviendrait 3 à 4 fois par an. Bernard Arnault serait un de ses amis33.

     

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  • Gilets Jaunes, médias, classe politique et syndicats

     

     

     

                             « La branche a cru dompter ses feuilles… mais elle en portera le deuil » - Jean-Michel Caradec Mai 68

     

                                          Vous avez dit « Gilets jaunes » ?

     

    gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

     

                         Des médias « ... censés représenter un 4è pouvoir qui ont fusionné avec les 3 premiers - exécutif, législatif et judicaire» !

     

                                 

     

                     Difficile de ne pas déplorer à quel point le métier de journaliste s’est effondré sous le poids d’une caste qui n’est que la représentation de la défense de ses intérêts sur leur propre lieu de travail devant un micro et des caméras ; et tous se lèvent le matin avec une seule idée en tête : fustiger la moindre velléité de remise en cause des privilèges des classes supérieures car les privilèges de cette classe sont les leurs ; aussi, quiconque menace cette classe, menace le personnel médiatique : Elkrief sur BFM-TV demeure l’archétype du journaliste menaçant, le mépris chevillé au corps envers tous ceux qui refusent de se soumettre : grévistes, syndicalistes, activistes. C’est la raison pour laquelle tous sont bien plus à l’aise face à MLP dont l’électorat, par leur vote, neutralise toute possibilité d’alternative politique réelle depuis 30 ans.

    Ce qui a changé au fil des ans c’est qu’on ne peut plus ignorer, pour l’avoir enfin compris, ce qui suit :  tout ce personnel médiatique (au côté du personnel politique, unique client de ces médias avec les annonceurs publicitaires - notez qu’ils se nourrissent l’un l’autre) ne veut pas savoir, ne veut plus savoir et ne doit pas savoir ce qui est vécu par ceux qui vivent mal ;  d’une octogénaire telle que Michèle Cotta présente sur les plateaux de télé aujourd’hui encore (1), à Arlette Chabot sexagénaire (virée de la direction de l'information de France Télévisions mais toujours présente car ces gens-là ne renoncent jamais !) puis la quadragénaire Sonia Mabrouk au ton inquisitorial et relâché, « une maladroite » aux dents aussi longues que son désir de faire carrière mais sans en avoir la manière : ne jamais oublier que l’arrivisme demande des qualités et un savoir-faire - pensez ne serait-ce qu’à un Julien Sorel ou à un Eugène de Rastignac.

    Au côté de ces hyper-cadres et cadres de l’information de classe, gourdes et valets (de Pujadas à un Jean-Michel Aphatie) confortablement installés dans des studios radio et télé hyper protégés, ce sont leurs petites mains, prolétaires-journalistes payés un jour sur deux, qui, sans état d’âme, sont envoyés au casse-pipe, à savoir : sur le terrain, là où une colère va croissante devant une organisation de la représentation du réel qui n’est, au mieux, qu’un mensonge par omission ; au pire, de la propagande de classe.

    Pourquoi cette colère dans les sondages et de la rue à l’égard des médias ? Certainement parce que tous ne supportent plus de les entendre affirmer, matin, midi et soir, qu’il n'y a pas d'alternative et qu'il leur faut s’accoutumer à vivre avec des élites qui sont de véritables traîtres de la cause des Peuples, sous le prétexte suivant : si c'était différent, ce serait pire encore.

    De la colère donc ; colère et exaspération face à des Médias sans courage mais prompts aux anathèmes et qui se refusent à « pénétrer le réel » dans toute sa complexité. En effet, ils n’ont qu’une seule mission : lui "casser la gueule !" à ce réel afin qu’il se taise, alors que cette colère devrait  intéresser tout journaliste digne de ce nom car elle touche à l’actualité sociale, morale et politique de notre société ; actualité que l’on retrouve le soir des élections - abstention massive et vote FN -, à l’heure où un Macron fait « propre sur lui » et par ricochet, fait « France propre sur elle » dans ce miroir aux alouettes que les médias nous tendent chaque jour aux côtés d’une classe politique aux ordres d’un projet européen qui n’est que l’instrument d’un mondialisme fossoyeur de notre contrat social. Cette colère est pourtant essentielle à qui souhaite comprendre les ravages de trente ans de cynisme politique et médiatique et de lâcheté morale.

    La démission face au réel de tous ces médias leur permettra-elle de sauver leurs places et leurs têtes ? Rien n’est moins sûr car médias et classe politique sont inextricablement soudés : la chute du journalisme et la chute de la volonté politique sont concomitantes ; l’une entraîne l’autre et vice versa.

    Après le pourrissement, la putréfaction, de complaisance en relâchement, force est de constater une fois de plus que jamais ces médias ne seront à la hauteur de ce qu’ils croient défendre, alors que seule la recherche de la vérité importe. D'ailleurs, ne devrait-on pas finalement vivre que pour ça : la vérité de soi, et la vérité en soi, surtout lorsqu’elle n’est pas bonne à dire car elle fragilise le pouvoir des dominants ?

     

                     

                         Fabrice Epelboin est un spécialiste des réseaux sociaux et contributeur régulier à Reflets.info : journal d'investigation en ligne et d'information‑hacking

     

                    Menacés par Internet et les milliers d’internautes créateurs de contenu dédié à la contre-information, les médias ne baissent jamais les bras ; ils ne s’en laissent pas compter ; pyromanes, ils savent allumer des contre-feux comme la dénonciation des fakenews qui sont à ces médias ce que l'hôpital est à la charité car le mensonge par omission qui caractérise une grande partie de l'information ( le refus de la recherche des causes, le refus de nommer les hommes et les femmes derrière ces causes) n’est-ce pas déjà en soi de la fakenews ?

    Propagande pour propagande… quittes à devoir accepter que 80% des Français s'informent principalement auprès des médias dominants, médias de masse (télé, radio, journaux, hebdos),  dans ce contexte, rappelons en passant qu’il est important que tous puissent avoir accès à toutes les propagandes : de RT France (télé russe francophone) à BFM-TV en passant par  Radio et France télévision tout en gardant à l’esprit qu’à la question  "qui fait quoi,  à qui, où, comment, pour(-)quoi et pour le compte de qui ?"… seuls Internet et les sites dits de ré-information et de contre-information semblent à même d’y répondre avec une franchise et une expertise précieuses ; pour cette raison, ils représentent une richesse décidément inestimable.

    Après la « fakenews », autre arme à la disposition des médias pour contrer Internet : la théorie de "la théorie du complot" ou comment discréditer un adversaire en l'accusant de « complotisme » sans toutefois être capable de répondre à la question suivante :  où finit la ré-information et l’investigation, où commence le complotisme conspirationniste ?

    Ne nous y trompons pas : ce sont précisément ceux que cette ré-information-contre-information met en danger, à savoir les médias dominants soutenus par la classe politique et les grandes entreprises, qui, arbitrairement, en décident.  En cela, le "conspirationniste" est la mauvaise conscience de tous ceux qui ont choisi un jour de placer leur avenir professionnel et leur confort personnel au-dessus de la vérité au profit de la falsification des faits.

    On cache sa honte comme on peut : en procès d'intention récurrents et lâches. Quant à la dénonciation du populisme… même à sciences-Po, on sait que ce vocable n'a qu'une fonction : discréditer auprès d'un électorat bien ordonné un adversaire politique ; pour cette raison, « le populiste » c'est l'autre, toujours ! Sa dénonciation n'explique rien mais révèle tout : un parti pris de classe, tendance « bourgeois des centres-villes, pétés de tunes et morts de trouille » : classe politique, universitaires et journalistes-chroniqueurs.

    Mais alors, que tous se rassurent car, personne n'a besoin de la lanterne des partis dits "populistes" ou des « complotistes » pour éclairer avec justesse la qualité de sa vie, sa dégradation et pour désigner les responsables, ni pour comprendre que l’ennemi des classes populaires n’est pas le Musulman qu’on leur jette en pâture sans sourciller, comme un os à ronger… mais bien plutôt cette bourgeoisie des centres-villes et les rentiers du foncier et de la finance qui regardent travailler les autres.

    Ca aussi, les Gilets Jaunes l’ont bien compris.

    gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

                   Pour se racheter, quand la critique les menace d’un peu trop près, pour se donner bonne conscience, il est vrai que la spécialité des médias d'Etat ou privés, France Culture en tête, c'est la célébration des vaincus de l’histoire mais... longtemps après leur défaite et leur décès : Proudhon, Marx, Rosa Luxembourg, Guy Debord… une fois qu’ils ne représentent plus aucun danger pour l’ordre économique : l’économie, le nerf de la guerre de classes.

    Aussi, ce n'est sûrement pas la carte de la France qui s'obscurcit avec ce mouvement des Gilets Jaunes.... ce sont bien plutôt des médias ventriloques de gouvernements qui n'en finissent pas de nous dire qu'il n'y a pas d'alternative ; des médias , notons-le, qui ont adulé un Barack Obama qui flattait leur conscience de Blancs alors que c’est Bernie Sanders qui viendra nous révéler à quel point ces médias se sont moqués comme de l’an 40 du bilan économique et social d’Obama qui, à l’extérieur, il faut le rappeler, affichera le tableau de chasse suivant : la destruction de la Libye ainsi que de la Syrie.

    En définitive, il se pourrait bien que les Gilets Jaunes aient pris conscience de ceci : après la caste politique, cette caste médiatique dont les patrons sont milliardaires, une caste passée au crible depuis 20 ans - le profil de ses membres, leurs agissements, le décryptage de leur manière de traiter l’info (voir les travaux d’Acrimed et de Pierre Carles) - n’a pas cessé d’être un danger pour la démocratie ; un danger croissant.

    Aussi, il est temps que les " journalistes de la désinformation par omission et du mensonge éhonté", assument leurs responsabilités.

    Après tout, qui a dit qu'un bon journaliste est un journaliste au chômage ou bien, un journaliste à la tête de son propre média, indépendant de surcroît et dans la mesure du possible !

     

                          Vous avez dit « Gilets jaunes » ?

     

                     

     

    Comme un fait exprès, dès la première semaine de mobilisation, les médias n’ont pas hésité à se faire l’écho d’« un mensonge d’Etat » car les raisons de la sur-taxation des carburants est à trouver non pas auprès des différents rapports du GIEC mais bien plutôt auprès de Bercy : fange arrogante, autoritaire et anti-démocratique au service d’un fascisme monétariste ; véritable Etat dans l’Etat ce Bercy sur lequel un ministre des finances n’a pas plus de poids qu’un balayeur ! Un Bercy entièrement dédié au respect des directives et des traités signés par des chefs de gouvernement et des chefs d’Etat jean-foutre à la grande satisfaction d’une Commission qui n’en finit pas de travailler à la destruction de l’Europe en s’attaquant à son modèle social, et par voie de conséquence, à sa civilisation.

    Que l’on ne se fasse aucune illusion : il semblerait que la prétendue  « conversion écologique » soit d’une part le cache-sexe d’un racket organisé des foyers français les plus modestes pour commencer et d’autre part, que celle-ci… tout comme la liquidation de notre industrie dans les années 80, se fasse sur le dos des classes populaires et des petites classes moyennes, une nouvelle fois, sacrifiées pour le bien-être à venir des chérubins de l’hyper-classe et des classes supérieures de nos centres-villes.

    Là encore, les médias et la presse confirmeront leur incapacité à faire ce pour quoi les contribuables français subventionnent à hauteur de plusieurs millions d'euros par an des titres au bord de la faillite intellectuelle et financière.

    Non rentable, il est vrai que l’utilité de cette presse est ailleurs : dans l’exercice de moyens de pression sur les concurrents économiques car sa capacité de nuisance envers ceux qui seraient tentés de remettre en cause les intérêts des entreprises de ses actionnaires est infinie ; financement des campagnes électorales, bourrage de crâne et soutien inconditionnel au candidat qui s'engage alors à se faire le gardien des intérêts des entreprises du CAC 40 et bien au-delà, : ceux d'une l'oligarchie mondialisée.

    Aucune diversité des points de vue ; tous appartiennent à la même classe ; tous habitent les mêmes quartiers et dépensent leur argent dans les mêmes lieux,  et tous sont dans des logiques identiques de carrière… là encore, force est de constater que la seule et vraie menace contre la démocratie ce sont ces médias dont les propriétaires n'ont aucun intérêt à une information honnête susceptible de faire de leurs audiences des citoyens avisés, informés et critiques, car tous savent qu'il n'a pas de carrière médiatique, politique, artiste, universitaire et économique dignes de ce nom, pour tous ceux qui partageraient cette aversion pour un mondialisme sans honneur et sans justice. La classe politique n’ignore pas non plus ce risque qui est une véritable menace portée sur eux tous.

    Pour preuve… lorsque le Premier ministre a exposé devant les parlementaires son "plan de sortie de crise Gilets jaunes », notons qu'aucun des intervenants ne mentionnera le lien entre "trois semaines d'obstination de Macron : « On ne change pas de cap !" et un Bercy placé sous l'oeil scrutateur de la Commission européenne... elle-même sous le contrôle des marchés financiers et des acteurs d'un mondialisme sans honneur ni justice qui n'a qu'un but : la baisse des salaires, la paupérisation des services publics et de la protection sociale... (chômage, maladie et retraite) avec l'Europe comme coeur de cible bien évidemment puisque c'est le lieu dans lequel toutes ces protections sont les plus élevées.

    Quant au Parlement de Strasbourg  à l'absentéisme sans égal : on y compte plus de lobbyistes que de députés même lorsque l'hémicycle est au complet.

     

    gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

    CRS face aux Gilets jaunes : des pauvres contre des pauvres !

     

     

                     Il est bon de garder à l'esprit que la liberté d'expression, la liberté de rassemblement protègent ceux qui en ont besoin bien qu'ils ne soient pas si nombreux finalement ; d’où la faiblesse avec laquelle ces libertés sont défendues d’autant plus que les politiques n’oublient jamais de mettre à l’honneur la police et la gendarmerie alors que tous les gouvernements les méprisent : les militaires montés sur Paris dans le cadre de la lutte contre le terrorisme seront logés dans des locaux insalubres (couchage indigne, pas de douche), et dans les commissariats ce sont des rats et des cafards qui prospèrent ; là, l’hypocrisie est à son comble ; elle dit tout de la scélératesse de ceux qui font face aux Gilets Jaunes.

    L’hypocrisie et le mépris, encore le mépris ! Et pas un mot des médias à ce sujet.

    Il est surprenant qu’il n’y ait pas eu de défections du côté de ces forces de l’ordre ; et de la justice pareillement méprisée par les gouvernements !

    Devoir de réserve oblige ?

    Des CRS, des gendarmes blessés ? Certes ! Mais... de mentionner dans le détail les centaines de blessés Gilets jaunes (grenades GLI – F4 à l’usage contesté et balles en caoutchouc),  ceux qui ont perdu une main, un oeil.... et d'autres… souffrant de séquelles à vie, les médias s’en sont bien gardés.

     

    gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

    Macron, quant à lui, est soupçonné d’avoir cherché le chaos et d'avoir joué la montre dans sa gestion de la contestation, tout en s’assurant que les médias se fassent les relais des dégradations commises ; c’est la raison pour laquelle il choisira, dès son retour d’Argentine, d’aller le matin même, avec les médias « vers la casse et la souillure » dans un seul but : rallier à lui des classes moyennes indignées et effrayées, classes sans lesquelles il ne peut espérer  « avoir le dessus » sur les foyers qui n’ont de cesse de « boire la tasse » sur-représentés et sur-mobilisés chez les Gilets Jaunes ; classe sacrifiée sur l’autel non pas d’une transition écologique fantomatique mais bien plutôt sur les exigences monétaristes des marchés financiers :  ces fossoyeurs de la souveraineté des Etats et des Peuples.

    Cris d’orfraie et posture, la Marianne énuclée de l’Arc de triomphe fera un temps la Une ; un Arc de Triomphe symbole de la République ? Voyons ça de plus près : 1806 construction - 1836 finition ; de Napoléon 1er Empereur à Louis Philippe roi de France issu de la Restauration – volet 2 après Charles X.

    Mais alors, où est alors la République dans ce monument ?

    Tombe du soldat inconnu souillée ? Là encore, où était la République dans cette boucherie des classes populaires de 14-18 ?  

    La Marianne énuclée de l’Arc de triomphe dans la défaite de la macronie, n’est-elle pas finalement le vrai visage de notre République, gueule cassée, borgne, énuclée de ses classes populaires et du souci d’une justice sociale qu’il nous faut toujours et encore déplorer ?

    Casse des vitrines, mobilier urbain, manque à gagner des commerçants…  rappelons que la démocratie, ce n’est pas gratuit : c'est payant. Ca coûte ! Reste alors pour tout un chacun de trouver un pays dans lequel, même au nom de démocratie, il est interdit d'interférer avec la bonne marche des affaires !

     

     

                  Avec un ministre de l’intérieur cynique et manipulateur - de la graine de politicien c’est sûr ! petite main servile de toutes les figures de proue  des grandes erreurs tragiques de l'histoire (les historiens oublient souvent l’entourage de ces figures) -, l'obsession des Etats c'est de faire contre mauvaise fortune un bon usage opportuniste des circonstances auxquelles ils sont confrontés car cette colère du peuple, l’Etat et les médias l’entretiennent - il vous la garde au chaud pour ainsi dire ! - tout au long de l’année dans l’espoir que vous la lui rendiez bientôt au centuple lorsque vous lui remettrez les « pleins pouvoirs » au cri de « Protégez-nous ! » ; une injonction crédule et suicidaire car, l’Etat ne protège que l’Etat. Et l’Etat sort toujours plus fort d'une tentative de remise en cause, et le Peuple plus faible et plus dépendant encore.

    Toute l’année durant, les médias – leurs éditorialistes en particulier - moquent les demandes d’augmentation de salaire, se félicitent des cadeaux fiscaux des plus riches au nom de la sacro-sainte « compétitivité de nos entreprises » dans lesquelles ces chroniqueurs et autres experts ne mettent jamais les pieds ; aujourd'hui, ils reçoivent les Gilets jaunes et feignent de comprendre leur situation. Mais alors, tous ces Gilets jaunes présents dans les médias réalisent-ils qu’ils sont « en garde à vue » ? Car enfin, questions après questions, tous ces médias n’attendent-ils pas qu’ils dérapent ou bien qu’ils cèdent à leur insu, et qu’ils finissent par adhérer à cette logique médiatique et gouvernementale d’une résignation qui n’ose pas dire son nom ou du moins, d’une sorte de fléchissement de leur volonté ?

    La Fontaine n'a jamais eu autant raison :" Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute".

    France Info, BFM-TV, LCI et Cnews qui a sans doute pris la mesure de l’événement en choisissant des commentateurs de football (Pascal Praud entre autres, animateur de propos de café du commerce) pour accueillir les Gilets Jaunes et leur parole, certes pour l’heure les médias flattent le mouvement et pour certains d’entre eux, manifestement pas mécontents d’être face aux caméras, leur ego. Demain viendra la saturation ; et si les résultats ne sont pas au rendez-vous, le sentiment d’être face à une coquille vide ; vide de sens, vide d'efficacité, vide de perspectives et vide d’espoir. C'est alors que la diabolisation, le rejet, le mépris seront de mise à nouveau (chassez le naturel il revient au galop !) car, les yeux rivés sur les sondages quant à leur popularité à tous, déjà à l'affût, bientôt la machine étatique et médiatique se mettra en marche ; un seul objectif discréditer ces hommes et ces femmes : atteinte à la sécurité de l'Etat, poujadisme, populisme, racisme, antisémitisme, fascisme et nazisme, la boucle bouclée … ils seront alors responsables de tous les maux ;  entre autres : des milliards de manque à gagner pour notre économie alors que le seul responsable se trouve à l'Elysée ; l'Elysée et sa catastrophique gestion de la crise depuis 4 semaines. 

    En plein marasme, France Culture apeurée (décidément, on ne peut pas cacher longtemps d’où l’on vient !) pose la question suivante, sans doute dans le but de se rassurer : qu’est-ce qui fonde un refus inconditionnel de la violence ? interroge cette radio à propos de ceux qui, dans leur combat, auraient banni le recours à la violence pour obtenir gain de cause.

    Si on écarte un temps les esprits prompts à la soumission (celui des brebis de l'existence face aux loups), on s'empressera de répondre que ce refus inconditionnel du recours à la violence sur les personnes et sur les biens trouve son fondement auprès d'une classe qui n'a pas besoin d'y recourir (ou qui n'en a plus besoin) excepté dans le cadre et sous le masque de la gestion économique, politique et sociale de leur propre pays ou d'un projet tel que l'U.E : cadeaux fiscaux aux plus aisés, baisses des salaires et des retraites, paupérisation de l'Etat providence, attaque des services publics.... en particulier : l'hôpital et la Sécurité sociale ; violence sourde, intime, extrême dans les faits, dans ses applications, dans son vécu.

    De plus, ignorer que TOUT est violence... c’est ignorer l’Histoire ; certes, la violence des dominants n'est jamais analysée ni commentée par ceux qui les servent (le personnel médiatique, la bourgeoisie et ses universitaires – sociologues principalement)  qui sont aussi les seuls autorisés à prendre la parole dans les médias et à traiter ce sujet ( médias que possèdent les dominants, leurs patrons et clients à tous) ; personnel médiatique payé pour ne commenter que la violence des dominés ; violence dont les médias se repaissent : un vrai régal toutes ces images ! Une opportunité de plus à saisir par ceux dont le travail consiste à discréditer, ridiculiser, fanatiser tous ceux qui refusent de « crever » en silence, humiliés et déshumanisés (alcool, dépérissement physique, suicide) ; victimes collatérales expiatoires… par milliers, par millions… minuscules, anonymes, excepté pour leur famille.

    Il est temps que France Culture cesse de tenter de se hisser plus haut que son véritable souci pour les classes populaires ; il suffit de se reporter au programme « les Matins de France Culture » animé par un Guillaume Erner pour se convaincre de la superficialité de ce souci. Aussi, on conseillera à cette radio de se contenter de diffuser les archives de nos derniers grands esprits (des années 30 aux années 70) avant l’effondrement : le journalisme politique c'est un vrai métier ; or, ce métier n’est pas celui de cette radio.

     

                                   Vous avez dit Gilets Jaunes ?

     

    Les Gilets jaunes, cette alliance inédite du prolétariat, des classes populaires, des retraités, des chômeurs, des classes moyennes et de la petite bourgeoisie (commerçants et artisans) représente un véritable danger pour le Système (2).

    Les causes de cette alliance inespérée sont bien évidemment le déclassement et le tassement qui s’en est suivi des classes moyennes dont les revenus rejoignent à quelques centaines d’euros près, ceux des classes populaires.

     

    gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

    Macron et la Macronie, cette bulle politique aurait-elle alors explosé en vol ? Certes, Macron est tout nu ; finies les gamineries jupitériennes de ce Président enfant roi, défiant, arrogant et orgueilleux, qui s’est brûlé les ailes tout seul ; il est tombé du haut de son propre poids : poids plume ; de dédale en dédale, Icare n’est pas près de sortir de son labyrinthe !

    Car c’est toute la com de Macron qui s’effondre et toute la classe politique et médiatique qui n’a pas fini de payer cette « com » dont ils se sont fait les relais, cirque ridicule à leur échelle à tous, mise en scène insultante de bêtise et d’indignité à l’échelle des foyers qui peuvent tout juste nourrir leurs enfants dans l’humiliation d’une mère et d’un père qui ne peuvent répondre à leurs besoins ; ce qui en dit long sur ceux qui entourent et conseillent Macron.

    On évoque à propos des troupes de Macron élues à l’Assemblée, la société civile ? Mais quelle société civile ? La médiocrité et l’inexpérience de ces troupes permet surtout d’imposer le silence et la mise au pas d’hommes et de femmes sans culture politique, sans recul historique, sans caractère, sans volonté. Pour cette raison, est-il présomptueux de prédire que tous ces élus de la dernière heure, dont c’est le premier mandat, ne peuvent plus espérer faire carrière tout comme leur leader et gourou ? Ce qui n’est certainement pas une mauvaise nouvelle en soi. Il leur faudra, comme nous tous, aller bosser ! 

    Trop pressé de répondre aux desiderata de ceux qui l’ont accompagné jusqu’à la porte de l’Elysée, sans doute Macron a-t-il pensé que les classes populaires françaises étaient suffisamment désillusionnées, comme brisées, à genoux - on pensera aux Grecs, aux Portugais ou aux Espagnols (des « peuples paillasson » sur lesquels l’oligarchie mondiale s’essuie les pieds à loisir ?) -,  pour se laisser dévaster et mourir en silence.

                   Lourde responsabilité que celle des médias ; leurs têtes d’affiche ont soutenu la candidature de Macron dans lequel très vite, tous se sont reconnus car, pour les plus jeunes d’entre eux, Macron c’est eux par procuration ; rêves de grandeur et ambitions illimitées (présenter le JT de 20H ?) ; quant aux installés quinquas et sexagénaires : « Lui, Macron, saura enfumer les électeurs et protéger nos intérêts ! » ; lourde responsabilité aussi de ceux qui ont fait de cet enfant pourri-gâté, le pire des hommes à la tête d’un Etat dans le contexte qui est le nôtre aujourd’hui, un candidat à la présidence mettant tout en oeuvre pour qu’il soit assuré d’être élu. Ces médias et ces hommes-là issus de la banque, de l'assurance, accessoirement de la politique, magnats des médias et autres millionnaires, ont mis la France en danger pour le seul bénéfice de leurs intérêts : BNP, AXA, Jacques Attali (entremetteur professionnel à la tête d'une agence de cover-girls et de cover-boys de la politique qui ont pour clients l'Hyperclasse), Michel Collomb, Pierre Bergé, Niel et Pigasse, Patrick Drahi (via BFM-TV) … liste "complète" ICI (quotidien régional Sud-Ouest).

    Macron maintenant en difficulté ? Evidemment, rien n’est jamais perdu pour ces mécènes de la politique ; soyons assurés qu’en 2022, de leur chapeau sortira un « non présidentiable » ( attention ! il se pourrait bien que MLP ne puisse plus service de repoussoir) seul opposant au candidat sortant « du système » ( Macron ou un autre si ce dernier n’est plus jugé capable de porter les réformes qu’ils exigent - tout comme pour Hollande ; et ça, ils le sauront très vite...), alors que seule une crise pourrait faire que tout l’édifice érigé voilà 30 ans et plus (depuis la défaite de la gauche en 1983) s’effondre même s’il est pour l’heure impossible de penser à un candidat, un parti, un mouvement... capable d’être à la hauteur de cet enjeu-là ; celui d’une crise aux conséquences irréversibles.

    Quant au Premier ministre, pour le remplacer, on évoque François Bayrou… homme sans qualité qui attend, tapi dans l'ombre, qu'un plus mauvais que lui échoue car Bayrou semble avoir compris que l'on trouve toujours plus médiocre, plus soumis (Bayrou, fils de métayer, est obsédé par le remboursement de la dette) que soi ! C'est sûr ! Macron n'est rien, juste un agent de l'oligarchie mondiale ; Bayrou se propose sans doute d'être un peu moins que rien.

    Aujourd’hui, finalement, être candidat à une élection n'est-ce pas déjà, et surtout, avoir démissionné en trahissant :  refus de tenir tête à ce projet mondialiste sans honneur ni justice qui fracasse les pactes sociaux et les cultures ? Aussi, il faudra sans doute que les Gilets jaunes se débrouillent seuls, ne comptant que sur eux pour inventer des formes alternatives d'organisation de nos existences car la macro-politique est morte et bien morte ; des taux d'abstention record à toutes les élections ne sont pas près de fléchir ; la rupture, le retrait sont consommés.

    Nous y reviendrons plus tard.

     

                     La peur  des éditorialistes, des chroniqueurs et autres intervenants des médias, de Natacha Polony (3) à Philippe Bilger (rebelle sans cause), à propos de ce mouvement - où va-t-il ce mouvement, où s’arrêtera-t-il ?- cette peur-là n’est pas nouvelle ; cette peur est vieille de mille ans ; c’est la peur de la Bourgeoisie ( en tant que catégorie et classe politiques et économiques) quand en bas ça bouge ; il ne s’agit pas d’une peur qui serait le fruit d’une analyse des événements et de leurs acteurs - une analyse distanciée, lucide, objective, informée et avisée -, mais d’une peur propre à ceux qui voient leur confort moral (« Je suis un type bien finalement ! » - jusqu’au jour où il leur faut demander et soutenir que l’on tire sur la foule) et leur confort matériel (« Ce mouvement, qu’est-ce que ça va me coûter, qu’est-ce qu’ils vont me prendre, qu’est-ce que je vais perdre ? ») menacés ; car tout au fond de lui,  le Bourgeois (ou le social-traître quand il est question d’un individu issu des classes populaires maintenant sorti du rang) sait qu’il est un salaud ; c’est la raison pour laquelle il choisit la violence verbale (voyez les prestations des Goupil et des Cohn-Bendit face aux Gilets jaunes  ! Et dire qu’ils ont fait Mai 68 ! Tous ont pris 40 kilos depuis : régime foie gras, caviar, meilleurs crus du bordelais et de la Bourgogne oblige !) ou bien la violence des armes et des véhicules blindés dès qu’il se sait contesté jusqu’à la remise en cause de son statut et de ses privilèges.

    Quant aux syndicats…

    Abandonnés par ces syndicats du public et du privé lâches et veules, à la tête desquels la bourgeoisie, des carriéristes, des planqués ( Comment échapper au travail !), des mous du genou ont su se positionner au fil des ans, de compromis en compromis avec les organisations patronales… on se souviendra longtemps que les syndicats-bastille-république auront refusé de prendre le « train Gilets jaunes » en marche pour la simple raison qu'ils ne souhaitent pas monter dans un train dont ils ne contrôlent ni la vitesse ni la destination, sans oublier le fait qu'ils ne décideront pas non plus du moment où il faudra descendre en marche ou à l'arrêt.

    Ah ! le contrôle, toujours le contrôle !

    Voyez ! Le peuple est dans la rue, les syndicats n'ont qu'un message : " Cachez ce peuple que l'on ne saurait voir sans trembler ! Aussi, qu'il rentre chez eux !" En religion, nous savions tous que c'est le Christ que l’on crucifierait une seconde fois si d'aventure il devait nous rendre visite ; en politique, c'est le petit peuple que l'on abandonne à son désespoir avant sans doute d'ordonner qu'on fasse donner la troupe et tirer au canon : les Guizot et les Thiers sont de retour.

    Obsolètes, caducs, ces syndicats sont eux aussi certainement en sursis. Force est de constater que, là encore, il faudra inventer un autre mode représentation, de résistance et d’établissement d’un rapport de force qui permette d'obtenir des résultats.

    Après les médias et la classe politique, il semblerait que ceux qui souhaitent sortir de la misère, de la pauvreté et de la précarité n’aient plus besoin d’eux non plus.  

     

                 Il faut bien reconnaître que… rusés, les médias ont très tôt exercé un « chantage à la récupération politique » contre les partis et les syndicats tentés de commenter ou de reprendre à leur compte les revendications des Gilets jaunes ; des députés ont été aussi visés par ce chantage ; ils mettront plus de deux semaines à passer outre car enfin, comment un élu local, élu d’une circonscription, pouvait-il rester indifférent ?

    C’était bien essayé de la part des médias qui sont aujourd’hui capables d’entraver en toute impunité le processus démocratique par le contrôle des élus et des corps intermédiaires face à un mouvement hors norme, et ce aux fins de l’isoler car, une règle une seule prévaut : ces mouvements ne doivent en aucun cas bénéficier d’un soutien institutionnel.

    Les médias seront donc parvenus à faire en sorte qu’un intérêt timide, qu’un soutien très confidentiel viennent encourager, voire soutenir, à mi-mot et à mi-voix, les actions et les revendications de Gilets jaunes autonomes et déterminés.

     

     

                   Depuis 20 ans « Le Système » avec la complicité encore une fois des médias et de la classe politique, a cru pouvoir miser sur des élections d’élus élus par défaut ; du député au Président ; dans ce contexte, on ne rappellera jamais assez combien Macron a été mal élu, ce qui n’empêche pas le mépris durant la gestion de la crise des Gilets Jaunes ;  un mépris consubstantiel à l’exercice du « pouvoir » car si tous ne peuvent pas ne pas être vus lorsqu’ils l’exercent, en revanche il est de la plus haute importance qu’aucun d’entre eux, dans la mesure du possible, ne soit le témoin des conséquences de son action au jour le jour. Dans le cas contraire, l’exercice du « pouvoir » deviendrait l’apanage de sociopathes et de pervers narcissiques seuls : des individus étanches ; aucune morale ne les atteindra, aucun regret, aucun remords.

    Pour preuve de ce mépris récurrent : la juxtaposition "menace de fin du monde" et "soucis de fin de mois"  de Macron n’aura qu'un but : écraser des soucis pécuniaires auxquels on ne peut plus apporter de réponse sous le poids d'un fléau mondial, car, en politique, plus on est impuissant, plus le mépris est un recours car ce sont bien des fantômes qui nous font face, des fantômes que ce soit à l’Elysée, à Matignon ou bien encore, à l’Assemblée nationale, tous partis confondus ; des fantômes, trou noir de la politique.

    C’est maintenant entendu : Macron c’est l’homme de Bercy ; un Bercy sous l’œil scrutateur de la Commission européenne (la super-structure)…  une commission sous  contrôle des Marchés financiers (l’hyper-structure)… instruments qui met en concurrence l’ouvrier de Clermont-Ferrand avec l’ouvrier roumain ; ce dernier avec celui de Shanghai.

    Nul doute : c’est bien l’hyper-structure mondialiste qui porte la responsabilité de la bascule de nombre de pays européens en faveur de régimes autoritaires même s’il est difficile de s’en désoler car, c’est bien des hommes de poigne qui seuls peuvent contrer une logique monétariste de type fascisant d’autant plus que ne sont pas l’intelligence, la responsabilité ni la clairvoyance qui guident l’hyper-classe mais une idéologie qui ne connait et ne reconnait que la compétitivité et la rentabilité : optimisation de la ressource humaine, sueur, sang et eau !

                  L’Elysée, Matignon, l’Assemblée Nationale, le Sénat, tous ces lieux de « non pouvoir » ! Bercy, la Commission, les Marchés financiers, c’est Macron qui disparaît minuscule, écrasé puis enseveli. Alors, vous pensez bien : un chef d’Etat pourquoi faire et pour faire quoi ?

    Comme un fait exprès, Macron ne l’est pas « chef d'Etat » et ne le sera jamais d’autant plus qu’il n’est pas nécessaire qu’il le soit ni attendu par ceux qui l’ont désigné même s’il aurait été bien plus approprié de le nommer à la tête d’un paradis fiscal (île de Malte ou de Jersey) là où il aurait fait sans doute des merveilles.

    Les Gilets jaunes eux sont à leur place ; ils persistent et semblent s’installer dans un rapport et une épreuve de force sur la longue durée.

     

                               Vous avez dit Gilets Jaunes ?

                               Médias dominants, classe politique, syndicats… jamais ils ne changeront, rien ni personne !

    Quelle que soit l’issue de ce soulèvement, rappelons que tous peuvent être fiers de leur action, fiers d'eux-mêmes car nous sommes fiers d'eux démesurément ! Qu'ils sachent aussi qu'on les aime et qu’on aime cette France abstentionniste qui est descendue dans la rue ; cette France qui a compris qu’elle n’avait plus rien à attendre des médias, de la classe politique et des syndicats en ce qui concerne ses luttes pour une vie décente car tout ce beau petit monde ne rechignerait pas à les laisser mourir ou bien plutôt, crever, à petit feu, en silence et dans l’indifférence la plus absolue ( comme pour ces agriculteurs, faillite après faillite, suicide après suicide), assurés que les naufragés du continent africain seront à terme appelés alors à occuper leurs emplois mais à 60% du SMIC pour un plein temps, cela va sans dire ! Car, dans le cas contraire, à quoi bon !     

    Les Gilets Jaunes ont créé un précédent : ils ont révélé au grand jour, prouvé au plus grand nombre, qu’il n’était plus nécessaire d’attendre quoi que ce soit de tous ces acteurs alliés et complices : alliés dans l’intérêt ; complice dans le crime pour non-assistance à foyers en danger

                 Aussi...

                 Président, gouvernements, députés, sénateurs, conseillers municipaux, départementaux, régionaux, maires, syndicats, médias dominants... tous devront s’organiser sans eux et à chaque fois que la colère sera nécessaire, et aussi longtemps que la tentation de « les tirer comme des lapins » ne sera pas une option :

     

              « Elections ? Vous avez dit élections ? Mais alors, qu’ils s’élisent tous entre eux ; qu’ils se démerdent ! Que la politique devienne le rendez-vous des partouzards ! Les élus ? Les membres d’un club échangiste pour une vaste orgie incestueuse ! Nous, les classes populaires, nous leur ferons les poches à la sortie des bordels et autres lupanars ! » aurait pu entonner ce petit peuple que Coluche n’aurait certainement pas désavoué.

     

     

    1 - Michèle Cotta, un demi-siècle au service des politiques, principalement de la fausse-gauche. Mais alors, comme elle les a aimés tous ces Mitterrand, ces Jospin, ces Chirac... fascinée qu'elle était et demeure ! Comme elle les a tous accompagnés, un genou à terre, puis deux, à hauteur de braguette… aujourd’hui encore présente sur les plateaux télés, occupée à trouver des excuses au jeune Macron : abjecte destinée que la sienne.

     

    2 - D’aucuns s’aventurent à conjecturer : « Heureusement qu'ils sont majoritairement blancs et catholiques de culture tous ces gilets jaunes ! Arabes et/ou Musulmans, les médias n’auraient sans doute pas hésité à évoquer un « Daech dans les rues de Paris ! Aux armes citoyens ! » ; et c’est alors que des voix se seraient élevées pour qu’on « les tire comme des lapins »... notamment du côté du magazine Causeur et de sa bande, E. Lévy en tête, sans oublier Zemmour, Finkielkraut, BHL, Goldnadel et consorts.

    Quant au FN…

     

    3 – Une Natacha Polony qui semble découvrir le monde chaque matin à son réveil  alors que ce qu’elle croit être « ses analyses » sont présentes sur Internet depuis 10 ans ; sans doute a-t-elle un public qui ne rechigne pas à être informé des années après tout le monde.

     

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  • Territoire des ressources humaines

     

    aigle-royal.jpg

     

     

    :L’aigle a déployé ses ailes...

     Alors que les salariés ne connaissent de l’entreprise que le poste qu’ils occupent, l’aigle, lui, survole toutes les pistes de son territoire et explore toutes les voies qui mènent à eux.

    Le survol de cet aigle c’est celui du maître des lieux qui fait sa tournée comme un propriétaire fait le tour de ses terres, serrant des mains, opinant du bonnet ici et là. Jamais il ne se pose. Toujours en mouvement à l’écoute des rumeurs, à la recherche du moindre malaise et des conflits larvés.

    Quand on surprend son vol, les rares fois où l’on pense à lever la tête, il annonce une nouvelle distribution des cartes qui célébrera bientôt l’apothéose de la vie accoucheuse de stratégies aussi surprenantes qu’inattendues, en un tour de main, jusqu’à rendre méconnaissables et les lieux et le travail qui y est effectué.

    Son survol peut être celui d’un prédateur cherchant sa nouvelle proie l’appétit au ventre, affamé : les rêveurs, les tire au flanc, les faux culs, les fumistes, ceux qui ne doivent rien à eux-mêmes et tout à ceux qui les ont nommés.

    Pour tous ceux-là, ce sera grandeur et décadence ou bien, grandeur et déchéance. C’est selon et… c’est du pareil au même.

    Autre objet de son attention : le peuple silencieux. Toujours en retard sur la vie de leur travail, ces travailleurs candides, puisqu’ils n’en contrôlent ni les bouleversements ni les adaptations. Un jour, on leur signifiera leur congé définitif et en attendant, on se contentera de les conduire inévitablement et à leur insu, à leur perte et ce, bien avant que l’heure de la retraite ne sonne.

    Sur eux, la pression s’est accrue : horaires chaotiques, contraintes de résultats, menaces de licenciement. Outils de discipline au travail par excellence cette pression ! On leur parlera de flexibilité, d’autonomie et de polyvalence - comprenez : isolement et solitude -, sans oublier de mentionner des changements permanents qui nécessiteront de nouveaux comportements.

    Cet aigle, c’est aussi un sourcier céleste fouillant du regard, scrutant, maladif, le sol, le sous-sol et ses plus petits interstices, en annonciateur de déluges qui viendront balayer tous les pauvres bougres en deçà de leurs attentes et au-delà de leurs craintes ; et les autres aussi : ceux qui se croyaient à l’abri.

    Nouvelles exigences des temps modernes : le retour à l’instabilité généralisée et permanente du monde. Il est tous les glissements de terrain purificateurs cet aigle blutoir qui tamise cette poudre farineuse que sont ses effectifs. Cette instabilité a pour nom : meurtre productif... si vous l’interrogez dans l’intimité de sa retraite, c’est à voix basse qu’il vous fera cette confession, le regard inquiet de peur qu’on ne l’entende alors qu’il ne souhaite être entendu de personne.

    Il poursuit partout et sans relâche la liquidation de l’ancien monde, celui d’hier matin et prépare déjà celle de demain. Cet ancien monde, c’est le monde tel qu’il ne lui convient pas mais tel qui pourrait tout aussi bien lui convenir si d’aventure ce monde devait servir ses intérêts.

    Le territoire (1)de cet aigle a pour le nom : DRH ! Et son occupation : gestion des ressources humaines, ou GRH.

     

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            Territoire dirigé et occupé dans une majorité écrasante des cas par des femmes. Et si on ne compte plus les épouses qui divorcent des maris licenciés ou au chômage depuis trop longtemps, la commisération et la loyauté fondant comme neige au soleil lorsque l'insécurité pointe le bout de son nez, pareillement, est-il légitime de s'interroger au sujet de ceux, ou plus précisément... au sujet de celles qui occupent ce territoire. Car enfin... qu'est-ce à dire ? Des femmes, des mères dévoreraient donc leurs propres enfants telles des mantes religieuses coupant des têtes : licenciements, démissions forcées, retraite anticipée, mise au placard de millions de salariés…

    Aussi, les femmes, hier encore dominées, seraient-elles les mieux à même de servir les intérêts des dominants qui sont majoritairement des hommes ? Les victimes faisant alors d'excellents bourreaux-exécutants et les esclavages... des maîtres sur-doués. 

     

    ***

     

              Et si le pouvoir (et la trahison ?) était bi-sexuel ? Ou bien encore : et si le pouvoir n'avait pas de sexe ? A la fois eunuque, frigide et stérile mais brutal... d'une brutalité à la hauteur de sa propre impuissance et infirmité ?

     

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    Extrait du titre "La consolation" - Copyright Serge ULESKI


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  • Gilets Jaunes : brutalité policière sans précédent, silence des médecins urgentistes et de la Ligue des Droits de l'Homme

     (cliquez pour démarrer la vidéo)

     

                 

                      Lynchage, tabassage gratuit, autant d'actes infâmes commis par une police maintenant indigne de toute considération dans le silence assourdissant des médecins, des corps intermédiaires, des avocats, de la ligne des droits de l'homme... de la classe politique et médiatique...

    Longtemps, nous serons nombreux à nous en souvenir. 

                            Pour prolonger, cliquez Le journaliste indépendant David Dufresne qui recense depuis début décembre les violences policières dénoncées par des gilets jaunes. Interview.

    :  

     

     

                 Témoignage  : Adrien, blessé à la tête par un tir de flashball à Nantes : 5 jours en service de réanimation

     


     

                         Depuis trois semaines, les violences policières s'amplifient contre les Gilets Jaunes ; plus récemment, contre les journalistes indépendants travaillant pour des organes de presse associatifs : flashballs, grenades et gaz lacrymogènes ; on ne compte plus les blessés : amputations, perte d'un oeil, d'une main, séquelles à vie... sous les vifs encouragements du gouvernement, le ministère de l'intérieur en particulier, à  la tête duquel on trouve un Christophe Castaner instable, insultant, cynique et manipulateur : de la graine de politicien, assurément ! Mais aussi : petite main servile ( souvent anonyme et absente des archives historiques) des figures de proue des grandes erreurs politiques de l'histoire aux conséquences tragiques.

     

     


     

    Le Vent Se Lève est un média d'opinion indépendant fondé en 2016  

     

                         Et dire que.... début décembre, la rumeur suivante a couru, au sprint qui plus est : le gouvernement craindrait la possibilité d’une connivence des forces de l’ordre avec les Gilets jaunes ; une sorte de retenue de leur part dans ce qui était exigé d’elles : le rétablissement et le maintien d'un ordre profondément injustice et méprisant. Du moins, c’est ce que les médias ont tenté de nous vendre, histoire sans doute de mettre un peu de piment dans l’actualité du mouvement : une poignée d’euros suffiront à écarter ce danger inexistant après la visite des syndicats de police au ministère de l'intérieur.

     

    ***

     

                  Côté condamnations et emprisonnements, on compte plus de 3700 jugements et près de 260 incarcérations.

     

    Gilets Jaunes : une répression policière d'une brutalité sans précédent face au silence des médecins des hôpitaux

    Source France Info

     

     

    Gilets Jaunes : une répression policière d'une brutalité sans précédent face au silence des médecins des hôpitaux

     

                             Une "justice" totalement sous influence du ministère de l'intérieur : l'inversion des valeurs propres à un Etat de droit

     

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    gilets jaunes : une répression policière d'une brutalité sans pr

     

                  Des milliers d'arrestations, des jugements rendus "en comparution immédiate", qui se soucie des GJ qui ont été condamnés à des peines de prison ferme (parce qu'ils ne couraient pas assez vite ou bien parce qu'ils se trouvaient au mauvais endroit ) ? Qui se soucie de savoir combien de GJ sont concernés ? Parmi ceux qui ont une famille à charge, qui se soucie des conditions dans lesquelles cette famille va pouvoir faire face ? Les GJ sont-ils accompagnés et soutenus par des avocats  susceptibles de les conseiller gracieusement ?

                 Face à leur abandon par tous les corps intermédiaires indépendants et autonomes (corps situés entre le citoyen et l'Etat qui le monopole du droit  et du recours à la violence), au mutisme de la presse ( se reporter à l'analyse d'Acrimed) ainsi que des grands corps (en nombre) tels que ceux des enseignants et du personnel de santé, faut-il que les Gilets Jaunes s'organisent, qui plus est... ailleurs que sur une liste électorale sans avenir pour une élection dont le premier parti sera l'abstention à 60% : les Européennes ?

     

    gilets jaunes : une répression policière d'une brutalité sans pr

                          Un « gilet jaune » blessé secouru par d'autres manifestants, le 15 décembre, à Nantes. JEREMIE LUSSEAU / HANS LUCAS POUR "LE MONDE"

     

    gilets jaunes : une répression policière d'une brutalité sans pr

     

    Journal Le Monde le 20 décembre ICI

     

    gilets jaunes : une répression policière d'une brutalité sans pr

    gilets jaunes : une répression policière d'une brutalité sans pr

    La suite de cet article ICI

     

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        gilets jaunes : une répression policière d'une brutalité sans pr

    L'article ICI

     

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    Une courte analyse de la nature de la relation du couple Etat-Police :

     

    La raison pour laquelle l’Etat couvre à chaque fois qu’il le peut, les bavures d'une police qu'il méprise ( salaires indignes, commissariats infestés de rats et de punaises, suppression de milliers d'emplois, des véhicules vétustes, des policiers dans l'obligation de financer leur matériel et leurs vêtements de protection etc.... ICI un billet à ce propos), est la suivante : cette complaisance à son égard permet à cet Etat d’éviter que cette même police comprenne qu'il la méprise au plus au point sans pouvoir en faire l'économie pour autant car force est de constater ceci : plus l’Etat flatte et couvre les policiers, entre deux suicides, plus l'Etat se protège d’une prise de conscience qui remettrait en cause la servitude du policier vis à vis de son maître qu’est cet Etat méprisant.

    Les victimes des bavures tout au long de l'année, aujourd'hui le passage à tabac du gilet jaune isolé, sans défense ni protection (des dizaines de vidéos sur internet peuvent en témoigner) par les DAR (dispositif d'action rapide), c'est l'exutoire auquel les deux partis, le couple Etat-Police, ont recours :  l'une pour éviter de rendre des comptes à sa police ; l'autre, pour trouver un peu de consolation face à leur humiliation que représentent leurs conditions de travail et leur rémunération, la lâcheté de leur hiérarchie et de leurs syndicats, dans l'exercice d'une violence dite "légale" car lorsque le faible est sans courage face au fort qui l'humilie, c'est alors qu'il prend pour cible un plus faible que lui. 

     

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  • Une courte réflexion à propos du couple Etat-Police dans le cadre du mouvement des Gilets Jaunes

     

    police l'état et macron

                    L'option sécuritaire (vindicative et stigmatisante au passage) choisi par le locataire de l'Elysée et ceux qui l'entourent et le conseillent, à défaut d'une option de résolution de la crise par l'action politique, semble destinée autant à flatter qu'à rassurer les classes supérieures actives et retraitées qui composent sa base électorale ; car la peur de cette couche de la société n’est pas nouvelle ; cette peur est vieille de mille ans ; c’est la peur de la Bourgeoisie ( en tant que catégorie et classe politiques et économiques) quand "en bas" ça bouge et que ça n'en finit pas de bouger ; il s’agit d’une peur propre à ceux qui voient leur confort moral (« Je suis un type bien finalement ! ») et leur confort matériel et physique (« Ce mouvement, qu’est-ce que ça va me coûter, qu’est-ce qu’ils vont me prendre, qu’est-ce que je vais y perdre ? ») menacés ; car tout au fond de lui,  le Bourgeois (petit ou grand) dont le statut repose sur la spoliation du plus grand nombre, sait qu'il est un salaud et qu'il se comportera comme tel le moment  venu : il suffit de se reporter aux propos tenus par Luc Ferry qui recommande que la police "tire dans le tas".

    Bombe lacrymogène, matraque, flashballs, grenades de désencerclement, canon à eau, Pasolini aurait écrit à propos de la relation manifestants/forces de l'ordre : "Des pauvres violentent d'autres pauvres !"

    Aussi, grande est la tentation de conseiller aux membres dits "des forces de l'ordre" d'un ordre injuste et cynique qui le peuvent, ceci  : "Quittez donc ce métier indigne et qui le sera davantage encore dans les années à venir !"

     

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     (cliquez pour actionner la vidéo)

     

                       Lynchage et tabassage gratuits d'une police maintenant indigne de toute considération dans le silence assourdissant des médecins, des avocats, des juges, de la ligne des droits de l'homme, de tous les corps intermédiaires et de la classe politique et médiatique...

     

     

                     

     

                 Témoignage  de la mère d’un gilet jaune, Adrien, blessé à la tête par un tir de flashball à Nantes : 5 jours en service de réanimation

     

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    gilets jaunes à terre.jpg

     

                   La raison pour laquelle l’Etat couvre à chaque fois qu’il le peut, les bavures d'une police qu'il méprise ( salaires indignes, commissariats infestés de rats et de punaises, suppression de milliers d'emplois, des véhicules vétustes, des policiers dans l'obligation de financer leur matériel et leurs vêtements de protection etc.... ICI un billet à ce propos), est la suivante : cette complaisance à son égard permet à cet Etat d’éviter que cette même police comprenne qu'il la méprise au plus haut point sans pouvoir en faire l'économie pour autant car force est de constater ceci : plus l’Etat flatte et couvre les policiers, entre deux suicides, plus l'Etat se protège d’une prise de conscience qui remettrait en cause la servitude du policier vis à vis de son maître qu’est cet Etat méprisant. Les victimes des bavures tout au long de l'année, aujourd'hui le passage à tabac du gilet jaune isolé, sans défense ni protection (des dizaines de vidéo sur internet en témoignent), c'est l'exutoire auquel les deux partis, le couple Etat-Police, ont recours :  l'une pour éviter de rendre des comptes à sa police ; l'autre, pour trouver un peu de consolation face à leur humiliation que représentent leurs conditions de travail et leur rémunération, la lâcheté de leur hiérarchie et de leurs syndicats, dans l'exercice d'une violence dite "légale" car lorsque le faible est sans courage face au fort qui l'humilie, c'est alors qu'il prend pour cible un plus faible que lui. 

     

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  • Impensable : Jean-Michel Aphatie trouve "son chemin de Damas" !

     

     

     

     

    Jean-Michel Aphatie aurait-il trouvé "son chemin de Damas" en dénonçant les violences policières et le silence de l'Elysée à leur sujet ? 

     

     

                                      Impensable ! Jean-Michel Aphatie touché par la grâce en soutenant la cagnotte en faveur de la famille ( une épouse et trois enfants) du boxeur Dettinger ?

     

    Ne formulons qu''un souhait : pourvu que ça dure !

     

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    Une courte analyse de la nature de la relation du couple Etat-Police :

     

    La raison pour laquelle l’Etat couvre à chaque fois qu’il le peut, les bavures d'une police qu'il méprise ( salaires indignes, commissariats infestés de rats et de punaises, suppression de milliers d'emplois, des véhicules vétustes, des policiers dans l'obligation de financer leur matériel et leurs vêtements de protection etc.... ICI un billet à ce propos), est la suivante : cette complaisance à leur égard permet à cet Etat d’éviter que cette même police comprenne qu'il est leur pire ennemi car force est de constater ceci : plus l’Etat flatte et couvre les policiers, entre deux suicides, plus l'Etat se protège d’une prise de conscience qui remettrait en cause la servitude du policier vis à vis de son maître qu’est cet Etat méprisant.

    Les victimes des bavures tout au long de l'année, aujourd'hui le passage à tabac d'un gilet jaune isolé, sans défense ni protection, c'est l'exutoire auquel les deux partis, le couple Etat-Police, ont recours :  l'une pour éviter de rendre des comptes à sa police ; l'autre, pour trouver un peu de consolation face à leur humiliation que représentent leurs conditions de travail et leur rémunération, la lâcheté de leur hiérarchie et de leurs syndicats, dans l'exercice d'une violence dite "légale" car lorsque le faible est sans courage face au fort qui l'humilie, c'est alors qu'il prend pour cible un plus faible que lui. 

     

     

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  • Gilets Jaunes : quand gourdes, nigauds et éditorialistes militants maastrichiens et mondialistes signent la fin du journalisme

     

     

                Jamais les propriétaires des médias n'ont traité avec un tel mépris le métier de journaliste ! Ce qu'on ne pourra pas leur enlever, néanmoins, c'est ce flair certain dans leur recrutement d'hommes et des femmes  disposés à mener à bien ce travail de sape, et ce faisant, discréditer définitivement les chaînes et les radio d'info... en continue en particulier : des gourdes,  des valets, des nigauds, des cloches, des stewards et des hôtesses de l'information, à grand renfort d'éditorialistes militants (Europe de Maastricht et mondialisation)...

    Ci-dessous, quelques figures emblématiques de ce désastre et de cette escroquerie difficilement dissociable d'une autre catastrophe : l'effondrement du niveau professionnel, moral et intellectuel d'une grande partie de la classe politique et des Universitaires médiatiques :  

     

    Pour LCI

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    Prix spécial du jury pour Sonia Mabrouk et Arlette Chabot

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    Suite du trombinoscope ICI

     

    Pour C-News 

     

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                                         Prix spécial du jury pour Pascal Praud

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                                              Suite du trombinoscope ICI

     

     Pour BFM-TV

     

     

    bfm tv.jpg

     

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    Prix spécial du jury pour ces deux individus qu'on ne peut plus nommer sans...

     

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    Suite du trombinoscope ICI

     

     

    et le pire pour la fin... plus spécialement dans son format Radio

     

                FRANCE- INFO

     

                              

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                   Madame la médiatrice,


                  A propos de la couverture du mouvement "les Gilets Jaunes" par France-info dans son format radio :

                  Il s'est passé quelque chose chez France info : une nouvelle direction ? Une nouvelle nomination ? Car jamais une radio publique ou privée n'a été autant la voix des intérêts du locataire de l'Elysée, ou du moins, jamais leurs commentaires de et sur l'actualité n'ont semblé soutenir avec une telle insistance ses intérêts politiques.

                  A propos de l'actualité des Gilets Jaunes, les commentaires et les "analyses" de la rédaction ne semblent avoir qu'un but : discréditer ce mouvement, influencer l'opinion jusqu'à ce que cette opinion renonce majoritairement à le soutenir ; en effet, à chacune des manifestations des Gilets Jaunes, France-Info ne couvre que les violences (même et surtout lorsqu’elles sont très marginales) tout en prenant soin de ne jamais rappeler que toutes les manifestations de ces 20 dernières années sont un prétexte au pillage et à la destruction.

    Silence sur les centaines de lynchages et de tabassages  (on ne compte plus les vidéos de ces passages à tabac sur internet depuis des semaines) de Gilets jaunes isolés, sans protection contre les coups assénés par une police qui semble jouir d'une impunité totale ; une police dont les agissement illégaux semblent couverts non seulement par l'Etat ( ce qui ne serait pas nouveau en soi) mais par tous les médias. 

    Or, France-Info est financé par l'impôt ; nos impôts ; on ne peut pas simplement « aller entendre ailleurs ! » alors que le travail de sape de l'image des Gilets jaunes, un travail indigne qui représente une véritable trahison de l’éthique de la profession de "journaliste", tourne à plein régime.

    Le CSA sera alerté prochainement et mis face à ses responsabilités : celle de s'assurer qu'une information pluraliste, honnête car impartiale, soit bien la règle et non l'exception.

     

                              (Courrier adressé le 7 janvier 2019 resté à ce jour sans réponse)

     

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  • "Les nuits de Paris" de Nicolas Edmé Rétif de la Bretonne

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    « Les Nuits de Paris » : une œuvre de plus de 3000 pages rédigées entre 1786 et 1788 par un auteur-journaliste ("publiciste" on disait au 18è siècle) témoin d’une France urbaine et nocturne à l’aube de la chute de la monarchie ; notes dont les historiens feront des choux gras un siècle et demi plus tard. 

     

    Contemporain de Sade et de Laclos, Nicolas Edmé Rétif de la Bretonne est resté méconnu deux siècles durant. Si Sébastien Mercier auteur d’un "Tableau de Paris" de plusieurs milliers de pages a devancé Rétif de la Bretonne de quelques années comme premier auteur d’un récit urbain à la fois mythologique et pittoresque, Rétif y ajoutera une dimension picaresque et plus important encore : un auteur-conteur, acteur, témoin, spectateur... noctambule de surcroît.

    Trait essentiel de l’originalité de ces « Nuits de Paris »  est le regard que Rétif porte sur ses contemporains. Sade le disait « écrivain poissard » … car il peignait souvent un tableau misérabiliste. Conteur-né, à l’aise dans le quotidien et sa fiction, ses nuits parisiennes collent au vivant et à l’événement ; et si la nuit renforce l’acuité du regard et le silence l’ouïe, notre hibou-spectateur du ruisseau – tel on le nommait -, se régale, et ses lecteurs aussi.

    Des centaines de récits courts, incisifs, d’une diversité peu commune ;  tous les sujets sont traités, tous les métiers, tous les lieux publics et privés, toutes les classes aussi, des « filles du commun » aux domestiques en passant par les  artisans ; de la noblesse à la bourgeoisie, des filles publics (prostituées) aux voleurs, escrocs, bandits, oisifs, mendiants, débrouillards,  et puis, une Marquise ; vraie ou fausse,  réelle ou fictive, (c’est la Schéhérazade des "Contes des mille et une nuits"), elle sera sa première auditrice ; Rétif lui contera ses anecdotes nocturnes, fruits de ses promenades, avant de rentrer à l’aube dans son logis de la rue de la Bûcherie ; une Marquise bienfaitrice dont il sollicitera la charité et le salut pour celles et ceux qu’il prendra sous son aile au cours de  ses pérégrinations nocturnes, tel un pasteur avec ses ouailles  en perdition ou en grand danger de l’être, car, à ses yeux, seule l'action individuelle est garante de la bonne conscience.

     

                Alors que la noblesse de province faisait monter leurs filles encore adolescentes à la cour de Versailles pour les marier (les vendre ?) aux plus offrants des vieillards moribonds, la petite bourgeoisie du coeur de Paris courait la nuit, à la lueur des bougies de leurs domestiques, à la recherche de leur fille cadette qu’un séducteur bavard et cynique déflorait à grand renfort de beaux discours et de promesses qui n'engageaient le plus souvent que celles qui les recevaient, sous les portes cochères…

    Rocambole un demi-siècle avant son auteur, tantôt à l’affût, tantôt en mouvement mais sans précipitation, excepté lorsqu’il lui faut échapper à des poursuivants aussi malfamés que mal intentionnés, appelant à la garde quand les risques sont trop grands, Rétif nous rapportera un fait peu connu de cette époque : les viols collectifs en public, de jour comme de nuit, par des bandes savamment organisées lors des fêtes de rue  et des feux d’artifice qui mobilisent des foules entières, là où toutes les classes se retrouvent : on choisit soigneusement une victime, une jeune fille de préférence, mais pas toujours, on l’entoure, on l’encercle, on l’isole de ses parents ou de ceux qui l’accompagnent pour lui faire subir dans le tumulte, le bruit et la fureur des festivités de rue – cris, fusées et pétards -, tous les outrages avant de s’éclipser  sans être inquiétés.

    Précisons ici que toute l’œuvre de Rétif ne vit que par les femmes et pour les femmes, tout comme son auteur ; femmes de tous les âges et de toutes les conditions, faibles et crédules, ou parfois dans la nécessité d’exercer des activités que la morale réprouve mais auxquelles la société tout entière a recours sans sourciller, il sera souvent question de jeunes filles abusées et meurtries ou dont la vertu en danger semble galvaniser chez Rétif un courage physique aussi rare que précieux car dans ce Paris de la fin du XVIIIe siècle, jamais les femmes du peuple et de la petite bourgeoisie auront été autant en danger ; chair à plaisir convoitée par tous les hommes  de tous les âges et là encore, de toutes les conditions : les petits Sade sont légion à cette époque ; le marquis a fait d’innombrables émules qui ne leur demanderont pas leur avis.


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    Rétif annonce Balzac mais sans le Père Goriot ou Flaubert mais sans Madame Bovary. Pas de figures archétypales sinon des conditions de vie, des comportements et des manières d’être au monde emblématiques d’un ordre social qui appartient à la fois au passé et à l’avenir ; un avenir révolutionnaire : la noblesse déclinera avant de sombrer au profit d’une bourgeoisie qui aura pour unique exigence : que les affaires tournent ! Petites et grandes ; honorables ou affligeantes… pour les siècles des siècles... 

                 La rue est le domaine de la marginalité, et la nuit, celui du malheur qui accable des êtres déjà bien fragilisés ; c’est le Paris du peuple dans son entier à une époque où toutes les classes sociales cohabitent encore : la ségrégation est seulement verticale ; elle dépend de l’étage. Un Paris « occupé » par une main d’œuvre chassée des provinces par la disette ; c'est aussi le Paris des cabarets et des coupe-gorge ; cours, jardins, escaliers étroits, Rétif ira jusqu’à pénétrer l’intimité des logements parfois à l’insu des occupants pour écouter, entendre, observer, comprendre ou bien secourir…

    Ce sera quelques dizaines d’années plus tard, le Paris de Balzac, d’Eugène Sue et d’Hugo. Et c’est aussi le Paris du piéton et le Paris pré-révolutionnaire même si dans ses récits, aucune révolution semble pointer le bout de son nez - il faudra se reporter à cette autre œuvre nocturne de Rétif qui porte le nom de « Nuits révolutionnaires » ; si la nuit, tous les chats sont gris, les révolutionnaires eux cuvent leurs idées comme d’autres leur vin car face au sommeil nous sommes tous égaux.

    Le Paris de Rétif de la Bretonne, c’est le Paris de l’île de la Cité, de l’hôtel Dieu, le cœur de la Capitale qui comportait alors que six arrondissements… place Maubert, rue de la Bûcherie, le Paris des imprimeurs et des libraires (Rétif était lui-même imprimeur), l’Ecole de médecine et des hurlements de femmes en couches. C’est le Marais… la rue Saintonge… les Halles, sans oublier les faubourgs : Saint-Germain et Saint-Marcel.

     

                Né en 1734 d’un père paysan aisé et instruit, Rétif de la Bretonne sera l’ainé d’une famille de sept enfants (ainsi que de sept demi-frères du premier mariage de son père) ;  il se considérait lui-même comme faisant partie des « couches inférieures de la roture ». Typographe de formation - il en fera son métier -, Rétif s’élèvera grâce à son intelligence et son talent. Ascension qui renforce chez ce travailleur infatigable une solidarité indéracinable envers les « infortunés ». Et c’est ce regard-là, regard compassionnel, qui lui fera écrire : « Ce sont une multitude de petites choses vues et senties par l’observateur qui fréquente toutes les classes qui échappent les plus souvent aux autres hommes ».

    Les ancêtres huguenots de Rétif, sa formation janséniste à Auxerre puis à Bicêtre feront de lui l’ennemi de l’oisiveté : « la religion veut que l’on s’occupe utilement pour soi-même et pour les autres » ; volontiers sermonneur de haut de sa chaire de moraliste réaliste, rigoriste et parfois, franchement austère, sa vie privée n'aura pas été pour autant un modèle de vertu : en effet, on lui connaît une relation incestueuse avec sa fille ainée.

    Sans doute s’agit-il là encore d’une histoire de paille et de poutre et d’un « Faites ce que je dis mais pas ce que je fais ! »… pour ne rien dire d’un « Pour vous la vertu, pour moi la licence ! »

    C’est Molière qui n’a de cesse d’avoir raison.

     

                Confiant dans la science, disciple de Buffon et proche de Rousseau, les "Nuits de Paris" sont souvent éclairées des idées philosophiques et politiques de l'auteur ; chaque récit peut avoir alors pour conclusion nombre de propositions destinées à mettre fin à une carence, à une insuffisance ou à un excès dommageable pour le bien commun car, comme pour tous les honnêtes gens, l’intérêt général était  son souci premier.

    Avec Rousseau, Rétif réaffirme que le peuple est la seule réalité politique. Le Souverain n’est que le « réunisseur du Pouvoir », et le peuple la nation.

    Il craignait néanmoins les fermentations populaires : « Comme mon bras doit toujours obéir à ma tête, toute résistance des membres affaiblit  un corps.» Ni révolutionnaire ni utopiste même s’il imagina pour ses lecteurs "l’An 1888", prudent, il pensait « que l’on ne doit attaquer les préjugés du peuple qu’avec ménagement et lorsqu’ils sont réellement nuisibles ».


    Ennemi du luxe, du superflu, toujours sans le sou et endetté - les visites les plus fréquentes à son domicile étaient celles des hommes de loi, huissiers de préférence -, il pensait que le « riche » est utile aussi longtemps qu’il œuvre en faveur du développement.

    Se rangeant du côté des stoïciens - lucidité et réalisme - contre les Epicuriens – à chaque jour suffit sa peine -, une série de livres sur ce qu’il appelait «  la réformation » verra le jour aux côtés d’autres ouvrages (une quarantaine de titres) rédigés dans le souci d’une recherche d’un mode de gouvernement qui placera le bien public au centre de son action. Il était contre la propriété du sol. Il se méfiait des physiocrates et des économistes (nos libéraux d'aujourd'hui en matière économique) ; il les considérait comme des « systématiques dangereux » ; des idéologues dogmatiques.

    Il nous quittera en 1806 après avoir lancé à la cantonade : « Quand le supplice est trop grand pour le crime (et a fortiori pour un délit), on n’effraie pas (on ne dissuade pas) : on indigne. »

    Et c'est déjà la voix d'un Victor Hugo et d'un Emile Zola.

     

    ***

     

               Entre rêve et réalité, "Les Nuits parisiennes" de Rétif de la Bretonne - nuits en noir et blanc -, avec son clair-obscur, inspireront Baudelaire, Nerval, les grands romans populaires du XIXe siècle, puis Apollinaire, Soupault, Breton, Aragon et Carco : Paris la nuit, encore et toujours…

     

               Car... « Le spectateur nocturne est aussi acteur par l’écriture, il projette son ombre sur la scène, un personnage tout nouveau : il fait alors éclater Paris dans la littérature » - Jean Varbot.

     

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