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Serge ULESKI - Actualité, politique et société - littérature, Art et essais - ré-information, dissidence et radicalité

  • Django au pays de « Candie land »* : une sucrerie cinématographique amère

     

     

                 Dés-enchaîné dès les premières minutes du film, puis rapidement déchaîné un colt dans chaque main, c’est Django de Quentin Tarantino, le justicier aux bras armés d’une justice vengeresse encore inégalée dans sa représentation … car jamais le châtiment aura été aussi savoureux à partager et la libération aussi belle à contempler !

    Ironie, humour macabre et noir, pastiche, parodie de western, dérision, bande musicale aux voix profondes d'authenticité, dialogues qui claquent comme un fouet, une claque en plein visage aussi, certes Tarantino s’amuse encore, mais quand il rit, sans doute pour ne pas désespérer totalement, c’est d’un rire jaune… un rire inédit chez Tarantino ; il faudra se reporter à « Jackie Brown », réalisé en 1997, pour trouver un tel élan compassionnel pour son personnage principal, l' objet de toute son attention.

     

                   « Pendant des siècles, ils ont été les barbiers de mes ancêtres, le rasoir en main, sous leur menton, sous leur gorge, trois fois par semaine… mais alors, pourquoi ne les ont-ils pas tués ? » questionne Calvin Candie le maître des lieux : Candie land…

    La réponse ne se fera pas attendre. Soudain, on ne joue plus. Le rideau tombe ; ailleurs, il se lève, et tout s’éclaire. Trêve de mascarade ! Bas les masques ! Les armes à feu ont remplacé le rasoir (soyons modernes que diable !) ; la passivité, une servitude résignée trop souvent prisonnière d'un processus de chosification mortifère, s'est muée en courage féroce…

    C’est le théâtre du Grand Guignol à Candie land ! Les balles pleuvent par dizaines, par centaines, par milliers, ça ricoche et ça siffle comme des missiles avant impact, des lambeaux de chair ensanglantée virevoltent, les corps sont criblés et couverts de sang, à flots ce sang, le sang de plusieurs siècles de générations de négriers et de leurs larbins sadiques, l’ancien testament d’une main, fouet de l’autre, pour un protestantisme fanatique qui nous rappelle étrangement ceux qui, la Torah d’une main, le flingue de l’autre, tiennent en respect le Palestinien qui rêve de liberté tout en continuant de lui voler sa terre et sa vie, et d’autres encore, Coran et décapitation, comme autant d’échantillons d’une humanité de cloportes.

    Le sang gicle au passage sur la fleur de coton immaculé d'une plantation au labeur esclavagiste, pétales de sueur, de larmes et de sang… mais aussi... nectar et miel d’une justice expéditive…il faut alors faire vite et frapper fort… car, si la vengeance est impatiente, la liberté l’est tout autant.

                   Un chant choral se fait entendre maintenant car partout ça crie, ça hurle, ça souffre, ça meurt, une fois, dix fois, cent fois, mille fois…

    Mais alors combien de fois faudra-t-il les tuer tous pour qu’ils meurent ?!

    « Candie land », cette terre infâme, est maintenant jonchée de cadavres ! Bientôt, une bâtisse blanche, de la couleur de son commerce - le coton -, contre celui de sa main d’oeuvre, volera en éclats… il n’en restera rien ; en cendres… cendres fumantes.

     

                      Django c'est Zorro chevauchant vers la femme qu'il aime, pour la délivrer ; un Zorro noir qui partage la condition de ceux dont il vole au secours ;  c’est  le retour de d’Artagnan, du nom ironique de l’esclave que son propriétaire donne à dévorer vivant aux chiens ; le d’Artagnan d’un Alexandre Dumas d’outre-atlantique qui rentre à la maison pour régler quelques comptes ; et c'est aussi le Christ, un Christ noir : "Voici leur sang versé, celui de ma liberté ! Voici leurs corps déchiquetés, le juste prix de mon émancipation !"

     

                 La traite, le colonialisme, un monde de gagnants abjectes : tout se tient donc. Surprenant qu’il y ait encore des trous du cul ou des salauds pour s’étonner que de temps à autre, le perdant lève la tête et le bras puis la main pour frapper.

    Si chez Tarantino c'est souvent le Blanc qui sauve le Noir ( voir Jackie Brown), ce que Spike Lee ne supporte pas, il n'en reste pas moins que la représentation du Noir et du Blanc, telle qu'elle nous est le plus souvent donnée par Hollywood - un Noir larmoyant, soumis, résigné, impuissant -, est inversée chez le réalisateur de Django : le Noir est futé, rusé même ; le Blanc est bête et méchant, méchant parce que bête, aussi bête qu’une bête, plus bête encore puisque sadique et cruel… même si c’est elle, cette bête, qui tient le fouet et la laisse.

    Tarantino met un point d’honneur à nous restituer la force et la dignité de l'esclave. En cela, Django c’est l’anti 12 years a slave du réalisateur britannique passé outre-atlantique, Steve Mcqueen, le Josh Randall de la traite négrière, réalisateur noir au producteur blanc ; 12 years a slave remportera l'Oscar du meilleur film : normal, le Blanc sort intact de "12 years a slave". En revanche, chez Tarantino, le Blanc sort laminé, rincé, essoré et couvert d'opprobre : il n'y a rien à sauver.

    Et puis, manifestement, Hollywood ne lui a pas pardonné ce jugement sans appel : « Que voulez-vous, Monsieur Calvin Candie, docteur Schultz est Allemand ; il n’a pas encore l’habitude des Américains et de leurs moeurs ; il ne connaît pas le spectacle d’un être humain que l’on donne à dévorer vivant aux chiens ».

    On pense alors au chaos du Moyen-Orient aux millions de morts (1) ; bilan d'une fausse guerre dite "contre le terrorisme"  lancée par les USA depuis 1990. Toute une région et sa population livrées vivantes aux chiens de la géopolitique.

     

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                   Dans ce monde de la traite, de l’esclavage et des plantations, "le nègre domestique", nègre de l'intérieur (incarné par Samuel Lee Jackson - sans doute le rôle de sa carrière), sait que la force est du côté des Blancs esclavagistes et négriers ;  sa sécurité et prospérité aussi quand il est promu au rang de Major d’homme et qu’il règne alors sur toute une colonie de "nègres des champs". Dans ces conditions, mieux vaut, à ses yeux, être le domestique du Blanc en 1858 que son salarié "libre" cent ans plus tard, à trois dollars de l’heure.

    C'est sûr ! Ce nègre-là avait du flair d’autant plus qu’à son époque, il n’y avait qu’un trou dans la roulette, tout comme aujourd’hui soit dit en passant… car jamais il n’y en aura pour tout le monde aussi longtemps que les bénéfices de la trahison de l’un reposeront sur l’exploitation de tous les autres.

                     

     

                     Django, ce film déterminé, sincère, qui se veut tout sauf malin, est d’une violence d’une beauté rare et renversante car portée par la dénonciation d’un crime d’Etat, le premier d’entre eux, les USA, et dont on peut encore tracer l’argent de ses bénéfices chez ses milliardaires d’aujourd’hui (JP Morgan…)

     

                    « Django, tu ne pourras jamais détruire Candie Land », hurle le nègre domestique avant d'aller rejoindre, des mains de Django, le monde des morts, celui des Blancs auquel il appartient ; pourtant, Tarantino l’a fait le temps d’un film, même si aujourd’hui tout est à refaire.

     

     

    * Du nom du propriétaire esclavagiste de la plantation de Calvin Candie ; rôle tenu par DiCaprio ; Candy - homonyme -, signifie en Français : sucrerie, bonbons, confiserie...

     

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  • Confessions d'un ventriloque : Serge ULESKI en littérature


     

     

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                 Et s si nous nous taisions ? Oui ! Nous taire pour mieux tendre l'oreille...

    Vous l'entendez maintenant ? L'entendez-vous cette plainte ?
      Elle gonfle. Elle exhale. Elle pousse ! Elle enfle. Elle est énorme à présent, et dans un instant, elle va éclater... Et tout s'achèvera en larmes, bien sûr.

     

    ***


                   Qui parle quand on parle ? Qui parle à qui ? Et qui écoute qui ?

                  Une voix s'est imposée ; une voix venue témoigner et confesser un enfant martyr, le meurtre d'une femme, le décès accidentel d'une autre, une résistance aussi héroïque que vaine, et pour finir : un vieillard désabusé. De quoi remplir une vie... sans aucun doute !

    Composé de touches d'imprécations, de réflexions, de déclamations, de soliloques joints en forme de dialogue, d'impulsions violentes et de moments de silences, ces confessions sont une tentative d'écriture atonale qui offre la possibilité de lire les quatre premiers chapitres dans l'ordre que l'on veut ; ce qui devrait autoriser un grand nombre de combinaisons de lecture.


    Thèmes abordés : l'irrécusable douleur de l'insurmontable ; la révolte face au tragique dans l'existence, et l'espoir de la résilience.

     

     

     
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  • Pièce à conviction : Serge ULESKI en littérature

     

     

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    La vérité, c'est aussi et surtout dans les faits divers que vous la trouverez.

     

               Vous vous demandez dans quel monde vous vivez, dans quel pays, dans quelle ville, dans quel quartier ? Intéressez-vous donc aux faits divers et ne relâchez pas votre attention car tous ces faits divers sont aussi et surtout, des faits emblématiques de notre société qui demeure - quoi qu'on en dise - indomptable malgré tous ses garde-fous.

    Miroir déformant ou pas, le fait divers - pour peu qu'un traitement responsable lui soit réservé - viendra nous rappeler des logiques de comportement que l'on croyait révolues, une géographie urbaine ou rurale insoupçonnable, des conditions de vie scandaleuses mais aussi : mille transgressions, mille intolérances, mille traumatismes, mille injustices...

    Si la rubrique des faits divers est souvent celle des pauvres - rubrique-tombeau que personne n'ira fleurir - elle est aussi celle des fous.

     

    ________________

     

    NB : ce texte n'est pas un polar !

     

                Trois longues années à découvrir les cadavres de dix adolescentes. Trois ans d'enquête à interroger des dizaines de suspects et des centaines de témoins éventuels, jusqu'au jour où l'on découvre dans le baluchon d'un sans-abri mort de froid, huit carnets. Après la lecture de ces carnets, la police ne tardera pas à faire un rapprochement entre ce cadavre et les viols et meurtres des dix adolescentes. Ce sont les analyses scientifiques qui finiront par établir avec certitude la culpabilité de l'auteur de ce "Journal" désormais considéré comme... "Pièce à conviction".

     

    ***

     

    Ce qui ne vous tue pas... fait de vous... un monstre !

     

                   Comment revisiter le monde érotique et cruel du Marquis de Sade et chez Lautréamont, les forces obscures de l'irrationnel et de l'inconscient ?

    Ce récit est une tentative de réponse loin de toute analyse psychologique. D'où la forme adoptée : celle du "Journal intime".

    Parole de tueur donc ! Loin de la parole psychiatrique et, en ce qui concerne la parole du journalisme d'enquête, cette dernière est réduite à sa plus simple expression : celle de l'exposition des faits.

     

    Choix stylistique : celui d'une écriture subliminale censée incarner l'enfermement de notre tueur dans la négation de la réalité et du caractère injustifiable des actes qu'il commet. Des coupures de presse, insérées tout du long, renverront sans ménagement le lecteur à cette réalité décidément... têtue ! Aussi têtue que les faits qui nous sont rapportés dans ce journal.

     

     

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    Entretien avec l'auteur : cliquez Pièce à conviction

     

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  • Hollande reçoit le prix de "l'homme d'Etat de l'année", à New York

     

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                         Ce prix remis par la Fondation " Appeal of Conscience" honore les dirigeants qui soutiennent la paix et la liberté, par la promotion de la tolérance, la dignité humaine et les droits de l'homme, en défendant ces causes dans leur pays et en travaillant avec d'autres dirigeants mondiaux pour bâtir un avenir meilleur pour tous», a précisé la fondation dans un communiqué.

    La Fondation fondée en 1965 par le rabbin Arthur Schneier et qui dit «travailler au nom de la liberté religieuse et des droits de l'homme partout dans le monde», présentera son «World Statesman Award» au président français le 19 septembre 2016, lors de son 51e dîner annuel au Waldorf Astoria à New York.

     

    ***

     

                       Pas étonnant que ce mal-président soit si impopulaire en France alors ! L'oligarchie mondiale lui voue un véritable culte... le culte de celui qui sait obéir et qui jamais ne déçoit ceux qu'il est important de contenter.

    Jamais un Président français n'a été autant couvé par la Commission européenne et ses lobbies, les USA, Israël et les Monarchies du golfe et jamais autant décrié dans son propre pays. Comme quoi, tout se tient : le mondialisme (ou la mondialisation), la Commission qui pilote la construction européenne, l'Atlantisme, le Sionisme et les manigances saoudiennes et qataries... pour notre malheur à tous !

                      Aussi, vivement la Présidentielle et les Législatives de 2017 ! On saura se souvenir d'un PS rentré la maison : la SFIO de Guy Mollet.

     

    Pour prolonger, cliquez : Le PS doit mourir pour que la gauche renaisse

     

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  • La consolation : Serge ULESKI en littérature

     

    Soutenir un auteur, c'est le lire et en parler autour de soi

     

     

     

    Merci à celles et ceux qui me soutiennent en commandant mes ouvrages

     

     

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                                     "Comment vivre sans choisir ? Comment vivre sans inconnu devant soi, sans espoir d'inédit, d'inattendu et d'inouï ?"

     

                Ce texte se déploie autour d'une femme divorcée après 25 ans de mariage. Les cinq premières années qui ont suivi son divorce sont des années fastes : elle recouvre, sa liberté. Mais très vite, à cinquante ans passés, c'est l'impasse : celle d'une organisation de l'existence au jour le jour.

     

                                "Depuis son divorce, voilà trois ans, elle a pris la vie, l'a quittée, l'a reprise, faisant l'impasse sur des jours, des semaines entières pendant lesquelles rien ne se passait et puis, hésitante, elle y est revenue à cette vie qui est la sienne aujourd'hui."

     

                La forme de ce roman est discursive. Le narrateur alterne le "elle" (le personnage de la femme), le "nous" (le personnage intégré à la communauté humaine) et le "on" que le lecteur (femme ou homme) aura tout le loisir de s’approprier ; il personnalise pour mieux dépersonnaliser, son personnage s'effaçant au profit d'une réalité plus vaste qu'elle : la condition de toutes celles - et accessoirement, de tous ceux - qui partagent... sa condition.

     

                               "Pourquoi nos vies seraient-elles si différentes puisque nous suivons tous, à quelques exceptions près, le même chemin ? Ne sommes-nous pas tous issus de la même branche, du même arbre, fruit d'une nécessité commune dictée par une loi dont les règles ne nous laissent guère le choix quand il s'agit de quitter les racines qui nous ont vus naître ?"

     

                Ce titre compte onze chapitres ; au neuvième, le lecteur possède tous les tenants et les aboutissants du personnage. Arrivent alors les deux derniers chapitres : le personnage a 55 ans et son destin, produit d’une sélection impitoyable, sera parfaitement accompli.

    Destin non conclusif, toutefois, puisque le lecteur se verra proposer un épilogue à deux voies, l'auteur ayant décidé de ne pas trancher.

     

                  Thèmes abordés : divorce, célibat, la souffrance au travail, la maternité, deuil, pardon et mémoire. 

           

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                                                                        Extrait audio

     


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  • Destruction de la libye : un rapport parlementaire britannique accable Cameron et Sarkozy

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    Sarkozy, Cameron et Bernard-Henri Lévy (chaussant des lunettes noires) en visite en Libye

     

    Les motivations françaises en question :

    Le rapport retranscrit une conversation avec un membre des services secrets américains : la France n'est pas intervenue pour sauver Benghazi, mais pour cinq autres raisons, bien différentes: 

    - S'emparer d'une partie de la production de pétrole libyenne
    - Augmenter l'influence française en Afrique du Nord
    - Améliorer la popularité de Nicolas Sarkozy en France
    - Replacer l'armée française au centre de l'échiquier stratégique mondial
    - Répliquer à la volonté de Kadhafi de remplacer la France comme puissance dominante en Afrique francophone

    Cinq ans plus tard, note le rapport, la Libye est au bord du gouffre ; plus de deux millions de personnes nécessitent une aide humanitaire ; 400.000 Libyens ont été déplacés de force ; et les forces militaires en présence continuent de se livrer à de multiples exactions contre les populations civiles et combattantes.

     

    ***

                   Encore une fois, c'est la démocratie anglo-saxonne et ses journalistes qui viennent dire tout haut ce que nous savions tous mais qu'aucun de nos médias, ici en France, n'avait jusqu'à présent osé expliciter ni aucune commission parlementaire. Aussi, force est de conclure que ce rapport britannique de la chambre des députés inflige une honte sur tous les médias français et son personnel ainsi que sur notre Parlement composé de députés-godillots. Et c'est avec impatience que l'on se donne rendez-vous aux Législatives de 2017 qui verront, en ce qui concerne notre camp, la gauche - une gauche alliée aux souverainistes en matière de politique étrangère - contribuer à précipiter le PS dans les abîmes d'un score électoral dont il ne se relèvera pas car ce parti doit mourir pour que la gauche renaisse.

     

                             Compte rendu de la BBC à propos de ce rapport : ICI

     

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                        A la lumière des faits et des informations dont nous disposons aujourd'hui, à quand un Tribunal pénal international pour la Libye ?

    Qui demandera l’ouverture d’une procédure d’enquête ?

    Alors que le système judiciaire français ne s’y résoudra jamais, la Cour Pénale internationale pourrait-t-elle exercer sa compétence ? L’initiative en matière d’enquête et de jugement lui reviendra-t-elle ?

                Et puis enfin.. qui, de la cour pénale internationale (CPI) ou du  tribunal pénal international (TPI), juridictions chargées de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité, de crime d'agression et de crime de guerre, reconnaîtra coupables Bernard-Henri Lévy, Nicolas Sarkozy et David Cameron, premier ministre de Grande Bretagne au moment des faits ?

    La question est posée. On peut maintenant se mettre à rêver à une Justice majusculaire.

     

                           Pour prolonger, cliquez : Bernard-Henri Lévy-Cameron-Sarkozy - cour pénale internationale

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  • 11 septembre 2001 : 16 ème édition

              

                15 ans après les faits, la version officielle tient bon dans les médias dominants seulement car, partout ailleurs, cette version n'a pas cessé de vaciller.

                Finira-t-elle par s'effondrer ? Et quand ?

     

     

                     A travers une série de débats, réunissant des intellectuels et experts français, Carrefour des Consciences l'évènement du 11 septembre 2001. Ce premier débat réunit trois experts, trois professionnels français de l'aviation, qui vont ensemble analyser, et nous faire de leur expertise et de leurs convictions dans leur domaine de compétence : les avions du 11 septembre 2001.

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               « … événement monstre inaugural du XXIe siècle……. abîmes qui s'ouvrent sous nos pas……événement qui relève du mythe.»  

     

    Poncif après poncif, cliché après cliché… c’est avec de tels automatismes d’une pensée qui s’est très certainement construite à partir d’images et de commentaires télés et journaux  que l’on passe à côté de l’essentiel :

    Certes, le 11 septembre n'a pas changé le monde ! En revanche, il a permis un backlash des musulmans et des pays du même nom, Guantanamo et le USA Patriot Act... (1)

    Pour le plus grand malheur des familles endeuillées de quelque côté qu'on se tourne, et le grand bonheur des sous-traitants du Pentagone, des acteurs économiques US dans leur ensemble, sans oublier l’Arabie Saoudite : 1er agent de propagation du bacille de la peste religieuse intégriste dans nos banlieues... sans doute là une bonne...voire une excellente raison supplémentaire pour choyer cet Etat puisque son action ouvre les portes de toutes les manipulations et toutes les diversions.

     

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                    France3 (le 11 septembre 2012) brise l'omerta sur le 11-Septembre

     

              Qui peut sérieusement penser que tout a été dit (2) au sujet des événements du 11 septembre ?

    L’attitude des médias envers ceux qui questionnent la version officielle des événements du 11/09 ressemble plus à un réflexe-panique qu’à une décision réfléchie. Inutile de préciser que cette panique contribue à alimenter un climat de suspicion autour d’une possible omerta sur les événements 11 septembre.

    Et cette suspicion autour des circonstances et des auteurs de cet événement a pour origine le fait qu'il semblerait que ce soit la victime, en tant qu’Etat, qui ait profité de ces attentats, sur le dos des victimes civiles, puisqu’ils auront permis aux USA de mettre à genoux, dans le feu et le sang une région qui s'étend de la Libye à l'Afghanistan dans laquelle ils n'avaient pas que des amis.

    Elle est bien là la spécificité des attentats du 11 septembre 2001; là, et nulle part ailleurs.

     

              Manifestement, il existe une demande pour plus d’informations autour des événements du 11 septembre : qu’est-ce qui dans la version officielle peut être raisonnablement remis en cause ? Qu'est-ce qui, en revanche, demeure irréfutable ?

    Aussi... affirmer que tout nous a été dit sur les événements du 11 septembre, c’est faire preuve de la même arrogance niaise que de penser que tout dans la version officielle n'est que mensonge.

    A l'endroit de ceux qui contestent la version officielle, un verdict sans appel (parlons aussi de diagnostic) a été rendu : anti-américanisme, paranoïa et négationnisme. Intéressante serait la démarche qui consisterait à analyser les raisons pour lesquelles tant d'hommes et de femmes, patrons de presse et classe politique inclus, ont absolument et impérativement besoin de penser - jusqu'à s'interdire tout questionnement -, que la version officielle ne nous cache rien : quel verdict à leur sujet ?

     



    Epouvantails, autruches et perroquets

     

          Une enquête passionnante et édifiante du journaliste Olivier Taymans sur le naufrage médiatique du 11-Septembre. Le documentaire analyse la façon dont les grands médias ont occulté les zones d’ombre et les remises en question sérieuses de la version officielle des attentats, tout en ne manquant pas de stigmatiser ceux qui osent encore douter de cette version.

     
    "LOOSE CHANGE FINAL CUT"

     

    1 - Qu'il soit pour autant permis de rappeler ceci : personne ne nous forcera à choisir... entre une puissance, les Etats-Unis (et Israël... tantôt poisson-pilote des USA, tantôt électron-libre), empire orphelin privé de civilisation (dans le sens de... "entente spirituelle unanime entre les hommes" - Elie Faure), gigantesque outil de destruction seulement capable aujourd'hui d'exporter le chaos : chaos financier en Europe ; chaos guerrier partout ailleurs...

    Et une Europe absente de la scène internationale, sans volonté, sans force et sans projet autre que... servir les intérêts d'un nouvel axe : USA, Israël, Qatar et Arabie Saoudite.

     

    2 - Se reporter aux ouvrages de David Ray Griffin et au site ReOpen911

     

     ___________________

     

    Pour prolonger, cliquez : ReOpen911

     

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  • Rudy Reichstadt, acteur du complot de la dénonciation calomnieuse de complotiste...

             

                 ... dénonciation aux fins de discréditer un adversaire idéologique et politique (1) , en particulier tous ceux qui auraient le tort d'être très critiques à l'endroit du " mondialisme", de la Commission européenne, de l'Otan, des USA, d'Israël ainsi que de la relation privilégiée qu'entretiennent l'Europe en générale et la France en particulier, avec les Monarchies du Golfe.

     

     ***

    conspiracy watch, Rudy Reichstadt,

                  

                   Fondateur et animateur du site "Conspiracy Watch" depuis 2007, - Observatoire auto-proclamé des théories du complot -, sans doute désoeuvré, Rudy Reichstadt a trouvé à s'occuper avec la traque des acteurs de ce qu'il est convenu d'appeler "la contre-information", principalement sur internet, puisque ce travail salutaire est bien évidemment impossible dans les médias de masse qui ne sont plus capables que d'une information qui ne cesse de mentir par omission et sur commande selon les souhaits de leurs employeurs et propriétaires.

    Aujourd'hui considéré comme une officine israélo-atlantiste et mondialiste, véritable organe de désinformation et de propagande, obsessionnels, Conspiracy Watch et Rudy Reichstadt, chouchou des médias dominants, de France Culture à BFM-TV,  n’ont de cesse de traquer les adversaires politiques d'un système qui n'accepte plus aucune contestation et autres remises en cause.

    Considéré comme peu sérieux, de parti pris, bâclant ses dossiers, Reichstadt l'agité, Reichstardt l'énergumène est, cela va sans dire, proche des néo-conservateurs américains ; c'est aussi un fervent défenseur d’Israël, un proche de BHL et de Caroline Fourest (pourquoi faire les choses qu'à moitié !) et un disciple d'un autre agité plus agité encore : Pierre-André Taguieff, la boucle bouclée... tous acteurs majeurs du complot de la dénonciation calomnieuse de complotiste.

                   Ni journaliste, ni intellectuel, ni auteur, pas artiste pour un sou, Tom Pouce de l’investigation, nul doute que Reichstardt aurait fait un excellent faux-témoin doublé d'un commissaire politique sans merci aux procès de Moscou, aux USA à l'époque du Maccarthysme, et pour ne pas être en reste, sous Mao du temps de la dite Révolution culturelle.

     

                        "La critique du conspirationnisme est un sport de combat" déclare Reichstadt péremptoire.

    "S’attaquer aux théories du complot, c’est s’exposer à toutes sortes d’intimidations." Et là, on peine à retenir un rire tonitruant. En effet, personne n'a jamais ruiné sa carrière, perdu son emploi ou bien mis en danger son intégrité physique pour avoir défendu le Mondialisme, l'Otan, Israël et les Monarchies du Golfe,  un monde cadenassé pour le pire par une véritable mafia sans foi ni loi responsable depuis 25 ans de la destruction  de toute une région, de la Libye à l'Afghanistan avec pour conséquences des millions de morts... non pas européens, américains ou israéliens mais bien plutôt : arabes et musulmans.

    Quand on vous dit qu'il n'y a pas de coïncidences !

     

                    Or, toujours dans le cadre de son sport favori, la chasse aux sorcières, la toute dernière cible de Reichstardt se nomme Olivier Berruyer, brillant analyste de l'actualité économique et financière en lien direct avec l'actualité géo-politique mondiale. Berruyer est aussi le fondateur et animateur du site Les crises.fr, un des leaders de la contre-information sur Internet.

                  Olivier Berruyer se défend admirablement contre cette nouvelle attaque de Reichstadt (ICI) ; attaque d'une lâcheté et d'un parti pris sans honneur proche des méthodes de l’extrême droite des années trente et sous l’Occupation ainsi que du parti communiste français, de triste mémoire, dans sa persécution des dissidents et autres pourfendeurs de l’URSS de Staline. D’où ce billet de blog, pour dénoncer une nouvelle atteinte à la liberté d’expression dont Conspiracy Watch est sur le point de devenir un instrument de choix au service de tout ce que la sphère politico-médiatique occidentale compte de plus brutal, de plus intolérant, de plus abjecte, de plus obscène et de plus cruel.

     

     

    1 - A ce sujet, on peut se reporter au billet de blog " Contre la répression du complotisme, la critique réaliste des élites" sur Médiapart

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    Pour prolonger, cliquez : Ré-information et conspirationnisme

     

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  • "Ainsi soit-elle" de Benoîte Groult

     

                   De la génération des féministes mariées et mères de famille - avant l’arrivée dans les années 90 de féministes sans enfant, sans mari, sans famille ni foyer -, Benoîte Groult, romancière et essayiste, figure du féminisme français, nous a quittés en juin dernier.

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    De cette auteure, la lecture de « Ainsi soit-elle » publié en 1975 est plus que salutaire car cet ouvrage nous permet de réaliser d’où sont parties les féministes des années 60 et 70 ; d’où… dans le sens : à quelles conditions d’existence la femme qu’elle soit épouse, mère ou bien célibataire sans enfant, issue des classes populaires ou de la bourgeoisie, était rattachée.

    La liste est longue des pourfendeurs de l’émancipation féminine, du XVIIIe au XXe siècles : Rousseau, Baudelaire, Nietzsche, Robespierre, Freud, Coubertin, Byron, Balzac, Charcot, Mirabeau, Talleyrand, Auguste Comte :

     

    « On n’a rien tenté pour les femmes parce que chacune est isolée dans son foyer, isolée dans sa cellule familiale et dans l’amour de ses propres enfants. Et toutes ces solitudes additionnées ne font pas un mouvement homogène, seule force capable d’obtenir justice. De par le monde, si les femmes demeurent aujourd’hui encore la survivance la plus massive de l’asservissement humain, c’est qu’il reste facile d’exploiter chacune d’elles séparément. » 

     

                      « Quand suis-je devenue féministe ? » s’interroge l’auteure au début de l'ouvrage : « Je ne m’en suis même pas aperçue. C’est arrivé beaucoup plus tard et sans doute parce que j’avais eu tant de mal à devenir féminine. Toute cette jeunesse paralysée par le trac de ne pas correspondre à la définition imposée, donc de ne pas trouver preneur, m’est remontée à la gorge quand j’ai vu la jeunesse de mes trois filles, leur liberté. La vie n’est pas devenue facile pour elles, bien sûr… Mais du moins les problèmes qu’elles rencontrent ne sont-ils plus liés à cette désespérante notion de « vraie femme », hors de laquelle il n’était pas de salut et qui exerce encore ses ravages aujourd’hui. »

    Quand Benoîte Groult est-elle donc devenue féministe ? Si l'auteure peine à répondre à cette question, en revanche, au cours de notre lecture, une remarque pourrait bel et bien fournir un début de réponse : le jour où elle s’est aperçue que le destin des femmes contrairement à celui des hommes, était toujours une fatalité biologique ou une vocation, c’est-à-dire quelque chose qu’il était interdit aux femmes de refuser.

     

                   Transmettre la vie ne dispense pas de la vivre ! 

                              

                  Aux hommes qui s’interrogeaient dans les années 70 à propos du mouvement féministe, en ces termes « Mais qu’est-ce qui leur prend, soudain, aux femmes ? » Benoîte Groult n'avait qu'une réplique à leur adresser : « Il nous prend sans doute que nous en avons assez d’être des harkis et d’oublier notre vérité et nos intérêts pour servir celle et ceux des autres. Nous avons un immense retard à combler et un immense amour à partager non plus seulement avec les hommes mais avec toutes ces femmes refermées sur un secret qui n’a jamais intéressé personne et qu’elles sont en train de mettre au monde aujourd’hui très lentement dans la douleur, l’émerveillement et l’amitié. »

     

                   "Aimer un être, c‘est tout simplement reconnaître qu’il existe autant que vous" de la philosophe Simone Weil, décédée en 1943.

               

                   Combien sommes-nous à savoir que la Révolution française n’a pas amélioré la condition féminine (1) ?  Assurément, elle n’a pas fait de la femme une citoyenne à part entière. Un décret du 24 mai 1795 le confirme : « Toutes les femmes se retireront jusqu’à ce qu’autrement soit ordonné en leurs domiciles respectifs. Toutes celles qui seront trouvées attroupées dans les rues au-dessus du nombre de cinq seront dispersées par la force armée et mises en état d’arrestation. »

     

                    Benoîte Groult a quelques mots à nous dire sur la galanterie française qu’elle qualifie d’attrape nigaud(e)s car enfin, avez-vous déjà vu un homme prendre la valise d’une femme moche ?

                     "Que l’on nous fasse grâce de la galanterie !" exhorte Benoîte Groult  "d’autant plus qu’il ne s’agit que d’une manifestation de l’instinct sexuel !"

     

                      L’Antiquité - Egypte, Grèce et Rome -, aura finalement mieux traité la femme que la relève chrétienne avec l’Eglise comme dépositaire, notamment en ce qui concerne la maternité et les conditions de l’accouchement : la vie de la mère sera préservée sous l’antiquité, sacrifiée sous l’ère chrétienne – cette « flaque sombre » qu’est la femme -, après des heures de charcutage comme autant de supplices sanglants à coups de crochet de rétameur. Il leur fallut attendre mille ans pour être délivrées de ce joug, à partir du XVIe siècle, tout en n’étant pas au bout de leur peine pour autant.

                   Respect mystificateur ou injure, passant sans transition de la mère à la putain, au cours de ces derniers siècles, difficile de ne pas être d'accord avec l'auteure lorsqu'elle affirme que l’homme au masculin n’a jamais été autant insulté que la femme, excepté peut-être l’homme noir.

    Aussi, contrebalançant les droits que les femmes venaient d’acquérir par l’avilissement, la souillure et la torture  - la cruauté, comble de l’amour, censée répondre  à la nature profonde de la femme et de l’homme : masochisme de l’une et agressivité naturelle de l’autre -, c’est alors qu’arriva le culte de Sade et le snobisme de ce culte (comme si Freud n’avait pas suffi !) avec des auteurs cravatés, à la fois proxénètes et clients tels que Henry Miller, Norman Mailer,  Georges Bataille, Michel Leiris, Barthes et Sollers si justement qualifiés par Benoîte Groult de « pseudo-révolutionnaires » et de « pseudo-modernes » : en effet, leurs contributions s’articulèrent autour de la plus classique des régressions sadico-anales. Quant à la Révolution que ces mœurs étaient censés faire advenir, on sait aujourd’hui ce qu’il faut en penser : une fois que la sirène de l’usine a retenti à 17H, c’est le proxénétisme qui prend le relais d’une lutte des classes partie se reposer : il est vrai…  à chaque jour suffit sa peine.

     

                  Dans cet ouvrage, Benoîte Groult nous rappelle que l’oppression féminine s’est toujours fondée sur des mensonges ; elle n’hésitera pas non plus à préciser que la démolition de la sexualité chez la femme a été souvent confondue avec la vertu. Aussi, on n’oubliera pas de sitôt, pour l’avoir lue et relue à plusieurs reprises, cette citation de l’ethnologue Germaine Tillon : « Il n’existe nulle part un malheur étanche uniquement féminin ni un avilissement qui blesse les filles sans éclabousser les pères, ou les mères sans atteindre les fils. » Et puis celle-ci aussi, complémentaire, de Dominique Fernandez : « Les femmes écrasées fabriquent des sous-hommes vaniteux et irresponsables et ensemble ils constituent les supports d’une société dont les unités augmentent en nombre et diminuent en qualité. »

                  Si l’on admet avec Germaine Greer que la violence masculine est le facteur fondamental de la dégradation des rapports humains… Benoîte Groult précise que « L’histoire nous prouve qu’on n’extirpera pas plus le sexisme que le racisme. Dans les ex-colonies d’Afrique, les Noirs n’ont pas réussi à rendre les Blancs moins racistes, ils se sont tout simplement soustraits (en partie, en toute petite partie seulement ! Hélas !… ndlr) à leur pouvoir. De la même façon, il faut que les femmes enlèvent aux hommes le pouvoir de leur nuire. »

    Le verdict est donc sans appel : celles qui s’imaginent encore pouvoir manœuvrer le monde et y faire leur chemin par la séduction (et la putasserie), sont des imbéciles aux tactiques d’esclave. Il est vrai que « la solidarité est une notion neuve pour les femmes si longtemps sorties de la maison d’un père pour entrer dans celle d’un mari. » précise une Benoîte Groult lucide.

    Quarante ans après la parution de "Ainsi soit-elle", chez les Verts, l'affaire Maupin, cet iceberg dont on aperçoit à peine la partie émergée, nous le rappelle cruellement.

                  Au cours des 200 pages qui compte cet ouvrage, Benoite Groult n'aura de cesse de démontrer, page après page, avec minutie,  à quel point « le langage nous contraint à mal penser » tout en reconnaissant dès 1975 que le salut des femmes ne viendra que d’elles-mêmes après une prise de conscience de la nécessité d’une lutte spécifique :

                   « Il nous faut cesser d’avoir peur du mot féministe auquel on a habilement réussi à donner une nuance si péjorative que personne n’ose plus se poser en défenseur des femmes sous peine de mériter cette étiquette. Insérer le malaise et les craintes des femmes dans un sentiment commun de leur oppression dans la société, c’est précisément  ce qui constitue l’indispensable prise de conscience. »

     

     

    1On aura une pensée pour Olympe de Gouges guillotinée à Paris le 3 novembre 1793, femme de lettres française, devenue femme politique. Elle est considérée comme une des pionnières du féminisme français. Auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle a laissé de nombreux écrits en faveur des droits civils et politiques des femmes et de l’abolition de l’esclavage des Noirs.

     

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  • Une pensée pour tous ces intellectuels et auteurs syriens réfugiés qui découvrent la dictature de Bachar el-Assad à leur arrivée à Paris

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                       Dans un livre qui a pour titre "Les portes du néant", la romancière syrienne Samar Yazbek, installée à Paris raconte le quotidien de ceux qui luttent à la fois contre Assad et Daech : ICI

     

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                   « Maintenant laissons faire. Génie du Mal ! Te voilà lancé, suis le cours qu’il te plaira » - Jules César de W. Shakespeare.

     

                   On ne compte plus les intellectuels, universitaires et auteurs syriens qui ont trouvé refuge en Occident, à Paris en particulier. Invités dans toutes les émissions dites « culturelles », ils sont ! - émissions littéraires et autres, télés, radios, journaux quotidiens et hebdomadaires, magazines...

    Tenez ! Aujourd’hui encore sur France Culture qui a pour invitée une universitaire syrienne nommée Nisrine Al Zahre : ICI

                   A les écouter tous ces intellectuels syriens, patiemment, dans leurs témoignages à tous, là où aucun d’entre eux n’oublie jamais de nous parler de la dictature sanguinaire et cruelle de Bachar el-Assad père et fils...

                            ... un Bachar el-Assad qui, soit dit en passant, n’a eu qu’un seul tort aux yeux des Occidentaux : privilégier le projet d’un acheminement du pétrole iranien avec le soutien de la Russie, au détriment de celui des Monarchies du golfe...

    A les écouter tous ces auteurs, une fois à l’abri, leur exil accompli et achevé à Paris, loin de leurs compatriotes auxquels rien ne sera épargné...à tendre l’oreille donc auprès de tous ces quadras, quinquas et sexagénaires, hommes et femmes confondus, fraîchement débarqués à Roissy, la question suivante nous vient à l’esprit : comment tous ces intellectuels ont-ils fait pour vivre, étudier, enseigner, prospérer durant toutes ces années, dans une Syrie dirigée par el-Assad père et fils, deux bouchers dont il n’y aurait rien à sauver, y coulant des jours plus ou moins paisibles d’intellectuels syriens ? Comment ont-ils fait alors ?

                             ... voyez plutôt ! Parmi ces intellos syriens, d'aucuns n’hésitent pas à nous encourager, nous l’Occident, à juger Bachar el-Assad pour « crime de guerre » sans doute dans leur désir de conforter nos médias et notre classe politique et leur parti pris anti-Assad, à titre de remerciements envers notre belle terre d'asile, la France, et puis aussi selon le principe qui veut que l’on ne mord pas la main qui vous accueille et vous nourrira… trop heureux qu'ils sont tous ces Syriens d’avoir échappé au pire.

                   Autre question : tous ces intellos ont-ils fait partie de ceux qui ont occupé les rues des villes de Syrie en 2011 pour appeler Bachar el-Assad à des réformes démocratiques et à la fin de la corruption car c’est bien connu : avec el-Assad, père et fils, il suffit de demander pour obtenir ce qu’on désire, y compris la liberté ?

                            ... Insurrection qui fera près de quarante morts parmi les forces de l’ordre du régime dès les premiers jours.

    Dites ! On aurait souhaité une répression sans merci dont le régime est coutumier  que l’on ne s’y serait pas pris autrement. Sans doute la CIA peut-elle nous éclairer à ce sujet… ICI

                  Ou bien alors, tous ces intellectuels coulaient-ils des jours paisibles dans leurs universités respectives, peinards dans leur vie d'universitaires tranquilles, dictature syrienne ou pas,  en attendant la fin de la répression ? Car après tout, ici même, en Occident, on trouvera sans difficulté des milliers d’universitaires qui n’ont jamais contesté au cours de leur carrière quelque gouvernement ou présidence que ce soit... alors vous pensez bien… en Syrie !

     

                            On notera au passage, à propos de toutes ces questions légitimes ceci : ceux qui invitent nos intellectuels et auteurs syriens à s’exprimer, ceux qui les interviewent, comme un fait exprès ou comme par malchance, jamais ils ne semblent être capables de trouver le bon moment pour formuler toutes ces questions et toutes ces remarques pourtant frappées au coin du bon sens, auprès de leurs invités syriens...

                  Mais alors, tous ces intellectuels et auteurs syriens réfugiés auraient-ils découvert la dictature de Bachar el-Assad à leur arrivée à Paris ?

    Vraiment, c'est à se demander !

     

    ***

               

                    Dans ce contexte, une autre question vient maintenant à l'esprit ; une question dérangeante pour tout le monde : qu’est-ce qu’un Syrien aujourd’hui, intellectuel ou pas ? Et puis aussi : qu’est-ce qu’un Arabe, un Musulman (ou un Alaouite) dans cette partie du monde ? Qui est-il ? Ou bien plutôt... qu’en avons-nous fait si le seul refuge que cet Arabe, ce Musulman, puisse encore trouver pour sauver sa peau ou chercher un peu de sécurité et quelque réconfort matériel... si ce refuge, unique refuge, se trouve chez ceux qui ont détruit précisément son pays, avec minutie et une détermination sans faille ; son pays et d’autres encore, dans toute une région ?       

    Oui !  Qui sont-ils tous s’ils ne peuvent trouver refuge qu’auprès de ceux qui ont ruiné leurs moyens d’existence ?              

                                Imaginez-vous... disons des Polonais cherchant refuge en Allemagne en 1940 ? Peut-on alors parler de progrès lorsque la victime qui a survécu, peut toutefois envisager de se réfugier "en toute sécurité" chez celui qui est responsable de son malheur ? Sans doute est-ce ce qui nous distingue des Nazis : le fait que les victimes puissent trouver un peu de réconfort chez leurs bourreaux occidentaux.

                                L'humiliation serait donc totale pour les survivants ?

     

                   Si la guerre en Syrie nous est d’un enseignement quelconque c’est de nous avoir une fois de plus confirmé ceci : la lâcheté incommensurable des intellectuels en général et des intellectuels syriens en particulier qui, réfugiés en Europe, se gardent bien de dénoncer cet Occident pompier-pyromane d’un cynisme d’une cruauté sans nom ; un cynisme aux millions de morts arabes, musulmans et autres, depuis les années 90 !

    Sous le prisme de nos catégories occidentales, marxistes de préférence, ces intellectuels syriens nous invitent une fois de plus à faire le constat suivant :  la lâcheté de la bourgeoisie là-bas comme ici, est sans limite ; une bourgeoisie prête à toutes les humiliations, à toutes les compromissions, jusqu'à coucher avec ses bourreaux, pour survivre en tant que classe à la fois dominante et...  soumise finalement à la loi du plus fort, et ce sans état d'âme. Et si le meilleur trait de la bravoure est la discrétion (Falstaff – W. Shakespeare), sans doute doit-on en conclure que le meilleur trait du courage pour un intellectuel c'est un exil bavard et flagorneur d’une lâcheté sans nom.

                  Aussi, saluons ici bien plutôt les vrais héros : ceux qui ont pour seul ami, leur courage, et non la main qui a tué les uns, moins chanceux, et la main qui accueille maintenant les autres, ceux qui ont survécu au meurtre de masse qu'est la politique occidentale dans cette région du monde...

                  Une main, une seule, une seule et même main.

     

     

     

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    Terrorisme en Syrie : l’enjeu pétrolier

     

     

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