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Serge ULESKI, politique, art, littérature, ré-information, dissidence

  • Dis Cesaria, qui étais-tu quand tu n'étais pas encore Evora ?

     

                      Une voix formée dans les vapeurs d'alcool et la fumée des bars du Cap-Vert- volutes d'une célébrité à venir aussi improbable que méritée -, face à des clients, autochtones et touristes, pas toujours prévenants et attentifs... 

    Une voix au caractère forgé dans la poussière de Mindelo, sa ville natale... poussière levée par des pieds nus sous la menace d'un estomac dans les talons : celui d'une famille de quatre enfants à nourrir...

                       Regard doux mais sans illusions, dure à la tâche, pour Cesaria Evora le succès, même tardif, c'était... "... quand on n'a plus à s'inquiéter de savoir comment on va faire manger toute la famille".

    Et c'est ce même succès qui lui fera quitter son île, et non la pauvreté, contrairement à tant de ses compatriotes...

     

     

     

                       Elle a chanté Saudade d'Armando Zeferino Soares, enfin reconnu comme le véritable et unique auteur-compositeur de la chanson, après un long périple judiciaire, bien des années après sa création dans les années 50…

     

                      Saudade, qui est plus qu’une chanson, est l’expression d’un désir intense pour ce qui a été perdu - un pays, l'être aimé -, tout en gardant espoir, et puis sans doute aussi... l’expression de quelque brûlure de l'âme.

     

                       Epuisée (d'aucuns préféreront un "... pressée comme un citron par des tour-managers jamais rassasiés), Cesaria Evora avait demandé à pouvoir se reposer : elle a été exaucée il y a quelques jours ; en revanche, on sera en droit d'espérer que sa voix ne connaisse, elle, aucun repos.

                       Mais... dis-nous Cesaria : qui as-tu été et comment as-tu vécu (vaincu ?) durant toutes ces années, et alors que tu n'étais pas encore Evora ?  

                           

     

                                                     Saudade d'Armando Zeferino Soares 

     

     .

                  Pour prolonger... cliquez Cesaria Evora - site officiel

                           

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  • Election présidentielle 2017 : le spectre d'un François Mitterrand vampire

     

    le spectre de mitterrand, élection présidentielle 2017

     

                   Avec un FN aujourd'hui donné en tête au premier tour, et par voie de conséquence... présent demain au second tour de l'élection présidentielle 2017, et ce pour la seconde fois… c'est bel et bien une élection à un seul tour qui se dessine.

                  Toute la classe politique en avait rêvé de cette élection présidentielle à un tour, Mitterrand l’a fait !

                   Merci à ce François Mitterrand tout occupé à boire le sang de notre vie démocratique jusqu'à son assèchement ! Merci à François Mitterrand-vampire pour ce rapt, pour cette captation d'un processus démocratique propre à une 5è République maintenant moribonde ; un Mitterrand qui n'aura pas d'autre souci que d'aider le Front National de Jean-Marie le Pen à mettre un pied à l’étrier médiatique avec pour conséquence : un FN passant de 2% à 26% en 30 ans ; un succès politique qui ne s'est pas démenti. S'ensuivra alors  l’instrumentalisation éhontée par un homme et  par un parti (le PS) de ce Front National  avec pour seul objectif : diviser la droite et assurer la ré-élection d'un président qui aura placé, très tôt, dès les années 30, sa carrière politique seule - longévité et ascension - au centre de son existence.

    Il est vrai que l'on ne peut cacher très longtemps d'où l'on vient.

     

                   Car force est de constater ceci : dorénavant, sera Président celle ou celui, qui, dès le premier tour, occupera la deuxième ou la première place derrière ou devant le candidat FN : hier, le Pen père, aujourd'hui sa fille, demain sa petite-fille car tout se passe en famille comme pour Fillon.

    23% des voix suffiront pour rafler la mise : l’Elysée, cinq années durant, 10 peut-être... tout en continuant non pas à donner mais bien plutôt à obéir aux ordres... tout en affichant des allures de patron, fanfaronnant du haut du perron... pour n'avoir finalement, privé de courage, le plus souvent qu'un seul talent : celui des manigances politiciennes destinées à se maintenir cinq années de plus !

     

                  Et c'est alors que le voyage à Jarnac prend aujourd'hui encore tout son sens : aller cracher sur la tombe d'un président ruminant des années durant sa victoire ; un président auto-centré qui n'avait finalement, et malgré ses digressions littéraires à caractère rural - étable et bouse de vache -, aucune idée de la France et de son peuple : et aucune ambition pour eux deux non plus.

     

    Pour prolonger, cliquez : Jarnac, 5 minutes d'arrêt

     

     

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  • Salon de l'agriculture : la vitrine d'un productivisme d'essence nihiliste

                 Décès de Xavier Beulin en ce mois de février 2017, céréalier, industriel et businessman, patron du groupe agroalimentaire Avril, président du très puissant syndicat agricole : la FN-SEA 

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    Ouverture du Salon de l’agriculture : François Hollande fortement hué et insulté par les agriculteurs et les éleveurs en compagnie d'un autre président : celui du syndicat FN-SEA Xavier Beulin.

     

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                   Le salon de l'agriculture c'est 700.000 visiteurs venus du monde entier ; «la plus grande ferme du monde» à la Porte de Versailles nous dit-on chaque année.

    Mais ce salon c'est aussi et surtout la vitrine d'une agriculture de l'échec ; une agriculture qui ne peut rien faire pousser sans empoisonner la terre et l'agriculteur qui la cultive ainsi que les consommateurs... tout ce que ce salon s'évertuera à cacher à ses visiteurs crédules :

    - La surproduction, des excédents et du dumping sur les marchés mondiaux qui ruinent les économies des pays émergents (balance commerciale excédentaire oblige !) et en premier lieu : leur espoir de parvenir à une indépendance alimentaire aussi relative soit-elle !

    - La désertification rurale!

    - La clochardisation des campagnes !

    - L'eau du robinet que l'on ne peut plus boire !

    - Nos nappes phréatiques et de nos rivières polluées à tout jamais !

    - 80% des cancers d'aujourd'hui aux origines environnementales : l'air que l'on respire (épandage en ce qui concerne l'agriculture), la nourriture que l'on mange et les lieux que l'on habite !

    - Toute la souffrance animale des élevages concentrationnaires !

    - Les farines animales bon marché et la vache folle !


    - Le laboratoire des cancers de demain  : OGM, manipulation génétique !

    - Un littoral, terre de nitrates, saccagé par une pollution occasionnée par les techniques d'élevage intensif !

    - Une agriculture pour quelques chefs d'entreprise millionnaires !

    - Des paysans au RSA condamnés à terme à la faillite et au suicide.

     

                 Et pour finir : le salon de l'agriculture, c'est le salon de la FN-SEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles), et de l'agro-business responsables depuis les années 60, avec la complicité des partis de droite et aujourd'hui du PS, du fait que ce qui était hier encore une mission, voire une vocation, plus tard, un métier... noble et respecté, porteur de valeurs - nourrir ses semblables -, soit aujourd'hui frappée d'indignité nationale par une opinion publique écoeurée parce qu'informée.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Suicide, le monde paysan en première ligne

     

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  • François Fillon : le danger d'une menace

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                    Soupçon d’emplois fictifs, de recel de détournement d’argent public… ouverture d’une information puis d’une instruction, menace d’une mise en examen…

    Le candidat à la présidentielle de 2017 François Fillon s'accroche car il sait les humeurs changeantes, les opinions instables ; il sait qu'un événement peut en cacher et en chasser un autre, très vite, et que le corps électoral - cette fille facile qui se laissera toujours faire pourvu qu'on sache lui parler -, a plus ou moins intégré le fait que les motivations de la classe politique sont aussi d'ordre vénal…

    Aussi... si ce candidat-là en réchappe, si Fillon passe à et au travers d'une procédure judiciaire toujours en suspens… s’il se maintient et s’il est élu, non seulement il sera le président le plus mal élu de la 5è République (et le plus insulté certainement aussi... loin devant Sarkozy et Hollande)... mais plus important encore, et c’est là que réside le danger : gonflé à bloc, se pensant invincible, ce président sera intraitable ; triomphant, rien n’arrêtera ce rescapé, ce miraculé que personne n'attendait à l'occasion des primaires et que tout le monde disait condamné après les révélations du Canard enchaîné.

     

    sans-titre.pngModèle du candidat Fillon : Margaret Thatcher, ce premier ministre britannique des années 80, impitoyable avec des mineurs en lutte pour la sauvegarde de leur emploi et le chômage assuré pour toute une région et toute une génération ; "Dame de fer" tout aussi inflexible avec un gréviste de la faim, membre de l'Irish Republican Army (IRA) qui en mourra.

     

     

     

     

     

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    En cas de contestation et de conflit, 200 000 personnes dans la rue arrêteront-ils ces gens-là : François Fillon et consorts ? Rien n'est moins sûr.

     

                   Candidat de classe, candidat d'une classe, revancharde qui plus est - la bourgeoisie des centres de nos villes moyennes de province méprisée par cette autre bourgeoisie... mais de Paris celle-là, qui couvre une grande partie du spectre politique du PS aux LR -, il y a fort à craindre que ce Fillon, candidat anachronique (relatif à son modèle thatchérien), porte en lui et avec lui un risque et une menace que la France n’a certainement pas les moyens de s’offrir : une crise sociale tous azimuts sans précédent sur fond de « guerre civile » dans le contexte d'une société pas simplement éclatée mais bel et bien éventrée. 

     

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    Pour prolonger, cliquez : François Fillon - circulez y'a rien à voir

     

     

     

                    

     

                         Une analyse de Fillon face à Macron  : Fillon n'est pas oligarchie-mondiale-compatible. En revanche, aucun doute à propos de Macron : il est bel et bien l'homme de l'oligarchie mondiale.

     

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  • Michel Onfray encore et encore car la bêtise insiste toujours

     

     

                          

     

                          Un pape noir ainsi qu'un prêtre noir dans un village français, c’est de la décadence Monsieur Onfray ? - Vidéo à la 14.40
     
     
     
    ***
     
     
                         "Je me suis pensé mort alors que je suis encore vivant et j'ai pleuré, pleuré, pleuré longtemps et d'autres avec moi aussi. C'était fort, c'était beau, c'était bon, c'était grand."
     
     
                        Accro aux médias, Onfray est de retour avec un ouvrage : "Décadence".
     
    Plus les années passent, plus le constat suivant s'impose au sujet de ce graphomaniaque ( production de deux à trois livres par an) : Onfray aujourd'hui, c'est... sans nul doute, la continuation de Zemmour par d’autres moyens ; comprenez : un discours plus conceptuel, plus proche de l'histoire des idées mais un discours pseudo-savant et sournois ; d'aucuns diront : un discours de faux-cul par manque de courage et de légitimité populaire, contrairement à Zemmour qui n'a pas besoin de prendre des gants avec quelque communauté que ce soit ; un Onfray qui n’assume rien car, bien qu'il s'en cache, son jugement est évidemment moral et idéologique. En filigrane, la grande peur du grand remplacement : l’Islam. 
     
    Les médias de masse étant sa seule famille (relativement jeune encore, Onfray est veuf, sans enfant et vit en province), pour continuer d'exister médiatiquement, Onfray choisit de rejoindre la bêtise ambiante ( participant à des émissions du même genre) et la scélératesse d'un système de pensée de l'abaissement dans les bas fonds de l'épuisement de l'humain et de la liquidation de l'intelligence.
     
    Son ouvrage "Décadence" finira droit chez Finkielkraut dans "Répliques" sur France Culture. Et il le sait.
     
                        Alors vraiment ... tout ça pour ça ? Plus de 80 livres pour en arriver là ?
     
     
     
                         Exonérer le Bouddhisme et le Judaïsme... plus important encore, tirer à boulets rouges sur l’Islam et le Christianisme - deux conditions à remplir pour recueillir l'assentiment des producteurs de télé et de radio -... au moins Onfray sait-il ce qu’il faut et qui il faut craindre : sûrement pas les imams ni les curés.
     
    Et Yann Moix de boire du petit lait chez Ruquier (la gourde de service !)  à l'écoute d'Onfray ; Yann Moix, cet orléanais, pas Jeanne d'Arc ni Robin des bois pour un sou - et pourtant, elles sont belles les forêts de la Sologne - , monté à Paris pour y faire fortune auprès de Bernard-Henri Lévy maintenant qu'il est dans ses petits papiers.
     
     
    ***
     
    Qu'à cela ne tienne ! 
     
                         "Le Christianisme, dites-vous Monsieur Onfray ?
     
                          Et bien... sachez qu'il me suffit d’écouter une cantate de Bach, de me rendre à Chartres, de feuilleter un ouvrage de peinture qui s’étend du VIe siècle au 16è siècle (plus près de nous : Salvador Dali) et de lire un ouvrage de Bernanos pour m’en faire une idée ; une belle et grande idée."
     
     
                    On ne manquera pas de noter ceci à propos de l'intervention de Michel Onfray que des médias complaisants nomment philosophe - intervention bavarde mais creuse comme à l'accoutumée : de peur de passer pour un passéiste et un réac, Onfray fait semblant d’accueillir favorablement ce qu’il appelle "le déclin et la décadence de l’Occident"...
     
    Faut bien dire que les imbéciles insistent toujours ; de plus, chaque matin à leur réveil, ils n'ont qu'un désir : se tirer une balle dans le pied. 
     
              Avec Onfray, la haine de soi n'est jamais très loin, l'ingratitude sous la forme d'un crachat dans la soupe non plus et la bêtise tout autant.

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    Pour prolonger, cliquez : Quand Michel Onfray rentre à la maison

     

     

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  • Les médias face à Donald Trump : pourquoi tant de haine ?

     

     

     

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                     Jamais contents ces médias ! Contre un Donald Trump démocratiquement élu, dans tous les médias de masse, c’est une parfaite unanimité haineuse qui sévit ; aucune exception ; aucune nuance ; à leurs yeux, tout chez Trump est condamnable.

     

                   Mais alors, d’où vient cette haine unanime ?

    Et bien, Trump ne flatte la bonne conscience d’aucun de ces acteurs médiatiques : commentateurs, chroniqueurs, animateurs et animatrices de l’information (on évitera à dessein le terme de « journaliste » puisque… comme chacun a pu le remarquer : il n’y a pratiquement plus de journalistes dans les médias).

    Tandis que... Obama, Bush junior…

    Tenez : jamais les guerres de Bush junior et les sanctions économiques aux millions de morts direct et indirects (jusqu’à aujourd’hui) n’ont soulevé dans ces mêmes médias la moindre réprobation. Si l’on nous tient informés jour après jour - quasiment heure par heure -, depuis 4 ans, sur le nombre de victimes des bombardements syriens  - plus tard… ceux des Russes -, sur Alep et ailleurs (1), en revanche, ces médias mettront plusieurs années à se décider à dévoiler le bilan en vies humaines des guerres de Bush junior (2).

    Il est vrai que ces guerres prenaient pour cibles des Arabes et/ou des Musulmans. De plus, ces guerres de Bush menées au nom de la démocratie et soutenues sans réserves par les médias, avaient l’avantage d’offrir à un racisme toujours latent un camouflage tout terrain : le racisme anti-arabe maintenant centenaire et la haine du Musulman… plus récente, dans des médias très majoritairement proches des intérêts atlantistes, israéliens ainsi que ceux des monarchies du Golfe ( business oblige !) comme c’est pas permis même dans le cadre d’un humanisme a minima au ras des pâquerettes.

    Aussi, que l’on ne se voile pas la face : l’alibi démocratique de ceux qui ont pensé les guerres conduites par Bush junior cachait aussi et surtout une ratonade en bonne et due forme. Motus et bouche cousue dans les médias : ce racisme inexprimable trouvait là un débouché inespéré.

     

                  Plus tard, un président noir nommé Obama, occupa la Maison blanche.

                 Un président noir ? Pour sûr, voilà qui allait flatter les bonnes consciences de ces mêmes médias financés et dirigés par des Blancs.

    Ah ! Cette satanée culpabilité raciale ! Avec Obama, tous ces animateurs pouvaient faire peau neuve : s’acheter une nouvelle conduite, une bonne conduite ainsi qu’une bonne conscience à moindre frais ; une conscience de première classe après les ratonades et la boucherie de Bush junior. D’où leur soutien inconditionnel à Obama huit années durant.

    C’est Bernie Sanders qui viendra néanmoins nous révéler à quel point ces médias se sont moqués comme de l’an 40 du bilan économique et social d’Obama qui, à l’extérieur, il faut le rappeler, affichera le tableau de chasse suivant : destruction de la Lybie ainsi que de la Syrie avec les  conséquences que l'on sait : des réfugiés par milliers jetés à la mer par dizaines de milliers ; des millions de déplacés et un terrorisme islamiste florissant.

    C’est un Noir qui conduisait ces guerres. Aussi, « politiquement correct » oblige : ces guerres ne peuvent être que justes et nécessaires d’autant plus que, là encore, elles touchent des Arabes et/ou des Musulmans !

    Quand on vous dit que plus ça change… plus…

    Dans les faits, sous Obama, il aura été toujours aussi périlleux d'être pauvres et noirs aux Etats-Unis ainsi qu'ouvriers blancs (ou pas) payés quelques dollars de l'heure ; la candidature éphémère de Bernie Sanders et les événements dramatiques de "maintien de l'ordre" de la société américaine auront au moins permis de le rappeler au monde entier.

    Autant pour ceux qui, en 2008, ont salué la victoire de ce Président noir, comme un miracle - miracle poétique.

     

               Bush junior, Obama… tous derrière, tous devant…

               Quid de Trump ?

     

               Il semblerait que Donald Trump soit leur mauvaise conscience à tous, lui et son électorat constitué en grande partie de "loosers" - ploucs et gueux au regard des médias -, qui ne se résignent pas. Or, ces médias dominants sont sans pitié avec ceux qui troublent leur fête (en particulier ici en France les grévistes CGT et les activistes) car tous ces acteurs médiatiques avaient dans l'idée de fêter Hilary Clinton. N'en doutons pas un seul instant.

    Et puis, comme cela a été dit précédemment : Trump ne flatte la bonne conscience de personne et dérange la mauvaise conscience de tous les autres. Pour commencer, il n’offre aucun débouché, aucun camouflage ni au racisme, ni à la haine envers le Musulman ; son absence de considération pour le « qu’en dira-t-on » embarrasse les médias qui n’en demandaient pas temps et qui auraient aimé, comme avec Bush junior et Obama bonimenteurs de première catégorie, qu’il leur soit donné de quoi biaiser, de quoi mentir, de quoi se réjouir sans triomphalisme excessif de la continuation par d’autres moyens des présidences meurtrières et dictatoriales de Bush et d'Obama.

    Et puis... soyons sérieux une minute : comme si le « America first ! » de Trump n’était pas partagé par tous les Présidents passés, des pères fondateurs esclavagistes à aujourd’hui !

     

                Décidément, Trump froisse la politesse des médias qui est la pire des hypocrisies (3). Mais alors, trop honnête Trump pour être poli ? C’est à voir.

    Les médias n’ignorent pas non plus que ce sont des milliardaires comme Trump qui financent les campagnes électorales de tous les candidats à la présidence des USA depuis des lustres. Trump est donc chez lui à la Maison blanche et tous ceux qui l’ont précédés aussi, en finançant les campagnes de Présidents qui n’ont pas cessé,  une fois leur élection ou ré-élection assurée, de les rembourser, affairistes, soumis, menteurs et criminels, de Bush à Obama… pour les plus récents.

                Trump leur coupe l’herbe sous le pied à tous ces médias. Il ne leur offre plus la possibilité de construire autour d’une figure écran de fumée, au sourire éclatant qui cache mal une soumission mimétique propre aux nouveaux riches qui n’en reviennent pas d’occuper la place qui est la leur (le couple Obama et sa petite famille), un conte, une fable d’inspiration faussement démocratique à la Bush junior ou bien « humaniste pour les gogos » à la Obama.

    Aussi, chez Trump tout est mis à jour, tout s'affiche devant ; rien n’est derrière. Frustrés ces médias ! Car, avec Trump, ils n’ont qu’à bien se tenir et à prendre des notes. Et Trump racontera toutes les histoires possibles ; il ne laissera aucune place à l’improvisation ; les médias s’épuiseront à le diaboliser et les lecteurs à lire ou écouter ces médias qui ne trouveront rien à sauver chez Trump jusqu’au jour où…

    Tous sauront très vite opérer une volte-face qui nous expliquera que Trump, finalement, n'est pas dépourvu de bon sens, et plus particulièrement une fois que ceux qui signent les chèques de cette classe médiatique sans-gêne, seront rassurés ainsi que Wall Street (4) : gel des salaires, réductions massives des charges pour les entreprises... avec Trump, des affaires juteuses sont encore possibles et la réduction des inégalités peut bien attendre :

                  "Restez pauvres mais fiers d'être Américains car vos exploiteurs seront certifiés Yankees pure souche, les capitaux et les bénéfices aussi !"

                   Et ça, ce n’est pas particulièrement fait pour déplaire à cette caste médiatique et leurs patrons sans conscience.

                  

     

     

    1 – On notera au passage le silence de ces médias depuis la défaite et le retrait des troupes islamistes d’occupation de cette ville… depuis que l'armée de Bachar el-Assad a repris le contrôle. Les médias craignent-ils des témoignages en liesse favorables à "Bachar el-Assad le libérateur" ?

     

    2 - Heureusement pour nous tous : l’information sur Internet ne s'est jamais aussi bien portée grâce aux sites de ré-information et de contre-information tels que Egalité et Réconciliation, Agoravox, Investig'Action, les Crises.fr etc…

     

    3- Trump et les médias à propos d'Israël : le feu-vert de Trump donné à Netanyahu pour la continuation de la colonisation de Jérusalem et de la Cisjordanie ; comment les médias vont-ils gérer l'actualité d'une parole anti-israélienne censurée depuis les années 80 à l'arrivée du PS à l'Elysée, dans le contexte d'une détestation de Trump et d'une adhésion complète aux pressions sionistes en France par ces mêmes médias ? Comment être pour et contre tout à la fois ?

     

    4 - Trump anti-establishment ? Mauvaise blague, mauvaise analyse : Trump, c'est les USA qui passent à autre chose.

    Trump ne touchera pas à Wall-street, ni à la relation avec Israël et l’Arabie Saoudite. Quant à la Russie, les USA savent que ce pays-continent n’a aucun poids économique, technologique, culturel et militaire. Ils n’ont plus de temps à perdre. La préoccupation des USA c’est l’Asie. Et là encore, dans ses propos, Trump est au rendez-vous contre la Chine.

     

     

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    Pour prolonger, cliquez : Donald Trump - plus œcuménique que lui tu meurs !

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  • Fillon à la barre : "Circulez, y'a rien à voir !"

    fillon conférence de presse lundi 6 février 2017

                      Conférence de presse arrogante qui n'assume rien ; boniments et embrouilles ; excuses à propos d'emplois familiaux en lieu et place d'emplois fictifs délictueux ; procès d'intention à l'endroit de la presse d'investigation : Canard enchaîné et Médiapart ; remise en cause de la compétence de la justice ; chantage au chaos aux relents mégalomaniaques : "Ma candidature sinon le pire !" François Fillon tente le coup de force car Fillon a senti la victoire là, tout près, à portée de main - une victoire qui hurle, assourdissante et qui ne demande qu'à se donner sans réserve et sans état d'âme - face à une Marine le Pen qui ne peut espérer jouer qu'un rôle de sparring Partner au second tour de cette non-élection présidentielle...

    Fillon s'accroche désespérément, cherchant à gagner du temps car il sait les humeurs changeantes, les opinions instables ; il sait qu'un événement peut en cacher et en chasser un autre, très vite, et que le corps électoral a plus ou moins intégré le fait que les motivations de la classe politique sont aussi d'ordre vénal...

                    Fillon a donc reniflé cette victoire quasi acquise et puis une autre donnée aussi : parmi les 45 millions d'électeurs, du moins.... parmi ceux qui se déplacent encore et qui bravent l'abstention comme d'autres le mauvais temps, on y trouve toujours autant de pauvres bougres amnésiques, complaisants, d'une sottise d'une invention toujours renouvelée, année après année, génération après génération ; le corps électoral est une fille facile qui se laissera toujours faire pourvu qu'on sache lui parler.

                     Mais que personne ne se réjouisse ! Ce qui a été commencé là, ce lundi après-midi, avec cette conférence de presse et l'obstination arrogante d'un Fillon qui décide de se maintenir, ne se terminera pas le soir de la victoire attendue de ce même Fillon face à une Marine Le Pen dans une élection sans second tour car, si jamais aucun Président n'a été autant insulté que Sarkozy et Hollande, avec Fillon à l'Elysée, le déclin de la 5e république atteint sa pente la plus abrupte.

    Grandeur et décadence, la descente et la chute finales seront d'autant plus brutales qu'elles emporteront avec elles et la fonction présidentielle et la 5è République car il semblerait qu'il n'y ait plus à droite un seul homme pour rappeler ceci : "Mieux vaut perdre une élection que son âme" et plus encore lorsqu'il est question - après Sarkozy et Hollande -, d'une fonction - la plus haute -, maintenant menacée d'être définitivement frappée d'indignité (1) : fonction et homme.

    Les intérêts de caste, intérêts particuliers - revanche politique, carrière, bonus financier, canapé, fauteuil, strapontin, retraite dorée - car il y en aura pour tout le monde ! - l'auront donc emporté même si d'aucuns seront très certainement appelés à regretter dans les mois et les années à venir d'être restés en politique alors qu'ils avaient largement l'âge de prendre leur retraite.

     

                    Quant à Alain Juppé (ainsi que Jean-Pierre Raffarin dans une certaine mesure - 2), il portera  une lourde responsabilité dans son refus d'offrir à sa famille politique une sortie honorable. Mais... que pouvait-on bien attendre de cet homme ? Un geste, une décision qui l'engagerait historiquement ? Non, rien.

     

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                          Petit premier ministre sans envergure répondant au nom de "juppette", maire d'une ville prospère sans voix et sans conséquence (une ville pour rien ?)... tout se tient décidément ; et plus eux tous se réclament de de Gaulle, de Clémenceau et d'autres encore, moins ils en ont l'empreinte de pied, l'envergure et la taille pas davantage : Liliputiens au monde de Lilliput ils sont ! Alors que la situation mondiale, la justice, la protection, la dignité des nations et des peuples exigent des géants.

     

    1 - Après les juges, les journalistes, les enseignants, la police, les médecins, la classe politique...

    2 - Comment un homme de l'intelligence de Raffarin a-t-il pu une nouvelle fois se tromper à ce point ? La première, en soutenant Sarkozy en 2012 ; la deuxième : Fillon, un candidat condamné.

     

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  • "Les nuits de Paris" de Nicolas Edme Rétif de la Bretonne

     

     

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    « Les Nuits de Paris » : une œuvre de plus de 3000 pages rédigées entre 1786 et 1788 par un auteur-journaliste ("publiciste" on disait au 18è siècle) témoin d’une France urbaine et nocturne à l’aube de la chute de la monarchie ; notes dont les historiens feront des choux gras un siècle et demi plus tard. 

    Contemporain de Sade et Laclos, Nicolas Edme Rétif de la Bretonne est resté méconnu deux siècles durant. Si Sébastien Mercier auteur d’un "Tableau de Paris" de plusieurs milliers de page a devancé Rétif de la Bretonne de quelques années en tant que premier auteur d’un récit urbain à la fois mythologique et pittoresque, Rétif y ajoutera une dimension picaresque et plus important encore : un auteur-conteur, acteur, témoin, spectateur... noctambule de surcroît.

    Trait essentiel de l’originalité de ces « Nuits de Paris »  est le regard que Rétif porte sur ses contemporains. Sade le disait « écrivain poissard » … car il peignait souvent un tableau misérabiliste.

    Conteur-né, ses nuits parisiennes parfois émouvantes collent au vivant et à l’événement…à l’aise dans le quotidien et sa fiction ; et si la nuit renforce l’acuité du regard et le silence l’ouïe, notre hibou-spectateur du ruisseau – tel on le nommait -, se régale, et ses lecteurs aussi.

    Des centaines de récits courts, incisifs, d’une diversité peu commune :  tous les sujets sont traités, tous les métiers, tous les lieux publics et privés, toutes les classes des « filles du commun » aux domestiques à l’artisan, de la noblesse à la bourgeoisie, filles publics (prostituées) voleurs, escrocs, bandits, oisifs, mendiants, débrouillards,  et une Marquise , vraie ou fausse,  réelle ou fictive, (c’est la Schéhérazade des contes des mille et une nuits) ; elle sera sa première auditrice ; Rétif lui contera ses anecdotes nocturnes, fruits de ses promenades, avant de rentrer à l’aube dans son logis de la rue de la Bûcherie. Une Marquise bienfaitrice dont il sollicitera la charité et le salut pour ceux et celles qu’il prendra sous son aile au cours de  ses pérégrinations nocturnes, tel un pasteur…  ouailles  en perdition ou en grand danger de l’être, car, à ses yeux, l’action individuelle étant garante de la bonne conscience.

     

                Alors que la noblesse de province faisait monter leurs filles encore adolescentes à la cour de Versailles pour les marier (les vendre ?) aux plus offrants des vieillards moribonds, la petite bourgeoisie du coeur de Paris courait la nuit, à la lueur des bougies de leurs domestiques, à la recherche de leur fille cadette qu’un séducteur bavard et cynique déflorait à grand renfort de beaux discours et de promesses qui n'engageaient le plus souvent que celles qui les recevaient, sous les portes cochères…

    Rocambole un demi siècle avant son auteur, tantôt à l’affût, tantôt en mouvement mais sans précipitation, excepté lorsqu’il lui faut échapper à des poursuivants aussi malfamés que mal intentionnés, appelant à la garde quand les risques sont trop grands, Rétif nous rapportera un fait peu connu de cette époque : les viols collectifs en public, de jour comme de nuit, par des bandes savamment organisées lors des fêtes de rue  et des feux d’artifice qui mobilisent des foules entières ; toutes les classes s’y retrouvent : on choisit soigneusement une victime, une jeune fille de préférence mais pas toujours, on l’entoure, on l’encercle, on l’isole de ses parents ou de ceux qui l’accompagnent pour lui faire subir dans le tumulte, le bruit et la fureur des festivités de rue – cris, fusées et pétards -, tous les outrages avant de s’éclipser  sans être inquiétés.

    Précisons ici que toute l’œuvre de Rétif ne vit que par les femmes et pour les femmes, tout comme son auteur ; femmes de tous les âges et de toutes les conditions, faibles et crédules ou parfois dans la nécessité d’exercer des activités que la morale réprouve mais auxquelles la société tout entière a recours sans sourciller. Il sera souvent question de jeunes filles, abusées, meurtries ou dont la vertu en danger semble galvaniser chez Rétif un courage physique aussi rare que précieux car dans ce Paris de la fin du XVIIIe siècle, jamais les femmes du peuple et de la petite bourgeoisie auront été autant en danger ; chair à plaisir convoitée par tous les hommes  de tous les âges et là encore, de toutes les conditions : les petits Sade sont légion à cette époque ; le marquis a fait d’innombrables émules qui ne leur demanderont pas leur avis.


                 En rupture avec la tradition romanesque d’un Antoine Prévost,  ces « Nuits de Paris » n’ont pas d’histoire suivie car la diversité des récits y contribue guère ; de plus, les personnages que l’on rencontre  et côtoie avec l’auteur ont pour seule réalité, une réalité collective, quasi sociologique : toute une époque donc !


    Rétif annonce Balzac mais sans le Père Goriot ou Flaubert mais sans Madame Bovary. Pas de figures archétypales sinon des conditions de vie, des comportements et des manières d’être au monde emblématiques d’un ordre social qui appartient à la fois au passé et à l’avenir ; un avenir révolutionnaire : la noblesse déclinera avant de sombrer au profit d’une bourgeoisie qui aura pour unique exigence : que les affaires tournent ! Petites et grandes ; honorables ou affligeantes… pour les siècles des siècles... 

     

                 La rue est le domaine de la marginalité, et la nuit, celui du malheur qui accable des êtres déjà bien fragilisés ; c’est le Paris du peuple dans son entier à une époque où toutes les classes sociales cohabitent encore : la ségrégation est seulement verticale ; elle dépend de l’étage. Un Paris « occupé » par une main d’œuvre chassée des provinces par la disette ; c'est le Paris des cabarets et des coupe-gorge ; cours, jardins, escaliers étroits, Rétif ira jusqu’à pénétrer l’intimité des logements parfois à l’insu des occupants pour écouter, entendre, observer, comprendre ou bien secourir…

    Ce sera quelques dizaines d’années plus tard, le Paris de Balzac, d’Eugène Sue et d’Hugo.

    Et c’est aussi le Paris du piéton et le Paris pré-révolutionnaire même si dans ses récits, aucune révolution semble pointer le bout de son nez - il faudra se reporter à cette autre œuvre nocturne de Rétif qui porte le nom de « Nuits révolutionnaires » ; car si la nuit, tous les chats sont gris, les révolutionnaires eux cuvent leurs idées comme d’autres leur vin, et face au sommeil nous sommes tous égaux.

    C’est le Paris de l’île de la Cité, de l’hôtel Dieu, le cœur de la Capitale qui comportait alors que six arrondissements… place Maubert, rue de la Bûcherie, le Paris des imprimeurs et des libraires (Rétif était lui-même imprimeur), l’Ecole de médecine et des hurlements de femmes en couches. C’est le Marais… la rue Saintonge… les Halles, sans oublier les faubourgs : Saint-Germain et Saint-Marcel.

     

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    Les ancêtres huguenots de Rétif, sa formation janséniste à Auxerre puis à Bicêtre feront de lui l’ennemi de l’oisiveté : « la religion veut que l’on s’occupe utilement pour soi-même et pour les autres » ; volontiers sermonneur de haut de sa chaire de moraliste réaliste, rigoriste et parfois, franchement austère, sa vie privée n'aura pas été pour autant un modèle de vertu : en effet, on lui connaît une relation incestueuse avec sa fille ainée.

    Sans doute s’agit-il là encore d’une histoire de paille et de poutre et d’un « Faites ce que je dis mais pas ce que je fais ! »… pour ne rien dire d’un « Pour vous la vertu, pour moi la licence ! »

    C’est Molière qui n’a de cesse d’avoir raison.

     

                Confiant dans la science, disciple de Buffon et proche de Rousseau, les "Nuits de Paris" sont souvent éclairées des idées philosophiques et politiques de l'auteur ; chaque récit peut avoir alors pour conclusion nombre de propositions destinées à mettre fin à une carence, à une insuffisance ou à un excès dommageable pour le bien commun car, comme pour tous les honnêtes gens, l’intérêt général était  son souci premier.

    Avec Rousseau, Rétif réaffirme que le peuple est la seule réalité politique. Le Souverain n’est que le « réunisseur du Pouvoir », et le peuple la nation.

    Il craignait néanmoins les fermentations populaires : « Comme mon bras doit toujours obéir à ma tête, toute résistance des membres affaiblit  un corps.» Ni révolutionnaire ni utopiste même s’il imagina pour ses lecteurs "l’An 1888", prudent, il pensait « que l’on ne doit attaquer les préjugés du peuple qu’avec ménagement et lorsqu’ils sont réellement nuisibles ».


    Ennemi du luxe, du superflu, toujours sans le sou et endetté - les visites les plus fréquentes à son domicile étaient celles des hommes de loi, huissiers de préférence -, il pensait que le « riche » est utile aussi longtemps qu’il œuvre en faveur du développement.

    Se rangeant du côté des stoïciens - lucidité et réalisme - contre les Epicuriens – à chaque jour suffit sa peine -, une série de livres sur ce qu’il appelait «  la réformation » verra le jour aux côtés d’autres ouvrages (une quarantaine de titres) rédigés dans le souci d’une recherche d’un mode de gouvernement qui placera le bien public au centre de son action. Il était contre la propriété du sol. Il se méfiait des physiocrates et des économistes (nos libéraux d'aujourd'hui en matière économique) ; il les considérait comme des « systématiques dangereux » ; des idéologues dogmatiques.

    Il nous quittera en 1806 après avoir lancé à la cantonade : « Quand le supplice est trop grand pour le crime (et a fortiori pour un délit), on n’effraie pas (on ne dissuade pas) : on indigne. »

    Et c'est déjà la voix d'un Emile Zola.

     

    ***

     

               Entre rêve et réalité, les Nuits parisiennes de Rétif de la Bretonne - nuits en noir et blanc -, et son clair-obscur, inspireront Baudelaire, Nerval, les grands romans populaires du XIXe siècle, puis Apollinaire, Soupault, Breton, Aragon et Carco : Paris la nuit, encore et toujours…

     

               Car... « Le spectateur nocturne est aussi acteur par l’écriture, il projette son ombre sur la scène, un personnage tout nouveau : il fait alors éclater Paris dans la littérature » - Jean Varbot.

     

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  • L'élection présidentielle 2017 : cette élection à un tour

     

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                  Tous l'ont compris : celui qui passe le premier tour de la Présidentielle, face au FN, est assuré de rafler la mise : la Présidence de la République.

    Occuper l'Elysée 5 années durant, 10 peut-être... c'est pas rien ! Tout en continuant non pas à donner mais bien plutôt à obéir aux ordres (la Banque, le Medef, la Commission européenne, l'Allemagne, les USA, Israël et les Monarchies du Golfe) ... tout en affichant des allures de patron, fanfaronnant du haut du perron de l'Elysée... pour n'avoir finalement, privé de courage, qu'un seul talent : celui des manigances politiciennes destinées à se maintenir cinq années de plus !

                 Si Macron en fait beaucoup et si Fillon s'accroche désespérément, cherchant à gagner du temps - il sait les humeurs changeantes, les opinions instables ; il sait qu'un événement peut en cacher et en chasser un autre, très vite, et que le corps électoral a plus ou moins intégré le fait que les motivations de la classe politique sont aussi d'ordre vénal -, c'est que tous deux savent la victoire tout près...

    Faut tenir bon pour Fillon...

    Continuer d'en faire des tonnes pour Macron... meeting après meeting...

    Car si les hyènes, les chacals, les vautours et autres charognards sont capables de sentir l'odeur du sang et des carcasses putrescentes à des kilomètres, les Macron et Fillon ont senti la victoire là, à portée de main - une victoire qui hurle, assourdissante et qui ne demande qu'à se donner sans réserve et sans état d'âme - face à une Marine le Pen qui ne peut espérer jouer qu'un rôle de sparring Partner au second tour de cette non-élection présidentielle.

    Tous deux ont donc reniflé cette victoire quasi acquise et puis une autre donnée aussi : parmi les 45 millions d'électeurs, du moins.... parmi ceux qui se déplacent encore et qui bravent l'abstention comme d'autres le mauvais temps, on y trouve toujours autant de pauvres bougres amnésiques, complaisants, d'une sottise d'une invention toujours renouvelée, année après année, génération après génération ; et ça aussi, le politique sait l'identifier très tôt et très vite ; le corps électoral est une fille facile qui se laissera toujours faire pourvu qu'on sache lui parler car les beaux parleurs et la promesse de lendemains qui chantent un bouquet de fleurs à la main ont toujours eu sa préférence.

     

                    Macron, Fillon... pour tous les deux... une aubaine cette élection ! Une affaire de premier ordre !

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  • Fillon, Paul, Vincent, François et les autres : ils se gavent... tous se gavent... ils ne cessent de se gaver.... des oies en politique ils sont !

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                  Oui ! Ils se gavent, se gavent, se gavent... ils n'en finissent pas de se gaver... d'argent public et privé... à la hauteur de dizaines de milliers d'euros par mois, des centaines par an...

                  Mais qu'est-ce qu'ils ont tous avec le fric ? Diable ! Qu'en font-ils tous de tout ce fric ?

                  Le fric, le fric... encore le fric...  toujours le fric ! A tous les âges, même finissant, même au terme d'une carrière politique... après s'être gavés toute leur vie durant...

                  Quelle est donc la nature de ce rapport qu'ils entretiennent tous avec l'argent ? Toujours plus d'argent sans contribution, sans contrepartie, sans retour ! Encore et encore l'argent ! Pour un peu, on jurerait que cet argent leur appartient, qu'il leur revient de droit cet argent !

    Qu'ils soient nés avec ou sans, chez eux tous on retrouve cette course à l'argent : prendre, posséder, s'accaparer... médias et sa clientèle qu'est la classe politique, inextricablement liés par cette soif pour le fric... médias de masse aux journalistes rémunérés à la hauteur de dizaines de milliers d'euros mensuels ; des journalistes qui, dans les faits, sont payés, achetés pour verrouiller l'information...

    En effet, aucun média de masse n'a révélé une affaire importante de corruption dans la classe politique...

    Mais alors, à leur sujet, doit-on parler de pathologie ?

     

                      

     

                                                                        ***

     

     

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                        N'oublions jamais que Fillon fera partie de ceux qui voteront contre la loi relative aux déclarations de patrimoine des députés et des sénateurs. Et pour cause...

    Le couple Fillon, la classe auquelle il appartient, ces membres ont toujours considéré que le droit était pour eux et les devoirs pour tous les autres. Et quand ils tombent, c'est de haut, de très haut car, à aucun moment, ces gens-là peuvent imaginer devoir rendre des comptes ; d'où leur mépris et leur obstination ; leur silence aussi qui en dit long : "Qui êtes-vous pour oser nous demander de nous expliquer à propos de quoi que ce soit ?"

     

                                                                           ****

     

                           

     

                                        (Quand les Pink-Floyd crachaient dans la soupe de l'argent des droits d'auteurs et des concerts - les Pink-Floyd auraient dû faire de la politique !)

     

                      Vertu, éthique, renoncement ! Rien n'y fera. Jamais. C'est sans espoir. Aussi, une seule solution s'impose : faire en sorte que la politique cesse d'attirer en priorité ceux qui ne veulent pas travailler tout en exerçant une activité rémunératrice dans des tranches de salaires réservées à 2% de la population active.

     

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                       Il faut "sortir l'argent de l'activité politique" et des mandats qui y sont liés : imposer des députés rémunérer à... par exemple... 3500 euros mensuels (1), sans renouvellement de mandat possible (un député vote les lois ; il n'est pas nécessaire qu'il les vote des années durant) ; quant au contrôle du volet financier de leur mandat.... sur la base d'un tirage au sort, chaque année, 10% d'entre eux devront se soumettre à l'examen de leur utilisation des enveloppes "frais de mandat" et "rémunération des collaborateurs"... ce qui implique aussi une réduction drastique du montant de ces enveloppes avec interdiction d'exercer une activité rémunérée autre, en particulier dans le secteur privée.

     

                   

     

                       Députés, sénateurs, maires, ministres, conseillers généraux, Présidents de département, de région... seules de telles mesures nous débarrasseront de ceux qui sont en politique avec pour seul projet : échapper au salariat et capter, voraces et sans gêne, autant que faire se peut, l'argent public, la sueur et le sang des contribuables. 

     

     

    1 - Si vous changer les chances de gains, et le montant des gains, vous changez de joueurs et de motivations.

    Les 45 millions d’électeurs ne courent pas tous après l’argent qui n’est pas le seul moteur de l’engagement ; d’ailleurs, là où il y a de l’argent il n’y a pas d’engagement mais des opportunistes...
     
    Pasteur n’est pas devenu « Pasteur » pour l’argent ni Léonard de Vinci ni Jaurès. Il est ridicule de placer l’argent au centre de tout et de laisser entendre que nous courons tous après l’argent. C’est "psychologiquement" et historiquement faux.
     
    Aussi, ne soyons pas plus pessimistes ou cyniques qu’il est nécessaire ; d'autant plus que ce pessimisme et ce cynisme, ce "On n'y peut rien !" ressemblent fort à de la résignation voire à un conservatisme qui validerait une société de la rapine et de la corruption.  

      

     

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