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Serge ULESKI - art, essais, écriture et littérature

  • Michelle Obama publie son autobiographie en vedette américaine dans l'attente de celle de Barack Obama

     

    michelle obama auto biographie

    "La politique ne m'a jamais passionnée..."

     

    "Les mémoires" de Michelle Obama ? Non ! On ne rêve pas ! Michelle Obama, l'anti - Nina Simone par excellence !

                 Mais... mémoire pour mémoire, cette Michelle Obama se souviendra-t-elle, avant de nous le confirmer, que toutes ses dents sont fausses à cette Michelle, tout comme la communication de ce couple arriviste et vénal - les Obama -, stars des médias mondiaux, à la Maison Blanche huit années durant (et aujourd'hui encore, conférence après conférence de Barack Obama à coups de millions de dollars)... durant lesquelles il aura été toujours autant périlleux d'être pauvres et noirs aux Etats-Unis ainsi qu'ouvriers payés à quelques dollards de l'heure.  

     


                                   

     

                   Ah, Obama ! Un président noir ! Voilà qui, pour sûr, allait flatter les bonnes consciences de ces  médias financés et dirigés par des Blancs. 

    Cette satanée culpabilité raciale ! Avec Obama, tous ces animateurs pouvaient faire peau neuve : s’acheter une nouvelle conduite, une bonne conduite ainsi qu’une bonne conscience à moindre frais ; une conscience de première classe après avoir soutenu les ratonnades de Bush junior. D’où leur soutien inconditionnel à Obama.

    Présidence de bonimenteur au sourire uncle Ben's, Président bavard monté en chaire et qui n'a jamais vraiment quitté l'estrade de son église, prétentieux et guindé, à la manière des nouveaux riches (pour Obama.... sa réussite en politique) ; une présidence de gérant de paille occupée à rembourser l'argent collecté en 2008 lors de sa campagne - une collecte record nous avait-on précisé -, une présidence dont Bernie Sanders, candidat à la primaire démocrate, a su nous révéler toute la supercherie : toujours plus d'inégalités sous Obama, toujours plus de bombes et toujours plus de sourires et de sermons car plus Obama bombardait plus il souriait et plus il parlait d'autre chose.

    On compense comme on peut sans doute !

                  Cet engouement sans nuances, sans critique en faveur du couple présidentiel, révélera à quel point ces médias se sont moqués comme de l’an 40 du bilan économique et social d’Obama qui, à l’extérieur, il faut le rappeler, affichera le tableau de chasse suivant : la destruction de la Libye ainsi que de la Syrie.

     

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    Pour prolonger, cliquez : au bas mot Obama

                               et puis aussi : Donald Trump et les médias : pourquoi tant de haine ?

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  • Gilets jaunes et résistance : ce nouveau et dernier romantisme - 2

     

    les gilets jaunes près de l'elysée

     

                      Se mobilier ! N’avoir qu’une idée : sortir dans la rue et occuper cette rue ainsi que les lieux symboliques de ce qui est aujourd'hui le "non pouvoir" ! 

                      Qu'il soit permis ici de rappeler que chaque rassemblement, chaque mobilisation fait reculer l'oppression et ce sentiment funeste d'impuissance ; car dans chaque rassemblement, le dominé retrouve son humanité, sa souveraineté, gage de son honneur.

    Mobilisation, blocage, toute action contre ce corps étranger qu’est "le politique au service des dominants" - force et classe occupantes -, devient alors juste, belle et noble parce que juste.

                     

     

                 Nombreux sont ceux qui trépignent d'impatience face à ce nouveau sursaut ; sans oublier la ferveur d'être ensemble : la résistance est bel et bien un romantisme ! Le dernier. Car si les plus beaux chants sont des chants de revendications, les plus beaux rassemblements sont les rassemblements contre l'oppression ; lorsque les dominés se lèvent et font entendre leurs voix ; et c'est alors que tous retrouvent, et nous avec eux, leur dignité et un peu de pouvoir sur leur existence. Et ça, c'est beau. Très beau. 

     les gilets jaunes près de l'elyséeLa résignation est bien le pire des choix !

    Aussi, tous peuvent être fiers de leur action, fiers d'eux-mêmes car nous sommes fiers d'eux démesurément !

     

    ***

     

    Ce qui n’est pas acceptable c’est que l’on mette en danger des millions de foyers modestes à coups d’augmentation du prix de l’énergie fossile (énergies non renouvelables) au nom d’un transition énergétique mensongère ; des foyers pour lesquels aucune alternative s’offre à eux : privés d’auto faute de pouvoir remplir leur réservoir, c’est toute leur vie qui bascule….

    Nous ne sommes pas dupes pour autant : foyers populaires… cible dans laquelle l’abstention fait des ravages, d’où l’indifférence du gouvernement et de la « présidence » à l’égard de leurs colère et désespoir.

    Ce qui n’est pas acceptable non plus c’est que les médias se fassent les porte-parole de ce que l’on pourrait nommer « un mensonge d’Etat » car les raisons de la sur-taxation des carburants est à trouver non pas auprès des différents rapports du GIEC mais bien plutôt auprès de cette usine à gaz, véritable Etat dans l’Etat, à la tête duquel siège une caste totalement dédiée depuis 20 ans à la bonne exécution des directives et des traités signés par des chefs de gouvernement et des chefs d’Etat jean-foutre, d’une Commission européenne qui n’en finit pas de travailler à la destruction de l’U.E : j’ai nommé : Bercy ;  fange arrogante, autoritaire et anti-démocratique, créature d’un fascisme monétariste.

    Un Bercy aux ordres d’une Commission dédiée à la paupérisation des Etats, dictature du remboursement d’un endettement pourtant imposé dans les années 70 : véritable coup d’Etat politique.

    Que l’on ne se fasse aucune illusion : il semblerait que la prétendue  « conversion écologique » soit d’une part le cache-sexe d’un racket organisé des foyers français et d’autre part, que celle-ci… tout comme la liquidation de notre industrie dans les années 80, se fasse sur le dos des classes populaires et petites classes moyennes, une nouvelle fois, sacrifiées pour le bien-être à venir des chérubins de l’hyper-classe et des classes supérieures et moyennes supérieures de nos centres-villes.

    Abandonnés par des syndicats du public et du privé lâches et veules, à la tête desquels la bourgeoisie a su se positionner au fil des ans, compromis après compromis avec le patronat…  un seul espoir à l’horizon : que les Gilets jaunes n’oublient pas leur colère à toutes les élections qui vont se succéder.

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  • S’offrir une réalité sur mesure…

     

     

                 Un amour que l'on voit, même et surtout là où il n'est plus pour s'en être absenté. Retrouver sa trace, l'accès et puis, son cheminement, le tenir en laisse aussi, de peur qu'il ne nous échappe totalement et qu'il ne soit déjà trop tard pour le retenir et en goûter à nouveau la douce saveur puisque sans lui, plus rien n'est possible.

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    ***

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    Lille. Poste 2

    Tout se dérobe à son regard. Des villages se succèdent sans qu’il puisse identifier leurs noms. Portée sur une voie parallèle, sa vue striée le convainc de fermer les yeux ; il choisit pour quelques secondes d’épouser la condition d’un aveugle et puis, il les ouvre à nouveau et redresse la tête. Talus, champs, routes, rivières, étangs, chemins, bosquets, ponts, pylônes, clochers. Un homme marche seul sur une route. Des enfants courent sur un chemin détrempé. Engins de toutes sortes, entrepôts et enseignes gigantesques, épaves, ruines, usines désaffectées. Lieux incompréhensibles et inconcevables.

    Chaque seconde qui passe pousse des kilomètres de voie ferrée loin derrière lui et devant elle : elle qui s’éloigne sans fin. Il a suffi de quelques minutes, et la voilà déjà hors d’atteinte ! Bientôt, elle sera inaccessible et puis, intouchable pour de longues semaines. Mais il n’est pas inquiet face à cette réalité inconséquente, à peine tangible car, il n’a pas quitté cette chambre d’hôtel qui les a vus, des cendres d’une existence à genoux, renaître à la vie et se reconstituer d’une seule pièce, entier et debout, d’un seul tenant univoque et tendu. Non ! Elle ne l’a pas raccompagné à la gare. Non ! Il n’a pas pris ce train qui… dans un peu moins d’une heure trente, le ramènera à la désolation.

    Anesthésié, comme groggy par ces quelques heures passées à ses côtés, il est encore dans son odeur, avec ses gestes, dans son humeur, avec son sourire. Ce n’est pas le temps qui s’est figé mais son écoulement qui lui tient tête et c’est à rebours, à contre courant de son propre cheminement que cet écoulement parcourt une réalité qui refuse en bloc de céder sa place à l’instant présent qui a pour réalité un train qu’aucun subterfuge n’arrêtera.


    Prostré d’hébétude, il semble indifférent. Pour l’heure, la conscience de cette nouvelle séparation sommeille encore en lui. Mais bientôt viendra l’interstice puis, l’entre-temps et enfin, la césure nette et tranchée comme un couperet qui tombe, un gouffre qui s’ouvre jusqu’au vertige et rien ne viendra compenser l’épuisement inévitable de cet influx magnétique et nerveux que chacune de leur rencontre lui apporte car, une fois l’illusion d’une séparation fictive évanouie que des semaines d’éloignement porteront jusqu’à une éternité, livré à lui-même et sans recours, il ne pourra rien substituer à cette énergie insufflée l’un à l’autre. Non, rien ! Sinon, vivre dans l’attente de son renouvellement, à la prochaine prise, à la prochaine remontée en surface, à l’air libre et suffoquant.

     

    Arras. Poste 4

    Personne n’est monté. Chance inespérée ! Le compartiment restera désert. Quelle aubaine ! Le pire lui a été épargné ! Confort parfait donc ! Pas de bavardage pour bavarder et ce faisant, ne pas et ne jamais avouer qu’on n’a plus rien à dire parce que… ça va bien comme ça et qu’on n’en peut plus de ne plus pouvoir quoi que ce soit pour soi-même et pour ses proches depuis que tout nous échappe et qu’on ne décide de rien ou bien, de si peu, dans les marges, par bribes, entre deux sauts de puces effectués à reculons. Alors, disons-le : le meilleur est derrière nous, mais loin, loin... et depuis longtemps déjà !

    Rien ne pourra le perturber ; pas même le sifflement aigu et continu - perceptible par intermittence quand on s’en donne la peine ou bien, quand notre ouïe reprend ses droits sur une perception dissipée - ni l’indéfinissable ronflement de la rame qui porte à une allure imperceptible sa puissance et sa force sur des rails au parallélisme d’une rectitude studieuse et irréprochable. A son insu, le train glisse vers sa destination, sans effort, imperturbable, sûr de sa puissance et de son infaillibilité. Le temps d’un voyage, on pourra donc mesurer tout ce qui sépare cette énergie cinétique de nos vies ! Oui ! Nos vies avec ses résolutions qui ne s’affirment pas mais balbutient de nouvelles raisons de ne pas trouver une voie, un aboutissement ferme et résolu. Et que dire de nos engagements !

    Incapable pour l’heure d’envisager une autre réalité pour lui-même, d’une hallucinante solennité, la lumière artificielle et le silence de son compartiment viennent confirmer son atmosphère insolite et renforcer l’état de grâce qu’il s’est accordé. Pas de nuisances sonores non plus ! De celles que nous sert sans répit, obstiné comme une tentative désespérée d’échapper à l’angoisse, un casque porté par ceux qui n’ont plus qu’un souci en tête : fuir la conscience qu’ils pourraient avoir de leur propre inutilité et leur entourage avec eux ; entourage bien en peine de leur proposer une raison d’être, claire et indubitable.

    Un train concurrent est venu frapper la vitre, mais sans effet durable. Un rêve dont on ne sort jamais pour en avoir aussitôt sollicité un autre, ce flottement dans lequel il se complait.

    Il a ouvert les yeux puis les a refermés. Dans son entêtement, il veut tout entendre, tout préserver et surtout et pour rien au monde, ne pas en sortir car, tout est là, intact ! Il ne manque rien. Les rires, les pleurs, les gémissements, les cris ! Son petit corps ferme, étroit, le sien grand et fort et puis, le leur, enchevêtré de frénésie, ses mots bien à elle, paroles chuchotés et bouleversantes comme une confession, les regards échangés quand ils restent immobiles, tournés l’un vers l’autre sans souffle mais encore avides. Décidément non, rien ne l’éloignera. Au comble du paradoxe, celui de son absence, c’est bien elle qui se tient à ses côtés, car, dans un souci d’apaisement, il l’a gardée avec lui et en lui, légère et incommensurable de par l’admiration et l’affection qu’il lui porte.


    Projets. Rêves insensés ! Espérances folles ! Quelle évolution possible pour eux deux ? Qu’est-ce qu’il est raisonnable d’espérer ? Sous quels délais ? Rupture ! Divorce ! Et si… ils parvenaient à s’extraire de leur union respective ! Et si, une fois libres, maîtres de leur destin, ils décidaient de tenter leur chance ensemble ?

    Et si… et si… et si… Seul au monde, on peut enfin et sans difficulté s’offrir une réalité sur mesure, un subterfuge dans lequel rien ni personne ne viendra vous rappeler à un ordre univoque et indépassable mais… pour combien de temps encore ? Combien de temps ? Le plus tard  possible ?

    Tenez ! L’issue approche et avec elle… une réponse brutale.

     

    Gare du Nord

    Rien ne va plus. Retour à la désespérance qui désespère de sa propre impuissance à pouvoir en réchapper. La réalité précaire qu’il a tentée durant toute la durée du voyage de préserver, est maintenant en morceaux. Il s’était égaré car, on n’échappe pas au monde.

    Agitations sans nombre, aussi inutiles qu’étrangères ; mille effervescences qui tapent du pied toute leur inconséquence ! Mais… comment penser dans tout ce vacarme ? Où trouver le courage et puis, un réconfort dans tous ces visages tantôt fugaces, tantôt pesants et lugubres comme des visions d’un autre monde, fantômes de l’au-delà ?

    A sa descente du train, un sentiment laid et sordide l’a saisi : sa faiblesse face à l’horreur de sa condition. Un cimetière aux tombes noires, une prison dont personne n’ira visiter les détenus, son impuissance.

    Comment rentrer alors ? Et puis, rentrer pour retrouver quoi ? Et chez qui ?


    La poitrine serrée, c’est bien l’enfer qui lui fait face maintenant et aucun démenti, aucune démonstration aussi savante soit-elle ne pourra remettre en cause cette certitude. Il ne lui reste plus qu’à en supporter le dégoût car toutes les énergies s’épuisent un jour, à bout d’arguments, d’objets et de raison d’être ce qu’elles ont été. Plus de perspectives alors ! Sinon l’éternel et tragique retour d’un quotidien dépouillé, affaissé au pied d’un mur contre lequel notre colonne vertébrale s’est brisée faute de n’avoir pas su le contourner à temps car, de toutes les saisons, c’est bien l’automne qui annonce le crépuscule de toutes les unions, l’une après l’autre. Elles n’existent déjà plus. Voyez comme on les piétine allégrement, sans sourciller. Jaunies et rances, elles n’intéressent déjà plus personne, toutes ces unions.

    Comment dans ces conditions s’exorciser d’une fatalité qui n’a de destin que le refus d’y voir un acquiescement tacite et pleutre ?

    De tout temps imperturbable, cette fatalité et sûre de son Grand Oeuvre : la sape d’une institution soutenable dans la résignation… seule !


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    Extrait du titre : " Cinq ans, cinq nuits"

    A propos de l'ouvrage... cliquez Cinq ans, cinq nuits

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  • Giacomo Casanova : premier travailleur sexuel de l'histoire de la prostitution masculine ?

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                 Giacomo Girolamo Casanova, né le 2 avril 1725 à Venise, décédé le 4 juin 1798, fut tour à tour violoniste, magicien, espion, charlatan, indic' de police, diplomate, bibliothécaire et écrivain.

    Infatigable, sillonnant le XVIIIe siècle au pas de course, présent dans toutes les cours d'Europe, de Venise à Paris, Madrid, Vienne, Londres... dans une quête incessante pour l'extase et le bonheur, anti-sadien par excellence - sensualité et volupté : il exécrait la contrainte et la violence -, mais aussi... escroc poursuivi par ses créanciers et autres huissiers, Casanova se retirera au château de Dux, en Bohême, une fois malade, la chandelle brûlée par les deux bouts - d'aucuns diront aujourd'hui : une fois établi le constat de sa perte de compétitivité sur le marché du sexe -, avant de devenir un écrivain de langue française.

     

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            On a dit de Casanova qu'il était l'homme le plus libre du 18e siècle.

    L'était-il vraiment ?

    Sans fortune personnelle, privé de toit, faisant "maison-neuve" plus souvent qu'à son tour, contraint, fils d'une actrice qui l'abandonnera très tôt et d'un père décédé alors qu'il n'a que quelques années, éternel invité, toute sa vie durant Casanova vivra sous la dépendance matérielle d'autrui.

    Premier des libertins chez les libertins, dans ses écrits, il s'interroge : quel est l’homme auquel le besoin ne fasse faire des bassesses ?

    Mais alors... et si... ce forçat du corps qui n'avait pour seules richesses que sa libido, son intelligence, sa culture et son talent incomparable pour la conversation...  et qui n'était pas seulement été un brillant séducteur, compulsif de surcroît, par amour pour les femmes (ou par abandon de la première d'entre elles... sa mère)... et si Giacomo avait été aussi et surtout le premier courtisan-gigolo, le premier travailleur (esclave) sexuel et mondain de l'histoire de la prostitution masculine ?

               La question est donc posée ; n'en déplaise à Sollers (2) qui n'aime rien tant que se raconter des histoires et nous en raconter aussi par la même occasion ; un Sollers qui n'a voulu voir que lui-même en et dans Casanova, oubliant Giacomo, cet enfant très tôt livré à lui-même, un Giacomo d'une susceptibilité à fleur de peau, celle du roturier dépendant, et par voie de conséquence, terriblement vulnérable face à une élite sociale souvent cruelle et inconséquente... en stakhanoviste de la lutte contre la menace quotidienne de la pauvreté et plus tard, la tyrannie de la vieillesse.

                Alors... premier courtisan-gigolo, premier travailleur (esclave) sexuel et mondain de l'histoire de la prostitution masculine ce Giacomo Casanova ?

                 C'est pas impossible. C'est même probable.

     

     

     

    1- Photo 2 : Donald Sutherland en Casanova, poule de luxe-traversti, sous la direction sans doute du plus grand cinéaste de la seconde moitié du 20è siècle : Frederico Fellini.

    2 - Sollers ICI, toujours disposé à faire le beau et le malin... jusqu'à la bêtise de ceux qui s'évertuent à nier la dimension politique et sociale de toute existence humaine.

     

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  • Zemmour à France Culture chez Finkielkraut…

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    Zemmour était l'invité de Finkielkraut sur France Culture ce samedi 17 novembre 2018...

    Zemmour et sa réhabilitation du Pétain de la Seconde guerre mondiale… Pétain et sa « Révolution nationale »...

    Un Zemmour qui, lors de son intervention, choisira volontairement et sans gêne, d'extirper de la politique la morale ; en effet, pour Zemmour, Bismarck et Hitler, c’est la même Allemagne ; Pétain et de Gaulle, la même France - feignant perfidement de penser qu’il est vain et sans objet d’interroger la nature du projet politique, voire civilisationnel, des uns et des autres.

    Plus hypocrite (faux-cul) comme approche et comme pré-supposé... vous ne trouverez pas ! Zemmour avançant masqué... même si plus loin, dans ce billet, on saura lever ce masque. 

     

                   Mais alors, face à un tel parti-pris, quelles peuvent bien être les motivations réelles de Zemmour ? En d’autres termes : pourquoi Zemmour a-t-il besoin de penser ce qu’il pense et de l’afficher en public avec autant de détermination ? Et qui plus est : pourquoi a-t-il besoin de nous faire croire qu'il pense ce qu'il dit, et ce jusqu'à l'absurde ?

    Un Zemmour pour lequel, en définitive, seule la France qui signera et gérera  l’Armistice, la France de Vichy, trouve grâce à ses yeux en ce qui concerne tout le 20è siècle.

                  Certes, depuis quelques années, il semblerait que Zemmour n’ait qu’un projet : faire payer à ceux qui ont « dirigé »  la France, des années 30 à aujourd’hui ( excluant au passage les hommes de la France de Vichy, de Pétain à Laval en passant par Doriot), leurs choix politiques suivants : le recul du Catholicisme (dont la mission devrait aujourd'hui consister à peser de tout son poids sur l’influence de l’Islam sur la société Française, selon Zemmour et ses acolytes :  E. Lévy de Causeur et d'autres), la figure de Charles de Gaulle chef d'une Résistance héroïque au rôle centrale dans la libération de la France, la fin de l’Empire, la décolonisation, la défaite de l’OAS, l’immigration et le regroupement familiale, la prise de pouvoir de l’ U.E et de sa Commission, le refus d’une communauté musulmane bouc-émissaire par la condamnation de l’islamophobie, l'influence de la communauté juive ashkénaze mondialiste (mondialisation qui signe l’arrêt de mort des Nations et du contrôle des frontières – de Attali à Soros ), un PS passé maître dans l’instrumentalisation de l’antiracisme - et par voie de conséquence, l’instrumentation du racisme (avant la volte-face antimusulmane et anti-anti-raciste d’un Manuel Valls) -, et enfin : la promotion de la parole féministe.

    Et c’est là toute l’histoire familiale de Zemmour et de sa communauté qui nous est contée : l'expatriation-expropriation du Maghreb (l'Algérie en ce qui le concerne), une fois l’Empire démantelé.

                        Aussi, avec Zemmour, journaliste-essayiste, jamais l’analyse suivante ne s’est autant vérifiée : nos partis-pris ( à ne pas confondre avec la pensée) ont pour origine nos affects. Prendre parti c'est tremper ses affects dans sa propre histoire. Arguments, détestations... pour cette raison,  jamais les interventions de Zemmour, ses provocations, ses polémiques, n’auront été autant la manifestation par excellence de son histoire ; jamais les affects n'auront autant déterminé son parcours, donnant raison à la théorie suivante : sans affect, aucun parti-pris n'est possible car ce ne sont pas les partis-pris ni les idées qui mènent le monde mais bien plutôt l'histoire - la petite et la grande histoire, individuelle et collective -, et les affects s'y rapportant.

    Pas d'engagement puissant et total, irréversible, dont les fondements ne nous touchent de plein fouet donc. Parti-pris qui enlève à Zemmour tout espoir d’être considéré comme un intellectuel, ce dernier demeure par excellence, l’homme du ressentiment historique : celui des vaincus car, tout Zemmour renvoie à ses origines et à son histoire familiale.

                     Inutile de se voiler la face : le moteur de Zemmour, ce qui le meut,  demeure plus que jamais la haine de l’Arabe, de l’Africain, du Musulman et de tous ceux qu’il tient pour responsables  du déclin d’un pays jadis conquérant ( notamment sur les plus faibles !), ainsi que  le deuil impossible de la fin de la domination de ce pays nommé la France, sur une partie du monde - Maghreb et Afrique noire en particulier ; domination qui permettait de soumettre (et de priver de droits et de citoyenneté) , toutes les populations précitées ; populations alors sans visage, sans représentation ni influence ; populations corvéables à merci.

    Tous les lecteurs-suiveurs et tous les membres du fan-club de Zemmour partagent cette analyse et cette aversion à l'égard de ces populations. 

    Pour cette raison, on peut rappeler encore une fois que Zemmour, au fond, tout au fond, ce n'est jamais que la continuation de la guerre d’Algérie par d’autres moyens. Aussi, c’est bien sur notre République des années 30 à aujourd’hui, que Zemmour n'a de cesse de cracher, faute de perspectives politiques permettant de mettre un terme définitif à cette France-là qu'il exècre ; un Zemmour vaincu de l’histoire, qui n’a trouvé qu'un seul exutoire à titre de consolation, et bien qu'il demeure dans les faits inconsolable :  opposer aux bien-pensants, à la caste politico-médiatique d'une France sans plus d'Empire, sans plus d'influence... « la France de Vichy » qui, à ses yeux, réunissait toutes les qualités requises et toutes les vertus : en effet, la "Révolution nationale" de Pétain consistait à réhabiliter le Catholicisme, à cantonner les femmes dans un rôle de génitrice pour repeupler la France, faire la guerre au communisme et au gaullisme ainsi qu'à la composante juive au sein de ces deux familles politiques, même si Zemmour oublie au passage la perte totale sous le régime de Vichy et la collaboration, de souveraineté et du pouvoir de décision de ce pays dont il chérie tant la grandeur passée, car, c'est à mots à peine couverts que Zemmour souhaite nous faire comprendre ceci : finalement, il aurait mieux valu Hitler et la Révolution nationale de Pétain que de Gaulle, Churchill, l'intervention américaine, la perte de l’Empire et l’immigration arabe et africaine ; musulmane de surcroît.

    Parce que les affects sont bien plus forts que la raison, là c'est bien le masque de Zemmour qui tombe ; un Zemmour qui n'hésite pas à se saborder, sans grand risque néanmoins puisque cet individu jouit d'une impunité morale quasi totale ( après avoir insulté des années durant chez Ruquiez et le service public, les radios nationales privées et la presse, les minorités maghrébines et africaines) ; d'où le tapis rouge déroulé et la tribune que France Culture lui a offert ce samedi-ci. 

                   Plus qu’un seul projet pour Zemmour : prendre à contre-pied Républicains et démocrates partisans de cette France responsable de tous ses maux de tête à lui, Eric Zemmour, de toutes ses nuits sans sommeil, de ses obsessions ; maux d'essence communautaire et historique (1).

    Car enfin, on est en droit de s'interrroger : quelles pouvaient bien être les affinités cuturelles d’un Zemmour originaire du Maghreb ( à l'exception de l'anti-gaullisme ; et l'anti-féminisme : machisme méditerranéen archaïque oblige !), avec l’Action française, le Catholicisme, l'anti-communisme, et puis enfin, ironie suprême : un antisémitisme qui a pour cible l'élite juive ashkénaze dite alors "cosmopolique", aujourd'hui mondialiste ?

                 Ne cherchons pas plus loin : décidément, le ressentiment et le racisme demeurent un moteur d’une puissance redoutable  ; ces derniers peuvent emprunter des voies surprenantes mais pas impénétrables pour autant ! 

     

    1 On ne manquera pas de noter le fait suivant - fait certifié : Zemmour est très soutenu, apprécié, encouragé par cette communauté juive maghrébine - les jeunes en particulier ; jeunes et déjà bornés au sein d'une culture qui ne connait pas l'auto-critique ; petits soldats sionistes de salon - entre deux séries américaines débilitantes -, revanchards et haineux contre tout  ce qui ressemble à un Musulman ou à un Arabe et leurs soutiens traditionnels de gauche. 

    "Merci papa, merci maman !"

    Qui a dit que les traditions se perdaient ?  

     

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    Pour prolonger, cliquez : Zemmour, E. Lévy, Finkielkraut and co

     

     

     

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  • Bataclan : 3 ans déjà - pour quoi je meurs ?

                      Billet de blog rédigé en novembre 2015

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                         Attentats Paris, Barcelone, Londres, Bruxelles :

                                         « Pour quoi je meurs ? »

     

                   "La réponse aux assassins doit être plus de fraternité, plus de démocratie, plus d'amour mais pas moins de débat."

         Jean-Luc Mélenchon, dimanche 15 novembre 2015 au sortir de l'Elysée.

      

     

                    Toutes ces voix brisées, sanglots dans la voix, tous ces visages, jeunes le plus souvent, les yeux rougis d’avoir trop pleuré... tous ces témoignages (1) diffusés tout au long de la soirée de Vendredi 13 novembre 2015, semblent ne poser qu’une question : « Pourquoi je meurs ? » car, tous sont morts ce soir-là, autant ceux qui n’en sont pas revenus que ceux qui en ont « réchappé » car on ne réchappe de rien, du moins jamais vraiment, quand il s’est trouvé qu’ils étaient trop nombreux autour de vous à ne pas avoir eu cette ultime chance.

     

                   Difficile néanmoins d’accepter qu’aucune réponse ne soit apportée à cette question lancinante « Pour(-)quoi je meurs ? ». Question qui n’est pas près de cesser de hanter tous ceux qu’elle a déjà commencé de vampiriser.

    Et c’est alors que l’on prend son courage à deux mains pour tenter d’expliquer deux ou trois choses :

                   Pourquoi je meurs ? demandez-vous...  eh bien, permettez-moi de vous dire que le jour où vous vous déciderez à ne plus accepter de vivre dans l’ignorance, alors, ce jour-là, vous aurez non seulement la réponse à votre question mais... d'une pierre deux coups, à votre douleur et à votre peur, vous substituerez une colère bienfaitrice car salvatrice. Mais attention ! Pas n’importe quelle colère ! Pas la colère dont l’Etat fait des choux gras ; la colère dont l’Etat se nourrit jusqu’à en devenir obèse, car cette colère-là renforce son pouvoir ; alors non ! pas cette colère, cette fameuse colère, celle qui nous est le plus souvent donnée à voir et entendre les jours des grandes catastrophes, la colère de l’ignorance bien évidemment ! Celle qui prend les effets pour les causes et ce faisant, se trompe de cible.

    Et pour ce qui est des tueries de ce vendredi 13 censé être la « Journée de la gentillesse » - eh oui ! le plus sérieusement du monde ! -, il est bien évidemment question de cette colère qui oubliera dans les jours à venir, soyons-en certains, de se tourner vers le palais de l’Elysée, l’hôtel Matignon et les façades du ministère des affaires étrangères, quai d’Orsay, ainsi que vers les ambassades des Etats-Unis et d’Israël ; deux Etats qui ont pris le contrôle de notre politique étrangère avec nos "dirigeants" - Hollande, Valls et Fabius - qui vouent "un amour éternel" à ces deux Etats (2) qui représentent un véritable danger pour la paix dans le monde depuis une bonne vingtaine d'années.

     

                   « Vous ne vous occupez pas de politique, monsieur ; je vous plains, car un jour la politique s'occupera de vous. »

                   Royer-Collard (à Sainte Beuve)

     

                   Alors oui ! Il est bel et bien question de substituer à cette colère de l'ignorance entretenue par l'Etat et ses relais médiatiques, la colère de ceux qui savent ! Aussi, travaillons tous ensemble à faire en sorte que ce soit la colère de ceux qui n’ont plus peur car, demain, ils sauront pour(-)quoi ils sont en danger de mort… que ce soit cette colère-là qui triomphe car, à l'avenir, seule cette colère nous protégera : elle fera en sorte que les événements de ce 13 novembre 2015 aient une probabilité de récurrence bien plus faible, voire nulle, car nous tous alors, exigerons de l'Etat qu'il cesse de nous mettre en danger pour son seul profit dans la gestion de carrières politiques mirobolantes auprès d'une oligarchie mondiale sans foi ni loi.

    Car enfin… doit-on une fois encore rappeler ceci ?

    La seule colère que l’Etat accepte, c’est la colère de l'ignorance qui le rend plus fort et fait de vous un être plus dépendant encore ; un citoyen désarmé réclamant à cor et à cri "protection et considération" sans soupçonner toutefois qu'il ne saurait en être question étant donné les choix qui sont faits par cet Etat qui a failli. De cette colère-là, l’Etat s’en repaît ; rien de surprenant à cela, puisque c’est ce même Etat qui en est à l’origine ; cette colère-là, l’Etat et ses relais médiatiques ont tout mis en œuvre pour qu’elle soit votre seul recours les jours de catastrophes, les jours où dans votre chair, vous êtes atteint… dans votre chair et dans votre psychisme ; et tous les psys de la terre n’y changeront rien ; et toutes les cellules de soutien psycho-machin, cellules post-traumatiques non plus !

    Cette colère, colère de l’ignorance qui se trompera fatalement d’objet, l’Etat (et les médias) l’entretient - il vous la garde au chaud pour ainsi dire ! - tout au long de l’année en vous gardant dans l’ignorance car il sait  que cette colère quasi « stratégique », vous la lui rendrez au centuple lorsque vous lui remettrez les « pleins pouvoirs » au cri de « Protégez-nous ! » ; une injonction crédule et suicidaire car, l’Etat ne protège que l’Etat. De plus, jamais un acte terroriste n’a mis en danger l’Etat ; l’Etat sort toujours plus fort d’une campagne d’attentats, et les victimes et leur famille plus faibles et plus dépendants encore.

     


                     Valls jure de "détruire" Daech ; un Valls grenouille de la politique qui n'a de cesse de chercher à se faire aussi grosse que le boeuf.

     

                    Aussi, attendons-nous dans les mois à venir à un Etat-providence croupion, Etat certes fauché mais anticipons dès maintenant un Etat mastodonte dans ses fonctions régaliennes - surveiller et punir -, tout en gardant à l'esprit qu'il n'est pas sûr, mais pas sûr du tout, que cette surveillance et ce goût pour le châtiment nous mettent à l'abri du pire.

     

    ***

     

                 Nous avons incriminé l'Etat, reste alors ses relais ; le premier de ses relais : les médias et le mensonge par omission.

                 Face à ces témoignages qui nous sont proposés depuis deux jours comme autant d’aveux d’ignorance, il nous faudra encore une fois mettre en cause tous ces journalistes payés pour ne jamais expliquer pour(-)quoi 129 personnes sont mortes et 300 sont blessées ; bilan encore provisoire. Des petites mains du journaliste à 1800 euros par mois, costume bon marché, micro d’une main, parapluie de l’autre, les jours de pluie, des journaux de 20H, pour mieux nous expliquer qu’ils ne savent rien - car ce qu’ils savent, ils font bien de le garder pour eux s’ils souhaitent garder ce qui n'est plus qu'un « job » -, aux journalistes-vedettes et stars à raison de dizaines de milliers d’euros par mois… tous contribuent, jour après jour, à entretenir cette colère à venir, cette colère de l’ignorance qui protègera l’Etat et ses politiques de toute remise en cause les jours de grandes catastrophes : jours de colère justement ! Ce qui nous promet dans les années à venir des milliers de vies détruites, sidérées qui ne trouveront aucune raison de recommencer à espérer car leur colère à tous, celle entretenue par l’Etat et les médias, ne les sauvera pas.

     

     

     

     

    1 - A propos de tous ces micros-trottoirs, ceux du lendemain Samedi 14 novembre en particulier, déjà plus sereins, on notera le fait que les interviewés semblent avoir un mal fou à parler de ce qu'ils ressentent et de ce qu'ils croient avoir compris avec leurs propres mots  ; en effet, on ne peut pas ne pas remarquer l'usage d'expressions et de formules toutes faites venues tout droit des journalistes des médias dominants ainsi que de la classe politique : "Avec ces attentats, Daech tente de provoquer une guerre civile en France" ; ou bien encore : "C'est à notre mode de vie, à notre civilisation auxquels Daech s'attaque !" etc...

    A ce sujet, notons que, comme un fait exprès, dans les médias et dans la classe politique, seuls ceux qui valident la politique de l'Etat PS souscrivent à cette interprétation des attentats.

    Alors que l'on pourrait tout aussi bien dire que les attentats de Daech n'ont qu'un but : faire plier l'Etat PS à propos de sa politique étrangère : que l'Etat PS  renonce à s'aligner sur l'Otan et les USA (Arabie Saoudite et Israël accessoirement)  ; en effet, cela n'aura échappé à personne le fait que jamais l'Etat français n'a été aussi proche de l'Otan, des USA, d'Israël et de l'Arabie Saoudite, cette alliée de revers contre l'Irak, l'Iran et la Syrie.

     

    2 - Car enfin, depuis quand est-ce dans l'intérêt de la France de jouer Israël contre les Palestiniens, l'Ukraine contre la Russie, les USA contre Poutine, l'Arabie Saoudite contre l'Iran, Boko Haram contre Khadafi, Daech né de la destruction de l'Irak, financé par l'Arabie Saoudite contre Bachar al-Assad...

    Il y a bien quelque chose de  pourri au royaume de la diplomatie française ! Nul doute !

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  • Lettre d'une inconnue à un inconnu

     

    Mon Ange, 


    Ne t'étonne pas si tu ne reconnais pas mon écriture, c'est mon aide-soignante du matin qui rédige cette lettre sous ma dictée : Michelle, mon amie et confidente. Elle m'a juré qu'elle n'y ajouterait pas un mot. Tu sais, elle sait tout de nous. Alors, j'ai confiance en elle.

    Mais... comment te dire ? Et puis, par où commencer ? Nous avons été loin, si loin qu'aujourd'hui je ne peux plus me contenter de te parler comme on parle à un amant. Je devrais sans doute garder le silence car je ne veux pas te gêner mais… sache que je parle de là où tu m'as tirée et de là où le lien qui m'attache à toi nous a unis et nous unit encore.

    Quand tu me liras, peut-être devineras-tu dans mes phrases le courage dont je fais preuve pour écrire ce qui va suivre, mais je ne peux plus me taire : oui ! C'est une souffrance pour moi de ne pas pouvoir te toucher et me blottir dans tes bras. Avant notre rencontre, ma vie était sans lumière. Alors, je veux pouvoir garder un peu de cette lueur pour atteindre en toi tout ce qui nous lie encore aujourd'hui. Je ne veux pas qu'on s'éloigne l'un de l'autre. Comme je dicte cette lettre, ton image inchangée émerge, une fois encore, géante ; pour un peu, j'en arriverais à penser que si je tends les bras, là, maintenant, je pourrai sans difficulté te toucher avec mes mains.

    J'ai longtemps prié avec ferveur, ardemment, qu'un homme au regard tendre et franc arrive ; et tu es venu. J'avais tant espéré et le miracle a eu lieu. Un miracle minuscule aux yeux du monde mais pour moi, ce miracle, c'est le plus grand. Tu as été l'étincelle. Auprès de toi, j'ai trouvé ma vie comme on trouve la foi sans doute après l'avoir longtemps attendue. Une révélation ma vie auprès de la tienne ! J'étais sûre qu'avec toi, je serais bien. J'ai toujours su que ma vie ne serait pas facile, mais j'ai préféré un bonheur au goût amer à une existence désespérante. Je n'ai rien à regretter car sans ta venue, il n'y aurait eu pour moi ni bonheur ni espérance. Tu as été mon logis, ma vraie demeure. Tu m'as tout donné et tu ne m'as rien repris. Je te loue et ne cesserai jamais de te louer.

    Je pense à cet élan irrésistible qui nous a portés et qui me porte encore en dépit des larmes que je pleure chaque jour, et à travers lesquelles je te vois maintenant. Je pense aussi à ce malaise merveilleux qui m'a affolée. Même si j'ai été submergée, je ne regrette rien, tu sais... puisque c'est arrivé. Je ne renie rien non plus. Auprès de toi, j'ai trouvé la vie qui aurait dû être la mienne. J'ai été avec toi ce que j'aime être. Rien n'a été plus violent, plus voluptueux aussi. Avec toi, j'étais fière de moi. Le plaisir en moi venait de toi et de toi seul. J'ai tout aimé. Mais c'est trop peu de dire que j'ai aimé. Comparé à ce que je ressens, tout ce que je dis me semble plat. Je réalise l'impuissance des mots, maintenant que j'écris.

    Ici, c'est le chaos et la déchéance. La maladie ne me quitte plus. J'ai peur. Elle me tire vers le bas au point de ne plus pouvoir me redresser et me tenir debout. Elle veut que je descende avec elle et je ne veux pas y aller. Non ! Je ne veux pas mais je ne suis pas assez forte. Elle continue de me tirer par les bras, par les jambes et je glisse avec elle. Je ne suis plus capable que d'un cri : celui de la haine pour cette maladie qui m'arrache hors de moi et de tout ce que je peux souhaiter pour nous deux. Je ne sais pas ce qu'elle cherche à me faire payer mais elle ne veut pas me lâcher ! J'appartiens maintenant tout entière au monde de cette maladie. Je vis dans sa respiration ; elle est mon souffle. Elle ne cessera plus de me détruire jusqu'à la fin. Elle me prendra tout. Elle ne me laissera rien. Je sais que je vais tout y laisser. Elle me commande. Elle me force à quitter ce monde. Je la hais. Je la vomis et elle le sait. Mais plus je la maudis plus elle insiste et redouble d'énergie. Alors, elle me tire et je descends avec elle.

    Mon Ange, sache que j'ai encore la force de t'aimer mais ce que nous avons fait nous ne pouvons pas le refaire. Non ! On ne le peut plus. Même si je souhaite toujours exister pour toi, je ne peux plus te faire face. Je suis dans cet état où personne n'oserait me regarder sans gêne et sans dégoût. Je renonce. Je dois partir parce que les temps sont perdus... perdus et corrompus pour nous, mon Ange. Je sais tout le désespoir que tu en auras mais je dois maintenant te demander de ne plus chercher à rentrer en contact avec moi. Tu ne dois plus me voir. Pour le reste, ma famille pourvoira. Finalement, la maladie m'aura épargné le pire : leur mépris. Il s'en est fallu de peu. Sans cette maladie, je n'étais plus rien à leurs yeux sinon une femme infréquentable doublée d'une mère indigne.


    Je m'en vais mon Ange, mais tu ne dois pas me chercher car, là où je vais, tu ne peux pas venir. Mais je reviendrai. Oui ! Je reviendrai avec dans un coin de la fenêtre un beau clair de lune ; et je te parlerai de mon voyage toute la nuit durant.

    Toi, tu ne m'as jamais nui. Tu as toujours su rester raisonnable. Tu t'es toujours arrangé pour que ma famille ne sache rien. J'ai aimé ta prudence et ta délicatesse, tu sais. Tu as été si compréhensif... alors, et ce sont mes derniers mots : aujourd'hui, je fais appel à ta sagesse. Oui ! Ta sagesse. Il ne faut plus chercher à me voir mon Ange. Il ne le faut plus.

    Que le sommeil se pose sur mes yeux et la paix tout autour de moi. J'aimerais tant trouver un vrai repos. J'aimerais tant que l'on m'aide à le trouver, épuisée que je suis.

    Les adieux sont un si grand chagrin que je n'en parlerai pas.

    I kiss you with a sigh. Je t'embrasse... d'un soupir.

     

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    Extrait du titre : « Cinq ans, cinq nuits » - copyright Serge ULESKI

     

     

     

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  • Police et suicide : le flic et l'homme

    suicide dans la police

                    Pour être sortie ainsi de son devoir de réserve - elle avait créé son association après la grave attaque contre des policiers à Viry-Châtillon (Essonne) en 2016 -, la gardienne de la paix avait été un temps dans le collimateur de l’IGPN. Une sanction sous forme d’avertissement avait un temps été évoquée, mais la hiérarchie policière avait décidé de ne pas y faire suite. « Rien n’a changé après Viry-Châtillon », expliquait-elle encore début novembre.

     

    ***

                   Des collègues témoignent ; des syndicats de police aussi.... mais si cette femme a mis fin à ses jours c'est aussi et surtout parce qu'elle s'est sentie isolée, non soutenue, abandonnée dans son combat.

     

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    police et suicide

    Si c’est la fonction qui fait l’homme, la fonction de policier est sans doute une des fonctions les plus accaparantes, les plus dévorantes qui soient, car, en effet, c’est bien à l’intérieur et de l’intérieur que cette fonction agit. 

    Aussi, ce qu'il y a d’émouvant - ce qui fait qu’on y prête une attention toute particulière -, dans le suicide d’un policier qui le redevient après avoir été longtemps considéré comme un flic, un flic de plus aux pouvoirs aussi étendus qu'exceptionnels - force de loi sans loi parfois aussi -, c’est qu’avec ce suicide, c'est l'homme et non plus le flic et le policier, qui reprend "la main" sur la fonction qui a été la sienne ; maintenant vulnérable et fragile, sa fonction cesse de le définir ; c’est alors que ce policier dont on ne voyait plus que la fonction - fonction qui nous cachait l'homme - se tient là devant nous... "tout nu", débarrassé de cette fonction qui l’a tué en le poussant à mettre fin à ses jours - dans le cadre d’un suicide professionnel avéré comme tel.
     
    Avec son suicide, dans son suicide, le flic, puis le policier, semble avoir retrouver en lui l’homme qu'il est, a été... et nous avec lui ; l’homme et sa conscience, conscience de soi, conscience d’être au monde, autour de questions souvent moquées : "Qui suis-je ? Quel sens donner à cette fonction qui m’a totalement dévoré ? Quel sens ma vie a-t-elle ?"
     
    Oubliez l’homme derrière une fonction quelle qu’elle soit, et c’est un homme doublement homme qui vous fait face comme une révélation inattendue et donc surprenante ; deux fois l’homme que l’on avait oublié tellement sa fonction le définissait à nos yeux.
     
    D’où cette émotion et ce questionnement particuliers à l’annonce du suicide d’un flic-policier-homme.
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  • Revue de l'actualité par Serge ULESKI - 4

    Macron justifie l'hommage prévu samedi au maréchal Pétain, "un grand soldat

    Un grand soldat avec la peau des autres alors !

                           Avec cet hommage controversé à Pétain, celui de la Grande guerre, Macron aurait-il déjà compris qu'il aura besoin des voix de la droite (non gaulliste) et de l'extrême droite au second tour de la prochaine présidentielle ?

     

    pétain macron 11 novembre centenaire

                   "Haute trahison" avez-vous dit ?

                    La classe politique et les élites économiques ont toujours vendu la France à l'Allemagne depuis les années 30 : plus près de nous.... de Giscard à Mitterrand dans leurs actions ; aujourd'hui l'U.E avec Macron dans sa passivité.

                   Pour revenir à Pétain et à sa trahison, sans doute fallait-il un traître pour qu'un Charles de Gaulle émerge en chef de la Résistance, héros national et ainsi préparer l'après défaite du nazisme en ce qui concerne la France.

                   Bouc-émissaire auto-désigné (en partie sans en soupçonner les conséquences pour sa propre personne), à l'égo sénile, Pétain a endossé le mauvais rôle avec le soutien d'une famille politique ivre de revanche et aveuglée par un anticommunisme sans nuance ni discernement : "Plutôt nazis que Rouges !" Car ce qui condamne Pétain à Vichy et ses alliés politiques c'est bien la nature de leur projet dit de "Révolution nationale" : c'est donc toute une famille politique qui a été frappée d'indignité lors du procès de Pétain.

    Pour prolonger, cliquez  ICI 

     

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                 Une analyse précieuse du procès à propos du décès de Clément Méric. Procès politique, procès truqué.... procès de classe, procès sans justice... procès dans le style : "A la moindre manifestation de la vérité, je fais évacuer la salle ! Que les prévenus , ceux venus les soutenir ainsi que leurs avocats, se le disent !"... ou bien encore : "Cachez cette vérité que je ne saurais voir !"
     
               Tartufe sera le maître des débats. Quant aux avocats de la défense... une incompétence, un manque de courage manifestes porteront, une fois de plus, un lourd discrédit sur cette profession à propos de laquelle il est dit ceci : "La pire des choses qui puisse arriver aux classes populaires, c'est d'avoir besoin d'un avocat pour se défendre ou obtenir la reconnaissance d'un préjudice !"

     

    1 - Oui ! Ayoub ! Car... sachez que dès que c'est honnête, intelligent, talentueux et courageux (d'où qu'elles viennent toutes ces qualités !), je ne peux pas m'empêcher de m'y intéresser ! 

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    le media difficulté.JPG

     

     Quelques points d'analyse quant aux raisons de cet échec programmé :

    - Le Média est une idée de militants et non de journalistes chevronnés sachant communiquer...

    - Les Intervenants, animateurs du Média, rarement télégéniques, n'ont aucun don, aucun talent particuliers pour l'animation et la communication... ( il suffit de penser à une Aude Lancelin déprimée et déprimante qui ne sourit jamais)...

    - La cible du Média est d'ordre générationnel ; or, il s'agit d'un public qui n'a jamais acheté de journaux (contrairement aux abonnés de Médiapart au moment de son lancement en 2008 dont la moyenne d'âge se situe entre 55-65 ans et plus, tous anciens lecteurs de Libé, de Marianne, du Monde et du Figaro) ; ce public méconnaît la nécessité de payer pour s'informer ; il ne paie pas non plus la musique qu'il écoute ni le cinéma, les séries en particulier, qu'il regarde ; de plus, il s'agit d'une cible aux revenus très faibles ; et pour certains : revenus inexistants (hors minima sociaux)...

    - Aucune considération marketing et commerciale dans la construction de ce projet de média alternatif... comme "donner envie de"...

    - Propension de la rédaction à un entre-soi contre-productif : auto-satisfaction et auto-célébration en veux-tu-en-voilà... conduisant très vite à une impasse : pas de développement possible...

    - Aucune tête d'affiche appartenant à la dissidence 2.0 de ces dix dernières années n'a été recrutée ; que dire de la venue des membres de l'ancienne équipe d'un Ruquier des années 90 (manquait plus que Christine Bravo) ? Une immense idiotie, une farce ?...

    - Les fondateurs ont volontairement ignoré le travail effectué depuis plus de 10 ans par les acteurs de la contre-information et de la ré-information sur internet et les raisons de leur succès. Isolé dès sa création, Le Média s'est alors appuyé sur un modèle déjà dépassé sur la forme comme sur le fond ;  le modèle d'un militantisme de gauche non fédérateur... basé sur un clivage gauche/droite qui est loin, très loin, de représenter la réalité politique du moment et celle des années à venir.

               Pour toutes ces raisons,  le Média qui n'a pas de rayonnement extérieur, n'est valorisant pour aucun de ses lecteurs abonnés ou non ; d'où l'absence de perspectives et une stagnation qui, à terme, condamne cette entreprise louable au demeurant.

     

    Pour prolonger, cliquez ICI (analyse de Pierre Carles au moment du lancement du Média)

     

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               Avec un taux de participation de 79%, c'est bien d'un raz de marée en faveur de Bolsonaro qu'il s'agit ; un candidat élu majoritairement par les classes moyennes et supérieures dans un des pays les plus corrompus au monde sous des régimes socio-démocrates et des régimes dits "de gauche".
     
    Aussi, contrairement à ce que les médias français ne cesse d'affirmer, ce n'est pas la carte du monde qui s'obscurcit avec cette victoire du candidat Bolsonaro car ce succès électoral, on le doit à des médias qui, de par le monde, n'en finissent pas de nous dire qu'il n'y a pas d'alternative et qu'il nous faut nous accoutumer à vivre avec des élites qui sont de véritables prédateurs des fonds publics et privés ou bien alors, de véritables traîtres de la cause des Peuples, sous le prétexte suivant : si c'était différent, ce serait pire encore.
      

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    Que faire du couple Alexis Corbière et Raquel Garrido ?

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          Si l'on ne renonce pas à l'argent ( ... à faire de l’argent) , rien de grand, rien d'important ne peut être accompli ; cette recherche systématique du confort.... cet investissement matériel sur l'avenir alors que l'on se dit « à gauche toute ! ».... est la marque indélébile de ceux qui ne sont prêts à aucun sacrifice ; et là encore, rien de grand, rien d'important ne peut être accompli sans sacrifice ; quant à être "propriétaire" quand on est de gauche (excepté dans le cas de figure d'un bien familial dont on hériterait), cette aspiration de petit bourgeois-rentier chevillée au corps est bel et bien, dans ce contexte, une contradiction indépassable car devenir propriétaire aujourd'hui, c'est inévitablement entretenir le racket immobilier responsable de millions de foyers mal logés et d'une pénurie chronique de logements ; et c'est bien évidemment : plébisciter un modèle économique basé sur un RSI (retour sur investissement) qui ne peut être envisagé que dans un seul cas : que la demande soit supérieur à l'offre ; et là, il est à nouveau question de pénurie de type " racket " avec pour conséquence un marché immobilier hors de prix et  hors d'atteinte aussi bien en tant que locataire ou propriétaire pour les plus modestes et les petites classes moyennes ; une pénurie savamment organisée géographiquement : pas de logement là où il fait " bon vivre" !

    Arriviste, ce couple Garrido-Corbière nouveau riche est décidément indigne d'appartenir à la gauche auquelle nous aspirons. Qu'il parte, qu'il disparaisse ! Il ne nous est d'aucune utilité.

     

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    gildas.JPG

                Philippe Gildas demeure un des principaux fossoyeurs de l'Information au profit de l’info-divertissement, l’info-rigolade.

    Cette mort de l'info coïncidera bien évidemment avec la fin de la politique :  le désengagement de nos élites, véritables traîtres de la cause des Peuples. 

    L'unanimité des médias en faveur de cet individu ne surprendra donc personne.


     
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    uejf officine israélienne 

                    Pourquoi l'université serait-elle un rempart contre l'antisémitisme ? Jusqu'aux années 40, nos esprits et nos auteurs  les plus brillants, les plus talentueux n'hésitaient pas à rendre public, par écrit qui plus est, leur jugement sévère à l'endroit de toute origine juive, de Voltaire à Céline ; ce qui ne devrait surprendre personne puisque l'antisémitisme vient d'en haut, toujours ! contrairement au racisme qui se déploie en bas tout en étant instrumentalisé d'en haut bien évidemment.

    Tenez, dernièrement encore, grâce à Michel Onfray ( le Serge Klarsfeld de la littérature et de la philosophie) qui semble s'être spécialisé dans la chasse aux antisémites parmi nos grands auteurs d'avant guerre, on a pu faire connaissance avec l'antisémitisme du philosophe Alain. Eh oui ! Le plus sérieusement du monde : Alain est antisémite.

    Précisons ceci à propos de Michel Onfray : sa démarche représente une prise de risque non négligeable car, cette nouvelle "dénonciation" donne à penser que l'on peut être aimable, sociable, respecté de tous, talentueux, intelligent, instruit comme l'était le philosophe Alain... tout en étant antisémite.

    Onfray l'a-t-il seulement envisagé ce risque ? Ou bien, Michel Onfray a-t-il comme projet de nous faire admettre que l'on peut être un type bien et être antisémite ?

    Et c'est alors que la conclusion suivante s'imposerait à tous : seuls les médiocres, les imbéciles et les salauds ne sont pas antisémites.

    Onfray joue sur du velours, c'est sûr ! 

     

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    Qu'à cela ne tienne...

    Revenons au sujet qui a préoccupé Médiapart...

                Antisémitisme universitaire ou pas, une certitude en revanche : la nécessité de dissoudre le CRIF et l'UEJF qui ne sont jamais que des officines israéliennes sous influence de l'extrême droite sioniste ; officines porteuses de toutes les tensions possibles qui ont fait de nos Juifs français des Israéliens et ce faisant, peuvent être tenus responsables de leur image désastreuse : communautarisme acharné, chantage et racket à l'antisémitisme, intolérance, soutien d'une puissance étrangère dont il n'y a plus rien à sauver - Israël -; leaders médiatiques têtes de liste de l'islamophobie et du racisme anti-Arabe, anti-Musulman et anti-Africain : Zemmour, Goldnadel, Finkielkraut et E Lévy ; et comme si cela ne suffisait pas : une communauté qui tient des propos insultants vis à vis des militants d’une gauche pro-palestinienne, anti-islamophobe et anti-raciste.

                Pauvre Médiapart lâche et veule... qui n'en finit pas de ménager la chèvre et le choux en bon commerçant qu'il est car un abonné, c'est comme l'argent, ça n'a pas d'odeur lorsqu'il est question de passer à la caisse et de relever les compteurs.

     

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  • Cérémonies du 11 novembre, avez-vous dit ?

    Première publication en novembre 2014

     

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                Doit-on rappeler que l’armistice signé le 11novembre1918 à 11h11marque la fin des combats de la Première Guerre mondiale qui a fait plus de 18 millions de morts (1,7 million pour la France) dont la moitié de civils ainsi que 21 millions d'invalides (4,2 millions pour la France) et de mutilés toutes nationalités confondues ?

                 Même date mais autre année : faut-il aussi rappeler que le 11 novembre 1920, une tombe du Soldat inconnu sera installée sous l'arc de Triomphe de la place de l'Étoile à Paris, et en 1923, une flamme éternelle ?

    Il s'agit d'un soldat non identifié (reconnu français), censé représenter tous les soldats tués au cours de cette guerre. 

    Précision importante : la tombe est faite en granite de Vire, commune du Calvados (14),  là où l’on produit la célèbre andouille.

     

    ***

     

               Première Guerre mondiale...

               Huit millions et demi de Français seront appelés ; un sur cinq y laissera sa vie, sa pauvre et maigre vie, à raison de 900 par jour, et autant de mutilés - un bras, une jambe, des yeux, la vue… -, en Flandres, en Artois, dans la Somme, en Île-de-France, au Chemin des Dames, en Champagne, à Verdun et en Lorraine

    Tenez ! 27000 morts en une seule journée le 22 août 1914 «à coups de crosse, à coups de poignards, à coups de bombes et de mitraille». 

    Pour une guerre joyeuse dans ses premières semaines… on peut dire qu’en 4 ans, le spectacle tournera au cauchemar puis à la tragédie car cette boucherie et ce scandale qu’est cette guerre dont on cherche encore aujourd’hui la grandeur, feront des Français un indécrottable Peuple pacifiste au cri de « plus jamais ça ! » et des Allemands humiliés par un traité de Versailles piloté par un Clemenceau intraitable et imprévoyant, d’impatients revanchards trépignant jusqu’à l’arrivée du Guide suprême  - le Führer -, pour porter cette rage-là, cette fureur justement ! à son paroxysme à la hauteur de 60 millions de morts, dont 40 millions de civils.

             Tiens, au fait ! 18 millions de morts pour la première, 60 pour la seconde… combien pour la prochaine ?

     

               Jean Renoir dans « La grande illusion » nous "vendra" un conflit de 14-18 mené dans un esprit chevaleresque et aristocratique, alors qu’il s’est le plus souvent agi de bouchers gantés, le petit doigt sur la couture du pantalon civil et militaire, impeccables certes !  Habiles dans le maniement de leur lorgnon, c’est vrai ! mais bouchers quand même ! Et leurs épouses, marraines de guerre, n’y changeront rien ; colis sous le bras, chacune viendra ajouter une touche obscène à ce sacrifice sans scrupule et sans objet qu’est cette première guerre mondiale.

    S’il faut parfois savoir se taire avant de parler, décidément, il y a des réalisateurs qui feraient bien de retenir un « Moteur ! » avant de donner le signal de faire tourner la caméra d'un projet cinématographique qui soumettra à notre perspicacité des questions qui n’en sont pas et des réponses… pas davantage. En effet, les de Boëldieu et les von Rauffenstein, héros d’un film fâcheux d'un fils dont le père était quand même mieux inspiré, pinceau d’une main, palette de l’autre, n’étaient au mieux qu’une exception qui confirme la règle, au pire une fiction d’une naïveté insultante pour les millions de pauvres bougres qui y laissèrent leur vie. Car, dans les faits, les Rauffenstein et les de Boëldieu de ces années-là avaient la rancune sournoise ; n'en doutons pas un seul instant, ils étaient bien trop contents de précipiter sous la mitraille des gueux souvent grévistes et revêches, sans doute pour leur apprendre à obéir une fois pour toutes les fois, la dernière, où ils auront été tentés de n’en faire qu’à leur tête d’ouvriers et d’artisans décidément indomptables.

    Quelques jours avant sa mort et le début d'un grand chambardement, Jaurès ne s'est-il pas adressé à eux en ces termes :

                  « Quoi qu’il en soit, citoyens, et je dis ces choses avec une sorte de désespoir, il n’y a plus, au moment où nous sommes menacés de meurtre et, de sauvagerie, qu’une chance pour le maintien de la paix et le salut de la civilisation, c’est que le prolétariat rassemble toutes ses forces qui comptent un grand nombre de frères, Français, Anglais, Allemands, Italiens, Russes et que nous demandions à ces milliers d’hommes de s’unir pour que le battement unanime de leurs cœurs écarte l’horrible cauchemar ». Discours de jean Jaurès – le dernier -, contre la menace de la guerre totale cinq jours avant son assassinat - prononcé à Lyon-Vaise le 25 Juillet 1914.

     

              Mille assauts mortels pour rien, pour une médaille, l’avancement d’un officier, et à l’arrière, une société civile qui demande de l’action, du sang et des obus, de la chair qui virevolte. Des millions d’êtres humains dont on a disposé sans retenue, sans compter, en toute impunité ; du « prolétaire », de la « populace » que l’on prenait soin de soûler avant la charge hors des tranchées  - de la vinasse d’êtres humain -,  sans jamais devoir rendre des comptes sur la mort d’un seul d’entre eux.

    En revanche, gare à ceux qui refusaient d’y aller…  de monter à l’ennemi, de jaillir hors du parapet pour s’en prendre une, une première pour quelques uns, mais surtout : une dernière pour un grand nombre d’entre eux !

    Le « on » de «dont on a disposé sans retenue », c'est celui d'une Révolution industrielle qui accouchera d’une bourgeoisie marchande et affairiste qui a fait fortune à la tête des mouroirs industriels du XIX siècle et dont le porte-monnaie débordait de la sueur, du sang et des larmes des personnages des romans de Dickens, de Hugo, de Zola et bien plus tard d’Orwell.

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    Que tous retrouvent leur visage !

     

     

                  " Le ravin et les talus qui s’étendent sur plusieurs kilomètres ne sont plus qu’une vaste nécropole. Partout, des cadavres momifiés, squelettiques, réduits à l’état de petits tas mêlés de boue rougeâtre... parfois un pied ou bien un morceau d’étoffe émergent çà et là et indiquent un cadavre. Il y en a des quantités formidables... On voit une face à la Ramsès qui émerge d’un sac haché, recroquevillé dessous, des tibias, des fémurs, des os des mains ou des pieds serrés comme des osselets... Ce ne sont plus des cadavres mais des amas d’ordures desséchés... affreusement mutilés, la figure gonflée, noire comme une tête de nègre, la chair tuméfiée pleine d’insectes et de vers ramassés en tas..." - Henri Barbusse, le 15 octobre 1915.

     

               Oui ! Derrière le bleuet de la couleur de l’uniforme que portaient les nouveaux appelés – d’un bleu horizon -. se cachait la fleur de Lys et les bilans des entreprises esclavagistes et prospères du Comité des forges  (aujourd’hui Medef) sur le dos d'une condition ouvrière dont les accès de révolte et de colère étaient régulièrement réprimés dans le sang du sabre, de la baïonnette et de la mitraille.

    Alors, vraiment ! Octobre 1917 en mémoire, il est regrettable que cette guerre n’ait pas mené, ici en France, à une seconde Révolution française avec force guillotine et autres pelotons d’exécution ! Regrettable encore que toutes ces gueules cassées, reflet que leur tendait le miroir d’un mental traumatique, n’aient pas pu casser la gueule à d’autres visages, rasés de près ceux-là, intacts, le nez fier et arrogant, sûr de son droit, la mâchoire puissante, prête à broyer d’un coup d’un seul n’importe quelle insoumission comme on casse du prolo emmerdeur et syndiqué à la CGT qui avait alors tout juste 20 ans.

     

                Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée l’orage" (Jean Jaurès)

     

                Certes, pendant et après cette guerre menée aux frais des travailleurs de tous les pays, la chirurgie en général et la chirurgie faciale en particulier auront fait un grand bon en avant,  même si en 1870, et bien avant encore, avec l’Empereur  - ce Corse qui ne tenait pas en place -, porteur de guerres incessantes, cette chirurgie-là avait déjà été abondamment sollicitée !

    Notons au passage que toutes ces guerres dévastatrices du XIXe siècle trouveront leur apogée dans la première guerre mondiale, la dernière boucherie militaire qui mettra à contribution le soldat et son barda de plusieurs kilos en attendant  les grandes boucheries des bombardements massifs de civils de la seconde guerre mondiale - 75000 morts en quelques secondes à Hiroshima et à Nagasaki ! Sans doute le plus grand crime raciste de l’histoire soit dit en passant -, et des guerres suivantes : Indochine, Algérie, Vietnam, Cambodge, Timor Oriental, Bangladesh, Irak, Gaza …  

     

    ***

                           


                                                         La marseillaise - Léo Ferré

     

     

                Cérémonies du 11 novembre, avez-vous dit ?

                 Président de la République (passé et présent), Président du Sénat, Président de l’assemblée nationale, Premier ministre, un gouvernement au complet, le maire de Paris, des képis en veux-tu en voilà, des poitrines bardées de médailles - espérons qu’elles n’auront pas été volées sur la vie de pauvres bougres qui auront eu tout juste le temps de voir, le temps d'une image-éclair, et pour la dernière fois, le visage d’un être aimé -, il ne manquait personne à l'arc de Triomphe, excepté le MEDEF, porte parole du CAC 40.

                Tous réunis donc... portrait d'hommes et de femmes qui ne feraient pas le poids, même tous ensemble, devant n’importe quel conseil d’administration d’une de nos trans-nationales ! Alors sous la mitraille, vous pensez bien ! 

    Quant à contrevenir aux ordres que leur sont donnés…

    Seules les familles endeuillées des soldats récemment tombés au champ du déshonneur de la Françafrique et quelques médaillés octogénaires forceront le respect ; on aurait aimé les serrer dans nos bras… pour sûr, ils méritaient le déplacement, à défaut… un regard par la fenêtre ouverte du petit écran. Car la guerre de 14-18 dans le bruit et la fureur de l’acier et des agonisants qui hurlent, ce sont des luttes économiques qui opposent les grandes puissances du moment : Allemagne, France, Angleterre ; expansion impérialiste, conquête coloniale, conquête des marchés, les Balkans, le Moyen Orient et les premières gouttes de pétrole…

    Fiez-vous à l’odeur du sang si vous voulez trouver de l’or ! C’est imparable !

     

                   Ernst Hasse, président de la Ligue pangermaniste en 1905 : "L’égoisme sain de la race nous commande de planter nos poteaux frontières dans le territoire étranger, comme nous l’avons fait à Metz, plutôt... Ces terres coloniales de l’avenir se composent ... des vastes territoires occupés par les Polonais, les Tchèques, les Magyars, les Slovaques, les Slovènes, les Ladins, les Rhétiens, les Wallons, les Lituaniens, les Estoniens et les Finlandais. Tant que les territoires de ces petits peuples, mal faits pour créer des Etats nationaux, n’auront pas été répartis entre les grands Etats de l’Europe centrale, l’Europe ne pourra jamais avoir, n’aura jamais la paix. Cette répartition coûtera naturellement de dures guerres" (1).

     

               Et devenez quoi ! Dans le contexte qui est le nôtre aujourd’hui, à l’heure de toutes les destructions de ces vingt dernières années au Moyen-Orient et en Afrique-noire avec pour seule motivation le contrôle des ressources énergétiques car, qui contrôle ces ressources contrôle le développement des concurrents et leur place dans le concert des Nations ainsi que leur influence, la France y jouant un rôle de supplétif avec la destruction de la Libye qui aura pour conséquence la déstabilisation du Mali et une autre intervention française qui n’a pas, il est vrai, que des inconvénients non plus - elle met l'aviation française à une heure de toutes les capitales de l’Afrique francophone subsaharienne -,

    Pas étonnant donc que notre classe, ou caste, politique et médiatique soit si à l’aise avec toutes ces commémorations et qu’elle se fasse l’écho de ce sacrifice-là, celui de 14-18, avec autant de pompe en porte-parole d’une parole de l’arrière, celle des planqués et des larbins consciencieux contre la promesse de carrières mirobolantes ; et même s’ils ne tirent plus les ficelles, n’empêche que leur assurance vie à tous est tout aussi à l’épreuve des balles que celle de leurs prédécesseurs ! Bien à l’abri qu’ils sont de cette autre guerre mondiale qu’est le mondialisme et dans laquelle les injonctions « Engagez-vous ! » et « Mobilisation générale !» ont été remplacées par « Soumettez-vous ! » ; comprenez : accepter de renoncer à vos droits, à vos salaires, à l’espoir d’une démocratie toujours en mouvement et florissante sous la protection d’un Etat-arbitre prévoyant et innovant.

               A la Marseillaise et à cet élan patriotique d’un 11 novembre 2014, à ce centenaire de la boucherie, à cette marseillaise-là, refuge en dernier ressort des crapules d’un patriotisme dont seuls les sans-grade paient chèrement le prix, on opposera le chant des partisans et un maquis : celui de la dissidence car, face au mondialisme, à cette classe politique-là et à cette caste médiatique jean-foutre d’une complaisance inouïe face à ses devoirs, qu’il soit permis ici d’affirmer en toute lucidité, que nous… héros du quotidien, sommes tous, à terme, des poilus en sursis aux gueules cassées.

     

     

     

    1 - Cela ne nous rappelle donc rien ? L’expansionnisme de l’Empire : cette alliance USA- Europe-Israël-Qatar-Arabie-saoudite

    Hasse (phonétiquement « trou du cul » en anglais) sera le défenseur d'un nationalisme völkisch, consistant notamment dans l'acquisition et le développement d'un Empire colonial allemand, dans l'expansion territoriale de la puissance allemande en Europe, et dans l'accroissement de sa puissance navale et militaire.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Les-enfants-humiliés-de-Georges-Bernanos

    ainsi que Verdun, le centenaire

     

     

     

                 "Les croix de bois"film réalisé par Raymond Bernard (réalisateur "Les Misérables" avec Harry Baur 1934) , sorti en 1932, adapté du roman Les Croix de bois de Roland Dorgelès.

     

     

     

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