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Serge ULESKI - Actualité, politique et société - littérature, Art et essais - ré-information, dissidence et radicalité

  • Ces hommes qui jamais ne démissionnent...

     

                             Toulouse, Paris, Bruxelles, Nice, Munich... attentats et terrorisme...

    Manuel-Valls-Bernard-Cazeneuve-et-Francois-Hollande.jpg

     

              Si tous savent qu’il n’y a pas de carrière politique pour tous ceux qui souhaitent re-prendre l’argent et le pouvoir là où ils se trouvent, pareillement, tous savent qu’il n’y a pas d’avenir politique pour quiconque souhaite s’opposer à un projet mondialiste (1) qui repose sur le vol, le pillage des ressources, la corruption, le chantage, l’assassinat et la destruction des Etats à grand renfort de sanctions économiques et de bombardements massifs contre des populations civiles... Etats qui s'opposent à ce projet d'essence mafieuse et criminelle.

            Pour cette raison, la pire des choses qui puisse arriver aux Peuples européens c’est bien que celle ou celui qui souhaite faire carrière soit élu.

     

     

    1 - Projet porté principalement par les USA, Israël et les Monarchies de Golfe ; chacun selon ses intérêts et ses ambitions.

     

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                  Ils ont réussi. Ils sont parvenus à leurs fins : nous faire descendre dans le trou : leur trou ! Celui qu'ils nous destinaient de longue date ; un trou profond, une fosse commune à partir de laquelle il nous faudra tous lever la tête lorsqu'ils daigneront s'adresser à nous sur un ton condescendant ; eux qui trônent déjà là-haut, tout là-haut, et nous tous en bas, piégés, bien piégés et sans recours. Ils ne nous autoriseront qu'une chose : déposer des fleurs et allumer des bougies sur nos propres tombes ou celles de nos voisins : c'est du pareil au même puisqu'on devra tous être prêts à partager leur sort à tout moment. 

                     Alors, disons-le : salauds de politiciens !

     

                  Une seule consolation néanmoins : personne ne trouvera de rimes à ces événements abjectes ; personne ne les fera rimer ; personne n'en fera un poème  et les "poètes à la manque" du business-show (monde dans lequel il ne saurait y avoir de show s'il n'y a pas de business à faire) en seront pour leurs droits d'auteur et leur notoriété toujours en souffrance, insatiable.

     

     

    1 - Projet porté par les USA, Israël et les Monarchies de Golfe ; chacun selon ses intérêts et ambitions.

     

     

    "Priez Dieu que tous vous* veuille absoudre !"

     François Villon - "La ballade des pendus" - 15è siècle

     

     

     

    * "nous" dans le poème original

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  • La France à l'heure d'Israël ?

                

                       Billet de blog rédigé en Janvier 2015

     

     

                   Ils ont réussi ! Ils sont parvenus à leurs fins : nous faire descendre dans le trou, leur trou ! celui qu'ils nous destinaient de longue date ; un trou profond, une fosse commune à partir de laquelle il nous faudra tous lever la tête lorsqu'ils daigneront s'adresser à nous, sur un ton condescendant ; eux qui trônent déjà, là-haut, tout là-haut, et nous tous en bas, piégés, bien piégés et sans recours. Ils ne nous autoriseront qu'une chose : déposer des fleurs et allumer des bougies sur nos propres tombes ou celles de nos voisins : du pareil au même puisqu'on devra tous être disposés à partager leur sort à tout moment !

                   Alors, disons-le : salauds de politiciens !

     

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    Réglez vos montres !

     

     Tous aux abris !

     

                    C'est en 2015 -  "La France est en guerre" martèle Manuel Valls.

     

    Quelques années plus tôt

     

                            C'était en 2013 - Se reporter à la fable de la Fontaine :  Le loup et la cigogne


                         "Prétendre être payé d'un service par les méchants, c'est commettre une faute car, ensuite, on ne peut plus s'échapper sans être puni de ses bons offices" - Esope (VII ‑ VI siècle av. J.-C.)

     

     

                      Rony Brauman critiquant l'attitude de François Hollande lors de son dernier voyage en Israël.

     

                      On notera au passage le fait que les Juifs français critiques de la politique d'Israël et d'un rapprochement diplomatique avec cet Etat en violation de notre tradition diplomatique qui a fait notre rayonnement et notre force - une tradition qui avait pour objectif la recherche d'un équilibre -, ne sont jamais invités dans les médias. Seul Rony Brauman passe encore la porte, bien timidement quand même ! Une porte fermée à tous les autres.

     

                           En 2015

     

                     L'homme du pire, toujours là dans les pires moments, en campagne électorale et en recrutement à Paris au cours d'une semaine de tueries  :"Juifs de France, votre foyer c'est Israël, on vous attend !"ou quand les chacals de la politique se penchent sur le cadavre de la France pour voir s'il bouge encore.

    Au sujet de la venue de cet individu dimanche dernier à Paris et de sa participation à la marche en hommage aux victimes des tueries de Paris et de Vincennes, il est bon de savoir ceci : "la présence de Netanyahu, comme celle du président palestinien Mahmoud Abbas à Paris le dimanche 11 janvier 2015, n’était apparemment pas souhaitée. François Hollande voulait éviter que le conflit israélo-palestinien ne vienne brouiller le message d’unité de la manifestation. Lorsque Netanyahu a vu que deux de ses ministres venaient à Paris, il a décidé d’y aller aussi. Avigor Lieberman et Naftali Bennet sont en effet deux de ses adversaires aux prochaines législatives qui ont lieu dans deux mois en Israël" - Haaretz

     

    ***


                  Dans un contexte sioniste et islamophobe  (cocktail explosif), entretenu de longue date par tous les médias...

                 Trois jours après des attentats qui ont fait 17 morts (dont quatre français de confession juive aujourd'hui inhumés en Israël), le gouvernement Valls annonce l'affectation de dix mille militaires pour protéger les lieux "sensibles" Un dispositif inédit, soit "le même nombre que ceux qui sont mobilisés sur les opérations extérieures", ou bien encore 10% des effectifs de l'armée de terre. Ces militaires viennent s'ajouter aux 4 700 policiers et gendarmes déjà mobilisés.

                   Qu'est-ce à dire ?

                   Ceux qui depuis des années oeuvrent pour un rapprochement entre la France et Israël au service d'un monde unipolaire et  guerrier seraient-ils parvenus à leur fin ?

    La France aurait-elle épousé le modèle de la société israélienne ? Une société bunker, soudée autour de la mort, du sang, des larmes, de l'humiliation, du vol et des représailles ; une société au talent incomparable quand il s'agit d'enterrer ses morts ?

    Violence sociale, intimidation, sommation, une société sur le qui-vie ; une politique étrangère qui s'articule autour de l'entretien d'un état de guerre permanent, dedans, dehors... guerre larvée, hurlée ; et puis la mort, encore la mort ! et puis enfin, dans une vision paranoïaque, accusatoire et non contradictoire de la société, de la Nation et du monde...  ne jamais interroger les causes ?

    Libre à chacun de juger.

     

     

    ***

     

     

                    Omniprésents dans les médias dominants, voici Elisabeth Lévy et Alain Finkielkraut dans toutes leurs oeuvres et dans un enfermement-aveuglement ethno-politique, le sionisme, qui vous fait perdre une qualité irremplaçable : la capacité de penser contre soi-même, sa classe, son ethnie, sa  caste ; le premier devoir de tout intellectuel.

    De ces deux comparses... jamais un tel discours, un tel point de vue n'a été aussi éloigné de ce qu'est la France historiquement et de ce qu'est la civilisation européenne : cette soif de connaître et de comprendre ; cet appétit d'ogre pour l'étude des causes.

    Finkielkraut mettra en accusation ce qu'il appelle "le parti de l'Autre" contre le parti du même avec le même ; faut dire que. face à un miroir, Finkielkraut ne tolère qu'une image, qu'un reflet : sa propre image et son propre reflet car aux yeux de ces deux énergumènes, l'Autre est ingérable, inassimilable, incontrôlable, imprévisible ;  comprenez  : incapable de se rallier à une cause... cause unique, indivisible... leur propre cause à tous les deux... cause d'une nature ethno-politique.

     

    ***

     

     

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                  Tous ceux qui, en 2009, se sont élevés contre  "la liste antisioniste et anti-communautariste" conduite par Dieudonné aux élections européennes de 2009, et qui n'était pas qu'un sketch de plus de l'humoriste -  liste destinée à dénoncer l'emprise à venir d'une idéologie ethno-politique liberticide d'une intolérance sans précédent dans l'histoire contemporaine de la France ; idéologie responsable du bannissement des médias de l'humoriste en 2003  -, devront aujourd'hui reconnaître la justesse de cette prémonition ; quand à nous, on saluera à nouveau, ici, le plus clairvoyant - et pour cette raison, le plus persécuté -, des humoristes satiriques de la scène artistique francophone : Dieudonné.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Le phénomène Dieudonné

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  • Religions et monothéismes : a story of peace and love ?

                   

               "Nous assistons à une « islamisation » des naufrages individuels, des précarités sans horizon et des fragilités psychiques. On n’est pas en échec, on est islamisé. On n’est plus insignifiant, on est islamisé. On n’est plus malade, on est islamisé... "

                                     Patrick Chamoiseau, 15 juillet 2016

     

     

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            (Suite aux événements du 14Juillet, une "prière du mort" a été prononcée mardi dernier à la mosquée ar-Rahma, dans le nord de Nice)

     

     

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                   Attentats, tueries, Daesch, Islam, France, Europe…

                   Soyez assurés et rassurés : dans les mosquées, on ne compte plus les prêches qui recommandent vivement de prier pour les victimes des attentats qui ont pris pour cibles des dizaines de civils, au hasard : Nice pour le plus récent d’entre eux ; Nice aux 84 morts avec ou sans mesures adéquates pour prévenir un carnage un soir de 14 Juillet, caméras grand-angle en action.

    Oui ! Les Imams de France n’ont donc pas assez de mots pour condamner Daesh et ceux qui commettent ces crimes au nom de l’Islam… tout en rappelant ceci à ceux qui seraient tentés non pas par le Jihade qui, comme la charité bien ordonnée, commence par soi-même, mais bien plutôt, et plus prosaïquement, par l’envie d’aller tirer dans le tas, ici ou ailleurs - avertissement sans ambiguïté :

                     « N’en croyez rien ! Ce n’est sûrement pas le paradis qui vous attend… mais l’enfer si vous commettez l’irréparable ».

    Et d’aucuns peut-être aussi… de marmonner : « L’enfer ? T’as dit Enfer Momo… bah… ça nous changera pas d’ici alors ! »

    Mais… chut.

    Vraiment ! Un seul souci pour le Conseil des Institutions musulmanes de France (CIMF – nouveau sigle créé par votre serviteur ) et leurs acteurs au quotidien, surtout le vendredi : dissocier l’Islam et les Musulmans de France de tous les crimes commis en leur nom en Europe en général et en France en particulier ; dénonciation et condamnation sur le conseil, sur la vive recommandation, voire la pression irrésistible, le commandement et puis finalement, l’ordre indiscutable (1) - disons les choses !-, de la droite concurrencée par le FN, puis l’extrême droite ainsi que les milieux atlantistes et sionistes (excusez ce pléonasme !) ; CRIF en tête, presse et les médias audiovisuels qui lui sont affiliés : Marianne, Causeur et BFMTV principalement ; Libération aussi, les jours de grand vent, quand il s’oublie et qu’il se fait dessus (chassez le naturel etc…) avant de faire sur les autres, les éclaboussant, adepte d’un journalisme incontinent.

     

                   Et nous autres alors dans cette affaire ? Oui, nous autres qui sommes désintéressés, avisés, informés, honnêtes et de bonne foi, privés d’arrière-pensées… eh bien, nous autres avons beau rassurer nos connaissances musulmanes pratiquantes à divers degrés et occasions (Musulmans on and off)… rien n’y fait :

    « Non, non ! C’est important pour nous de faire savoir publiquement que nous ne soutenons pas ces actes immondes qui n’ont rien à voir avec l’Islam !

    • Mais personne n’a dit que vous souteniez ces actes ! 
    • Si, si !
    • Je regrette : les gens de bonne foi savent que vous n’avez rien à voir avec ces actes immondes.
    • Si ! Si ! On voit bien. Tous tous ! Tous nous montrent du doigt. Tous nous soupçonnent de duplicité, de soutenir secrètement ces actes ! Tous, vous dis-je !
    • Mais non, arrêtez enfin quoi ! C'est ridicule. Avec les gens informés et honnêtes, il n’y a pas d’amalgame possible !
    • Mais si… 
    • Mais non !
    • Mais si ! »

     

     N'insistons pas.

     

     

                   A l’heure de l'auto-victimisation généralisée à outrance - Homosexuels, Juifs, Musulmans, Réfugiés (et Hollandistes... sic ) -, à l’heure où il semblerait que tout ce beau petit monde juge que, décidément, on ne les détestera jamais assez… l’énergie dépensée par les Imams de France auprès de ceux qu’ils estiment devoir rassurer quant à leur condamnation d’une fermeté à toute épreuve du terrorisme religieux ou pas - mais surtout religieux, quand même ! -, sonne un peu comme une prière… une prière d’un genre particulier cependant ; une prière subliminale : « Détestez-nous ! Tenez-nous donc tous collectivement responsables que l’on puisse vous expliquer à quel point c’est injuste, à quel point c’est pas bien de nous faire ce procès-là, à quel point vous ne nous aimez pas, à quel point… à quel point…

                … à quel point l’Islam, pareille à toutes les religions monothéistes, est une religion d'amour et de paix ! »

    Là soudain, une envie irrépressible de pouffer de rire nous submerge… et puis très vite aussi, le désir de prier notre interlocuteur (la prière encore et toujours la prière !) sur un ton courtois, cela va sans dire, de cesser de nous prendre pour des imbéciles incultes et amnésiques…

    Car la contrainte, le contrôle, l’intolérance, la violence psychologique, le meurtre et le génocide - conversion sabre au clair, canons chargés, bûchers flambant neufs, braises ardentes, excommunication, cris, larmes et sang -, sont consubstantielles aux trois religions monothéistes ; tout ce qui vit, marche et crève - hommes, femmes, enfants, vieillards et les bêtes, les bêtes aussi -, est une cible : croyants car on ne l’est jamais assez, athées, agnostiques, infidèles, mécréants : l’histoire du Christianisme remplit à merveille ce cahier des charges ; l’Islam aussi ; quant au Judaïsme indissociable du sionisme religieux, bras armé et instrument du sionisme tout court - plus de terre, toujours plus : s’étendre et dominer …

    Demandez donc à tous ceux qui ont vu leur carrière brisée (artistes, journalistes, politiciens) et parfois aussi leur vie sociale, ici en France, toutes les portes se refermant sur eux comme dans un tombeau, pour avoir osé un jour dénoncer l’emprise de l’idéologie sioniste sur toutes nos institutions : de l’Eysée au Sénat, en passant par le quai d’Orsay, le Parlement ; sans oublier les médias…

    Et en dernier ressort, dans le cas où vous auriez un doute, rendez-vous dans une région aujourd’hui à feu et à sang, en vous arrêtant dans un territoire en particulier… territoire occupé, la Cisjordanie, par une religion, le Judaïsme… religion et idéologie – deux en un pour le prix de milliers de vie palestiniennes…

    Après le Christianisme et l’Islam… là aussi, tout amour le Judaïsme ?

    Peut-être, mais alors il ne peut s’agir que d’un amour, là encore, d’un genre particulier : une haine subliminale dans le style :

                  « Comment ça mon petit Palestinien chéri et adoré, qu’est-ce que t’as ? Ben, t'es pas heureux ? T’as pas un bout de terrain pour tes oliviers, rien pour nourrir ta famille, c'est ça ? Qu’à cela ne tienne. Viens, je vais te céder un peu de terre… (comment ça ? C’est ta terre ? Oui mais c’est la mienne maintenant !)… genre bac à sable pour que ta marmaille puisse s’y amuser un peu. Après tout, on est pas des monstres ! (Même s’il ne faut pas nous tenter, jamais !) »

    Et ça aussi, plus explicite cette fois-ci :

                  « Ta maison, c’est ma maison ! Ta terre, c’est la mienne maintenant !

    • Ah bon ? Pourquoi ?
    • Parce que c’est écrit ?
    • Où ça ?
    • Dans le Livre, le grand Livre… l’unique, le seul…
    • Et les autres Livres alors ?
    • C’est de la m**** !
    • Comme vous y allez !
    • De quoi 
    • Quand même : vous y allez un peu fort là non ?……………….
    • Je vais te dire une bonne chose : si ta maison c’est ma maison, si ta terre c’est ma terre… c’est aussi, et c’est surtout parce que t’es isolé, sans défense, et par conséquent, trop faible donc pour résister, espèrer et prétendre à autre chose, espèce de trou de balle… de la prochaine balle qui va te trouer le cul si tu insistes !
    • Mais…
    • Y’a pas de mais… t’as compris ? Tu veux pas finir dans un fossé, une balle dans la nuque ? 
    • Ben non, si je peux l’éviter.
    • Alors, prends tes cliques et tes claques, toi et ta marmaille ! Casse-toi ! »

     

                          Yahvé-ou akbar ! Dieu est Dieu au nom de Dieu, nom de dieu !

     

    ***

     

                   Qui a dit que l'athéisme et l'agnosticisme sont le meilleur antidote contre la fièvre religieuse et poisseuse ?

     

     

     

    1 - A ce propos, merci de vous reporter à mon billet de blog : Musulmans de France : sommation et commandement

     

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  • Un premier et dernier « Allahou akbar ! » avant le grand saut dans l’inconnu

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                   ‘’... daech, al Qaida, Boko Haram, Al Shabab ou les talibans, sont tous des exemples d'une nouvelle dynamique post-étatique, qui sera la face apparente des conflits internationaux.  Mais leur signification réelle est beaucoup plus fondamentale.’’

     

                   Paul Rogers est l'auteur d'un rapport paru ce mois-ci ; haut expert sécuritaire britannique, dans ce rapport inédit (ICI), Rogers lance une alerte : "Le terrorisme n’est pas ce que l’on croit. Le vrai problème du monde ne sera en rien un prétendu choc des civilisations, mais un risque de plus en plus pressant, de révolte des marginaux. Le mondialisme économique engendre de la marginalisation de masse, de la perte d'identité, de l'humiliation, du ressentiment et de l'amertume. Ces souffrances sont le vrai cocktail explosif’’.

                   Cela n'aura échappé à personne... ces mêmes marginaux susceptibles d'enfiler n'importe quel dossard ou de brandir n'importe quel drapeau pour frapper la société... le profil de ceux qui ont ensanglanté Toulouse, Paris, Bruxelles et Nice correspond tout à fait à cette description.


                     Merah, frères Kouachi, Coulibaly, Abdeslam, Mohamed Lahouaiej Bouhlel et d’autres encore…


    Délinquance, rupture, sans solution pour eux-mêmes et la société non plus
    , d'une courte vie sans objet, les voilà soudain qu’ils se souviennent qu’ils auraient pu être musulmans - Musulmans qu’ils ne seront jamais ! Et c’est dans un premier et dernier « Allahou akbar ! » qu’ils décident d'en finir et de faire le grand saut dans l’inconnu, eux et de pauvres bougres qui n’avaient rien demandé... n’importe lequel d’entre nous en l’occurrence ; sans doute trouvent-ils là une sortie "plus honorable" et plus glorieuse qu’une condamnation à 20 ans de réclusion criminelle lors de leur prochain jugement, tout multi-récidivistes qu'ils sont.


                   Segmentation, ciblage, positionnement... c'est comme le profilage, c'est une science. Mais alors, finiront-ils tous par nous faire regretter les activistes d’Action directe des années 70 ? Cela avait quand même une tout autre allure ! Etait-ce parce qu’ils avaient lu Marx, Hegel, Lénine et Althusser ?

                   C'est sûr : on ne devrait jamais quitter la lecture, cette écriture de l'autre.

           

     

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  • Prolongation de l'Etat d'urgence et d'un régime d'exception

                 Billet de blog rédigé en février 2016

     

     

     

                                                          

    Priez Dieu que tous vous veuille absoudre !

     

     François Villon - "La ballade des pendus" - 15è siècle

     

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                  Si la mise en place de l’état d’urgence suite aux tueries du 13 novembre 2015 a pu être saluée par tous les « représentants » de la Nation, deux mois et demi plus tard, l’ambiance est tout autre : aujourd’hui, de nombreuses voix se font entendre pour s’opposer à son renouvellement - parlement, sénat, médias et la rue - d’autant plus que le gouvernement Valls a sollicité une prolongation de trois mois de cet Etat d’urgence ; du côté de la l'Elysée, Hollande adepte d’une surenchère aux arrières pensées électoralistes évidentes, souhaite inscrire dans la constitution française cet état d’urgence qui a donné à la police des pouvoirs accrus : perquisitions, assignations à résidence, détention, garde à vue… sans l’intervention d’un juge car cet Etat d’urgence expulse de facto le judiciaire.

    Or, rappelons ici que ça ne peut pas être, que ce n’est pas à la police ni à un gouvernement quel qu’il soit, de décider du maintien ou non de cet état à la fois d’urgence et d’exception.

               

    ***
               

                   Dans ce débat sur RFI, un seul intervenant peut se targuer d’être indépendant : Pierre Tartakowsky, président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme.

    Le second intervenant présente une situation évidence de conflit d’intérêt : en effet, Louis Caprioli est disqualifié en tant que conseiller d’une société privée de sécurité ; société susceptible à tout moment de se positionner sur des marchés publics liés à la menace sécuritaire ; menace que le secteur privé a tout intérêt à entretenir par ses analyses et ses interventions alarmistes dans des médias d’une complaisance inouïe : la peur fait vendre, certes ! Tout comme en politique, la peur qui n’évite surtout pas le danger, est aussi et surtout pourvoyeuse d’affaires juteuses et de résultats électoraux aussi flatteurs que prometteurs

     

    ***

     

     

                   Clairement, l’état d’urgence doit être suspendu pour les raisons suivantes :

     

    1 – Le bilan de ces deux derniers mois n’est pas bon : des centaines de perquisitions et seulement 4 demandes d’enquêtes préliminaires pour terrorisme et une seule mise en examen.

    2 – Le décalage entre les forces mobilisées et les résultats obtenus est d’un embarras humiliant pour tout le monde.

    3 – Echec des prévisions et de la coordination de tous les services impliqués dans cette lutte.

    4 – La défaillance depuis près de 20 ans des systèmes de sécurité qui ont tout misé sur les technologies et la désertion du terrain pour des raisons budgétaires et non d’efficacité, ne peut plus être ignorée même si les effets de manche de Valls et de son ministre de l’intérieur n’ont qu’un but : nous faire oublier le manque de moyens financiers pour mener à bien la lutte contre des actes meurtriers en bande organisée à caractère politique qui prennent pour cible une population civile.

     

               Pierre Tartakowsky nous rappelle que l’état d’urgence nous prive des moyens de débattre ; le projet catastrophique et infâme de déchéance de la nationalité (en revanche très porteur sur un plan électoral) nous affaiblit, nous divise et empêche un débat éclairé.

    Aussi, la loi du talion qui semble vouloir s'imposer à nous - loi qui nous est culturellement étrangère -, ne passera pas ! Car, n’en déplaise aux imbéciles et aux va-t-en-guerre, on ne cessera jamais d’interroger les causes tout en protégeant l’Europe d’influences extérieures (principalement anglo-saxonnes : ancien testament et cynisme géo-politique), de marchands de mort qui menacent notre sécurité ; une tradition qui a pour socle les Grecs, les évangiles et les Lumières doit prévaloir ; se départir de cette tradition-là, c'est nous mettre en danger ad vitam aeternam.

                  Gardons à l'esprit ceci : il n’y aura pas de paix ni de sécurité pour aucun d'entre nous sans justice et sans le courage d’une indépendance de jugement et d’action de la France et de l'Europe. Or, il y a fort à parier que cette insécurité permanente déjà bien présente quotidiennement dans la vie de millions d'individus - insécurité sociale : travail, logement, précarité, pauvreté et misère -, ne soit pas fait pour déplaire à tous ceux qui souhaitent nous maintenir tous sur le qui-vive dans le but de nous fragiliser, de nous isoler et de nous diviser davantage encore et ainsi contrer toute opposition à leur projet mondialiste liberticide et socialement destructeur.

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    Pour prolonger, cliquez : Constitutionnalisation de l'Etat d'urgence

     

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  • Premier... il sera le dernier

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                  Dès les années 50, et plus tard, à sa maturité, ainsi qu'au plus fort de son influence et de sa domination dans les années 70 et 80, Charles Aznavour aura été le chroniqueur des chambres à coucher, là où les couples se font et se défont : drame de la vie conjugale... union, désunion, trahison et ruine. Faut dire que cet artiste n'a jamais su se résoudre à "quitter la table" même et surtout "lorsque l'amour est desservi..."      

                   Authentique artiste populaire, aujourd'hui universel, faisant l'unanimité, ce petit homme (par la taille) a tout osé. Fils d'immigrés arméniens, de lui, il a tout inventé, tout créé... de lui et de son Art (1).

    Auteur-compositeur d'une comédie humaine qui n'en a jamais fini avec l'enfer et le paradis, la chute et l'ascension, il aura hissé le music-hall jusqu'au sommet ; même si l'émotion, et parfois la rage des sentiments, se sont peu à peu étiolées au fil des ans et de sa carrière internationale - sa carrière anglo-saxonne n'ayant rien arrangé : elle aura fait de lui un show-man, et pire encore... un crooner ; comme quoi, la chanson française n'a rien à gagner au contact de la langue anglaise !

    E io tra di voi (Et moi dans mon coin)

     

                  Dans une carrière menée tambour battant jusqu’à ameuter le monde entier (dès les années 50, Aznavour travaillait déjà à la traduction en langue anglaise de ses chansons), en expert, les textes du maître couvriront tous les âges de la vie et tous les personnages : la femme, la mère, l’épouse, le mari, l’amant, le père de famille… ils évoqueront toutes les conditions, riches et pauvres, les minorités (Les immigrés), la condition homosexuelle des années 70 (Comme ils disent), les affres du Rideau de fer (Camarade), le compagnonnage fraternel (Au nom de la jeunesse – Nos vertes années) bucolique et juvénile.

                 Artiste composite, artiste de la synthèse, la marque des plus grands, Aznavour combinera un Jacques Brel à fleur de peau avec son cœur à vif (Je bois), l’esprit caustique d’un Brassens avec l’appui de l’auteur Bernard Dimey, la fantaisie poétique d’un Trenet, Piaf Edith, figure malingre que la vie a ravagée et qui lutte encore debout faisant face… et puis le cabaret, temple des premières années d’un Léo Ferré, avec l’intérêt qu’il portera aux poètes de la bohême, la vraie, celle de la faim : André Salmon entre autres… auquel il offrira une de ses plus belles mélodies.

    Des musiques jazzées des années 50, au twist des Yéyés, puis, après mai 68, le col roulé du chanteur à texte, avant d’embrasser les années 70, années glamour, paillettes, coupe et tissu Ted Lapidus aux motifs extravagants, aux couleurs impossibles d’une élégance pourtant inégalée… en traversant toutes ces époques, toutes ces modes sous la contrainte et le danger d’une relégation et d’un oubli toujours possibles, Aznavour n’a jamais lâché la nécessité d’une qualité irréprochable, textes et mélodies, travaillant avec les meilleurs arrangeurs (Paul Mauriat, Raymond Lefèvre, Christian Gaubert, Del Newman, Kenny Clayton, Marvin Hamlisch) au côté de son beau-frère compositeur Georges Garvarentz. Et si les modes, d'importation principalement anglo-saxonnes, ont pu un temps menacer son Art, il les aura toutes domestiquées et dominées avant de les laisser loin derrière lui car "le style Aznavour" c’est un cocktail savamment dosé :

    - Un visage sans frontières, aux mille kilomètres parcourus et dont l'histoire semble bien plus grande encore que les yeux qu'il abrite et ce regard inquiet, agité, comme aux abois...

    - Un corps chétif qui menace toujours de basculer, oscillant, jamais vraiment stable : c'est ce corps-là qui porte la voix...

    - Une voix, un souffle et un phrasé hors norme...

    - Une gestuelle qui trahit une tension, un désir et une impatience :
    être entendu et convaincre...

    - Un texte impudique qui ne renonce jamais à dire dans le fond comme dans la forme, ce qui est le plus souvent tu ; texte ciselé pour servir un thème récurrent, véritable marque de fabrique de l’artiste : la déception amoureuse et l’usure des sentiments ; thème à la fois universel et d’une proximité et d’une intimité à toute épreuve...

    - Une structure mélodique, harmonique et une orchestration, ou bien plutôt une couleur harmonique et instrumentale d’une efficacité redoutable car…  personne n’a les mots de la musique et la musique des mots comme cet artiste (Nougaro et Ferré peuvent seuls rivaliser)…

                  ............Corps, voix, gestes, texte et musique comme autant de personnages d’un théâtre de l’intime, mêlant sublime et catharsis, Aznavour est à la chanson ce que le théâtre est à l'expérience humaine : notre expérience à tous car, personne n'échappe à Aznavour. Et l'on y revient toujours à la première alerte amoureuse comme un amant sur les lieux de sa dernière conquête ou défaite, c'est selon. Et l'artiste le sait avant même que son public n'en fasse l'expérience jubilatoire ou bien amère.

     

                           "Dites-moi que je suis mauvais que je sois meilleur encore !"

     

                      Eternel challenger, lutteur acharné, pourtant favori et sans rival - toujours plus de travail, toujours plus d'entêtement ! -, compétiteur-né, sacrifiant tout à son métier, plus d'un demi-siècle durant, sûr de son talent et de la nécessité de son succès... tel un impératif catégorique, nul autre que cet artiste ne se sera autant construit sur l'échec et sur ce succès qui tardera à venir après 27 ans passés sur les planches - depuis l'enfance -, sur des critiques assassines qui le forceront à se hisser jusqu'au sommet de son Art, jusqu'à produire les meilleurs textes, les meilleures mélodies et les meilleurs arrangements. 

                    Premier dans une carrière internationale de plus de 60 ans, d'une longévité hors du commun - à l'âge de 92 ans, Charles Aznavour se produit encore sur toutes les scènes des capitales du monde entier -, TIME Magazine et la chaîne CNN l'ont récemment élu "Artiste du siècle" devant Elvis et Bob Dylan. Toujours sur son 31, si Aznavour est le plus grand hommage qu'un artiste de music-hall puisse rendre à son public, il est aussi et surtout, sans l'ombre d'un doute... le dernier tragédien de la scène artistique populaire mondiale.

     

        

    1 - Néanmoins, Aznavour reconnaît la filiation artistique suivante : Maurice Chevalier pour la carrière internationale, Charles Trenet pour les textes et Piaf pour la dramaturgie scénique.          

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    Aznavour à travers le monde

     

    Une version de "Comme ils disent" par le transformer Lola Lasagne

     

     

    Roy Clark dans une interprétation de la version anglaise de "Hier encore".  

     

     

     

    Ray Charles... La Mamma

     

     

     

    Nina Simone : "Tomorrow Is My Turn" sur la mélodie de "L'amour c'est comme un Jour"

     
    Bob Dylan dans la version anglaise (The times we've known) de "Les bons moments"

     

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  • Pourquoi Michel Foucault est-il partout ?

     

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                        En 2013, la revue littéraire en ligne du Nouvelobs « Bibliobs » posait la question suivante : « Pourquoi Michel Foucault est-il partout ? »

    Et une réponse ne tarda pas à pointer le bout de son nez ; ma réponse, en l'occurrence :

                       Eh bien, Michel Foucault est partout car la production philosophico-sociologico-historique de cet intellectuel affable mais un peu austère, ne dérange personne. Et puis, avec Michel Foucault, ce qui est commode c'est qu'on peut être de gauche, rouler en grosse berline allemande et passer ses vacances au Maroc pour y chercher et y trouver de la chair fraîche à bon marché, mineure dans le meilleur des cas. Faut dire que là-bas, ça ne compte pas. D'ailleurs, rien ne compte ou si peu.

     

                      Pourquoi Michel Foucault est-il partout demandez-vous ?

                      Même s'il est loin de faire l'unanimité chez les historiens - ce que les médias se gardent bien de préciser à son sujet -, Michel Foucault est un « penseur » de la marginalité : délinquance, homosexualité et folie - ou si l'on préfère : prison, backroom gay et asile psychiatrique -, car Michel Foucault était surtout concerné par Foucault.

    Un penseur en marge Foucault et à la marge de tout ce qui nous permet de trouver des réponses au questionnement suivant : qui fait quoi, à qui, où, comment, pour(-)quoi et pour le compte de qui. De plus, chez Foucault, on ne nomme personne ; ce qui arrange bien des gens et le système en particulier. C’est la raison pour laquelle tous ceux qui aspirent à une longue et riche carrière lui sont reconnaissants de laisser ses lecteurs dans cette ignorance-là (qui fait quoi, à qui, où, comment, pour(-)quoi et pour le compte de qui).

    Reconnaissants, on le serait à moins quand on connaît ce qui est aujourd’hui en jeu dans ce questionnement aux multiples entrées et sorties !

    Tenez ! L’Amérique elle non plus, ne s’y est pas trompée comme avec Deleuze et d’autres encore ; dans la subversion des mœurs et de toutes les conventions du quotidien après l’échec de mai 68 chez les ouvriers - pas de révolution politique à l’horizon mais libération sexuelle il y aura ! On jouira sans entrave -, Foucault deviendra très vite et très tôt une « pop star des campus universitaires ».

    Bourgeois mondain d'une gauche abstraite, fantasque et bavarde…fossoyeur avec d'autres du rationalisme progressiste, l’Amérique est venu chercher chez Foucault  devinez quoi ?  Cette Amérique qui recycle tout et tout le monde est venue chercher la déconstruction  de l’histoire, de la pensée, de la culture et de l’art européens ; ce qui servait admirablement  les préoccupations  des Etats-Unis des années 70 et 80 : trouver une issue à ce complexe à la fois morale et intellectuelle d’infériorité face à l’Europe, ce berceau multimillénaire de la civilisation occidentale à l’excellence arrogante et plus que dérangeante : Athènes, Rome, Christianisme, Renaissance, les Lumières… deux mille ans de philosophie, d’art et d’histoire…

    Alors, c’est sûr… vous pensez bien ! un poids, un handicap énormes que cet héritage pour tous ceux qui souhaitent se positionner sur une ligne de départ et franchir en tête une ligne d’arrivée et ainsi imposer le triomphe du mercantilisme et l’apothéose du « tout marchandise », une fois l’Europe à poil et  sans chair ; une Europe squelettique.

    Notons au passage ceci : si Deleuze, Foucault, Derrida furent appelés par les USA et accueillis à bras ouverts, en revanche, le penseur Michel Clouscard qui est à l’origine du concept de «libéral-libertaire » ne fera jamais recette ; il sera superbement ignoré car, avec ce penseur-là, c'est l'ouvrier qui sera appelé à jouir sans entrave, de ses droits principalement, et non les fils de ceux qui l'emploient et l'encadrent, à savoir : les patrons et les cadres.

    Et ça, l'Amérique, elle n'aime pas... mais pas du tout !

     

                    On n’en a donc pas fini avec Foucault ou bien plutôt avec ceux qui n’ont de cesse de confondre progrès et innovation, art et animation culturelle, le prix de la baguette de pain et celui d’une barrette de shit vendue à la sauvette ou bien sous licence d’Etat une fois légalisées les effluves de cette herbe folle ; la prostituée libérée et son client et la traite des êtres humains ; l’homosexualité qui confirme la règle et l’hystérie immature gay qui frappent des individus désoeuvrés ; et puis enfin, une fois la boucle bouclée et parce qu’il faut occuper ses soirées dans des vernissages sans queue ni tête : l’art moderne avec l’art contemporain ; et ce même art contemporain sans culture ni toit avec La révolution.


    D'où l'abus que les médias font de Michel Foucault car on abuse de Foucault comme on abuse de l'alcool ; un abus de consommation et de citations sans risque puisque sans danger pour quiconque souhaite voir sa carrière principalement médiatique et/ou universitaire, prospérer ainsi que sa tranquillité physique et tranquillité d’esprit, une fois repu de consensus et de soumission.

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    Pour prolonger, cliquez : Michel Clouscard

     

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  • Attentat de Nice : comme une douce résignation après Paris et Bruxelles...

     

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                 Silencieux, les niçois se sont recueillis autour et sur "la promenade des Anglais" avant de reprendre le cours de leur vie sur cette même promenade sous un soleil de plomb et une mer méditerranée plus bleue que jamais.

                 Ni cri de haine ni colère, nous dit-on...

                 Comme une douce résignation après les événements de la nuit du 14 juillet 2016, sans doute pensons-nous tous, consciemment ou non, que l'on ne mérite pas mieux que ces attentats - auxquels des millions d'êtres humains sont confrontés tous les jours en Irak et plus récemment en Syrie soit dit en passant -, quand on sait sur quoi repose la "prospérité", ici, d'un grand nombre d'européens, pour ne rien dire de tous ces pays et de tous ces Peuples décimés, tous Musulmans, dans l'indifférence la plus totale depuis 20 ans... dans le cadre d'une alliance occidentale - avec le soutien tantôt actif, tantôt passif, des Monarchies du Golfe et d'Israël -, qui a pour point nodal les politiques à la fois économiques et militaires développées depuis les événements du 11 septembre 2001 par les USA ; politiques aux centaines de milliers de morts et de réfugiés sur les routes, et aux millions de sans-abris privés d'Etat, de frontières et de sécurité.

    Attentat après attentat, les Européens semblent donc accepter leur sort - la punition -, autant par lâcheté que par ignorance ; une ignorance bien commode qui favorise la résignation et la croyance en la fatalité ; et puis aussi, et puis surtout, par épuisement à la fois psychique et... disons intellectuel, tous somnolant devant leurs écrans de télé dès 20 heures : et à ce sujet, la propagande des médias de ces dernières années a définitivement eu raison de leur sens critique ainsi que de leur capacité d'analyse : la recherche et l'identification des causes premières.

                  Innocents,sans doute sommes-nous tous devenus des « salauds » tranquilles et de bonne foi... car, quiconque aujourd'hui souhaite s'informer, n'a que l'embarras du choix quant aux sources auxquelles s'abreuver.

     

    ***

     

                  Chanter dans le malheur pour conjurer l'impasse économique, environnementale, sociale et morale - véritable gâchis existentiel -,  vers laquelle nos sociétés en sursis se dirigent lentement mais sûrement ?

    Faut dire qu'aujourd'hui, qu'est-ce qui nous reste à défendre et à célébrer finalement ? Sûrement pas la vie ! La fin, nous sommes ! La fin et les moyens... et rien d'autre. Plus rien devant nous, plus rien derrière. Plus rien ne nous précède. Plus rien au-dessus de nous ! Aussi, il ne nous reste plus qu'à nous consommer nous-mêmes avant de nous dévorer, jour après jour, anthropophages et cannibales puisque, quelque part au fond de nous, nous savons tous que nous sommes tous... déjà morts, et la promesse d'une vie digne d'être vécue debout, dans l'honneur et la dignité, morte aussi pour le plus grand nombre, riches comme moins riches !

                   Les victimes ayant renoncé à demander des comptes à des salauds cyniques venus d'outre-atlantiques et à leurs "larbins européens", voilà que ce sont d'autres salauds sans loi habités d'une mauvaise foi... qui nous punissent, et ce faisant, en vengent d'autres tout en les massacrant eux-aussi allègrement.

    Rien de surprenant à cela : la main occidentale qui tue accueille bien d'une autre, ceux qu'elle n'a pas tués : voyez tous ces réfugiés aux portes de l'Europe !

                   Il y a définitivement quelque chose de pourri au royaume d'Occident.

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    Pour prolonger, cliquez : Terrorisme - Etats et politiques d'Etat

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  • "Si vous voulez la fin du terrorisme, préparez la fin de l’Etat !" : parole situationniste

             Rédigé en octobre 2015

     

     

     

                  A l’heure où La Turquie cherche les coupables du double attentat-suicide commis samedi 10 octobre 2015 à Ankara qui a fait une centaine de morts... attentat qui a pris pour cibles des Kurdes, et dans le soupçon d'une complicité d'Etat - passivité ou encouragement -, à trois semaines des élections... 

                  Le site d'informations Médiapart a révéĺé que le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait eu recours au secret défense (texte ICI) pour bloquer l'investigation de l'attentat contre l'Hyper Cacher qui s'est déroulé en parallèle avec l'attentat terroriste contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015 et ainsi contrer une requête de déclassification de documents émise le 10 avril par des juges d'instruction au tribunal de grande instance de Lille, chargés de l'enquête sur la provenance des armes d'Amédy Coulibaly, responsable de l'attentat…

    Selon Médiapart, « Des gendarmes lillois et un de leurs informateurs ont été au centre d’un trafic d’armes ayant permis d’alimenter Amedy Coulibaly. S’ils n’ont rien su de la destination des armes, ils semblent bien avoir laissé filer les acheteurs ou perdu leur trace. Leur position est suffisamment délicate pour qu’ils se retranchent, courant avril, derrière le secret défense » ; position confirmée en juin par Cazeneuve.

    Fin janvier, un dénommé Claude Hermant, un barbouze d’extrême droite, indic de la gendarmerie de Lille, sa compagne, et un autre homme sont arrêtés pour avoir remilitarisé « beaucoup » d’armes de guerre neutralisées, provenant de pays de l’Est. « Elles ont ensuite été écoulées dans le milieu du grand banditisme, pas uniquement lillois », selon La Voix du Nord.

    Médiapart révèle que «Le 20 janvier, les responsables de la Brigade criminelle et de la Sous-Direction antiterroriste (SDAT) ont résumé, dans une synthèse au parquet de Paris, les vérifications opérées au sujet des armes utilisées par Coulibaly sans faire état de la réponse d’Europol, datée du 16 janvier. Europol mentionne pourtant un 'traçage positif pour trois armes', et un 'traçage approchant pour deux armes', en précisant que ces cinq armes ont été achetées par la société lilloise d'Hermant à l’entreprise slovaque AGF Security.»

     

              "Si vous voulez la fin du terrorisme, préparez la fin de l’Etat !"

                      Et si cette parole de situationniste des années 70 était finalement frappée au coin du bon sens ?

     

     

     

    Sur le terrorisme, la stratégie du chaos : à partir de la 15mns.35

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  • L’art caché : les dissidents de l’art contemporain

     

     

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    Art moderne, art contemporain...

               " Deux voies s’ouvrent désormais devant chaque artiste ; celle de l’accomplissement de la forme pour atteindre les mondes intérieurs, et celle qui cherchera au contraire à élaborer un concept pur."

    Peu à peu les notions « art moderne » et « art contemporain » prendront des voies divergentes :

                "L’art contemporain se nourrit du dépeçage de l’art, quand le meilleur de l’art s’élabore en mûrissant cette remise en cause. L’art contemporain en usant de ses transgressions et événements, a une efficacité médiatique ; l’art n’émeut les êtres qu’un par un."

    Le conceptualisme opérera une rupture avec l’art moderne qu'est ce passage de la modernité à la post-modernité : un monde dominé par des conceptions morales, philosophiques et économiques et non plus par des questions et des considérations d'ordre esthétique et sensoriel.

     

                   Aude de Kerros dans son ouvrage à propos de l'escroquerie de l'art contemporain (A.C.), n'y va pas par quatre chemins : " Très vite, l'art contemporain nous donnera à comprendre que la dimension esthétique de l’art est abolie au profit d’un contenu moralisateur."

    Vérité, beauté, sacré… l’art contemporain se donnera un contenu théorique particulier en rupture avec le « grand art » mais aussi avec l’art moderne en refusant la démarche esthétique pour mieux adopter une démarche conceptuelle qui n'est dans les faits qu'une idéologie nominaliste répondant à la formule : « Est de l’art ce que les artistes et le milieu de l’art déclarent être de l’art ».

     

                 Le transfert de la capitale des arts de Paris à New York dans les années 50, aura pour arrière-plan, la lutte contre le communisme ; en effet, cela n’a pas échappé à l'Amérique : tous les artistes européens de l’après -guerre sont proches de l’URSS et des partis communistes plus ou moins inféodés (France et Italie) ; New York deviendra alors le siège artistique conceptuellement apolitique, c’est-à-dire : de droite. La CIA sera la maîtresse d’œuvre de ce transfert.

    A partir de 1960, entourée de ses marchands, de ses collectionneurs et de ses fondations, l'Amérique se trouvera en mesure de créer un réseau international capable de déterminer instantanément qui relève de l'avant-garde et qui n'en relève pas ; dit autrement, il sera question d'expulser tout contenu politique et révolutionnaire dans l'art.

    Après Marcel Duchamp, les représentants de la « french theory » ne seront pas en reste ni oublié puisque dans les années 70, les Deleuze, Foucault, Derrida, Lyotard deviendront de véritables « pop stars de campus » ; et tous devront leur consécration à l’Amérique. Révolutionnaires en France, outre atlantique, seule leur subversion cantonnée le plus souvent à la sphère privée - libération des moeurs en particulier - sera retenue ; elle servira admirablement les préoccupations des Etats-Unis qui élaborent dans ces années-là l’idéologie multiculturaliste.

    A la même époque, le terme « avant-garde » sera jugé à la fois trop politique pour les milieux capitalistes et financiers internationaux. Un label plus neutre va apparaître : « art contemporain » ; un art contemporain (AC) qui servira de machine de guerre au libéralisme américain.

    En France, à la gauche ou bien plutôt, à "la fausse gauche" (Jack Lang et l'Etat PS) l'art conceptuel, sociologique, politique et moralisateur ! A la droite les artistes de la main, les peintres dits « réactionnaires » !

    Et l'auteure de dénoncer un manichéisme cause d’enfermement et de sclérose de l’art français sur la scène internationale tout en nous rappelant au passage que « l’artiste représente, transpose, transforme la matière avec les mains, visant à provoquer une émotion d’ordre esthétique et sensible » même si toute chose peinte n’est pas forcément "de la peinture" ("il faut être capable de créer un temps, un espace et une nécessité formelle unique").

     


    Aude de Kerros: "L'art caché" 1 de 4 par Meinaufeldt

     

     

                  "Avec l’AC, activité "sans les mains" qui confisque très tôt l’appellation d’art, l’œuvre, pour exister, a aussi besoin du contexte. Le « contexte » lui donne son statut mais aussi son sens. Une pissotière fonctionnant dans une vespasienne n’est pas une œuvre d’art, mais, exposée à Beaubourg, elle le devient.

    Les théoriciens énoncent le dogme et donnent le sens de l’œuvre. Ils ont remplacé les critiques. Ils n’évaluent pas la valeur de l’œuvre, ils la légitiment.  Leur discours n’est pas esthétique, il est moral ou sociologique avec l’appui des institutions appelées à cautionner cette démarche en la finançant : l’Etat en Europe."

     

                   Si malgré la rupture, l' « art moderne » a continué de croire au génie à la suite de l’art dit « académique » qui croit aux lois, confronté au rouleau compresseur de l'AC avec sa puissance financière et idéologique d'ordre étatique en Europe (ministère de la culture), privé en Amérique (fondations et mécènes), c'est tout l’art non conceptuel qui rentrera alors en clandestinité ; il n’en sera fait plus aucun état. Il deviendra ce que l’auteure appelle : l’art caché. Les dissidents de l’art contemporain s’y reconnaîtront avant de s’y retrouver, anonymes, oubliés ;  précarité pour les uns, pauvreté pour les autres.

                          "Après la mort symbolique de l’art et la fin de l’histoire, si souvent évoquées dans les années 1980, l’art semble être désormais sorti du temps. Il n’y a plus de Révolution ni de Progrès. Au tournant du millénaire, l’AC se présente comme un éternel présent. Tout est bloqué. De rupture en rupture, on tourne en rond, tout se répète, rien n’évolue, ne mûrit, ne croît ou ne se développe."

    Art sans culture, sans racines, sans logis, sans toit…  l’art contemporain (AC)  est désormais assurément un des grands vecteurs du mondialisme. L’AC ne cache plus sa fonction : il est devenu le support de la communication du "tout marchandise" à une échelle mondiale.

     

     

    1 -   Aude Kerros… : sculpteur et peintre (son site ICI) est manifestement meilleure en tant qu'essayiste qu'en tant que peintre... dont on pourra trouver l'oeuvre peu convaincante.Qu'à cela ne tienne, son ouvrage est incontournable pour quiconque souhaite comprendre ce qui est arrivé à l'art.

     

    Pour prolonger, cliquez FIAC 2015 : en finir avec l'art contemporain ?

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