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Serge ULESKI - art, essais, écriture et littérature

  • Giacomo Casanova : premier travailleur sexuel de l'histoire de la prostitution masculine ?

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                 Giacomo Girolamo Casanova, né le 2 avril 1725 à Venise, décédé le 4 juin 1798, fut tour à tour violoniste, magicien, espion, charlatan, indic' de police, diplomate, bibliothécaire et écrivain.

    Infatigable, sillonnant le XVIIIe siècle au pas de course, présent dans toutes les cours d'Europe, de Venise à Paris, Madrid, Vienne, Londres... dans une quête incessante pour l'extase et le bonheur, anti-sadien par excellence - sensualité et volupté : il exécrait la contrainte et la violence -, mais aussi... escroc poursuivi par ses créanciers et autres huissiers, Casanova se retirera au château de Dux, en Bohême, une fois malade, la chandelle brûlée par les deux bouts - d'aucuns diront aujourd'hui : une fois établi le constat de sa perte de compétitivité sur le marché du sexe -, avant de devenir un écrivain de langue française.

     

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            On a dit de Casanova qu'il était l'homme le plus libre du 18e siècle.

    L'était-il vraiment ?

    Sans fortune personnelle, privé de toit, faisant "maison-neuve" plus souvent qu'à son tour, contraint, fils d'une actrice qui l'abandonnera très tôt et d'un père décédé alors qu'il n'a que quelques années, éternel invité, toute sa vie durant Casanova vivra sous la dépendance matérielle d'autrui.

    Premier des libertins chez les libertins, dans ses écrits, il s'interroge : quel est l’homme auquel le besoin ne fasse faire des bassesses ?

    Mais alors... et si... ce forçat du corps qui n'avait pour seules richesses que sa libido, son intelligence, sa culture et son talent incomparable pour la conversation...  et qui n'était pas seulement été un brillant séducteur, compulsif de surcroît, par amour pour les femmes (ou par abandon de la première d'entre elles... sa mère)... et si Giacomo avait été aussi et surtout le premier courtisan-gigolo, le premier travailleur (esclave) sexuel et mondain de l'histoire de la prostitution masculine ?

               La question est donc posée ; n'en déplaise à Sollers (2) qui n'aime rien tant que se raconter des histoires et nous en raconter aussi par la même occasion ; un Sollers qui n'a voulu voir que lui-même en et dans Casanova, oubliant Giacomo, cet enfant très tôt livré à lui-même, un Giacomo d'une susceptibilité à fleur de peau, celle du roturier dépendant, et par voie de conséquence, terriblement vulnérable face à une élite sociale souvent cruelle et inconséquente... en stakhanoviste de la lutte contre la menace quotidienne de la pauvreté et plus tard, la tyrannie de la vieillesse.

                Alors... premier courtisan-gigolo, premier travailleur (esclave) sexuel et mondain de l'histoire de la prostitution masculine ce Giacomo Casanova ?

                 C'est pas impossible. C'est même probable.

     

     

     

    1- Photo 2 : Donald Sutherland en Casanova, poule de luxe-traversti, sous la direction sans doute du plus grand cinéaste de la seconde moitié du 20è siècle : Frederico Fellini.

    2 - Sollers ICI, toujours disposé à faire le beau et le malin... jusqu'à la bêtise de ceux qui s'évertuent à nier la dimension politique et sociale de toute existence humaine.

     

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  • "Le bonheur" de Marcel l’Herbier : une étude de la Star et de son statut

    Marcel l’Herbier le bonheur gaby morlay, charles boyer, cinéma français des années 30, les réalisateurs de cinéma du front populaire

             " La Star, ce symbole de l'aliénation de notre société décadente ?" (René Prédal) 

     

     

                        Jamais assez choyée, jamais assez admirée, jamais assez aimée, jamais assez fêtée...

                        Le film « Le Bonheur »réalisé par Marcel l’Herbier en 1935 avec  Gaby Morlay dans le rôle de Clara Stuart… peut être vu comme une étude de caractère qui prend pour sujet "la Star" ainsi que ses acteurs centraux et périphériques : producteurs, agents et autres parasites.

                       Puits sans fond affectif, tonneau des Danaïdes, gouffre de désir aussi absolu que nocif... insatiable dans cette quête, sur la brèche, toujours ! Le plein de la vie est dans ce manque, ce vide qui ne cesse de se remplir pour mieux se vider…

    Aussi, malheur alors à celui qui tombera amoureux de ce manque car la tentative de le combler fera son malheur ; la Star choisira toujours la promesse de plus d’amour de son public, l’amour de la multitude, anonyme, à la fois si proche et si lointain, un amour sans visage, sans corps, sans bras, son main, un amour unisexe, un amour dans lequel la star demeure seul face à son miroir qu’est son public, le corps inaccessible, le corps intacte car impénétrable… contre l’amour d’un seul.

                     La star est à la fois un mensonge qui dit toujours la vérité, et une vérité qui a pour source le mensonge :  tout comme le cinéma ! Et la moindre tentative de rompre ce cercle vicieux – le refus d’en aimer  un seul et d'en être aimée -, échouera car sa suivie en tant que Star en dépend.

    Le bonheur n’a pas de place dans cette vie-là car le bonheur ne trouve une place que dans l'authenticité  ; est heureux celui qui est authentique, d'un seul tenant, d'un seul bloc pour ainsi dire ; le bonheur ne se fera donc aucune place auprès de la Star, et cette Star auprès de lui, dans sa vie, trop grande vie, cette vie qui ne s’appartient pas, et qui ne lui appartient pas non plus ;  le jour où le public se retirera, ce public qui lui aura tout donné alors qu’il croyait naïvement avoir tout reçu d’elle…. l'étoile s'éteindra. 

     

                                                                                                 

                    Où est la vérité chez la sSar, la vérité de la star, alors que tout n’est que mensonge ou bien plutôt tromperie de par et d’autre.

    La vie d'une Star n'est pas un roman mais un conte d’une trentaine de pages imprimé à des millions d’exemplaires, d’édition en ré-édition ; conte récurrent comme une ritournelle…  à l’image de cette addiction à l’affect… le mérite de Marcel l'Herbier dans "Le bonheur" c'est bien d'avoir mis à nu la vérité humaine de cette quête ; une mise à nu avec empathie mais sans faux-semblant. 

     

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  • Monkey see, monkey do.... scrutez donc ce regard de Macron !

    le regard de macron

                       Quand Macron nous fait face, quand il regarde droit devant lui, manifestement il ne voit, n'entrevoit et n'aperçoit rien..... sinon le vide ; le regard vide d'une absence d'engagement de ce président ventriloque de la Commission européenne et d'un mondialisme mortifère.

                       Sans doute Macron est-il alors capable de ne voir que lui-même, lui et sa carrière, lui et son avenir, lui et son rayonnement médiatique sur une scène mondiale qui ne cesse de mentir...

                      Ce regard, n'est-ce pas finalement celui de la chèvre et de l'âne contents de leur pitance ?

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  • 70 ans de la proclamation de l’Etat hébreu : un exercice de "lèche-botte Israël" en musique

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                        Le Mercredi 18 avril débutaient les célébrations des 70 ans de la proclamation de l’Etat d’Israël. Tous les médias français sont convoqués : tous célébreront cet anniversaire ; du Figaro à Libération en passant par Marianne et l'inénarrable Causeur. Et puis nous autres, les petits, les sans-grades, les humbles, pour ne pas être en reste ( et puis... on n'est jamais assez prudents par les temps qui courent...) de rejoindre les festivités... en musique s'il vous plaît !

     

     

     

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    J'aime Israël...

     

    J'aime son armée...

     

    J'aime de près - de très près même ! -, tout ce qui touche au sionisme...

     

    J'aime Netanyahou...

     

    J'aime toute la classe politique israélienne...

     

    J'aime Golda Meir, Ariel Sharon en particulier qui lave plus blanc que blanc,  auxquels on doit l'occupation et la colonisation de la Cisjordanie pour le plus grand bien des Palestiniens qui, ingrats, ne connaissent pas leur bonheur...

     

    J'aime François Hollande, Manuel Valls et Laurent Fabius parce que tous vouent un amour indéfectible à Israël...

     

                             Si si ! Sérieux ! Leurs vidéos sont sur internet.

     

    J'aime l'idée de changer ma nationalité française d'un intérêt tout relatif contre la nationalité israélienne d'un intérêt bien plus grand, incomparablement même...

                      Enfin... si les Israéliens veulent bien de moi qui voudrais bien d'eux...

     

    J'aime le Mur... bien que sa construction ait été condamnée par la communauté internationale dont je n'ai rien à battre... car cette communauté ne connaît rien au BTP...

     

    J'aime les Israéliens qui manifestent contre les Israéliens qui s'opposent à l'occupation des territoires...

    J'aime les manifestations de soutien à la ratonnade des Gazaouis, hommes, femmes et enfants sans distinction d’âge et d’armement ... hôpitaux compris...

     

    J'aime tous les médias car tous, sans exception, soutiennent la politique d'Israël...

     

    J'aime manifester mon soutien à Israël et à son armée devant son ambassade à Paris... à l'appel du CRIF et de l'UEJF...

     

    J'aime tous ceux qui pensent qu'un Israélien ça vaut au moins 30 Palestiniens ; la preuve : il en meurt toujours 40 fois plus...

     

    J'aime l'uniforme des soldats de Tsahal, surtout quand il est porté par des femmes qui n'ont, paraît-il, rien à envier aux hommes...

    J'aime les colons israéliens qui pensent qu'un bon palestinien est un Palestinien qui est définitivement parti voir ailleurs si cela se fait d'être Palestinien en Palestine...

     

    J'aime la Torah... surtout en Hébreu dans la traduction française d’un Afghan pachtoune…

     

    J'aime le Talmud...

     

    J'aime le Talmud et la Torah et vice versa, ainsi que les deux en même temps...

     

    J'aime, j'aime, vraiment !

    J’aime toutes les fêtes juives même celles que les Juifs ne fêtent pas ou plus...

     

    J'aime Gaza rasé de près, de préférence au petit matin, au saut du lit, avec ou sans lotion après rasage… et quand plus aucun bâtiment ne dépasse ni ne tient debout...

     

    J'aime les réservistes israéliens qui ne se posent pas de question et qui vont sauver les Palestiniens malgré eux ; Palestiniens qui sont décidément suffisamment bêtes pour ne jamais oser le leur demander...


    J'aime la Tora donc... mais des fois, sans le "h" à la fin...

     

    J'aime les plages de Tel-Aviv et avec ses touristes  juifs dits Français et ses habitants tellement sympathiques qui ne se posent jamais de questions...

     

    J'aime le Judaïsme... bien plus que Yann Moix... et j'aimerais que tout le monde le sache...

     

    J'aime Patrick Bruel et Enrico Macias... parce que... même quand leurs chansons sont à chier... eh ben... c'est quand même du Patrick Bruel et du Enrico Macias...

     

                       Mais là, personne n’est vraiment obligé de le faire savoir...

                      Faut pas charrier non plus !

     

     

    J'aime tout ce que j'ai détesté et que j'aime maintenant d'un amour indéfectible, et ce pour l'éternité...

     

    J'aime manger Kasher même quand c'est pas le moment et que personne ne m'y oblige...

     

    J'aime les dauphins d'Eilat, tellement israéliens eux aussi...

     

    J'aime porter la kippa surtout quand c'est interdit car j'emmer.... tout le monde et surtout ceux qui ne la portent pas...

     

    J'aime le documentaire "Shoah" de Claude Lanzmann...

     

    J'aime le faire savoir à tout le monde, et en priorité à ceux qui n'en ont rien à battre...

     

    J'aime Bernard-Henri Lévy, sa soeur Elysabeth Lévy, Alain Finkielkaut,  Gilles-William Goldnadel, Caroline Fourest...

                                    Ah zut ! cette dernière n' est pas israélienne, c'est vrai... n'empêche, je l'aime quand même car elle fait tout pour qu'on croie qu'elle l'est ! 

    J'aime aussi tous ceux que j'ai oubliés et qui aiment tout comme moi ceux que je viens de citer...


    J'aime les Israéliens qui bottent le cul aux réservistes qui refusent de se joindre à la ratonnade des Palestiniens...

     

    J’aime l’idée que jamais plus je n’aimerai un Palestinien…

     

    J'aime, j'aime... vraiment !

     

    J'aime le blocus de Gaza...

     

    J'aime tous ceux qui font shabbat, et surtout ceux qui le font tous les jours de la semaine...

     

    J'aime l'american way of life...

     

                           Oh pardon... je voulais dire...

     

    J'aime l'American Israel Public Affairs Committee, plus connu sous l'acronyme : AIPAC


    J’aime l’idée suivante : Jérusalem capitale d'Israël ; et toutes les idées qui soutiendront  cette idée en particulier...

     

    J'aime l'American way of life quand même, et puis... vous pensez bien !

     

    J’aime l’idée que jamais plus je n’aimerai pas un colon israélien…

     

    J’aime tout ce qu’il faut aimer pour qu’un Palestinien, et ici, un de ses supporters - de foot ou d'autre chose -, me détestent à mort…

     

    J'aime les salauds…

     

                   Ah merde ! Qu'est-ce que ça fout là !!!! Sorry folks ! I won't let it happen again !

     

    J'aime quand les spectacles de Dieudonné sont interdits, en France et partout ailleurs, et même sur la lune…

     

              Ah, c'est mieux non ?


    J'aime tous ceux qui n'ont de cesse de faire des allers-retours entre Paris et Tel -Aviv...

     

                  Moi-même je culpabilise à ce sujet car je n'y vais pas assez souvent... je sais ! Seulement dix fois par an.


    J'aime les collectes de fonds pour Israël, car je participe toujours... à la collecte et aux dons... et là aussi, j'aimerai que ça se sache davantage...

     

    J'aime, j'aime... mais vraiment ! Vraiment !...


    J'aime quand Gaza est dans les gravats... et qui en-dessous ? Devinez ?


    J'aime la compagnie EL AL, ses avions, ses hôtesses, ses fouilles au corps aux aéroports et sa spécialité dans ce  domaine : le toucher rectal, à deux et parfois, à quatre.

     

    J'aime ceux qui n'aiment pas ceux qui n'aiment pas "Shoah" car Claude Lanzmann n'aime pas qu'on ne l'aime pas et il a bien raison...

     

    J'aime le silence de l'intelligentsia française à propos de Gaza... car qui ne dit mot consent... mort de trouille...

     

                                   Si ! Si !


    J'aime le Mossad toute l'année même quand il fait soleil... et que le temps ne s'y prête donc pas...

     

    J'aime les USA quand ils se contentent d'obéir à Israël...

     

    J'aime tous ceux qui n'aiment pas "la quenelle"...

     

    J'aime tous ceux qui pensent que "la quenelle" est un salut nazi inversé...

     

    J'aime tous ceux qui n'aiment pas ceux qui pensent que la quenelle n'est pas un salut nazi inversé...


    J'aime le documentaire "Shoah" de Claude...

     

               Ah merde ! Je l'ai déjà dit.... mais bon...j'aime que ça se sache aussi... alors...

     

    J’aime Jacques Attali et ses histoires de pantalons à une jambe (ICI) destinés aux pigeons que sont les goyims …

     

    J’aime tous ceux qui pensent que le Hamas est une organisation terroriste qu’il faut éradiquer…

     

    J’aime ceux qui n’aiment pas ceux qui aiment le Hamas…

     

    J'aime le CRIF, la Licra, l'UEJF et la LDJ et plus récemment SOS racisme depuis qu'il soutient l'interdiction de manifester contre la politique d'Israël…


    J'aime l'idée qu'un jour des agents du Mossad, ici en France, se décideraient enfin à écouter mes conversations téléphoniques car j'ai tellement de choses à leur faire entendre...

     

    J’aime l’idée que j’aime tout ce que j’aime là maintenant…

     

    J'aime tous ceux pour lesquels, ici, en France, le soleil se couche et se lève avec Israël...

     

    J'aime tout ce qu'il faut aimer pour être aimer des colons israéliens et de tous ceux qui les soutiennent ici en France et partout ailleurs... et même sur la planète Mars.

     

     

                Là je m’arrête. Je fais une pause. Mais j’ai pas fini. Je reviendrai donc plus tard…

     

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    Lien permanent Catégories : Israël : judaïsme, sionisme et colonisation, Medias, désinformation et ré-information 0 commentaire
  • Mai 68, cinquante ans déjà : bond, rebond et volée

     

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                    Au moment des événements, j’étais dans mon berceau ; ou plutôt, dans mon lit : à 20h, fallait être couché.

    J’ai découvert Mai 68, 15 ans après le mois de mai de l'année 1968.

    Aujourd’hui encore, mais... quarante ans plus tard, je serais bien en peine d'en partager le ressac, les remous, les tourbillons et d’accompagner le retour des tous les enfants prodigues en commentaires de toutes sortes sur cette époque, à leurs yeux, bénite entre toutes les époques. 

    Je pense aux discours qui ont été tenus et qui ont continué d'être débités ici et là, jusqu‘au début des années quatre-vingt ; je pense aussi à ceux qui les faisaient et les dé-faisaient tous ces discours, au gré des circonstances et de leurs humeurs.

    Ceux qui ont tenu le haut du pavé, sont allés exercer leur talent dans la publicité, à la radio, à la télé ou bien, dans des journaux qui n'étaient pas toujours révolutionnaires, dans des gouvernements aussi ; des gouvernements de centre-gauche ; et puis fatalement, des gouvernements de droite, les jours de vaches maigres.

                 Comble de paradoxe, et parce que le ridicule ne tue plus, d'autres encore ont fini chez les curés (ou les rabbins !) : "Après moi............ chacun pour soi et Dieu pour tous !"

    D'aucuns verront là une tentative d'y trouver son salut, rédemption incluse, au terme d’un engagement illusoire, et/ou d'un fourvoiement jugé, après coup, vraiment trop indigne.

                  Quoi qu'il en soit, tous ces convertis défroqués puis, reconvertis, dirigeaient des groupuscules dits d’extrême gauche (non, on ne ricane pas !). Je pense, en particulier, à la fameuse nébuleuse appelée "Gauche prolétarienne", entre autres groupuscules fameux et inconnus.

    Après Mao........................... Dieu.

    Soit.

    Ah ! Ces gauchistes alors ! Toujours en quête d’absolu ; toujours à la recherche d’un chef, d‘un capitaine ou d‘une mère maquerelle à qui remettre la caisse et les clefs en fin de journée.

                  A tous ces contestataires radicaux qui ont fini mercenaires - on pense à un Cohn-Bendit, devenu au fil des ans un archétype, celui de  la trahison de la promesse que portait Mai 68 -, à un Henri Weber, à un Michel Field (aujourd'hui directeur de l'info de France-télévisions !)... et combien d'autres encore ! seul le pouvoir économique semble leur avoir échappé. Rien de surprenant à cela : dans les affaires, les dilettantes n‘y ont donc pas leur place car, foin des discours et de la limonade, dans ce milieu, on ne considère que les résultats : on vous jugera donc sur votre efficacité seule.


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                  Lame de fond ouvrière sans précédent (9 à 11 millions de grévistes), en Mai 68, des langues se sont déliées, des carrières et des vies ont été brisées pour ceux qui, en poste, ont pris quelques risques, dans le privé comme dans le public ; des vestes ont été retournées aussi.

    Des jeunesses ont été gâchées, d'autres perdues : on aura abandonné ses études pour poursuivre le beau rêve de Mai et ses leaders charismatiques (1).

    affaires,litttérature,mai 68,auteurs,bourgeoisie,business,cultureAprès Mai 68, on a fait un peu plus l’amour : les femmes notamment.

    On n’a plus fait la guerre. C'est vrai ! D’autres s’en sont chargés, sous d’autres tropiques, ailleurs, loin.

    Certes, on a mieux vécu après Mai 68 qu’avant : des OS de chez Renault ont pu gagner un peu plus en travaillant un peu moins. C’était toujours ça de pris ; même si leurs fils et filles ne sont pas allés, pour autant, au lycée, à l’Université et dans les grandes écoles ou bien, dans des filières qui comptent vraiment, pour y réussir...

    Et puis d'autres enfants encore, fruits d'une immigration de fin de guerres coloniales, d'indépendances et de travail. Ce peuple, alors invisible, a-t-il partagé l'esprit de Mai ? L'a-t-il seulement touché, sinon effleuré ?

    En mai, on a interdit d’interdire, avant de jeter le bébé avec l’eau du bain ; la culture savante, dénoncée comme bourgeoise, a fini par raser les murs, tête baissée...

                  Et puis le divertissement est arrivé, tête haute, triomphant sans conteste, Sylvester Stallone se voyant remettre les insignes de chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres par un Jack Lang amusé ; Renaud et Guillaume Durand (chanteur et animateur de télé au vocabulaire de 300 mots), pour tenter de nous faire oublier Léo Ferré, Maurice Clavel et leurs contemporains.

               Certes ! Il y a fort à parier que les entrepreneurs de spectacles ne viendront pas nous vendre l’égalité des chances, la liberté et la fraternité, ni nous parler de la réalité et de la vérité des faits, des choses et des évènements de la condition humaine. Et pas d'utopie ni de théorie critique fumeuses non plus. Nul doute : ces producteurs-là seront tous irréprochables parce que... intègres ; et intègres parce que... sans projet... pour les siècles des siècles.

               Mais alors ! A qui les générations qui nous succéderont, demanderont-elles des comptes ? Et sur quoi ?

     

     

    1 - La filiation la plus importante de mai 68 était la tendance anarcho-marxiste et la tendance situ-libertaire : Castoriadis, Lefort, Lyotard, Lefebvre, Debord, Vaneigem, Clouscard, tous déjà adultes et actifs depuis les années 50.

     

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    affaires,litttérature,mai 68,auteurs,bourgeoisie,business,cultureQue reste-t-il de Mai 68 ?

    Une fabuleuse mobilisation du monde du salariat et cinquante ans plus tard, un de Gaulle visionnaire qui avait tout compris dans le domaine des affaires extérieures et tout ignoré à l'intérieur - le Peuple français, sa famille -, un peu comme ses héros à la carrière professionnelle époustouflante qui ont raté leur vie d’homme… vie de père et de mari.

    Bien sûr, les événements de Mai ont permis à la société française de combler le retard accumulé dans le domaine de la libération des moeurs, sans oublier les "usages" et les droits en vigueur dans l’entreprise, dans les universités, la famille : leur abandon ou leur réforme.

    Néanmoins, distinguons le Mai des ouvriers et le Mai d’une jeunesse étudiante appartenant à un milieu privilégié. Les aspirations toutes légitimes de cette jeunesse nous ont tout de même conduits vers cette société du divertissement-plaisir qu’est la nôtre aujourd’hui avec sa haine envers quiconque refuse de s’amuser ou bien, quiconque n’en a pas les moyens ; haine de l’échec aussi.

                    Et si, du côté des étudiants principalement, ce mouvement avait été un mouvement individualiste, hédoniste et matérialiste ? Penchants qui, à l’âge adulte, exigent des revenus confortables. Ce qui expliquerait bien des comportements quelques années plus tard et tout au long des années 80 et 90 ( se reporter à l'œuvre de Michel Clouscard.

                     Souvenons-nous de l’expression ironique (sinon tragique) : "Et dire que ça a fait Mai 68 !"

     

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  • Il y a 30 ans, mourait Pierre Desproges

    desproges pierre

                          "Depuis la disparition du comique Pierre Desproges, son œuvre est convoquée dans le sempiternel débat consistant à savoir si l’on peut rire de tout... "

    Telle est, selon Télérama, la question que soulève le fait de célébrer Pierre Desproges ou plus simplement, le fait d'évoquer son travail d'humoriste. 

    Une fois de plus, il semblerait que Télérama botte en touche ; Télérama se trompe aussi de question car la seule qui vaille  n'est pas "si l'on peut rire de tout", mais bien plutôt :  pourquoi ne peut-on plus rire de tout  ? 

     

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                       Il n'y a que Télérama pour célébrer aujourd'hui "Desproges" qui n'intéresse plus personne ; et pour cause : " Pierre Desproges, petit français blanc sans histoire, au métier et à la vie faciles et à l'humour daté  politiquement : un coup sur l’extrême droite et ses électeurs ( la classe ouvrière), et un coup sur la fausse gauche (celle du caviar) pour ne pas faire de jaloux, et puis les Juifs, histoire de s'encanailler et de se faire quelques frayeurs, et nous avec lui.

                       Les puissants, eux, en revanche, même pas peur !...............

     

                       Ce qui manquait à Desproges, c'est le courage. Or, sans courage ni sacrifice (carrière, argent, reconnaissance médiatique) rien d'important ne peut être accompli. Coluche dans sa dernière période sera plus près du courage et de la prise de risque ; Dieudonné sautera à pieds joints dedans : courage immense et prise de risque total.

    Force est de constater que la grande partie des humoristes s'attaquent aux "effets" (Desproges en était : FN, le Pen, racisme, antisémitisme, et une bonne dose de provocation et de transgression sans suite ni conséquence - aujourd'hui, c'est  Gaspart Proust qui a repris le flambeau de cette transgression gratuite car non subversive),  conscient du fait suivant : c'est quand on s'attaque aux causes que les ennuis commencent. Or, les humoristes et les ennuis ne font pas bon ménage !

    Retour donc à la case départ : celle du courage ou bien plutôt son absence.

     

                    Reconnaissons toutefois ceci à propos de l’actualité de l’humour de Pierre Desproges (on pourra aussi mentionner Coluche) :  son humour d’alors peut servir de base au traitement de cette question du « pourquoi ne peut-on plus rire de tout aujourd’hui » ?

     

                                                                                 ***

     

                      En ce qui concerne les blagues de Desproges sur les Juifs et les événements de la Seconde guerre mondiale, si celles-ci sont impensables aujourd'hui c'est sans doute pour la raison suivante : les critiques croissantes contre l'Etat d'Israël et sa politique coloniale de conquêtes des territoires palestiniens, mondialement condamnée, a forcé, ici en France,  le CRIF a déplacer le débat relatif à cette condamnation, vers la dénonciation d'un antisémitisme censé verrouiller toute parole critique relative à Israël et par extension,  tous commentaires ou analyses critiques qui visent les élites médiatiques (à défaut d'élites intellectuelles et morales) de cette communauté sur-représentée dans les médias.

    Depuis les années 80, on pourra sans difficulté noter ceci  : plus la condamnation de cet "Etat voyou" qu'est Israël se fait entendre, plus les procès et tentatives de procès en antisémitisme prospèrent ; et c'est alors que  tout ce qui concerne de près ou de loin les "Juifs" ( que le sujet soit ou pas leur allégeance indéfectible à la politique coloniale d'Israël), tout ce qui prendrait pour cible un individu qui s'avèrera être juif ( on le fera très vite savoir) devient antisémite car la "question sioniste" est devenue une question antisémite... décrétée comme telle par ceux qui sont chargés de l'évincer.

                   Intimidation, menaces, violence… un seul objectif : imposer un mur de  silence sur tous les abus de pouvoir d'essence sioniste ainsi que ses victimes (2).  

     

     

    1 - officine israélienne qui couvre politiquement un spectre qui va de la droite à l'extrême droite dans un contexte français ; dans un contexte israélien :  nationalisme religieux et politique (expansion territoriale  - Torah d'une main, un révolver dans l'autre - et chantage à l'antisémitisme à l'endroit de la communauté internationale) d'essence "fasciste", viscéralement  anti-humaniste, qui ne reconnaît de droit et de légitimité qu'aux Juifs (le Peuple palestinien, ça n'existe pas !) : la mère, le sang, la Torah, Dieu... leader suprême et la puissance des armes pour contraindre et dominer : pas de compassion, aucun sens de la justice et aucun respect pour le droit.

     

    2 - Dieudonné à partir de 2003 ; Pascal Boniface aujourd'hui  - plus d'info ICI

     

    Pour prolonger, cliquez : Coluche, Desproges et Dieudonné

     

               

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  • Polisse : le sans-faute de Maïwenn ?

                  

              Que du talent, de l'intelligence et du culot dans ce dernier opus de Maïwenn ? Très certainement.

    Un casting à vous couper le souffle (du plus petit intervenant aux acteurs principaux), une direction d'acteurs et une mise en scène d'une qualité aujourd'hui bien trop rare (parfois même... quasi inexistante) dans le cinéma français pour ne pas être saluée...

    C'est admiratif que l'on quitte ce film. Même si.... 

                 Deux bémols toutefois : 

                 - Il est vrai que l'on peut trouver plutôt détestable qu'un acteur quel qu'il soit, accepte de se voir attribuer le "beau rôle" ; un rôle sans ambivalence... un personnage à la "je suis vraiment un type bien ! Pas vrai ?" que sa compagne et réalisatrice ont réservé à Joey Star (la réalisatrice ne s'en cache pas ; elle a fait ce film pour son compagnon qu'est l'acteur)..... ça en devient même embarrassant après une heure ! Avoir placé Joey Star au centre du film, c'était finalement assez opportuniste sur un plan commercial et démago aussi. En revanche, les personnes joués par Karine Viard et Marina Fois sont bien plus riches, et puis surtout, bien plus près de ce que nous sommes tous : avec elles, la vérité reprend ses droits après le mensonge du personnage de Joey Star.

              - Plus proche du petit que du grand écran - génération télé oblige, sans doute ! -, avec Polisse, le cinéma (1)... tel qu'il est né avec Metropolis et tel qu'il a pu se développer avec Citizen Kane semble s'être fait la malle, même si Cassavetes n'est pas parti bien loin.

     

              Qu'importe ! Puisque l'on peut raisonnablement penser que l'oeuvre de Maïwenn n'en avait pas besoin.  

     

     

    1 - Ce qui tente une nouvelle fois à prouver que le cinéma, ce n'est pas que de la mise en scène et de la direction d'acteurs...

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    Pour prolonger... cliquez Cinéma ! De film en film

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  • Jean-Michel Ribes, l'iconoclaste de l'Etat PS

     

     

                    Jean-Michel Ribes (1), directeur du théâtre du Rond point, à propos de la sortie de son ouvrage "Mille et un morceaux".

    Cinq cent dix pages soi-disant "bourrées d'anecdotes et de piques" ; la critique ose même parler "de réflexions" ... que personne ne lira en dehors du cercle de l'auteur et de quelques unes de ses têtes de turque.

               Pour sûr ! Encore du papier de perdu !

     

     

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                Jean-Michel Ribes ou la fausse gauche PS subventionnée ras la gueule avec les impôts de la classe ouvrière (Si, si ! Les classes populaires paient des impôts ! La TVA, premier revenu du budget de l'Etat) et dont l'anti-système se résume à l'anti-sarkozisme.

                C'est sûr ! De quoi faire trembler la bourgeoisie des centres-villes qui, depuis trente ans, reconduit des gouvernements de la "fausse gauche" et de la droite qui n'ont de cesse de précariser des millions de salariés tout en se faisant les complices d'une instrumentalisation du Front national destinée à garantir à cette même bourgeoisie mondialiste la continuité de sa domination.

     

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                   Faut dire que Jean-Michel Ribes n'est jamais très loin d'un banquier non plus. Ici avec Pierre Berger, mécène de tous ceux qui pensent comme lui ; un Pierre Berger qui voit dans le corps humain en général, et dans celui de la femme en particulier, l'optimisation de la ressource humaine jusque dans l'accouchement pour autrui : le ventre travailleur, l'utérus productif ; et l'extraction de la plus-value par le vagin.

                   Encore un homme de cette nouvelle gauche, assurément ! Celle qui se situe tout simplement à droite.

     

    ***

     

                   Mais alors.. qui a dit : "On peint pour les pires de la société" comme on aurait pu le dire à propos du théâtre ?

     

     

     

    1 - Jean-Michel Ribes, né le 15 décembre 1946 à Paris, est un acteur, dramaturge, metteur en scène de théâtre, réalisateur, scénariste français et auteur de publicités. Il dirige actuellement le Théâtre du Rond-Point à Paris.

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  • Yann Moix… ou la prétention poétique autour d’un crime crapuleux


    yann moi  
                       Yann Moix et les camps de réfugiés de Calais ! Yann Moix et le fait divers... crapuleux de surcroît... Yann Moix par-ci, Moix par-là.... accro aux médias,  maintenant incapable de se priver de passer à la télé, il semblerait que Yann Moix ait découvert que la France était incapable de se passer de lui...
                      Mais alors, sans Yann Moix, point de salut ? 
     
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                    Sur le plateau de l’émission “On n’est pas couché” sur France 2, samedi 31 mars, c’est le chroniqueur Yann Moix qui lira un poème écrit en hommage à Mireille Knoll, la victime d’un crime crapuleux qualifié d'antisémite.
    Dans cette proximité soudaine avec une victime dont Moix ne soupçonnait pas l’existence quelques jours auparavant… avec cette intrusion indécente dans l'intimité d'une personne âgée de 85 ans, victime qui plus est, ainsi que de sa famille …
    Dans ce zèle qui frise l'indécence, doit-on y voir la people-isation des non-people, stade suprême de ce qu’on pourrait appeler « la société du tout spectacle » par ses acteurs eux-mêmes ? Car avec cette prestation chez Ruquier, c’est Moix qui se met en scène sur le dos d’un fait divers crapuleux comme il en existe quelques centaines chaque année ; un crime commis par des délinquants marginaux multi-récidivistes à l’existence proche de celle des clochards.
    Mais alors, jusqu’où vont-ils tous descendre ? Sans vergogne, finiront-ils tous par tout s’autoriser sous prétexte qu’ils passent à la télé ? Car l’initiative malheureuse de Moix appartient bien à une caste médiatique qui a fini par croire à son propre reflet dans le miroir télévisuel : le symptôme d’une dépersonnalisation certaine.
                       Appropriation et captation… tenter de réduire la victime à un épisode de son passé, la rafle du Vel-d’Hiv, qu’elle aurait porté sur ses frêles épaules toute sa vie durant alors qu’elle avait la réputation d’être une femme enjouée, c’est à croire que Moix en avait plus besoin qu’elle de ce souvenir et de ce vécu-là. 
    Chacun sait que les gens auxquels il n’est jamais rien arrivé sont le meilleur public et les voyeurs les plus fidèles du malheur des autres... n’empêche, cela n’autorise pas tout !
    Que tous se souviennent de la conclusion d’une des fables de la Fontaine : « Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute »…
    Aussi........   "Attention Moix : à trop vouloir plaire on finit par déplaire (dégoûter ?) ; on tombe alors très vite en disgrâce !" Car la Fontaine a oublié ce cas de figure-ci, très courant au demeurant : lorsqu'il revient au candidat à la flatterie de choisir à propos de quoi, quand et par qui il souhaite être flatté.
     
                     Avec Moix, à chacune de ses prises de parole, le téléspectateur remarquera très vite le fait qu’il n’a rien à offrir mais bien plutôt tout à rendre à ceux de qui lui permettent aujourd’hui de vivre au-dessus de ses moyens : moyens intellectuel, littéraire et artistique.
    Moix, ce petit orléanais monté un jour à Paris dans l’espoir d’y faire son trou, littéraire de surcroît, aujourd’hui penché au-dessus de la gamelle du divertissement télévisuel du samedi-soir... avant de descendre les fesses à l'air et à quatre pattes, tout en croyant les gravir, les marches d'une gloire médiatique dont personne ne sort grandi...
    Depuis, Yann Moix, auteur privé de lecteurs, n'a de cesse de servir la soupe de ceux qui lui permettent aujourd'hui de couler des jours paisibles, carte Gold American Express en poche ; et jamais il ne retournera à sa chambre de bonne ! Aussi, il n'a pas fini d'en faire trop, toujours trop, et toujours plus et trop !Il faut dire ceci : quand tout est mensonge et supercherie, la vérité devient alors prophétique... prophétique du passé , du présent... et de l'avenir.
    Et puis ceci encore : sous prétexte que cela rapporte plus que cela ne coûte, doit-on pour autant céder à la tentation, encore et encore, de la rentabilité à tout crin dans un souci maladif pour ce fameux RSI ( retour sur investissement), mondain en l’occurrence, arriviste sans aucun doute, et puis surtout… souci puéril et pathétique en ce qui concerne Moix, cette nouvelle figure défigurée du PAF.
    Démagogie communautaire, populisme dévoué, flagornerie arriviste... diantre ! mais qu’est-ce que Moix, cet auteur perdu pour la littérature,  attend en retour ? Le mépris des gens pour lesquels tout n’est pas encore permis ou bien le soutien des imbéciles heureux, ces fameux « caniches » que Céline décriait tant, auteur dont Moix se fait pourtant si souvent l'avocat ?
     
                      Moix n'aurait-il alors rien compris à Céline ? Il est vrai que l'on parle  tellement mieux de ce qu'on ne comprend pas !

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    Pour prolonger, cliquez : Yann Moix par Serge ULESKI 
     

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  • "Le locataire" de Roman Polanski et la France des années 70...

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                 "Le Locataire chimérique" est un roman de Roland Topor, publié en 1964. 

                 "Le locataire" dans son adaptation cinématographique met en scène un jeune homme trentenaire, d'origine étrangère qui emménage dans un petit deux-pièces parisien dont la locataire qui l'a précédé s'est suicidée ; il suscitera d'emblée l'hostilité du propriétaire et de ses voisins."

                                                                   ____________________

     

                  Univers sournois, hostile, étouffant, à la fois sordide et morbide... délire de persécution, délire paranoïaque... c'est sûr, avec ce long métrage du réalisateur Roman Polanski, l'oeuvre de Kafka n'est pas loin.

    Laideur des lieux, laideur des visages (un casting sur mesure nous est présenté), laideur des comportements... seul le personnage confié à Isabelle Adjani trouvera grâce aux yeux du réalisateur  ; un personnage attentionné, modeste et sans prétention aucune. 

                   Logé dans un immeuble de pétitionnaires et de délateurs (on pétitionne contre les plus faibles : une mère et sa fille de 12 ans paralysée)...  ce locataire  - le rôle titre est tenu par le réalisateur lui-même ;  ce qui est loin de n'être qu'un détail... anodin qui plus est -, petit bonhomme au corps chétif, à la voix fluette et à l'accent étranger (le seul accent étranger du film même si le casting fait appel en partie à des acteurs anglophones), naturalisé français - il y tient ! -, ce locataire nommé Trelkovsky n'a de cesse de compenser en se montrant en toute occasion accommodant et serviable sans doute dans l'espoir d'être accepté par son entourage composé principalement de ce qu'il faut bien nommer des "porcs" (ces collègues de travail en l'occurrence)  et des "salauds" (les locataires et le propriétaire de l'immeuble).

    Laideur, encore la laideur ! 

    Force est de constater qu'il ne peut s'agir d'une simple coïncidence un tel parti pris à la fois sociologique,  esthétique et psychologique ! Ce choix délibéré a bel et bien sa raison d'être. Aussi, grande est la tentation de voir dans "Le locataire" l'expérience personnelle de Roman Polanski  à son arrivée ( et retour) dans l'hexagone ainsi qu' un portrait sans concession de la société française dressé par un "étranger" qui n'a pas oublié, dans les années 60 et 70 ( et l'auteur Roland Topor dans d'autres circonstances), cette expérience décevante et humiliante avec la France bien qu'il y soit pourtant né dans les années 20 avant de rejoindre la Pologne à l'âge de trois ans.

                  Portrait de la société française ? La France et cet étranger qui n'a qu'à bien se tenir ?  Avec "Le locataire"... manifestement Polanski a gardé en mémoire  les années de "vaches maigres", l'ostracisme et le dédain de notre industrie du cinéma à son égard ; personne n'étant désireux de lui faire une place.

    Rappelons ceci : n'arrivant à rien, Polanski quittera la France pour Londres.

     

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                    Il est vrai que.... de "Polanski le sur-doué", nos réalisateurs - en particulier ceux de la nouvelle vague  aux grosses lacunes techniques et scénaristiques  -, avaient tout à craindre car leur cinéma à eux tous restera longtemps très très en deçà de tout ce que Polanski aura déjà produit ; formé en Pologne dans la célèbre école de cinéma de Lotz, à la sortie en salle du "Locataire" en 1976, Roman Polanski a plus de quinze années de cinéma derrière lui ; cinéma primé aux USA, à Berlin, à Venise et à Londres ;  lui si jeune encore : il a à peine 40 ans. 

                   Parabole allégorique -  au cours d'une scène brève, dans le cadrage, et encore une fois, avec le choix de l'acteur dans le rôle d'un commissaire de police, c'est Vichy qui est là, présent, encore, comme à l'affût ; nous sommes en 1976 certes, sous la présidence de Giscard d'Estaing,  et pourtant la période de la collaboration n'est pas loin ; on la sent tout près. C'est Polanski qui nous met la tête sous l'eau jusqu'à la suffocation  à propos d'un épisode historique pas encore contée ni élucidée dans ces années-là...

    Satire de la bêtise humaine et de sa cruauté, exploration de la folie et de son cheminement - trouble de la personnalité en particulier : thème récurrent chez le réalisateur (1)-, la dernière réplique du locataire Trelkovsky  "Vous êtes tous des assassins !" n'est sûrement pas à mettre sur le compte de cette folie seule. Cette accusation sonne comme un verdict ; un verdict exagéré, disproportionné sans doute, un verdict qui s'appuie sur l'émotion plus que sur la raison... - raison des faits en particulier -, cependant,  il y a dans ce dernier cri comme une vérité après plus d'une heure-trente passée au côté de ce petit homme sans histoire dont l'histoire de toute sa vie,  brève mais immense puisqu'il n'en aura pas d'autre, aura pour sortie, très théâtrale au demeurant , un saut dans le vide d'une existence devenue non-négociable et par voie de conséquence : inassimilable. 

    Il faut bien dire, à la décharge de tous, que l'être  humain est sans rival lorsqu'il s'agit d'enfermer et de s'enfermer à double tour. Le personnage  de Polanski ne se sera, semble-t-il, accordé aucune chance d'éviter cette tentation qui lui ressemblait trop sans doute.

     

     

    1 - A l'aune des accusations de viol portées contre le réalisateur - accusations le plus souvent avérées -, que l'on rappelle ici que tous les films de Polanski, les meilleurs de ses films, ne parlent que de ça : trouble de la personnalité, ligne rouge franchie sous l’emprise de pulsions irrépressibles ; pensez à Chinatown et la confession du personnage joué par John Huston  qui, soit dit en passant, vole la vedette à tous les acteurs masculins de la distribution ; confession comme suit : « Peu d’hommes savent qu’au cours d’une vie, dans certaines circonstances, n’importe qui peut commettre le pire » - référence à l’inceste et au viol en ce qui concerne Chinatown. Voyez  "Répulsion", "Tess" (encore le viol) ; La Jeune Fille et la Mort (confession du violeur : « j’ai aimé le faire à ces femmes terrorisées »......

    Hors de la fiction, dans la vie, la vraie, témoignage après témoignage, il semblerait bien que l’on s'oriente définitivement vers cette évidence : avec Polanski, il est manifestement question d'un pervers sexuel et violeur multirécidivistes d’adolescentes et de femmes très jeunes. 

    ______________

     

    Pour prolonger, cliquez : Cinéma, de salle en salle 

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