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Serge ULESKI

  • Election européenne : quand les abstentionnistes se réveilleront, toute la classe politique et les médias trembleront

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                   La violence qui s’abat sur les Gilets Jaunes depuis trois mois, cette violence-là a trente ans ; c’est la violence d'un « Il n’y a pas d’alternative !»

                   Si l'on peut considérer que c'est une erreur de personnaliser cette violence, et même si Castaner est bel et bien un voyou de la politique et Macron un garçon de course de l'oligarchie mondiale qui joue là, avec ce mouvement GJ, son avenir professionnel à l’international pour les 20 prochaines années car s’il cède,  il se condamne à l’oubli...

    Personnaliser à outrance cette violence de l’Etat, c’est ignorer ou bien c'est oublié que cette violence s’exerce sur toute la société depuis la rupture de 1983 et le virage du PS en direction de Maastricht, de l’Euro, puis avec Sarkozy et le traité de Lisbonne ; et si cette violence policière maintenant incontestable - violence condamnée par nombre d'institutions (de la France à l'U.E jusqu'à l'ONU) -, s'est exercée dès les premières semaines sur un "mode terreur" - dissuader à jamais les manifestants de revenir -, c’est pour la raison suivante : depuis Mai 68, jamais la rue n’a été occupé comme elle l’est aujourd’hui par les Gilets Jaunes tant dans la manière que sur la durée.

    Les Zadistes de Notre dame des Landes en savent quelque chose : cette violence, ils l'ont subie durant des mois même s'il s'est agi d'une violence moins médiatique parce que géographiquement circonscrite à propos d’une lutte « marginale » : celle de l’extension d’un aéroport de province.

     

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    Résultat de recherche d'images pour "bulletin de vote et urne"

       ......................A voté !

     

     

                  Fin du Grand débat national... de diversion, gardant à l'esprit qu'aucune des revendications des Gilets Jaunes ne sera satisfaite ( augmentation significative des petites retraites et des petits salaires ; refonte de notre constitution), à l'occasion des Européennes, une nécessité semble s'imposer : le retour de tous les abstentionnistes vers les urnes avec à l'esprit, cet impératif : "Tout sauf Macron !"

                 Les Gilets jaunes, les Bonnets rouges, les activistes de Notre dame des Landes ont apporté la preuve que le lieu de l'expression d’un rapport de force en faveur de la justice sociale, de l'écologie et d'une vie décente n'est plus à l'Assemblée avec ses députés godillots ni au Sénat avec des sénateurs  somnolents, peinards, confortablement installés dans leur rémunération dès l'âge de trente ans.  

    Aussi, reste à espérer que les Gilets Jaunes dans leur ensemble sauront évaluer à sa juste valeur, mais sans complaisance ni relâchement, l’importance de cette révélation car, ce qui ne doit pas pour autant être remis en cause ce sont la nécessité et l'exigence suivantes : que les Gilets jaunes n’oublient surtout pas leur colère à toutes les élections : que ceux qui ne votaient plus, reviennent vers les urnes ! 

    Les Européennes sont une élection pour les classes moyennes (plutôt le haut de cette classe) et les classes supérieures ; d'où un fort taux d'abstention scrutin après scrutin ; or, depuis trente ans, le "Système" compte sur les abstentionnistes  pour continuer de détruire tout ce qui a été construit depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.        

    Affaiblir le locataire de l’Elysée passe par un vote massif anti-LREM, anti-LR aussi à titre préventif en ce qui concerne ce parti, dans l'impossibilité de se tourner vers MLP, il sera inévitablement appelé, tôt ou tard, à servir de force d'appoint à un Macron en difficulté.

    N'oublions pas non plus de "finir le travail" commencé voilà dix ans contre le PS qui bouge encore alors que l'on pouvait raisonnablement penser qu'il était mort.

    Seule la peur chez les élus LREM les forcera à faire pression sur Matignon et l'Elysée : peur de cette sanction électorale qui ne se relâchera pas ; des centaines de mandats en danger... locaux, nationaux et européens. 

    Gardons à l'esprit cette peur qui est la leur : ne pas pouvoir faire "carrière" en politique, de devoir y renoncer.  

    Il est vraiment temps de brandir la menace du "licenciement" pour tous ces élus ( primo-élus en grande partie) alors que nous semblons oublier que nous sommes leur patron à tous. Aussi, pour cette raison, ne pas voter c'est se démobiliser et permettre au locataire de l'Elysée et aux médias de relativiser l'importance de la contestation dans les rues depuis trois mois, et demain dans les urnes.

                   A tous, il faut leur infliger la plus grande des sanctions qui soit : la sanction électorale qui provoquera d'ici deux ans, une crise de régime sans précédent (et non plus "une crise politique", une de plus ! sans conséquence sérieuse que la classe du même nom s'empressera de gérer sans difficulté), car quand les abstentionnistes de ces 20 dernières années se réveilleront, ce sont la classe politique et les médias qui trembleront.

    Soyez-en assurés !

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  • Humour, rire et justice

     

     

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              Sortie par effraction de toutes les impasses, hors de l’espace et hors du temps, dans une autre dimension, les mécanismes du rire sont complexes ; ils se dérobent à l’analyse exhaustive car avec le rire, le talent et le génie, il reste toujours une part d’inconnu.

    Le rire est magique d’une magie blanche et noire ; quand il est gris, le rire est retournement et détournement de l’insupportable même s’il en garde la trace et la marque car il n’oblitère rien, ne répare rien mais il permet de souffler un peu, consolateur, avant de côtoyer à nouveau des oppresseurs têtus et insatiables.

    Le rire est libération quand il met en scène un dépeçage des conventions, des hypocrisies et des machinations ; il libère l'esclave ; il permet de sortir de l’enfermement.

               Bergson disait : « Le rire n’a pas plus grand ennemi que l’émotion. Le comique s’adresse à l’intelligence pure ». Coeur de pierre donc, mais source d’énergie radicale, il est une ouverture sans précédent vers l’inouï, l’inédit et la liberté.

              Rire, humour… humour et rire, il arrive aussi que le rire rende justice à ceux qui en sont privés. Belle revanche des déshérités alors !

     

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                      Dieudonné, parce que... le plus talentueux et le plus courageux, sinon le seul.

    Un Dieudonné Spartacus du rire, là où l'humoriste, ainsi nommé, cesse d'être un esclave et ce faisant, libère tous les autres humoristes de la malédiction d'un humour tiroir-caisse, un humour de flagorneur, et pour voie de conséquence, un humour affligeant  comme tout ce qui rabaisse l'homme à ce qu'il croit savoir de lui-même, qui n'est le plus souvent que ce qu'on a daigné lui enseigner ou bien ce qu'on a souhaité lui faire espérer de lui-même et des autres.

     

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  • Une courte réflexion à propos du couple Etat-Police-Armée dans le cadre du mouvement des Gilets Jaunes

     Billet publié en janvier 2019

    police l'état et macron

                    L'option sécuritaire (dans un "mode terreur" censé dissuader les Gilets Jaunes de revenir la semaine suivante), choisi depuis trois mois par le locataire de l'Elysée et ceux qui l'entourent et le conseillent, à défaut d'une option de résolution de la crise par l'action politique, semble destinée autant à flatter qu'à rassurer les classes supérieures actives et retraitées qui composent sa base électorale ; car la peur de cette couche de la société n’est pas nouvelle ; cette peur est vieille de mille ans ; c’est la peur de la Bourgeoisie ( en tant que catégorie et classe politiques et économiques) quand "en bas" ça bouge et que ça n'en finit pas de bouger ; il s’agit d’une peur propre à ceux qui voient leur confort moral (« Je suis quelqu'un de bien finalement ! ») et leur confort matériel et physique (« Ce mouvement, qu’est-ce que ça va me coûter, qu’est-ce qu’ils vont me prendre, qu’est-ce que je vais y perdre ? ») menacés ; car tout au fond de lui, le Bourgeois (petit ou grand) dont le statut repose sur la spoliation du plus grand nombre, sait qu'il est un salaud et qu'il se comportera comme tel le moment  venu : il suffit de se reporter aux propos tenus par Luc Ferry qui recommande que la police "tire dans le tas".

    Bombe lacrymogène, matraque, flashballs, grenades de désencerclement, canon à eau, Pasolini aurait écrit à propos de la relation manifestants/forces de l'ordre : "Des pauvres violentent d'autres pauvres !"

    Aussi, grande est la tentation de conseiller aux membres dits "des forces de l'ordre" au service d'un ordre injuste et cynique, à ceux qui le peuvent, ceci  : "Quittez donc ce métier indigne et qui le sera davantage encore dans les années à venir car vous n'en avez pas fini de matraquer, d'éborgner du retraités à 800 euros et du salariés à 1200 euros mensuels !"

     

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     (cliquez pour actionner la vidéo)

     

                       Lynchage et tabassage gratuits d'une police maintenant indigne de toute considération dans le silence assourdissant des médecins, des avocats, des juges, de la ligne des droits de l'homme, de tous les corps intermédiaires et de la classe politique et médiatique...

     

     

                     

     

                 Témoignage de la mère d’un gilet jaune, Adrien, blessé à la tête par un tir de flashball à Nantes : 5 jours en service de réanimation

     

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    gilets jaunes à terre.jpg

     

                   La raison pour laquelle l’Etat couvre à chaque fois qu’il le peut, les bavures d'une police qu'il méprise ( salaires indignes, commissariats infestés de rats et de punaises, suppression de milliers d'emplois, des véhicules vétustes, des policiers dans l'obligation de financer leur matériel et leurs vêtements de protection etc.... ICI un billet à ce propos), est la suivante : cette complaisance à son égard permet à cet Etat d’éviter que cette même police comprenne qu'il la méprise au plus haut point sans pouvoir en faire l'économie pour autant car force est de constater ceci : plus l’Etat flatte et couvre les policiers, entre deux suicides, plus l'Etat se protège d’une prise de conscience qui remettrait en cause la servitude du policier vis à vis de son maître qu’est cet Etat méprisant. Les victimes des bavures tout au long de l'année, aujourd'hui le passage à tabac du gilet jaune isolé, sans défense ni protection (des dizaines de vidéo sur internet en témoignent), c'est l'exutoire auquel les deux partis, le couple Etat-Police, ont recours :  l'une pour éviter de rendre des comptes à sa police ; l'autre, pour trouver un peu de consolation face à leur humiliation que représentent leurs conditions de travail et leur rémunération, la lâcheté de leur hiérarchie et de leurs syndicats, dans l'exercice d'une violence dite "légale" car lorsque le faible est sans courage face au fort qui l'humilie, c'est alors qu'il prend pour cible un plus faible que lui. 

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    Rien n'est moins sûr, hélas !

     

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                          La condition policière avec A. Langlois du syndicat Vigi

     

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  • Le nouveau Plouc de la conscience humaine et politique

       

                 Le nouveau Plouc est une sorte de concept "organique" ; concept appelé à se développer et à se métamorphoser donc.

    Attention à ne pas confondre le nouveau Plouc, tel que nous nous apprêtons à le définir, avec le Bobo qui, contrairement au Plouc, possède une sérieuse éducation supérieure, de l'argent et le pouvoir (trois attributs indissociables en ce qui le concerne) car dans les faits, ce nouveau Plouc n'appartient pas à la bourgeoisie, et par voie de conséquence, il ne peut pas être considéré comme un authentique Bobo.

    Les vrais Bobos sont finalement bien moins nombreux que les faux que sont les Ploucs qui fourmillent parmi les adhérents et les sympathisants de ce qu'était le PS des années 80 et 90, avant sa chute, ainsi que chez une partie des Verts  ; ce que l’on nomme depuis une bonne vingtaine d’années maintenant : la fausse gauche.

     

              Faut-il rappeler que dans « Bobo » il y a « bourgeois » ? Or, un bourgeois occupe une place bien spécifique dans la société et en particulier, dans la chaîne de production des biens et des services ; production intellectuelle aussi (les universitaires), sans oublier le rentier-héritier ; et ce qui fait de ce bourgeois un Bobo (un bourgeois bohème), c'est sa façon de dépenser son argent : où, comment et avec qui. Pour sûr, ce Bobo-là qui a longtemps voté PS et/ou EELV (aujourd'hui Macron) est du côté de la domination ! car, en ce qui concerne la recherche, la production et le commandement (management), cet individu est très proche de l’élaboration des process ainsi que de la redistribution de leurs gains soit comme concepteur, soit comme maître d’oeuvre ou bien encore en tant qu’intermédiaire-parasitaire ou actionnaire.

    Quant au faux-Bobo qui oublie que pour être un vrai Bobo il faut d’abord être un bourgeois, et que pour être un bourgeois il faut occuper une place spécifique dans la chaîne de production… ce faux-Bobo-là, souvent larbins aux ordres et simples exécutants… même bien payés, n'est, en définitive, qu'une sorte de grenouille qui souhaite se faire aussi grosse que le bœuf bobo... même et surtout sous un régime bio.

    Et pour conclure, on se rassurera avec ceci : contrairement à un homme de droite, on n’a jamais vu un authentique homme de gauche peiner à définir ce qu’est un Bobo : l’ennemi mortel de la gauche, une enculade assurée ;  et le nouveau  Plouc : l’idiot utile, sorte d'armée de réserve, des Bobos.

                   Mais trêve de commentaire : place au nouveau Plouc donc !

     

    ***

     

           Bigot qui se dit et se croit "de gauche", urbanisé et connecté, dont les indignations sont celles de tout le monde - indignations suscitées le plus souvent par des médias racoleurs -, sans imagination, d'une bêtise dévastatrice mais de bonne foi (1) - du moins pour la majorité d'entre eux -, courageux mais pas téméraire, la tripe sensible mais le coeur dur comme la pierre, très politisé mais moyennement informé tout en l’ignorant puisqu'il se croit au courant de tout, le nouveau plouc a longtemps voté PS, EELV et dernièrement : Macron ; il peut être chômeur (optimiste) ou cadre moyen, déclassé ou bien CSP+, universitaire (médiocre) ou retraité, homme ou femme, quoi qu'il en soit... le moment venu, face à ses propres contradictions, finalement bête et méchant, le nouveau Plouc, et c’est à cela qu’on le reconnaît, penchera toujours du côté de la censure et de la répression au nom même de la liberté et de la démocratie qu'il croit soutenir à bon compte et sans frais ; en effet, le nouveau Plouc ignore que soutenir la liberté d'expression est un véritable engagement et un sacrifice : c'est accepter ce qu'on n'aurait jamais osé ou bien désiré lire et entendre ; car... il n'y a pas de liberté, il n'y a que des preuves de tolérance ; et le nouveau plouc en est incapable.

            Certes ! Difficile d’ignorer le fait que c’est avec de tels Ploucs que sur Internet, aujourd'hui -  et demain plus encore -, un  journal au contenu payant peut espérer prospérer (Nouvelobs, Libération et une grande partie des abonnés de Médiapart) car, il faut le savoir : en France, il n'y a guère plus de 50 000 personnes déterminées à mourir debout tout en faisant face à ceux qui les exécuteront - aujourd'hui, des Gilets Jaunes héroïques -... et qui les exécutent chaque jour, en silence, jour après jour, dans une vie de chien ou le martyre, dans l'héroïsme et le sacrifice, dès 5h30 le matin, rentré à 20h le soir, cinq jours par semaine, ou dans le retraité à 600 Euros par mois.

    Quel rapport demanderez-vous... ?

    Seul un Plouc osera poser une telle question !

     

    ***

     

                  Mais alors… qu’est-ce que pense un Plouc aujourd'hui ? La réponse, vous la trouverez dans l’énumération suivante (liste non-exhaustive établie en 2012, révisée en 2019 ; réactualisée aujourd'hui ; vous pouvez suggérer d'autres entrées qu'on ne manquera pas d'ajouter)...

     

                           C'est parti !

     

    Le nouveau Plouc pense qu'en dehors de l'Euro, point de salut...

    Le nouveau Plouc pense que sous la direction de Philippe Val, Charlie Hebdo défendait la liberté d’expression…

    Le nouveau Plouc pense que rire ça fait du bien mais que tous ceux qui vont aux spectacles de Dieudonné sont antisémites et fascistes…

    Le nouveau Plouc pense que Hollande était à gauche, Sarkozy à droite et Bayrou au centre…

    Le nouveau Plouc pense que le FN est un danger pour la République,  oublieux qu'il est du chômage, de la corruption, de la pauvreté et des discriminations et d'une construction européenne qui n'est que l'instrument d'un mondialisme sans honneur ni justice …

    Le nouveau Plouc pense toujours, aujourd'hui encore, que si tout n’a pas été dit au sujet du 11 Septembre, néanmoins ce qui nous a été caché ne saurait en aucun cas remettre en cause la version officielle...

    Le nouveau Plouc pense que tous ceux qui pensent le contraire sont des conspirationnistes paranoïaques…

    Le nouveau Plouc pense que... "l'avenir ne dépend que de nous"...

    Le nouveau Plouc pense que Bernard-Henri Lévy est un philosophe...

    Le nouveau Plouc pense que l'Islam c'est bien mais que Tariq Ramadan c'est mal...

    Le nouveau Plouc pense que l’Irak d’aujourd’hui c'est quand même mieux que l’Irak d’hier tout en omettant de nous dire pour qui...

    Le nouveau Plouc pense que Daniel Cohn-Bendit est un écolo de gauche...

    Le nouveau Plouc pense que l'élection d'Harlem Désir à la tête du PS en 2012  a fait avancer la cause des Français issus de l'immigration, de la traite et de la colonisation...

    Le nouveau Plouc pense que le Nouvelobs et Libération sont à gauche...

    Le nouveau Plouc pense que l’Iran souhaite détruire Israël avec La bombe… tout en épargnant les palestiniens et le Hezbollah (une sorte de bombe atomique aux retombées aussi chirurgicales que sélectives) car le Plouc ignore que La bombe représente la seule chance pour l’Iran de ne pas finir comme l’Irak, la Syrie, l'Afghanistan, la Libye ou le Yemen...

    Le nouveau Plouc pense que la France est la patrie des Droits de l'homme, ignorant l'Histoire de l'Angleterre et des Etats-Unis...

    Le nouveau Plouc pense que Chavez était un affreux dictateur, bien qu’élu démocratiquement car il soutenait l’Iran…

    Le nouveau Plouc pense que les Gilets Jaunes c'est bien mais que... en même temps, ça suffit comme ça...

    Le nouveau Plouc pense que Macron est un intellectuel doublé d'un philosophe parce qu'on dit qu'il a serré une fois les paluches de Paul Ricoeur...

    Le nouveau Plouc pense, là aussi, que Michel Onfray est un philosophe... qui plus est dissident...

    Le nouveau Plouc, surtout chômeur, pense que le mondialisme est inévitable et le protectionnisme un fléau ; même si toutes les économies "performantes" l'ont pratiqué et le pratiquent encore aujourd'hui...

    Le nouveau Plouc pense que la Libye d'aujourd'hui c'est mieux que la Libye d'hier, et là aussi, sans toutefois préciser pour qui...

    Le nouveau Plouc pense que l'Afrique a souffert et souffre encore, mais  que Kémi Seba est raciste... 

    Le nouveau Plouc ne sait pas qu’il pense que tous ceux qui ne pensent pas comme lui doivent être censurés, bannis et interdits de communication et de diffusion... jusqu'au jour où...

    Le nouveau Plouc pense la LICRA c'est la ligue internationale contre le racisme... et le CRIF, le représentant des institutions juives de France...

    Le nouveau Plouc pense que Marianne est un journal de gauche... 

    Le nouveau Plouc pense que l'Europe née de Maastricht et du traité de Lisbonne est la meilleure Europe possible...

    Le nouveau Plouc pense que si c'était différent ce serait pire encore...

    Le nouveau Plouc pense que Bernard-Henri Lévy (eh oui ! encore lui ! car le nouveau Plouc est un multi-récidiviste impénitent) est de gauche...

    Le nouveau Plouc pense qu’en Syrie il s’agit bel et bien d’un soulèvement populaire contre une dictature sanglante et certainement pas de provoquer la chute d'un régime, voire... du Pays tout entier, qui n’a plus sa place dans le nouvel ordre mondial dominé dans cette région par les USA, Israël et l’Arabie Saoudite...

    Le nouveau Plouc pense que le "pouvoir" est à l'Elysée et que... lorsqu'on s'y rend... on a de grandes chances d'y trouver un Président de la République...

    Le nouveau Plouc pense que Arte fait de la télé et du journalisme "autrement"...

    Le nouveau Plouc pense que sans le Hamas, Israël aurait consenti à la création d'un Etat palestinien, le favorisant même, depuis longtemps déjà...

    Le nouveau Plouc pense que les Russes c'est bien mais que Poutine c'est mal... car il a oublié que Poutine l'est aussi... russe...

    Le nouveau Plouc pense que tous ceux qui, à gauche, ne pensent pas comme lui, sont dans les faits... des militants d'extrême droite infiltrés...

    Le nouveau Plouc pense qu'Obama c’était beaucoup mieux pour les pauvres en général - les Noirs en particulier -, et les Palestiniens... oublieux de son bilan social et de la destruction de la Syrie et de la Libye.

    Le nouveau Plouc pense que si la corruption c'est mal, elle ne concerne qu'une petite partie de la société en général et de la classe politique en particulier...

    Le nouveau Plouc pense que David Pujadas est un journaliste et que son 20H sur France 2 avait quelque chose à voir avec ce métier...

    Le nouveau Plouc pense qu'il est de gauche et il est bien le seul...

    Le nouveau Plouc pense qu'il pense, et là aussi, on ne trouvera personne pour soutenir cette assertion...

    Le nouveau Plouc pense qu'on ne fait pas de la bonne littérature avec Sade, Céline et Drieu la Rochelle qu'il juge infréquentables car le Plouc mélange tout...

    Le nouveau Plouc pense que le Pop-art a quelque chose à voir avec l'Art...

    Le nouveau Plouc pense qu'on peut faire de la bonne littérature avec Christine Angot...

    Le nouveau Plouc pense que tous ceux qui ne soutiennent pas Macron c'est d'extrême droite et d'extrême gauche...

                     Et puis... en guise de conclusion toute provisoire... on l'aura maintenant compris :

     

              Ce nouveau Plouc n'a rien de commun avec l'ancien maintenant à nos yeux plutôt sympathique et loin d'être aussi crédule et ignorant ;  aujourd'hui, cet ancien Plouc force le respect ; le nouveau, au mieux le mépris, au pire la colère.

     

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    1 - Distinction majeure car cette bonne foi protège le nouveau Plouc de cet autre concept : le nouveau Salaud de mauvaise foi et cynique.

     


    Michel Fugain - Les gentils & les méchants

     

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  • Une proposition de sociologie des Gilets Jaunes avec Raphäel Challier

     

     

                             sociologie des gilets jaunes raphaël challier

                Raphaël Challier est docteur en sociologie (Cresppa Gtm) et Ater en science politique à l’Université de Mulhouse (Sage). Ses recherches portent sur les recompositions des classes populaires rurales et urbaines, les séparations politiques entre ces groupes et les classes aisée ainsi que sur les fractures entre professionnels et profanes du champ politique. sociologie des gilets jaunes avec raphaël challier

           

                       "... Le groupe des gilets jaunes reste majoritairement blanc et, à de rares exceptions, inclut peu les habitants membres des minorités, indice des limites potentielles de la solidarité produite. L’évolution du mouvement apparaît d’autant plus imprévisible qu’il s’est déroulé largement en dehors des réseaux militants constitués et repose en premier lieu sur la rencontre entre une dynamique (nationale) de mobilisation et une mise en commun d’expériences (au niveau local), qui active des micro-dispositions politiques chez des primo-engagés membres pour la plupart des classes populaires. "

                   "... Vue du terrain, la mobilisation des gilets jaunes traduit avant tout une réelle aspiration à la justice sociale et à la reconstruction de liens civiques. Pourtant, la faible présence des forces politiques, syndicales et associatives à même de consolider les potentialités constructives du mouvement en rend l’issue hautement incertaine. Si le regroupement massif d’acteurs populaires sur les ronds-points prouve que certains membres de ces groupes aspirent à une citoyenneté active, il rappelle aussi, par contrecoup, leur invisibilité très générale dans l’espace politique institué." 

     

    Article à lire ICI

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  • L'après "Grand Débat... de diversion" : quelles mesures ? Quand et comment ?

    l'après grand débat, macron, les gilets jaunes

     

                     L’après débat...


                     Les mesures...


                     Mais alors, quelles mesures dans le cadre et dans le contexte d'un Système que l’équipe Macron sert, et tous les autres avant lui, qui ne laisse aucune marge de manœuvre financière ?
    Système qui, pour l’heure, est seul capable d’offrir une carrière à celles et ceux qui n’ont qu’un désir : échapper au salariat en se reposant sur les revenus de la politique, et ce à tous les niveaux et de revenus et d'ambitions, les uns se contentant d’un poste de député… (à vie si possible) ;  d’autres, plus ambitieux : Matignon, voire l’Elysée ; et d’autres plus ambitieux encore (Macron) ; un poste à la tête d’une institution internationale : Commission européenne, FMI et autres.

    Côté contestation et impatience, reste l’écologie et ses troupes que l’Elysée compte bien « balader » encore deux ans en attendant la prochaine élection présidentielle et la présence de MLP au second tour, histoire de rafler la mise sans avoir à livrer bataille une fois de plus… mais une fois de trop ?

                     Les Ecolos soit ! En revanche, satisfaire les revendications des Gilets Jaunes - la fin des retraites à 900 euros, la fin des salaires à 1150  euros pour un travail à plein temps au SMIC horaire et la refonte complète de la 5è république, de notre constitution et de nos institutions par voie de conséquence -,  ça, c’est "une autre paire de manches" !

    Un fait est certain : Macron ne pourra pas répondre aux exigences des GJ qu'elles soient d'ordre financier et/ou constitutionnel, pour les raisons explicitées plus haut.

    Un cauchemar pour Macron ces exigences ! D'autant plus qu'il est bon de garder à l'esprit ceci : plus vous aurez libéré la parole, plus grande sera la frustration et la déception si cette parole n'est pas entendue ni suivie d'effets.

                    Aussi, les mois qui sont devant nous seront d’un intérêt rare : comment Macron va-t-il « endormir les Gilets Jaunes» ? Comprenez : comment va-t-il parvenir à les dissuader de continuer d’occuper le terrain ?

    Face à des sondages incitatifs car maintenant majoritairement défavorables au mouvement des GJ, doit-on s'attendre à une répression accrue avec le soutien des médias, des partis LREM, LR, PS et de l'opinion publique afin de dissuader définitivement la quasi totalité des Gilets Jaunes de revenir le samedi suivant ? Ou bien, résignation des Gilets Jaunes ? Ou bien encore, récupération, absorption et intégration du plus gros des troupes par quelques partis d’opposition ?  

                    Bien malins sont ceux qui peuvent, aujourd'hui, prédire l'avenir des Gilets Jaunes, celui de Macron et le nôtre à tous.

     

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  • Raphaël Glucksmann, tête de liste aux Européennes : le PS tombe enfin le masque

     

    Raphaël Glucksmann tête de liste aux européennes sous l'étiquette socialiste,

     

                  "Samedi, lors de son Conseil national, le PS a adoubé samedi Raphaël Glucksmann comme tête de liste pour les européennes, à une très large majorité, par 128 pour et 5 contre. L'essayiste mènera campagne "en tandem" avec la militante écologiste Claire Nouvian, cofondatrice du mouvement "Place publique" - un mouvement formé avec une vingtaine de personnalités de gauche, dont Raphaël Glucksmann, qui revendique 30 000 adhérents.  

    La résolution prévoit également la constitution d'une liste comportant pour moitié des candidats estampillés PS, pour moitié des candidats issus de "Place publique", de la société civile et des autres formations politiques engagées dans des discussions avec le PS et "Place publique." - L'Express  

     

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                   Le mouvement « Place publique" créé voilà quelques mois, ne serait-il pas la continuation du PS sous un autre drapeau - faux en l 'occurrence  ? Ce mouvement n'aurait-il pas à voir avec le désir de poursuivre l’œuvre, pourtant moribonde de ce  PS qui a vu le jour en 1983 - corruption et compromissions idéologiques et politiques en tous genres - par un Raphaël Glucksmann qui n'est que le fils de son père ? Un père dit « nouveau philosophe » dans les années 70, au côté de Bernard-Henri Lévy (ICI) ; un philosophe sans oeuvre si l'on en croit la postérité aussi injuste et cruelle soit-elle.

    Aussi, grande est la tentation de s'adresser comme suit à cet éternel candidat à tout et à rien qu'est Glucksmann-fils, désoeuvré, toujours à la recherche d'un emploi : 

                       "Allez Raphaël ! Sois raisonnable ! Va bosser comme tout le monde ! Trouve-toi un vrai travail, pas une planque subventionnée par ceux qui se crèvent le cul tous les jours, et sûrement pas pour que des gens comme toi fassent le kéké et l'intéressant dans les médias ! D’autant plus tu es atlantiste (point de salut loin de la pax americana !), sioniste (soutien indéfectible à Israël et chantage à l'antisémitisme contre ses détracteurs ici en France)  et mondialiste (abolition des frontières, immigrationniste- fondamentaliste sans jugement ni jugeote). Décidément, tu as tout faux Raphaël ! Quant à ce PS qui n’est pas encore mort...sache que cela ne saurait tarder : on y travail élection après élection depuis plus de 10 ans maintenant !"

     

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                 Glucksmann, PS et "Place publique" !

                 Qui va bien pouvoir et vouloir voter pour ça aux Européennes prochaines et à tout autre élection ? 

                 La réponse ne tardera pas car, déçu de la candidature de Glucksmann, l'économiste Thomas Porcher, qui a appelé à voter Jean-Luc Mélenchon en 2017, préfère quitter le mouvement qu'ils avaient fondé ensemble : "Je n'ai pas envie de servir de caution de gauche au PS, ni que Place publique soit le nouvel emballage d'un produit périmé.

    On ne saurait mieux dire. 

     

                Atlantisme, sionisme et mondialisme... avec Raphaël Glucksmann c'est bien le PS qui tombe enfin le masque après plus de 30 ans de louvoiements.  

     

     
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  • L'égalité à la française : un sésame qui ouvre les portes d'un régime de privilèges et d'immunités

     

     

                 La vérité est un mille-feuilles, et rares sont ceux qui demandent du rab car, avec elle, on est très vite rassasiés.

     

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               Si le citoyen français est très attaché à l’égalité, ne cherchez pas, c’est dans l’espoir que cette égalité lui ouvrira des portes qu’il s'empressera de refermer derrière lui, avant de les verrouiller toutes, à double tour.

    Car, pour ce citoyen aux origines souvent modestes (mais pas toujours), l’égalité est le seul moyen d’accéder à un statut privilégié dans le secteur privé comme dans le secteur public, et ce faisant, son seul espoir d'intégrer une classe du même nom, à savoir : la classe des privilégiés.

    Deux siècles de ce régime d'exceptions et d'immunités pour les plus privilégiés parmi les privilégiés, ont fait qu’aujourd’hui, on peut affirmer sans se tromper : il ne reste plus une seule porte ouverte pour quiconque, toutes origines sociales, culturelles et ethniques confondues.

     

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                 Sans vouloir être désobligeant à son égard, et au risque de paraître franchement grossier, toutes choses étant égales par ailleurs - même si on sera bien en peine de savoir quoi et où -, dernièrement j'ai pensé à une chose : et si ce citoyen épris d'égalité était un petit enfoiré (1) ? Un enfoiré souvent sympathique, certes, mais... un enfoiré quand même ! Et qui plus est, un enfoiré de la pire espèce : de l'espèce qui niera tout en bloc, même sous la torture.

    Dur à cuir et pervers, ce "rebelle" tartuffe d'une mauvaise foi à fleur de peau,  n'a qu'une seule et unique cause : une place au soleil pour lui seul.

    Alors... diable ! Comment ne pas arriver à la conclusion suivante : il y a bien quelque chose de profondément... pourri... au royaume de France. Ce qui expliquerait en grande partie l’absence de solutions à la fois collectives et individuelles ; car, franchement, aujourd'hui, dans ce pays, on aide qui, à mettre (ou à remettre) un pied à l’étrier.

    Vous en doutez encore ?

    Ecoutez donc un chômeur vous parler de son dernier entretien avec un conseiller de Pôle emploi ; voyez cet employé face à un employeur dont le seul mérite est de créer des emplois de 25H par semaine, payés au minimum horaire ; testez la qualité de l'accueil d'un bénéficiaire du RSA, d'une fille-mère face à une assistante sociale ou bien, d'un titulaire d'une carte CMU dans un centre médical ; voyez ces milliers d'ados et de pré-adultes qui quittent tous les ans (280 000 chaque année), une institution qui, en 10 ans et plus, leur aura tout juste permis de maîtriser l'écrit et la lecture...

    Et puis, rajoutez-y une couleur de peau et un nom venus d'ailleurs...

     

     

    1 - Enfoiré : individu pas foncièrement méchant ni mauvais mais... faut pas lui tourner le dos ; et mieux vaut ne jamais avoir besoin de compter sur lui ; même si l'on ne doit pas oublier la profonde solitude et la fragilité de l'homme moderne, à la fois individualiste forcené (satisfaction de ses besoins) et grégaire (recherche de sécurité dans un groupe) au sein d'une réalité qui a pour fond social : la peur, la précarité et l'instabilité.

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  • « Trois places pour le 26 » de Jacques Demy : le film de trop ?

     

                       

     

                   « Trois places pour le 26 » était un projet vieux de dix ans  lorsque le film sort en novembre 1988 ; aussi, à propos de ce film de Jacques Demy, son dernier, qui aurait donc dû sortir dans les années 70, il semblerait qu’il soit arrivé trop tard pour tout le monde : Yves Montand en premier ; puis Michel Legrand qui a perdu en route, ou à qui l’on a fait prendre, son génie mélodique reconnu internationalement ; un Michel Legrand qui trouve difficilement sa place dans ce brouhaha musicale des années 80 avec ses percussions (batterie et autres) électroniques d’une pauvreté "de timbre" certaine et "de touché" aussi et dont le mixage déplorable n’arrange rien,  même si, en revanche, ce film arrive pile-poêle  pour Mathilda May à propos de laquelle on se gardera bien de trouver quoi que ce soit à lui reprocher. Quant à la chorégraphie, difficile de porter un jugement ; beaucoup de jambes en l’air et de bras aussi mais peu de décollage et d’envolées.  Faut dire qu’il a toujours été difficile de porter un jugement sur toutes les chorégraphies dans les films de Jacques Demy (excepté lorsque cGene Kelly qui prend en main sa propre chorégraphie dans "les demoiselles de Rochefort") : chorégraphies du samedi-soir pour des productions à la « Maritie et Gilbert Carpentier » des années 70 ?

                 Cela précisé… avoir consacré à la carrière de « Yves Montand chanteur interprète » un long métrage, était-ce bien raisonnable ? Un Montand qui peine à exister sur l’écran, à la voix inaudible… un Yves Montand, tout bien considéré, qui n’aura été durant une partie de sa carrière au music-hall qu’une pâle copie de tout ce que Hollywood, la comédie musicale, le vaudeville, Broadway ont été capable de produire à partir des années 30 jusqu’à la fin des années 50 ; un Yves Montand "Fred Aster de comité d’entreprise ", animateur pour retraités désoeuvrés à qui il aurait manqué deux jambes.

    Bien qu’il demeure en tant qu’acteur un des meilleurs de sa génération, et ce quel que soit le choix de ses rôles, le tour de force de « 3 places pour le 26 » c’est sans doute d’avoir mis en scène un Yves Montand qui peinera à exister, à occuper l’écran, à y imposer sa présence à défaut de le « crever » cet écran, Mathilda May éclipsant souvent l’acteur, lui volant la vedette ; un acteur condamné alors à n’être que l’ombre de lui-même.

    Est-ce à cause d’une mise en scène défaillante ? Le projet était-il disproportionné par rapport au personnage d’Yves Montand dont la carrière et l'oeuvre en tant que chanteur ne méritaient pas tant de tapage ? Etait-ce l’âge ? La fatigue ? Une sorte de lassitude ?

    Sorti en 1988, Montand décédera en 1991 ; Jacques Demy, un an plus tôt. Aussi, « 3 places pour le 26 » aura-t-il été une sorte d’enterrement, et pour le malheur de Yves Montand, un enterrement de seconde classe ?

    Un Montand un temps proche du parti communiste, qui débutera dans la carrière comme cowboy " ...dans les plaines du far-ouest" dans les années 40 auprès d’un bivouac pour finir chez les Reagan (Nancy et Ronald) à la Maison Blanche, à leur invitation, armé d’ un gros flingue « modèle Colt Python 357 » sorti tout droit de « Police Python 1976 - A. Corneau » au cours duquel il abattra sans sourciller ( le public et la critique non plus)  d’une balle dans le dos un braqueur en fuite, inoffensif, tellement la police est bonne quand c’est Montand qui l’incarne tout en croyant lui rendre hommage, adressant à cette police de l 'antigang un coup de chapeau… coup de chapeau plutôt sinistre pour l’occasion.

    Comment peut-on alors se fourvoyer à ce point ?

    Une réponse s’impose : fils d’immigré italien, employé dans les chantiers navals de la Ciotat, Montand est l’archétype de l’ouvrier sorti du rang qui commence Cowboy et finit flic pour le compte de la bourgeoisie qui a pourtant maltraité ses parents et ceux des autres, des générations durant et qui continue de les maltraiter et de les exploiter. C’est donc un cliché affligeant et désespérant que cet ouvrier qui croit devoir sa réussite aux classes supérieures jusqu’à les servir et parfois même, jusqu’à singer leurs mœurs.

    Pensez seulement au couple Signoret-Montand qui se voyait déjà à l’Elysée. La bêtise n’a pas de limite quand elle prend le dessus. Et si la vieillesse est un naufrage, elle peut aussi être une noyade et un enterrement.

    Que l'on se rassure : Signoret et Montant auront de très belles obsèques car les beaux quartiers savent rendre hommage à ceux qui les ont servis, amplement servis, surtout après avoir longtemps tenu responsables ses occupants, la bourgeoisie, de tous les malheurs du monde  - à juste titre pourtant !

     

    ***

                Ne nous y trompons pas néanmoins :  « Nouvelle vague » ou pas, malgré l’échec artistique et cinématographique de « 3 places pour le 26 », Jacques Demy demeure sans aucun doute le seul réalisateur-cinéaste-artiste français, qui ait été à la tête de projets cinématographiques réellement novateurs, et ce dès les années 60 : « Les parapluies de Cherbourg », pour commencer, d'une audace sans précédent au côté d'un Michel Legrand et de son traitement, là encore novateur, de l'association mélodie, voix et texte (1) ; tous deux prenant alors tous les risques ; risques  financier et artistique que peu de réalisateurs et de producteurs ont osés avant et après eux.

     

     

    1 - Legrand et Demy connaissaient-ils "Le Sprechgesang" ?

    "....Un style de récitation à mi-chemin entre la déclamation parlée et le chant, créé par Engelbert Humperdinck connu pour avoir été utilisé pleinement par Schönberg dans le Pierrot lunaire (1912) considéré comme la première œuvre "100% sprechgesang".  - Wikipédia

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  • Gilets Jaunes et le grand silence des Marseillais

     

    Marseille gilets jaunes silence jean claude Godin

     

                        2è ville de France à la tête de laquelle sévit un maire "grande gueule" qui cultive ad nauseam l'auto-satisfaction et l'auto-célébration depuis 1995, et dont l'action est sans solutions ni résultats probants...

    Marseille gilets jaunes silence

    ... un stade de football de 35 000 places plein à craquer à chaque match ( Allez l'OM !)... musique et bals musette à la sauce Rap...

    Mais aussi, mais surtout... misère, pauvreté, chômage, des immeubles qui s'effondrent, des "quartiers ghetto", taudis en veux-tu-en-voilà, drogue, délinquance, assassinats mafieux...

    Week-end après week-end, les médias peinent à nous montrer un seul Gilet Jaune mobilisé déambulant de l'avenue de la Canebière jusqu'au vieux Port face à la méditerranée ; même Bordeaux fait mieux, beaucoup mieux... c'est dire  !

     

              Mais alors, comment interpréter cette absence de mobilisation (retraités, auto-entrepreneurs, chômeurs, salariés au SMIC horaire, artisans et commerçants...), ce silence déroutant, semaine après semaine alors que seule l'occupation des centres villes (et des ronds points) par les Gilets Jaunes, permet à ce mouvement d'exister ?

     

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