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  • L'égalité à la française : un sésame qui ouvre les portes d'un régime de privilèges et d'immunités

     

     

                 La vérité est un mille-feuilles, et rares sont ceux qui demandent du rab car, avec elle, on est très vite rassasiés.

     

    _________________

     

               Si le citoyen français est très attaché à l’égalité, ne cherchez pas, c’est dans l’espoir que cette égalité lui ouvrira des portes qu’il s'empressera de refermer derrière lui, avant de les verrouiller toutes, à double tourEntrée interdite.jpg.

    Car, pour ce citoyen aux origines souvent modestes (mais pas toujours), l’égalité est le seul moyen d’accéder à un statut privilégié dans le secteur privé comme dans le secteur public, et ce faisant, son seul espoir d'intégrer une classe du même nom, à savoir : la classe des privilégiés.

    Deux siècles de ce régime d'exceptions et d'immunités pour les plus privilégiés parmi les privilégiés, ont fait qu’aujourd’hui, on peut affirmer sans se tromper : il ne reste plus une seule porte ouverte pour quiconque, toutes origines sociales, culturelles et ethniques confondues.

     

    ***

     

                 Sans vouloir être désobligeant à son égard, et au risque de paraître franchement grossier, toutes choses étant égales par ailleurs - même si on sera bien en peine de savoir quoi et où -, dernièrement j'ai pensé à une chose : et si ce citoyen épris d'égalité était un petit enfoiré (1) ? Un enfoiré souvent sympathique, certes, mais... un enfoiré quand même ! Et qui plus est, un enfoiré de la pire espèce : de l'espèce qui niera tout en bloc, même sous la torture.

    Dur à cuir et pervers, ce "rebelle" tartuffe d'une mauvaise foi à fleur de peau,  n'a qu'une seule et unique cause : une place au soleil pour lui seul.

    Alors... diable ! Comment ne pas arriver à la conclusion suivante : il y a bien quelque chose de profondément... pourri... au royaume de France. Ce qui expliquerait en grande partie l’absence de solutions à la fois collectives et individuelles ; car, franchement, aujourd'hui, dans ce pays, on aide qui, à mettre (ou à remettre) un pied à l’étrier ?

    VousEgalité à la française Serge ULESKI.JPG en doutez encore ?

    Ecoutez donc un chômeur vous parler de son dernier entretien avec un conseiller de Pôle emploi ; voyez cet employé face à un employeur dont le seul mérite est de créer des emplois de 25H par semaine, payés au minimum horaire ; testez la qualité de l'accueil d'un bénéficiaire du RSA, d'une fille-mère face à une assistante sociale ou bien, d'un titulaire d'une carte CMU dans un centre médical ; voyez ces milliers d'ados et de pré-adultes qui quittent tous les ans (280 000 chaque année), une institution qui, en 10 ans et plus, leur aura tout juste permis de maîtriser l'écrit et la lecture...

    Et puis, rajoutez-y une couleur de peau et un nom venus d'ailleurs...

     

     

    1 - Enfoiré : individu pas foncièrement méchant ni mauvais mais... faut pas lui tourner le dos ; et mieux vaut ne jamais avoir besoin de compter sur lui ; même si l'on ne doit pas oublier la profonde solitude et la fragilité de l'homme moderne, à la fois individualiste forcené (satisfaction de ses besoins) et grégaire (recherche de sécurité dans un groupe) au sein d'une réalité qui a pour fond social : la peur, la précarité et l'instabilité.

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  • Fidel Castro, la casserole de Ignacio Ramonet

     

    Et celle de son mensuel : Le Monde Diplomatique ?

     

    En réaction à l'ouvrage de Ignacio Ramonet qui est allé à Cuba servir la soupe à son... Fidel Castro (Biographie à deux voix, Fayard/Galilée, Paris, 2007).

    __________ 

     

               En tant que lecteur du Monde Diplomatique - mensuel qui dénonce, à juste titre, le journalisme de révérence et de connivence (à ce sujet, on peut se reporter aux ouvrages et aux articles de Serge Halimi qui contribue régulièrement à ce mensuel), voir Monsieur Ramonet servir la soupe à Castro, est d'un comique très particulier : un comique qui ne fait ni rire ni sourire... personne !

     

                Aujourd'hui, la conclusion suivante s'impose : il n'y a pas de journalisme de connivence. Il n'y a que des journalistes dits "de gauche" ou des journalistes dits "de droite" ou bien encore, des journalistes "de nulle part" qui trouveront toujours de bonnes raisons d'épargner ceux qui appartiennent à leur famille de pensée ou bien, à leur classe.  

     

              A quand un journalisme qui ne soit ni de gauche, ni de droite ni de nulle part ? Serait-on tenté de demander !

            

             Dans un autre monde et dans une autre vie, manifestement.      

            
                                                                           _____________________                           

     

       Qu'à cela ne tienne !

     

                 Dix questions adressées à ceux qui en France soutiennent le régime de Fidel Castro (et... à toutes fins utiles : quelques suggestions quant aux réponses).

                                                                       

    ***

     

               1) A des hommes libres - et à certains d’entre eux, en particulier - pourquoi est-ce si difficile de défendre la LIBERTE partout où elle est bafouée ?

     

              2) En ce qui concerne le régime castriste - et même si le peuple cubain, à la parole muselée et sans perspective d’avenir digne de ce nom, a su garder le sourire -, pourquoi la haine envers les Etats-Unis, et accessoirement, l’amour pour le fiasco économique, politique et humain de ce régime, devraient-ils passer, aux yeux de ceux qui en France soutiennent cette dictature, avant la LIBERTE du peuple cubain ?

     

              Fiasco humain car, sans liberté pas d’avenir ! Pas d’êtres humains debout sur leurs jambes, dans toute leur plénitude, chacun selon ses ambitions, ses aspirations et ses capacités d‘êtres humains pour lesquels on crée un environnement et un climat propices à un tel épanouissement ! (Est-il nécessaire de le rappeler ????) 

     

              3) Est-ce que ceux qui soutiennent ce régime suggèrent que la France et toute l’Europe avec elle, tout aussi menacés - sinon davantage encore - par l’hégémonie économique et culturelle "haïssable et hideuse" des Etats-Unis, devraient au plus vite s’orienter vers un régime économique, politique et social identique à celui de Cuba ?

     

              Car, quand on y réfléchit un peu, la pire des choses qui puisse arriver à Cuba, après la chute du régime castriste, c’est une ouverture économique, politique et culturelle qui se soldera inévitablement par un mieux vivre doublé d’un mieux être pour le peuple cubain. 

     

              4) Depuis quarante ans et plus, qu’est-ce que le régime Cubain est capable d’afficher comme réussites économique, politique, humaine et artistique au monde et à yeux de ceux qui en France n’ont de cesse de nous expliquer que "si c’était différent à Cuba, ce serait pire encore" ?

                   Nul doute, d'aucuns s'empresseront de mentionner, au crédit de ce régime : la santé et la lutte contre l'illettrisme.

     

                    Les cubains mourront donc centenaires - mais pour quelle vie ? Quant à ceux qui - lassés de recopier à la main les discours "fleuve" de Castro - voudront tâter de la littérature en toute liberté (cad : en écrire !), il est vrai qu'ils pourront toujours quitter le pays.

     

                     Mais là, sauf erreur de ma part, on n'a toujours pas avancé.

     

                  "Les performances économiques" de Cuba reposent très largement sur l’argent des cubains qui vivent et travaillent aux Etats-Unis et sur la charité internationale.

           

                  En ce qui concerne La Politique : à ceux qui auraient quelques difficultés à appréhender ce concept dans toute son ampleur, je leur conseillerais vivement la lecture de Hannah Arendt dont l’oeuvre n’a pas cessé de répondre à la question "Qu’est-ce que la politique ?"

     

                 Quant à l'Humain : servir l’Homme, c’est lui permettre de s’ouvrir à l’infinité de tous les possibles, loin de toute sélection idéologique ; sélection jugée - et on l’aura remarqué ! - nécessaire et inévitable par ceux qui - coïncidence révélatrice et plutôt fâcheuse ! - n’en seront jamais les victimes expiatoires.

     

                N’en déplaise à tous les idéologues castrateurs : l’Homme sera toujours plus que ce qu’il croit savoir sur lui-même qui n’est - le plus souvent - que ce que l’on a daigné lui enseigner ou bien, ce qu’on lui a laissé espérer... pour lui-même (là encore, est-il nécessaire de le rappeler ????).

     

               Sur ce dernier point, ceux qui savent non seulement regarder et écouter mais... voir et comprendre, peuvent aussi - et surtout ! - se reporter au documentaire de Wim Wenders : "Buena Vista Social Club"

     

     

              5) Au sujet de la Justice Sociale - la démocratie étant seule capable de réunir les conditions favorables à cette lutte qui n’est ni d’hier ni de demain mais... de toujours ! - où ce combat a t-il lieu, aujourd’hui, dans la société cubaine ?

     

                 Ce régime en serait-il exempté ? Ou bien, règnerait-il dans ce pays un tel niveau de justice sociale que cette question ne se poserait même plus ? Le régime Cubain et ceux qui en France le soutiennent, nous feraient-ils "le coup" de la fin de l’histoire à Cuba ?

     

              6) Combien d’années encore l’embargo des Etats-Unis va t-il permettre à ceux qui pardonnent tout à Castro, d‘expliquer la faillite économique et humaine de son régime ?

     

              Encore une fois, quand on y réfléchit, Castro n’a t-il pas tout le loisir de commercer avec l’Amérique du sud et l’Europe ? Mais... encore faut-il que l’économie castriste soit - autant que faire se peut - transparente, efficiente et, par voie de conséquence, digne de confiance. Mais ça... c’est une autre affaire !

     

               7) Quand le régime de Castro s’effondrera - sa police, ses hommes de main, son clientélisme - et que les portes des prisons s’ouvriront (on peut aussi mentionner les risques de "guerre civile" - règlements de comptes de toute sorte entre les cubains de l'intérieur et puis, ne les oublions pas ceux-là - parce que.... eux, ils n'ont rien oublié : les cubains de Miami et leur sentiment que le régime de Castro leur a confisqué et volé leur pays qu'ils ont dû quitter pour des raisons politique, culturelle ou bien, tout simplement économique), que restera t-il comme arguments à ceux qui traînent derrière eux, depuis plus de quarante ans maintenant, cette vieille casserole qu’est leur engagement en faveur de ce régime ?

     

                   Soutien qui en rappelle bien d’autres, tout aussi déshonorants ceux-là : on n’a pas connu un tel fourvoiement dans le domaine de l’engagement politique depuis l’époque où des intellectuels soutenaient un PCF aux ordres de l’URSS, de Staline et des autres - même si, Dieu merci ! les enjeux ne sont pas de la même importance.

     

               8) Est-ce que l’argument d’un soulèvement fomenté par les Etats-Unis permettra à ces mêmes tribuns complaisants, à la compassion parcimonieuse et sélective, de qualifier les prochains insurgés de réactionnaires à la solde de l'Oncle Sam ?

     

                 Et pour finir :

     

              9) Quelles fautes le peuple cubain a-t-il commises pour mériter un sort aussi cruel et injuste - un tel dénuement, un tel abandon, un tel mépris ?

     

              10) Dans les années à venir, quel prix le peuple cubain devra t-il encore payer et... pourquoi ce peuple en particulier ?

                                

    __________

     

     

                 La littérature sur Cuba est abondante : celle des analystes et puis aussi, la littérature de ceux qui ont dû quitter cette île pour, intellectuellement, artistiquement et économiquement ne pas mourir.

     

                Cet article s’adresse en priorité non pas à ceux qui ont de bonnes raisons de soutenir Castro - raisons qui n’ont pas grand’chose à voir avec un souci quelconque pour ce peuple ; mon article s’adresse à ceux qui se sentent obligés de soutenir Castro sous prétexte que des hommes tel que Ignacio Ramonet, qui n'est pas un imbécile, le soutiennent.

     

    ***

     

               L'incontournable Chavez !

     

               Un mot à son sujet : ceux qui comptent sur Chavez pour prendre la relève de Castro (Diable ! Pourquoi les fils dépensent-ils autant d’énergie à ressembler à leur père ?) n'ont pas d’illusion à se faire : dans son combat légitime contre l’hégémonie économique, culturelle et militaire américaine, Pétro-dollars ou pas, Chavez échouera car Chavez est un homme qui divise et qui ne rassemble pas, chez lui - à l’intérieur des frontières du Venezuela - comme à l’extérieur - sur le continent sud-américain.

                Chavez semble n'avoir trouvé qu'un seul allié dans la région : le régime de Castro ; régime par avance, condamné. Et à ce sujet...

                 Rares sont les pays qui, se libérant d'un joug (qu'on situera, en ce qui concerne Cuba, à gauche, avec toutes les réserves qui s'imposent), s'orientent vers ce qu'on pourrait appeler, une troisième voie. Très vite, ces pays libérés... vont au plus fort car ils ont besoin de stabilité, de sécurité, d'une aide économique importante et de cash (et pas seulement d'un pourboire ou d'une aumône).

     

                 Pour cette raison, après la chute du système et/ou du régime castriste (nb : chute indépendante du décès de Castro puisque son système peut lui survivre) Cuba se rapprochera inévitablement des Etats-Unis (et du Brésil qui assurera d'ici-là, le leadership sur le Continent Sud américain).

     

               C'est alors que Chavez se retrouvera bien seul.

     

               Si au Venezuela, les perdants d’hier deviennent les gagnants d’aujourd’hui au détriment de tous ceux qui sous le régime précédent y trouvaient leur compte, et si Chavez n’est pas capable de rallier à sa cause les classes moyennes de son pays, il échouera. Il sera renversé ou bien, c’en sera fini de la liberté dans ce pays puisque Chavez ne pourra se maintenir au pouvoir qu’en la bafouant.

     

                Quant à l’Europe - géant culturel et économique mais... - paradoxe suprême ! - nain militaire et politique (allez savoir pourquoi ! Alors qu'elle possède toutes les qualités requises qui pourraient faire d'elle une Puissance, proposant ainsi une alternative à l'hégémonie américaine), cette Europe-là a encore laissé passer une belle opportunité lors des dernières élections en Amérique du sud. Elle aurait dû se rapprocher de cette région et des états qui, ne remettant pas en cause la liberté, refusent le diktat économique et culturel américain - ce diktat l’a concernant tout autant.

     

     

    _______________

     

     

                Disons-le haut et fort : l’anti-américanisme est au cœur du soutien au régime de Castro. Anti-américanisme inacceptable - celui-là - puisqu’il vit (à Cuba) et SE vit (en Europe) SUR LE DOS du peuple cubain - entre autres peuples.

     

               Si l'on n'est pas capable de penser l'anti-américanisme (hégémonie prédatrice dans les domaines culturel, économique et militaire) sans passer à la trappe la liberté et l'épanouissement des peuples, alors, il faudra expliquer comment, un tel anti-américanisme se justifie... moralement.

                      

                Toutefois, si l'anti-américanisme n'est pas en cause mais... un amour incommensurable pour le Peuple cubain, que l'on me prouve alors que le régime castriste était bien - et demeure - depuis un demi siècle (et pour les siècles à venir sans doute ?) le meilleur régime qui soit et par voie de conséquence, le meilleur régime pour tous les peuples, à commencer par ceux de l'Amérique et Centrale et Latine et du Sud.

     

                 Si d'aventure, ce système est le meilleur qui soit pour le Peuple cubain seul, que l'on m'explique quel est ce caractère propre à ce Peuple (la spécificité donc ! de lieu, d'histoire et de culture) qui fait que ce dernier ne peut espérer et ne doit, en aucun cas, compter depuis un demi siècle et pour les siècles à venir, sur un autre mode d'organisation de vie en société.

     

                   Dans le cas où ce caractère spécifique n'existerait pas, qu'est-ce qui... alors, prédestine ce Peuple à un tel régime depuis plus de deux générations... et ce régime, au soutien, depuis un demi siècle, d'hommes et de femmes dits de gauche qui vivent dans une Europe riche et prospère.

     

                  Une Europe de l'Ouest qui, de 1958 à nos jours, a pourtant permis - sauf erreur de ma part - à nombre d'hommes et de femmes de s’ouvrir à l’infinité de tous les possibles dans les domaines économique, artistique, scientifique et philosophique...

     

                Et ce, grâce à la démocratie.                                         
                               

                  Nous y voilà donc !

     

                La haine contre la démocratie et une économie constituée, en grande partie, d'entreprises et d'initiatives privées, serait-elle la cause de ce soutien ? (Haine derrière laquelle se cache le désir de tout contrôler : les hommes et la production - toute production : production des biens et des services, productions intellectuelle et artistique). 

     

                 Faut-il rappeler à ceux qui se disent de gauche que la démocratie (et accessoirement, une économie d'entreprises et d'initiatives privées, accompagnée d'un Etat fort, d'un Etat présent sur le terrain social, entre autres) c'est, non seulement, la liberté mais aussi et surtout : l'énergie et le mouvement !

     

                Une quête, cette démocratie, pour plus de justice et plus d'opportunités pour chacun d'entre nous ; quête qui parfois, et souvent, doit appeler à la lutte ; un cadre constitutionnel cette démocratie - juridique, légal : que sais-je encore ! - pour que cette lutte puisse avoir lieu sans dommage irréversible pour ceux qui la conduisent (et ceux qui s'y opposent) ; lutte ayant pour but d'obtenir des changements souhaitables, accompagnés de résultats probants ; considérés comme tels par le plus grand nombre.

     

                                                 ***

     

                L’ingratitude !

     

                Quelles conclusions tirer de cette haine à l’encontre d’un mode d’organisation de l’existence qui a pourtant permis à ceux qui soutiennent de tels régimes, de s’entreprendre et d’avenir dans une Europe libre (entre deux soutiens éhontés à Castro - soutien aux justifications toujours plus fumeuses les unes que les autres au fil du temps) ? 

     

                Finit-on fatalement par mordre la main qui vous a permis de vous tenir debout et qui vous a nourri ?

     

               (Il n'y a que des intellectuels nés dans une démocratie pour faire l'éloge d'un régime tel que celui de Castro. Demandez donc aux intellectuels des pays de l'Est libérés ; ils ne leur viendraient pas à l'idée de soutenir de tels régimes !)

     

                Ceux qui sont nés dans ce mode d’organisation de l'existence qu'est la démocratie (liberté pour tout être humain d'entreprendre, de s'entreprendre et d'advenir), seront-ils les derniers à le défendre ?

     

                Ou bien, y a-t-il chez eux le désir de jouir seuls de ce bien en en privant les autres ? (Tout comme ces dictateurs qui se sont entrepris et qui sont advenus au détriment de ceux dont ils ont un jour contrôlé les vies pour mieux les amputer ! En tant qu’être humain, Castro a pu advenir et se tenir debout... mais pour son seul bénéfice).

     

                  Par conséquent, y aurait-il chez ceux qui, dans les démocraties, soutiennent le régime de Castro et tous les régimes de cette nature (qu'ils soient dits de droite ou de gauche), des autocrates - voire... des despotes - par procuration ? Castro étant un des derniers à pouvoir assouvir ce penchant chez ceux qui se disent de gauche ! 

     

     ___________________

     

                  Faute de pouvoir conclure sur toutes ces questions, tout en leur accordant le bénéfice du doute...

     

                Empressons-nous de suggérer à ceux qui entretiennent depuis tant d'années avec le régime castriste des liens si étroits, de se rapprocher de tous ceux qui, à Cuba, - et même s'ils se gardent bien de l'afficher - reconnaissent la nécessité d'en finir avec cette haine de l'initiative et de l'entreprise privées et de cesser de penser que la démocratie renforce inévitablement l'hégémonie culturelle, économique et militaire des Etats-Unis. 

     

               C'est là, sans aucun doute, le meilleur service que ceux qui soutiennent Castro depuis un demi siècle, puissent rendre au Peuple cubain.

     

    ***

      

               Tout en gardant à l'esprit que le Brésil est le meilleur des alliés sur le long terme (et non Chavez), c'est tout un continent qui attend Cuba !

     

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  • De Louise Bourgeois à Jeff Koons en passant par Annette Messager

    Dernièrement - dieu sait pourquoi -, j’ai pensé à Louise Bourgeois et à son araignée intitulée "Maman" ; sculpture qui, à mes yeux, n'a qu’un seul mérite : celui d’être monumentale (ce qui n'est pas une qualité en soi, bien évidemment) car, pour le reste…

     

     

    J’ai pensé aussi à son expo, celle de Beaubourg, en mars dernier ; expo qui peut se résumer à une vidéo bavarde et complaisante diffusée sur un écran devant lequel des fauteuils confortables ont été placés, le tout disposé à l’entrée de la dite Expo comme pour dissuader quiconque d’aller plus loin.

     

    Dans tous les cas, une "artiste" dont « l‘œuvre » est à chercher sous la moquette épaisse d’un salon cossu ou sous les lattes étriquées d‘un parquet ciré ; et le commissaire de l’expo ne s’y est pas trompé - même involontairement -, en installant ces fauteuils et ce téléviseur.

     

     

     

    Pour rester avec Beaubourg* qui, manifestement, ne souhaite pas être en reste avec quiconque cotise à la MDA (Maison des artistes - organisme agréé par l'État pour gérer le régime de Sécurité sociale des artistes) : Annette Messager.

     

    Après le stade oral et le stade anal, voici venir le stade « peluches et souffleries ».

     

    Dis ! Annette ! Franchement, à ton âge, hein ? T’as pas honte ?

     

     

     

    Jeff Koons maintenant.

     

    Ce blaireau rémunéré à coups de millions de dollars (aussi riche, sinon plus, qu’un joueur de basket de la NBA), cet ancien trader est annoncé au château de Versailles en septembre ; alors... attendez-vous à… petit lapin, homard et cœur géants.

     

    Vraiment, je suis impatient de lire les papiers des journalistes qui, le moment venu, seront dépêchés sur les lieux (et celui de Mediapart aussi, et surtout !) ; personne n'étant épargné par l'automatisme d'une approbation aussi irréfléchie qu’injustifiée, nul doute, leurs articles ne manqueront pas de mentionner un Koons sulfureux, un Koons futé et drôle avec ça, et irrévérencieux et tellement cocasse dans ce lieu insolite et... et... et...

     

    Mon cul !

     

    Alors oui ! Mille fois oui !

     

     

    Confronté à toutes ces figures d’une scène prétendument artistique que des journalistes moutonniers n’hésitent jamais à encenser, à quand une critique et une histoire de l'Art qui relèveraient de l’invective, de l’insulte et du crachat, courage d'une main, désespoir et colère de l'autre, face à l'affront (quand ce n'est pas l'outrage) qui nous est fait, saison après saison, exposition après exposition, installation après installation, toutes plus indigentes les unes que les autres ; foutoirs indescriptibles dans lesquels l'infantilisme côtoie le plus souvent le trivial qui côtoie le puéril qui à son tour embrasse l'anecdotique, le tout noyé dans un océan d’intentions aussi immatures qu’incompétentes et jean-foutres.

     

    Mille événements - en veux-tu, en voilà ! - proposés par des commissaires bavards et suffisants parce que... dans le meilleur des cas, franchement et tout bonnement carriéristes, et dans le pire, snobs mais tragiquement incultes, même bardés de diplômes issus d’universités-dépotoirs et d‘Écoles nationales de Dieu sait où et de Dieu sait quoi qui ne peuvent refuser quiconque se présente avec en poche un sésame qui a pour nom : le Bac.

     

     

     

    *) N’est-ce pas ironique de constater que l’exposition René Char à la BNF aura été bien plus proche de l’idée que l’on se fait de l’Art, de l’Artiste et d’une Oeuvre que toute autre expo à Beaubourg, ces derniers mois ? La poésie volant au secours d’un art aujourd’hui indigent parce que.... sans mémoire et sans culture.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

                                                                                ***

     

     

     

     

     

     

    Toute cette production tapageuse et vaine, c'est Warhol qui a triomphé de Picasso, César de Rodin, un Rodin qui pourtant avait pris soin d’ouvrir en grand toutes les portes qu’un César s’est empressé de refermer sur un univers concentrationnaire...

     

    Tout ce ramdam, c’est aussi - dans une longue liste qui n’épargne aucun art ni aucune discipline -, John Cage qui a triomphé de Boulez, Houellebecq de Jean-Edern Hallier et de Maurice Clavel, un BHL et un Finkielkraut pour triompher et de Sartre et de Camus et de Deleuze et de Foucault et de Derrida...

     

    Et pour finir - un malheur n‘arrivant jamais seul -, c’est aussi Mitterrand et le PS qui ont triomphé de Jaurès, Renaud de Léo Ferré, le Rock du Blues, et Guillaume Durand... de Personne.

     

     

     

    ***

     

     

     

    Mais... voilà que j'entends des voix ; elles me demandent... surtout de ne pas m’inquiéter car, personne ne nous demandera des comptes.

     

    Dieu soit loué ! Personne nous demandera d’avoir honte quand il sera temps de passer la main car, ce qu’on ne vous a pas transmis ne peut en aucun cas vous manquer : un art d’aujourd’hui... pour demain qui renvoie aussi à celui d’hier, comme pour nous rappeler d’où l’on vient et sans qu'il ait été nécessaire d'y être allé ni d‘en revenir.

     

    Un art intransmissible parce que... sans métier ce tapage auquel il nous est demandé d'adhérer ou bien, de nous taire et de disparaître. Car enfin... allez transmettre des peluches, des homards, des pouces et des araignées géantes et sans objet ! Allez donc transmettre des concepts qui feraient hurler de rire n'importe quel étudiant en 1ère année de philosophie et nos penseurs mêmes les plus pusillanimes et les plus indulgents !

     

     

     

    ***

     

     

    Querelle des Anciens contre les Modernes ?

     

    La bonne blague !

     

    Grande bataille des idées neuves contres des idées anciennes ?

     

    Encore faut-il qu’il en soit question car, pour ma part, je n’ai pas vu d’idées dans toute cette production !

     

     

    Rien de surprenant à cela : le plus souvent, nous avons affaire à des « artistes » qui n’ont pas idée, justement !

     

     

    Mais alors, cet art sans idée, sans art ni artiste sert quel Art ?

     

     

    Avec Duchamp, on avait l’audace, le courage, une radicalité assumée et salutaire ; le flair du prophète, mais aussi : l’hilarité et le scandale.

     

     

    Aujourd’hui sans vision, la production de ces poseurs que l’on nous impose, ne dépasse guère le plus souvent le cadre des toilettes et/ou celui d’une chambre à coucher aux murs tapissés de jeunes filles en fleurs ; le nombril aussi et plus bas encore mais... jamais plus haut.

     

     

    A la trappe l’Universel ! Quid d’une tentative de sortir de soi et de son environnement immédiat : qu’il soit mental et /ou géographique.

     

     

    Non ! Aucune vision digne de ce nom : celle d’un monde, celui d’hier, d’aujourd’hui et pourquoi pas, un monde pour demain ; artistes visionnaires, novateurs et précurseurs.

     

    Pire encore, on cherchera en vain un savoir-faire pour défendre quelle que valeur esthétique que ce soit.

     

    Oui ! Un savoir-faire : celui de l’artisan et de son métier ; sueur, larmes et sang ; efforts et travail dispensés pour une finalité bouleversante et incontestable dans sa maîtrise et son inspiration ; témoin indiscutable d‘années de recherche et d’apprentissage solitaires et têtus.

     

     

    ___________

     

     

     

    Là, maintenant, je pense à nombre d‘artistes, rencontrés à l'occasion d‘expositions ; je revois un Français d’origine russe, Sacha, âgé de 35 ans - vous lui en donneriez 50 ; RMiste, il a pour atelier une chambre d’hôtel de 8m2.

     

    Je pense aussi à un artiste peintre du nom de Heinrich ; un homme couvert de toiles, à défaut d’honneurs, et qui a derrière lui cinquante ans de peinture.

     

    On me dit qu’ils sont des milliers tous ces artistes, tous RMistes ayant tout sacrifié pour servir un art qui aurait dû être leur métier ; artistes recalés ou bien, évincés de la Maison Des Artistes, faute d’être capables de déclarer suffisamment de revenus qui auraient pour origine leur production artistique ; eux tous, année après année s’épuisant sur une toile et son châssis, sur une forme, une figure, une teinte ; eux tous encore, à battre la matière comme on bat le pavé, et la misère comme on bat la mesure, et sa coulpe aussi puisque tous ces artistes vous diront qu’ils n’ont pas à se plaindre : leur « on nous a rien demandé, après tout » cachant tant bien que mal un sentiment de culpabilité face à leur inutilité et sociale et économique et commerciale et médiatique et... et... et...

     

    Artistes anonymes, dans nos villes, dans nos quartiers, dans notre rue, souvent seuls, et pour certains d'entre eux, en rupture, incompris de leur famille depuis longtemps déjà ! Artistes à la pitance et à la sépulture plus qu'incertaines (en effet, qui les enterrera et comment ? Même si l'on ne doit jamais désespérer ni jurer de rien).

     

    Alors vraiment : comment ne pas leur adresser un sourire et une poignée de main fraternels ? Comment refuser le verre de vin qu’ils vous tendront lors de vernissages quasi confidentiels, par la force des choses ? Comment ne pas les aimer tous ces stakhanovistes de l’Art, chacun dans leur discipline, toutes techniques confondues - et les plus innovantes parfois aussi - car, ils m’ont rendu ce qu'il ne faut jamais perdre : le goût de l’effort et le toucher immédiat de l‘esprit qu‘est le talent lorsqu'il s'appuie sur une ascèse indéfectible et un Art de force, de témérité et de victoire.

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  • Nîmes, une ville que c'est pour rien !

     

     

                      En me rendant à Nîmes, je retouvre une ville que j'ai laissée, voilà quelques semaines ; une ville que je retrouve toujours en l'état, et ce quelle que soit la durée de mes absences.

     

                    Ah ! Nîmes ! Ville éternelle ! Rome, pour un peu ?

    Nîmes et ses trottoirs sur lesquels tout au long de l'année, été comme hiver, les personnes âgées se fracturent les jambes, et plus particulièrement, celles qui n'ont pas la chance de vivre dans le quartier qu'il faut , le bon, le beau, le seul quartier qui vaille, à savoir : le centre ville qu'un boulevard circulaire isole.

     Ilot de commerces, ce centre ville aux trottoirs irréprochables, aux appartements cossus, et par voie de conséquence, bourgeois ; précisément ceux qui renouvellent sans faillir, tel une fatalité tragique, le mandat de l’équipe municipale.

     

    ***

     

                      Soyons clairs ! Disons les choses !

    Dans cette ville, seules les femmes sont dignes de respect ! Et pas n'importe lesquelles : femmes et filles issues de la communauté Harki, et les beurettes jeunes et moins jeunes qui battent le pavé et les entreprises à la recherche d'un emploi, besogneuses, à servir en brasserie du matin au soir, ou dans les commerces (quand on les accepte car, il ne faut surtout pas froisser les préjugés des quinquagénaires de la bourgeoisie dans la filière du prêt-à-porter féminin).

    Les hommes, eux, assis aux terrasses des cafés, renouvellent leur consommation une fois toutes les quatre heures... tout fauchés qu'ils sont !

                       (Les créations d'emplois à Nîmes - m'a-t-on murmuré à l'oreille - seraient dignes de celles d'une ville moyenne appartenant à un pays tel que... le Bangladesh)

     

                         Une consolation tout de même : je n'aurai jamais plus à me rendre à Nîmes, notre mère quittant définitivement cette ville.

    Aussi, en guise d'adieu qu’il me soit permis d’adresser un vibrant... Olé ! Au passage du taureau, et sous la cape, le coude bien haut, entre trois renvois, deux vomis et un rendu...

                        A cette ville pour rien, à cette ville pour si peu, à cette ville pour personne.

     

     

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  • Qui écoute encore Leïla Chahid ?

     

     

    Très prisée par les journalistes, très courtisée Madame Chahid, toujours !

    Vous avez remarqué ?!

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             Digne représentante de la JetSociety palestinienne, seule bénéficiaire des accords d’Oslo ; et grâce à ces accords, Leïla Chahid peut enfin se déplacer sans être inquiétée : toujours entre deux avions - Paris, Londres, Berlin, Madrid -, allers et retours incessants, tailleur Chanel, cocktails, réceptions, le tout aux frais de la princesse qu’est la Communauté européenne...

    Et puis, toujours courtoise Leïla, toujours "très comme il faut" à la télévision, à la radio, même confrontée à des interlocuteurs qui n’ont pas cessé de balader et d’humilier le Peuple palestinien depuis plus de quarante ans...

    Et à quel prix pour ce Peuple ! ! !

    Alors... vite ! Et sans rire...

    Rêvons d'une ou d'un porte-parole du Peuple palestinien en guenilles et savates, façon Gandhi !

    Intransigeant, façon Mandela !

    Avec panache, façon Fanfan la Tulipe (Gérard Philippe dans le rôle-titre ou plus récemment, Vincent Perez)

    Oui, sans rire ! Vite ! Et... au plus vite !

     

    ***

     

                    Quiconque, aujourd'hui, n'est pas en colère, est soit un salaud, soit un imbécile, soit un escroc.

     

    Madame Chahid à toutes les raisons au monde d'être en colère ; or, on pourra la trouver plutôt sereine, alors que son peuple crève de faim, et qu'il crève.. tout court (voir les rapports des ONG) !

    Madame Chahid n'aurait-elle pas qu'un devoir aujourd'hui : se trouver au plus près de son peuple, à risquer sa vie comme lui, tous les jours ?

    Sa fonction de porte-parole est d'un pathétisme qui n'a d'égal que son inaptitude à pouvoir témoigner sur les lieux mêmes, jour après jour, sans relâche, de la condition de martyr du Petit Peuple Palestinien. Et si un jour, Leïla Chahid (et d'autres avec elle) s'était reconnue une obligation de résultats, nul doute, elle aurait été démissionnaire depuis longtemps déjà !

    Car enfin, qui nous parlera du drame de cette dissymétrie tragique entre les "représentants" du Peuple palestinien et ceux de l'Etat israélien quant à leurs capacités respectives d'expression, d'explication et de représentation ? In fine , c'est toute la crédibilité de la cause palestinienne qui, année après année, s'en trouve érodée, faute de résultats, de progrès et de réelles perspectives d'avenir.

    A la longue, les perdants, toujours perdants, aux élites auto-indulgentes quant à leurs insuffisances, jusqu'à l'acceptation tacite de leur propre impuissance, finissent toujours par lasser nombre de leurs partisans ; lassitude qui viendra assombrir le combat de ce Peuple, aujourd'hui martyr de toute une région et de ses propres « élites et leaders »...

                   Car... pour ce Peuple à la destiné injuste et cruelle, il semblerait que le verdict soit tombé il y a longtemps déjà : ce sera... pas de réussite, pas de soutien et pas de pitié.

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    Pour prolonger... cliquez Israël et son Etat

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