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  • Ursula ULESKI - La peinture dans tous ses états !


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    Architecte et artiste peintre franco-polonaise



    "… je cherche à redécouvrir l’étrangeté magique et la singularité de l’évidence. Quand je dessine un trait, j’habite déjà le lieu. Extatique, obsédée, j’y cherche la lumière et l'équilibre...

     

    ... Pour moi l'Art, c'est la célébration de la vie : énergie et mouvement - jubilation, plaisir, joie. Quand je peins, je célèbre aussi la peinture."



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    A Fleuret moucheté - Acrylique sur carton 140x120


    Complément sonore (Serge ULESKI)
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  • Dieudonné, la France, le FN et nous : la volte face de l'humoriste

     

     

    Billet rédigé et publié en juin 2007 - Révisé en 2009

     

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                    Artiste engagé, humoriste talentueux, aujourd’hui à bout de souffle à force de se cogner la tête contre les murs d’une République qui n’a pas cessé de lui adresser une fin de non recevoir, Dieudonné semble s'épuiser à rendre les coups qu’il reçoit en exposant au grand jour les contradictions ou les hypocrisies de ses détracteurs et adversaires, parfois puissants et souvent de mauvaise foi.

    Acculé, cherchant désespérément à reprendre la main, Dieudonné semble opter pour une volte-face qui surprendra très certainement à la fois ses partisans comme ses adversaires.

    En effet, sous le couvert d’une affirmation d'indépendance d’esprit, loin des anathèmes, le ralliement de Dieudonné à Le Pen ressemble fort au coup de pied de l'âne de Dieudonné à cette partie de notre société qui n’a pas d’autre issue à offrir à tous ceux qui remettent en cause ses modes de fonctionnement, d’organisation et ses grilles d’analyses, qu'une impasse en forme de cul de sac : rejet et isolement.

     

                      Certes ! Dieudonné exerce avec courage une vocation d’humoriste satirique à tendance corrosive ; vocation d’équilibriste qui a ses exigences : on doit être capable de prendre son public à rebrousse poil. Le sel de la profession cette capacité : ne jamais être là où l’on vous attend pour vous y avoir maintes fois trouvé.

    Baroud d’honneur la volte-face de Dieudonné ? Une stratégie de substitution, ce ralliement qui n’en est pas un, tout en l’étant mais... sans vraiment l’être et qui ouvre, à dessein, la porte à toutes les analyses et tous les commentaires possibles ?

    Ne nous y trompons pas ! Faute de mieux, cette volte-face n’a qu’un seul objectif : continuer de conspuer les partisans du politiquement correct au mépris courtois, et puis cette gauche - celle du Parti Socialiste - qui n’a eu de cesse de canaliser, de fédérer et d’exploiter le ressentiment des laissés-pour-compte à des fins électorales et seulement électorales. Une gauche indifférente qui n’a rien résolu et qui refuse avec obstination de crever l’abcès de la question des français issus - pas seulement mais aussi - du colonialisme, de la traite et de l’immigration, tout en se désintéressant du sort qu’il leur est fait comparé à d’autres minorités et/ou catégories sociales.

    Quoi de plus efficace alors que de courtiser le Front National et son chef dont le discours de Valmy, à l'occasion de la campagne présidentielle de 2007, porterait, de l'avis de Dieudonné, un nouvel éclairage sur cette formation politique - éclairage positif, s’entend -, feignant d'ignorer qu'il ne s'agit là que d'un discours de plus, racoleur et sans lendemain, de campagne électorale ; discours que Dieudonné a toujours su dénoncer quand c'était la gauche qui les tenait auprès des Français issus de l'immigration.

    N'en déplaise aux partisans indéfectibles du FN, ce parti et ses idéologues nous renverront toujours - et Dieudonné le sait mieux que quiconque : au pétainisme, au colonialisme, à l’intégrisme catholique, à l’anti-parlementarisme, au nationalisme discriminatoire, au fascisme, à l'anti-syndicalisme, au monarchisme revanchard, à l'homophobie - et plus près de nous dans l'actualité, et comme un fait exprès -, à l’antisémitisme et au racisme (sans oublier les vieilles lunes du racialisme et de l’eugénisme social).

    Car, qui peut croire que Dieudonné pense sincèrement que le FN est capable de rendre justice et d’accorder une vraie place à ce peuple de France qui n’a jamais pu ou su se rapprocher de la promesse d’égalité et de fraternité pour tous que la République française portait en elle, faute d’y être encouragés, aidés ou tout simplement, autorisés.

     

    ***

     

               Dieudonné est bien le produit de cette France qui a délibérément misé sur l’épuisement des forces revendicatrices en partie issues de la traite, du colonialisme et de l’immigration, avec pour seule consolation un SOS racisme enfermé dans sa Tour d'Ivoire moralisatrice ; car, si le fait de dénoncer « les brûleurs de voitures » n'a jamais dissuadé qui que ce soit de les brûler ; de même, se contenter de dénoncer le racisme n'a jamais empêché qui que ce soit de s'y complaire...

    Et plus encore lorsque ce "racisme" n'est qu'un cache misère soit intellectuel, soit politique, autour de questions que l'on ne posera pas, sans oublier les cas où l'intelligence fait cruellement défaut, et les cyniques qui n'ont aucun intérêt particulier à ce que les bonnes questions soient posées faute de volonté ou de possibilité d'y répondre efficacement car, si tout est dans l'exécution, quand on ne peut plus agir, notamment sur le plan social, une fois que l'on a déserté le terrain économique sans lequel aucune action digne de ce nom n'est possible, et que l'on est tout nus...

    Vers qui, vers quoi peut-on alors se tourner ?

    Aussi, l'anti-racisme ne peut être qu'un point de départ et sûrement pas un point d'arrivée. Dans le cas contraire, ce sera un échec. Et d'ailleurs : c'est un échec !

    Après l'épuisement, le pourrissement qui donnera naissance au mouvement : « Les indigènes de la République ». Un job à plein temps avec retraite assurée, ce statut d’indigène auto-proclamé, avec ses officiels, ses titulaires et ses suppléants, sur le mode du "s'il n'en reste qu'un(e), je serai celui ou celle-là" ! le discriminé développant une pensée discriminatoire jusqu'au rejet total, retrouvant ses plumes, ses peintures et son maquillage en bon indigène, fier et digne.

     

              Dieudonné n’a jamais cessé d’être le symptôme - comme des millions d’autres avec lui - d’une maladie à l’origine de laquelle on trouvera un Etat et une classe politique incapables de nous proposer une France adulte, aux analyses honnêtes et courageuses, même au prix d’un froissement de l’orgueil national qui aurait pu donner lieu à un nouvel élan tout aussi national mais... fédérateur celui-là.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Dieudonné saint et martyr

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