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  • Joli mois de Mars... qu'Avril ne démentira pas

     

                   A l'heure où l'intervention militaire française en Libye tourne à vide, et l'Otan... au ralenti... c'est Bernard-Henri Lévy sur le perron de l'Elysée qui engagera la France dans un nouveau conflit.

                  A la trappe le Quai d'Orsay et le ministre des affaires étrangères Alain Juppé !

     

    Quand la bêtise, et très certainement des motivations peu avouables (1) se drapent de considérations humanitaires et se vautrent dans le désintéressement, c'est BHL au plus haut et au plus fort d'une crise égotique qui prend les choses en mains et les commandes d'un nouveau théâtre de l'absurde en va-t-en guerre infatué, au dé-service d'une France qui n'avait sans doute pas assez de sa guerre d'Afghanistan.

    Au plus bas dans les sondages, conseiller ou bien manipulé par ce même Bernard-Henri Lévy, Sarkozy n'aura rien trouvé de mieux que de précipiter la France dans une nouvelle aventure guerrière sans débat à l'Assemblée, dans la plus pure des traditions non démocratiques d'une France qui est aujourd'hui celle du premier venu ; un premier venu qui ne sera pourtant pas le dernier à l'humilier en la ridiculisant avant de s'asseoir et de lui passer dessus.

    Sarkozy n'avait pas encore précipité le pays dans une telle aventure ; BHL, à la fois presbyte et myope, dans la plus pure des traditions d'un système médiatique qui confond les élites - qui ne peuvent être qu'intellectuelles et morales -, avec des tribuns désoeuvrés - à la fois morts d'ennui et privés d'oeuvre -, a sans aucun doute cherché à combler ce manque qui est apparu à ses yeux comme une lacune insupportable...

     

     

    1Côté BHL : « ... tout ce qui est bon pour moi et ma notoriété est bon pour la France ou pas ; or, la chute de Kadhafi, c'est bon pour Israël aussi. »

    Côté Sarkozy : « il a raison ce BHL : cet engagement armé à un an du renouvellement de mon mandat, est sans risques ; et cette guéguerre peut rapporter gros en terme de popularité ! »

     

    ***

     

    Aussi...

    Pour tout ça... 3 mns... non pas de silence mais... de chanson

     

     

    La marseillaise - Paroles et musique de Léo Ferré

     

    J'connais un' grue sur le Vieux Port

    Avec des dents longu's comm' la faim

    Et qui dégraf' tous les marins

    Qu'ont l'âme chagrine et le coeur d'or

    C'est à Marseille que j'vais la voir

    Quand le soleil se fout en tweed

    Et que l'mistral joue les caïds

    C'est à Marseille qu'ell' traîn' le soir

    Elle a des jupes à embarquer

    Tous les chalands qui traîn'nt la nuit

    Et des froufrous qui font tant d'bruit

    Qu'on les entend au bout du quai

    Il suffit d'y mettre un peu d'soi

    C'est un' putain qu'aime que la braise

    Et moi j'l'appelle La Marseillaise

    C'est bien le moins que je lui dois



    Arrête un peu que j'vois

    Si tu fais l'poids

    Et si j'en aurai pour mon fric

    Arrête un peu que j'vois

    Si les étoiles couchent avec toi

    Et tu m'diras

    Combien j'te dois




    J'connais un' grue dans mon pays

    Avec les dents longu's comm' le bras

    Qui dégrafait tous les soldats

    Qu'avaient la mort dans leur fusil

    C'est à Verdun qu'on peut la voir

    Quand les souv'nirs se foutent en prise

    Et que l'vent d'est pose sa valise

    Et qu'les médaill's font le trottoir

    Elle a un' voix à embarquer

    Tous les traîn'-putains qu'elle rencontre

    Et il paraît qu'au bout du compte

    Ça en fait un drôl' de paquet

    Il suffit d'y mettre un peu d'soi

    Au fond c'est qu'une chanson française

    Mais qu'on l'appell' La Marseillaise

    Ça fait bizarr' dans ces coins-là




    Arrête un peu que j'vois

    Si t'as d'la voix

    Si j'en aurai pour mes galons

    Arrête un peu que j'vois

    Et puis qu'j'abreuve tous vos sillons

    Et j'vous dirai

    Combien ça fait



    J'connais un' grue qu'a pas d'principes

    Les dents longu's comme un jour sans pain

    Qui dégrafait tous les gamins

    Fumant leur vie dans leur cass'-pipe

    C'est dans les champs qu'ell' traîn' son cul

    Où y a des croix comm' des oiseaux

    Des croix blanch's plantées pour la peau

    La peau des autr's bien entendu

    Cell'-là on peut jamais la voir

    A moins d'y voir les yeux fermés

    Et l'périscop' dans les trous d'nez

    Bien allongé sous le boul'vard

    Suffit d'leur filer quat' bouts d'bois

    Et d'fair' leur lit dans un peu d'glaise

    Et d'leur chanter La Marseillaise

    Et d'leur faire un' bell' jambe de bois



    Arrête un peu tes cuivres

    Et tes tambours

    Et ramèn' moi l'accordéon

    Arrête un peu tes cuivres

    que j'finisse ma chanson

    Le temps qu'ils baisent

    La Marseillaise

     

    ________________

     

    Pour prolonger et rebondir - cliquez BHL ou le beau rôle...

     

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  • Clark contre Ménard : quand le caniche Clark se change en roquet

     

                  Robert Ménard était ce matin-là l’invité de Pascale Clark sur France Inter à l’occasion de la sortie de son pamphlet, “Vive Le Pen!”, co-écrit avec son épouse, Emmanuelle Duverger.



    ***


                 Bien que les derniers écrits et les dernières interventions médiatiques de Robert Ménard méritent très certainement que l'on s'interroge et par delà cette interrogation, que l'on demande à ce journaliste de nous expliquer quel peut bien être le bénéfice pour notre société d’un soutien médiatique apporté aux thèmes de campagne développés par le Front National...

    Un Ménard sarkoziste – même si c'est là son droit le plus absolu -, en digne représentant d'une génération du même nom, et qui, après avoir déserté le champ de l’intelligence et de la compassion, semble s’autoriser tout au nom d’une franchise au mieux juvénile et naïve, au pire… vindicative et revancharde (en ce qui concerne Zemmour), éloignée des analyses des déséquilibres sociaux toujours croissants et de leurs solutions toujours repoussées à plus tard ; franchise qui ne peut que nuire à la recherche des vraies réponses…

    Que ce soit ou non sur un ton réprobateur et à partir d’un biais franchement hostile, difficile, néanmoins, d'accepter que cette interrogation soit porter par une intervenante médiatique du nom de Pascale Clark (1) dont l’arrogance n'est que le reflet d'un journalisme de fauteuil, fanfaronnant derrière un micro…

    Une Pascale Clark sans caractère ni personnalité, toujours à courir après un micro (elle les a tous faits en quinze ans, passant d’une radio à une autre, privée comme publique, avec la virtuosité propre à ceux qui, de leur métier, n’ont qu’une idée de feuille de paie), et ce pour son seul bénéfice et celui de ses employeurs successifs…

    Difficile donc de ne pas voir en cette Pascale Clark éternellement aux ordres (2), un journaliste de bac à sable de plus au service de toutes les pensées, pourvu qu'elles soient dominantes dans le microcosme qui fait et défait les carrières professionnelles des uns et des autres…

    Une Pascale Clark caniche qui se change en roquet face à un Robert Ménard qui, lui, en revanche, a su, certes ! en d'autre temps et alors qu'il était mieux inspiré, mouiller la chemise et prendre quelques risques professionnels et physiques dans l'exercice de son métier de journaliste et de Président de Reporters sans frontières en défendant la liberté d'expression et le droit à une information honnête et libre dans tous les pays ; liberté et droit toujours menacés ici comme pourtant ailleurs...

    ***

     

                  Aussi, il faut se faire une raison : dans les années à venir, ce sont très certainement des Clark, Fogiel, Morandini et consorts, nouveaux Elkabbach et Duhamel des temps modernes, Sciences Po en moins (3) et parfois même, syntaxe et vocabulaire ! Véritables nains de l’existence et de l’engagement…

    Individus sans colonne vertébrale autre que celle que peut leur offrir le confort du dos du fauteuil dans lequel ils posent chaque jour des fesses tièdes et maigrichonnes (à force de les serrer ?) qui feront la leçon tantôt à leurs ainés, tantôt à des interlocuteurs pris dans la nasse d’une minute médiatique qui se mesure en secondes, sur le grill, entre deux feux : celui de la montre et celui d’un «C'est mon émission, et c’est moi qui décide de votre temps de parole… »

    Interlocuteurs qui, et de préférence, auront eu, pour certains d’entre eux, le souci de défendre une certaine idée de l’engagement, même non exempt de toute critique et de tout reproche, dans une société que ces mêmes Clark, Fogiel, Morandini et consorts, imbéciles utiles… contribueront à faire crever d'asphyxie (comme les Duhamel et les Elkabbach en leur temps) à force de ne plus être entendue, lentement mais sûrement, jour après jour, émission après émission aux procès d’intention aussi gratuits qu'irresponsables.

                   Et c’est alors que le silence assommant des médias viendra donner à la représentation du réel son dernier coup de grâce : libre ensuite au mensonge de régner sans entraves ; mensonge qui donne au pouvoir et à l’argent, toutes les clés de l'avenir mais… sans nous puisque cet avenir se passera de notre consentement...

    Car, n'en doutons pas un seul instant : telle est bien la finalité de ce mensonge

     

     

    1 - En revanche, quand c'est un vrai journaliste en la personne d'Edwy Plenel qui rappelle à Ménard à la raison et à ses premiers devoirs, là on ne peut que s’en réjouir.

    2 - Souvenez-vous ! Dans les années 90, n'était-elle pas celle qui, sur France Inter même, animait une revue de presse qui omettait soigneusement à l'heure de la pensée unique - celle des experts seuls habilités à nous expliquer la société et le monde ; experts conseilleurs non payeurs -, tous les hebdos, quotidiens et mensuels (JFK de Marianne s'en plaindra à plusieurs reprises) qui tentaient de s’insurger contre cette chape de plomb politique et intellectuelle.

    3 - Mais là, personne ne s’en plaindra quand on connaît le formatage des esprits de cette Grande petite école aussi inutile que nuisible. Ou bien alors, que l’on nous prouve le contraire !

     

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  • Sollers : immensément et obstinément superficiel, futile et dérisoire

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    .

                      Dernier opus de notre homme de lettres : "Trésor d'amour"...

    Ou quand Sollers écrit ses livres avec ceux des autres - auteurs morts de préférence et dont l'oeuvre est tombée non pas au fond d'un trou qui a pour nom... oubli, mais plus simplement : dans le domaine public.

     

    ***

     

                 Caractère d'imprimerie le plus utilisé dans « Trésor d’amour » : les guillemets.

    Venise, Rome, Mozart, Stendhal (plutôt scolaire, tout ça ! Florence, Pompéi, Boulez, Wagner, Shakespeare... ça aurait eu une tout autre allure ! )…

    Plus il nous en parle ou tente de le faire, moins nous nous en (r)approchons (une brochure d’agence de voyages aurait mieux fait l’affaire ; et une anthologie de la littérature du 19e, aussi)…

    Sans oublier une certaine Minna (à aucun moment on ne croit à cette Minette ; mais fallait-il le préciser ? Puisqu'il y a bien longtemps qu'on ne croit plus au(x)personnage(s) de Sollers ; et lui non plus, paraît-il !)...

    Tout en creux, citations après citations comme pour faire le plein d'un vide absolu qui n'en demeurera pas moins abyssal...

    Bibliophile... car, quand Sollers écrit, bibliothécaire dans l'âme, Sollers lit encore...

    De platitudes en digressions, et en enfilades, de la Chartreuse dont on taira la ville, en passant par la couleur rouge et puis, fatalement... le noir, il semblerait que Sollers soit l’incarnation même du Mal qu’il n’a de cesse de dénoncer, à savoir : la paresse, l'esbroufe (une référence littéraire, un nom, un lieu… toutes les deux phrases pour n'en rien dire et n'en rien faire !), le bâclage et puis surtout : "parler et écrire" pour si peu en comparaison avec tout ce qui nous a déjà été donné à lire… ailleurs, autre part et autrement.

    Gigantesque auto-mystification ?

     

    ***

     

                      Difficile de ne pas penser à un certain Kusturica, cinéaste qui a pour maître Fellini mais dont les films ne sont, à notre grand regret, non pas felliniens mais tout bonnement : assommants.

    Car, le cinéma d’un artiste ne se résume pas à l’analyse de ce qui nous est donné à voir et à entendre… mais bien plutôt, à tout ce qui nous est caché : une métaphysique : immanence et transcendance - un "donner à voir et à entendre" autre chose que ce qui nous est donné, là, sur l’écran... plus grand, bien plus grand que le réalisateur et le spectateur.

    Pareillement... Sollers semble, année après année, parution après parution, souffrir du même Mal : être capable d'identifier les cibles qui méritent d'être prises en considération - Homère, Dante, Casanova, Sade, Nietzche, Proust, Céline et la papauté -, et pourtant, en rater systématiquement leur coeur...

    Mal qui a pour racine le fait d’ignorer ceci : « savoir et connaître » n’est pas « comprendre ».

    Mais alors…

                       Est-il encore temps pour Sollers de tenter de saisir ce qu’est un auteur, un livre, une oeuvre... et puis, le respect des lecteurs qui ne l’ont pas tous attendu pour lire des écrivains, des vrais, avec ou sans fume-cigarettes (1) ?

    Au moins "Trésor d’amour" aura-t-il eu le mérite de soulever... avec ses tout petits bras, cette question.

     

    _______________

     

    1 - Qui a dit que le fume-cigarettes est à la pipe ce que la suffisante est à l'arrogance imbécile ?

    Lien permanent Catégories : Littérature et essais ad hominem 0 commentaire
  • Programme du PS pour 2012 : quand le parti socialiste est nu

     

               Trente propositions du PS pour l'élection présidentielle de 2012: «C'est le projet des socialistes, a expliqué Martine Aubry. C'est un immense travail de deux ans et demi, c'est tout ce travail qui se retrouve dans un condensé pour un nouveau projet de société pour les Français.»

    Et à ce sujet...

    Que le public soit venu au secours du privé à coups de milliards... aucune trace dans le programme du PS de cette actualité hier encore inimaginable (1).

    Comme si... rien, jamais, n'était arrivé !

    Sans voix nous sommes face à ce programme... sans courage !

    Rien sur l’Euro : chômage, absence de croissance, déficit commercial.

    Rien sur l’Europe : sa banque et sa Commission.

    Rien sur les retraites et la recherche d’un financement alternatif ou complémentaire.

    Rien sur la politique étrangère.

    Rien sur la réforme urgente de nos institutions.

    Plus grave encore : ce programme est incapable de saisir l'opportunité historique offerte par l’échec d'un libéralisme économique (2) et d'une mondialisation aussi absurdes que pervers.

    Est-ce dans le souci de ne pas désespérer la City et Wall Street (en lieu et place de Billancourt) ?

     

    ***

     

               Message reçu : pour le PS, il n'y a pas d'alternative !

    Et pour l'écrire autrement, en autres sujets d'actualité pris à titre d'illustration : l'Etat doit à la fois, et avec notre argent, renflouer les banques et continuer de rembourser la dette.

    Nul doute ! Le parti socialiste est nu !

    Sans plus d'idéaux, son programme a tourné le dos à l'utopie avant d'abandonner la recherche d'une alternative quelle qu'elle soit, même modeste ; de plus, ce programme qui, apriori, semble faire le deuil du soutien des partis qui se trouvent à sa gauche, a bel et bien définitivement renoncé à re-conquérir les classes populaires.

    Qu'à cela ne tienne...

    Avec pour seuls alliés des Euro-écologistes occupés à adapter l'écologie au marché, toute honte bue, ce programme du PS - programme de campagne mais certainement pas... programme de société -, part à la conquête des voix du centre droit (Bayrou, Borloo) jusque dans le camp de l'UMP : chez les Villepinistes.

    Car...

    Le PS a vu le pouvoir à terre ; il sait qu'il suffit de se baisser pour le ramasser (avec un DSK que l'on dit gagnant à tous les coups ?), et ce faisant... remettre en route des carrières gelées (3), comme en stand-by, depuis la défaite de Jospin : soit plus de 15 années de placard pour des carriéristes aux dents longues et à la vue... courte.

    Aussi…

    A quand la légitimation d’un militantisme politique du mépris, de la colère, et pour finir... de l'insulte et du crachat face à l'opportunisme, à la lâcheté et à l'indigence scandaleuses de ce parti que l'on n'ose même plus nommer ? 

     

     

     

    1 - Même si cette économie libérale a toujours eu comme projet de privatiser les bénéfices et de nationaliser les pertes : 50 milliards d'intérêts par an, remboursés par un Etat qui n'a rien demandé aux banques en échange de leur sauvetage !

    2 - Thatcher et Reagan - et alors que la gauche a gagné : oui ! La gauche a gagné : nous n'avons jamais cessé d'avoir besoin d'un Etat fort (et riche de surcroît, pour renflouer les banques !) et de frontières commerciales ! Mais comment cette gauche aurait-elle bien pu accueillir cette victoire, elle qui part perdante depuis 1983 ?

    3 - Ministres, secrétaires d'Etat, conseillers, sénateurs, députés, innombrables possibilités de conflits d'intérêts lucratifs, le plus souvent, en toute impunité... salaires, indemnités (ministre un jour, ministre toujours !), plans de retraite... qui feraient pâlir d'envie même un rentier car, rares sont ceux qui quittent la politique plus pauvres qu'en y entrant ; tout en sachant qu'un parti qui n'est plus capable de proposer de telles perspectives professionnelles à ses membres est condamné à la marginalisation et au déclin.

     

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