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  • Rugby, coupe du monde, sport et connivence

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               Billet dédié à tous ceux qui n'ont rien vu (ou qui ont voulu ne rien voir) à Auckland-Eden Parck, le 23 octobre 2011 à 21H (et ils sont nombreux !)

     

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                Après la finale de la coupe du monde de rugby "France-Nouvelle Zélande", un seul gros titre, une seule UNE auraient dû s'imposer : La victoire volée ! (1)

    Car, rarement, à l'occasion d'une finale, l'arbitrage aura aussi scandaleusement favorisé le pays d'accueil, à savoir : la Nouvelle-Zélande.

    Télés, presse, Internet, lecteurs et téléspectateurs avec eux, tous semblent délibérément et joyeusement avoir ignoré ce vol qu'a été la victoire du pays organisateur de cette coupe du monde comme pour mieux passer à côté de l'essentiel et taire une vérité dérangeante et inavouable.

    Aussi, osons, un instant, jeter un coup d'oeil là où, partout ailleurs, on préfère détourner le regard.

     

    ***

     

                 A chaque fois qu'il est question de sport et de jeux collectifs en particulier (Football et rugby en priorité, là où les enjeux financiers et nationaux sont les plus importants), c'est sans gaîté de cœur qu'il nous faut constater depuis une bonne vingtaine d'années maintenant, que ce n'est plus le meilleur qui gagne, ou celui qui commet le moins de fautes, (ou bien encore, dans le sport individuel, celui qui, en dopage, a le meilleur conseiller et le meilleur suivi), mais l'équipe ou la nation qui est économiquement et politiquement programmée pour gagner.

    Et ni l'énergie dépensé ni l'enthousiasme de ceux qui soutiennent à grand renfort de billets d'avions, d'hébergement, de tickets de match de plusieurs centaines d'euros et d'endettement, ces manifestations dites sportives... pourtant réglées longtemps à l'avance, ne nous feront oublier que ce sont bien de joyeux drilles d'une naïveté qui force tantôt l'admiration, tantôt la désolation - en effet, il se pourrait bien que tous ces supporters acceptent délibérément d'être floués (et leurs équipes... volées de leur victoire) en échange de quelques jours d'insouciance feinte autour d'une manifestation-exutoire d'un quotidien d'un ennui abyssal -,

    De joyeux supporters, gais lurons que des fédérations sportives nationales et internationales roulent dans la farine de compétitions qui n'ont de sportives - dans l'esprit -, que l'argent qu'elles rapportent, et parfois, que la violence qu'elles génèrent - racisme et nationalisme ; compétitions qui ne cachent même plus leur soif de profits ; pour ne rien dire des chaînes de télévision avec ses téléspectateurs tout aussi complices, ou plus simplement ignorants (2).

    Pour une dénonciation de cette supercherie que sont devenues les rencontres sportives, inutile de compter sur les médias et les journaux -même et surtout spécialisés -, qui ont besoin de vendre de la pub et du papier !

    De là à penser qu'il n'y a plus rien de respectable dans le sport et ses supporters bruyants, même paisibles mais... complaisants au-delà de tout ce qu'on peut imaginer, il n'y a qu'un pas qu'on franchira allègrement dans le refus d'être les complices d'une auto-illusion collective qui aurait pour objet un sport où le meilleur gagne...

    Car, ce qui frappe dans les commentaires et les analyses, c'est bien cet enthousiasme béat, enthousiasme de connivence, de ceux qui, délibérément, et sans doute aussi pour ne pas passer pour des rabat-joies, se font les relais de cette escroquerie avec la complicité de supporters et de joueurs qui, manifestement, y trouvent un intérêt qu'il sera difficile d'ignorer : exutoire et diversion sociale pour les uns, salaires et carrières pour les autres sur le dos de la vérité sportive au profit d'un mensonge toujours à réinventer, tournoi après tournoi, coupe du monde après coupe du monde.

    Ce qui explique très certainement le silence autour de cette finale de rugby et la victoire volée à cette équipe au prise avec un arbitrage lâche et veule ; équipe qui, avant d'être de France, aura pourtant été censée servir les valeurs du sport, et les règles du rugby en particulier, le temps d'un tournoi.

     

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    1 - Merci de vous reporter au : le compte-rendu du Guardian (quotidien britannique de centre gauche)

     

    2 - C'est à se demander si les supporters ne paient pas des billets à prix d'or dans le but de voir la meilleure équipe perdre, et qui plus, la leur ; ces mêmes supporters n'ayant qu'une idée en tête, une fois le match terminé et perdu : se précipiter aux guichets pour acheter d'autres billets.

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  • FIAC 2011 - Galeries Lafayette, partenaire officiel

     

                Pour en finir avec la scène artistique, et l'art contemporain, fossoyeur de l'Art moderne.

                                          

    Que peut-on raisonnablement attendre d’une société dont les élites culturelles ont fait le choix de troquer, entre autres sculpteurs… Rodin, Lambeaux et Meunier, contre des patrons de casses-autos-compresseurs ; et ce sans demander l’avis à qui que ce soit ?

     

     

     

                                                                     ***

     

     

                     Comment ignorer aujourd'hui le fait que nombre de professionnels de l'Art contemporain - directeurs de musée et/ou de centres d'Art (financés et rémunérés par le contribuable), commissaires d'expositions, critiques d'art, les DRAC et les journalistes ont lamentablement échoué dans leur mission…

    Car, à défaut d'être des passeurs de culture, nombreux sont ceux qui se sont contentés d'être les relais serviles d'agences de relations publiques, de créations d'événements, de publicité, de marketing qui sont à la production artistique ce que le film publicitaire, le clip, le design, Disneyland et le parc Astérix sont à l'Art et qui ont pour mission première, sinon unique, de fabriquer, d'entretenir et de promouvoir l'image de camelots, de bonimenteurs, de montreurs de foires, gesticulateurs puérils, immatures, fumistes, anecdotiques, infantiles, égoïstiques... abusivement appelés : artistes..

    On pourra aussi et sans risques, les accuser d'être jour après jour, les complices de la dé-culturation et de l'abrutissement des masses laissées sans repères, et auprès desquelles on aura déconsidéré pour longtemps l'Art contemporain (qui vraiment, n'en avait pas besoin !!!), avec de soi-disant artistes cotés à plusieurs millions de dollars et à ce prix, de confondre l'Art avec l'industrie du divertissement... et du luxe, en l'occurrence.

    On parlera de leur culot, depuis plus de quarante ans, quand sans honte et sans rire, ils nous affirment qu'ils ont le devoir de nous faire connaître des productions reflets de notre époque - époque qui sera toujours, tout comme son Art, beaucoup plus que ce que l'on croit avoir compris d'elle, qui n'est, le plus souvent, que ce qu'on souhaite nous donner à comprendre, ou bien, seulement ce que l'on est capable de saisir d'elle...

    Et puis enfin, on ne manquera pas de garder à l'esprit qu'il se pourrait bien qu'ils aient été les saboteurs, les avorteurs de jeunes ambitions intimidées ou bien découragées - sinon dissuadées -, face à l'incurie des codes de la représentation et de la communication dite artistique et contemporaine et de leur maîtrise sans laquelle tout espoir d'être ne serait-ce que diffusé ou exposé, s'évanouit à jamais.

    Alors...

    Pour tout ce gâchis humain et artistique... réclamons une minute de silence...

    Sinon, l'éternité.

     

    ***

     

     

                   Confronté à toutes ces figures d’une scène prétendument artistique, créateurs aux installations dont les concepts feraient hurler de rire un cheval, énergumènes bavards comme il n'est pas permis, et alors que l'Art est l'incarnation même d'une pensée tacite...

    A quand donc une critique et une histoire de l'Art qui relèveraient de l’invective, de l’insulte et du crachat, entre désespoir et colère, face à l'affront (quand ce n'est pas l'outrage) qui nous est fait, saison après saison, exposition après exposition, installation après installation, toutes plus indigentes les unes que les autres, foutoirs indescriptibles dans lesquels l'infantilisme côtoie le plus souvent le trivial qui côtoie le puéril qui, à son tour, embrasse l'anecdotique, le tout noyé dans un océan d’intentions aussi immatures qu’incompétentes et/ou jean-foutres...

    Mille événements - en veux-tu, en voilà ! - proposés par des commissaires, dans le meilleur des cas, carriéristes, et dans le pire, tragiquement incultes, bardés de diplômes d’universités-dépotoirs et d‘Écoles nationales dans l'impossibilité de refuser quiconque se présente avec en poche un sésame qui a pour nom : Bac

    Disons les choses...

    Toute cette production tapageuse mais vaine, c'est Warhol qui a triomphé de Picasso, César de Rodin - un Rodin qui pourtant avait pris soin d’ouvrir en grand toutes les portes qu’un César s’est empressé de refermer sur un univers concentrationnaire...

    Tout ce ramdam, c’est aussi - dans une longue liste qui n’épargne aucun art ni aucune discipline -, John Cage qui a triomphé de Boulez, un BHL et un Finkielkraut pour triompher et de Sartre et de Camus et de Deleuze et de Foucault et de Derrida...

    Et pour finir - un malheur n‘arrivant jamais seul -, c’est aussi Mitterrand et le PS qui ont triomphé de Jaurès, Renaud de Léo Ferré, le Rock du Blues ; Guillaume Durand et Franz Olivier Giesbert de... Personne.

     

    ***

     

                   Quand cessera-t-on de penser que l'Art est mort avec Auschwitz et le "pop art" et ses artistes-commerçants cyniques ?

     

    Un art intransmissible parce que... sans métier cette production auquelle il nous est demandé d'adhérer ou bien, de nous taire et de disparaître. Car enfin... allez transmettre des peluches, des homards, des pouces et des concepts qui feraient hurler de rire n'importe quel étudiant en 1ère année de philosophie, et même nos penseurs les plus pusillanimes et les plus indulgents !

    Mais… voici que des voix se font entendre ; elles nous demandent de ne pas nous inquiéter car, personne ne nous demandera des comptes puisque ce qu’on ne vous a pas transmis ne peut en aucun cas vous manquer, à savoir : un art d’aujourd’hui... pour demain ; un art qui renvoie aussi à hier, comme pour nous rappeler d’où l’on vient et sans qu'il ait été nécessaire d'y être allé ni d‘en revenir.

     

    Signe des temps ou maladie d'une époque : on ne compte plus les artistes dont… ce qu’on appelle l’œuvre restera sans héritier : rien de surprenant en la matière puisqu’il s’agit le plus souvent d’une oeuvre sans héritage.

     

    Certes ! Tel ou tel artiste aura été le premier à y penser (?!) et sans aucun doute le dernier, même si après coup, l’on sera bien en peine de déterminer sur un plan artistique et historique ce à quoi l’artiste en question aura pensé et ce qu’il nous aura légué.  

     

    Quant aux discours autour de tout ce tapage ... ils nous rappellent que l’on peut créer du discours autour de tout et de n'importe quoi ; il suffit pour cela d'être un bon discoureur ; ce que sont nombre d’intervenants dans le milieu de l’art, manifestement.

     

    Querelle des Anciens contre les Modernes ? Grande bataille des idées neuves contres des idées anciennes ?

    Encore faut-il qu’il en soit question.

    Mais alors, cet art sans idée, sans art ni artiste sert quel Art ?

    Il n’y a pas si longtemps encore, l’Art nourrissait spirituellement et intellectuellement l’homme ; alors que depuis les années soixante et le pop art, (pour ne pas le nommer) l’art (du moins, celui qui nous est proposé) a non seulement perdu sa majuscule, mais il semble n’avoir qu’un souci : affaiblir l’homme jusqu’à l’avachissement.

    Avec Duchamp, on avait l’audace, le courage, une radicalité assumée et salutaire ; le flair du prophète, mais aussi : l’hilarité et le scandale, le tout encadré par une technique , un savoir-faire et un métier.

    Aujourd’hui sans vision, la production de ces poseurs que l’on nous impose, ne dépasse guère le plus souvent le cadre des toilettes et/ou celui d’une chambre à coucher aux murs tapissés de jeunes filles en fleurs ; le nombril aussi, et plus bas encore mais... jamais plus haut.

    Faut-il leur rappeler à tous que jamais les artistes n'ont été égocentriques mais... absorbés, préoccupés, habités, obsédés par leur Art, précisément ce qu'ils portent en eux qui est... comme un fait exprès, ce qu'ils se proposent d'offrir au monde et de partager avec lui.

     

    Distinguo important.

     

    A la trappe l’Universel ! Fini l’Art qui permet de sortir de soi et de son environnement immédiat : qu’il soit mental et /ou géographique !

    Non ! Aucune vision digne de ce nom : celle d’un monde pour demain ; artistes visionnaires, novateurs et précurseurs.

    Pire encore, on cherchera en vain un savoir-faire pour défendre quelle que valeur esthétique que ce soit : efforts et travail dispensés pour une finalité bouleversante et incontestable dans sa maîtrise et son inspiration, témoin indiscutable d‘années de recherche et d’apprentissage solitaires et têtus...

    Car, cette exigence-là nous restitue ce qu'il ne faut jamais abandonner : le goût de l’effort et le toucher immédiat de l‘esprit qu‘est le talent lorsqu'il s'appuie sur une ascèse indéfectible et un Art de force, de témérité et de victoire.

     

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                  Les artistes de la FIAC cliquez 2861 Artistes exposés

     

     

    l'art contemporain, fossoyeur de l'Art moderne.

    Boltanski en maître chiffonnier qui nous demande de voir dans ce tas de fripes et de loques... devinez quoi ?

    Auschwitz, Hiroshima, le Rwanda...

    Des artRISTES en veux-tu en voilà !

    Fast Cast New Body (His Arm, His Leg), 2011 -

    Sapountzis

     

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  • François Bayrou, le Monsieur tout le monde en politique

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    François Bayrou…

    Homme sans qualité qui attend, tapi dans l'ombre, qu'un plus mauvais que lui échoue... à savoir : le candidat PS ou UMP au premier tour d'une élection présidentielle.

     

    ***

     

                 Laborieux, sans panache, en éternel don Quichotte de la politique, un temps à la tête d’une UDF créée voilà quarante ans aux seules fins de sortir de l’étouffement du Gaullisme - celui des carrières et des ambitions -, pour quiconque n’était pas dans l’orthodoxie…

    S’auto-proclamant porteur d’un projet qui se situerait au-delà des clivages politiques traditionnels - projet qui, dans les faits, consiste à jeter la politique à la porte sans se soucier de la fenêtre laissée entr'ouverte…

    François Bayrou n'a qu’un souci : passer l’Histoire à la trappe ; aspiration illusoire car la politique, ce n'est pas ce qu'il nous faut être - comprenez : ce qu'il est raisonnable d'attendre des autres et d'espérer pour soi-même…

    Non ! La politique, c'est ce que nous sommes ; et ce que nous sommes, nous le sommes depuis des lustres. Et personne ne nous changera ! Et sûrement pas un projet qui aurait la prétention de faire de l'être humain un agent a-politique et raisonnable ; dans les faits : résigné.

     

    ***

     

                 Derrière cet homme appelé par personne et à qui le destin et la fatalité n’ont rien demandé, on sera bien en peine de trouver une seule nécessité quelle qu’elle soit... nécessité pour nous, pour la France, l'Europe, le monde… de souhaiter et de le voir un jour occuper la fonction de Président de la République.

    La besace légère, projet cen-triste (1) sous le bras - projet des uns qui pourrait tout aussi bien être celui des autres, sans distinction, sans ambivalence et sans altérité, précisément là où se trouvent déjà Hollande, Villepin, Borloo, et plus tard, Sarkozy au 2è tour d’une présidentielle pour un grand écart de l’extrême droite au centre-droit…

    Que reste-t-il à François Bayrou comme espace politique ?

    Ministre de l’Education Nationale chez Juppé et Balladur, ministre aux ordres, transparent et aphone - « Pas de vagues ! Pas de vagues ! Et pas de vagues ! -, européen aveugle d’un enthousiasme imbécile, privé de Parti - si par Parti on entend un Parti avec des adhérents-militants, des références historiques et des racines, sans oublier des moyens financiers -, seule demeure une ambition, une seule... obsessionnelle : l’Elysée. Une ambition têtue qui, au fil des ans, ne semble concerner que lui. Ambition juvénile venue de dieu sait où ! Sans doute cet éternel provincial s’est-il laissé un jour séduire puis aveugler par les lumières de la Capitale et, plus tard, par les lampions de nos bâtiments et monuments publics, hautement symboliques, Matignon et l’Elysée entre autres, tout le monde s’étant bien garder de lui rappeler que tout ce qui brille n’est pas d’or, et que tout ce qui scintille et clignote ne lui est pas nécessairement destiné…

    Ambition qui, à la longue, embarrasse tout le monde, tellement cette ambition est disproportionnée comparée à celui qui la porte. Quant à ses chances de parvenir un jour à occuper le fauteuil élyséen, et même s’il ne faut jamais jurer de rien - la politique et des électeurs pusillanimes, le plus souvent amnésiques ou tête en l’air, savent récompenser les candidats patients et déterminés -, encore une fois, il semblerait que seul l’échec de ses concurrents pourrait permettre à Bayrou de rafler la mise suprême… comme le cornet de glace du même nom.

    Mais alors... qui sauvera Bayrou ? Ou bien plutôt, qui le délivrera de cette ambition ?

    Et le retrait de Jean-Louis Borloo n’arrangera rien, c’est à craindre car, la pire chose qui puisse arriver c’est que Bayrou recommence à y croire, lui et son « ni droite ni gauche » tarte, d'une profonde vacuité et d’une ignorance et historique, et sociologique, et politique surprenante…

    Ignorance feinte, bien évidemment !

    Car enfin... de tout temps, n’a-t-il pas toujours été question de ce ni droite ni gauche qui, dans les faits, ne peut signifier qu'un "un coup à droite, un coup à gauche", de de Gaulle à Chirac en passant par Mitterrand (pensons un instant à Jospin et à ses privatisations que toute la droite lui a longtemps enviées pour avoir désiré y placer leurs petits copains) ?

    Concept ambidextre par excellence donc, inclusif et non exclusif ce ni droite ni gauche - un coup à droite, un coup à gauche !

     

    ***

     

                Piètre stratège et tacticien aux dents longues mais isolé...

    Sans Parti digne de ce nom pour le soutenir et le porter - en cinq ans, Bayrou a trouvé le moyen de mettre à genoux le MoDem ; en effet, nombreux sont ceux qui l’ont quitté depuis la présidentielle de 2007, Bayrou n’ayant aucun don pour le travail d’équipe et le travail en équipe…

    Auto-exclu donc, force est de reconnaître que Bayrou n’a guère le choix : il lui faut se situer en dehors du champ politique de ceux dont lui et son ambition se sont volontairement détachés.

    Reste alors un positionnement dit "au dessus de la mêlée", qui cache mal un complexe de supériorité et une arrogance qui ont pour origine un sentiment d'infériorité renforcé par une absence de culture politique de dés-aliénation émancipatrice - marxiste et autres.

    Plus chrétien que démocrate, adepte du sacrifice, de la sueur et des larmes sur le mode... « Français, vous avez vécu au-dessus de vos moyens, il va maintenant falloir vous serrer la ceinture !(et les banques seront mieux gardées et les puissants à nouveau hors d’atteinte) »,qui n’est pas sans rappeler, à une autre époque il est vrai… « Chers compatriotes, vous avez préféré les congés payés au travail , il vous faut maintenant accepter la défaite et l’occupation»...

    Pas gaulliste pour un sou donc, défaitiste (au fil des ans, sa seule action consiste à ne jamais se résigner à renoncer à nous demander de nous résigner !), interview après interview, Bayrou semble n’avoir pour seuls référence et modèle - unique horizon indépassable de sa vision politique -, l’Allemagne ! Et pas n’importe laquelle : celle de Merkel.

    Et alors que tous les économistes savent que la prospérité toute relative de ce beau et grand pays repose sur l’asphyxie de la demande intérieure ; et par ricochet… sur toute l’Europe et la France en particulier…

    Compression des salaires : les allemands d’aujourd’hui sont les Japonais d’hier - ceux des années 60 et 70 : "On exporte ce qu’on ne peut pas (ou ne peut plus) s’offrir !"…

    Quant aux bons chiffres du chômage allemand, ces derniers sont dus à une natalité catastrophique (les Allemands ne baisent plus après leur journée de travail) et au fait que les femmes depuis 30 ans ont été fortement encouragées à rester à la maison, libérant ainsi des emplois pour leurs hommes, occupés, lorsqu’ils ne travaillent pas d'arrache-pied à la prospérité du commerce extérieur de leur pays sur le dos des partenaires européens -, à regarder le sport à la télé, à boire de la bière et à roter sous le nez de leurs épouses potiches qui, à défaut de faire des enfants (mais qui peut bien souhaiter les mettre au monde dans un pays porteur d’un tel projet ? Les Italiens, les Grecs et les Espagnols … eux, au moins, ont su s’amuser et en profiter !), s’abrutissent devant des séries télé aussi sinistres qu’indigestes.

    N’oublions jamais que l’Allemagne est le pays qui a produit Derrick… (281 épisodes de 59 minutes) ; une série d’une pauvreté, d’une laideur et d’un ennui inqualifiables, une gifle, une insulte à la face de tout ce qui de près ou de loin pourrait ressembler à du talent aussi modeste soit-il… très certainement à l’image de ce que les Allemands vivent au quotidien, ou du moins... de ce qu'on leur donne à vivre depuis trente ans, ou bien encore... de ce qu'ils sont devenus.

    Avec cette référence constante à l’Allemagne, pays qui n'est pas un modèle mais un échec d'une ampleur sans précédent en Europe, Bayrou nous rappelle que les outsiders, éternels challengers, n'admirent et n’envient rien tant que la force et la puissance, même et surtout d’un égoïsme et d’un autisme destructeurs, ainsi que l'asservissement volontaire.

    De même, nombreux sont ceux qui n’oublieront pas de si tôt un Bayrou chantre de "la politique autrement", pourtant bien incapable d’accepter la main tendue par une Ségolène Royal qui, au deuxième tour de la présidentielle de 2007, était loin d'avoir perdu toutes ses chances d'être élue. Un Bayrou infatué qui n'a pas eu l'humilité, la modestie, le désintéressement, le civisme, la générosité - que sais-je encore ! -, d’appeler ouvertement à voter pour Ségolène Royal, se sachant pourtant hors-jeu mais préférant jouer la carte du pourrissement...

    Bayrou ne se considérait-il pas alors comme un homme providentiel ? Ne se voyait-il pas homme de l’ultime recours pour 2012, pour un peu... sur-homme, une fois la gauche à terre et une droite éclatée après 5 années d’un sarkozisme ravageur ?

    Bayrou pouvait-il ignorer qu’un Sarkozy Président serait une catastrophe pour la France (ce qu’était déjà Sarkozy alors ministre de l’intérieur) ?

    Comme tant d’autres avant lui, et comme tant d’autres après lui, et plus nombreux encore, à cette occasion, François Bayrou – bassement calculateur pour son seul profit, du moins le croyait-il -, s'est donc avéré, en ce fameux mois de mai 2007, incapable de s'asseoir à la même table qu'un candidat mieux placé que lui pour gagner une élection présidentielle, et alors que les circonstances l’exigeaient et que le danger était imminent.

    70% des électeurs de Bayrou (2) choisiront de ne pas voter pour le candidat PS au 2è tour.

    Certes ! A ceux-là, on n'aura pas à leur reprocher de ne pas connaître leur droite de leur gauche ; on leur devra même une nouvelle définition de ce qu'on appelle en politique le centre : tout ce qui penche à droite, voire... à l'extrême droite (en effet : difficile d'oublier que, jamais, avant Sarkozy, un candidat de droite n'avait fait campagne sur les terres du FN).

    Une supercherie le positionnement de Bayrou qui se dit tout autre pour une politique du même nom ?

    Assurément ! Car avec Bayrou, un Bayrou tartuffe, champion toute catégorie de l’auto-illusion à la racine de laquelle on trouve toutes les hypocrisies, et ses électeurs avec lui (3), on est bel et bien et encore... dans la décadence et la déliquescence de tout ce qui de près ou de loin touche à la politique et à la noblesse de son exercice : altruisme et efficacité pour une justice des conditions de vie pour le plus grand nombre.

     

    ***

     

    Mais alors…

    Et si Bayrou n'existait pas ? Et si ce Bayrou qui se veut novateur, au dessus de la mêlée et de toutes les mêlées, même au pays du rugby dont il est pourtant originaire… n’existait décidément pas ?

    Des électeurs auraient-ils rêvé Bayrou comme on rêve… l'Atlantide ou Tombouctou ?

    Ou bien alors, Bayrou existerait mais... seulement dans la mesure où l'on est capable, et sans difficulté, aujourd'hui encore, de trouver des individus de la même espèce dans toute la classe politique, et ce de tout temps ? Il suffit pour cela de donner un coup de pied dans n'importe quelle corbeille de n'importe quelle permanence électorale, une fois le scrutin clos, bulletins de vote au vent, tournoyant et virevoltant.

    Est-ce donc là la vérité sur Bayrou ?

    Allez ! Disons-le une fois pour toutes !

    Bayrou ne sera jamais rien d’autre que ce qu’il poursuit : l’ambition de poser un jour ses fesses (on les dit grasses, lourdes et larges) à l’Elysée.

    Autant dire… en politique, l’ambition et le rêve de Monsieur tout le monde.

    En cela aussi, François Bayrou ne se démarque guère de ceux qu'il n'a de cesse de conspuer depuis 2002, année de son premier échec à l'élection présidentielle ; échec renouvelé en 2007, et celui de 2012, déjà programmé.

     

    ***.

     

                 Aussi... empressons-nous de passer à autre chose : disons... la fin de l'été... l'arrivée de l'automne...

    Ce soleil d'octobre... radieux...

    Un cadeau inespéré.

    __________________

     

    1 - Le centre, c’est l’équilibre. Tous ceux qui manipulent des balances le savent : cet équilibre on l’obtient en plaçant un poids identique sur le plateau de gauche et sur le plateau de droite.

    Les anglais utilisent le terme « balance(d) » pour équilibre ; à la fois verbe et substantif.

    Aussi, un homme politique qui se dit au centre et qui ne re-connaît ni la gauche ni la droite ne pourra jamais prétendre, dans son action, atteindre un équilibre quel qu’il soit.

    De plus, cette idée d’équilibre – pour peu qu’elle puisse impliquer la recherche d’une justice des conditions de vie et d’existence pour le plus grand nombre -, est une belle escroquerie, puisqu’à l’état naturel, en l’absence de toute politique corrective, il n’existe aucun espoir d’arriver à ce fameux équilibre tant convoité par un Bayrou décidément très équilibriste, sur la corde raide, en funambule d’une pensée politique qui ne répond qu’à une seule nécessité : SDF de la politique, Bayrou sait mieux que personne que sa soif Elyséenne ne trouvera aucune place à gauche comme à droite - les prétendants y sont bien trop nombreux et trop bien implantés, depuis bien trop longtemps.

     

    ***

     

                  Le centre, c’est aussi le ventre mou de la politique ; quand on le presse un peu trop fort – presse de questions, de s’expliquer, de livrer le fond… d’aucuns diront… les entrailles et viscères… de sa pensée -, tous les médecins, surtout légistes, en témoigneront : une symphonie d’une rare cacophonie, symphonie anale donc, accompagnée de déjections sans nombre, se fait soudain entendre en lieu et place des éjaculations buccales habituelles… même si, en cas de débordement, cette cavité qui est aussi un orifice, demeure mobilisée pour remplir alors la fonction de trop plein.

    .

    2 - Répartition des votes comme suit : 30% pour Ségolène Royal ; 50% pour Sarkozy ; 20% de votes blancs. Quand on sait que c'est cet électorat-là, électorat dit "du centre", qui fait l'élection présidentielle (entre autres élections)... on frémit à l'idée que la gauche puisse dépendre d'un tel corps électoral, à la fois inconstant, sans courage et sans imagination et qui, craintif, sait finalement mieux que quiconque trouver sa droite.

     

    3 - Noyau dur du MoDem dont le soutien indéfectible à son leader nous fera penser à celui des membres d'une secte vis à vis de leur gourou.

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