Mesure d'audience ROI statistique webanalytics par litterature"WebAnalytics"

Avertir le modérateur

  • Nicolas Sarkozy : nécrologie...

               

                  Maintenant que la défaite de Sarkozy est confirmée par la droite elle-même… pas plus tard que ce matin encore, sur France Culture, ce samedi 28 avril à 12h50, dans l’émission La Rumeur du monde de l’aveu même de Jean-Marie Colombani et de Jean-Claude Casanova qui sont à la gauche ce que les soins palliatifs sont à l'espérance de vie - on ne pourra pas leur reprocher d’être partisans...

    Il est donc grand temps de dresser le portrait d’une mort politique imminente avant que tous les patrons de presse et autres éditorialistes complaisants et obséquieux (Joffrin, FOG et Duhamel en premier lieu – journalistes nains et véritables garçons de salle de la classe politique, passeurs de plats hors pair) ne découvrent chez Sarkozy des qualités et des vertus aujourd’hui encore cachées.

     

    ___________________

     

     

    1-sarkozy.jpgNicolas Sarkozy  né le 28 janvier 1955 à Paris, occupera successivement les fonctions de maire de Neuilly-sur-Seine, de député, de porte-parole du gouvernement, de ministre du Budget, de ministre de la Communication, de ministre de l'Intérieur, de ministre de l'Économie et des Finances et de président du conseil général des Hauts-de-Seine, président de l'UMP puis Président tout court… par effraction, à la suite d'un hold-up d’une République au réveil aussi brutal que tardif car...

    Ce n'est qu'en 2012, alors candidat à un second mandat à la tête de l'État, qu'il échouera lamentablement et que son départ sera fêté par une foule en liesse.

     

    ***

     

    1-france-s-president-sarkozy-speaks-duri

                  Président à la "Casse-toi pauv' con !", Président Rolex, homme instable et agité qui n'avait pour seul bagage culturel que son ambition et comme moteur de son action, un désir de revanche ; de petite taille, démarche disgracieuse, peu (ou mal) diplômé (il n'aura pas fait les Grandes Ecoles), fils d’immigré hongrois, d’aucuns ont eu l’audace sinon la présence d'esprit, de le comparer à Richard III (1) ! Manquait plus que les meurtres et les assassinats sauvages, bien qu’en politique, il ait pratiqué le viol : celui de la République française et de l'UMP.

    A son enterrement - politique s’entend -, parmi ses anciens ministres et autres faire-valoir, une seule personne était présente : un dénommé Copé de son prénom François - Jupé s’étant décommandé au dernier moment ; il s’était vomi dessus -,

    Car tous les autres l’avaient abandonné dès le lendemain de sa défaite, et tous niaient l’avoir servi ou soutenu sinon sous la contrainte ; volte-face à l’image d’un quinquennat sous l’influence de la lâcheté et d’un opportunisme et d'un arrivisme sans foi ni loi.  

    Nommé le mal-président, sa contribution la plus notable, son œuvre... l’ouverture de la droite de gouvernement au Front National ; en d’autres termes, on doit à cet homme sans retenue, privé de culture politique et de sens de l'Histoire, et pour lequel la fin justifiait les moyens, d'avoir livré une droite sortie tout droit du Conseil national de la résistance aux chacals et aux hyènes de la politique (les cadres du FN pour ne pas les nommer) ainsi qu’à des individus sans assise ni colonne vertébrale (Borloo), coquilles vides qui n'ont que leur arrivisme à nous opposer (Rama Yade, Dati), et d'autres encore situés soi-disant au centre - centre introuvable ; hurluberlus ambitieux mais sans moyen, ni tactique, ni stratégie sinon ceux de l’échec et de la défaite (Bayrou en chef de file)...

    Responsabilité qui, face à l’Histoire, ne manquera pas d’en inspirer plus d’un et dont cet énergumène sans héritage qui n'aura rien laissé ni rien légué de profitable à une France forte et unie, devra porter le fardeau comme une tortue sa carapace, sans doute jusqu’à son ultime conséquence et sa dernière demeure.

     

     ____________________

     

    1 - "...But I, that am not shaped for sportive tricks,
    Nor made to court an amorous looking-glass;
    I, that am rudely stamp'd, and want love's majesty
    To strut before a wanton ambling nymph;
    I, that am curtail'd of this fair proportion,
    Cheated of feature by dissembling nature,
    Deformed, unfinish'd, sent before my time
    Into this breathing world, scarce half made up,
    And that so lamely and unfashionable
    That dogs bark at me as I halt by them;
    Why, I, in this weak piping time of peace,
    Have no delight to pass away the time,
    Unless to spy my shadow in the sun
    And descant on mine own deformity:
    And therefore, since I cannot prove a lover,
    To entertain these fair well-spoken days,
    I am determined to prove a villain..."

     

    ― Richard III - Acte 1 - Scène 1 William Shakespeare

     

    Lien permanent Catégories : politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
  • FN à 18% : plaidoyer pour les classes populaires

     

     A l'heure où la sociologie se penche sur le vote FN...

     

    fn,le pen,sarkozy,politique,actualit,justice,élections

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Fuck la sociologie et les sociologues qui sermonnent les classes populaires !

     

    Car, si condamner les émeutiers avec des "c'est pas bien de brûler des voitures" n'a jamais dissuadé qui que ce soit de les brûler... sermonner le Peuple français avec des "c'est pas bien de voter FN" n'a jamais empêché qui que ce soit de s’y complaire.

    Aussi, la lutte contre le FN ne peut être qu'un point de départ et sûrement pas un point d'arrivée. Dans le cas contraire, ce sera un échec. Et d'ailleurs : c'est un échec !

     

                                                 ***

     

    Eduquez donc les gens à vivre comme des chiens !

    Et en attendant...

    Laissez venir à nous vos soi-disant fascistes chômeurs avinés RMistes, tous les laissés-pour-compte alcoolo-tabagiques ou non, ménopausées ou pas, en surcharge pondérale, consommateurs forcés de mal-bouffe et de bière bon-marché, laids et vieux, en emploi, sans emploi,en sursis,  jeunes et moches... ruraux, citadins, rurbains, ploucs en tous genres, éternels perdants, humiliés, bafoués, insultés...

    2011-03-29%2001%20Petite%20fille%20malhe

    Qu'ils sachent qu'on les aime tous ces agneaux dévorés de l'intérieur par des loups, des renards et des chacals sournois et revanchards  !

    Oui ! qu'ils sachent qu'on les aime malgré tout ce qui peut nous séparer (2)... des trous à rats taudis aux beaux quartiers, des salaires obscènes qu'on n'ose pas montrer aux bonus en millions d'euros...

     

    ***

     

     

    Bonnes poires ! Mais.. jusqu'à quand se contenteront-ils d'aboyer sans mordre ?

     


    kery james live feat béné titre:"l'impasse" par maklouf94 

    "... de toute façon en France on est grillés... j'ai pas b'soin de leurs diplômes, i'm' faut des billets..."

     ___________________

     

     

    1 - Les appels à la constitution d'un front républicain se multiplient... un front républicain une fois tous les 5 ans, à défaut d'un Pacte républicain (conditions de vie (de vivre) ensemble, justice, protection des minorités et des plus faibles...) tous les jours de la semaine. Bientôt, ces gens-là finiront par ne plus s'adresser qu'à eux-mêmes !

     

    2 - Quiconque pense que ce qui nous sépare des classes populaires ce sont nos diplômes, notre éducation et nos salaires est soit un imbécile soit un salaud car, la seule chose qui nous sépare de ces classes, ce sont nos conditions de vie... conditions qui déterminent tout le reste.

     

    Lien permanent Catégories : politique, quinquennat Hollande et PS 1 commentaire
  • Mélenchon, échec et mat... et une UMP... fosse à purin

      

    images?q=tbn:ANd9GcR2_9FtySQoiC_ygLnpO5kUn FN à 18%. Score historique. Mélenchon a reconnu sa défaite ; il s'était donné comme objectif d'arriver à la troisième place, devant le FN.

    Ce qui est surprenant, c'est qu'il ne l'ait pas su plus tôt car, si vous ne prenez pas à bras le corps la question de l'immigration, l'insécurité et le protectionnisme, vous n'avez aucune chance de concurrencer le FN et de siphonner ses voix.

    Comment un Mélenchon a-t-il pu interpréter aussi mal le vote des électeurs de ce parti - pouvoir d'achat et droits syndicaux ?

    Le rejet de Sarkozy aurait dû favoriser l'abstention. Ca n'a pas été le cas. Reste à analyser les raisons de ce taux record de participation, et par voie de conséquence, ce score historique du FN : ce taux et ce score, on les doit à Mélenchon et aux drapeaux rouges qui l'accompagnaient partout ; chiffon agité sous le nez d'une minorité silencieuse qui avait depuis longtemps déserté les urnes mais qui... pour l'occasion, apeurée à l'idée d'un front PS-PC-CGT, a repris le chemin des bureaux de vote pour soutenir Marine le Pen et sans doute aussi... Sarkozy qui aurait dû faire un bien plus mauvais score.

    Quant à l'analyse de Mélenchon sur sa performance électorale... outre le mythe d'un vote ouvrier (il n'a pas eu lieu), si le score de FDG de 11,7% est un beau résultat bien que les votes écologiste et d'extrême gauche se soient effondrés, difficile de parler d'un recul de la droite. 

    Jugez plutôt : total des droites : 56% (avec Bayrou)  - total des gauches : 44%

    La candidature de Mélenchon n'aura-t-elle été finalement qu'un jeu à somme nulle : +6 pour le FN contre l'effondrement du vote écolo et d'extrême gauche (il leur manque entre 4 et 6 points) pour un FDG à 11%. Il est vrai que le FDG a permis d'élever à près de 44% le total des voix de gauche au premier tour avec l'appui de Hollande... contre 37% en 2007.

    D'autant plus que... des voix de Mélenchon, il faudra bien se résoudre à retrancher entre 5 et 7 points - voix du NPA et des écolos -, sans oublier de retrancher 3 points du PS ; Mélenchon pesant alors au maximum 4 points : c'est là tout son apport à la gauche ; apport néanmoins appréciable, c'est sûr  !

    Mélenchon et son mouvement prétendent détenir "Les clés du résultat" ! Alors que les clés sont chez Bayrou et le FN... comme à chaque élection.

    Arrive alors le bouquet final... d'une voix pénétrante, celle de Mélenchon : "Notre mouvement ne négociera rien. On ne demandera rien. Tous derrière Hollande au deuxième tour !"

    N'y a t-il pas là, en tant que militant du Front de gauche, de quoi se sentir bafoué ? 

              Mélenchon aura été le chouchou des médias, un bon, très bon client puisqu'il aura été le meilleur candidat (la plus grande gueule, le meilleur orateur... si on préfère).

              Aussi, grande est la tentation de conseiller vivement, sinon d'exiger -, de Mélenchon qu'il parte en vacances pendant toute la durée du second tour. Hollande a besoin des voix de Bayrou et du FN ; et Mélenchon... c'est l'épouvantail type, un vrai chiffon rouge ! 

              Et même s'il aboie et ne mord pas, n'empêche...

              Quant au défilé du 1er mai, si le FDG doit défiler sous sa bannière, on ne saura que trop lui conseiller là aussi, de laisser au placard ses drapeaux rouges ; on les a assez vus, et nous ne sommes pas les seuls : ailleurs aussi !

     

                                                 

    ***

      

                 Il est prévu que Hollande récupère 1/3 - et seulement 1/3 -, des voix de Bayrou qui n'appellera jamais ouvertement à voter Hollande par manque d'humilité : bien trop orgueilleux pour ça, et puis surtout, bien trop mauvais perdant. Homme du recours, de l'ultime recours, Bayrou joue depuis trente ans le pourrissement ; une chose a échappé à cet âne bâté de la politique : le pourrissement favorise non pas le centre mais les extrêmes. Toujours !

    Mais... Bayrou aurait-il lui aussi besoin du FN à 18% pour espérer continuer d'espérer ?

    Reste que Hollande aura besoin d'une partie des voix du FN. Reste que Hollande, qu'il le veuille ou non, devra, directement ou indirectement s'adresser à l'électorat de ce parti.

    La gauche doit faire passer auprès du FN un seul message : l'encourager à prendre le pouvoir à droite, ou du moins, lui donner l'illusion que le pouvoir est à prendre (alors que ce parti n'est qu'une variable d'ajustement de la vie politique française, l'équivalent du chômage en économie), tout en sachant que... pour y parvenir, le FN aura besoin de se débarrasser de Sarkozy et de contribuer à sa chute.

     

                Il faut travailler à l'abstention massive de l'électorat du FN ou bien à son vote tactique : renverser Sarko et l'UMP, l'ouvrir en grand, saigner ce parti qui n'est plus, aujourd'hui, entre les mains de Sarkozy qu'une fosse à purin -, et ainsi, contribuer à élire Hollande même au prix de l'implosion de la droite et de l'entrée du renard FN dans le poulailler d'une droite républicaine de survie.

    Autre chemin à emprunter : culpabiliser, hommes et femmes, têtes d'affiche de l'UMP issues de l'immigration récente ou pas, tous ceux qui se sont rangés derrière la bannière de Sarkozy alors même qu'ils savent que leur champion un peu moins champion maintenant devra se vautrer dans la boue du FN et d'un discours sur l'étranger bouc émissaire, punching-ball et défouloir : Dati, Yade, Kosciusko-Morizet... (1) de  même pour Copé qui est né en Algérie... 

              Toutes ces hyènes de la raison xénophobe et raciste (dès dimanche soir, ils étaient déjà à l'oeuvre !) comme moyen aux fins d'une cause politique, celle d'un parti, l'UMP (2), dont Sarkozy, après l'avoir violé, a rabaissé au rang de putain, sans principes, ni foi ni loi, et dont ce mal-président portera la responsabilité... responsabilité historique avec le soutien et la bénédiction d'une Bernadette Chirac mère maquerelle

     

     ***

     

    En politique, on a toujours quinze ans !

    Que tous ceux qui n'y ont jamais cru et qui n'ont pas pensé, ne serait-ce qu'une fois, que c'était arrivé, jettent la première pierre !

     

    _____________________

      

     

    1 - D'aucuns demanderont sans doute pourquoi "les descendants d'immigrés devraient être plus moraux ou vertueux que les autres dans leur relation avec le FN".

    Notre réponse sera la suivante :

    A - Dans le cas contraire ils n'auraient pour seules excuses que la bêtise ou l'arrivisme.

    B - Parce que ce sont eux la cible prioritaire du FN

    C - Parce qu'on n'a pas à encourager les victimes à coucher avec leur bourreau ; d'autant plus que ce bourreau est aussi le nôtre à terme.

    D - Politiquement parlant, la culpabilité et la honte, ça paie.

     

    2 -  Si condamner les émeutiers avec des "c'est pas bien de brûler des voitures" n'a jamais dissuadé qui que ce soit de les brûler... sermonner le peuple avec des "c'est pas bien de voter FN" n'a jamais empêché qui que ce soit de s’y complaire. Aussi, la lutte conte le FN ne peut être qu'un point de départ et sûrement pas un point d'arrivée. Dans le cas contraire, ce sera un échec. Et d'ailleurs : c'est un échec !

    Le PS trouvera sans doute dans les années à venir son salut et ses chances de survie contre un déclin assuré (Hollande étant le dernier sursaut) dans sa manière de prendre à bras le corps  les questions de l'immigration, de l'intégration, de la sécurité, de l’exemplarité du personnel politique et de la protection des acquis sociaux et d’un certain nombre d’attributs culturels pour y insuffler et y opposer un autre discours, une autre symbolique, d’autres réponses qui seront de vraies réponses tout en sachant que l’immense majorité des êtres humains, contrairement aux cadres et idéologues du FN et d’une partie de l’UMP n’a qu’un souci : vaquer à ses occupations sans être nécessairement habité d’un besoin irrépressible d’un bouc émissaire sur lequel frapper chaque matin.

    Dans le cas contraire, le FN et une UMP de survie rafleront la mise d’un nationaliste discriminatoire, refermé sur lui-même qui marquera le déclin de la France et de son rayonnement politique, culturel et économique un peu à l'image d'une Europe qui a déjà amorcé son retrait de la scène mondiale en tant qu’acteur autonome avant le déclin irréversible de son influence tant culturelle qu’économique.

    Lien permanent Catégories : politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
  • L'Antisémite : premier long métrage de Dieudonné*

     

                   Le scénario de l'Antisémite tient en quelques mots : vivement encouragé par sa femme mourante d’un cancer, un antisémite maladif alcoolique et violent, déguisé en officier nazi pour un bal costumé (son épouse... en costume traditionnel breton, coiffe et robe) accepte de se faire psychanalyser par un thérapeute juif.  

    Filmé en quinze jours avec un budget plus que modeste, ce premier long métrage de Dieudonné, programmé en janvier 2012 sans perte ni fracas dans un seul lieu, celui du théâtre de La main d'or, tourne en dérision l’antisémitisme et égratigne au passage Auschwitz et une Shoah personnalisée en sainte.

    Filmé tantôt en noir&blanc, tantôt en couleur, l’originalité de ce film dans lequel l’historien Robert Faurisson fait une apparition à la guest star ainsi que Alain Soral… réside dans sa construction à la façon d’un making off ; en effet, le film a autant pour sujet le tournage et parfois l’impossibilité de mener à bien une telle entreprise (séquences en noir&blanc), que l’histoire de cet homme antisémite désireux de se soigner (séquences en couleur).

                  Excepté pour son épouse qui décèdera - et à ce sujet on nous laisse clairement entendre que ce n’est pas le cancer qui l’a tué mais son traitement administré par un professeur qui répond du nom de... Goldstein, l'homme au mille chimio et mille décès – tout finira bien, ou presque, pour le personnage principal enfin guéri de son antisémitisme mais maintenant homophobe, partant bras dessus et bras dessous avec son psychanalyste, le film bouclant sa boucle sur une énorme fête en public où Dieudonné et ses « acteurs », brandissant des ananas, reprennent en coeur le Chaud Cacao d’Annie Cordy rebaptisé pour l’occasion en « Shoah- nanas » devant une foule en délire sur le refrain "sho sho shoah-nanas/tu me tiens par la shoah/je te tiens par l'ananas/sho sho sho-ananas" drapeaux israéliens et palestiniens au vent.

     

    ***

     

                   La dérision et la transgression ? Dieudonné est coutumier du fait ; dans ses spectacles, notre humoriste a déjà pris pour cibles sur le même mode, le racisme ainsi que deux des trois religions monothéistes ; en ce qui concerne le Judaïsme, après une première tentative en 2008, il y renoncera très vite, dissuadé par une campagne d’intimidation.

    On pensera à Mel Brooks quand il ridiculise la révolution française ou le régime nazi, aux Monty Python avec La vie de Brian qui se moque de la figure du Prophète, le Christ, et plus près de nous,  le film Case départ réalisé en 2011 : premier film qui tourne en dérision la traite négrière (1).

                   A propos de ce premier film de Dieudonné d’aucuns ont parlé d’un « nanar de comique télé ». Sur le net, pas une seule critique favorable chez les Institutionnels et les aficionados du commentaire cinématographique. Dans ces critiques rédigées le plus souvent sans grande conviction, telle une condamnation purement formelle et routinière, attendue, on détecte sans difficulté des esprits en service commandé et bien rodés qui savent ce qu’on attend d’eux à la virgule près.

    Une confidence recueillie auprès de l'un d'entre eux : "Le premier qui dit que le film est drôle, perd son boulot".

    Du beau, du grand travail de mise au pas et de conditionnement et d’intériorisation de ce même conditionnement !

    Mais comment pouvait-il en être autrement ? Quel film de Dieudonné aurait trouvé satisfaction auprès de critiques terrorisés à l’idée de devoir commenter un film qui tourne en dérision le dernier rempart, la dernière forteresse du politiquement-et-historiquement-correct ?

    Nanar ou pas, le film de Dieudonné ne sera pas diffusé en salle, de la décision de son producteur iranien, même s’il est disponible un peu partout sur le net et sur le site de dieudonné.

                                                                             

    ***

     

     

     

                  La LICRA a saisi mardi 10 avril le tribunal de grande instance de Paris pour faire interdire le film. Le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris n'a pas interdit la diffusion du film, comme le demandait la LICRA. Mais celle-ci peut encore saisir la juridiction du fond.

    Dans son ordonnance, la juge reconnaît que « la plupart des images et propos peuvent être ressentis comme particulièrement choquants et provocateurs » mais, nuance-t-elle, « il n'est pas pour autant établi, avec l'évidence requise en référé, qu'elles constituent » un négationnisme ou une provocation à la haine contre les juifs.

    En outre, écrit-elle, « malgré son caractère insidieux et particulièrement outrancier, la séquence n'est nullement présentée comme une thèse scientifique ou sérieuse et nul ne peut se tromper sur son aspect parodique, étant rappelé que le juge n'a pas à se prononcer sur le bon ou le mauvais goût de ce qui est présenté comme humoristique ».

    Et les experts judiciaires, juges, avocats et autres de tergiverser à bon compte avec plus ou moins de bonheur et d’honnêteté sur les chances de succès de la LICRA après ce premier revers ; LICRA qui nul doute reviendra à la charge car, le contentieux entre Dieudonné et cette ligue ne date pas d’hier.

    Du côté de Dieudonné, on envisage de porter plainte pour harcèlement contre cette ligue.

     

               En attendant, on pourra toujours écouter Dieudonné en conversation avec un Robert Ménard aux petits pieds, courageux donc mais pas téméraire pour un sou. Mais ça, ce n’est pas vraiment une surprise : Dieudonné Invité de Robert Ménard.                               

                                                                              

    ***

     

                  Qui sème la censure, l'exclusion et le bannissement à l'encontre d'un artiste dans l'exercice de son Art, comme ce fut le cas contre Dieudonné, récolte Faurisson - là où ça fait mal -, et en prime… un film qui semble vouloir mettre un terme au contentieux qui oppose l’humoriste le plus talentueux de sa génération avec l’incontournable LICRA sous la tutelle du CRIF.

    Dieudonné est aujourd'hui banni des médias ; il fut pendant un temps interdit de salles de spectacle sur le territoire français ; phénomène de vendetta jamais rencontré en France contre un artiste dans l’exercice de son art ; sous de Gaulle et Giscard, même les artistes les plus engagés n’auront pas connu un tel bannissement !

    En effet, on n'a pas connu en France un tel climat de chantage et de terrorisme intellectuels exercés sur les institutions et les médias, leurs producteurs, animateurs et journalistes (télés, radios et journaux) depuis l’ère communiste et stalinienne - le PCF en particulier, avec ses intellectuels et ses sympathisants jusqu'aux années 70.

    A moins d'être aveugle ou partisan, difficile de ne pas admettre que leurs méthodes sont étrangement identiques : insultes, discrédit, intimidation physique (avec la LDJ entre autres groupuscules), calomnie, procès d'intention, amalgames, chantage affectif, chantage professionnel...

                                                            

                  Une dernière chose :  rien, presque rien… trois fois rien : l’Antisémite est un film drôle… très drôle. Aussi, ne laissez personne vous gâcher ce plaisir ! Un plaisir décuplé par une transgression piment d’une vie sociale qui crève lentement sous la chape de plomb d’un politiquement correct qui cache mal une débauche et une orgie de prise de pouvoir et d’intérêts sans nombre et sans précédent – et nous ne sommes qu’au tout début de ce disfonctionnement citoyen et démocratique.

    Oui, la transgression ! A l’heure où, comme jamais auparavant, ceux qui prétendent à la cohérence et à la vérité sont à l'intelligence ce que les feux d'artifices sont aux miracles : le secret de polichinelle d'un esprit infantile dans le meilleur des cas, manipulateur…  dans le pire.      

     

    _________________

     

     

     

             Pour info : une vidéo qui explique d'où est parti Dieudonné (ou d'où il vient...)

     

                        

    Pour prolonger, cliquez :

    Lien permanent Catégories : Art et culture, Dieudonné : le phénomène, Medias, désinformation et ré-information, politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
  • Humour, rire et justice

     

     

     Eli Kakou au Cirque d'hiver Bouglione en 1997

     

     ***

     

     

    Sortie par effraction de toutes les impasses, hors de l’espace et hors du temps, dans une autre dimension, les mécanismes du rire sont complexes ; ils se dérobent à l’analyse exhaustive car avec le rire, son talent, son génie, il reste toujours une part d’inconnu.

     

    Le rire est magique d’une magie blanche et noire ; quand il est gris, le rire est retournement de l’insupportable même s’il en garde la trace et la marque ; il n’oblitère rien, ne répare rien mais il permet la consolation et de souffler un peu, de prendre du repos avant de côtoyer à nouveau des démons têtus et insatiables.

     

    Le rire est libération quand il met en scène un dépeçage des conventions, des hypocrisies et des machinations ; il libère l'esclave et nous permet de sortir de l’enfermement dans lequel nous nous complaisons.

     

    Bergson disait : « Le rire n’a pas plus grand ennemi que l’émotion. Le comique s’adresse à l’intelligence pure ».

     

    Coeur de pierre donc, mais source d’énergie radicale, il est une ouverture sans précédent vers l’inouï, l’inédit et la liberté.

     

     

     

    ***

     

     

     

    Rire, humour… humour et rire, il arrive aussi que le rire rende justice à ceux qui en sont privés.

     

    Belle revanche des déshérités alors !

    Lien permanent Catégories : Art et culture 0 commentaire
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu