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  • Dieudonné : saint et martyr

     

     

                    Et alors que de nouvelles tentatives d'interdictions des spectacles de Dieudonné se font de plus en plus pressantes - dernièrement en Belgique et à Montpellier ; sans fondement juridique, toutes ces interdictions ou tentatives d’interdictions violent les lois relatives à la liberté d'expression...

    De plus, on ne manquera pas de préciser ce qui suit : jamais un spectacle de Dieudonné n’a été interdit par un tribunal pour quel que délit que ce soit, et tous les arrêtés destinés à interdire les spectacles de Dieudonné ont tous été annulés par le conseil d’Etat.

     


                         Dieudonné à propos de l'arrêté municipal illégal de la mairie de Montpellier

                                    

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                   Le rire reste un mode de résistance d’une efficacité redoutable contre notre impuissance face à la tyrannie.

    Rire pointu, de spécialistes, rire qui ne perd rien pour attendre, et pour avoir trop attendu aussi, rira bien qui rira le dernier, le rire est communion et partage ; grégaire, il rassemble.

    Le rire est germination quand il révèle des savoirs enfouis et volontairement cachés. En s’attaquant au réel, il le démasque. Le rire peut être aussi une force de résistance contre la résignation ou l’impuissance.

    Avec le rire, tous les traumas deviennent gérables. Avec l'humour, toute solennité est exclue ; mais le rire n’est pas pour autant le laisser-aller quand il a pour alliés l'intelligence, la liberté et l'Art ; bien au contraire, celui qui rit, même confortablement assis, se tient mentalement et émotionnellement debout, digne et fier. Toujours !

    Rire inespéré qu'on n'attendait plus, le rire apprivoise l’horreur d’une condition ; rire boomerang et miroir, le rire expose les escrocs de la vertu et de la morale sans oublier les chantres d’une pseudo fraternité - fraternité à géométrie variable, d'un poids d'une mesure jamais égale ; fraternité sournoise qui cache mal un désir violent de domination.

    Si le rire n’est jamais loin du sanglot, c’est qu’il en est la larme sèche.

    Les mécanismes du rire sont complexes ; ils se dérobent à l’analyse exhaustive car avec le rire, son talent, son génie, il reste toujours une part d’inconnu.

    Vertigineux, en funambule de la raison, l’humour tout comme le rire, fraie avec la folie.

    Le rire est libération quand il met en scène un dépeçage des conventions, des hypocrisies et des machinations ; il libère l'esclave et nous permet de sortir de l’enfermement dans lequel nous nous complaisons. 

    Rire, humour… humour et rire, il arrive aussi que le rire rende justice à ceux qui en sont privés.Belle revanche des déshérités alors !

     

     

                            Enquête d'un journaliste Belge sur le lynchage médiatique de dieudonné

     

    ***

     

                     Dieudonné exerce avec courage une vocation d’humoriste satirique à tendance corrosive ; vocation d’équilibriste qui a ses exigences : on doit être capable de prendre la communauté nationale à rebrousse-poil. Le sel de la profession cette capacité : ne jamais être là où l’on vous attend pour vous y avoir maintes fois trouvé.

    Electron libre n’ayant de compte à rendre qu’à son Art. Humoriste au vitriol, enfant de Coluche et Desproges, l’humour tel que l’envisage Dieudonné est une action pratique concrète : plus on raconte le monde moins on raconte d’histoires à un public qui serait venu oublier le temps d’un show, les vicissitudes du quotidien, ses contraintes et ses déceptions car, avec Dieudonné, on oublie rien, et l’on se souvient de tout et surtout, de ce dont on a bien failli ne pas se souvenir, tête en l’air que nous sommes tous ! Avec Dieudonné on quitte son fauteuil  plus que jamais présent au monde, dans le monde, un monde sous influence, celle de l’éternelle tentation de manipuler ou d’assujettir des sociétés, des nations, des populations et des groupes d’individus... tout ce qui rampe, marche et crève…

    Avec Dieudonné, l’humour semble pallier la coupure d’avec une critique sans concession des mécanismes de domination et la diffusion d’une telle critique ; un humour qui pose la question de l’action loin du confort des studios de radios qui nous font l’aumône de 4 minutes d’impertinence souvent sans lendemain et qui n’a pour seule conséquence que de provoquer la mauvaise humeur de petits chefs capricieux et autres hommes de mains d’un pouvoir liberticide ; la grossièreté, voire la vulgarité, prenant le plus souvent le pas sur une critique essentielle et frontale : qui fait quoi, comment, à qui et pour quoi.

    Humour hantée par la politique que celui de Dieudonné ! Rien de surprenant à cela puisque, très tôt, Dieudonné s’est engagé auprès de l’anti-racisme et l’anti-communautarisme dans un effort constant de renouvellement des enjeux de l’action humoristique, son Art, et sa pratique au service d’une analyse critique des mondes que l’on nous somme d’habiter.

    Si l’on parle d’humour ravageur, c’est bien parce qu’il fait ravage et qu’il n’a de cesse d’influer sur le cours d’une prise de conscience toujours plus exigeante et gourmande. En effet, parmi les 20-35 ans, combien ont rencontré la politique avec Dieudonné dans une France où quarante ans de Front national aura fini par avoir raison chez toutes les élites médiatiques (à ne pas confondre avec les élites morales et intellectuelles qui elles, ont déserté les médias) d'un "on ne peut pas tout dire et surtout pas n'importe quoi" : Finkielkraut, Chirac, Zemmour, Hortefeux, Luc Rosenzweig, Frêche, Elisabeth Lévy, jusqu'au Président Sarkozy en campagne et hors campagne...

    Libre à chacun de compléter cette liste...

     

                         Dieudonné : là d'où il vient, là d'où il est parti voilà 15 ans

     

    ***

     

                   La dérision et la transgression ? Dieudonné est coutumier du fait ; dans ses spectacles, notre humoriste a déjà pris pour cibles sur le même mode, le racisme ainsi que deux des trois religions monothéistes ; en ce qui concerne le Judaïsme, après une première tentative en 2008, il y renoncera très vite, dissuadé par une campagne d’intimidation.

    Un plaisir décuplé que cette transgression piment d’une vie sociale qui crève lentement sous la chape de plomb d’un politiquement correct qui cache mal une débauche et une orgie de prise de pouvoir et d’intérêts sans nombre et sans précédent – et nous ne sommes qu’au tout début de ce disfonctionnement citoyen et démocratique. 

    Dieudonné est aujourd'hui banni des médias ; phénomène de vendetta jamais rencontré en France contre un artiste dans l’exercice de son art ; sous de Gaulle et Giscard, même les artistes les plus engagés n’auront pas connu un tel bannissement !

    En effet, on n'a pas connu en France un tel climat de chantage et de terrorisme intellectuels exercés sur les institutions et les médias, leurs producteurs, animateurs et journalistes (télés, radios et journaux) depuis l’ère communiste et stalinienne - le PCF en particulier, avec ses intellectuels et ses sympathisants jusqu'aux années 70.

    A moins d'être aveugle ou partisan, difficile de ne pas admettre que leurs méthodes sont étrangement identiques : insultes, discrédit, intimidation physique, calomnie, procès d'intention, amalgames, chantage affectif, chantage professionnel...

     

                     Qui sème la censure, l'exclusion et le bannissement à l'encontre d'un artiste dans l'exercice de son Art, comme ce fut le cas contre Dieudonné, récolte Faurisson - là où ça fait mal -, et en prime… un film l’Antisémite.

    Il semblerait bien que ce pays ne sache faire qu'une chose : rejeter, bâillonner, censurer, stigmatiser, traduire devant les tribunaux la moindre tentative d'exercice de liberté d'expression politique et artistique (rappeurs, auteurs, essayistes, pamphlétaires, artistes de scène, syndicalistes, activistes), tout en privant des millions de Français de parole, de porte-voix, de représentation, et finalement : d'espoir...

    Tous les médias, leurs producteurs et leurs animateurs, chroniqueurs et journalistes y contribuent, chaque jour, chaque semaine... radios, télévisions, journaux ; médias qui ignorent sciemment d'innombrables réalités et expressions culturelles, politiques et sociales. 

     

    ***

     

                    Le scandale fait tache d’huile, et tôt ou tard, il provoque une crise : toute tentative de l’étouffer le renforce car le scandale c’est aussi tout ce qu’on tente de taire. Le scandale éclabousse les tenants du mensonge, dérange toutes les catégories car le scandale c’est l’inédit et l’inouï. 

    Alors oui ! Dieudonné et la transgression… Privilège absolu de l’artiste ! La transgression...  mais la transgression boomerang ! La transgression non pas comme fin en soi mais comme moyen : dénoncer une autre transgression qui a pour objet un mensonge qui dit toujours la vérité sur le fumier d'une bonne conscience d'un mépris sans limite pour le faible, le désarmé, l'inarticulé, le vaincu qui ne vivra point ce qui ne lui sera pas accordé et donné de vivre, et qu'il ne prendra pas non plus car il ne mérite rien

    Jusqu’à ce que l’humour devienne une action collective tant il suscite à la fois l’admiration des uns, le rejet des autres et les indécis au milieu ; lesquels indécis s’en remettront inévitablement à la propagande la plus performante, celle qui contrôle tous les réseaux de diffusion qui font l’opinion ; et en ce qui concerne Dieudonné, il existe une telle dissymétrie de moyens d’action entre ceux qui « veulent sa peau » et ceux qui le soutiennent que ces mêmes indécis ont tôt fait de se dire : « Il est allé trop loin ! Il l’a bien cherché ! ». Dissymétrie que l’on retrouve dans le cadre d’une mondialisation sans retenue aux comportements prédateurs sans foi ni loi, dans les domaines militaire, culturelle et économique comme jamais auparavant. Et cela ne surprendra personne le fait que les forces rassemblées contre Dieudonné participent de près ou de loin, indirectement ou non à ce nouvel ordre mondial : celui du dumping moral(e) et des bombes.

    Dieudonné, à la fois microcosme et mini-théâtre d’opérations qui, à une tout autre échelle, sont destinées à soumettre le plus grand nombre à cet ordre mondialiste qui n’a pour seule devise : « Tout pour ma gueule » ?

    Assurément !

     

                   Bouc émissaire Dieudonné ? Là aussi, sans l’ombre d’un doute. Mais alors… comment rendre les coups que l’on reçoit ? Comment exposer au grand jour les contradictions ou les hypocrisies de ses détracteurs et adversaires souvent puissants et de mauvaise foi ?

    Si nombre d'humoristes sont à l'humour ce que les reality-shows sont à la réalité - une diversion pour le sordide ordinaire de la ménagère de plus de 40ans et autres adultes infantilisés et ados attardé(e)s -, un rire collabo donc à l'humour sans conséquence qui ne gêne personne...

    En revanche, Dieudonné est à l'humour ce que les films catastrophes et autres films d'horreur sont au cinéma : "... et même s'il ne faut pas que ça arrive, tout semble indiquer qu'on n'y échappera pas."

     

     

                           Vidéo conférence de Dieudonné le 25 mai 2012  - Partie 1

     

                       Humour en état de veille et d’alerte constant, oeuvre salubre, Dieudonné devrait être reconnu d'utilité publique. Depuis la déchéance de l’homme politique nous n’avons jamais eu autant besoin d’humoristes à risques, abrupts, dangereux car cet humour-là oblige à choisir son camp comme la politique à identifier l’adversaire. D’un côté Bartleby «  J’aimerais mieux pas… »,  de l’autre Dieudonné et son « Il faut ! »

    Dieudonné a fait de l’humour une exigence plus haute que celle de la plupart des humoristes anecdotiques qui pratiquent l’imitation, la parodie et la caricature, alors que l’humour de Dieudonné est l’exact opposé de tout ce qui est voué à l’amenuisement.En effet, au sortir de son humour, on se sent moins bête (… de somme), moins insignifiant ; on reprend la main et le dessus sur l’abrutissement, l’humiliation et le faible ressac de la désobéissance et de la dénonciation parcimonieuse et timorée.

     

     Partie 2

     

                                                          ***

     

                  On pourra ici saluer le fait que jamais Dieudonné ne s’est laissé intimider : il a rendu coup pour coup tout en évitant le plus souvent les pièges qui lui sont tendus quotidiennement. On sait pourtant comment  les stratèges pervers peuvent provoquer de la violence chez l’autre pour faire écho à la leur si bien calculée, et ainsi, forcer à la faute leur victime qui, ce faisant, dédouane bien involontairement de tout reproche les responsables de ces stratagèmes.

    Qu'à cela ne tienne... longue vie à eux tous ! Car, si la plupart d’entre nous meurt, d’autres crèvent et on aura remarqué que ce sont précisément eux qui partent les derniers ; de là, sans doute, ce monde insortable et imbuvable qu’il nous est quotidiennement demandé de subir ; vieille charogne sur laquelle on se plaira à cracher avant de prendre congé...

    Oui ! Un crachat... épais et lourd, venu non pas du fond des âges mais… du fond de la gorge... bien profond, là où se loge le dégoût et la colère...  après un raclement rhino-pharyngé de tous les diables. De préférence, et quitte à choisir, ce crachat, clair ou coloré, on le souhaitera quasi aqueux, gluant et muqueux… nez, gorge… on le fera descendre pour mieux le faire remonter… poumons, bronches, sécrétion translucide ou opaque… seul importera son poids et la puissance de son expulsion, sa cible et la force de projection…

    On a connu et soutenu l’entartage des années 80 et 90 destiné aux facétieux et aux tartuffes de la conscience humaine, il est grand temps de monter un cran au-dessus : proposons le crachat car, à l'avenir, nul doute... c’est avec ce crachat-là qu’il faudra compter.

    Et lorsque la coupe sera pleine, mais… vraiment pleine, plus tard mais bien avant longtemps, une fois nos selles devenues muqueuses, c’est alors un crachat rectal qui s'imposera à la face du monde. 

     

    Pour prolonger, cliquez : Le phénomène Dieudonné

     

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  • Premier gouvernement Hollande : franco-français et européen

     

    taubira_gauchiste.jpg Taubira à la justice : seul et unique coup de tonnerre parmi les nominations.

     

    Christiane Taubira, la plus brillante des candidat(es) à la présidentielle de 2002 : tête bien faite et bien pleine ! Des convictions qui ne sont pas simplement des humeurs (celles de tout le monde) ou un positionnement carriériste (1).

    Fonction aujourd'hui paradoxale : elle sera la ministre de  la justice chargée de conduire les juges vers leur indépendance ; un Garde des sceaux dans l’obligation d’ abandonner un nombre non négligeable de ses prérogatives, et ce faisant… une partie de son pouvoir.

    Elle sera sans aucun doute la Star de ce gouvernement.

     

    ***

     

    Déception absolue : Fabius, aux affaires étrangères.

    Quai d'Orsay entre les mains d'un homme sans idée et sans conviction (il suffit de se reporter à sa carrière politique), premier ministre à 33 ans parce que... dans les bagages de Mitterrand et qu'il commençait à peser un peu trop lourd.

    Certes ! Dissident au PS en 2005... une irruption (éruption ?) anti-constitution européenne, très certainement aux fins de sortir de l'oubli...

    Depuis, plus rien. Sous doute à cause d'une incapacité à inscrire dans la durée, un engagement quel qu'il soit ; pour cause : manque de conviction, de courage et de sens politique : mauvais stratège et tacticien.

    Rien à attendre de ce ministère donc... sinon la complaisance habituelle et des lâchetés sans nombre au nom d'une realpolitik le plus souvent affligeante et détestable (2) !

     

    ***

     

                       Avec ce premier gouvernement Hollande, il s'agit manifestement d'affronter en priorité les problèmes franco-français et européens. A tort ou à raison, l'International devra attendre, et d'aucuns iront jusqu'à rajouter : "Et c'est pas plus mal comme ça, étant donné ce que la France a été capable de proposer depuis 10 ans".  

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    1 - Madame Taubira saura-t-elle néanmoins mettre de l'eau dans son rhum ?

     

    2 - Qu'est-il arrivé à Védrine, membre du PS, sans doute l'Européen le plus brillant à l'International  ? Pourquoi a-t-il disparu ? Pourquoi s'est-il retiré de la vie politique française ?

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  • Qui sauvera l'Allemagne encore une fois ?

     

    parlamento%20bruxelles.jpg

     

               Qui peut nier qu'à propos de l’Europe, l’UMP et le PS sont en difficulté car, cette Europe d'aujourd'hui c'est bien la leur ! Ils ont tous signés les mêmes traités ; et par négligence, faute de clairvoyance et manque de rigueur, ils ont tous contribué à la domination allemande sur cette Europe.

    La question aujourd’hui est la suivante : comment éviter que la dénonciation de ce qu'on n'hésite plus à appeler l’UMPS à propos de la construction européenne ne soit réservée au FN seul ?

    Au sujet de ce danger, est-ce que Mélenchon parviendra à endiguer le FN, le FDG ayant déjà échoué à la Présidentielle ? Parviendra-t-il à catalyser le mécontentement et éviter que le FN ne soit en situation de monopole quant à la critique du projet européen tel qu’il a été mis en œuvre depuis l'Acte unique ?

    Dé-régulation, marginalisation des souverainetés nationales au profit d'une Commission chargée de l'intérêt général... comme faisant partie d'un projet global à l'échelle mondiale...

    Que l'Allemagne soit la figure de proue d’un tel projet pour ce qui est de l'Europe, on peut en douter. L'Allemagne souhaite simplement tirer les marrons du feu de ce projet sur le dos de ses partenaires dans une vue à très très court terme de ses intérêts ; une politique de boutiquier mais sûrement pas, celle d'une puissance avec un projet de domination car, l'Allemagne qui reste un pays peu innovant n'en a ni la modernité culturelle ni intellectuelle (c'est précisément parce qu'elle n'a aucun projet qu'elle ne prend aucun risque ! Un peu comme Thatcher dans les années 80). Dans les faits, l'Allemagne reste un pays qui n'en finit pas de vieillir.

    François Hollande, nouvellement élu Président, saura-t-il proposer et imposer une autre voie à cette Europe sans croissance, cette Europe du chômage et de la dette, livrée à la BCE et à une Allemagne qui a fait de la monnaie européenne sa monnaie et sa politique...

    Une Allemagne aujourd'hui dans un cul-de-sac - rigidité et orthodoxie bornées et désuètes -, et qu'il nous faudra encore une fois, semble-t-il, sauver (1)... malgré elle... elle et ce satané complexe de supériorité ! Complexe récurrent qui cache très certainement une difficulté d’être au monde et avec le monde, concernée et solidaire au-delà de ce qu'elle croit être ses intérêts... complexe qui la menace, et nous menace tous autant que nous sommes par ricochet car cette Allemagne-là n’a qu’un ennemi : elle-même. Reste à espérer qu'elle ne re-devienne pas la nôtre aussi.

    Ne nous y trompons pas : c'est bien l'Allemagne qui a besoin d'être sauvée si une certaine idée de l'Europe doit nous survivre !

     

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    Emmanuel Todd sur l’Allemagne - sa culture, ses... par rikiai

     

     

    Emmanuel Todd chez Taddéï en Mai 2013

     

              A propos de l'Allemagne : "Son génie particulier à s’enfermer dans des erreurs et dans une obstination irrationnelle : autorité, obsession délirante de l'austérité... l’Allemagne dont on nous dit qu’elle est une sorte de modèle rationnel, est en fait le symptôme de notre folie."

     

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    1 - Après l'avoir sauvée du Nazisme.

     

     

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  • Un million et quelques...

     

                  Un million de voix, de bulletins, d’électeurs…

    Ce million, c'est ce qui sépare une France de la concorde... derrière Hollande à 51.67% de cette autre France de la discorde, anti-droits-de- l’homme, affairiste et sans pitié pour les faibles derrière Sarkozy à plus de 48%.

    Oui ! Le million... un million sur 46 millions d’inscrits et 37 millions de votants ! C'est ce qui sépare la défaite de la victoire de Hollande, des électeurs n’en faisant qu’à leur tête : une grande majorité d'entre eux, côtés FN et Modem, a voté pour le candidat UMP.

    Mais alors... qu’en était-il du rejet de Sarkozy ? 

     

              Donné très largement battu des mois durant (un rejet à hauteur de 60%), il a suffi d'une campagne menée autour des thèses du FN pour hisser Sarkozy à la hauteur d'une victoire probable et possible. Des départements… dans le Sud-Est notamment, affichent des scores compris entre 55 et 65% en faveur du Sarkozysme...

    Le Sarkozysme... d'une main, des cadeaux fiscaux pour les plus riches et bréviaire FN de l'autre !

    Un Sarkozysme qui n’a pas cessé dix années durant de flatter tout ce qui rabaisse l’être humain au rang d’un individu pétri de ressentiment, de rancœur, de revanche (1) tout en prenant soin d’entretenir toutes les peurs. Et à ce sujet, on laissera un militant UMP de l’Hérault le soin de conclure (2) : "A partir de demain, c'est la guerre. En comparant Sarkozy à Pétain, la gauche a accusé Sarkozy d'avoir vendu la France aux Allemands, mais eux, ils vont la vendre aux Arabes". 

     

    ***

     

              Cette campagne de 2012, le score de FN et le positionnement du candidat Sarkozy, à droite toute ! et aujourd’hui, après la communication des résultats définitifs, le risque bien réel de cohabitation (3), nous aura permis de faire le constat suivant : l'indifférence et l'absence de culture politique et historique sont incontestables car il faut le savoir : Marine Le Pen ne gêne plus personne... mais vraiment plus personne, jeunes, vieux, riches, pauvres, juifs, musulmans, cathos, ruraux, citadins, homos, hétéros, hommes, femmes... et la campagne de Sarkozy non plus.

    Aussi, le commentaire et l'analyse politiques et l'action du même nom exigent dès aujourd’hui une autre approche même si on peut toujours continuer de prêcher dans ce qui ressemblera de plus en plus à un désert de références politique, morale et culturelle... celles d'un autre âge, et ce alors que l'on doit se fixer comme objectif (et devoir ?) d'être entendus mais... encore faut-il commencer par écouter avant de chercher à corriger quoi que ce soit et qui que ce soit.

    Ecouter qui et quoi ? Une réalité certes locale, partielle et individuelle, virtuelle même ! et qui défie le plus souvent les statistiques (4) et des recensements de toutes sortes...  mais une réalité tout de même qui prend appui sur un vécu, un vécu par procuration parfois aussi... mais là encore, un vécu vécu comme tel ! Car c'est avec ça que l'on fait de la politique pour le meilleur ou pour le pire. Toute négation de ce vécu, tout déni mènera à l'échec toute tentative d'imposer une autre réalité : celle des données scientifiques, statistiques et historiques.

    On doit partir de ce vécu si on souhaite rompre le cercle vicieux du ressentiment, de la colère et de la rancœur à la racine duquel on trouvera une insécurité croissante ; et pour ce vécu-là, il n'y a pas de différence entre une réalité partielle, voire virtuelle et La réalité globale et quasi-scientifique des chercheurs et autres observateurs de la vie sociale. 

    Et puis, que l'on se souvienne : ventre affamé n'a pas d'oreilles !  

    Ventre aux mille faims… Car c'est bien l'insécurité – matériel, physique et culturelle -, insécurité identitaire re-sentie et vécue comme telle, ou bien redoutée...  qui est au cœur de tous les affolements de la boussole sociale, au sein de catégories aussi nouvelles que surprenantes.

    Jugez plutôt :

     

    - Un homosexuel (qui ne s'en cache pas et qui en possède tous les signes extérieurs !) algérien et arabe (né en Algérie, récemment naturalisé), non pratiquant (ni mosquée ni Ramadan), qui a voté Sarkozy au premier tour, et second tour. A la fois francophone et arabophone, âgé de 35 ans il vit en couple à Paris 12è avec un français d'origine algérienne, né en France et seulement francophone.

    Posez-lui la question suivante : "Mais... il n'y a rien qui vous gêne chez Sarkozy ? Rien dans la campagne qu'il mène ?".

    La réponse suivante ne tardera pas :" Non, pourquoi ? Et puis, on est français nous aussi !"

     

    - Le vote de juifs sépharades traditionalistes mais... sans excès, moyennement éduqués, que je côtoie régulièrement ; ce vote s'est porté au premier tour sur Le Pen et Sarkozy. Au deuxième tour, ce vote s'est porté tout aussi massivement en faveur du candidat Sarkozy, et pas seulement parce qu'il s'agit d'un candidat circoncis. Inutile de préciser que l'affaire Merah (5) n'aura rien arrangé non plus.

    Même question : "Mais... il n'y a rien qui vous gêne chez Sarkozy ? Rien dans la campagne de Marine Le Pen ?".

    Même réponse :" Non, pourquoi ?" avant de se replonger dans l'actualité people de la famille Le Pen avec Gala et Voici car, après la fille, c'est la petite fille qui embrasse la carrière politique tout comme son grand-père, selon l'adage : "Plus on est de Le Pen en politique plus les uns rient, plus les autres pleurent". Mais alors... à quand un vote massif des juifs et des musulmans pratiquants et traditionnalistes, même modérés, en faveur du FN ou de l'aile dure de l'UMP ? Ces croyants ayant finalement tout intérêt à rejoindre les catholiques pratiquants et traditionnalistes regroupés (remontés ?) contre une société jugée laxiste, corruptrice de leurs chères petites têtes brunes aux yeux noirs.

     

                 Autre catégorie à intégrer... à propos du vote FN...

     

    - Une Ivoirienne évangélique, née en côte d'Ivoire, naturalisée française, 35 ans, mariée avec un enfant  qui a voté FN car Marine Le  Pen a été la seule à s'opposer à la chute de Laurent Gbagbo provoquée avec l'appui de l'armée française.

     

                 Une autre encore...

     

    - Un jeune de 20 ans, français d’origine polonaise de la première génération – immigration des années 80 ; né en France de père Français, bachelier, il parle couramment le polonais sans toutefois l’écrire. 2012, c’est son premier vote : il est allé au FN. Pourquoi ça ? Scolarisé à Ivry sur Seine (94), racketté à plusieurs reprises au collège et au Lycée, avec ce vote il croit pouvoir rendre les coups qu’il a reçus et qu'il n'a jamais pu donner.  

     

               La nature a le vide en horreur, l'insécurité et la politique aussi. Et la réalité de ces nouvelles catégories méritent autre chose qu'un jugement moral à l'emporte pièce car... si condamner les émeutiers avec des "c'est pas bien de brûler des voitures" n'a jamais dissuadé qui que ce soit de les brûler... sermonner le Peuple avec des "c'est pas bien de voter FN" n'a jamais empêché qui que ce soit de s’y complaire. Sans oublier les cas où les thèses de ce parti ne sont même plus reconnues pour ce qu’elles sont : xénophobes, racistes, nationalistes, discriminatoires et ethniquement suprématistes…

    Aussi, la lutte contre cette variable d'ajustement de la vie politique française qu'est le FN (un peu comme le chômage pour l'économie), ne peut être qu'un point de départ et sûrement pas un point d'arrivée. Dans le cas contraire, ce sera un échec. Et d'ailleurs : c'est un échec ! Et plus encore lorsque le FN s’ingénue à brouiller le jeu politique avec des discours dédiés au travail, à l'économie, au social...  à vilipender le FMI, la Commission européenne, les banques... tout ce qui depuis trente ans minent les conditions de vie des Français (mais rien contre les patrons et le Medef, d'aucuns l'auront noté !).

    Quant à ce journalisme politique qui ne tiendrait pas compte de ces nouvelles catégories, un journalisme arc-bouté à une analyse FN  du type "racisme, antisémitisme, fascisme… " on peut craindre qu’à la longue, privé de lecteurs à l'exception d'une poignée de militants, il ne finisse par ne plus se parler qu’à lui-même.

    Et les appels à la constitution d'un front républicain n’arrangeront rien…  ils ne sont déjà plus relayés ni écoutés ni pris en compte. Vous pensez bien : "Un front républicain une fois tous les 5 ans, le soir des élections, à défaut d'un Pacte républicain (conditions de vie ensemble, justice, protection des minorités et des plus faibles...) tous les jours de l’année !" nous objectera-t-on. 

     

    ***

     

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               Après dix ans de Sarkozysme, une brèche a été ouverte, grande (6), car tout est possible depuis que nous sommes tous livrés à nous-mêmes, sans projet collectif et directeur, seuls, en bandes, en clans, en communautés réelles ou virtuelles ! 

    Mais alors... où trouver un espoir de redressement des valeurs humanistes ?

    Le PS, pour ne parler que de lui, trouvera sans doute dans les années à venir son salut et ses chances de survie contre un déclin assuré (Hollande étant le dernier sursaut) dans sa manière de prendre à bras le corps  les questions de l'immigration, de l'intégration, de l'insécurité tant économique que physique et culturelle, de l’exemplarité du personnel politique et de la protection des acquis sociaux pour y insuffler et y opposer un autre discours, une autre symbolique, d’autres réponses qui seront de vraies réponses tout en sachant que l’immense majorité des êtres humains, contrairement aux cadres et idéologues du FN et d’une partie de l’UMP n’a qu’un souci : vaquer à ses occupations sans être nécessairement habité par un besoin irrépressible d’un bouc émissaire sur lequel frapper chaque matin.

    Dans le cas contraire, ce sont bien les hyènes et les chacals de la politique qui se nourrissent sur le cadavre d’un certain esprit humaniste qui, aujourd'hui, a bel et bien déserté les consciences de millions d’individus, le FN et une UMP de survie et en sursis qui rafleront la mise d’un nationaliste discriminatoire, refermé sur lui-même qui marquera le déclin de la France et de son rayonnement politique, culturel et économique un peu à l'image d'une Europe qui a déjà amorcé son retrait de la scène mondiale en tant qu’acteur autonome avant le déclin irréversible de son influence tant culturelle qu’économique.

    ______________________

     

     

    1- Dix années de... "Vous n'aimez les syndicats ? Vous avez raison ! Vous n'aimez pas l'idée du vote des étrangers ? Vous avez raison ! Vous n'aimez pas les faux chômeurs, les fraudeurs du RSA ? Vous avez raison ! Vous n'aimez pas l'impôt, vous avez raison ! Vous n'aimez pas les fonctionnaires ? Vous avez raison ! Vous n'aimez pas les Musulmans ? Vous avez raison ! Vous n'aimez pas l'idée de mariage pour les homosexuels ? Vous avez raison !..."

    2 - Vraiment ! Faut éviter d'encourager la bêtise... car à ce jeu on sort toujours gagnant, ou bien plutôt... perdant, côté intelligence même si d'autres pourront toujours se demander : qui a besoin d'un électorat d'une intelligence supérieure à toute la bêtise qu'un candidat est capable de susciter chez cet électorat ? La réponse sera la suivante : tous ceux qui refusent de baisser les bras.

    3 - Même si rien n'est encore perdu... car, après tout, il y a des mariages de raison (l'élection de Hollande contre un rejet de Sarkozy) qui peuvent dès les premières semaines se transformer en mariage d'amour !

    4 - Les derniers chiffres communiqués à propos de l'immigration contredisent toutes les affirmations d'augmentation massive, voire d'invasion, de populations oisives vivant d'aides sociales... (sans toutefois traiter la question de la densité et de la répartition de cette immigration)...

     

    5 - Mais alors, pourquoi se précipiter chez le FN ? L'UMP et le candidat Sarkozy n'étaient donc pas capables de "prendre en charge" toute la colère suscitée par les actes de Mohamed Merah ? Là encore, on revient à la case départ : celle de l'absence de cultures politique et historique.

     

    6 - C'est cette brèche ouverte, grande, qui va d'une partie des électeurs du Modem (à l'inverse du FN, avec le Modem, on peut respecter son leader et ses quelques cadres mais difficile trouver des excuses à ses électeurs qui ont voté majoritairement pour Sarkozy) au FN en passant par Sarkozy et l'UMP ...

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  • Marine Le Pen place de l'Opéra ce 1er Mai 2012

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    Sans surprise cet appel à voter blanc de Marine Le Pen le 6 Mai prochain...

    En revanche...

    Un discours d'une heure place de l'Opéra dont 45 minutes dédiées au travail, à l'économie, au social...  à vilipender le FMI, la Commission européenne, les banques... tout ce qui depuis trente ans minent les conditions de vie des Français, mais rien contre les patrons et le Medef...

    le FN semble faire le choix définitif d'occuper le terrain de la gauche et de rivaliser...

    Plus important encore que l'annonce de la défaite de Sarkozy avec cet appel à voter blanc, une date à ne pas oublier ce 1er Mai 2012 : Marine Le Pen a parlé comme un ancien communiste passé à l'extrême droite...

    Cela ne vous rappelle rien ni personne ?

    Allez, faites un effort ! Cherchez !

     

    Dans la foule on pouvait entendre à propos de la campagne de Mélenchon : "Communistes, assassins !"

    Ca y est ? Oui ? Non ?

    Jacques Doriot !

    Oui ! Jacques Doriot, ouvrier métallurgiste, il sera l'un des représentants de l'Internationale communiste au congrès clandestin de la formation du Parti Communiste Chinois en 1921. En 1936, Doriot fonde le Parti populaire français (PPF) et prend position contre le Front populaire (avant d'être un partisan radical de la collaboration pendant la guerre).  

     

    ***

     

     

    La droite dite républicaine, dite "de gouvernement"... a décidément du souci à se faire !

    Même si le FN a appelé à voter blanc, un appel clair à la défaite de Sarkozy aurait bel et bien scellé la victoire de Hollande dès ce jour, dès cette heure, ici et mainteant, ce 1er Mai 2012 à 13H.

    Dommage que Marine Le Pen n'ait pas su ou voulu expliquer à quel point la défaite de Sarkozy renforcerait les chances de ce Parti d'aborder les Législatives en position de force, avec sur le terrain, une UMP que l'on trouvera très certainement divisée après la défaite de son candidat, avant de prendre le contrôle de la droite sur un plan médiatique, sur le terrain aussi et dans les urnes, et ce bien que le mode de scrutin électoral majoritaire à deux tours ferme au FN les portes de l'Assemblée nationale à l'exception de quelques sièges.

     

    A suivre donc...

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