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  • Quand Médiapart baisse son froc

     

                       Billet relatif à la publication de l'interview suivante (accès payant) :  Syrie : l'indignation du père Paolo Dall’Oglio par Caroline Donati (1)

     

    - Vous pensez donc vraiment qu’ils sont prêts à faire usage des armes chimiques ?

    - Que répondez-vous à ceux qui, de la gauche à l’extrême droite, en viennent à nier la réalité du soulèvement syrien en raison de leur haine d’Israël et d’un anti-impérialisme ?

    - Vous dites que les chrétiens ne se sentent pas concernés par cette guerre. Pourtant, certains d’entre eux sont déjà engagés dans le soulèvement, y compris au sein de l’armée syrienne libre.

     

                       Les questions posées par Caroline Donati sont ne sont pas des questions de journaliste mais des questions scélérates de propagandiste passeur de plats : un problème néanmoins, le client n'est pas le bon car évoquer l'Islam et le Christianisme comme autant de problèmes auxquels la société syrienne se trouverait confrontée (soit-dit en passant, le régime d'Assad est plus à même de garantir "la paix entre les religions")  c'est être à côté de son sujet.

    La preuve est faite en ce qui concerne Médiapart : l'anti-sarkozisme ne vous aide pas à penser grand-chose d'autre que l'anti-sarkozisme, en boucle, matin, midi et soir jusqu'à finalement pencher à droite de l'échiquier politique (2) car, sur la question syrienne et Médiapart, depuis quelques semaines, on a vraiment le sentiment de lire le Figaro des années 70 alors que la gauche tentait de dénoncer les actions de la CIA en Amérique latine ; actions et manœuvres responsables de la déstabilisation de nombreux pays "menacés" de virer à gauche : coups d’état, assassinats.

    Mais alors... jusqu'où Mediapart va-t-il descendre dans sa volonté de ne pas prêter le flanc à la moindre accusation et chantage d'anti-américanisme, d'antisionisme, voire de conspirationnisme antisémite (3) ?

    Les salauds auraient donc gagné, même contre Médiapart ?

     

    ***

     

    - Vous pensez donc vraiment qu’ils sont prêts à faire usage des armes chimiques ?

    - Que répondez-vous à ceux qui, de la gauche à l’extrême droite, en viennent à nier la réalité du soulèvement syrien en raison de leur haine d’Israël et d’un anti-impérialisme ?

     

                         LCR, journaliste à Rouge, 25 ans au journal le Monde dont 8 à sa tête, qui a trahi trahira ?

     

    Plenel n'a plus aucune excuse pour nous servir une article d'une telle félonie et d'une telle flagornerie crasse, le père Paolo Dall’Oglio jouant là le rôle de faire-valoir car les réponses de ce prêtre importent peu finalement.

    On savait que l’actualité internationale est le talon d’Achille du journalisme français. Il semblerait que Médiapart n’ait pour seule vocation : les poubelles des permanences électorales de nos députés, ministres ou pas, et leurs frasques car pour le reste, Médiapart n’a plus rien à envier au journal de 20H, risée de toutes les rédactions occidentales - pour ne rien dire du Nouvelobs et de Libé.

    Les questions de ce « journaliste » validées par le patron Plenel sont une gifle à la presse indépendante et une véritable trahison.

    Là encore, c’est imparable, ici comme ailleurs : plus le maître des lieux aboie au nom des grands principes, plus le maître se dit déterminé face à ce qu’il considère être une exigence, plus il aboie fort donc, et  plus dans les faits, il recule. Et d’ailleurs, n’ayez aucune illusion : s’il aboie aussi fort c’est aussi et surtout parce qu'il sait qu'il est sur le point de trahir.

    Aussi, pour peu qu'il en ait un jour porté un, à la ceinture qui plus est - et nous l'avons tous cru -, Médiapart a bel et bien baissé son froc. Au moins, ajoutera-t-on, sa rédaction s'est débarrassée du souci de devoir, chaque matin, choisir un pantalon à porter ; il pourra même garder celui qui se trouve à ses chevilles puisque… se baisser pour le remonter serait à la fois trop risqué et représenterait très certainement un effort au-dessus de ses forces à la fois physiques et mentales.

    Faut se faire une raison : c'est donc à reculons et à quatre pattes que la rédaction de Médiapart couvrira dans les mois et les années à venir les frasques des grandes, moyennes et petites puissances dans cette région du Moyen-orient, et sans doute ailleurs aussi. Reste à espérer que cette rédaction aura pris soin de se protéger des affres du ridicule et de la honte ; il y a des baumes pour ça ! Des crèmes apaisantes. Et puis, les journalistes et une partie de leurs lecteurs ne sont-ils pas les meilleurs clients des proctologues après un énième relâchement des sphincters d'une pensée liquéfiée ?

    Quelle chiasse !

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    1 - Caroline Donati ... la journaliste la plus nulle du mois ?

    2 - Détester Sarkozy, ce serait donc l'adopter ?

    3 - Business is business ! Je voyais Médiapart viser les 200 000 abonnés mais là, avec une telle daube journalistique... c'est le million d'abonnés que Médiapart prend pour cibles. Ce ne sont plus les Ploucs du PS et du centre que Médiapart visent mais... les ploucs tout court ! Ceux dont la conscience humaine et politique s'est noyée dans les profondeurs de la désinformation, ignorants et heureux de l'être.

     

    Pour prolonger cliquez Dé-montage syrien

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  • Harlem Désir ou la prime au médiocre

     

                        AFP : "Harlem Désir a appelé vendredi 12 octobre au rassemblement et à l'unité du PS en ces temps "de crise sans précédent", assurant se satisfaire pleinement du score obtenu par sa motion lors du vote militant de jeudi soir, sous la barre des 70% selon des résultats quasi définitifs.

     Dans ce vote destiné à départager cinq textes, sa motion d'orientation politique soutenue par tout le gouvernement, Jean-Marc Ayrault en tête, et par la numéro un sortante Martine Aubry, a recueilli 68,42% des voix, selon des résultats portant sur 97% des bulletins dépouillés communiqués en début d'après-midi. Les résultats définitifs devaient être connus en début de soirée."

     

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    Après un long séjour remarqué à SOS-racisme (1) qu'il quitte en 1992...

    Tel une colline accouchant d'un mulot, s'ensuit une vingtaine d'années d'une vie politique aphone ; obscur député européen, petit soldat aux ordres du politiquement correct depuis trente ans, enfin récompensé pour son silence - pour s'être tenu longtemps à l'écart de tout ce qui importe, ne s'occupant uniquement que de ce qui ne le regardait pas (lui et personne non plus) -, à la suite de la nomination d'un Bartolone à la tête de l'Assemblée nationale, voici Harlem Désir propulsé à la tête du PS.

    Et à ce propos... qui peut douter un seul instant que ce nouveau premier secrétaire ne vienne chaque matin à l'Elysée, en garçon de courses (2) d'un PS soumis et sans cause, prendre les consignes et les ordres d'un François Hollande déjà Président par intérim (dans l'attente d'un vrai Président qui n'arrivera sans doute plus)...............

    Car enfin... Mitterrand aura eu face à lui un Jospin, un Rocard, un Mauroy... Hollande... un Harlem Désir et un Ayrault, en attendant Valls.

     

                      Affinités électives : vraiment, les médiocres (3) n'ont pas leurs pareils lorsqu'il s'agit de se soutenir les uns les autres !

     

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    1 - Entre 1986 et 1987, alors qu'il est président de l'association SOS Racisme, Harlem Désir perçoit 10.500 francs par mois d'une autre association, l'Association régionale pour la formation et l'éducation des migrants, basée à Lille. Cet emploi fictif lui vaut une condamnation, le 17 décembre 1998, à 18 mois de prison avec sursis et 30.000 francs d'amende pour recel d'abus de bien sociaux.

     

    2 - Qui rappellera à Hollande les conditions de son élection au primaire du PS, son programme de campagne et ses promesses ? Un Harlem Désir qui lui devra tout ou presque ? On peut en douter.

     

    3 - Hollande, Ayrault, Fabius, Valls, Bartolone, Harlem Désir... filiation d'hommes sans qualité et sans force. Un peu léger face à l'Allemagne, Goldman Sachs, les bombes américaines et les pétrodollars du Qatar.

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  • Manuel Valls : los craignos et les fables de la Fontaine*

     

                  Il y a des hommes en comparaison desquels on peut nourrir de hautes pensées sur soi-même jusqu'à parfois atteindre des sommets  - (inspiré par Hobbes)

     

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    Manuel Valls et la motoculture de plaisance* : le roi de la tondeuse à gazon

     

                   Enfant d'immigrés espagnol et italien, naturalisé français dans les années 80, fraichement nommé Premier ministre, Valls de ses deux prénoms Manuel y Carlos, semble n'avoir qu'une préoccupation : couper l'herbe sous le pied du FN et de l'aile droite de l'UMP chaque fois qu'il est question d'un délinquant, d'un étranger, d'un Rom, d'un Tzigane ou d'un "Sans-papier".

    Roi de la tondeuse à gazon, on le dit "Sarkozyste de gauche" - autant dire... homme de droite ; et ceux qui ont foulé du pied sa propriété privée sont unanimes : son gazon est impeccable, pas une herbe plus haute que l'autre, un peu comme sa coupe de cheveux de bon élève d'une classe de CM2 que sa Maman ne manquera de féliciter à la prochaine remise des prix. Cela ne surprendra personne puisque le loisir de prédilection de Valls sont le jardinage et la motoculture de plaisance ; il est un des meilleurs clients des marques John Deere et Husqvarna.

     

     

     

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                 Atlantiste comme il n'est plus permis de l'être aujourd'hui (USA, Israël, Arabie Saoudite... même combat !), sans vision, sans projet autre qu'une ambition personnelle aussi démesurée que risible, la Présidence de la République  - ambition sans originalité puisqu'elle est partagée par tout le personnel politique -, les yeux rivés sur les sondages de popularité, Valls, - et il le sait -, est, à droite, le plus populaire des membre du PS, un peu comme son mentor DSK à propos duquel il a longtemps déploré, sur les plateaux de télé et aux micros des radios, et ce jusqu’aux larmes, la persévérance (qualifiée par Valls de "acharnement judiciaire") d'une justice qui n'a pourtant eu qu'un seul souci : tenter comme un fait exprès de rendre justice aux victimes de ce même DSK.

    Est-ce à dire que DSK ne s’intéressait pas seulement qu’aux femmes, les hommes jeunes et novices du PS pouvant de temps à autre être aussi l'objet de toute son attention - les jours de vaches maigres peut-être ?

    Là, seuls les Renseignements Généraux (ou leurs successeurs de la DCRI) sauront, en particulier, nous renseigner. C'est sûr !

    En attendant... faisons une pause musicale :

     

           
    ***
     

                    La rumeur va bon train : le cul assis dans son fauteuil de Matignon, ce Premier ministre déborde déjà de son uniforme ; il est dit que Manuel Valls se voit en homme du recours dans trois ans, une fois Hollande au fond du trou. Mais alors... qu'il soit permis de dire ceci : après Sarkozy et Hollande, si par malheur Valls devait un jour se présenter à la présidence de la République, on n'aura qu’un souci et qu'une exigence : tout mettre en oeuvre pour qu'il ne soit jamais élu, et ce sous aucun prétexte et à n'importe quel prix ! Car la France ne sera pas un camp de colonies de vacances encadré par un animateur de centre aéré acariâtre ! Grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf  et qui s'avèrera n'être qu’un moustique au service d’un nouvel ordre mondial qui n’a besoin pour tout Premier ministre ou chef d'Etat... que d’auxiliaires (larbins ?) sans courage et sans honneur, interchangeables à souhait.
     
             Dans la popularité de Valls auprès de l'électorat de droite... on pourra y trouver une raison supplémentaire de désespérer d'un Parti avec lequel tout homme de gauche qui se respecte aura la plus grande difficulté de se réconcilier ; un parti qui, avant même de formuler la moindre promesse, a déjà commencé de renier ses engagements, trahissant plus vite que son ombre. De là à penser que sa seule raison d'être, son seul talent, sa vraie vocation est la trahison...

    Car, et pour revenir à Valls, si là d’où l’on vient ne saurait en aucun cas empêcher quiconque d’aller voir ailleurs et de s’y installer, en revanche, il n’est sûrement pas nécessaire, une fois arrivé à destination, de servir plus de plats qu’il ne vous en a été commandé aux fins de se protéger du danger et de conjurer la peur d’un éventuel retour à la case départ exigé par une classe qui n’aura pas oublié que l'Espagne n'est pas la France et qu'Evry dans laquelle - souvenez-vous ! -,  Valls aurait ouvertement aimé qu'il y ait plus de blancs, ne sera jamais ni Neuilly ni Paris. 

    Et d’aucuns s’empresseront d’ajouter : combien de temps encore, les rescapés d’un déterminisme social le plus souvent impitoyable devront-ils donner des gages de bonne conduite et de fermeté d’âme (cachez donc toute cette compassion insupportable !) à ceux auxquels ils pensent devoir leur repêchage social, oublieux qu’ils sont de leurs droits et de leurs mérites, avant de se précipiter dans le camp des puissants, à droite de l’échiquier politique, comme pour mieux se persuader de la supériorité de la raison du plus fort (tripes sensibles mais coeur de pierre) sur les affects qui minent les plus faibles, pressés de se ranger du côté de ceux qui, bon an mal an et pour faire court n'ont qu'une seule politique : contrôler, asservir et cogner sur tous ceux qui de près ou de loin contrecarrent leur stratégie.

                   Mais... ne prête-t-on pas qu’aux riches, puissants et forts, une attention à la hauteur de ses propres ambitions sociale et politique ?

     

    ____________________

     

     

    Il était une fois... Manuel Valls...

    par Emmanuel Ratier

     

     

    * Billet publié en septembre 2012. Ré-actualisé depuis la nomination de Valls à Matignon.

     

    Pour prolonger... cliquez : Porter la crise au coeur du PS

     

     

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  • Les vacances de Christine Angot

     

    Après celle de Monsieur Hulot, ce sont les vacances de Christine Angot qui nous sont proposées (1) mais… en lecture celles-là ! Vacances courtes (148pages), une semaine, pas une de plus ; un mot magique "Inceste"(scène primitive d’Angot au traumatisme fondateur), le tout servi par une typo pour aveugle... sans oublier le soutien des médias (des femmes en particulier - critiques et journalistes)... et tous les espoirs sont à nouveau permis pour Angot qui n'a plus de lectrices et son éditeur Flammarion adepte du flamenco...

     

    Olé ! Par ici la monnaie !  

     

    Torché en deux semaines côté auteur, destiné à être lu en deux heures côté lecteurs, on l'aura compris, avec "Une semaine de vacances" (2), le sujet du roman d'Angot n'est pas l'inceste mais... comment retrouver des lecteurs et comment renflouer des caisses vides. Christine Angot est en perdition : elle ne fait plus recette ! Aussi, Angot et son éditeur ont-ils décidé de remettre le couvert et de retourner aux fondamentaux (son fonds de commerce ?) : l'inceste en général, et plus particulièrement le sien qu'elle nous demande d'observer sous toutes les coutures depuis 15 ans, retouche après retouche.

     

    Qui peut l'en blâmer ?

     

    Ce sont les femmes qui font vivre le roman ; et tout ce qui touche à l'inceste, au viol, à la maltraitance, tueurs en série, monstres...  fait vendre. De là à penser que les femmes violées et victimes d'inceste, sans oublier celles qui les ont redoutés et les redoutent encore... se comptent en dizaines de millions, ici comme ailleurs...

     

    Pendant ce temps-là, l'homme guerrier et prédateur se repose, vautré devant son grand écran - match de foot, un pack de bière à ses pieds -, ou bien en lisant la dernière compilation signé Attali, et seulement signé Attali, la 3è de l'année, comme ça... juste pour faire intelligent... en attendant de reprendre sa chasse qui donnera une fois de plus du grain à moudre à tous les Angot de la littérature.

     

    Ah ces mecs alors ! Jamais ils ne renoncent !  

     

     

    ***     

                                                        

    Un physique austère, voire ingrat, aussi avenante qu'une porte de prison (avec une telle coupe de cheveux, Angot pourrait être votre marchande de fruits et légumes, là, tout près, juste au coin de votre rue, si si !Un rien coincée mais pleine de bonne volonté quand il s'agit de satisfaire la clientèle, et plus si affinités... qui sait ? Pendant que son mari ferait la sieste après s'être levé à 4h du matin, direction Rungis par exemple ; mari gros ronfleur et gros dormeur ce qui n’arrange rien) Christine Angot pourrait être n'importe laquelle de ses lectrices.

     

    Privée de langue et de langage, drapée dans un « j’écris pour celles qui se sont réfugiées dans le silence » - comprenez… silence de la honte, celui de l’inceste -, tout auréolée du prestige des sacrifiées sur l'hôtel d'une nature humaine qui ne cesse de nous surprendre chaque jour, redoublant de perversité et d'imagination - Mister Hide and Papa Jekyll -, tout semble vouloir interdire à qui que ce soit de jeter un regard critique sur les écrits d'Angot, reléguant quiconque s’y risquerait au rang de "salaud insensible" et plus encore s’il est un homme.

     

    Quelques partouzes ici et là, histoire de faire branchée, un livre pour nous en parler et puis un autre consacré à sa relation avec un has-been du show-business quasi débile, Christine Angot a grandi à Châteauroux, et si son dernier né porte un titre de roman de gare c’est sans aucun doute  pour n'effrayer personne et attirer un maximum de lecteurs et autres chalands et voyageurs de passage.

     

    Certes, Angot dérange, provoque la colère ou bien anesthésie tout jugement critique (surtout du côté des femmes) ; elle ne laisse personne indifférent mais... si demain vous demandez à un porc ou à un chien de nous écrire une petite bafouille avec son museau et que vous publiez le résultat... il y a fort à parier que l’on vous demande aussi des comptes : qu'avez-vous fait de la littérature et de votre jugement quant à ce qu'est l'écriture, un auteur et une oeuvre ?

     

    Sans l’emploi d’un seul juron, les écrits d’Angot sont d'une vulgarité peu commune, de celle qui ignore sa propre grossièreté - définition même de la vulgarité qui n'a donc rien à voir avec la grossièreté d'un Céline, d'un Rabelais ou d'un Sade. Dans un dénuement total, d’une indigence rarissime, sans bagages et sans héritage, avec Angot, c'est toute la littérature qui s'affaisse, courbe l'échine puis renonce enfin. Pour cette raison, Angot est à la littérature ce que le 11 Septembre est à l'architecture : un véritable effondrement... effondrement que l'on retrouve dans la musique et dans l'art contemporain fossoyeur de l'Art moderne.

     

    Manifestement, ce sont bien les mêmes qui font tous les mêmes choix : producteurs, éditeurs et commissaires d'exposition.

     

    Qu'il soit ici permis de rajouter ceci : ce que l'on pourra difficilement pardonner à cette femme, c'est de n'avoir aucune manière d'être ce qu'elle est... sans doute autant par ignorance que par mépris pour le genre humain, même inconscient. Quant à ceux qui l'ont promue au rang d'auteur qu'il faut avoir lu, ils sont définitivement sans excuse !

     

    Faites le test : demandez donc à tous ceux qui n'ont jamais écrit une ligne de coucher sur le papier leurs émois les plus intimes ou plus simplement leurs souvenirs les plus salaces… et vous aurez du Angot ; un texte sans écriture ni métier.

     

     

    Certes, mal traités dans leur enfance, une fois adultes, les victimes devenues alors bourreaux ont la fâcheuse habitude de se venger sur des innocents. Aussi, Angot semble avoir pris pour cible tout ce qui de près ou de loin touche à l’écrit, le livre et l’édition : on pourra toujours se rassurer en pensant que la littérature en a vu d’autres et qu’elle lui survivra contrairement aux êtres humains touchés par des actes irréversibles, qui ne peuvent qu’avoir eu lieu à jamais, pas toujours à même de survivre à l’ignominie qui leur est faite, n'empêche... la maltraitance est bien là.

     

     

    Tout de noir vêtue, telle une prêtresse, le regard droit sur son auditoire, les lectures publiques d'un texte d'Angot tourne vite au cours de catéchisme pour petites filles aux fins de les alerter sur les dangers qui les guettent, l’homme étant un loup pour la femme, et plus encore lorsque cette femme à l’âge d’une enfant ; lecture sous la menace, pour les plus indisciplinées d’entre elles, d’un panpan-cucul dont on pourra redouter le pire si d’aventure l’objet de toute son attention devait se porter sur un jeune garçon.

     

     


    Qui, en effet, confierait à Angot ses enfants, ne serait-ce qu’une heure ?

     

     

    Quant à la résilience d’Angot, quel chemin empruntera-t-elle ? Car pour l’heure, nous avons bel et bien affaire à une victime passée dans le camp des bourreaux : maltraitance et abus de nous tous qui sommes encore capables de discernement : ce qui est juste parce que frappé du bon sens et de l’intelligence contre ce qui relève d’une bêtise crasse indescriptible jusqu’à l’explosion d’un rire, celui de la colère et du désespoir.

     

     

    A propos du roman d'Angot, d'aucuns ont évoqué une crise du jugement en général et du jugement littéraire en particulier. Certes, l'inceste est un sujet bien trop sérieux pour être laissé entre les mains (le stylo) de gougnafiers qui n'ont pas idée et dont Angot fait bien évidemment partie, mais ne nous y trompons pas : c’est bien toute une époque qui nous est présentée là.

     

    Redisons-le ! Cet effondrement ne touche pas simplement l’écrit mais aussi, la musique populaire (la variété d'expression francophone) et l’art contemporain.

         

    _______________

     

    1 - Les auteurs chez Flammarion ont donc droit aux congés payés ?  

    2 - Vacances que l'on pourrait épeler comme suit : v.a.c.u.i.t.é.

     

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