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  • Médiapart ou quand le journalisme s'effondre

                                 

                               ...et ouvre la voie à un imbroglio complaisant de propagandistes

     

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                   En direct de Mediapart : «être musulman en France» en partenariat avec Beur FM - soirée consacrée aux pratiques de l'Islam et à ce que d'aucuns ont cru observer, à savoir : le développement de l'islamophobie dans la société française. 

     

     
    En direct de Mediapart : être musulman en France par Mediapart

     

     

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                                 Vendredi 25 janvier 2013 : une date à ne pas oublier !

     

                 On ne manquera pas de remarquer chez la première invitée de la soirée, Zahra Ali, musulmane pratiquante "exilée" à Londres ainsi que chez Abdellali Hajjat, autre intervenant en 3e partie de soirée (mais en ce qui le concerne... sans doute pour des raisons différentes  : en effet, ce sociologue n’appartient-il pas à l'extrême gauche ?), le refus d’une compréhension du rejet du voile (ce qui n'implique pas de renoncer à le porter), et par voie de conséquence, le refus d’acceptation de ce rejet, de sa validation et pourquoi pas aussi, de son intériorisation.

     

    Au sujet de la société anglaise brièvement évoquée au cours de cette soirée,et toujours à propos du "cas" Zahra Ali, là aussi on rencontrera le refus de  reconnaître d'une part, la spécificité de la colonisation anglo-saxonne (qui n’a jamais eu aucune prétention universaliste et/ou assimilationniste, contrairement à la France), et d'autre part, le mode d’organisation de sa société : chacun dans sa culture et dans sa classe sociale (1).

     

    Difficile toutefois de ne pas voir dans ces deux refus qui n’ont pas pour origine l’ignorance puisque cette jeune femme est diplômée de l’enseignement supérieur et très certainement cultivée (2), le peu de cas que toute personne fera d’un mode d’organisation de l’existence qui serait étranger au credo religieux qui est le sien. A l’origine de ce refus, nul doute, on trouvera donc un dogmatisme et un aveuglement (même avisé, informé et conscient) propres à toute soumission à l’une des trois religions monothéistes.

     

    Pour le dire autrement... ce que Zahra Ali, musulmane féministe (3) sait ou connaît de l’histoire de France et de la société britannique au passé comme au présent, elle ne souhaite manifestement pas le comprendre car, dans l'absolu, cela n’a aucune importance à ses yeux (4).

     

    Difficile aussi de ne pas noter chez la journaliste Carine Fouteau en charge d'une partie du débat au début de la soirée,  l’absence de volonté de relever tous ces refus dogmatiques (5) ; Fouteau passant simplement les plats à son interlocutrice ; et c’est bien là que le bât blesse car, ne sommes-nous pas alors confrontés, et contre toute attente, à un bel exemple de journalisme de complaisance et de connivence ? Et même si ce n’est pas la première fois chez Médiapart (6),  une surprise de taille ce manquement, et ce reniement de la profession ! Surprenante cette volte-face, non ?

               

                  Si l’on poursuit le compte-rendu et inventaire de cette soirée, on trouvera chez Samy Debah, autre invité, autre sociologue (c'était la fête de la sociologie ce soir-là ou quoi ?), le désir de comprendre mais... de comprendre ce qu’il nomme : une peur irrationnelle. On n'est certes pas dans un refus total mais... n'empêche ! A ses yeux, on a affaire à de la paranoïa quant aux difficultés de cohabitation avec un particularisme vestimentaire à caractère religieux considéré, à tort ou à raison, comme une provocation ou une atteinte à la laïcité ; et chez ce sociologue aussi, on notera l'absence d'une analyse qui tienne compte d'une réalité composite.

     

    Dans les faits, seul le psychologue Eric Vandorpe ( Ah, la psychologie !) dans cette première partie du débat (et Marwan Mohammed dans la 3e partie) semble avoir la volonté de décliner tous les aspects d’une complexité qu’il choisit donc de ne pas ignorer sans doute, mais pas seulement, parce que la culture musulmane ne le touche pas intimement (et puis, c'est un psychologue, plutôt fin avec ça !). Comme un fait exprès, la journaliste de Médiapart, Fouteau, ne le relancera que rarement car le discours de ce psy menace la bien-pensance du débat et semble donc être en porte-à-faux avec ce que Médiapart entendait nous donner à mâcher et à digérer ce soir-là : la position du journal sur la question de l’Islam en France à grands renforts d'experts tous plus objectifs et tous plus savants les uns que les autres. Ce qui, tout le monde en conviendra, n’a pas grand-chose à voir avec ce qu’on est en droit d’attendre du journalisme :

     

              - Pas de contradiction portée,  pas de question susceptible de remettre en cause une bien-pensance et un politiquement-correct pris en flagrand délit de négation d'une réalité souvent bien plus complexe et ambivalente ; propos manichéens en veux-tu, en voilà (les bons d'un côté, les méchants de l'autre ; tout blanc, tout noir !) d'un niveau jusqu'à présent insoupçonnable chez Médiapart ; sans oublier des partis pris purement idéologiques, voire communautaires, principalement, mais pas seulement, chez les invités-chercheurs-universitaires-experts issus de l’immigration, acceptables en soi à condition qu'ils soient reconnus comme tels et non pas énoncés comme des vérités ou des faits irréfutables, ainsi que l'emploi tout au long de cette soirée d'un vocabulaire franchement dépréciatif à l'endroit d'une partie de la population française  : paranoïa, islamophobie, bêtise, peur irrationnelle…

     

              Manifestement, nombre d’abonnés ne sont pas près d'oublier cette soirée consacrée à l’Islam ! Soirée qui fera date auprès des lecteurs de Médiapart à en juger par les commentaires qui ont été postés (c’est ICI) car jamais le métier de journaliste n'aura été autant absent, comme... en panne, à l'occasion de ce débat.       

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    1 - Pour info : il n’y avait eu avant 1987 que quatre parlementaires non blancs, tous originaires du sous-continent indien, élus en 1841, 1892, 1895 et le dernier en 1922 au parlement anglais.

     

    2 – Même si l’on doit garder à l’esprit le fait qu’il n’y a que 24h dans une journée pour les non-croyants comme pour les croyants pratiquants de surcroît qui doivent sans doute consacrer une grande partie de leur journée à la prière et à la lecture, voire l’étude, de leur Livre respectif.

     

    3Qu’il soit précisé ceci : on ne verra aucune contradiction entre le fait d'être féministe et le fait de pratiquer une des trois religions monothéistes : une femme peut très bien militer au sein de sa religion pour que cette dernière accorde à la femme un statut moins dévalorisant, réducteur et inhibant.

     

    4 – En effet, on serait tenter d’imaginer ce qui suit : « Si Dieu existe, c’est énorme ! Et la République peut bien crever ! Quant à la liberté… pourquoi faire ? Aussi, qu’ai-je à faire de tous ces trous du cul de républicains sûrement anti-cléricaux et bornés." 

     

    5 - Merci de vous reporter à l'adresse suivante : http://blogs.mediapart.fr/blog/serge-uleski/250113/islamophobie-quand-tu-nous-tiens-par-la-barbichette

     

    6  - Un journalisme indépendant - libre d’affects, d'opinion, d’intérêt-, n'existe décidément pas. Il ne peut donc y avoir qu’un journalisme de connivence (faire bouillir la marmite, la carrière, l'idéologie que l'on sert, solidarité de classe ou  professionnelle, amitiés, considérations commerciales) ou bien plutôt... un journalisme d’affinités et un journalisme d'antagonismes : il y a les uns - les copains, et les copains des copains : tu me soutiens, je te soutiens ! ; et les autres...  envers lesquels on ne fera preuve d'aucune solidarité - indifférence et incessants règlements de comptes. A ce sujet, merci de vous reporter à l'adresse suivante à propos de Pierre Carles : http://blogs.mediapart.fr/blog/serge-uleski/131212/penser-le-monde-aujourdhui-avec-pierre-carles

     

                         Pour prolonger... cliquez : http://blogs.mediapart.fr/blog/serge-uleski/250113/islamophobie-quand-tu-nous-tiens-par-la-barbichette

     

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  • Islamophobie quand tu nous tiens !

     

     

     « Tire la chevillette, et la bobinette cherra » (1)

     

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              Gardons-nous bien de voir de l'islamophobie là où il est surtout question de difficultés de cohabitation avec ce qui peut être aussi, et à juste titre pour les uns, considéré comme des atteintes à la laïcité :

     

    1 - Je n'ai pas à connaître votre religion...

     

    2 - Votre tenue vestimentaire m'impose la communication d'une information que je n’ai pas demandée...

     

    3 - Nulle autre religion agit de la sorte car on peut encore aujourd'hui croiser des Juifs et des Catholiques pratiquants (voire même intégristes et extrémistes !) sans pour autant soupçonner un instant qu'ils le sont...

     

    4 – Doit-on aussi rappeler qu’ici, sous notre climat, l’Eglise ainsi que le machisme ont  longtemps maltraité les femmes, et certains d’entre nous en général, et certaines d’entre elles en particulier, s’en souviennent encore ! Pour ne rien dire du fait que la France s'est aussi construite, dans son histoire récente, contre cette même Eglise jusqu'à sa "mise au pas".

     

    5 - On ne peut pas non plus ignorer le déficit d'image de l'Islam dans une actualité internationale où la pratique de la tolérance et de l'amour de l'autre, et plus encore quand il est tout autre, serait la règle et non l'exception ; et même si l’Islam n'est pas la seule religion concernée (le Judaïsme l'est tout autant, on oublie trop souvent de le dire, même si plus discret mais pas moins influent et dévastateur), n'empêche !

     

    6 - Laissez-nous le temps de nous adapter car c'est bel et bien un nouveau paysage qui se dessine là nous nos yeux ! Et à ce sujet, la tolérance pourrait aussi trouver sa place chez ceux qui semblent un peu trop prompts à dénoncer une islamophobie privée d’islamophobes ; et quand on sait que les femmes qui arborent une telle tenue sont de plus en plus nombreuses… on n’est décidément pas au bout de nos peines !

      

         

                                                ***                                             

     

                  Rappelons à toutes fins utiles que l'islamophobie, et pour peu qu'il en soit réellement question, ne fait pas de la France un pays raciste et islamophobe, tout en précisant ceci : sermonner et condamner les gens avec des "C'est pas bien d'être islamophobe" n'a jamais dissuadé qui que ce soit de le demeurer ou de le devenir. Aussi, la lutte contre l'islamophobie ne peut être qu'un point de départ et sûrement pas un point d'arrivée. Dans le cas contraire, ce sera un échec un peu à la manière d'un SOS racisme enfermé dans sa Tour d'Ivoire moralisatrice ; un job à plein temps avec ses officiels, ses titulaires et ses suppléants, retraite assurée ; un SOS racisme qui n' a jamais fait avancer aucune cause, en cache misère intellectuel et politique autour de questions que l'on ne posera pas ; sans oublier les cas où l'intelligence fait cruellement défaut, et les cyniques qui n'ont aucun intérêt particulier à ce que les bonnes questions soient posées faute de volonté ou de possibilité d'y répondre efficacement car, si tout est dans l'exécution, quand on ne peut plus agir, notamment sur le plan social, une fois que l'on a déserté le terrain économique sans lequel aucune action digne de ce nom n'est possible, et que l'on est tout nus...

    Vers qui, vers quoi peut-on alors se tourner ?

    Après l'épuisement, vient le pourrissement ; il ne faudrait pas que la lutte contre l'islamophobie devienne une chasse à l'homme car à ce jeu là, le gibier sera toujours bien plus nombreux que les chasseurs : et la solidarité entre volaille, ça existe aussi !

    La gestion des tensions ne se fera pas sans un dialogue entre tous, et la stigmatisation ne rendra aucun service et sera contreproductive. D'autant plus qu'il semblerait que l'ignorance des uns, ou leurs préjugés, soit l'exacte réplique de l'ignorance des autres ; d'où l'absence de compréhension et la tentation d’un repli vers une posture victimaire de tous les acteurs en présence: préjugés et rejet à tendance islamophobe contre ignorance historique (feinte ou authentique) de la part de ceux qui résident dans le pays d'accueil ou pays d'adoption par filiation.

    Aussi, que la bien-pensance soit exclue de ce débat au plus vite ! Ce qui, en revanche, n’empêchera nullement la bienséance d’y trouver toute sa place dans une conduite des débats qui tienne compte de tous les ressentis car personne ne doit être rejeté ! Et si toutes les expériences et les opinions ne se valent pas, toutefois, on ne fera pas l’économie de les entendre toutes et de les comprendre, et qui sait... de voir sous un tout autre jour la question de l'islamophobie : "mot-valise" pour les VRP d’une conscience humaniste dans le meilleur des cas ;  verdict aussi violent que définitif qui n'ouvre aucune porte et qui semble les fermer toutes, dans le pire.

    Une société a aussi et surtout besoin de savoir et de comprendre ; pas simplement de juger.

    Or, il semblerait que les médias principalement dits « de gauche » (à leurs heures perdues ?) s'orientent vers une stigmatisation et un débat à sens unique : on peut donc compter sur le fait que seules les "victimes" auront droit à la parole, entourées d'observateurs et d'experts (sociologues de la bien-pensance ?) compatissants et sermonneurs.

    Aussi, il serait temps que ces mêmes médias réalisent que la lutte contre l'islamophobie mérite une autre approche que celle qui, hier, a consisté à organiser, par exemple, la promotion et l'animation de l'anti-sarkozysme, car il s’agit d’un tout autre enjeu.

     

     

    *** 

     

                La douleur passe, la beauté reste…

     

             Que la beauté du voile et de l’idée que s’en font celles qui le portent dans la joie et l’allégresse viennent donc un jour nous subjuguer et que notre douleur s'apaise ! Douleur qui sera alors jugée aussi inopportune que déplacée. 

     

     

     

    1 - « Tire la chevillette, la bobinette cherra » est la formule emblématique du conte de Charles Perrault Le Petit Chaperon rouge, paru dans Les Contes de ma mère l'Oye en 1697.

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  • L'homme aux trois cents films et aux dix mille mots

     

    Après Prévert et le cinéma... 

     

             Quelles places pour les Michel Audiard d'aujourd'hui à l'heure où le silence qui règne en maître sur tout ce qui devrait être dit, et dans certains cas, hurlé et qui est tu, impose sa loi partout et sur quiconque craint la relégation ?

     


    L'Europe du Capital et des trusts - Simenon, Audiard en 1961

     

                    Audiard était capable de mettre des mots dans la bouche d'un Président du Conseil et dans celle d'un clochard, d'un ouvrier et d'un banquier.

     

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             Grande est la tentation de se poser la question suivante : comment se fait-il qu'il n'y ait plus d'auteurs  (Pagnol, Prévert, Guitry, Jeanson, Audiard, Dabadie) aujourd'hui dans le cinéma populaire ?

    Et la réponse ne tardera pas à venir...

    Il n'y a plus d'auteurs au théâtre et au cinéma tout simplement parce que plus rien ne peut être dit... la chape de plomb de la bien-pensance et du politiquement correct recouvrant tout. Et gare à ceux qui contreviennent à leur diktat !

    On notera aussi le fait suivant : la situation n'a pas cessé de se dégrader depuis l'arrivée du PS au pouvoir (à ne pas confondre avec la gauche), et plus particulièrement depuis le virage de 83.

     

             Pour prolonger cliquez Cinéma, cinéma ! De salle en salle

     

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  • A propos du Sida : virus, dépistage et traitement...

     
     

    Science et business

     

    Etienne De Harven et Jean Claude Roussez


     

     

    Sida : Le plus gros mensonge médical du siècle dernier ?

     


    "Sida le doute" : documentaire de Djamel Tahi (1)- 1996

     


    1 - documentaire diffusé sur ARTE la même année - Précision destinée aux blaireaux tentés de penser que Djamel Tahi est un complotiste paranoïaque. Et à ce sujet, merci de vous reporter à mon billet "Les nouveaux ploucs !"

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  • Penser le sionisme aujourd'hui avec Gilad Atzmon

     

    Qui fait quoi, à qui, où, comment et pourquoi

     

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    Après Rousseau, Morin, Soral, Steiner, Dieudonné, Chevènement, Kémi Séba, Chouard, Chomsky, Bartleby, Clouscard, Paul Ariès, Michéa, Pierre Carles, Emma Bovary, Piero San Giorgio...

     

            

     (Pas facile de trouver une vidéo d'Atzmon sous-titré en français ! Néanmoins...)

     

    Musicien et militant né en Israël, artisan affirmé de l'antisionisme et de l'« antijudaïsme »... 

     

             Gilad Atzmon est sans aucun doute aujourd'hui celui qui a le mieux compris, analysé non pas ce qu'on appelle abusivement  - et volontairement... aux fins de discréditer toute parole anti-sioniste -, "le problème juif" mais bien "le problème sioniste" dans ses aspects tant religieux que politique (retour à la terre promise ; expansionnisme colonisateur et criminel au détriment des droits les plus élémentaires des autochtones).

     

              Sujet à de nombreuses controverses, dans son ouvrage La Parabole d’Esther, Gilad Atzmon considère que le sionisme depuis 1967 est une trahison des idéaux du fondateur du mouvement au congrès de Bâle en 1897, Theodor Herzl :« Manifestement, nous n’avons pas affaire seulement à Israël et aux Israéliens. En réalité, nous sommes en conflit avec une philosophie pragmatique extrêmement déterminée qui génère et promeut des conflits internationaux sans nombre et qui a pris l’Occident en otage et l’a détourné de ses inclinations humanistes et de ses aspirations athéniennes »

     

               Gilad Atzmon a trouvé refuge à Londres.

         

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            Pour prolonger cliquez :

    Son blog (en anglais) : www.gilad.co.uk

    Son site (en anglais) : www.deliberation.info



     

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