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  • Robert Faurisson : la parole interdite...

     

                       ... parole qui ne l'a pas toujours été !

     

                       Le journal Le Monde saura très bien accueillir dans ses colonnes Robert Faurisson de 1974 à 1979 ... (c’est ICI) avant l'extinction des feux :

    "... A la fin de l’année 1978 éclatait en France l’affaire Faurisson, une affaire qui, on peut le dire, couvait depuis 1974 avec la première mise en cause du professeur dans la presse française pour ses opinions révisionnistes. Le 29 décembre 1978, le feu était mis aux poudres par la publication dans Le Monde d’un texte de Robert Faurisson intitulé : « Le ‘problème des chambres à gaz’ ou la rumeur d’Auschwitz ». Le même jour, cette publication s’accompagnait d’articles antirévisionnistes dont l’ensemble formait comme un véritable tir de barrage. La loi française prévoyant un « droit de réponse », le professeur eut la possibilité de répliquer par une lettre, qui fut publiée le 16 janvier 1979..." - Trois lettres au « Monde » (1978-1979)

     
                                 

    Qui a peur de Robert Faurisson ?

     

     

    ***

     

                
    QU'IL SOIT ICI PERMIS DE RAPPELER QUE SEULE LA LIBERTE PROTEGE LA VERITE.... JAMAIS LA LOI.

     

     

               Ceux qui se sont félicités du vote de la loi Gayssot-Fabius de 1990 destinée, faut-il le rappeler ? -,  à contrer un jugement favorable au révisionniste Robert Faurisson en 1983 ( " la valeur des conclusions défendues par M. Faurisson relève donc de la seule appréciation des experts, des historiens et du public" la suite ICI) - (1), n'ont sans doute pas compris que cette attaque frontale contre l'Histoire et la liberté n'était que le prélude d'une attaque contre tous ceux qui, bon an mal an, seraient appelés à remettre en cause un nouvel ordre mondial contrôlé par les multinationales et la pègre face à des Etats et leurs gouvernements qui sont au pouvoir ce que la liberté est à la contrainte et la confession à la torture...

     

    Et ce... à l'heure où des politiques économiques plongent, des classes populaires aux classes moyennes, toutes les sociétés occidentales dans une remise en cause intraitable des protections, et autres acquis sociaux, et des chances de progrès pour le plus grand nombre...

     

               Concomitances historiques troublantes et létales au cocktail détonnant sans  précédent ! Pour sûr !

     

     

               Il faut n'avoir jamais eu rien à dire ou bien, pas grand-chose à craindre de ceux qui décident de qui parle, de quoi, où et à qui, pour oublié ce B. A. BA de la liberté d'expression : la liberté de parole, de recherche, d'études, de publication et de diffusion d'un Faurisson nous protégeait tous de la censure qui aurait pu alors nous frapper dans notre dénonciation de ce nouvel ordre mondial sans honneur ni justice... selon le principe suivant : la liberté d'expression est le plus grand cadeau que l'on doit même à son pire ennemi si l'on veut pouvoir soi-même jouir de cette liberté sans restriction.

     

    Or, le bannissement de cette parole et de cette dénonciation n'a jamais cessé depuis de fragiliser la résistance à un marché mondialisé triomphant qui aura tout emporté d'ici peu : Etats, démocratie, nations, peuples, liberté, indépendance ; des milliards d'êtres humains livrés à la logique d'un monde économique, un monde sans morale et sans esprit autre que mercantile et qui, à terme, n'habiteront plus aucun monde.

     

    Comme de juste : plus aucun écho de  cette résistance dans les médias de masse. Seul Internet y pourvoit non sans contrôle et sanction à l'endroit des plus téméraires.

     

    D'aucuns résistent encore, il est vrai, Taddéi, même mollement mais... c'est déjà de trop car, autour de lui, on fait pression, on lui reproche le choix de ses invités, on le pousse à se soumettre... ou bien à disparaître.

     

    Avec ce bannissement, ce sont de dizaines de millions d'oreilles dont nous sommes privés, Internet regroupant guère plus d'un million d'internautes "militants" occupés à contrer la propagande d'une organisation de l'existence liberticide.

     

    Aussi, que ceux qui ont la faiblesse, l'outrecuidance ou la bêtise de penser qu'ils n'ont en aucun cas besoin d'une telle liberté d'expression acceptent néanmoins, soit par bonté d'âme soit par lucidité - l'intelligence leur recommandant de faire preuve de circonspection -, de se solidariser avec ceux sans lesquels notre postérité pourrait fort bien ressembler à un désert-miroir d'une époque qui n'aura rien permis de penser et tout interdit de comprendre.

     

    Car, l'ignorance des Peuples est tout aussi dommageable pour le progrès humain que son indifférence face à la tyrannie même si toutes deux rendent bien des services à ceux qui souhaitent les asservir sans rencontrer de résistance.

     

     

     

    1 - Loi  "Gayssot-Fabius"... Loi anticonstitutionnelle ( Badinter ICI) d'un Jean-Claude Gayssot bonne pâte qui avait sans doute en tant que communiste des gages de repentance et de bonne conduite à donner à qui souhaitait le lui rappeler - rapport au stalinisme et à ses millions de morts -, ce pauvre bougre qui n'avait qu'un certificat d'études à opposer à l'énarque Fabius n'aura été que le prête-nom de cette loi.

     

    En effet, en 1987, Laurent Fabius prenait l’initiative de proposer au Parlement une « loi contre les négateurs ». Il est le père fondateur de la nouvelle loi. Il n’y a pas à proprement parler de «loi Gayssot» mais une loi « Fabius alias Gayssot ». Le 2 avril 1988, L. Fabius faisait déposer par Georges Sarre une proposition de loi socialiste contre les révisionnistes. C’est cette proposition qui, avec quelques changements, a été glissée dans la loi contre le racisme prévue par le Parti communiste et J.-C. Gayssot. - une analyse de cette loi ICI

     

    Quant à Faurisson, cette parole interdite...  ne l'a pas toujours été ! En son temps, le journal Le Monde saura très bien accueillir dans ses colonnes Robert Faurisson de 1974 à 1979 ... (c’est ICI) avant l'extinction des feux : "... A la fin de l’année 1978 éclatait en France l’affaire Faurisson, une affaire qui, on peut le dire, couvait depuis 1974 avec la première mise en cause du professeur dans la presse française pour ses opinions révisionnistes. Le 29 décembre 1978, le feu était mis aux poudres par la publication dans Le Monde d’un texte de Robert Faurisson intitulé : « Le ‘problème des chambres à gaz’ ou la rumeur d’Auschwitz ». Le même jour, cette publication s’accompagnait d’articles antirévisionnistes dont l’ensemble formait comme un véritable tir de barrage. La loi française prévoyant un « droit de réponse », le professeur eut la possibilité de répliquer par une lettre, qui fut publiée le 16 janvier 1979..." - Trois lettres au « Monde » (1978-1979).

     

    A propos du jugement de 1983 favorable à Faurisson, jugement qui renvoie tout le monde à leurs chères études et recherches… dans son esprit, ce jugement dit ceci : seule la liberté (de recherche) permet de protéger la vérité, jamais la loi ! 

     

    Certes ! On peut craindre Faurisson comme on craint son ombre ou un fantôme, néanmoins, jamais Faurisson ne nous prendra notre liberté ! Jamais Faurisson ne nous fera la guerre sous une tonne de bombes ! Jamais Faurisson ne nous reprendra ce qu'on avait arraché à une organisation de l'existence qui n'avait pourtant qu'un seul mot d'ordre : malheur aux vaincus ! En revanche, ceux qui ont bâillonné Faurisson sont bien ceux qui depuis... n'ont pas cessé de réduire à néant toutes nos tentatives d'exposer au grand jour et au plus grand nombre l'arnaque incommensurable d'un nouvel ordre mondial en tous points semblables à tout ce qu'on avait longtemps redouté pour nous-mêmes et nos enfants.

                                                                              

    _________________

     

     

                           Clap 36 (association de documentaristes indépendants) revient sur la mère de toutes les censures actuelles - la loi Gayssot - véritable instrument de régulation du droit d’expression et de la liberté de penser avec « Main basse sur la mémoire, les pièges de la loi Gayssot » de Béatrice Pignède.

     

             Synopsis : vingt ans après l’adoption de la loi Gayssot, de nombreux historiens, philosophes, hommes politiques de tous bords, dénoncent les dérives qu’elle a engendrées. La « mère de toutes les lois mémorielles », votée en 1990, pénalise la contestation de l’existence des crimes contre l’humanité, tels que définis par le Tribunal de Nuremberg. Présentée à l’époque comme un rempart contre l’antisémitisme, son bilan est pourtant aujourd’hui désastreux : atteintes aux libertés, concurrence génocidaire, surenchère victimaire, renouveaux identitaires et racistes, gigantesques détournements financiers. Au plan international, le verrou idéologique institutionnalisé par la loi Gayssot participe également à justifier les guerres coloniales de ces dernières années.  

             Journaliste et réalisatrice depuis 20 ans de films documentaires au cinéma et à la télévision française, notamment pour France3 et ARTE, dont un long métrage sur le philosophe Paul Ricoeur et un "grand format" sur la propagande au Kosovo (prix Europa 2000) ; Béatrice Pignède est journaliste d'investigation ; intervenante spécialisée cinéma et éducation à l'image dans les écoles, collèges, lycées et associations de quartiers; membre de la télé libre Zalea TV; fondatrice de Clap 36, association de promotion du cinéma documentaire indépendant.

     

    Les films de Clap36

              

     

     

    Lien permanent Catégories : Histoire et révisionnisme, Israël : judaïsme, sionisme et colonisation, Politique et actualité 0 commentaire
  • Infamie contre infamie : réponse à Emmanuel Tugny

     

               Suite à la publication en première page de Médiapart de... En route pour l'infâme d'Emmanuel Tugny... qui, pour faire court, amalgame Mélenchon à le Pen.

     

    ____________________

     

              Médiapart fidèle à lui-même : un pas en avant, deux pas en arrière à propos de Mélenchon comme pour tout le reste... d'où la visibilité donnée à ce texte de Tugny placé en première page du journal....

    Un texte qui fleure bon tout simplement une existence suspendue à des subventions publiques sur le dos de ceux, qui assument ce qu'on appelle "le principe de réalité » ; ceux que l'on trouve dès 5heures du matin dans les RER.

    Sans eux, sans leur sueur et pour certains d’entre eux, sans leur sang,  et parfois aussi, sans leurs impôts, Tugny serait clochard.

    Ces quelques lignes dont un salarié de ce journal a tenu à saluer au passage la prouesse, un dénommé Perraud, le néocons de Médiapart (Veille Europe et Belle Amérique !)…. qui s’y est tout de suite reconnu dans ce mépris alambiqué parce que… inavouable, de ceux qui n’ont très certainement eu qu’un seul mot à dire  - « oui ! » en l’occurrence -, pour tout devoir aux autres et si peu à eux-mêmes…alors que d'autres doivent hurler "non !" pour espérer encore vivre debout...

    Ces quelques lignes donc (illisibles soit dit en passant ! (1)) ont pour auteur un individu sûr de lui, d'une arrogance peu commune, qui sait qu'il peut en toute impunité cracher dans la soupe et tordre le bras de ceux qui le nourrissent... certes, de loin car... jamais ces pauvres bougres ne « rentreront » dans leur argent, bien évidemment, comme jamais ils ne mettront un pied dans ces lieux de l’indigence artistique, morale et conceptuelle à grand renfort de discours tous plus fumeux les uns que les autres.  

    Il n’y a qu’une question qui vaille : comme pour les crimes, à qui donc profite ce texte dont les amalgames trahissent une méconnaissance totale des catégories politiques contemporaines ?

    Faut dire que ce texte a d'qui t'nir : quand il est question de ce que l'on peut encore tout juste appeler... Art, on retrouve la même confusion et la même complaisance.

     

                Mais alors... que Monsieur Tugny ose nous parler de résistance, juste comme ça, un peu pour voir car, cela n'aura échappé à personne : édition, journalisme, élus politiques de l'UMP au PS, Industries du divertissement, médias et leurs ventriloques... redevables et tributaires... tous semblent dans l'obligation de condamner Mélenchon.

                       - Et si c'est pas encore fait, eh bien, on vient les chercher car cette cabale ne souffre aucun retard. N'est-ce pas Monsieur Tugny !

     

    Mais.... qu'est-ce à dire ?

     

    ***

     

                 Bien que public... message plus personnel, voire intime, à Emmanuel Tugny

     

    Il ne faut jamais cracher contre le vent.

    Quant à ceux pour lesquels (au service desquels) tu t'es cru obligé d'amalgamer Mélenchon à le Pen, sache que ceux-là n'ont fait que te salir aujourd'hui.

    Il faut savoir dire non Emmanuel. Sur Médiapart, les volontaires à la crucifixion de Mélenchon ne manquaient pas. Si tu ne souhaitais pas te mouiller en défendant Mélenchon, ou du moins, on dénonçant la calomnie dont il est la victime, tu pouvais garder le silence car je sais qu'il n'est pas permis à tout le monde de dénoncer publiquement les salauds...

    Ici, sur médiapart, ils sont des centaines à se taire même et surtout lorsqu’ils n’en pensent pas moins.

    "Pour ou contre le procès pour antisémitisme contre Mélenchon ?" Ils regardent ailleurs et attendent la fin de l’orage : ils font les morts. Perraud, lui, n’a pas pu résister longtemps, il est sorti du bois. Et même si les petits bourgeois n'aiment rien tant que les crapules et les larbins et autres capos à l'imparfait du subjonctif irréprochable qui s'habillent chez Armani ou chez Dior, d’autres ont tenu bon (2). Et c'est tant mieux pour la vérité et pour Mélenchon. Ils se sont épargné le ridicule et le déshonneur qui accompagnent immanquablement ceux qui viennent finir les restes des gamelles des salauds.

    Il est encore temps pour toi Emmanuel de leur dire à tous que jamais plus tu n'en reprendras une louche.

    Tu aurais dû imiter ceux qui se sont abstenus car, en refusant de le faire… tu as rejoint la meute, la seule qui vaille, la seule qui ait les moyens de sa haine contre le pauvre qui réfléchit, et plus encore lorsqu’il n’est pas seul à le faire....

    La meute, oui ! la vraie… celle des loups qui ne supportent pas que dans la bergerie, une brebis face des manières avant de se faire égorgée.

     

                 Fais ton examen de conscience Emmanuel. Revois ta copie et sauve ton honneur. Il paraît que t'es rock ! Aussi, pense aux Rolling Stones et dis-toi bien que Mick Jagger n'aurait jamais soutenu une telle campagne de calomnie contre Mélenchon. Si, si ! Quant à Led Zeppelin... alors là, Led Zeppelin... ils auraient tout cassé !

                 A propos de ceux qui te soutiennent ici chez Médiapart, sache qu’il y a des compliments qui sont tout aussi empoisonnés que la caresse d'un prêtre pédophile sur la joue d'un enfant... même et surtout... de coeur.

     

     

    1Pauvre enseignement ! Que lui est-il arrivé ? Emmanuel Tugny est Agrégé de lettres et Docteur ès lettres - Non, on ne ricane pas !

    2 - Et pourtant, c'est pas l'envie qui leur manquait ! On ne donnera pas de noms ; abonnés poissons pilotes de la rédaction de Médiapart, tout le monde les reconnaîtra.

     

     

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  • Pourquoi faut-il que Mélenchon soit antisémite...


    JL Mélenchon récuse les accusations d'antisémitisme... par LCP

               

             Encore un sans faute de Mélenchon... dont on attendra longtemps encore la réfutation de ses analyses et de ses propositions.

     

    *** 

                

               Dans ces moments difficiles pour tous les gens honnêtes, soutenons Mélenchon sans réserve aucune ! A l'heure où l'on ne compte plus les tartuffes de gauche qui n'ont pas de mots assez durs contre Mélenchon dont on attendra longtemps encore la contradiction des analyses par cette même gauche majoritairement PS (1) qui ne recule devant rien pour faire taire tous ceux qui s'opposent à la liquidation de nos acquis sociaux (2) jusqu'à user d'un fascisme langagier de type "Soyez raisonnables et réalistes !" (3) qui a pour sanctions à l'endroit de ses détracteurs, deux vocables imparables  : populisme (4) et antisémitisme....

     

    Qu'il soit ici permis de préciser ce qui suit : oui ! Moscovici est bien celui qui aura contribué à la liquidation de nos acquis sociaux. Oui ! Moscovici se plie aux diktats d'une mondialisation sans honneur et sans justice.

     

                  Mais alors... après Stéphane Hessel, pourquoi faut-il que Mélenchon soit antisémite (5) ?

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    Pour cacher ça ? Cul et chemise, vieille culotte et connivence ?

     

             D'aucuns ont déjà tenté de faire un lien avec une autre affaire : celle de Dieudonné qui remonte à 2003. Force est de constater que ce qui est en train de devenir "l'affaire Mélenchon" semble bien plus riche en enseignements car dans le cas de Mélenchon, pour être allé chercher cette part juive de Moscovici, pour la hisser jusqu'à nous, il aura fallu faire preuve d'une réelle intention de nuire puisqu'à aucun moment Mélenchon n'a laissé entendre qu'il en avait après Moscovici parce qu'il était juif ; de plus, Mélenchon l'ignorait tout comme nous tous. Alors que dans le sketch de Dieudonné, cette part juive était inséparable du personnage mis en scène : un religieux extrémiste, colon des territoires occupés.

     

              Avec l'affaire Mélenchon, les stratèges de la diabolisation des opposants à un ordre mondial scélérat ont fait preuve d'une nouvelle détermination qui pourrait bien faire qu'à tout moment, n'importe qui peut être traîné dans la boue d'une calomnie qui ne connaîtra ni retenue ni limite. Nous sommes  donc tous libres mais prévenus car, cela n'aura échappé à personne : médias, éditions, journalistes, élus politiques de l'UMP au PS.... redevables et tributaires... tous semblent dans l'obligation de condamner Mélenchon.

    Mais alors... que tous ces détracteurs viennent nous parler de résistance, juste comme ça, un peu pour voir !

     

    ***

     

          Nul doute !  Mélenchon touche au but : il fait peur à un François Hollande chargé de liquider notre héritage social et culturel des cinquante dernières années.

     

    Qui peut se vanter d'avoir atteint un tel but ?

     

                 Aussi.. que celui qui, au cours de sa vie politique, n'aura jamais été traîné dans la boue de l'antisémitisme - entre autres boues -, fasse au plus vite amende honorable car il aura alors oeuvré pour rien.

     

    _____________________

     

    1 - Dorénavant, quiconque en France s'oppose à la finance internationale et à ses diktats se verra qualifié de "franchouillard" voire même de " nationaliste proche du FN"

     

    2 - Ainsi qu'à la liquidation de nos acquis démocratiques (l'une n'ira pas sans l'autre)... et plus particulièrement dans le cadre d'une action politique d'opposition radicale car, avec cette "affaire Mélenchon" c'est bien à la démocratie que l'on s'en prend avec les armes de l'amalgame et de la calomnie ; une démocratie en danger de mort...

     

    3 - Fascisme langagier car "Soyez raisonnables et réalistes"... cette injonction-recommandation a pour sanction à l'endroit de ses détracteurs (ceux qui ne veulent pas baisser leur froc devant la liquidation de la démocratie et des acquis sociaux... puisque c'est là le sens de ce "soyez raisonnables et...."), deux vocables du bannissement : populisme et puis... mais ça on ne nous l'avait pas encore servi en relation avec le fait de ne pas vouloir céder et contre le refus de baisser son froc : antisémitisme - une grande première !

     

    4 -Le populiste, c'est toujours l'autre : l'adversaire ! Sa dénonciation n'explique rien mais révèle tout : un parti pris de classe dans le style : "Si c'était différent, ce serait pire encore ! "... tendance bourgeois pétés de tunes et morts de trouille - journalistes-chroniqueurs des grands médias inclus, eux et leurs ventriloques.

     

    Même à sciences-Po les profs savent que ce vocable n'a qu'un sens et qu'une fonction : discréditer auprès d'un électorat bien ordonné et propre sur lui, un adversaire politique.C'est un attrape-nigauts pour les gogos de l'anti-populisme qui se retrouvent tous immanquablement à voter pour une politique de la soumission au plus fort sur le dos des plus faibles.

     

    5 - A cette adresse vous trouverez l'enregistrement de l'entretien de Mélenchon à propos de Moscovici : http://www.politis.fr/Ce-qu-a-VRAIMENT-dit-Melenchon,21436.html

     

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  • Penser la ré-information aujourd'hui avec Clap 36

     

                 Qui fait quoi, à qui, pour-quoi, où, comment et pour le compte de qui

     

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                Clap 36 est une association qui a pour but de promouvoir le cinéma documentaire sous toutes ses formes et de toutes origines.

    S’inscrivant dans le cadre de la lutte contre toute forme de racisme et de discrimination, matérielle, morale et intellectuelle  - en accord avec la Convention Européenne de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés  Fondamentales  -, Clap 36 souhaite faire du cinéma un espace de débat qui encourage à une participation intellectuelle de ceux que nous souhaitons voir quitter leur rôle de spectateur et de consommateur d'images et de récits.
    Pour cela, , Clap 36 privilégie l'organisation de projections suivies de débats ouverts avec le public.

                 Laissons la parole aux responsables de cette association : « Clap 36 réalise et produit depuis 2001 des films de résistance sur les thèmes de l'impérialisme, de la propagande et des manipulations médiatiques... Ces sujets (et le traitement que nous en avons) étant souvent peu compatibles avec les choix mercantiles et idéologiques des organismes officiels d'aide à la production cinématographique, nous avons appris à travailler sans subvention. Cette indépendance a un prix. D'autre part, nous considérons nos productions non comme des messages à sens unique - la bonne parole déversée à destination de consommateurs d'images - mais comme une matière à débats, échanges et interactions avec son public. »

                                                               

    Les films de Clap36

              

     

               En cadeau…  une Enquête sur Al-Qaida" (« base de données » – en arabe)réalisée par le journaliste d''investigation italien Franco Fracassi et co-produite par REOPEN 9.11  qui se concentre sur la "nébuleuse Al-Qaida"... cette gigantesque organisation-écran... de fumée... du génie stratégique américain de protection des outils et des intérêts de sa domination (ndlr).

     

    Lien permanent Catégories : Histoire et révisionnisme, Medias, désinformation et ré-information 0 commentaire
  • Médiapart a 5 ans : questionnaire et réponses...

     

     

                  Pour fêter cet anniversaire, Mediapart a remis un questionnaire aux abonnés de la première heure... 

     

                  Voici quelques réponses. 

                                                             _________________

     

     

    Si vous étiez un autre abonné  et une autre abonnée ?

     

    jpylg2.jpgJean_Paul_Yves_le_Goff

     

    J’aime son entêtement et son acharnement : rien ne le détournera de son « Histoire du Christianisme ». Je crois que l’on construit sa vie et qu’on la change, en travaillant chaque jour à son destin. Malheur à celui qui n’est destiné  - ou qui ne s’est destiné -, à rien ! Et je crois que sur Médiapart, ils sont un sacré paquet ; on les reconnaîtra au conformisme de ce qu’ils croient être leur « dissidence ».

    JPYLG a encore beaucoup de travail à accomplir s'il veut se faire détester de ceux dont il est important de se faire haïr. Le Christianisme n'y suffira pas. Pour le moment, on rangera JPYLG dans la case des "rabat-joie"... ce qui peut le rendre sympathique à la longue.

    Aussi, qu’il fasse attention !

    J'aurais aimé un JPYLG plus incisif, en contact avec le réel et son actualité, ici sur Médiapart et ailleurs. Avec une prise de risque de chaque instant. Il n'y a que dans cette prise de risque que l'on y trouve son compte face à ce que JPYLG appelle les esprits formatés et que je nommerais : les esprits formatés "bienpensance"...  les esprits les plus conformistes et les plus bornés qui soient.

     JPYLG aura été le premier à identifier tous ces esprits finalement craintifs ; la peur de l'isolement et de la stigmatisation. Alors que cet isolement tout relatif et cette stigmatisation contreproductive doivent être accueillis comme une bénédiction car ils apportent avec eux, à leur insu...  respect et notoriété.

     

     

    Le journal de Personne... une telle énergie, une telle détermination... Chez elle, qui est belle, tout est talent et intelligence !

     

    Si vous étiez un article ?

     

    Tous mes billets. Et c’est fait.

     

    Si vous étiez un billet ? 

     

    Le Serpent de Lucas Martin. Billet dans lequel l'auteur de ce billet se réjouit de la disparition d'un Stéphane Hessel antisémite chez lequel il n'y aurait rien à sauver.

    C'est une bonne chose que l'auteur de ce "Serpent" n'ait pas été censuré...

    Médiapart semble enfin comprendre ce qu'est la liberté d'expression contrairement à ses abonnés et une partie du personnel de la rédaction qui n'ont toujours pas compris ce à quoi on s'engage quand on prétend défendre cette liberté :  laisser dire et écrire ce qu'on n’aurait jamais souhaité écrire ou lire - même dans ses pires cauchemars...

    Et puis, le "coming out" de cet auteur spécialiste des ophidiens vaut bien le silence assourdissant autour du décès de Chavez de ceux qui, abonnés et salariés de Médiapart confondus, n'ont habituellement pas assez de mots pour déplorer tout ce qui mérite de l'être...

    C'est sûr, leur silence à tous n'a pas cessé depuis une semaine... de nous hurler : "Chavez est mort, bon débarras !"

     

    Si vous étiez un troll ?

     

    N’importe quel abonné de Médiapart pour peu que je décide de le considérer comme tel.

    Le troll, c’est l’autre… toujours !

     

    Si vous étiez un commentaire ?

     

    Mon (mes) propre commentaire… celui-ci en particulier…

    « Penser demande un vrai effort car, penser va à l'encontre de notre nature. Penser c'est pénible, épuisant. C'est une violence faite à soi-même et aux autres. On évite, on résiste autant qu'on peut, des quatre fers, tellement ça ne nous ressemble pas, et c'est sans doute la raison pour laquelle, penser c'est penser à rebrousse poil, toujours ! Et personne ne vous remerciera pour l'avoir fait car alors, vous serez leur mauvaise conscience à tous car penser c'est penser contre tous ceux qui ont renoncé à cet effort à leur insu, contre tous ceux qui ont jeté l'éponge...et ça en fait du monde ! Un sacré paquet : tous ceux qui pensent avoir de bonnes raisons d’ignorer qu’ils ont renoncé à penser ! »

     

    Si vous vouliez faire un reportage, où iriez-vous ?

    Chez Médiapart incognito pour voir comment l’info ne se fait pas au moment où les consignes sont données - comité de rédaction : ça doit être un grand moment côté journal et côté CLUB. J'en connais qui ne doivent pas dormir la nuit.

     

    Si vous vouliez réaliser une interview, qui iriez-vous rencontrer ?

    Tous ceux que j’ai voulu rencontrer je les ai rencontrés… ou bien ils sont morts et suis arrivé trop tard.

    Aujourd’hui tout  le monde avance masqué : trop de risques, trop d'enjeux aussi bien du côté de celui qui pose les questions et que du côté de celui qui est censé y répondre avec franchise. Une interview de qui que ce soit sur quoi que ce soit n’a plus aucune espèce d’intérêt. On le découvre tous les jours sur Médiapart qui ne fait plus que du publi-reportage (on interviewe les copains ou bien ceux qu'on ne peut pas ne pas interviewer tout simplement parce que tout le monde les interviewe - les auteurs de livres notamment !) et ailleurs (j'en connais même sur le web qui ont leur carte de journaliste et qui ont arrêté les interviews pour cette raison).

    Plus personne ne sait poser des questions.... et pour cause... des questions auxquelles plus personne ne souhaiterait répondre.

    Les autres, ceux qui sont sans masque… n’ont pas besoin d’être interviewés… depuis Internet… ils prennent en charge leur propre communication.

     

    Si vous changiez quelque chose à Mediapart ? 

    Tout.

    Selon le principe suivant : un journal au service de toutes les intelligences non pas un journal au service d’un journalisme d’opinion… mais bien plutôt un outil de diffusion qui, à partir d’une actualité donnée, un fait de société, une préoccupation d’ordre politique ou économique, une question qui toucherait à l’éthique, se proposerait alors de nous présenter toutes les analyses disponibles émanant d'acteurs avisés et informés, y  compris celle du journal en question pour peu que sa rédaction l'ait jugé approprié.

    Pour le dire autrement… il serait question d’une presse qui nous présentera tout ce qui se pense sur un sujet en particulier et pas simplement ce que la rédaction du journal souhaite donner à penser à ses lecteurs.

    Car à bien y réfléchir, les journaux d’opinions, indépendants financièrement ou pas, sont libres de tout sauf de l’opinion de ceux qui les dirigent, lesquels sont à l’origine de tous les choix éditoriaux qui sont faits. Or, des choix éditoriaux n’ont jamais fait avancer l’information quelle qu’elle soit sur quelque sujet que ce soit car, si un journal d’opinion peut être libre, il ne l’est sûrement pas de sa propre propagande – choix par avance biaisé donc parce qu’en faveur d'une information aux couleurs du drapeau de la rédaction du journal.

    L’avenir n’est pas à « une information libre » qui n’est qu’un slogan et moins que ça encore si elle est « d’opinion » (1)… non, l’avenir est bien à toute l’information disponible sur un sujet donné ; une information qui, à un instant T,  reprendrait toutes les analyses produites. Et cet avenir-là, qu’on le veuille ou non, souhaitable ou pas, c'est Internet et son temps réel qui l’a déjà sculptée et rendue quasiment inévitable.

    Car... tout compte fait, et en comptant bien, il vaut mieux penser aussi avec l’intelligence des autres qu’avec la sienne seule car le plus souvent, c’est notre intelligence qui nous empêche de penser... si par penser, on entend se méfier comme de la peste de ce qu’on pense... qui va rarement plus loin que ce que l'on est, ce qui fait, au total, pas grand monde, reconnaissons-le ! 

    Mais alors… que vive non pas une information libre mais une information qui rassemble, fédère, réunit autour d’elle toutes les intelligences au service d’un même élan : donner à la représentation du réel toute sa place !

     

    ***

     

                Médiapart a fait à peine la moitié du chemin qui aurait dû être le sien en terme de journalisme : la contre-information ou l'information dissidente (appelez-la comme vous voulez !).... Médiapart ne s'y est jamais mis tout simplement parce que ses fondateurs n'en ont pas la culture ; quoi qu'ils puissent penser et dire, on ne sort pas indemnes d'une vie consacré à un journalisme de grands-médias même au journal Le Monde que personne ne lisait déjà plus, du moins ceux qui, plus tard, auraient pu être intéressés par une autre information.

    Internet a tout remis en cause. Même s'il a permis "Médiapart" : mise de fonds minimale. La fausse dissidence payante (Arrêt sur Images) est condamnée à l'heure où la vraie dissidence est gratuite partout ailleurs... une dissidence conduite par des experts dans leur domaine, des universitaires en rupture de ban, des documentaristes auto-produits, des acteurs  issus de la société civile en contact avec le réel, des artistes, nouveaux intellectuels bannis des médias de masse...

    Dure dure la concurrence !

    En dehors de Plenel qui porte Médiapart à bout de bras, aucune individualité n'a émergé de Médiapart en 5  ans. Sur la toile, on ne parle pas de Médiapart.

    Reste comme axe de développement : prendre des abonnés au Monde et au Nouvelobs et à Libé. Mais là, c'est à un tout autre journal auquel il faudra penser (mais on y vient... lentement mais sûrement !) avec un contenu multiplié par dix ; "journalisme" à une tout autre échelle.

     

               Pour prolonger cliquez :  http://blogs.mediapart.fr/blog/serge-uleski/080313/pour-un-journal-au-service-de-toutes-les-intelligences

     

    Mediapart, un réseau ?

     

    Non. Mais un très bon référencement sur Google, Club inclus. Ce qui arrange mes affaires et ma visibilité sur le Net.

     

    Vos habitudes sur Mediapart ?

     

    Seul ce qui est visible peut être lu. Je ne peux  donc lire que ce qui m’est donné à voir. Mais si le plus important est ailleurs.  J’ai pu mille fois m’en rendre compte, ailleurs dans le Club, caché, invisible et souvent… plein de talent ou d’expertise.

    D’où l’idée d’une Edition qui aurait pour sujet : Billets de blog ignorés par la Une du Club de Médiapart... création d'une Edition pour tous... Edition qui m’est refusée car Médiapart sait que l’important n’est pas ce qui nous est donné à lire mais ce qui nous est caché du Club

    Cela dit…pour moi Médiapart est un passage parmi d’autres…  avec Nouvelobs, RFI atelier des médias, Agoravox,  Egalité et Réconciliation et des dizaines d’autres webzines…

                                                 

    ____________________

     

             Un hommage au CLUB (Forum en accès libre de Médiapart) pour ses 5 ans

     

     

                           

    Michel Chion - Sanctus

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  • Stéphane Hessel et la calomnie

     

                

     

                  Ce Billet a pour objet la dénonciation du chantage exercé sur tous ceux qui ont le courage de s'opposer avec la plus grande fermeté  à la politique d'un Etat, Israël  qui, ici, en France, bénéficie d'un soutien jusqu'au plus haut niveau de la représentation politique, soutien d'associations communautaires et autres groupes d'activistes,  ainsi que de tous les médias privés inféodés à sa cause et d'autres encore... publics, contraints et forcés.

     

                   Stéphane Hessel fut, toute sa vie durant, l'un d'entre eux,

     

    _______________

     

                  Solidarité et compassion à l'égard d'un homme d'exception : Stéphane Hessel, ce vaillant patriote et soldat de l'honneur retrouvé d'une France qui ne renonce jamais !

     

                  Colère contre ceux qui ont tenté ce hold-up et ce viol de sa mémoire - sa vie, son action, son oeuvre -, en tentant de le traîner dans la boue de l'antisémitisme dès l'annonce de son décès.

                   Billet dédié à toutes les prochaines victimes de cette terreur exercée sur la conscience humaine et sur notre civilisation humaniste : le soupçon d'antisémitisme.

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                                Et parce que c'est dans ces moments-là qu'il faut répondre présent... 

     

                Ce billet s'élève contre le lynchage de Stéphane Hessel par des voyous de la conscience humaine.

     

    Jugez plutôt :

     

    Le jour de l'annonce du décès de Stéphane Hessel, Richard Prasquier, président du CRIF s'est empresser de publier le communiqué suivant : « S. H. fut avant tout un maître à ne pas penser , avec une volonté obsessionnelle de faire de Gaza l'épicentre de l'injustice dans ce monde, auteur d'un fascicule d'une indigente indignation et de qui le travail de déconstruction [...] sera effectué (entendre par-là : déconstruire l'image de grand homme attribuée, à tort selon lui, à S.H.).

     

    Le site JSSnews de l'extrême-droite juive titrait le 27 février : Hessel, il puait des bras, il pue le mort.

     

    Avec Prasquier, Pierre-André Taguieff sera le plus virulent. Déjà, en 2010, on pouvait lire sur son mur facebook la phrase suivante : «  …quand un serpent venimeux est doté de bonne conscience comme le dénommé Hessel, il est compréhensible qu'on ait envie de lui écraser la tête… »

     

    Très peu de temps après le décès de Stéphane Hessel, Taguieff déclarera ceci : « S. H. a bien été déporté politique- triangle rouge- à Buchenwald et à Dora, sa maîtrise de la langue allemande lui a permis [...] d'obtenir rapidement un emploi au sein de la hiérarchie au service des gardes-chiourmes du camp et il n'a partagé en aucune manière le sort des détenus juifs- triangle jaune- voués quant à eux à des tâches exténuantes jusqu'à leur extermination. Donc quand on le présente comme un rescapé de la Shoah c'est une imposture. »

     

    Le lendemain de la mort d'Hessel, Taguieff récidive sur son site Dreuz.info, dans un article intitulé S. H., le faux grand homme.

     

    Autre proche du CRIF (et même membre du comité directeur), Gilles-William Goldnadel, qui publie en 2012, Le vieil homme m'indigne, sous-titré « Les postures de l'imposture ». Dans ce pamphlet, pour déconstruire l'image de Stéphane Hessel, Goldnadel s'attaque à sa prétendue participation à la rédaction de la Déclaration des Droits de l'Homme.

     

                 Michel Warschawski de l'Union Juive de France pour la Paix ne leur trouvera à tous, et à Prasquier en particulier, aucune excuse un article : Honte à toi Richard Prasquier


                 Et sa conclusion sera la suivante : "Cette indignité, montrée par la LDJ et le CRIF ne pourra jamais effacer une belle vie de luttes et de combats, de résistance pour nous tous, l’humanité.  Cette indignité d’une poignée d’individus obsédés par leur patriotisme sioniste ne salira pas notre grande tristesse d’avoir perdu un guide, et notre chance de l’avoir vu partir à 95 ans comme il le souhaitait en nous laissant un héritage extraordinaire."

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  • Dure dure la pluralité des points de vue et des regards chez Médiapart

     

     

                     Penser demande un vrai effort car, penser va à l'encontre de notre nature. Penser c'est pénible, épuisant. C'est une violence faite à soi-même et aux autres. On évite, on résiste autant qu'on peut, des quatre fers, tellement ça ne nous ressemble pas, et c'est sans doute la raison pour laquelle, penser c'est penser à rebrousse poil, toujours ! Et personne ne vous remerciera pour l'avoir fait car alors, vous serez leur mauvaise conscience car penser c'est penser contre tous ceux qui ont renoncé à cet effort à leur insu, contre tous ceux qui ont jeté l'éponge...et ça en fait du monde ! Un sacré paquet : tous ceux qui pensent avoir de bonnes raisons d’ignorer qu’ils ont renoncé à penser ! 
            

     

    Dure dure la pluralité des points de vue et des regards chez Médiapart ! 

     

    __________________________

     

              En attendant... la validation de ma demande de création d'Edition que j'ai adressée à Médiapart voilà trois mois... ICI ..

     

              C'est KOSZAYR qui est à l'honneur cette semaine avec le billet suivant  : Nous sommes tous antisémites... et fiers de l'être!

     

    Billet qui se propose sur le mode de l'ironie, de l'humour et de la provocation (enfin, de la provoc intelligente sur Médiapart) de traiter l'actualité du décès de Stéphane Hessel et de tous ceux qui, à cette occasion qui  ne se représentera pas - ils l’ont bien tous compris -, ont tenté de traîner dans la boue de l'anti-sémitisme ce vaillant patriote et soldat de l'honneur retrouvé d'une France qui ne renonce jamais.

     

    A propos de cette boue, le Club de Médiapart ne fut pas en reste avec : Le serpent est mort dans lequel l'auteur de ce billet se réjouit de la disparition d'un Stéphane Hessel antisémite chez lequel il n'y aurait rien à sauver.

    C'est une bonne chose que l'auteur de ce "Serpent" n'ait pas été censuré...

    Médiapart semble enfin comprendre ce qu'est la liberté d'expression contrairement à ses abonnés et une partie du personnel de la rédaction qui n'ont toujours pas compris ce à quoi on s'engage quand on prétend défendre cette liberté :  laisser dire et écrire ce qu'on n’aurait jamais souhaité écrire ou lire - même dans ses pires cauchemars...

    Et puis, le "coming out" de cet auteur spécialiste des ophidiens vaut bien le silence assourdissant autour du décès de Chavez de ceux qui, abonnés et salariés de Médiapart confondus, n'ont habituellement pas assez de mots pour déplorer tout ce qui mérite de l'être...

    C'est sûr, leur silence à tous n'a pas cessé depuis une semaine... de nous hurler : "Chavez est mort, bon débarras !"

    Est-ce le sort des déshérités de ce monde qui les intéressent tous mais... à condition que l'avenir des riches soit assuré ? Chavez ayant eu le tort de soutenir un pays en danger de mort, l'Iran, tout en s'opposant à la politique des Etats-Unis et d'Israël dans cette région et ailleurs, avant de refuser de se soumettre et de vendre le Vénézuela pour un plat de lentilles à la mafia bancaire mondiale...

    Trois crimes qui valent à Chavez tout le mépris dont tous les médias dominants et la classe politiques sont capables.

    Même si la palme de la dégonfle reviendra à un dénommé Corcuff qui choisira de se cacher non pas derrière son petit doigt mais derrière un groupuscule anarchiste vénézuélien composé de trois tondus et d'un pelé et de leur contestation du bilan de Chavez pour ne pas avoir à dire du bien de son action pour les raisons explicitées ci-avant (Israël et l'Iran entre autres) de peur de déplaire à ceux à qui Chavez n'a pas cessé de déplaire ici en France ; un Corcuff sociologue pour lequel la scrutation du réel s'arrête aux portes d'une ambition puérile : être invité à parler dans un micro et devant une caméra. Et quand on connaît la personnalité de ceux qui pourraient vous y convier...

    La gerbe ! Encore et toujours la gerbe !

     

    ***

     

                En ce qui concerne les commentaires qui accompagnent le billet de KOSZAYR, Nous sommes tous antisémites... et fiers de l'être! - billet qui se propose de raisonner par l'absurde car "Si Hessel est antisémite, alors... nous le sommes tous ! -,

    On ne manquera pas de noter les réactions de deux salariés de Médiapart - Conil (la spécialiste du Kibboutz côté "Tire-toi de là que j'm'y mette, sale cafard !" et Perraud. (le néo-conservateur de la rédaction - vive le pluralisme !) qui se sont crus obligés de condamner avec la plus grande fermeté l'auteur de ce billet, sur le fond comme dans sa forme - démarche rarissime sur Médiapart.

    Un duo Perraud-Conil qui, soit dit en passant, s’est bien gardé de conspuer, dans la société civile mais néanmoins communautariste, ceux qui ont tenté de traîner la mémoire de Stéphane Hessel dans la boue de l’antisémitisme : notamment le CRIF et la LDJ, pour ne rien dire de la réserve de François Hollande lors de son discours-hommage aux Invalides à propos de l’engagement du défunt, toute sa vie durant, en faveur des Palestiniens.

     

                  Difficile de ne pas voir dans ce lynchage d’un abonné de Médiapart par deux salariés du journal - abonné isolé, abonné seul avec la responsabilité de la publication de son billet pourtant courageux et provocateur - , toute la lâcheté et tout l'abaissement dont les êtres humains sont capables dans le domaine de la bien-pensance et de la servitude...

    Car n’en doutez pas un seul instant : il fallait que Perraud et Conil interviennent. Il fallait qu'ils réagissent...

    Etait-ce pour que l'on ne puisse jamais leur reprocher de ne pas l'avoir fait ? Mais... qui le leur aurait reproché ?

    D'une mauvaise foi rare, d'une tartufferie encore inégalée sur Médiapart, pourquoi Perraud et Conil se sont-ils crus dans l'obligation de refuser de comprendre l'esprit du billet de KOSZAYR : "Si Hessel est antisémite, nous sommes tous antisémites !"  ?

    A qui et à quoi ces deux salariés de Médiapart croient donc devoir rendre des comptes pour qu’un tel vent de panique les ait poussés jusqu’au rivage de ce billet ô combien opportun ? Et à quel titre ? Sûrement à nous lecteurs qui ne leur avons rien demandé.

    Quel conflit d’intérêts cache cette intervention affolée, toujours à sens unique…et toujours dans le cadre d’une relation du fort au faible : des salariés de Médiapart (avec éventuellement le soutien d'une poignée d'abonnés, toujours les mêmes, ventriloques de la rédaction)… contre un abonné qui n’a pour seul force de frappe que le choix du désabonnement qui le verrait alors disparaître corps et bien ?

    Les contributions de ces deux comparses  - et nouveau tandem -, dans les semaines à venir, nous permettront-elles de répondre à cette dernière question ?

    Si rien n'est moins sûr, rien n'est moins incertain non plus.

     

     _____________________________

     

    Pour prolonger cliquez : http://blogs.mediapart.fr/blog/serge-uleski/090313/je-blogue-tu-blogues-ils-bloguent

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  • FEMEN et nonsense

     

             Dans le contexte de la société française... l'action des FEMEN n'a aucun sens.

     

                 Leurs actions ont trente ans de retard.

    Il n'est sûrement pas question de courage en ce qui  les concerne car, aller provoquer et  insulter les participants d'une manifestation contre le mariage homo, une manifestation paisible et familiale de catholiques, tout en sachant que c'est leur droit le plus absolu,  il faut surtout une sacrée dose d' intolérance.

    Les FIMEN ridiculisent le mouvement féministe de ces 40 dernières années. Quant à celles qui aujourd'hui encore ont un "pape dans le vagin" (un de slogans des FIMEN!) c'est très certainement parce qu'elles le vivent très bien à l'heure où dans les boutiques... on vend des strings à des gamines-enfant de 12 ans (sinon moins), leur mère à leur côté les accompagnant, pour faire copine/copine avec elles...

    Est-ce qu'on peut faire plus dans le domaine de la libération de tout ce qui ressemble de près ou de loin, et déjà, à une marchandise sexuelle ?..............................................................

    Les mettre sur le trottoir dès l'âge de 10 ans ?

    Qu'il soit ici permis de rappeler que c'est le droit le plus absolu de tout individu de confier au chef d'une Eglise, le Pape pour ne pas le nommer, le soin de lui dicter sa conduite uy compris en matière de moeurs sexuels si tel est son choix. S’agissant de la religion catholique, on lui a tellement tapé dessus (à juste titre) que l'on peut être à peu près certain qu'il s'agit bien là d'une adhésion volontaire, mature et réfléchie d'un adulte qui l’est tout autant.

     

    ***

     

              Les homos sont une minorité ; les homos intéressés par le mariage sont une minorité parmi les homos. Les opposants au mariage homo dans ce pays sont eux aussi minoritaires. La démocratie c'est la protection de toutes les minorités. Aussi, une laissera aucune minorité se faire agresser, et qui plus est par des cerveaux lobotomisés d’ individus qui pensent avec leur cul et leur chatte comme d'autres avec leur bite.

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  • Daniel Cohn-Bendit en représentation

     

                     

     

               Showman sans rival francophone au parlement Européen, excepté peut-être Le Pen... Daniel Cohn-Bendit c'est tout ce que Cohn-Bendit serait s'il n'était pas Daniel... ou Dany pour les intimes... de sexe féminin de préférences.

    Car enfin... à propos de la cause palestinienne...

    Qui a déjà jamais vu Cohn- Bendit à une manifestation contre la guerre qui est faite au Peuple palestinien ni pour sa défense ni pour son droit à l'existence... un Cohn-Bendit qui se tiendrait derrière un drapeau palestinien ? Où et quand ?

    Qui se souvient du soutien de Cohn Bendit au boycott des produits israéliens des territoires occupés ?

    Qui se rappelle le soutien de Cohn Bendit à la tentative de forcer le blocus de Gaza, pour ne rien dire de sa non-présence sur les bateaux censés briser ce blocus ?

    Ne cherchez pas. Personne.

     

                     Au sujet de la vidéo de l'intervention au parlement européen de « Dany le rouge »  qui, soit dit en passant, a soutenu toutes les étapes de la construction européenne depuis trente ans, on ne manquera pas de remarquer ceci : à aucun moment Cohn-Bendit explique pourquoi l'Europe ne peut pas et ne veut pas parler à Israël comme il le faudrait et puis surtout, pourquoi elle ne veut et ne peut pas sanctionner Israël... la pauvre Catherine Ashton devenant, et pour les besoins de sa "propre" cause, le bouc émissaire de notre tribun, et alors qu'Ashton n’est que la porte parole de la politique des Etats membres. Et Cohn-Bendit le sait mieux que quiconque.

    Grande gueule aux petits bras et aux petits pieds, à ne pas confondre avec les grandes voix (2) Cohn-Bendit et la cause palestinienne, c'est Hollande en campagne à propos de la finance et de la mondialisation – souvenez-vous ! Une posture incantatoire destinée à des gogos assoiffés de boniments.

    Certes ! Une grande partie des électeurs sont de poires... en politique, ils le savent tous... (pourquoi croyez-vous qu'un Sarkozy ou un François Hollande aient souhaité rempiler ?!) mais, ce que d'aucuns d'entre nous ne leur pardonneront sans doute jamais à tous ces candidats, à propos des électeurs, c'est d'avoir fait en sorte qu'ils méritent ceux qu’ils ont élus pour ne jamais oser penser en mériter d'autres car jamais cet électorat ne s'en donnera les moyens.

              Cohn-Bendit c'est le good guy dans le meilleur des rôles qui soit : le beau rôle. Et ça fait 40  ans que Cohn-Bendit joue ce rôle et pour quel profit ou plus exactement : pour le profit de qui ? Pas le nôtre en tout cas. Ou bien alors, quelque chose nous a échappé en ce qui concerne notre avenir européen.

              Mais alors, de quoi et de qui parle-t-on ?

    Dites-moi ce que vous a coûté votre engagement, et je vous dirai de quelle nature il a été.

    Daniel Cohn-Bendit quittera la politique bien plus prospère qu'en  y entrant. Faut-il le déplorer ?

     

                 Tenez... une coïncidence sans doute :  Cohn-Bendit crache sur le défunt Chavez ! car encore une fois, chassez le naturel, il revient au galop ! On ne peut jamais cacher d'où l’on vient : d'un Mai 68 estudiantin sans colonne vertébrale intellectuelle, déjà soumis au plus puissant et au plus offrant - ceux qui cognent le plus fort -, sans être pour autant capable de le soupçonner trente ans avant ses effets secondaires aujourd'hui dévastateurs, cela va sans dire.

    D'où le destin ironique de tous ces acteurs de la scène politico-médiatique.

     

     _______________________________

     

     

    1 - « Dany le rouge » pour les adeptes d'un daltonisme navrant. A son sujet, d’aucuns prétendent qu'il a été en colère une fois, une seule dans sa vie : c'était en mai de l'année 68... et ç'a duré une semaine, le temps pour lui de négocier au prix fort ses interviews auprès du journal l'Express (à ce sujet... merci de vous reporter au témoignage de JFK) car, à cette époque, Dany savait déjà que l'argent n'a pas d'odeur quand on se bouche le nez au moment de passer à la caisse.

     Depuis... mordant la vie à pleines dents, toujours content de lui, toujours détendu sur les plateaux-télé Dany ! Même si mal-élevé (ou bien... pas élevé du tout), il s'évertue à tutoyer tout le monde sans demander l'avis de qui que ce soit, et en premier lieu, celui de ses interlocuteurs... car pour Dany, tout est permis.

     

     2 – Ne pas tomber dans le piège d’une émission telle que « The voice » qui confond les grandes gueules avec les grandes voix, oublieux du fait que dans la musique populaire, une grande voix, c’est d’abord et surtout une grande chanson même avec une petite voix.

     

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  • Pour une presse au service de toutes les intelligences

     

                  
              Penser demande un vrai effort car, penser va à l'encontre de notre nature. Penser c'est pénible, épuisant. On évite, on résiste autant qu'on peut, des quatre fers, tellement ça ne nous ressemble pas, et c'est sans doute la raison pour laquelle, penser c'est penser à rebrousse poil, toujours ! Et personne ne vous remerciera pour l'avoir fait car alors, vous serez leur mauvaise conscience car penser c'est penser contre tous ceux qui ont renoncé à cet effort à leur insu, contre tous ceux qui ont jeté l'éponge...et ça en fait du monde ! Un sacré paquet : tous ceux qui pensent avoir de bonnes raisons d’ignorer qu’ils ont renoncé à penser ! 

           

    _____________________

     

             A l’heure où de nombreux médias dits "alternatifs" ont la prétention de travailler chaque jour pour "un journalisme indépendant, rigoureux et libre », on néanmoins  vraiment tentés d’espérer que ce journalisme-là soit un outil de diffusion qui, à partir d’une actualité donnée, un fait de société, une préoccupation d’ordre politique ou économique, une question qui toucherait à l’éthique, se proposera de nous présenter toutes les analyses disponibles émanant d'acteurs avisés et informés, y  compris celle du journal en question pour peu que sa rédaction l'ait jugé approprié.

    Pour le dire autrement… on appellera de nos voeux une presse qui nous présentera tout ce qui se pense sur un sujet en particulier et pas simplement ce que la rédaction du journal souhaite donner à penser à ses lecteurs.

    Car à bien y réfléchir, les journaux indépendants financièrement ou pas (après tout, le groupe médias Lagardère est lui aussi financièrement indépendant), sont libres de tout sauf de l’opinion de ceux qui les dirigent, lesquels sont à l’origine de tous les choix éditoriaux qui sont faits. Or, des choix éditoriaux n’ont jamais fait avancer l’information quelle qu’elle soit sur quelque sujet que ce soit car, si un journal peut être libre, il ne l’est sûrement pas de sa propre propagande – choix par avance biaisé donc parce qu’en faveur d'une information aux couleurs du drapeau de la rédaction du journal.

     

               L’avenir n’est pas à « une information libre » qui n’est qu’un slogan (1)… non, l’avenir est bien à toute l’information disponible sur un sujet donné ; une information qui, à un instant T,  reprendrait toutes les analyses produites. Et cet avenir-là, qu’on le veuille ou non, souhaitable ou pas, c'est Internet et son temps réel qui l’a déjà sculptée et rendue quasiment inévitable.

    On pensera à un journal agrégateur,  un peu à la manière d’Agoravox…  certes sur le mode militant de la contre-information en ce qui concerne ce webzine, mais c’est un exemple parmi d’autres de modèle de diffusion, de développement et de dé-multiplication de l’information à partir d’une information unique relayée à satiété par des médias numériques mainstream qui ne sont le plus souvent que la version numérique d’une opinion papier à la fois unique et commune à tous les autres medias dominants ainsi que par des « pure players » tout aussi « en panne » d’analyses plurielles mais pas nécessairement contradictoires… 

    Car il est urgent que des professionnels de l’information, des journalistes pour ne pas les nommer, et pour ce qu’il en reste de ce métier (2), s’emparent de ce modèle pour une meilleure garantie quant à la qualité de l'information à la fois collectée et produite,  pour peu que ce soit encore possible, c'est-à-dire pour peu qu’ils existent sur le marché de l’information des hommes et des femmes avec la formation, la rigueur, l’expertise et le sérieux nécessaires à un journalisme d'ouverture large et diversifiée : universitaires « repentis » sur le modèle d’un Chomsky - ce que pratique déjà ce journal d’opinion qu’est le Monde diplomatique… mais pour sa propre propagande -, fondateurs et animateurs de think-tanks alternatifs… experts-ingénieurs plébiscités parce que reconnus par les membres de leur profession  – experts actif sur  le marché de l’emploi, en contact régulier avec le monde réel de l’entreprise hors DRH et conseils d’administration -, ainsi que des associations et autres producteurs potentiels d'analyses et d'enquêtes.

    La garantie donc... d’une qualité meilleure encore de toutes les informations diffusées aux lecteurs.

     

    ***

     

               Un journal n'a pas à rassurer, à inquiéter, à fabriquer du réel qui n‘a de réel que le somme de toutes leurs manipulations face auxquelles, noyés dans des “pourquoi” et des “comment” restés sans réponses, on s’interdit tout questionnement.

    Car, cela a peut-être échappé un temps aux journalistes mais… informer c’est penser ! Et penser c’est s’affranchir et c’est aussi servir, non pas ses propres intérêts... mais un intérêt supérieur : celui de la justice. Penser, c’est penser fatalement... juste... parce que... altruiste. Penser, c’est entrer en dissidence et en résistance contre soi-même et contre tous les autres. Les grands journalistes sont comme les grands penseurs : désintéressés puisqu' ils sont prêts à penser contre eux-mêmes, contre leur camp, contre leur propre histoire et contre leur propre intérêt.

    Aussi... tout compte fait, et en comptant bien, il vaut mieux penser aussi avec l’intelligence des autres qu’avec la sienne seule car le plus souvent, c’est notre intelligence qui nous empêche de penser... si par penser, on entend se méfier comme de la peste de ce qu’on pense... qui va rarement plus loin que ce que l'on est, ce qui fait, au total, pas grand monde, reconnaissons-le !

    Dites-moi ce que vous allez vous autoriser à penser et je vous dirai si votre pensée est un raisonnement ou une simple opinion, une opinion fatalement intéressée, fatalement partisane et donc, un avis de plus parmi des milliers d’autres.

     

              Mais alors… que vive non pas une information libre mais une information qui rassemble, fédère, réunit autour d’elle toutes les intelligences au service d’un même élan : donner à la représentation du réel toute sa place ! Libre ensuite à la vérité de ce réel ainsi saisie de régner sans entraves ; vérité qui donne toutes les clés de l'avenir, et avec nous, nous tous... puisque cet avenir se saurait alors se passer de notre consentement...

                 N'en doutons pas un seul instant : telle est bien la finalité de cette quête.

     

     

     

    PS : L'audience d'Internet en tant qu'outil de diffusion d'une contre-information opposée aux médias dominants (pour faire simple et court) et d'après les recoupements qui ont pu être faits... c'est un "marché " d'un million de francophones, et seulement un million. Ce qui sous-entend que tous les autres sont bon an mal an plutôt satisfaits des médias dominants. Et ce n'est pas une surprise car sur ces mêmes médias on retrouve un peu près les mêmes attentes et donc les mêmes réticences et aversions quant à l'exposition d'un point de vue dissident ou dissonant. Et si les auditeurs ou les téléspectateurs n'attendent pas particulièrement de tous ces médias une autre approche, un autre contenu... c'est sans doute aussi  parce qu'au fond, ils pensent que l'information c'est le métier des journalistes et pas le leur ; ce qui explique l'absence de mobilisation critique ; et là, on retrouve ce que j'ai pu écrire à propos des documentaires de Fourest : une documentariste pour une audience somnolente.

    Aurait-on alors les médias que l'on mérite ?

    Sur Médiapart, on retrouve le même refus d'un regard et d'une mobilisation critiques de la part d'abonnés qui, dans l'ensemble, sont donc plutôt satisfaits de leur journal ; ceux qui s'y risquent s'attirent très vite les foudres d'un lectorat totalement inféodé à la rédaction de Médiapart car il semblerait que... très vite, tout abonné qui pense avoir trouvé son journal comme d'autres leur programme de télé, fasse le choix de se réfugier dans une acceptation quasi totale de ce qui lui est à la fois donné à lire et de ce qui ne lui est jamais donné à découvrir et à comprendre, sans doute dans le souci d'une tranquillité d'esprit et d'un meilleur confort mental car, il est vrai que rien n'est plus anxiogène que la dissidence quand on n'y est pas préparé soit en tant qu'acteur ou soit en tant que témoin-lecteur-téléspectateur.

    Il faut bien se résoudre à faire le constat suivant : la contre-information intéresse peu de gens. Quant à savoir qui a piqué dans la caisse ou qui a volé quoi à qui... n'attire guère plus de 60 000 abonnés - ceux de Médiapart. On peut le déplorer pour une seule raison : moins ils sont nombreux à souhaiter défendre cette contre-information plus la liberté d'informer et de penser est en danger.

    Certes ! Il y a Internet qui est plutôt un miroir aux alouettes : déformant la réalité, comme une loupe ou un verre grossissant, il laisse penser qu'il existe dans le domaine de la contre-information une communauté importante... alors qu'il n'en est rien.

    Certes, les journalistes des grands médias sont discrédités (toutes les études le montrent), n'empêche... tout comme cette classe politique impuissante et sans pouvoir, sinon dans les marges... marges très étroites, les élections mobilisent quand même une majorité du corps électoral, et les médias dominants - surtout radios et télés -, une audience de loin majoritaire qui s'évalue entre 15 et 20 millions en cumul.

    Aussi... force est de conclure que... sans Internet, il n'y aurait aujourd'hui plus aucune diffusion de cette liberté de penser. 

    Mais alors, est-ce à dire qu'il y aurait un ange qui veille sur nous, nous tous... de bonne foi et de bonne volonté, non résignés ?

    Décidément, personne n'aura ce qu'il veut : ni eux qui ne veulent rien pour nous, ni nous qui voulons tout face à ce rien qui nous est proposé et promis.

     

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    1 - Questionnez un journaliste, une rédaction : tous vous diront qu'ils sont libres. En revanche, demandez-leur s'ils ont fait le tour de tout ce que se pensait et de tout ce qui était pensé sur un sujet donné... là, vous pourrez sans difficulté les prendre en faute.

    2 - "Qui fait quoi, à qui, pour-quoi, où, comment et pour le compte de qui". Car avec la censure, la bien-pensance et le politiquement correct, tout le monde est perdant (tous les camps !), excepté ceux que l'on aurait pourtant tout intérêt à faire perdre.

     

                       Pour prolonger,  cliquez : Evgeny Morozov: « Internet est soumis à la loi du marché »

     

    - http://blogs.mediapart.fr/blog/serge-uleski/270113/mediapart-ou-quand-le-journalisme-seffondre

     

    Lien permanent Catégories : Medias, désinformation et ré-information 0 commentaire
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