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Une contre-histoire de la construction européenne avec François Asselineau

           Conférence de François Asselineau sur la construction européenne :extrait - Vidéo de la conférence dans son intégralité (4 heures) à l'adresse suivante http://www.youtube.com/watch?v=V98JGcnlTOQ

 

           Révolution américaine – liberté du commerce, libre échange et domination -, contre  Révolution française - liberté, égalité et fraternité -,...

Deux Révolutions, deux projets irréconciliables.. l'un devant s'effacer devant la détermination et la puissance de l'autre...

Monet et Robert Schuman dont les discours étaient écrits à Washington, Margaret Thatcher et son importation d'un Friedman étasunien à la théorie économique et financière destructrice de la civilisation européenne, et Tony Blair comme autant d’agents américains au service d’une Europe qui jamais ne sera autorisée à faire contrepoids aux Etats-Unis avec un Jacques Delors en imbécile-utile d'un projet anti-européen...

La vision française d'une Europe indépendante à six ne progressera plus après la chute de Gaulle face aux Etats-Unis maître d’ouvrage d'une Europe sans pouvoir et sans voix, Président après Président, de Eisenhower à Clinton, et ses agents maîtres d’œuvre dont la collaboration et l'action culmineront avec l'intervention anglo-française en Libye : les Etats-Unis l'avaient rêvé (et ordonné ?), l'Europe l'a fait !

De l'élargissement à 27 comme pour mieux étouffer en elle toutes velléités d’indépendance ou d’autonomie... à la tentative d’intégration de la Turquie (œuvre de Tony Blair - avec l’élargissement) comme ultime  tentative de noyer l'Europe une bonne fois pour toutes...

Enchaîner l’adversaire (La France en priorité) jusqu’à ce qu’il ne puisse plus se mouvoir, se défendre et contre-attaquer… c'est le stratagème des chaînes: Otan et U.E pour une domination à la fois militaire et civile d'une Europe de 27 co-propriétaires avec pour syndic les Etats-Unis dans le rôle de fédérateur d'un projet européen sur lequel on ne crachera jamais assez.

 

             Merci à François Asselineau pour cette contre-histoire de la construction européenne. Et au passage on ne manquera pas de remarquer qu’il n'y a plus aujourd'hui que ces "gens-là", les "infréquentables"  - et pour cause -,  qui soient capables d'éclairer le mensonge d’où qu’il vienne….

Rien de surprenant à cela :  les hommes brillants ne sont jamais aussi brillants que lorsqu’ils ne sont pas aux affaires… et plus encore quand ils n’ont pratiquement aucun espoir d'y parvenir.

Le bannissement aurait-il  finalement du bon ?

 

             Mais alors, que celui qui n'a été encore banni se taise à jamais ! C'est qu'il n'a jamais eu et n'aura jamais quoi que ce soit d'important à nous révéler sur le passé, le présent... et pour l'avenir.

Au passage, on ne remerciera jamais assez Internet, preuve irréfutable s’il en est une… parmi tant d’autres… que le système est capable aussi de se tirer une balle dans le pied avec cette possibilité donnée à tout un chacun d’éclairer le mensonge et de rétablir la vérité.

Mais alors… que toute la mémoire du monde qu’est Internet demeure à jamais accessible, et son danger sera plus grand encore et le mensonge plus vulnérable que jamais !

Car, une conférence comme celle d’Asselineau force la réflexion suivante : il est grand temps de se décider à sortir de l’ombre et de l’oubli tous ceux qui, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, ont été bannis de toutes les ressources et références textuelles, lexicales et bibliographiques, black-listés par centaines, exclus de tous les podiums et dont la moindre évocation condamne à l’exil et à la ruine… 

Mais alors... que la lumière soit ! 

Précipitons-nous sans plus attendre dans tous les cimetières ! Tels des feux follets, parcourons leurs allées ! Dès maintenant, dans l'urgence d'une nécessité absolue, ouvrons les tombeaux, fouillons les tombes et les cercueils ! Que l'on perquisitionne les bibliothèques aussi.. et leur sous-sol ! Investissons les vestiaires ! Faisons les poches des manteaux pour à coup sûr, y trouver des ouvrages vendus sous cape mais sans rire, avec le plus grand sérieux du monde donc, d’un murmure, d’un signe, d’un regard à la fois complice et anxieux, avide de vérités encore insoupçonnables…

Car l’ignorance et la falsification sont bel et bien les armes les plus efficace de toutes les tyrannies molles…

Et que ceux qui n’ont pas renoncé à affronter tout ce qu’ils ignorent encore contribuent jour après jour à cette nouvelle exigence de réhabilitation fruit d’une pensée qui ne reconnaît qu’un seul intérêt : celui de la vérité des faits et des stratégies qui se cachent derrière le mensonge qui a pour vitrine des hommes et des femmes dont la médiocrité des analyses et des exposés depuis plus d’un demi-siècle - médiocrité et lâcheté sans précédents dans l’Histoire -, n’a d’égale que la pauvreté de leur curriculum vitae. 

          Car notre salut, et celui d'une époque humiliée et résignée, c’est bien dans la haine que nous ne manquerons de susciter que nous le trouverons.

 

 

_____________________


            Une Europe à 27, une Europe inopérante, une Grande-Bretagne cheval de Troie étasunien… c’est sûr, de Gaulle n’avait rien à faire dans ce tableau, il n'avait aucune place dans ce projet !


De Gaulle contre les USA (4sur4) par gaune_692

 

           Pour illustrer cette contre-histoire de la construction européenne, le rappel de l'action d’un de Gaulle aux commandes de la France.

De Gaulle en 1962 : « Dans un monde où tout se ramène à la menace d'un conflit général, l'idée d'une Europe occidentale unie et qui aurait assez de force, assez de moyens et assez de cohésion pour exister par elle -même,  cette idée - là apparaît tout naturellement. L’Europe occidentale - qu'il s'agisse de son action vis-à-vis des autres Peuples, ou de sa propre défense, ou de sa contribution au développement des régions qui en ont besoin, ou de son devoir d'équilibre et de détente internationale - doit se constituer politiquement. »

Reconnaissance de la Chine de Mao, traité d’union avec l’Allemagne contre les USA, politique de détente avec l’URSS, retrait de la France de l’Otan en 1966…

De Gaulle est condamné.

Et c’est alors que Mai 68 arrive, celui des étudiants - faut-il y voir la main des Etat-Unis ? Coup de grâce qui mettra K.O en moins d’un an le Gaullisme.

 

            Le référendum sur « le projet de loi relatif à la création de régions et à la rénovation du Sénat » aura lieu un certain 27 avril 1969. La proposition est rejetée. Fidèle à sa promesse de Gaulle démissionne.

Référendum-prétexte à sa démission ? De Gaulle avait-il tout simplement compris qu’il n’était pas de taille à livrer seul, sans majorité politique et sans soutien en Europe, cette bataille d'une France autonome dans une Europe indépendante ?

 

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