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  • Guerre des salaires, hausse des profits : une leçon d'Histoire de toujours

     

     

                  De l’analyse encore et toujours ! Toujours plus d’analyse ! Et toujours plus de profondeur de champ (on ne remerciera jamais assez l'agriculture !)...

     

                  Mais alors... que l’analyse soit notre fardeau ! Que l’on croule sous l'analyse ! Que l'on meure épuisés de lucidité ! Que l'on trépasse d’éclaircissement, aveuglés par une lumière létale ! Que l’on succombe d'une over-dose de prise de conscience terrifiante ! 

     

                  Oui ! L’analyse ! Une analyse qui éclaire et nous révèle un monde d’une intelligence foudroyante, et dont seul le Mal est capable. Le Bien, lui, en comparaison, est sans enseignement (penser un instant au Resto du coeur !) car le Bien ne nous apprend et ne nous révèle rien.

     

                  Pour cette raison, que l’on ne cesse jamais de nous parler du Mal ! Et que jamais nous n’en soyons délivrés !

     

                    Ainsi soit-il !

     


    Intervention de Jérôme Fourquet dans l'atelier "La dynamique électorale de Marine Le Pen à l'élection présidentielle de 2012. - Atelier de la Filière 5 - "État des lieux des forces politiques et perspectives" de l'université d'automne 2012 du M'PEP.

     

                   Rien de bien nouveau en ce qui concerne le vote FN. En revanche, nos doutes se confirment à propos du PS : ce parti est aujourd'hui majoritaire parmi les 40 et 60 ans dans tous les centres de nos grandes villes : plus les prix de l'immobilier sont élévés plus on vote PS ! Aussi, le PS est bel et bien le parti de la bourgeoisie ; une nouvelle bourgeoisie chez laquelle les grosses cylindrées ont remplacé les bibliothèques et les écoles de commerce et de management les études littéraires.

     

    ***

     

                L’Histoire ne cessera jamais d'être un élément important et profond de la réflexion. et la dimension sociale - la dimension de classe -, aussi avant l'action politique et la reprise en main d'une nouvelle Histoire : une Histoire pour demain.

     

    HIER

     

                  N'oublions jamais que ce sont les classes dirigeantes, avec l’appui, et pour le compte des banquiers internationaux et de l’Industrie – le capital international -, qui sont à l’origine de tous les mouvements fascistes des années 20 et 30 ; ce qu’on appelle aujourd’hui : l’hyper-classe.

    Quand le consensus n’est plus possible, quand la droite dite républicaine n’a plus d’attrait… il faut une formule à poigne. Les conditions du triomphe du fascisme : c’est le triomphe de la guerre des salaires en période de crise systémique.

    Se passer des syndicats ou bien récompenser les plus compréhensifs d’entre eux... la défaite du monde du salariat n’est possible qu’avec la complicité des syndicats dits « modérés ».

     

                     

    La montée de l'extrême droite (débat qui peut avoir son utilité même si à force de ne s'en prendre qu'aux effets on finit souvent par faire l'aveu de son impuissance face aux causes - ndlr) : JP. Ravaux - A. Corbière - un  exposé admirable de clarté d'Annie Lacroix-Riz à la 42.44.00 et à 1.28.08 

     

     

    AUJOURD’HUI


               La clarté sociale a reculé avec un PS, un parti Verts et des syndicats dédiés à la cause d'une Union euroépenne qui n'est qu'un des nombreux instruments de la mondialisation. La crise systémique est là ; les syndicats compréhensifs aussi (ce reporter à ceux qui ont signé le dernier ANI) ; des profits en hausse et la guerre des salaires sont à nouveau au rendez-vous avec l’entrée dans le salariat mondial des pays immergés, émergents et émergés suivants : Bengladesh, Chine, Inde, Brésil, Europe de l’Est dont le salaire minimum mensuel s'élève, selon les pays, entre 20 et 400 Euros.


                Aussi, le fascisme, c’est ici et maintenant !


    DEMAIN


             Il est peut-être utile de rappeler que le fascisme (guerre des salaires et hausse des profits) a reculé quand, et seulement quand, la classe ouvrière (aujourd’hui on dira « Les salariés ») a bougé : en 36 puis à la libération avec le CNR et en Mai 68.


                Seules les luttes sociales dans un cadre national (car c’est ce qui est proche qui nous sauve  en créant un précédent à l'effet "boule de neige"), feront reculer cette guerre des salaires qu’est la mondialisation… ce nouveau fascisme que peu d’acteurs politiques ose nommer comme tel.

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  • Porter la crise au cœur du PS et des Verts

     

     

                   Avec un François Hollande qui a mené une campagne sur un programme envers lequel il ne se sentait aucune obligation de mise en œuvre, roulant dans la farine du mensonge et de la démagogie des millions d'électeurs, et de penser aujourd’hui qu’il peut en toute impunité échapper à une sanction à la fois morale et électorale...

    Une Europe qui sera dans le meilleur des cas une succursale de l’hyper-puissance étasunienne (crise économique, crise financière, suprématie militaire et chaos) , et dans le pire, la victime collatérale d’une mondialisation qui n’a pas le temps de se pencher sur le sort d’un demi-milliard d’individus à l’automne de leur espérance de progrès et de justice...


    Force est de conclure ce qui suit : à l'heure de toutes les capitulations, de tous les reniements et autres diversions ( "le mariage pour tous" en est une !), il n'est plus possible d'entretenir par nos votes des carrières de députés, de députés-maires, de sénateurs, de ministres et autres secrétaires d'Etat, de présidents de région, de département, tout un personnel politique au service d'une représentation qui n'arbore plus que les couleurs de carrières et d'ambitions sans projets et sans courage...

     

                  Aussi, une seule stratégie s’impose : porter la crise (finance et mondialisation) tcomme on porte une menace, au cœur du PS et des Verts - alliance mortifère pour la gauche et pour toute idée d’alternative politique (1).

    Porter la crise c’est faire vivre à cette classe politique PS-Verts ce que vivent des millions de foyers : la menace de la relégation pour les uns, et la chute pour les autres.

    Aux prochaines élections, et à toutes les élections... sans exception, un vote FDG (2) ou d'extrême gauche s’impose donc pour affaiblir dès le premier tour le PS et les Verts, et la pêche à la ligne si le FDG ou l’extrême gauche ne sont pas présents au second tour, sans exclure l'éventualité de porter l’estocade avec un vote UMP si le PS ou les Verts sont en ballottage (3).

    Il faut mettre à terre ce cancer de la non-gauche que sont le PS et les Verts. Les rats - ceux qui, élection après élection, ne se reconnaissant aucune obligation d’honorer leur programme de campagne - quitteront alors très vite le navire si ces deux partis n'offrent plus de perspectives de carrière politique.

    Toute autre stratégie relève d’une naïveté qui n’a pas de place dans le combat qui doit être le nôtre aujourd’hui, ou pire encore, d’une tartufferie politique de plus.

     

                 Car ce n’est pas un nouveau parti ou qu’il faut créer : ce sont deux partis qu’il faut abattre sans pitié et sans délai ! Seule condition  - avec un large soutien de la rue et une présence massive dans la rue -, de l’avènement d’une 6e République.

     

                A vos bulletins de vote citoyens !

     

     ____________________

     

    1 - Le PS et les Verts ont tout voté de cette Europe qui n’est qu’un instrument de plus à la disposition d’une mondialisation sans honneur et sans justice.

     

    2 – Qu’il soit permis ici de préciser que nous n’avons aucune confiance dans le FDG et son leader Mélenchon qui soutient l’Euro et une Europe à 27, bientôt à 30 (plus on est nombreux moins on a de place pour agir – voir à ce sujet François Asselineau) , ainsi qu’un internationalisme aussi imbécile qu’inopérant (à vouloir défendre les travailleurs de monde entier, on n’en protège aucun !) ; ce soutien tactique au FDG relève simplement du bon sens étant donné la stratégie qui doit être mise en place.

     

    3 – Que les centristes ne se réjouissent pas trop ; eux-aussi seront balayés car, appuyés par la rue,  seuls les partis et les stratégies virils survivront : ceux qui proposeront un nouveau projet européen pour la France dans une mondialisation d’alliances multi-polaires et pas simplement avec l’ogre américain qui s’avèrera très vite n’être qu’un boulet sans avenir excepté dans la perpétration d’un chaos planétaire. Que les USA emportent l’Europe avec eux dans ce chaos est plus que certain.

     

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  • Le ridicule : autre instrument de la domination et de l'humiliation

     

                    La domination, même si elle est toujours le fruit d’une stratégie, c’est un peu comme la loterie : elle gagne tout ce que les autres ont perdu, tout ce qu’il ne leur sera pas donné de recevoir et de vivre.

     

    ***

     

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    Autrefois Imam des foyers Sonacotra, Hassen Chalghoumi né de père algérien et de mère tunisienne est aujourd’hui président du CIF (conférence des Imams de France), et non - comme on le dit trop souvent - Iman de Drancy. Entre 1992 et 1996 il étudie l’Islam en Syrie et au Pakistan. Naturalisé français en 2000, en quelques années, sous Sarkozy, Hassen Chalghoumi passera de la liste rouge des fichiers des RG des années 90 avec des prêches jugées extrémistes et menace d’expulsion, à la protection assurée par l’Etat français.

     

     

     Monseigneur André Vingt-Trois, archevêque de Paris


            

              Alors ministre de l’intérieur, Sarkozy crée en 2003 le CFCM…. destiné officiellement à représenter les Musulmans de France, d’aucuns parleront d’une gestion politicienne et policière de l’Islam aux relents néo-colonialismes malheureusement trop familiers avant que ce même Sarkozy ne prenne Hassen Chalghoumi sous son aile pour mieux en faire aujourd’hui, et même sous une Présidence PS,  l’unique porte-parole imposé des Musulmans de France soutenu, encadré, guidé, choyé, couvé par cet Etat français ainsi que le CRIF (on ne compte plus ses rencontres avec son Président Prasquier), le FN (Marine le Pen ne juge que par lui !) et tous les médias dominants - Caroline Fourest n’étant jamais la dernière à lui proposer son micro et sa caméra : en effet, Hassen Chalghoumi est omniprésent dans les médias ! Manifestement, des ordres ont été donnés.


     Richard Prasquier Président du CRIF


     

                     Illégitime chez les Musulmans de France qui voient en lui l’agent d’une domestication de la communauté musulmane et d’un Islam coupé de ses racines arabo-musulmanes, ce qu’il faut bien se résoudre à appeler « l’Islam de France » n’a dans les faits qu’un but : maintenir le statu quo dominants-dominés, conserver les positions de pouvoir acquises par des groupes de pression qui ont leurs entrées à Matignon et à L’Elysée, et puis surtout : empêcher l’émergence d’une communauté musulmane capable de traiter d’égal à égal avec l’Etat français comme peuvent le faire les représentants des Catholiques, des Protestants et des Juifs pratiquants ou non.  La crainte à propos de cette communauté musulmane partagée, sinon entretenue principalement par le CRIF et l’Etat français sous toutes les Présidences, a pour objet une communauté musulmane indépendance qui à terme aurait suffisamment de poids pour obtenir elle aussi, sur le plan de la politique intérieure et étrangère de la France – la question palestinienne en particulier -, des concessions sur une plus juste répartition des postes d’influence au sein d’une République qui serait véritablement équitable et sincèrement  plurielle ; une République servie par des hommes et des femmes habités par cet idéal.

     


     

    Schlumberger Laurent Président de l'Eglise protestante unie de France


     

              Certes ! Hassen Chalghoumi qui a fait campagne pour Sarkozy en 2012 n’est qu’un simple supplétif même si sa présence dans tous les médias dominants est inversement proportionnelle à sa légitimité, Manuel Valls s’obstinant, lui aussi, à faire de Chalghoumi l’interlocuteur privilégié d’une communauté musulmane qui le rejette.


    Soixante ans après l’arrivée massive d’étrangers issus de la culture arabo- musulmane, et alors que bon nombre d’Imams, d'intellectuels, d’artistes, d’acteurs économiques ou encore d’universitaires issus de cette immigration sont aujourd’hui plus que aptes à s’exprimer,  c’est bien cet homme de 40 ans au Français hésitant, parfois très approximatif - élocution difficile, accent prononcé et vivacité intellectuelle plus que lacunaire -, qui nous est imposé à tous comme le représentant de l’Islam de France, de l’Islam en France et de tous ses membres, et au-delà... de tous les Français issus de cette culture arabo-musulmane.


    l’Etat français soutenu et manipulé par des groupes de pressions culturels et économiques voraces et profondément inégalitaristes aurait souhaité imposer l’image d’un Islam arriéré, composé de représentants sous éduqués, qu’il ne s’y serait pas pris autrement.

     

     

     Non, ce n’est pas un sketch de Smaïm !


     

                   Aussi, ne nous faisons aucune illusion : avec cette entreprise de domination, ou bien plutôt d’humiliation « soft », il est bien là question d’un véritable travail de sape, travail de sabotage de tout ce qui de près ou de loin touche à la culture arabe et la religion musulmane aux fins de faire en sorte que jamais les acteurs de cette culture et de cette religion ne voient le bout du tunnel ségrégationniste qui est leur : un véritable apartheid qui ne dit pas son nom cette entreprise car, ce sont entre 5 et 7 millions de Français que l’on condamne à la condition de parias.


    Doit-on alors parler de véritable génocide républicain et citoyen ?


     

                  Il est vraiment temps que les bonnes questions soient posées aux bons interlocuteurs et que des comptes nous soient rendus. Et cela ne se fera pas sans la remise en cause de tous ceux qui, depuis quarante ans, exploitent et pressent comme on presse un citron, notre République pour mieux en exclure des millions de citoyens aujourd’hui menacés de non-existence. Et si la communauté musulmane est leur cible privilégiée, gardons à l'esprit le fait qu'elle n’est pas la seule, loin s’en faut.

     

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  • Penser l'histoire aujourd'hui avec Annie Lacroix-Riz : une contre histoire de la défaite

     

                          

                            Qui fait quoi, à qui, pour-quoi, où, comment et pour le compte de qui...

                

                    Après Rousseau, Morin, Soral, Steiner, Dieudonné, Chevènement, Kémi Séba, Chouard, Chomsky, Bartleby, Clouscard, Paul Ariès, Michéa, Pierre Carles, Emma Bovary, Piero San Giorgio, Atzmon, Guy Debord, Irène Frachon, Georg Lukács, Jules Romains, Louis-Ferdiand Céline, Michel Collon, Wikileaks, Marie Monique Morin, Marcel Duchamp, la Banque, Dupont-Aignan, Clap 36, la Scop Le Pavé, la loi Fabius-Gayssot, Internet, Chauprade, le CNR...

     

     

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    annie lacroix-riz le choix de la défaire.jpg

     

              Certes, l'histoire est une matière explosive. Bien qu'on en sache plus aujourd'hui avec l'ouverture des fonds d'archives qui concernent cette période, il semblerait pourtant que l'on en dise moins aujourd'hui sur la défaite de 1940 qu'à l'époque. 

              Aussi, force est de conclure qu'il n'y a pas plus dissimulateurs que les historiens.

     

     

     

           Annie Lacroix-Riz : « le Choix de la Défaite »conférence de 2011.

     

                  Banque de France (qui regroupait toutes les grandes banques privées) et ligue des forges... (MEDEF de l'époque)... les affaires sont les affaires ! Pour la puissance industrielle et financière qu'est la France, pour cette synarchie qui la dirige

    avec La Cagoule, l'Allemagne devient un bon, très bon client des années vingt à la fin des années trente jusqu'à la déclaration de guerre pour mieux remettre le couvert après l'armistice de juin 40.


                   Annie Lacroix-Riz, historienne, ne se laisse pas intimider car c'est bel et bien une contre histoire de la défaire de 1940 qu'elle nous présente là.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Penser le monde aujourd'hui avec...

     

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  • Benjamin Stora et Médiapart : entre censure et calomnie

     

     

                Suite au billet de Benjamin Stora qui a pour titre « Messali Hadj raconté par sa fille » 

    Et le commentaire suivant du 21/05/2013, 19:10 Par polig : « Le travail de Stora dans la sale affaire Algérienne est capital. C'est le meilleur sur le sujet. Tant mieux si le pouvoir le dédaigne (il a des soucis et c'est très bien). Il n'en fera que mieux son travail. Il y a des gens qui comptent sur des types comme lui. Qu'il ne l'oublie pas. »

    En réponse à ce commentaire que j’ai jugé complaisant, je me suis permis de poster le commentaire suivant - analyse à propos de la démarche de Monsieur Stora déjà publiée sur Médiapart à plusieurs reprises (le livre qui se rapporte au billet « Messali Hadj raconté par sa fille » n’est bien évidemment pas en cause) ; commentaire très vite censuré par Médiapart :

                    "Soit. Les crimes de la colonisation en général et ceux de colonisation algérienne en particulier avec Benjamin Stora,  chef de file... pour nous rappeler jour après jours, tous ces crimes, colloque après colloque, conférence après conférence, entre deux voyages en Algérie et une risette aux dirigeants de ce pays totalement discrédités auprès d’un Peuple autant humilié par la colonisation que par l’échec de son indépendance...

    Un Benjamin Stora qui se propose de célébrer un Albert Camus pourtant  incapable d'envisager une Algérie qui ne soit pas française, mettant un point d'honneur à criminaliser le rôle de la France en Algérie dans une lecture univoque de l'Histoire, tout en s'affichant avec les dirigeants algériens ; un Benjamin Stora qui appartient - et ça aussi c'est de l'Histoire ! -, à une communauté qui a fait le choix du refus d'une Algérie pour les Algériens...

    Mais alors, à ce jeu, qui perd, qui gagne ?

    Les grands perdants sont la justice et la liberté pour le Peuple algérien, et la place de la diplomatie française dans le monde car, la culpabilité vous rend muet et inopérant. La France doit-elle alors partager le sort de l'Allemagne (géant économique et nain politique et diplomatique) ? Ou bien se résoudre à faire les guerres qu'on lui demande de mener ? Certainement pas.

    Les grands gagnants sont l'Etat algérien et cette coalition américano-israélo-sunnite qui prétend décider dans une région qui s'étend de Casablanca à Bagdad ( et bientôt à Téhéran ?) qui vivra, où, sous quel régime et dans quelles conditions."

     

                     Réaction de Monsieur Stora : 

    21/05/2013, 21:55 Par Benjamin Stora

    "Monsieur, quand vous m'insulter article après article,  billet après billet, vous ajoutez aussi l'antisémitisme (ndlr) en écrivant, "qui appartient à une communauté....". Avec mon profond mépris, et mon étonnement à vous trouver dans un site comme Mediapart.... B.S."

     

                    Ma réponse au commentaire de Benjamin Stora le 21/05/2013 à 21:55

     

    "Antisémitisme ?...

    Comme c'est intéressant cette accusation sans fondement. Vous non plus... faut pas vous pousser bien fort ; votre recours au chantage à l'antisémitisme confirme mon analyse à votre sujet (accusation et chantage qui sont devenus aujourd'hui, tout comme hier le patriotisme et le nationalisme, le refuge des crapules) : vos intentions ne sont pas "pures", loin s'en faut. Dans le cas contraire, vous auriez su gérer ce commentaire qui est le mien ; propos déjà formulés sur Médiapart à de nombreuses reprises.

    Jamais semble-t-il vous ne rencontrez d'opposition. A la première alerte, vous vous réfugiez dans les jupons de la calomnie de l'antisémitisme. Or, c’est bien dans l’adversité et la confrontation avec l’altérité et la contradiction que l’on juge le caractère d’un homme.

    Les Internautes jugeront donc.

    Et puis, dites-nous comment vous pouvez demander qu'un commentaire soit censuré ou accepter qu’il le soit ?

    Aucun homme d’honneur, honnête et de bonne foi accepterait une telle entrave à la liberté d’expression.

    Je compte donc sur vous pour que mon commentaire à votre sujet soit à nouveau republié."

     

    ***

     

              Mon commentaire ne sera jamais re-publié. Mais… fallait-il le préciser ?

             En conclusion, qu’il soit ici permis de dire avec la plus grande clarté ce qui suit : on reprochera à Monsieur Stora d’outrepasser ses droits et ses compétences en tant qu’historien et de travailler non pas à la réconciliation des Peuples français et algérien  - réconciliation sans objet parce que… sans fondement : en effet,  Français de France, rendez-vous en Algérie, vous y serez très bien reçus par la population, dans les grandes villes comme dans les campagnes...

    On reprochera à Monsieur Stora d’apporter sa pierre à l’édifice d’une réconciliation d’intérêts géopolitiques inter-étatiques qui n’ont que peu à voir avec le bien commun, la justice et la liberté des Peuples de la Méditerranée, et en premier, le bien-être du Peuple algérien.

     ______________

     

    Pour prolonger : cliquez Benjamin Stora, l'Algérie, la France et nous...

     

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  • Bangladesh : réouverture des usines textiles

     

     

     

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    Quand des pauvres produisent pour d’autres pauvres.

     


     

    Car, si l’argent va à l’argent et si l’on ne prête qu’aux riches...

     

    Les pauvres de tous les continents, eux, s’habillent entre eux et se nourrissent les uns sur les autres...

     

    avant de se dévorer, contraints et forcés.

     


    H&MLADIES_blazers+and+coats.jpg cunda_logo.jpgLe glamour à dix euros (et la passe à vingt) !

     


     

    ***

     


     

                      Et si la mondialisation des moyens d'exploitation... c'était la continuation de la guerre contre tout ce qui pense, vit, marche,baise, se révolte et crève... par d'autres moyens ?

     


                           Mais c'est compter sans le "Charity business" qui veille au grain (au blé en particulier ?) !


                 George Harrison performing "Bangladesh" during the concert for Bangladesh at 1971, Madison Square Garden - premier concert de Charity business dans l'histoire de la Pop.

     

    La guerre de libération du Bangladesh... une guerre d'indépendance. Ce conflit opposa les Forces armées du Pakistan aux rebelles bangladeshis à partir de mars 1971.Cette guerre fit selon Amnesty International, un million de morts civils, 200 000 viols et le déplacement en Inde de 8 à 10 millions de réfugiés.

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  • Le chat et la souris : indiscrétion

     

     

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    François Hollande à l'occasion de son séjour à Bruxelles où il est allé recevoir ses ordres d'un Barroso, "Président" de la Commission à l'index sermonneur  ...

     

     _________________

     

              Dialogue entre le chat et la souris : José Manuel Durão Barroso et François Hollande.


         (J'ai les enregistrements de cet entretien à votre disposition ! C'est un membre dissident de la Commission qui me les a fait parvenir)

     

    "Vous savez François, nous ne sommes pas contents du tout... vous deviez nous livrer votre pays pieds et poings liés, or, on me dit en haut lieu qu’il agite encore les jambes et les bras. Ce n'est pas ce qui est prévu François...

    -  Je sais mais… c'est pas facile chef. Ils ne se laissent pas faire vous savez.

    -  Ils sont comme des chiens ? Ils ont la rage au ventre ? C’est ça ? Je vous avais prévenu. Faut continuer. Faut extirper d’eux la bête immonde, sordide et immonde ! Extirpez, nom de Dieu ! Extirpez ! Il en restera toujours quelque chose. Alors, traquez-les nom de Dieu ! Et puis, frappez là où ça fait mal ! Faut leur secouer la couenne ! Sur le grill, tous ! Sur le grill, je vous dis ! Faites-les flamber ! Pour sûr ! On leur fermera le caquet ! On en a les moyens, vous savez ! Et tous les moyens sont bons quand on a volonté de faire taire tous ceux qui nous menacent.


    - Ils font des histoires comme ça pas possible. J’ai bien essayé une diversion avec « le mariage pour tous »…

    - Une diversion ?

    - Oui.

    - C’est bien. C’est très bien même.

    - Mais ils sont revenus à la charge. Et puis… je suis un peu socialiste quand même !

    - Non mais… je croyais que c’était fini toutes ces conneries. On en a parlé avant votre élection.

    - Mais…

    - Taisez-vous ! Je vous dis qu’ils sont coupables ! Naturellement, si vous leur dites qu'ils sont innocents, eh bien, ils vous croiront mais... c'est pas un service à leur rendre car, tôt ou tard, il nous faudra les juger tous coupables.

    - C'est que... la France c’est pas non plus… enfin vous voyez quoi.

    - Non, je ne vois pas.

    - Ben… c’est pas la Grèce quoi.

    - Détrompez-vous ! Ca l’est !

    - Ca l’est ?

    - Oui. Ca l’est car… tout l’est !

    - Ca l’est tout l’est ?

    - Oui. Et ça l’fait aussi !

    - Vous croyez que…

    - Si vous continuez comme ça mon petit François, je ne donne pas cher de votre peau : on va vous débarquer illico presto.

    - Mais... patron, j'ai été élu pour cinq ans !

    - Elu mon cul ! D’ailleurs, je ne sais pas mais... je vous sens de moins en moins pour ce job. Faut vous reprendre ! Parce que… c'est du sérieux maintenant. On tape dans le dur. On est dans le Viagra !
    - Dans le quoi ?
    - Dans le Viagra ! On bande, quoi ! Merde ! Je vous le redis : ils sont tous coupables ! Coupables de n'être que ce qu'ils sont, dans leur refus ou bien, dans leur incapacité à servir notre Projet : le nôtre ! Le seul qui vaille ! Alors... au boulot et... vite ! La tâche est immense ! Pensez à toutes ces subversions et à toutes les tentatives de contestation ! Pensez à leurs revendications démesurées ! Et merde ! Et puis, quoi encore ? Pourquoi pas "Liberté, Egalité et fraternité" aussi pendant qu'on y est !

    - C’est pas évident tout ça.

    - J'vais vous dire : la vérité, c'est que vous manquez d'audace. Il faut mettre toute cette population au trou. Oui, la terreur et le chaos, à petites doses, disséminée avec parcimonie, avec des pincettes, en col blanc et... high-tech, y'a pas mieux. Pour sûr ! Ils plieront et... se... plieront ou bien alors... ils iront traîner leurs savates et leurs guêtres sous les ponts et dans des fosses communes !
    - On pourrait peut-être leur parler encore une fois ?
    - Leur parler ? Je vous le dis : ils sont tous coupables ! Coupables de n'être que ce qu'ils sont dans leur incapacité à servir notre Projet. Mais... on les sauvera malgré eux... eux tous, quittes à les crever tous autant qu'ils sont. Alors, raflons-la cette mise ! Cette mise à l’écart, cette mise au vert, cette mise en garde tutélaire de l‘humanité tout entière, cette mise à mort aussi ! Nous sommes sur le point d’en goûter la douce et enivrante saveur… et à toute vapeur ! Folle... mais folle... et en... rut aussi ! Nouvelle ligne de mire ! Nouveau tronçon ! Nouvelle imposture ! Nouveau parjure ! Et là, je peux vous dire qu’on leur clouera le bec à tous ces traîne-savates, à tous ces traîne-misère ! Mais... combien de fois faut-il le répéter ? Ils sont sourds ou quoi ? Il n’y a pas d’alternative ! Merde alors !   eh... ! eh... ! eh... ! Vous devriez essayer d’en prendre. Stupéfiant, cette poudre !

    - Pardon ?

    - Bien dans le pif ! Vraiment, vous devriez ! Vous m’en direz des nouvelles. Ca aide à tenir le cap, la distance et les objectifs. Un vrai miracle, cette poudre ! Ah ! Nom de Dieu ! Ah ! Cette poudre ! C’est pas rien. C’est pas rien cette poudre blanche. Alors, chantez avec moi : « Béni soit celui qui manigance... » Allez, chantez ! Allez ! « Béni soit celui qui manigance, car celui-là, il mène la danse... »

    - Ici, là, maintenant ?

    - Allez ! Un petit effort ! Chantez avec moi ! « Béni soit celui qui manigance... car celui-là, il mène la danse... et fait rêver tous les innocents... » Allez ! Lâchez-vous un peu, que diable !
    - Y a du monde.
    - Peu importe ! Allez chantez avec moi ! « Béni soit celui qui manigance... car celui-là, il mène la danse... il fait chanter tous les innocents... les innocents aux mains pleines ... pleines de sang... Putain, cette poudre ! C’est pas rien ! Bien dans le pif !  Vous devriez…                                                                                                         

    - Non mais… je vous assure que ça ira ; j’vais faire des efforts…

    - J’espère bien. Allez ! Je ne vous hais point mon petit François. Haut les coeurs !

    - Oui maître.

    - C'est bien, c'est bien. Rentrez chez vous maintenant ! Au boulot et vite ! Et plus de diversion : faut leur rentrer dedans… direct !

    - Oui, mon Seigneur. "

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  • Donati, Médiapart, la Syrie et nous

     

                A propos de la Syrie.... Médiapart nous aura vraiment tout fait !

    Voilà qu'une salariée de Médiapart, membre de la rédaction, Caroline Donati pour ne pas la nommer, nous propose, après nombre d'articles tout aussi indigents sur la Syrie, un entretien avec un ancien ambassadeur d’Israël à Washington : c'est ICI

    Or, cet entretien n'est ni plus ni moins qu'un "Bonjour M'sieur l'ambassadeur ! Qu'est-ce que je peux faire pour vous ?"

    Même le" Jerusalem Post" n'aurait pas fait pire. Et Haaretz aurait fait mieux, beaucoup mieux : nul doute, ce journal aurait saisi cette opportunité pour tenter quelques questions à la fois judicieuses et dérangeantes quant à l'avenir de cette région et la politique qui y est menée par l'axe accidentalo-israélo-sunnite (USA, Turquie, Israël, Qatar et Arabie Saoudite).

    Car enfin...

    - Qui peut bien souhaiter une Syrie démocratique, forte, libre et indépendante (mais musulmane quand même !) dans cette région ?

                        Personne excepté le Peuple syrien pour peu qu'il existe et qu'il en soit capable.

     

    - La Syrie d'Assad dérangeait quels intérêts ?

                       USA, Israël et les monarchies sunnites alliées des USA...

     

    - Une Syrie détruite et à genoux rend service à qui ?

                        Aux mêmes.

                 En effet, on ne négocie pas avec un pays qui n'existe plus, ou bien un pays plongé dans le chaos, sans représentants dignes de ce nom.

    Alors, le plateau du Golan.... château d'eau de la région (1)... c'est dans la poche de qui ?

    Devinez !

     

    ***

               Avec Donati, ce n'est donc plus du journalisme à neuf euros par mois qui nous est proposé, mais moins, beaucoup moins encore : avec Donati, c'est le journaliste qui paie pour être lu.

    Aussi, merci à Médiapart de nous rembourser notre abonnement si vous souhaitez qu'on lise les articles de Donati parce que là... franchement...

     

     

     

    ___________________

     

    1 - Ce n'est qu'une piste parmi d'autres... une Syrie dans le chaos rendra bon nombre de services à cette région. La Syrie tout comme l'Irak, la Libye, l'Afghanistan ( et d'autres encore... demain l'Iran ?) ne servent plus à rien si ces pays ne servent pas les intérêts de la coalition occidentalo-israélo-sunnite ; d'où le fait que l'Irak soit encore et toujours dans le chaos car seul importe que le pétrole coule à flot et qu'il soit acheminé en toute sécurité ; le pays en tant que tel n'a plus aucune espèce d'importance ; on le retire de la scène mondiale et du théâtre d'opérations stratégiques qui ne le concerne plus, une fois qu'il a joué et rempli le rôle qu'on lui avait assigné ; rôle qui a cessé d'être nécessaire aujourd'hui.

                               

     

     

    Pour prolonger, cliquez : Démontage Syrien avec Clap 36

     

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  • La France en danger de mort au centre d’une Europe à l’agonie

     

     

    europe,france,usa,amérique,génocide juif,allemagne,société,mondialisation

     

              La France que tous les étrangers nous envient, la France que tous les étrangers viennent chercher, la France que tous les étrangers s’attendent à trouver dès qu’ils foulent notre sol, ses artistes, sa liberté de parole, ses polémistes, ses pamphlétaires, ses chanteurs populaires d’un très haut niveau artistique aujourd’hui laminé, la France… celle que les étrangers emportent tous avec eux dans leur bagage et qu’ils n’oublieront pas de si tôt… artistes, auteurs, réfugiés, étudiants, touristes, travailleurs… la France telle que l’on peut vous la raconter dans tous les pays du monde quand, Français, c’est vous qui cette fois-ci, vous y rendez….


    Cette France au coeur de l'étranger, et l'étranger en son coeur, pris en tenaille entre la menace de l’accord de libre échange avec les Etats-Unis (le rouleau compresseur américain économique, militaire et culturel sur une France et une Europe du Sud déjà à l’agonie), et le matraquage à propos du devoir de mémoire du génocide juif – devoir de mémoire, de responsabilité et de culpabilité françaises (1) avec bannissement médiatique et social à l’endroit de quiconque refuse d’y souscrire, de s’y plier et de baisser la tête à son sujet -, sans oublier les crimes de la colonisation en général et ceux de colonisation algérienne en particulier (2... entreprises destinées à nous neutraliser avant de nous paralyser...


    Cette France-là piégée de l’intérieur et de l’extérieur… au centre d’une Europe vouée à une mondialisation sans justice et sans honneur… une Europe paillasson d’une alliance occidentalo-israélo-sunnite mortifère aux calculs sordides...


    Oui ! Cette France-là est très sérieusement en danger de mort.


                 Mais alors… devra-t-on de l’étranger et avec les étrangers les mieux à même de nous rappeler qui nous sommes et quel a été longtemps notre projet et notre force… oui ! devra-t-on lancer un appel à une prise de conscience et à une révolte, chacun selon ses moyens et sa détermination… au seul cri d’un… « Assez ! C’est assez ! » Avant de retrouver une autonomie de décision capable de penser un nouveau projet qui remettra la France et tous ceux qui, à l’étranger, et de l’étranger… souhaitent l’accompagner, au centre d’un nouveau projet qui n’acceptera plus les diktats d’une mondialisation stratégique, à la fois économique et politique, injuste et liberticide qui fait de la France et de l’Europe non pas des alliées ou des partenaires mais… les complices d’une entreprise criminelle et qui fait que, jour après jour, c’est toute notre civilisation humaniste qui s’effondre.


                    Alors oui ! Assez ! C’est assez !

     

     

     

                 Certes, d’aucuns préfèreront les modèles allemand et scandinave, les fameux bons élèves européens – les premiers de la classe, toujours ! Fayots et cafteurs ! 

     

    Parlons-en de ces modèles ! Nations sans projet ni ambition qui n’enfante plus  ! Nations qui n’ont rien d’autre à vendre que ce qui s’achète - quoi de plus laid alors ! Nations qui n’accouche plus et qui n’ont finalement jamais rien eu à proposer sinon une efficacité économique exemplaire, toujours à la tâche - amour du travail bien fait et des ordres reçus et exécutés sans broncher -, avec ses prix Nobel sans nombre et ses philosophes écrasants et assommants d’avant guerre, et ses trains, en convois, qui arrivent toujours à l’heure… modèle compétitif s’il en est, culminant à hauteur de 50 millions de morts, tel un ultime orgasme, au sommet d’un 7e ciel qui n’en aura jamais fini avec le meurtre et la domination…


    Ou bien cet autre modèle avec sa société en ordre de marche - pas une voix plus haute que l’autre -,  société écologique avec ses trottoirs proprets – pas un papier à terre ! -, et son eugénisme de bon aloi et pour la bonne cause ;  celle qui veut que rien ne dépasse, ni un bras - surtout s’il en manque un ! -, ni un cheveu ? Société pacifiée sous des hectolitres d’alcool…


            Mais au fait… dites-nous, juste comme ça un peu pour voir :


    C’était quand vos dernières vacances en Allemagne et en Suède ou au Danemark ? C’était quand votre dernier coup de fil à l’un de ces pays ? C’était quand votre dernier repas suédois ou allemand ? C’était quand la dernière intervention armée d’une de ces nations destinée à porter secours à un Peuple, une région, une population en danger ? C’était quand votre dernier film d'un de ces trois pays ?


    Vous dites ? Comment ? Ca s’est pas fait ? C’est ça ?


                          Normal ! On ne peut pas être au four et au moulin, telle une meule à grain, à écraser la moindre idée de projet civilisationnel digne de ce nom pour les cent prochaines années quand l'efficience économique et guerrière importe seule.   

      

    ___________________________


    1 - Pour votre info : le génocide juif sur France culture, c'est toutes les deux heures,  18 heures par jour (merci de rajouter les rediffusions de la nuit), 7 jours sur 7, même et surtout lorsque le sujet d’une émission quelle qu’elle soit, ne s’y prête pas a priori ; et dans les émissions culinaires aussi à la plus grande surprise des auditeurs de cette radio (la tradition culinaire des camps de la mort, vous connaissez ?

    Vraiment, un tour de force ce matraquage !

    Pour prolonger cliquez : L'Industrie de l'Holocauste - money and guilt

     

    2Benjamin Stora  chef de file... pour nous rappeler tous ces crimes, colloque après colloque, publication après publication, entre deux voyages en Algérie aux fins de cirer les bottes d’un FLN pourtant totalement discrédité auprès d’un Peuple algérien autant humilié par la colonisation que par l’échec de son indépendance ! Là encore, tout ce matraquage a sans doute pour but de faire en sorte que les Français issus du Maghreb aient davantage envie de l’être et de le rester… français ! Il est vrai que l’on y réussit tellement mieux dans un pays que l’on déteste, et pour cause !

            

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  • Politique, impuissance, compensations et consolations

     

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     (Pour la deuxième étape de son voyage européen en tant que nouveau chef du gouvernement italien, Enrico Letta a tenu une conférence de presse commune avec le président de la République, François Hollande, mercredi 1er mai.)

      

                    Mélenchon : « Letta et Hollande, deux ectoplasmes de la même tribu. »

     

                Qui a bien pu penser un seul instant que de tels hommes puissent dans un premier temps endosser les habits de chef d’Etat, dans un second temps, être capables de trancher en faveur de l’intérêt général  - celui des Peuples et des Nations -, avant d’en remontrer qui au MEDEF, qui à la BCE, , au Président de la Commission européenne et à ses commissaires, aux Banques, aux paradis fiscaux, à la corruption, à Wallstreet, à l'ONU, à l’OTAN ?


    Qui donc ?

     

     *** 

     

                    Penchons-nous un instant sur notre passé – passé riche en enseignements quant au présent -, et plus précisément sur ceux qui, depuis le départ de de Gaulle, ont présidé, ou du moins, on tenté de présider au destin de la France et de l’Europe, d’une pierre deux coups. 


    C’est Pompidou qui ouvre le bal après la démission quasi forcée d'un de Gaulle dépité. Venu de la Banque, Pompidou n’aura pas tardé à y retourner en nous vendant tous à cette même Banque avec la loi Pompidou-Giscard- Rothschild qui empêchera l'Etat de battre monnaie ; loi... véritable bombe à retardement d’un endettement diabolique. Faut dire que… Président ou pas, Pompidou semblait, une fois cette loi votée, le devoir accompli donc, bien plus intéressé par la publication d’une anthologie de la poésie française que par la fonction de chef d’Etat ; quarante ans après, personne ne l'en blâmera : l'homme était condamné par un cancer ; quant à ses successeurs, ils ne feront guère mieux côté leadership comme on le verra. 


    Lui succédant, Giscard d’Estaing n’aura pas cessé pendant sept ans de chercher dans les penderies de l’Elysée ses habits de Président sans y parvenir ; en lui, on ne voyait que l’effort, vain de surcroît et dans la confusion des genres entre deux petits déjeuners avec ceux qui vident nos poubelles… histoire sans doute de nous faire oublier ce qu’il aurait dû être : un véritable chef d’Etat Président.


    Pour Mitterrand, élu à la fonction suprême après une cinquante années d’une activité politique bien remplie, riche en péripéties de toutes sortes, une fois ses fesses posées dans le fauteuil présidentiel, très vite on se rendit compte qu’il n’y avait plus que lui qui l’intéressait finalement, lui et la postérité.


    Certes, Jacques Chirac qui lui succéda sans enthousiasme aura su provoquer et précipiter des événements dignes d’un Président chef d’Etat… mais pas longtemps, et trop rarement… avant de baisser les bras et de céder la place à un agité qui répond au nom de Sarkozy, arriviste et inculte dans tous ses états excepté celui auquel il est d’usage de mettre une majuscule. 


    Aujourd’hui l’Elysée est occupé par un certain François Hollande qui a tout l' air d’un pharmacien ou d’un notaire de province sans histoire. Un Hollande sans vitalité, Président à la Obama qui sans doute n’aura de cesse pendant cinq ans de rembourser le crédit qui lui a été généreusement accordé ainsi que le bénéfice du doute sans lesquels son élection eut été inenvisageable.


    Aussi, depuis le départ de de Gaulle, le seul Président chef d’Etat de la cinquième république semble-t-il,  force est de constater que la droite n’a pas cessé de ne pas présider, et quand elle l’a fait, c’était au profit d’aucun d’entre nous car, ce qu’il faut bien comprendre c’est que depuis les années 70, il s’est agi, et aujourd’hui encore il s’agit bien, de deux droites : une première droite (le PS) qui a abandonné son projet socialiste une fois installée à l’Elysée et une autre droite (RPR - UMP) qui a renié son héritage Gaulliste.

     

     ***

     

                      Si l’ultra-financiarisation de la politique a pour origine l’ultra-financiarisation de l'économie et la libération des capitaux qui ne souffrent à l'heure de l'informatique ni frontière ni délai, il se pourrait bien que cette économie financière ne soit pas seule responsable : la corruption, les conflits et autres prises illégales d’intérêts, les va-et-vient entre le public et le privé qui permettent la constitution de jolis pactoles et autres magots, ne seraient-ils pas indissociables de l’état d’une classe politique impuissante, sans pouvoir, une classe politique maître d'œuvre aux ordres d'un maître d'ouvrage commanditaire de logiques d'organisation de l'existence mortifères, et ce à titre de compensations, voire de consolations, pour tout individu engagé dans un jeu politique des apparences, celui d’un pouvoir qu’il n’a pas, ou bien plutôt, celui du seul pouvoir dont ils disposent tous : plus qu’un pouvoir… un devoir… le devoir d’exécuter à la lettre des directives émanant de centres de décisions et autres nouvelles structures de pouvoir sans visage qui œuvrent à l’organisation d’un méta-monde ou post-monde par-dessus les Nations et les Peuples et bien au-delà encore ?


    Est-ce à dire que moins l'Exécutif a de pouvoir, plus belles sont les carrières de ceux qui l'occupent ? Ou...pour le dire autrement : est-ce à dire que... moins ils peuvent agir tous, plus ils touchent et plus ils amassent ?

     

     Mais alors... à propos de ce qu’on a pu appeler à une époque déjà lointaine maintenant « l’ivresse du pouvoir »… de quelle ivresse peut-il bien s’agir aujourd’hui ? Celle du serviteur qui accomplit son devoir ? Quelle ivresse dans la casse d’une économie, croissance zéro et dans les 15% d’une population active au chômage ? Quelle ivresse dans le projet et le vote de lois qui consacrent la précarisation et la paupérisation de la condition des salariés ? Quels exécutif et législatif peuvent bien vouloir se doper avec l’obligation faite à des travailleurs déjà usés par des années de travail dans des industries épuisantes de pousser leur sacrifice jusqu’à 65 voire 67 ou 70 ans ? Notre classe politique se shooterait-elle donc aussi au dé-remboursement des médicaments et des conditions draconiennes d’obtention de prestations sociales de solidarités de moins en moins solidaires ? Ou bien, ont-ils tous recours aux anti-dépresseurs et aux amphétamines, et d’autres… de s’effacer jusqu’à disparaître en polype transparent de l’anémone encroutante brune cher aux plongeurs sous-marins ?


    Car enfin… même si Hollande est sans doute aujourd’hui encore trop heureux de jouer un rôle de figurant inespéré étant donné ses concurrents au PS et ses opposants à droite, son parcours, sa réputation et sa crédibilité… où trouver un stimulus dans l’exercice d’un tel non-pouvoir, l’excitation psychologique dans une telle démission, une telle dépendance et soumission, sinon dans une compensation à la fois financière et égoïstique : argent, sexe, shows local et mondial (ce que Strauss Kahn avait sans doute intuitivement compris très tôt dans sa carrière : se servir sur la bête humaine, charnelle et féminine matin, midi et soir) ?


    Force est de constater qu'il ne peut en aucun cas s'agir d’ivresse à l’idée de transformer la société pour plus de justice et d’épanouissement chacun selon ses besoins et ses capacités (le projet socialiste) ou d’ivresse dans le rétablissement de la souveraineté d’une Nation, et sa dignité, son rang mondial (le gaullisme) ! Serait-il alors plutôt question de jouissance ? Oui, la jouissance sur le dos du chômage et de la déshérence existentielle de millions de travailleurs, toutes générations et toutes classes confondues ! Une jouissance compensatoire pour les uns, consolatrice pour les autres (1). Car toute carrière a horreur du vide ; aussi, qui peut bien se contenter de n’être qu’un exécutant aux ordres d’un cerveau qui n’est pas le vôtre toute sa carrière durant, volte-face après trahison, trahison après mensonge ? Et alors qu’il vous faut jour après jour donner des preuves de votre capacité à influer sur les événements, à tenir les reines, à ne pas subir, jamais ! Capacités qui ne sont plus celles de l’Exécutif depuis une bonne trentaine d’années ; un Exécutif héritier d’une organisation des lieux de décisions de pouvoir et de son exercice qui n’a plus besoin que de « Yes-men »…


    Pensez donc !


    François Hollande, supposément chef d’Etat… dans l’obligation de répondre à des demandes d’interviews du Wall Street Journal comme s’il avait des comptes à rendre au temple de la financiarisation de tout ce qui vit, marche et crève ; et ça encore : des écolos en costume Armani, boutons de manchettes de chez Dior…

     

    Comment s’étonner que l’Exécutif et le Législatif  - même et surtout issus d’une majorité dite de gauche -, ne soient plus que la mise en œuvre et la validation d’un projet sans frontière plébiscité par aucun électorat, en toute violation de la démocratie ?!

     

     Vient alors le conseil des anciens, tel une rumeur qui parcourt tout le spectre politique, et les couloirs des ministères et des Assemblées, même à la cantine ; conseil adressé à la nouvelle génération montante et trébuchante sur les ors d’une République monarchiste et bananière : « Si je ne m'enrichis pas, si je ne jouis pas de toutes les opportunités qui se présentent à moi, les électeurs ne seront pas moins pauvres pour autant et mon pays plus riche ! »


      Aussi... pourquoi se retenir, se gêner, s’empêcher entre deux conseils des ministres pour les uns, une séance à l’Assemblée et au Sénat pour les autres ?



                       - Viens par là mignonne ! Que dirais-tu d’une petite semaine aux Seychelles ? Hein ? Allez ! Couche-toi là que je m’y mette !

     

     *** 

     

                      Dès maintenant une tâche d’une exigence absolue attend tous ceux qui souhaitent scruter, déterminer, comprendre et expliquer ce qui a rendu possible l’élection de tous ces hommes de paille ; des élections qui ressemblent fort, de par le profil de leur vainqueur, à une ambition hautement stratégique qui viendrait donc d’un peu plus loin que la seule ambition de ces hommes qui, s'ils pouvaient nourrir en secret une telle ambition, n'en avait pas vraiment pour autant les attributs extérieurs même si l'on sait maintenant qu'ils en possédaient tous les attributs les plus intimes et difficilement avouables, et pour cause : la soumission et une reconnaissance sans bornes pour un ordre qui vous a consacré "Président" ou Premier ministre (selon la constitution du pays).


    Car, n'en doutez pas un instant : c'est bien cet ordre-là, méduse à têtes multiples, protéiforme, liberticide et jamais vaincue, qui fait et défait les Présidents puisqu'il ne pourrait bien que ce soit lui qui décide de qui sera candidat ou pas. Car enfin... ce Hollande-là ne vous rappelle-t-il pas d'autres Hollande ? Ce Hollande-là n’est-il la copie conforme de tous ceux qui, en Europe, ont dirigé, et dirigent aujourd’hui un pays ou un gouvernement, ou bien encore, tous ceux qui ont occupé, et occupent un poste à Bruxelles et plus particulièrement... à la Commission européenne ?


    Avec un Barroso archétypal, en Président de la Commission européenne, véritable "exécutif de paille" formé aux Etats-Unis, ancien gauchiste activiste portugais (Oui, sans rire !) retourné dans les années 90 après un séjour outre-Atlantique comme autant d’exécutants trillés sur le volet, des professionnels de la soumission à un ordre supra-national de nature oligarchique dont les projets de société et de gouvernances locale et mondiale sont de moins en moins à même de pouvoir s’afficher pour ce qu’elles sont puisque… sans aucun doute, les masses s’y opposeraient si elles devaient en connaître, bien avant que le mal ne soit fait, tous les tenants et tous les aboutissants.

     

                    Mais alors, qu’ils jouissent tous en paix en attendant de reposer dans le bruit et la fureur d’une colère qu’ils n’auront pas manqué de déchaîner.

      

    ________________

     

    1 - Le « Mariage pour tous », sera certainement un excellent exemple de compensation destinée cette fois-ci à l’électorat.... et plus est...un électorat dit de gauche.

     

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