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  • Le Tour de France et son petit Peuple

     

              Ouvert à cent quatre-vingts pays répartis sur deux continents, avec en prime, un ou deux Australiens venus tenter leur chance...


    Né du sol, de la terre et de l’histoire d’un pays, la France... le Tour c’est une boucle, la Grande Boucle qui ne finit jamais là où elle a commencé : mer, montagne, plaine, vallées, cols, montées, descentes... des Pyrénéens aux Alpes, de Nantes à Montpellier… en grappe indissociable, ou bien solitaire après une échappée loin d’un peloton décidément trop attentiste, les petites jambes, comme ailleurs les petites mains, celles d'une ruche travailleuse aux couleurs des maillots des sponsors - et pas toujours pour un salaire en or -, veillent au grain, protègent et couvent leurs leaders pour lesquels tous pédalent…

     

    Et cinq heures de selle plus tard, écarlates, les jambes aussi lourdes qu’une responsabilité quand elle est collective, le visage tuméfié et écarlate, c’est le témoignage d’un Tour de France véritable tour de force qui nous est apporté là, dans des interviews données à bout de souffle, parfois grimaçant de douleur, car le Tour n’épargne personne, même les plus talentueux.

     

    ***

     

    Entre deux crises et scandales autour du dopage, le Tour demeure infatigable ; depuis sa première épreuve en 1903, ce sont 2000 étapes et prologues qui ont été courus, 350 000 km, soit approximativement la distance terre-lune.

    Le Tour c’est aussi le carnaval avec sa Caravane aux milles gadgets et autres produits dérivés de sponsors qui n'oublient jamais le prix de l'investissement consenti ; une caravane privée de chameaux et de dromadaires avec pour seul désert le sable d’un bord de mer, le long d’un littoral hilare à cor et à cri, dans le bruit et la fureur de vivre le passage toujours trop court (et trop rapide en plaine) de 180 cyclistes casqués partis à l’assaut du granite, du marbre, du goudron, sous la pluie, le soleil, le vent…

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    Une seconde d’inattention, une mauvaise trajectoire, et c’est la chute !

    Coppi, Bobet, Anquetil, Eddy Merckx, Poulidor, Indurain... pédalez, pédalez, il en restera toujours quelque chose !

    Trois semaines plus tard : les Champs Elysées et une légende.

     

    ***

     

     

    Bien que mondial, avec le Tour, le local reprend tous ses droits, du continent au village, du champion australien à l’enfant du pays, de la région, du département, du canton, de la ville, du village que le Tour ne manquera pas de traverser… mieux encore… une étape peut-être ! Fabrique médiatique par excellence - 200 journalistes, hélicoptères, motos et caméras, retransmis dans plus de 180 pays (la communauté onusienne)…

    Le Tour de France c’est 100 millions d’Euros de chiffre d’affaires. Commercial - mais pas plus que les autres épreuves sportives -, on oublie trop souvent que cette entreprise privée qu'est le Tour est sans doute la plus nationale qui soit. Troisième manifestation sportive la plus regardée au monde, c'est dans les années 60 que la Télévision viendra prêter main forte au Tour pour une mise en image de tout un territoire et de tout un public alors encore invisible : tables, chaises, tentes, camping-car, sous un parasol ou sous un parapluie, c’est tout un Peuple que la Télévision nous proposera comme spectacle ; celui d'un enthousiasme frénétique.

    Tour de France... vin et encouragement.jpg

     

    Paysages à vous couper le souffle, territoires oubliés, perdus puis retrouvés, de découverte en découverte, le Tour est sans aucun doute la meilleure des vitrines et la plus exhaustive brochure touristique jamais conçue ! Et le moment venu, on pourra même courir aux côtés des cyclistes, faire un bout de route avec eux, les encourager, hurler qu’ils ne doivent pas relâcher leur effort.

     

    Et si sept à quinze millions de Français mobilisés autour de cet événement ne font pas une nation, pour un peu, on en viendrait presque à penser que c'est tout un Peuple qui s’est réunie là, toutes nationalités confondues, au bord des routes ou devant son écran de télévision ; tout un Peuple aux côtés d’un Tour de France réconciliateur et consolateur.


    Irremplaçables ils sont ! Car... qui peut nier le fait que sans eux, sans ce petit Peuple du Tour de France, Peuple sans violence, le Tour ne serait plus vraiment Le Tour…

     

    A-t-on déjà vu des armées battre le fer, vaincre, envahir et occuper et dominer de populations entières à bicyclette ?


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    Certes non !

     

    Pacifique cet adulte qui court et hurle un « Allez ! Allez ! » altruiste et compassionnel aux côtés d’un cycliste qui rêve d’une victoire et sans doute aussi de repos ! Car, le vélo et sa plus grande fête et son plus grand hommage qu’est le Tour de France, semble adoucir mœurs et les tempéraments, et place un large sourire sur le visage d’un public qui nous réconcilie avec tous les publics et tous les enthousiasmes et tous les sports ; sourire et joie pour une célébration du courage, de l'effort et de l'intelligence tactique avec laquelle aucune autre manifestation sportive de masse ne peut rivaliser.

     

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  • Penser la France dans le monde aujourd'hui avec Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord

     

     


                     Qui fait quoi, à qui, pour-quoi, où, comment et pour le compte de qui...

     

                

                    Après Rousseau, Morin, Soral, Steiner, Dieudonné, Chevènement, Kémi Séba, Chouard, Chomsky, Bartleby, Clouscard, Paul Ariès, Michéa, Pierre Carles, Emma Bovary, Piero San Giorgio, Atzmon, Guy Debord, Irène Frachon, Georg Lukács, Jules Romains, Louis-Ferdiand Céline, Michel Collon, Wikileaks, Marie Monique Morin, Marcel Duchamp, la Banque, Dupont-Aignan, Clap 36, la Scop Le Pavé, la loi Fabius-Gayssot, Internet, Chauprade, le CNR, Weil, Annie Lacroix-Riz, la publicité, don Quichotte-Sancho Panza...

     

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    Homme d’Etat et diplomate français, né le 2 février 1754 à Paris, décédé à l’âge de 84 ans, Talleyrand n’avait qu’une passion, dévorante de surcroît : la politique, la diplomatie et la France ;  à ses yeux, une seule et même dévotion.

    Très tôt, il a rêvé d’un destin unique, hors du commun et d’une France exemplaire : douceur de vivre, langue d’une beauté sans rivale ; une France forte dans une Europe apaisée et moderne, capable d’affronter les grands défis des siècles à venir.

    Et pourtant… sans foyer ni toit, excepté celui d’une nourrice... nourrice négligente qui sera la cause d'une chute qui lui coûteront son pied gauche, pied bot qui toute sa vie  « le tirera vers le bas », lui qui ne rêvait pour son pays et pour lui-même que de sommet...

    A la suite de cette disgrâce, des années durant, il n’aura jamais connu la considération d’un père et l’amour d’une mère, sinon un baiser, un seul, une seule fois… le sien… un baiser qu’elle ne lui rendra jamais. Et c’est encore ce pied bot qui le poussera vers la prêtrise chaudement recommandé par une famille qui voyait dans cette carrière imposée un moyen de tenir éloigné de la vie publique un de ses membres marqué à jamais d’une infirmité par tous haïssable qui annonçait sans doute un destin peu enviable ; pire encore : une malédiction.

    Bientôt défroqué, délaissant la soutane puis, une fois évêque, la robe pourpre, il aura dit la messe 8 fois en tout et pour tout, préférant les plaisirs de la table et de la chair, jeune de préférence ; cela flattait son orgueil. Une belle revanche aussi ! car le beau sexe le consolait de cette démarche qui était la sienne : une démarche disgracieuse, bruyante, rustique et cadencée telle une horloge de campagne.

     

               Diable boiteux, tel on le nommait, on le disait de tous les râteliers et de tous les mangeoires mais jamais au détriment des intérêts de son pays, et jamais en pots de vin ni en pourboires : il aura su simplement se faire payer à son juste prix. Créditeur de toutes les cours d’Europe, lui seul était autorisé à leur présenter à tous la facture à acquitter.

    Riche parce qu’enrichi  pour s’être constitué au fil des ans un patrimoine plus que confortable… si Talleyrand avait le sens des affaires, il avait surtout le sens de l’Etat. Il portait malheur à ceux qui le délaissaient et le déconsidéraient : à ceux qui avaient l’imprudence ou la bêtise de le négliger.  Il le savait. D’où sa patience et sa confiance inébranlable en son propre destin : son heure viendrait toujours car celle des autres passeraient inévitablement et sans revenir.  

    Il ne comprenait que la nécessité : ce qui ne peut pas ne pas être et qui est déjà avant même que le commun des mortels ne le soupçonne. Il voyait loin, et longtemps à l’avance.  Et si, de son vivant, nombreux sont ceux qui ont fini par « craché leur tête » dans le panier de la guillotine, dépités, en fin de supplice et de journée, après en avoir expédiés beaucoup d’autres avant eux, sa prévoyance, fruit de son talent et de son génie, l’aura préservé de tout : de la chute, de la relégation, de la déchéance, des châtiments les plus cruels et de cette même guillotine.

    Mille fois remercié, mille fois rappelé, il nommait, il présidait, il instituait, il destituait. Il n’avait pas d’ennemis ; du moins, il ne s’en reconnaissait aucun. Il savait faire gagner tout le monde même s’il raflait tous les premiers prix et les honneurs : il n’était pas généreux mais pragmatique et lucide. 

    Rejeté, tenu pour quantité négligeable dans sa petite enfance, il n’aura qu’une seule quête : se rendre indispensable. Comme tous les hommes d'action, il ne se payait jamais de mots même s’il nous a laissé quelques maximes savoureuses de justesse et de lucidité. Il n’est jamais allé dénoncer chez les autres ses propres lacunes, défauts et vices. Responsable, il a tout assumé, et l’avenirlui aura souvent donné raison. 

    Laissant à d’autres le soin de « gérer » le peuple qui ne l’intéressait pas, il ne méprisait personne, même pas ce peuple qu’il n’aura finalement jamais croisé en plus d’un demi-siècle d'activité politique ; c’est sans doute sa jambe qui l’empêchait de se baisser :   « Un mécontent, c’est un pauvre qui réfléchit » disait-il. Au moins, lui accordait-il, à ce peuple… cette faculté.

     

               Que n’a-t-il pas vu que les autres n’ont jamais su voir ! Tout, le plus souvent. Il a prévu tous les orages jusqu’à leur crevaison. Et c’est parce que la pluie est contre-révolutionnaire - car tout le monde quitte alors la rue pour rentrer chez soi se mettre au sec, près d’un feu de cheminée -,  qu’il ne l'a jamais crainte, allant même jusqu’à l'appeler de ses vœux pour se montrer indispensable une fois encore.

    Il a prêté serment, juré fidélité 12 fois. Il a donné sa parole qu’il a reprise très vite, car il savait qu’il lui faudrait la redonner. Il était de toutes les cours d’Europe et de tous les pays. Il ne négligeait aucun interlocuteur. Il parlait avec tout le monde pour peu que l’intérêt de la France (et les siens) ait été en jeu. Il n’était ni machiavélique ni manichéen, il avait trop de talent pour ça : il n’agissait jamais parce que… tel était son bon plaisir ! et ne cultivait pas non plus la certitude d’une vérité qui aurait eu pour ennemi le mensonge.

    Homme de pouvoir, il a su reconnaître avant tout le monde que la politique et les affaires de l’Etat ont comme couleur dominante le gris, et parfois le noir les jours de grand malheur… rarement l’éclat d’une lumière incandescente.


    Il savait recevoir car il n'ignorait pas à quel point « comme on connaît les gens, on les nourrit » pour mieux les nourrir et les connaître : gagner la confiance de son hôte, faire en sorte qu’il dévoile ses projets entre le foie-gras et le faisan, juste avant une bombe glacée au champagne.

    Condamné dès son enfance à rester dans l’ombre, il aura tout mis en œuvre pour contredire un destin imposé en se hissant jusqu’à la pleine lumière, tout en y demeurant plus d’un demi-siècle, ne devant rien à sa famille, ni à l’Eglise ni à la monarchie. Il n’avait qu’un allié, qu’une force : son talent et son génie auxquels il devra tout ou presque. Il appartient à ces hommes, peu nombreux, deux ou trois par siècle, qui ne doivent rien à personne, le seul de sa génération, contrairement à Bonaparte qui doit tout à la Révolution française.

    Son heure, c’était celle des temps troublés. Il a souvent décidé du cours des choses là où d’autres hésitaient, tergiversaient sans fin et sans profit pour personne : deux heures pour trouver un régime à la France lui suffisaient amplement. 

    Il aimait qu’on lui appartienne corps et âme étant lui-même capable d’un même dévouement. S’il a servi tout en se servant…  contrairement à ceux qui sont pleins d’eux-mêmes, il était plein d’une ambition qui n’a jamais nui à son pays.

    L’ennui était son pire ennemi. Que n’a-t-il pas fait pour le vaincre, toujours en mouvement, échafaudant, entremettant et prévoyant comme personne. L’avenir était son royaume, et même s’il ne s’y oubliait jamais tout à fait, il savait aussi y faire entrer ceux que les événements précipitaient dans le chaudron brûlant d’une actualité politique et diplomatique torride.

     

                 Directoire, monarchie, Empire, République, Consulat, terreur, homme de tous les régimes, résolu qui savait faire plier et se coucher ses contradicteurs, il n’aura jamais été aussi fortque lorsque, naïfs, on pensait pouvoir disposer de lui alors que c’est lui qui disposait des autres. Il aura permis à la France de garder son rang dans la défaite et dans ses égarements, dans de beaux draps aussi... quitte à rétablir la monarchie après avoir participé à sa culbute.

    Il n’a eu qu’un fils : Bonaparte ; et qu'un père : Napoléon 1er. Talleyrand ne lui avait-t-il pas écrit : «  Loin de vous, je ne suis pas complet ». Il aura aussi été l’homme que l’Empereur aura le plus insulté : « Talleyrand, vous êtes de la merde dans un bas de soie ! » Dans ces propos-là, on reconnaît la violence proverbiale de ce Corse agité au génie capricieux et taciturne. Ce qui n'empêchait pas notre Empereur de rappeler Talleyrand à ses côtés après l'avoir maintes fois congédié.

     

                Prévoyant, il se sera bien gardé de voter la mort de Louis XVI. Ce qui ne l'empêchera pas, bien des années plus tard, de convaincre l’Empereur (de sa main, par courrier ! Oh ! Quelle imprudence !) d’exécuter après un enlèvement, un procès expéditif, le petit fils du grand Condé, le duc d’Enghien, fusillé dans les fossés du château de Vincennes : Bourbon, prince du sang, sang royal, ce jeune Duc avait 32 ans. Qu'à cela ne tienne : Talleyrand avait ses têtes ; Faut croire que celle-là ne lui revenait pas, même exilée ; il est vrai qu’en France, les royalistes relevaient la leur. Alors… bien sûr, il fallait frapper vite et fort.

    Il n’aura craint qu’un seul homme, quelques mois seulement, le temps d’organiser sa ruine : Joseph Fouché, dit Fouché de Nantes, duc d'Otrante, (dit le mitrailleur de Lyon), qui était aux basses œuvres ce que Talleyrand était aux charges les plus hautes ; un Fouché qui annonce déjà une police omnisciente au service des régimes totalitaires qui prospèreront un siècle plus tard ; un Fouché gardien d’un secret qui n’en était pas un pour lui : en effet, il y a des lettres qui, même supposées détruites, ne le sont pas pour tout le monde.Talleyrand l’avait oublié : le jeune duc d'Enghien n'était donc pas mort de la seule décision et de la seule main de l'Empereur.

     

                  Talleyrand haïssait la démesure, les exaltés, les enragés et les extrêmes. Ses propres excès, il les réservait à la table et aux chambres à coucher pour le temps qui lui aura été donné d’y être actif, avant de se résigner à un voyeurisme de contemplation d’une jeunesse encore accessible car attentive et sous son charme…  mais inconsommable dans son grand âge.

    Il insistait sur le fait qu’il n’avait jamais trahi personne qui ne se soit pas déjà trahi ; il n’a jamais fait partir celui qui n’était pas déjà sur le départ tout en l'ignorant, car, à la fois dedans et dehors, il avait ce privilège de voir avant tout le monde la fin, dès son début et la suite aussi ; il ne vivait pas pour ce qui était mais pour ce qui sera et devait être inexorablement : avec lui, il y avait péril en la demeure bien avant la catastrophe.

    Oublié pour un temps, un temps seulement, les mois de vaches maigres, désoeuvré, il est dit qu’il consacrait des heures au silence, à l’écoute des rires absents de son enfance, de ses jeux qui lui étaient interdits, et des quolibets à propos de sa jambe de fer. Sans doute est-ce dans ce manque-là et dans son injustice, qu’il aura puisé toute son énergie, l’accumulant, la tenant en réserve,  jour après jour, pour  mieux la dépenser sans compter une fois aux affaires. Même en été, il avait froid, toujours, car il y a des blessures qui ne se referment jamais et qui laissent entrer des courants d’air glacials.

    Une enfance tuée dans l’œuf d’un handicap qui ira plus tard chercher une compensation dans la fièvre d’une révolution, puis sous les ors d’un Consulat, puis d’une République, puis d’un Empire avant une Restauration quand il s'est avéré que l’avenir était au passé, comme tous ceux qui ont été privés d’enfance et de jeunesse, Talleyrand n’aura rienconcédé à la vieillesse : ni son intelligence ni son énergie : octogénaire, il négociait encore.

     

                 Chateaubriand, un littérateur monarchiste à l’esprit faible et à l’âme complaisante, adepte de la bien-pensance longtemps avant qu’elle n’ait tout recouvert comme aujourd’hui, n’aura vu chez Talleyrand, sans doute par paresse, par manque d’imagination et d’ambition pour lui-même et son pays, que du vice… alors qu’il était la vertu incarnée et la vraie morale : celle des forts au service du bien commun qui ont pour seuls adversaires plus forts qu’eux.

    Rompant avec l’inconstance, voire l’inconsistance, la frivolité et l’amateurisme de l’ancien Régime souvent tenté de confier les intérêts politiques et diplomatiques du Royaume à une ou deux catins et demi-mondaines entremetteuses, la Pompadour, ou bien à une ancienne prostituée, comtesse de bordel,  la du Barry ; et plus tard, Louis XVI baissant les bras devant une Marie Antoinette sans compétence pour la chose politique,comme autant de monarques pour lesquels le destin de la France se décidait dans les chambres à coucher, sur l’oreiller... Talleyrand fera de la politique et de la diplomatie un art… et le sens et le service de l’Etat, un engagement à plein temps pour des hommes d’exception.

    A sa mort, il aura fait entrer le France et l’Angleterre, ennemis de toujours, dans la paix et dans le 20e siècle avec un demi-siècle d'avance ; un premier noyau européen pour une alliance face au pire (deux guerres mondiales), rarement face au meilleur, c'est sûr ! mais... qui l'en tiendra pour autant responsable ?

     

                    Certes, Talleyrand qui aura été toute sa vie durant un homme de l’avenir, n’est plus aujourd’hui qu’un homme du passé. Mais ne nous y trompons pas : il est aussi l’homme de tout ce qui n’est plus et qui, pour notre malheur, aurait dû demeurer à la tête de l'Etat : intelligence, puissance et volonté au service du bien commun.

    Car enfin… qui, depuis 40 ans, qui en France et en Europe, possède ces trois attributs sans lesquels, une Nation, un continent, une civilisation ne sont plus qu’un bouchon dans l’eau emportés par un courant qui n’est pas le leur, et trop souvent, celui de leur pire ennemi ?

    Ne cherchez pas ! Vous ne trouverez personne. Ou bien plutôt si : pour toute consolation, et pour peu que cela en soit une, vous trouverez un nouvel ordre mondial sans justice au service d’une hyper-classe sans honneur.

                Que n'avons-nous pas alors perdu au change !

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    Pour prolonger,  cliquez : Penser le monde aujourd'hui avec

     

     François Asselineau sur le glacis politique français.

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  • Le collectif Roosevelt 2012 : "Cause toujours tu m'intéresses" ?

     


                On a connu Attac... très présent quelques années, puis… plus rien, le silence. Un Attac sans résultat et dont les militants se sont  sans doute lassés car, sans stratégie politique ni tactique... la routine s’installe...  les discours et slogans remplacent l'action, on finit par décevoir le plus gros des troupes faute d’établir un rapport de force et faute de moyens pour s'en être donné aucun, et l'on vous déserte.


    En revanche, la mondialisation libérale ,elle, n'a pas cessé de se porter comme un charme !

     

                Arrive alors Roosevelt 2012 , "un collectif et 15 réformes pour changer la donne !" fondé par Pierre LARROUTUROU (membre du bureau politique du PS !) Ici, un jeûne de deux jours d’une poignée de militants ; , une réunion de rue près de l’Assemblée nationale … dans l’indifférence générale...

     

     

     

    Pierre LARROUTUROU (membre du PS !!!! et fondateur du collectif Roosevelt, ce matin sur France Culture


     

                 Discours incantatoire…jactance, « Y a qu’à faut qu’on ! » (1)... difficile d'imaginer que l'impuissance puisse être aussi bavarde ! De là à penser qu'elle serait payée à la ligne comme on se paie de mots...


    Qu'à cela ne tienne !

     

    Sans stratégie ni tactique, sans un sens politique aigu, on ne peut espérer aucun résultat face à un PS et son allié EELV qui ne se reconnaissent plus aucune obligation excepté envers la Commission européenne, autre instrument d’une mondialisation liberticide sans honneur ni justice.

    A l’heure où il semble que le PS ait à nouveau besoin d’un FN repoussoir pour se maintenir, une seule option s'impose : porter la crise au cœur du PS et des Verts car ce n’est pas un nouveau parti qu’il faut créer ou un énième collectif destiné à disparaître faute de résultats et de combattants … ce sont deux partis qu’il faut mettre en danger sans délai !


    Attaquer frontalement les élus de ces deux partis et leur carrière politique à tous aux niveaux local, départemental, régional, national et européen et ainsi... ouvrir une crise politique  majeure : culbuter le système électoral et obtenir la dissolution du PS et des Verts et le renouvellement d'au moins la moitié du personnel politique de ces deux partis : la génération Fabius doit quitter la rue de Soférino et la politique. Et les Manuel Walls du PS (clones de la génération Fabius) doivent en être exclus ( ils pourront sans difficulté trouver une place dans les partis du centre, et pourquoi pas... à l'UMP).

      

                    En attendant le départ de François Hollande...


     

    Analyse, arguments et tactique, ici : http://blogs.mediapart.fr/blog/serge-uleski/250513/porter-la-crise-...

     

     

     

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    1 - Nous re-sortir Rocard... 83 ans, l'homme le plus consensuel qui soit... un Rocard qui a beaucoup donné au système, un Rocard auquel on ne conseillera sans doute jamais assez d'aller se reposer.  D'autant plus que pour servir ce même système, les volontaires ne manquent pas.

     

    A propos de Rocard, cliquez ici :Rocard invité du MEDEF.

     

     

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  • Jacques Généreux : La dissociété

     

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    "Ce livre est motivé par la conviction qu’à l’époque des risques globaux la plus imminente et la plus déterminante des catastrophes qui nous menacent est cette mutation anthropologique déjà bien avancée qui peut, en une ou deux générations à peine, transformer l’être humain en être dissocié, faire basculer les sociétés développées dans l’inhumanité de « dissociétés » peuplées d’individus dressés (dans tous les sens du terme) les uns contre les autres. Éradiquer ce risque commande notre capacité à faire face à tous les autres… C’est pourquoi, ici, j’entends moins faire œuvre de science politique que de conscience politique. Car la dissociété qui nous menace n’est pas un dysfonctionnement technique dont la correction appellerait l’invention de politiques inédites. Il s’agit d’une maladie sociale dégénérative qui altère les consciences en leur inculquant une culture fausse mais auto-réalisatrice." Jacques Généreux (1).


     

    Morceaux choisis :



    "... les détenteurs du capital veulent exploiter leur nouveau pouvoir en exigeant une hausse spectaculaire de la rentabilité à une époque où il est bien plus difficile de gagner de l’argent. Comment peut-on tripler ou quadrupler le taux de rémunération du capital quand la croissance du revenu national est divisée par deux et la compétition de plus en plus féroce ? Une seule chose est certaine : si tous veulent plus de progrès pour eux-mêmes quand il y en a moins pour tout le monde, tous ne pourront pas gagner. Si l’on renonce au jeu à somme positive dont tout le monde peut sortir gagnant (le partage coopératif), il ne reste que le jeu à somme nulle où rien n’est obtenu qui ne soit retiré à autrui ; autrement dit, il ne reste pour gagner que la prédation et la guerre."



    "... On aurait tort de croire que, malgré tout, la guerre économique fera moins de victimes que la guerre tout court. En effet, poussée à son terme et sans limite, la libre compétition pour le profit maximal constitue pour l’humanité une menace plus redoutable que toutes les armes de destruction massive. Elle suscite l’extension mondiale de modes de production et de consommation qui sont physiquement insoutenables pour notre planète. Tout le monde connaît désormais la liste des fléaux en cours ou à venir qui sont la conséquence directe de la course mondiale à la production et à la consommation : déforestation, épuisement des nappes phréatiques, érosion accélérée des sols, recul de la biodiversité, trous dans la couche d’ozone, effet de serre et dérèglement du climat..."



    "... Dans une société où il a sa place, un individu peut au minimum espérer une vie décente sans combat ; sur un marché, il se sent marchandise qui devra sa survie au fait d’être plus fort que les autres ou l’esclave des plus forts. Dans une société, on vit ; sur un marché, on se bat. Dans une société, la personne se définit par ses liens ; sur un marché, l’individu se définit par ses talents, ses pouvoirs, son capital- bref, tout ce qui détermine sa compétitivité. Dans une société, on apprécie quelqu’un ; sur un marché, on le mesure. Dans une société, l’important, c’est d’aimer ; sur un marché, l’important, c’est d’être fort. La culture du marché est une culture de combattants engagés dans une drôle de guerre, sans armées constituées et solidaires, où notre ennemi se cache souvent dans la même tranchée que nous, où nous avons tous au fond le même ennemi intime : la peur de l’autre ; une peur qui paradoxalement nous pousse à nous affronter au lieu de nous unir pour avoir moins peur. Le règne du marché, c’est avant tout la victoire de la peur."


              

                   Ouvrage décapant et ambitieux. Un bémol néanmoins : à aucun moment Jacques Généreux explique comment son parti (le Front de gauche) compte nous faire sortir de l'ornière ? Car ce Front de gauche semble ignorer ceci : jamais la classe moyenne prendra le risque de la rupture et celui d'une crise d'où émergerait une nouvelle société à la l'heure d'une intégration européenne étouffoir et d'une mondialisation "étrangloir"  qui n'est dans les faits qu'une dictature qui a pour armes : les menaces de la faillite et du chaos.


    Mais qu'est-ce à dire ? Ce Front de gauche ne serait que l'anti-chambre ou le hall d'attente d'une seule alternative : PS-Verts contre l'UMP et ce, ad vitam aeternam ?

                   Pas si sûr ! Il existe une autre voie en dehors du cadre d'un système électoral qui favorisera toujours une majorité frileuse, attentiste et peu soucieuse de l'intérêt général à long terme : celle d'un bulletin de vote qui pourrait bel et bien un jour servir une stratégie qui consistera à ouvrir une crise sans précédent au coeur d'un dispositif électoral corrompu car... sans honneur ; une crise telle que tout retour à un ordre antérieur serait alors impossible.


                   A ce sujet, merci de vous reporter au billet suivant : Porter la crise au coeur du PS et des Verts



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    1 - Economiste, secrétaire national du parti du Front de gauche pour l'économie.

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  • Edward Snowden demande l'asile à l'Equateur

     

    Véritable héros...

     

            Que tous les asiles lui soient accordés !

     

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                 Edward Snowden, un employé de 29 ans d'un sous-traitant américain de la défense, est la source qui a révélé au "Guardian" des informations confidentielles sur les programmes de surveillance des communications menés par les Etats-Unis.

    Paix et liberté aux hommes de courage !

     


    Snowden : "Même si vous ne faites rien de mal... par lemondefr

     


                 Dans une interview vidéo accordée au quotidien britannique, Snowden explique le fonctionnement du système de surveillance ainsi que les raisons qui l'ont poussé à le rendre public. 

     

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    Pour prolonger : cliquez Derive techno-totalitaire

     

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  • La Pompadour

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               Certes Louis Althusser  est son maître, et non Louis XV ! Et Platon protège son sommeil puisqu’ il le précède comme auteur de chevet.


    Privé de château et de domaine, sa seule dot... c'est la philosophie et son engagement à l’extrême gauche. Grand monarque-communiste et maoïste, pourfendeur d'une démocratie qui n'est qu'un outil de propagande et de domination du capitalisme (difficile de le contredire là-dessus !), Alain Badiou est sans aucun doute une figure de renom de la vie intellectuelle française.


    Issu de la bourgeoisie, roturier donc (il est le fils d’un normalien rocardien) - terreau des plus fertiles pour toute engagement à l’extrême gauche ; en effet, rien ne prédispose autant à la révolte que cet esprit bourgeois, un peu comme la fréquentation à un jeune âge des curés pour vous passer l’envie de vous confesser -, le « style Badiou » est sobre, d’un grand classicisme. A son sujet, on a évoqué un esprit « radicale-chic » et le château de Versailles, à une époque où il faisait encore bon discourir.


    Révolutionnaire dit "de chambre et de salon", là où l’on trouve immanquablement une télé et une radio, serein, jamais un mot plus haut que l’autre, avec lui la Révolution sera sans douleur, un peu comme un accouchement. Il est dit que le badiou-isme serait à ce point formel qu'il échapperait à tout entendement et à toute critique… ainsi qu’ à toute réalité tangible, un peu comme une pensée et une expression en suspension, d’aucuns diront, un rien  ésotériques… en lévitation.


    Est-ce la raison pour laquelle il est devenu au fil des ans le favori, le protégé, le chouchou des radios et des plateaux de télévisions ?


    Inoffensif Alain Badiou ?


    En effet, anobli par les médias, depuis une dizaine d’années... Alain Badiou tient salon ; quand il est reçu, très vite c’est lui qui reçoit, émission après émission - France 2, France 3, France Culture, France musique, France Inter, Nouvelobs, Libération… hauts lieux de l’information révolutionnaire, courageuse et dissidente !  -, semaine après semaine, mois après mois…

     

                  Mais alors, après un tel "sacre" médiatique, à quand un Badiou effigie d'une pièce éditée par la Monnaie de Paris ? Et puis… à quand un Badiou invité du 20H ! Car, si rien n’est moins sûr, rien n’est cependant moins improbable ! Les médias n’aiment rien moins que recevoir leurs ennemis jurés lorsqu’ils ont la réputation de tirer à blanc et même si en ce qui concerne notre philosophe, il lui arrive de mettre le plus souvent dans le mille. Solide formation politique et philosophique oblige !


    Et puis, cela permet de contenter le CSA qui peut se targuer alors d’entretenir la flamme d’un service public où la pluralité des points de vue fait rage, même mezzo voce, un peu comme en creux, mais… profond, très profond, là où il faut vraiment tendre l’oreille. 


    Quand aux animateurs dits "journalistes", le temps d’une interview, voilà qu'ils se sentent un peu moins ignorants, veules et lâches qu’à l’ordinaire ! Car avec Alain Badiou, on s’achète facilement une bonne conduite et une bonne conscience à moindre frais.


    Et quand on connaît leurs salaires à tous… c’est vraiment pas cher payé.


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    1 - Alain Badiou ne croit pas aux élections. Le bulletin de vote n'a pas sa préférence sans doute parce qu'il n'a pas pensé à aucun moment que ce bulletin pourrait bel et bien un jour, servir une stratégie qui consisterait à ouvrir une crise sans précédent au coeur d'un dispositif politique corrompu ; une crise telle que tout retour à un ordre antérieur serait alors impossible. A ce sujet, merci de vous reporter au billet suivant : Porter la crise au coeur du PS et des Verts

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  • Violence pour violence... ne trouve-t-on pas toujours plus violent que soi ?

     

     

                      Un jeune homme dit "militant antifasciste" est mort ce 5 juin 2013 après un affrontement mercredi soir à Paris avec des jeunes dits "fascistes" : il se nomme Clément Méric.

     

                     Médias, indignations, récupération... détournement et diversion... le gouvernement donne de la voix : le fascisme est dans la place !

    Du pain béni pour un PS qui ne sait plus comment survivre à gauche ce fait divers et de société hyper-clivant ?

    Qu'il soit permit ici de rappeler que toute politique antisociale nourrit le fascisme ; les extrêmes et la violence n'ont jamais prospéré dans une société de justice et de liberté car les extrêmes sont les meilleurs alliés de toutes les politiques antisociales et c'est la raison pour laquelle l'hyper-classe (la banque, l'industrie et le commerce international) a toujours eu recours à ses services ; et c'est aussi la raison pour laquelle le PS a eu si longtemps besoin du FN, et aujourd'hui encore, avec le soutien des médias qui ont "banalisé" ce parti pour mieux s'arranger avec leur mauvaise conscience qu'est Mélenchon.

                       Aussi, en ce qui concerne le décès de Clément Méric et les commentaires et autres pseudo-analyses qui s'y rapportent, gardons-nous bien de tout amalgame (le fantôme de l'affaire du cimetière juif de Carpentras n'est pas loin !) et prenons au plus vite nos distances avec, au mieux, des imbéciles et des égarés, au pire, avec des salauds qui font le jeu d'une politique et une seule : marche ou crève.

                      Gardons-nous bien aussi d'exonérer les responsables d'une telle politique d'une violence sociale sans précédent.

     

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                        Voici une autre version des faits à propos du décès de ce jeune homme ; elle a pour origine le témoignage d'un vigile ; version corroborée par Le Point :

     

                       "... trois jeunes hommes et une fille, la compagne de l’un des jeunes se sont rendus à une vente privée dans le quartier Saint-Lazare : Ils ont été pris à partie par cinq militants d’extrême gauche qui leur ont promis de les massacrer à la sortie. Le service d’ordre de la vente privée en a été témoin. Il a proposé à ces trois jeunes plus la gamine d’attendre [...]. La sécurité est descendue pour demander aux jeunes d’extrême gauche de s’en aller. Au bout d’une demi-heure d’attente, la sécurité leur a proposé (aux autres jeunes, NDLR) de descendre en disant que cela s’était calmé [...]. Quand ils sont descendus dans la cour – la vente se situait dans les étages –, les jeunes d’extrême gauche les attendaient. La sécurité est sortie une deuxième fois pour les accompagner dehors [...]. Un peu plus loin, ces cinq jeunes hommes les attendaient encore. À ce moment-là, les jeunes d’extrême gauche ont porté les premiers coups ; en tout cas il y a eu une bousculade[...]."

     

                  Violence pour violence : manifestement, on trouve toujours plus violent que soi.

             

                 Mais alors, qui a formé ce jeune homme dit « d’extrême gauche » dit « antifa » ? Qui lui a dit que le fascisme, c'est les bombers et les semelles lourdes ? Qui n'a trouvé rien de mieux que d’envoyer au casse-pipe des ados contre des paumés guère plus âgés qu’eux qui sont au fascisme ce que les élections sont à la démocratie ? Un épouvantail derrière lequel se cache un fascisme bien réel celui-là : un fascisme en costume Armani des capitales du monde entier et qui décide de qui vivra, où, comment, sous et dans quelles conditions.

    Quant aux mouvements dits extrémistes... il est vrai que le système, dont les médias assurent la promotion et la couverture, n'aime pas la violence qui lui échappe car tout ce qui lui échappe représente un danger. Aussi, pour les médias, grande est la tentation de présenter ce fait de société comme une rixe entre deux extrêmes.. deux camps de lumpen-activistes incontrôlables.

    De plus, pour fonctionner à plein régime, les médias ont besoin d'un gentil et d'un méchant : un Juif, un Arabe... un Arabe qui soit sans reproche, au casier vierge ( vraiment vierge !) ou bien un vieillard atrocement mutilé ; or, dans cette agression, les médias sont confrontés à deux extrêmes qui, de plus, n'ont que du mépris pour les médias dominants - à juste titre ! ; d'où leur réserve à tous et la tentation de l'amalgame : tous des extrémistes !

    Reste alors la personnalité des deux protagonistes ; dans le cas qui nous occupe, côté compassion, il semblerait que les médias penchent du côté de la victime parce que très jeune et frêle de corpulence bien que les faits semblent indiquer que la victime serait à l'origine d'une provocation insistante puisque... quitte à être antifa... pourquoi ne l'être qu'à moitié, c'est sûr !

     

                   En revanche, Au PS et dans ses officines et autres satellites, à gauche et à l'extrême gauche, on a choisi son camp et l'on donne de la voix comme jamais ! L'alliance contre la peste brune est reformée ; rue de Solferino, les fenêtres ouvertes, du trottoir, il paraît qu'on entend des hurlements de rire jusqu'aux larmes à n'en plus finir à propos de ces retrouvailles ! Une aubaine pour un PS qui ne savait plus comment continuer d'exister à gauche.

    Mais... rira bien qui rira le dernier ! Attendons les prochaines élections.

     

    ***

     

     

                     Il n'y a pas deux France ; il n'y en a qu'une ! Et s'il y en a deux, ce n'est sûrement pas celle des FAS et celle des ANTIFAS mais bien plutôt la France de ceux qui, jour après jour, vendent sur le marché international de la traite du monde du travail tous nos droits et nos libertés au plus fort et au moins offrant.


                    Nombreux sont ceux qui désignent encore le danger fasciste à l’extrême droite tout en apportant une définition totalement obsolète de ce fascisme – pour rappel : un marxisme dévoyé et une conception ethnoculturelle de la nation  - comme pour mieux faire diversion et nous cacher un autre fascisme,  taillé sur mesure pour demain celui-là... le fascisme d’une mondialisation contrôlée par les multinationales et la pègre ; un fascisme loi d’airain du fric et du pilonnage permanent des humbles et des relégués au nom d’une justice sociale emballée dans les cartons d’une science économique sans visage, sans morale et sans honneur ; loi qui ordonne la fin des toutes les controverses et de tous les débats.

                       La santé, la sécurité, le droit à la vie… tout y passera ! Et nous devrons tous nous soumettre à cette relation marchande souverainement barbare, inculte et cynique. Les chantres de cette relation n’ont qu’un seul maître : Al Capone ! C’est lui, le maître à penser cette relation… et à pourrir tout ce qui ne l’a pas encore été. Oui, c’est bien lui, Al Capone, racaille marchande et illettrée, qui contrôlera ce nouveau siècle.

    Ce qu'on nous propose depuis trente ans à une échelle aussi bien locale qu'internationale - le mondialisme -, n'est ni de droite ni de gauche ! Sans précédent… ce mondialisme se situe maintenant ailleurs… là où au royaume des aveugles les borgnes et les ANTIFAS sont rois (1) et les salauds des Empereurs !


    Alors oui ! Le fascisme, c'est ici et maintenant

     

     

    ***

     

                Ce jeune homme décédé dans les rues de Paris, nommé Clément Méric, est une double victime : victime de celui qui l'a tué et victime d'un endoctrinement responsable du fait que ce jeune homme ait considéré comme une priorité absolue d'aller provoquer un jeune de son âge... d'autant plus qu'il n'avait aucune disposition physique pour mener un tel affrontement.

                     Pour toutes ces raisons, affirmons ici avec la plus grande fermeté que la mort de ce jeune Clément reste indéfendable par les uns comme par les autres (Fa - Antifa) car ce jeune Clément est mort pour rien ; et celui qui l'a tué, l'a tué pour rien.

    Prétendre le contraire c'est continuer de préparer d'autres morts comme Clément aussi inutiles qu'indéfendables et c'est préparer aussi d'autres meurtriers, parce qu'un "FA" tombera ce jour-là sur un "Antifa" plus fort que lui (2).

     

     

    1 - D'ici cinq ans, retrouvera-t-on tous ces antifas à la tête de SOS racisme, dans dix ans... député PS, dans 15 ans... animateurs de télé ou bien ministre d'un gouvernement au service d'une mondialisation sans honneur ni justice ?

     

    2 - Energie gaspillée ! Temps médiatique occupé en pure perte ! Quitte à mourir ou à tuer, il serait quand temps que l'on ré-apprenne à le faire pour le plus grand profit de la justice et de la liberté.

     

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    Manifestation antifasciste en hommage à Clément... par Mediapart

     


     

           C'est à s'y tromper : Fas, Antifas... même gestuelle, même intonation, même phrasé, même âge, même violence d'un impératif absolu tel un ordre venu de l' intérieur, du tréfonds... et qui confine à la pathologie...

     


    Soral / E&R : vidéo du mois, mai-juin 2013... par ERTV Vidéo à 24.30

     

     

                  Pour prolonger, cliquez Pierres Carles à propos d'Esteban

     

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  • L'idéologie de la domination pour les nuls

     

     

    Rappel des fondamentaux avec,  dans l'ordre d'apparition :

    Harendt, Weil (non pas elle, l'autre), la Boétie, Marx, Alain, Clouscard, Pasolini et Freud.



    Par Adrien Abauzit, auteur et jeune "cadre" dynamique de la dissidence


     

    Démocratie réelle - démocratie formelle…


    Aliénation - déracinement…


    Double dynamique de destruction  de la réalité et des institutions sociales afin de réduire le Peuple à l’état de masse indifférenciée, sans volonté propre, ni personnalité ; à l’individu on enlève  tous ses référents culturel, politique, civique, religieux et spirituel avec comme armes :


    - La sous-culture anglo-saxonne mercantile – culture hédoniste de masse


    -  La propagande en faveur de l’idéologie dominante qui n’a qu’un projet : défendre les intérêts de l’oligarchie contre l’intérêt général avec l’appui de la classe politique (UMP et PS) et des médias qui ne recrutent alors que ceux qui sont en accord avec cette idéologie.


    L’idéologie dominante est de gauche dans ses mœurs, et de droite sur le plan économique (UMPS).


    Cette idéologie dominante produit une déstructuration du sens, de tous les sens, et de la réalité et de sa perception : qui fait quoi, à qui, où, comment, pour(-)quoi et pour le compte de qui.


                    Et cette idéologie n’a aujourd’hui pas plus de compte à nous rendre que pouvait en avoir Louis XIV


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                Pour prolonger, cliquez : comprendre le monde aujourd'hui avec...


     

    Lien permanent Catégories : politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
  • Serge ULESKI interdit de publication sur Médiapart

     

                Sans notification ni explication... sachez que je ne peux plus publier ni commenter sur le site de Médiapart depuis vendredi 14 juin à 17h alors que mon abonnement, dûment acquitté, court jusqu'en Septembre 2013.


    C'est dans l'ordre des choses sans doute...


    Après ce bâillonnement précédé d'un lynchage en bonne et due forme de près de 352 commentaires sur le billet d'un abonné qui me prend pour cible (c'est ICI) Médiapart est enfin à sa place, là où l'on lynche, censure, banni et finalement... exclu.


    A propos de ce lynchage par billet et commentaires interposés, j'ai pu leur répondre à tous ceci :

     

                   "Je suis ici sur Médiapart et ailleurs, celui qui ouvre la plus grande des fenêtres et la plus grande des portes à des points de vue et à des intervenants dont vous n'auriez sans doute jamais entendu parler si je ne vous les avais pas présenté, et ce dans tous les domaines : cinéma, peinture, littérature, politique, société, musique....


    Les narcisses sont ceux qui se sont donnés rendez-vous ici sur ce billet sans consistance qui me prend pour cible ; tous tentent d'exister un peu, puis renoncent après un tour de piste, réalisant sous doute, très vite, que pour retenir l'attention des lecteurs, il faut de la poigne intellectuelle, de la fermeté d'âme et du métier aussi... il faut avoir répété longtemps, longtemps ; l'intelligence c'est aussi et surtout un sport : discipline, rigueur et sacrifice. C'est aussi une quête que seuls les hommes honnêtes et indépendants, des hommes capables de penser contre eux-mêmes et en dehors d'eux-mêmes peuvent se permettre de mener.


    Les autres doivent se contenter de n'être que ce qu’ils sont qui n'est que la somme de tout ce qu'ils n'ont jamais choisi d'être, se contentant le plus souvent d'une naissance dont la genèse et l'effort ne leur appartiennent même pas... aussi, ethnies, classes, nationalités... tous subissent et c'est la haine que vous leur inspirerez si jamais vous n'en êtes pas... avec eux soumis à vous-même, esclave d'une identité qui éclaire un manque de volonté et de courage... de tout temps."

     

                    Encore une fois, Internet le confirme chaque jour :  c'est pas demain la veille que notre monde cessera de nous ressembler... nous en général... et de leur ressembler, à eux en particulier... car... plus ils sont le monde tel qu'il est, plus ils donnent de la voix, et jamais ils ne sont les victimes d’aucune censure tellement ils sont, encore une fois le monde tel qu’il est ; et leur anonymat à tous (utilsation d'un pseudo) n'aura rien changé ; il ne leur aura rien apporté, ni courage, ni tolérance, ni intelligence ; bien au contraire : lâcheté, indigence morale et intellectuelle, flagornerie, insultes triomphent ici comme partout ailleurs.


    Il est vrai que le mal a besoin de la nuit et le bien de la lumière du jour car le bien a besoin de se faire re-connaître - dans le cas contraire, à quoi bon ! -, tandis que le mal... lui, préfère frapper en toute impunité. D'où l'utilisation par tous de pseudos.


                 Suite à cette décision de m'interdire de publication, reste à espérer qu'à l'avenir, les dirigeants de Médiapart cesseront de "péter" plus haut que leur éthique et leur morale... et la vérité au sujet de ce journal en ligne s'en portera alors beaucoup mieux.


    Quant à ceux qui seraient tentés de penser ceci : "ULESKI l'a bien cherché après tout !"...


    Qu'ils sachent que dans toute l'histoire des auteurs censurés, tous ont dû affronter des censeurs qui pensaient tous avoir de bonnes raisons de les bâillonner.


     

           J'en profite pour saluer les quelques abonnés qui m'ont toujours ouvertement soutenus  : Jean-Paul-Yves Legoff, Abouadil,Duduche,

    et Virgill.



               Pour prolonger.... voici quelques liens  : comment fonctionnent Médiapart vis à vis de ses abonnés (journalistes inclus), ainsi que les abonnés proches de la rédaction vis à vis des autres abonnés beaucoup moins proches :


     

    - Médiapart a cinq ans, un abonné témoigne


    - Faut-il sauver l'abonné sodalt groupie de Médiapart ?


    - Deux ou trois choses que je sais de nous sur Médiapart - 2


    - Deux ou trois choses que je sais de nous sur Médiapart - 1


    - Billets de blog ignorés par le Club - demande de création d'une Edition


    - Pot d'accueil avec discrimination à l'entrée - Bienvenu chez Médiapart


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  • FEMEN : intolérance, ignorance et dictature

     

     

     

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    "4 mois de prison ferme pour les Femen française Joséphine, Marguerite et  Pauline."


     

    Mais qu'est-ce que ces Femen françaises sont allées faire en Tunisie ?

     

               Il n'y a pas de mots pour qualifier leur action aussi méprisante que dérisoire qu'insultante à l’égard de l’altérité culturelle tunisienne  - véritable viol des consciences -, à l’origine de laquelle on trouvera une arrogance égocentrique et immature mêlée d'une bien-pensance qui n'est que le signe d'une ignorance crasse et sans excuse.

     

    Que l'Etat français condamne avec la plus grande fermeté leur action et qu'elles soient jugées en conséquence ! Car l'intolérance d'une bien-pensance comparable à une armée de bandits à la tripe sensible et au cœur dur comme la pierre qui n'est que du néo-colonialisme culturel qui s'ignore ( encore et toujours l'ignorance)… ne passera pas !


    Halte là !

     

    ***

     

                 Ici à Paris, les gros sabots de la baston "fa-antifas" dans un tintamarre médiatique de récupération politicienne, là-bas à Tunis...  les gros sabots de la bêtise aveugle de minettes nourries au biberon d'un féminisme parisien de pacotille inculte et privé de tout discernement...

     

    Diversion après diversion, c’est bien là toute la société du spectacle, boussole affolée qui a perdu le Nord,  qui se regarde sans doute une dernière dans la glace avant de pourrir sur pied.

     

                  Mais alors, que d’énergie perdue, pour rien, pour si peu en comparaison de ce qu’il nous faudrait tous être capables de réunir comme force pour freiner des quatre fers un projet politique qui, jour après jour, n’a de cesse de laminer nos droits et nos libertés car il y a urgence : l'étau se resserre sur l'Europe et sur nous tous... sans distinction... et en ce qui concerne les femmes... qu'elles soient voilées ou non, topless ou pas l'été sur les plages, et ce...  pour le temps qu'il nous sera encore donné de pouvoir nous y prélasser.

     

    __________________


     

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    Le cas FEMEN

     

                 Dans le contexte de la société française en particulier... l'action de ces FEMEN n'a aucun sens.  De plus, ces jeunes femmes caricaturent et ridiculisent le mouvement féministe de ces 40 dernières années. Quant à leur slogan...  "Sortez ce pape de votre vagin !" à l'heure où dans les boutiques... on vend des strings à des gamines-enfant de 12 ans (sinon moins), leur mère à leur côté les accompagnant, pour faire copine/copine avec elles, franchement, est-ce qu'on peut faire plus dans le domaine de la libération de tout ce qui ressemble de près ou de loin, et déjà, à une marchandise sexuelle ?..............................................................

     

    Les mettre sur le trottoir dès l'âge de 10 ans ?

     

            C'est le droit le plus absolu de tout individu de confier au chef d'une église, le Pape pour ne pas le nommer, le soin de lui dicter sa condition en matière de moeurs sexuels ou non si tel est son choix. S’agissant de la religion catholique, on peut être rassurés : on lui a tellement tapé dessus (et à juste titre) que l'on peut être à peu près certain qu'il s'agit bien là d'une adhésion volontaire, mature et réfléchie d'un adulte qui l’est tout autant

     

    Qu'il soit permis ici de rappeler que la démocratie c'est aussi la protection de toutes les minorités. Aussi, on ne laissera pas des individus qui pensent avec leur cul comme d'autres avec leur bite menacer l'une d'entre elles...


    En attendant de retrouver dans une vingtaine d'années toutes ces post-FEMEN à la tête des DRH des entreprises (emplois occupés massivement par des femmes) dans lesquelles le salarié (homme, femme, homo, cathos, trans, queer...) n'aura qu'un droit : se faire licencier. Pour ne rien dire de celles qui finiront flics dans des séries télévisées indigentes pour quinquagénaires téléspectateurs-chômeurs à la casse., ou bien encore animatrices putassières aux seins lourds et accueillants...


    Car c'est bien là toute l'histoire des People dits "de gauche" qui, dans les faits, se limite à un PS aussi discrédité que moralement moribond.


                      Une question demeure néanmoins : qui recrute et finance ces FEMEN ?


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