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  • Mathieu Gallet... un bellâtre à la tête de Radio France

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                 Un jeune blanc-bec de 36 ans dirigera pendant cinq ans Radio France et devra se porter garant d'un pluralisme qui reconnaît et accepte la diversité des opinions et de leurs représentants ; pluralisme qui s'est pourtant fait la belle et la malle depuis une bonne trentaine d'années maintenant, dans le public (comme dans le privé)... faute de détermination et de courage.

     

                 Pour sûr, tous les groupes de pression - politiques, économiques et communautaires -, doivent se réjouir ! Car, ils ne feront qu'une bouchée de ce bellâtre ! Et c'est tout cru qu'ils le mangeront... haché menu... avant même qu'il ait eu le temps de parer la déflagration... explosé en vol... éparpillé façon puzzle.

    Et tous, à cette heure, doivent sabrer le champagne :

     

    "Allez David ! Fais péter la roteuse !

    - Tout de suite chef."

     

    ***

     

                   Sorti tout droit des valises de Frédéric Mitterrand qui n'aime rien tant que la jeunesse... jeune et fringante, actuellement Président de l'INA, ce jeune gringalet succède à Jean-Luc Hees, un patron en apnée, à la tension proche de zéro, et qui était à l'autorité, au charisme et à l'opiniâtreté journalistique ce qu'est un fast-food à notre longue et belle tradition culinaire.

     

               « Nous avons choisi une personnalité jeune, la plus jeune de l'histoire de Radio France  - notre choix est celui du dynamisme et de l'audace et une conscience aiguë des enjeux numérique" - précise le CSA.

     

    En d'autres termes, c'est un hyper-VRP de Google qui a été nommé, et un PDG avec un business plan (se reporter au commentaire ci-dessous).

     

     

                   Mais alors... comment le CSA a-t-il su que nous étions aussi nombreux à ne plus rien attendre de Radio France - entre autres groupes de médias ?

     

    Mystère.

     

     

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    Commentaire d'un blogueur  :

     


    Le nouveau patron veut trouver de nouvelles ressources. Pour cela, il veut remettre en cause "la culture du tout gratuit". Concrètement, il veut rendre les podcasts payants au bout d'un certain temps -aujourd'hui, ils sont gratuits durant trois ans. Toutefois, son texte n'indique pas au bout de combien de temps, mais dit juste que cette durée sera fixée "en fonction des pratiques du marché".

    http://www.bfmtv.com/economie/exclu-bfm-business-projet-mathieu-gallet-radio-france-721868.html

     

    Ce n'est pas très social, tout cela, ni très socialiste!

    Seuls les riches pourront se cultiver, avec lui.

    Cela me semble aller dans le sens opposé à ce que l'on attend d'un service public, chargé d'élever le niveau culturel et réflexif des Français. Déjà que beaucoup de gens modestes ont souvent du mal à s'intéresser à la culture, alors ce n'est pas en rendant payant l'accès aux podcasts qu'il s'y intéresseront plus, bien au contraire...


    J'ajoute que rendre les podcasts payants aura un effet très négatif pour le rayonnement culturel de la France auprès des étrangers qui apprennent le français et se cultivent sur la culture française par le biais de podcasts. Notamment dans les pays où les gens ont peu d'argent. Et cela concernera également les gens des pays d'Afrique francophone, qui se désintéresseront de plus en plus de la culture française.

    Alors qu'ils pourront télécharger gratuitement des podcasts de radios allemandes ou anglophones, hispanophones, ou lusophones.

     

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    Pour prolonger, cliquez : France Culture à vau-l'eau

     

     

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  • Les retraites, la mère de toutes les batailles

     


                    Inspiré par le sociologue-économiste Bernard Friot

     

     

    Les retraites expliquées aux nuls par Franck Lepage & Gaël Tanguy de la SCOP le Pavé.


    Vidéo à 1.48.03

     

                 Une analyse critique de ce scénario nous est propose par Jean Gadrey ici :  Les curieuses thèses de Bernard Friot

     

     

    ***

     

                Le Pavé est une coopérative d'éducation populaire qui vise à réintroduire du politique dans le débat public. Cela suppose d'avoir du temps, des techniques, des méthodes pour permettre le témoignage, le récit, l'expression « libérée » et authentique.

    Site officiel : http://www.scoplepave.org

     


    Les autres conférences inculture(s) :


    Inculture(s) 1 : La culture - http://www.youtube.com/watch?v=9MCU7A...


    Inculture(s) 2 : L'éducation - http://www.youtube.com/watch?v=ACxRSS...


    Inculture(s) 2 : L'éducation - Version alternative - http://www.youtube.com/watch?v=96-8F7...


    Inculture(s) 4 : Faim de pétrole - http://www.youtube.com/watch?v=SpDAoO...


    Inculture(s) 5 : Le travail - http://www.youtube.com/watch?v=cqIcOa...


    Inculture(s) 8 : L'eau, ça chie - http://www.youtube.com/watch?v=hijW2y...


    Inculture(s) 9 : Le Management - http://www.youtube.com/watch?v=F0pTUK...

     

     

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  • Crif, SOS racisme, Licra, UEJF, le PS, Dieudonné et Valls... Alain Soral s'explique


    Rencontre / Dédicace avec Alain Soral à... par ErAquitaine

     

     

                  Accusé, calomnié dans la presse, la radio, la télévision... jamais invité à prendre la parole dans ces mêmes médias dits "dominants"... Alain Soral de passage à Bordeaux, le 6 février dernier, s'explique tout en expliquant.

     

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  • Venezuela : quand la bourgeoisie ne renonce jamais

     

    L'opposition au Président Madura

     

     

    venezuela,usa,obama,chavez,maduro,économie,politique,justiceLeopoldo Lopez : diplômé de Princeton et de Harvard.

                  

     

     

    venezuela,usa,obama,chavez,maduro,économie,politique,justice

                                         Capriles - avocat d'affaires

                          

    venezuela,usa,obama,chavez,maduro,économie,politique,justice

                 Maria Corina Machado : proche de la famille Bush

     

     

     

     

     

     

     

                   Situation tendue au Venezuela après 15 jours de manifestations des opposants au président Nicolas Maduro, successeur de Hugo Chavez à la tête du pays ; ils exigent la démission de Madura, démocratiquement élu voilà un an.

    Faut croire que... quand le chat Chavez n'est plus là, ce sont les rats qui investissent le Navire vénézuélien car la bourgeoisie n’a pas abandonné son objectif de renversement du pouvoir bolivarien.

    Les Etats-Unis ne sont pas en reste : figure mondiale de la résistance à la pax americana, Chavez était intouchable ; or, Maduro l'est beaucoup beaucoup moins...

    De plus, le Venezuela affronte une crise économique majeure...

     

    Aussi...

     

    ________________

     

     

                   Missionné par le gouvernement du Venezuela, Jacques Sapir s'est rendu en novembre 2013 au Venezuela. Sa mission accomplie,  il a rédigé la note suivante pour le gouvernement du Président Nicolas Maduro, élu en 2013 suite au décès de Hugo Chavez.

     

    Extrait :

     

              1 - Le gouvernement du Venezuela est actuellement confronté à une déstabilisation économique politiquement exploitée par l’opposition, celle-ci usant de méthodes non démocratiques pour aggraver la situation économique. Dans cette situation difficile, le Président Nicolas Maduro a pris les mesures qui s’imposaient pour faire face à ces entreprises de déstabilisation. Les mesures prises ou annoncées vont être efficaces pendant une période de 1 à 3 mois. Néanmoins, elles perdront par la suite de leur efficacité et vont entraîner des effets pervers qui iront en s’amplifiant. La déstabilisation macroéconomique date en réalité de l’automne 2012. C’est elle qui a fourni le contexte aux manœuvres non démocratiques de l’opposition. C’est ce contexte qu’il convient de traiter si l’on veut durablement retirer à l’opposition ses moyens d’action.

     

              2 - Le cœur du problème provient de l’écart grandissant qui existe désormais entre le niveau du taux de change officiel (ou « administratif ») et le taux de change dit « de la rue ». Cet écart, resté pendant une longue période relativement faible, a commencé à s’élargir depuis 2010. Cet élargissement est devenu véritablement explosif depuis l’automne 2012. Dans cette situation, avec un écart entre les deux taux de change qui atteint désormais 9/1, les activités économiques sont profondément et durablement déformées. La spéculation des agents privés sur ces taux de change affecte tous les secteurs de l’activité et devient une source majeure d’enrichissement pour une petite minorité. Le fait que les activités économiques s’orientent autour de la différence des deux taux de change est aussi une source supplémentaire d’élargissement de l’écart, car il se traduit par une augmentation des montants en bolivars qui alimentent le taux de change de la rue. Tout cela aboutit à un affaiblissement profond de la confiance du peuple vénézuélien dans sa monnaie, ce qui a des conséquences économiques, mais aussi politiques et psychologiques, qui sont potentiellement dramatiques.

     

             3 - Les causes de l’ouverture de l’écart entre les deux taux de change peuvent être identifiées. Elles sont de deux ordres. Structurellement, la politique du crédit, imposée par la crise et nécessaire au développement du pays, a entraîné un premier dérapage, sensible dès 2010. L’inefficacité de certains investissements est venue alors aggraver le problème. Mais, conjoncturellement, c’est bien le financement de PDVSA par la Banque Centrale qui est la cause de la déstabilisation massive que l’on observe depuis l’automne 2012. Il faut ajouter que ce financement était nécessaire compte tenu d’une situation où PDVSA devait vendre les devises issues de ses recettes au taux officiel, mais se voyait contraint de payer ses fournisseurs qui lui facturaient leurs services et leurs produits au taux « de la rue ». À cela on doit ajouter un comportement psychologique de la population, inquiète et désemparée par la maladie et la mort du Président Chavez et qui cherche à accumuler des biens de consommation comme moyen de préserver son épargne. L’existence même de ces deux taux de change est à la fois une cause et un symptôme de la déstabilisation de l’économie.

     

                     La suite ICI

     

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  • Les 70 ans de "l'Affiche Rouge" et les jérémiades de Benoît Rayski



           C'est le 70ème anniversaire de l'exécution par les nazis des 22 résistants, fusillés le 21 février 1944 au Mont Valérien. Une partie d'entre eux sera pris en exemple sur l’Affiche rouge, une affiche de propagande allemande placardée à Paris au printemps 1944, pendant l’occupation nazie. Elle fut tirée à 15 000 exemplaires.

     

    afficherouge.jpg

     

             Cette affiche est composée en haut d'un texte à la forme interrogative et d'un texte en bas en guise de réponse : au centre... dix photos, dix hommes avec pour légende leur nationalité et pour certains d'entre eux, leur appartenance ethnique ; tous font partie d'un groupe de Résistance appelé " Manouchian ", du nom de leur chef : Missak Manouchian. Ce groupe comprend  des FTP (Francs Tireurs et Partisans) ainsi que des MOI (Main-d'Oeuvre Immigrée).

     

    Les groupes de FTP-MOI furent créés en région parisienne, en même temps que les FTP, en 1941. Ces groupes seront constitués par les membres de la Main-d'œuvre immigrée : des étrangers communistes vivant en France et ne faisant pas partie du PCF.

     

    Les FTP-MOI sont particulièrement connus à travers les épisodes du procès de 23 membres du groupe de Missak Manouchian et de l'Affiche rouge. Le procès se déroulera devant le tribunal militaire allemand réuni à l'hôtel Continental à Paris le 15 février 1944 ; il durera entre deux et quatre jours ; après une délibération de trente-cinq minutes,  le verdict suivant sera rendu :

     

                 - 23 accusés sont condamnés à mort : en l'absence de possibilité d'appel, 22 d'entre eux sont fusillés sans délai, le 21 février, au fort du Mont-Valérien ; l'exécution d'Olga Bancic est suspendue pour supplément d'enquête. Rejugée le 10 mai 1944 à Stuttgart, elle est de nouveau condamnée à mort et immédiatement exécutée par décapitation.

     

                - 1 accusé, Migratrice, est transféré devant une juridiction française.

     

     

    ***

     


    "l'Affiche Rouge" à l’école...

     

             Or, à propos des 70 ans de cette Affiche Rouge... Benoit Rayski historien, écrivain et journaliste nous rapporte ceci : « Etant l'auteur d'un livre sur le sujet  (l’Affiche rouge), j'étais invité pour en parler devant des élèves d'un lycée professionnel de Mantes-la-Jolie. Avant que je n'entre dans la classe, la prof m'a pris à part. "Je pense que ce serait mieux si vous vous absteniez de dire qu'ils étaient juifs. Vous pourriez vous contenter de dire qu'ils étaient immigrés et étrangers. Vous comprenez, avec la Palestine et tout ça…". J'ai tout de suite compris. Et avant qu'elle me suggère de dire que les combattants de la FTP-MOI étaient, comme ses élèves, "issus de la diversité", j'ai tourné les talons."

     

    Il a tourné les talons : c’est la politique de l’assiette vide : on vous convie autour d’une table, on vous promet un repas historique stimulant  pour … in fine, vous  affamer et vous laisser sur votre soif : soif d’héroïsme, soif de courage… soif de sacrifice, soif de figures tutélaires, soif  d’Histoire peut-être aussi… à un âge où l'on regarde encore vers le haut à la recherche de quelque chose de plus grand que soi : l’adolescence. Car, ce n’est que plus tard, bien plus tard, que l’on baisse la tête, les yeux mi- clos, intéressé que par soi, soi et sa tribu seuls, soi et son petit confort, peinard et sans histoires.

     

    Il a tourné les talons. Monsieur Ravski, adulte, écrivain, historien et journaliste… (son cas s’aggrave !) n’a donc pas d’excuse.

     

             Ce qu’on doit déplorer  dans cette affaire qui n’en est pas une, et n’en sera aucune, c’est à espérer du moins, c’est que Monsieur Ravski ait été dans l’incapacité de communiquer autour de cette "Affiche" sans avoir à décliner pour autant le pedigree ethnique d’une partie des  fusillés : une Affiche qui, soit dit en passant, mentionne dix fusillés sur 22, sélectionnés à dessein avec pour légende… justement, leur appartenance ethnique.

     

    L’engagement de ces patriotes qui n’avaient pas la nationalité française  (ils étaient espagnols, polonais, « arméniens », hongrois, roumains, italiens) ne suffit-il pas largement à expliquer et à justifier une intervention en milieu scolaire dans le cadre de l’enseignement de cette période historique : celle de la seconde guerre mondiale et de la résistance à l’occupation de la France ?

     

    Monsieur Ravski a tourné les talons car une enseignante qui est sans doute plus près de l'idée que l'on se fait de la République que quiconque... de par son engagement au quotidien auprès d'une population difficile - sacrifice qui ne vous vaudra aucune remise de médaille ni aucune reconnaissance des cercles parisiens jeanfoutres et donneurs de leçons  ... une enseignante donc lui a déconseillé de dire au monde entier… à quel point une partie des 22 fusillés « morts pour la liberté et la France » était juive ; et par voie de conséquence, à quel point il l’est aussi… juif Monsieur Ravski, juif et avec eux de toute éternité !

     

                  Parler des autres pour mieux parler de soi... soi, encore soi, toujours soi… on n’en sort pas… jamais ! Soi pour soi… matin, midi et…… soi….r !  Péché d’orgueil ! Encore l’orgueil ! Mal placé au demeurant.

     

              Les intentions de Monsieur Ravski n’étaient donc pas "pures" - ou désintéressées si l'on préfère -, car enfin, en quoi l’appartenance ethnique d’une partie des 22 fusillés nous renseigne sur ce qu’étaient les groupes de FTP-MOI ?

     

    De plus : qui pouvait bien avoir besoin de savoir qu’une partie d’entre eux était juive ?

     

    Et puis enfin, et puis surtout : qui avait besoin de savoir qu’ils étaient bien plus juifs que polonais ou hongrois sinon les nazis, et ce à des fins de propagande antijuive ?

     

    Eh oui, Monsieur Ravski ! C’était à ça qu’il fallait penser avant de tourner les talons ! Car, quitte à mentionner l’appartenance juive d’une partie des fusillés, c’était bien ça qu’il fallait surtout dénoncer à propos de cette affiche, Monsieur Ravski !

     

    Manifestement, votre appartenance ethnique vous a aveuglé ; elle a fait que vous êtes passé à côté de l’essentiel !

     

    Quant à cette enseignante... ses recommandations vous ont, à votre insu, forcé à prendre conscience aussi brutalement que soudainement, et  alors que vous vous teniez sur le seuil de la porte d'une classe de lycée technique de Mantes-la-Jolie, à deux pas de votre auditoire, que vous étiez  sur le point de vous tromper d’histoire : des juifs auraient été fusillés parce qu’ils étaient juifs;  ou bien encore : ils étaient résistants parce que juifs.

     

    Orgueil froissé, c'est alors que vous  avez tourné les talons… dans un acte manqué d’une rare transparence et évidence car, dans le cas contraire, vous auriez fait face… en vous effaçant justement, avec pour seule motivation : apporter à ces lycéens ce dont ils pouvaient avoir besoin (et à ce sujet, leur enseignante a simplement cherché à vous assister dans votre démarche, et non... à vous dépouiller de votre appartenance ethnique) ... et ces ados auraient quitté leur classe grandis et exaltés  parce que vous leur auriez alors compté l’histoire universelle de la résistance à l’oppression et à la barbarie ; résistance qui ne connaît  pas de frontières ni d’apriori défavorables de classe ou d’ethnie… mais, à condition, bien évidemment qu’il soit question de célébrer avant toute autre préoccupation, le sacrifice d’une résistance farouche face à la menace de la mise en esclavage de l’espèce humaine ; et de rien d’autre.

     

                 Sachez une chose, Monsieur Rayski : ceux qui ont de bonnes raisons de craindre le froid parce que... le plus souvent socialement délaissés et méprisés, reconnaissent au premier coup d’œil celui qui, des beaux quartiers, est venu tirer la couverture vers lui, une fois encore, une fois de plus... une fois de trop sans doute.

     

    Pour faire sa leçon comme on fait la classe, il faut en avoir longtemps goûté toute l'amertume : celle de la vérité qu'on se doit à soi-même  aussi cruelle et dérangeante soit-elle : c'est là son premier devoir.

     

              Aussi Monsieur Rayski, merci d'apprendre à recevoir et à connaître avant de prétendre donner à savoir et à comprendre.

     

    On ne sermonne pas les disgraciés ! On retrousse ses manches, et l'on descend  les retrouver dans la fosse aux lions de la pauvreté et de la relégation...  et à la seule force de ses bras, on les tire un par un hors du gouffre, jusqu’à la pleine lumière, là où la force du fort rayonne sans entrave et sans arrière-pensées car, c'est de gladiateurs dont on n'a aujourd'hui besoin ! Pas de fiottes qui gémissent entre deux chroniques et sermons indécents parce que... hors sujet.

    Dans le cas contraire, on n'a qu'un devoir : se taire !

     

     

    ***

     

     

     

         Léo Ferré... sur le poème d'Aragon "l'Affiche rouge" ; un Aragon qui nous parlera à propos des 22 fusillés... de patriotes, de résistants...  de "morts pour la France".

    Il se gardera bien de décliner les nationalités et le pedigree ethnique de ceux qui se sont battus...

    Certes, n'est pas Aragon qui veut.

     

              Allez Monsieur Rayski, encore un effort, vous y êtes presque !

     

     

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  • Le féminisme et l'Islam : foulard et liberté

     

                 Trois femmes pour une rencontre et un débat dont nos médias dominants se gardent bien de se faire l'écho à propos de la dignité des femmes voilées : femmes adultes et autonomes.

    Qu'à cela ne tienne : Internet pourvoira et l'on ne renoncera pas.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Pour un journalisme de toutes les intelligences

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  • Ukraine : un autre regard et d'autres voix

     

     

                      Parti-pris et incompétence des médias à propos de la crise ukrainienne... de reportage en reportage, tous plus manichéens jour après jour - les bons d'un côté, les méchants de l'autre -, sans mise en contexte, sans analyse géo-stratégique...sans nous présenter les dessous des cartes...

    Fabius et BHL (1), grands protecteurs de la veuve et de l'orphelin et des peuples - amour, paix et justice pour tous six pieds sous terre et dans le chaos ! -, haussent le ton et redoublent d'anathèmes : "Il faut intervenir, il faut des  sanctions !..."

     

    Il faut... il faut... 

     

    Il faut tout ce qu'il faudrait ailleurs (devinez où !) et qu'on se garde bien de demander.

     

     

    1 - JFK répond à BHL ICI

     

    ***

     

               Qu'à cela ne tienne... voici quelques sons de cloches différents... pour, une fois encore, contrer une propagande et une incompétence qui déshonorent le métier de journaliste :

     

     

    Jacques Cheminade à propos de l'Ukraine : rivalité OTAN/Russie.

     

    Dans cet entretien, l’ancien candidat à la présidentielle dénonce l’UE et la diplomatie américaine dans leur financement et leur soutien à une politique de déstabilisation et de "captation" d'un pays aux portes de la Russie ; un véritable casus belli.

     

     

     

    Hubert Védrine sur France Culture

     

     


                 Richard Labévière, journaliste et essayiste français a travaillé à RFI avant d'en être licencié en 2008 pour "reportage politiquement incorrect" sur le Proche -Orient en général et la politique d'Israël en particulier.

    Il est actuellement rédacteur en chef de Défense, la revue de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN)

     

     

                Aymeric Chauprade : " Comme d’habitude, dans les questions de la géopolitique il faut prendre un peu de hauteur et regarder le temps long de l’histoire. Là il n’y a pas besoin d’aller très loin en arrière. Il faut revenir à ce que l’on a appelé la révolution « colorée » en Ukraine, en 2004, pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui. Il s’agit, en fait, d’une nouvelle tentative de la part des Américains de détacher l’Ukraine de la Russie en utilisant l'UE."

     

               Pour prolonger, cliquez : Realpolitik.tv

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  • Moscovici, ministre de la calomnie...

     

             Les ministres PS ne reculent devant rien : après Valls, Peillon et Belkacem... (amalgames et calomnies contre les opposants d'où qu'ils viennent - de la gauche comme de la droite...) sans oublier des propagandistes comme Jean-Marie Colombani, des journaleux... tels une Caroline Fourest et un Patrick Cohen...

    C'est au tour d'un Moscovici qui prend pour cible Jacques Sapir, un de nos plus brillants analystes en économie, en le traînant dans la boue de l'extrême droite.

     

     

     

              La réponse de Jacques Sapir ne se fera pas attendre :

     

    " Les temps sont malsains. À force de prétendre que nous sommes dans une situation comparable aux funestes années 1930, certains journalistes et hommes politiques sont en train de créer une atmosphère particulièrement délétère. Les insinuations, les amalgames et les mensonges tiennent lieu aujourd’hui d’arguments. On a franchi un nouveau cap avec l’article du sieur Colombani dans Direct Matin et avec les accusations proférées à mon endroit par Pierre Moscovici, Ministre de l’économie et des finances. Les deux m’apparaissent liés. On en voit l’origine : la volonté d’un pouvoir aux abois et d’une élite discréditée de sauver l’Euro à tout prix en qualifiant les adversaires de la monnaie unique d’extrémistes. C’est en soi un acte de déni de la démocratie"

    La suite... ICI

     

    ***

     


               Une non-présidence aux abois, une "élite" discréditée aux ordres d'une mondialisation sans scrupules, un stalinisme mal digéré... pensée fascisante... on reconnaît bien là les méthodes de ceux qui n'ont de cesse de nous imposer une mondialisation qui a déclaré la guerre à tout ce qui est digne et authentique chez l'être humain : aspiration à la liberté, à la justice et à la préservation des acquis sociaux et des héritages culturels - entre tradition et modernité, passé et futur...

     

                 Et tous ont en commun un soutien indéfectible à l'Otan et à l'Empire, cette alliance américano-sioniste et wahhabite, une Europe supplétive à ses côtés, qui a pour seule politique : le vol de la terre et des richesses naturelles ainsi que la déstabilisation jusqu'à la destruction des nations réfractaires à un projet de civilisation unique, sans altérité, composé d'esclaves et de maîtres, qui répond au seul cri de guerre : "Malheur et mort aux vaincus !"

     

    Tout individu qui refuse d'adhérer à ce projet se verra qualifié, ou bien plutôt disqualifié en tant que…fasciste, raciste, antisémite, complotiste paranoïaque, nationaliste, populiste, démagogue, anti-européen, anti-américain...

    C'est Colombani qui associe le refus de l'Euro à " une France du rejet de l’autre – aussi bien l’immigré que l’Européen, l’Arabe ou le Juif..."

     

     

                Alors oui, le fascisme ne passera pas !

     

                                     LE LEUR  !

     

     ***

     

                En attendant… rendez-vous aux prochaines élections !

     

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    Pour prolonger, cliquez : Porter la crise au coeur du PS

     

     

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  • Deux ou trois choses que je sais à propos de la blogosphère

     

            Dans la série « Les gens sont tolérants dans l’ensemble mais vaut mieux penser comme eux ! »

     

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                Ils ne ratent jamais une occasion de se plaindre et d'appeler à la censure. Leur préoccupation favorite... la dénonciation de l’antisémitisme, même et surtout fantomatique, ainsi que de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un Arabe ou à un Musulman (français ou non ), sans oublier ceux qui se refusent à une diabolisation scélérate et criminelle de l'Islam.

     

     

    Certes, cette dénonciation qui a le plus souvent pour but de calomnier un adversaire idéologique (les anti-sionistes), pour ne rien dire des cas de névrose obsessionnelle et de paranoïa aiguë et même et surtout lorsque le discernement fait cruellement défaut, ils ne sont pas les seuls à la conduire comme on conduit une chasse à l'homme car, il est vrai que les petits Serge Klarsfeld en herbe sont légion sur la toile : chasseurs d'antisémites pourtant maintes fois recalés à l’examen de l’obtention d’un permis (ils ne feraient pas la différence entre un faisant et une chèvre tout occupés qu’ils sont à faire feu coûte que coûte), sans oublier leur inaptitude aux maniements des armes (plus ils sont persuadés d’identifier une cible, plus ils sont sur le point de se tirer une balle dans le pied)...

     

       

    Rendez-vous sur leur blog à tous, pseudos sans visage et sans nom digne de ce nom ! Leurs tags les plus populaires sont les suivants : antisémitisme, Arabes, Musulmans, Islam, Islamistes, Juifs et Israël…

      

    Un anti-sémitisme qui n’est, dans les faits, qu’un anti-sionisme exacerbé sera l’objet de toute leur attention ; un anti-sionisme criminalisé par le cynisme de ceux qui, en secret, rêvent de faire de l’anti-sionisme un délit ; ceux-là mêmes qui n’ont qu’un souci : défendre mordicus la politique d’un Etat qui n'a, aujourd'hui, plus rien à envier à l'Afrique du Sud du temps de l'apartheid dans une alliance qui nous salit un peu plus chaque jour... Israël ; un Etat pourtant étranger à la France et à l’Europe par ses moeurs politiques, et notamment, dans l’utilisation de sa force armée (on se doit de rappeler cette politique à l’égard du Peuple palestinien : assassinats, meurtres, bombardements civils, colonisation, occupation, humiliation ; faisant peser sur quiconque tente de s’opposer à cette politique, une menace de mort certaine).

      

    Et quand on sait que l’antisionisme n’est, le plus souvent, que la manifestation d’une désapprobation de la politique de cet Etat et non, la contestation de son droit à l’existence, la lutte contre l’anti-sémitisme (tout comme la lutte contre le racisme) ne peut être qu'un point de départ et certainement pas une fin en soi. Dans le cas contraire, ce sera un échec. Et si l’anti-sémitisme ne peut être qu’un point de départ, ce point de départ ne peut avoir qu’un seul point d’arrivée (pour peu que l’on se reconnaisse une obligation de résultats et pas simplement une obligation de mise en accusation) : le rapprochement des communautés autant que l’on puisse géographiquement, ethniquement et socialement les définir.

      

                Rappelons à toutes fins utiles ce qui suit : banaliser l’antisémitisme c'est discréditer la lutte contre l'antisémitisme ; discréditer cette lutte c'est commettre une erreur irréparable et une faute impardonnable. Aussi, nous devons tous veiller à ce que l’accusation d’antisémitisme (et de racisme) ne devienne,  pareilles aux incantations patriotiques et nationalistes, le refuge des crapules et des salauds.

      

    ***  

      

                Qu’il soit ici permis d’affirmer que tous ces blogueurs et blogueuses, petits soldats d’une cause aujourd'hui sans honneur et sans gloire... le sionisme, et ce depuis 1967, ne sont finalement qu’un gigantesque lapsus ; celui d'une identité juive qui les étouffe chaque jour davantage ; et quand on sait que cette appartenance n’est le fait que du hasard, celui de la naissance, cela en dit long sur leur capacité à tous à pouvoir choisir pour eux-mêmes qui ils souhaitent être en dehors de ce que le sort a pu décider pour eux. 

      

    On les imaginera sans peine derrière leurs écrans d’ordinateurs, éructant, gémissant, rageant ; faut dire qu’ils n’ont rien choisi ; ils ne font que subir cette appartenance qui les ronge, et qui, finalement, les noie un peu plus chaque jour. D’où, très certainement, cette obsession avec tout ce qui de près ou de loin touche à la question et à l’identité juives - tout ce qui leur a été imposé -, pour ne rien dire de leur obsession de l’antisémitisme comme s’ils n’avaient qu’un souhait : qu’on les haïsse mais… jamais assez !  

     

    Véritables trahisons républicaines que cette exacerbation identitaire et ce besoin d'appartenance qui mène à l'aveuglement et à l'indifférence face à la souffrance de l'autre - besoin qui exonère un être humain de faire ses propres choix, toute sa vie lui est alors servi sur un plateau... plateau religieux ou communautaire et sur lequel, il est bon de le rappeler, ont reposé et reposent encore aujourd'hui, tous les régimes totalitaires ; désir de toute puissance aussi face au vide ontologique et existentiel qui les taraude tous, jour après jour ! Car, sans remède ils sont face à cette appartenance dévorante du même avec le même, avec cette dévotion incestueuse et cannibale car, pas moyen de s’oublier quelques heures par jour ! Pas moyen de se ficher la paix ! On ne fait l'expérience que de ce besoin d'appartenance : soi-même matin, midi et soir, pour seule réalité, pour seul horizon, et encore et toujours soi-même, juif et seul !

      

    Pris au piège d’une névrose aussi maladive qu’obscène dans laquelle ils s’enlisent un peu plus chaque jour… ils rapetissent, leur vue baisse et pour finir, la saturation, le trop-plein, l'indigestion et le dégoût viennent les submerger avant de les engloutir ; et tout à fait vidés maintenant, et vides comme une coquille vide, c'est alors qu'un sentiment d'impuissance s'installe, et puis la rage aussi face à cette impuissance haïssable car, quand on a tout perdu, ou bien, quand on n’a rien acquis pour soi-même, toute sa vie durant...

    Notre origine, seule identité disponible... la seule à notre portée, et dont on n’est nullement responsable, n’est-elle pas alors tout ce qui nous reste... contre toutes les autres... et plus encore lorsqu’elles sont tout autres, et par conséquent, porteuses de tous les dangers : que l’on en vienne à réaliser, la mort dans l’âme, que l’on n’est rien, ou bien si peu, en comparaison ? 

     

    Face à ce désastre humain, et avant de les abandonner tous autant qu'ils sont à leur triste sort, on ne saurait que trop leur signifier ce qui suit : souffrez que l’on puisse encore célébrer le flair, le talent, l’intelligence et le génie d’un Dieudonné, d’un Soral, d'un Gilad Atzmon, d'un Jean Bricmont, d'un Etienne Chouard et de tant d’autres, garants d’une liberté d’expression qui maintient en vie la démocratie envers et contre tout... et en premier lieu, contre une sclérose à la fois humaniste et intellectuelle...

    Tout en leur rappelant au bon souvenir de ce Juif sorti du ghetto - pour peu qu’il y ait mis un jour les pieds car, quelque chose nous dit qu’il avait franchement mieux à faire : j'ai nommé George Steiner.

    Diamant d'intelligence, modèle de tous les modèles ce George Steiner ! Il ne se plaignait jamais ; faut dire qu’il ne se vautrait pas dans une appartenance ethnique qu’il savait de circonstance et auprès de laquelle il ne trouverait aucun mérite. Il était à l’affût non pas d’antisémites ou d’antisionistes à trucider, même derrière un écran d’ordinateur ; non, il était à l’affût, toute sa vie durant, de la moindre manifestation de talent et de génie ; à l’écoute, il était aussi d'une générosité et d'un désintéressement qui rendaient hommage à l’excellence d’où qu’elle vienne ; et avec lui, elle venait vraiment de tous les horizons.  

    Pour tout vous dire… tout ce qui n’était pas lui le fascinait, tout George Steiner qu’il était. Et vous savez quoi ?! On ne lui connaissait aucun ennemi excepté dans ce qui n’était pourtant déjà plus sa communauté depuis longtemps puisque George Steiner se tenait ailleurs, précisément là où il faut être quand on a l’ambition d’élever la conscience de ses contemporains, et de les ouvrir au monde.


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  • Penser la censure aujourd'hui avec Jean Bricmont

     

     

     

             Jean Bricmont ou la réhabilitation du réel... 

     

     

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                 La démocratie ce n'est pas un débat à la télé ou à la radio, sûrement pas non plus une presse entre les mains de la Banque, du lobby de l’armement et de l’industrie du luxe, et pas davantage les élections depuis qu'il n'y a plus d'offre politique, les gouvernements étant prisonniers d'un carcan économique et financier qui ne permet plus aucune rupture ni bifurcation.

     

    La démocratie, c'est la libre circulation des idées - dissidentes et/ou minoritaires de surcroît -, ainsi que le droit à l'opinion et à une information honnête et indépendante pour le plus grand nombre ; et la défense de ce droit dans une critique essentielle et frontale à propos de… qui fait quoi, à qui, où, comment, pour(-)quoi et pour le compte de qui.

     

    La démocratie c'est aussi un mode de résistance contre la tyrannie exercée contre le droit à une critique sans concession des mécanismes de domination et la diffusion d’une telle critique sans laquelle toute vie sociale crève lentement sous la chape de plomb d’un politiquement correct qui cache mal une débauche et une orgie de prise de pouvoir et d’intérêts sans nombre et sans précédents. Et nous ne sommes qu’au tout début de ce disfonctionnement citoyen et démocratique.


     
               La liberté d’expression est une et indivisible ; elle est bel et bien la première des libertés, et parfois aussi, la dernière : celle des déshérités.

    Nul doute... le véritable enjeu aujourd’hui, en France, c’est la défense de cette liberté ou bien plutôt, sa reconquête, et le soutien qu'il faut apporter à tous ceux qui la font vivre car, une liberté d’expression qui privilégie une opinion qui est celle de tout le monde n’est pas une liberté mais une dictature molle qui porte le nom de consensus... jusqu'au jour où cette dictature lève le masque : s'ensuivent alors... racket, procès en dommages-intérêts, calomnies, bannissement médiatique et intimidation physique.

     

     

     

                       Jean Bricmont nous rappelle avec raison que c'est bien l'instrumentalisation à des fins politiques (diviser pour mieux continuer de régner et de trahir tous ses engagements) de l'antifascisme, de l'antiracisme et de l'antisémitisme (et du génocide juif par la même occasion : d'une pierre deux coups) qui est responsable du climat délétère qui empoisonne la société française.

    A noter que cette instrumentalisation trouve sa source chez le PS et que l’on peut facilement la dater : 1983 ; année au cours de laquelle le PS fera volte-face et renoncera à peser sur le cours de l’Histoire avant de jeter en pâture son électorat à un libéralisme économique funeste.

     

    ***

                 

               La France est passée en cinq ans, dans le classement de Reporters sans frontières, du 11e rang au 38e rang de la liberté d'informer. Finira-t-on alors derrière la Chine ?

     

    25 condamnations pour violation de la liberté d'expression... la France au 3e rang des condamnations loin devant la Russie à la Cour Européenne des droits de l'homme.

     

    Il semblerait qu'en France, on ne sache faire qu'une chose : rejeter, bâillonner, censurer, stigmatiser, traduire devant les tribunaux la moindre tentative d'exercice de liberté d'expression politique et artistique (rappeurs, auteurs, essayistes, pamphlétaires, artistes de scène, humoristes, syndicalistes, activistes)...

     

    Tous les médias, leurs producteurs et leurs animateurs, chroniqueurs et journalistes y contribuent, chaque jour, chaque semaine... radios, télévisions, journaux ; médias qui ignorent sciemment d'innombrables réalités et expressions culturelles, politiques et sociales.


                  Soutenir la liberté d'expression est un véritable engagement et un sacrifice (accepter ce qu'on n'aurait jamais osé ou bien désiré lire et entendre), car... il n'y a pas de liberté, il n'y a que des preuves de tolérance, et la liberté de parole de l'un est la garantie de la liberté de parole de tous.


    Seule la liberté est capable de rendre compte de toutes les mémoires du monde ! Et moins on oublie, plus on se souvient... et plus on se souvient, plus difficile est le mensonge. En état de veille et d’alerte constant, oeuvre salubre, ce combat-là devrait être reconnu d'utilité publique car, depuis la déchéance de l’homme politique nous n’avons jamais eu autant besoin de cette liberté d'expression qui est l’exact opposé de tout ce qui est voué à l’amenuisement (les libéraux et ultra-libéraux le savent mieux que quiconque quand il s'agit du commerce). En effet, au contact de cette liberté, on reprend la main et le dessus sur l’abrutissement et le faible ressac de la désobéissance et de la dénonciation parcimonieuse et timorée des médias dominants aux ordres du moins-disant et du moins-pensant ; médias de masse du secteur public et para-public (réduits à la marge) ne remplissent plus leur mission. Quant au secteur privé qui contrôle 80% des programmes (temps de cerveau disponible), il n'a aucune obligation morale ou contractuelle d'ouvrir qui que ce soit à quoi que ce soit ni d'élever la conscience de quiconque.



              Qu'il soit ici permis de rappeler que la société, ce n'est pas simplement l'économie et la répartition de richesses. Loin s'en faut. Ce qui fait le lien, ce qui fait société relève aussi de notre capacité à tous de dire et d'entendre la vérité ; ce qui implique aussi et surtout la dénonciation des mensonges et des manipulations.

     

    Nous tous devons accepter d’être remis en cause ne serait-ce que pour notre propre salut individuel et collectif, même s’il ne saurait être question de sauver qui que ce soit malgré lui mais bien plutôt d’exposer au grand jour les contradictions et les faux-semblants d'une caste politico-médiatique qui n’entend recevoir de leçons de personne : ce qui est déjà un signe inquiétant d’auto-exclusion du champ de la critique, champ démocratique ;  contraintes et libertés, servitude et grandeur.

    Cette remise en cause est le moyen le plus sûr de lutter contre toutes les tentatives d’instauration d’un régime dans laquelle un groupe de pression (religieux, politique ou économique) déciderait de l’état d’exception jusqu’à la suspension du droit dans son intérêt seul, - tentation toujours présente chez les êtres humains regroupés en communauté  et quelle que soit cette communauté - , telle une véritable juridiction d’exception, là où précisément l’Etat de droit vacille et la cohésion sociale implose car aucune société n’est à l’abri des conséquences d’une telle remise en cause de ses équilibres toujours précaires.

     

    Pour cette raison, on ne peut que dénoncer un tel danger à l’heure où toute une caste politique et intellectuelle a baissé les bras ; caste qui s’est ralliée à un nouvel ordre mondial du dumping moral et social, ainsi que du bannissement des Peuples qu'on affame et des Nations que l’on détruit sous des tonnes de bombes.

     


     

                 Alors oui ! La censure... encore et toujours la censure ! Cette maladie bien française sous tous les régimes ! La censure et le bannissement à l’endroit de toutes les voix dissonantes et dissidentes… véritable chasse aux sorcières qui ferait passer, pour un peu, le maccarthysme  pour un jeu de société un peu pervers certes ! mais bon enfant, et les procès de Moscou pour des joutes oratoires dignes de l’agora grecque.

     

    Ce qui confirme, jour après jour, le fait que les médias ont définitivement tourné le dos à la liberté d’expression sans doute dans le souci d'échapper à une mise en accusation redoutable, quasi mortelle professionnellement, commercialement et socialement... une fois discrédité, à savoir : l’accusation de conspirationnisme contre tous ceux qui auraient la malveillance de voir un tout petit peu plus loin que le bout de leur nez et leur fiche de paie.

     
    Et pourtant... souvenez-vous : il y a 40 ans, les "conspirationnistes" d'aujourd'hui portaient tout simplement le nom de "journalistes d'investigations".


               Mais alors, comment est-on passé en 20 ans d'un journalisme spécialisé et d'investigation à la parole d'experts carriéristes à la solde des multinationales et des chancelleries ?

     

     

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