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  • Education nationale... idéologie, candeur et complaisance


                  A l'heure où la réforme du collège, pour la rentrée 2016, suscite une levée de boucliers et un appel à la grève le 19 mai de la part d'une large intersyndicale et alors qu'il est bien inutile d'en blâmer  un ministre de l'éducation,Vallaud-Belkacem, qui n'a pas plus ni moins de compétences que ses prédécesseurs et que ses successeurs pour occuper ce poste, et même si elle semble un peu plus gourde que la moyenne, revenons un instant sur ce ministère, celui de l'éducation ; ministère qui regarde les ministres passer et dont la tradition pédagogique et républicaine serait respectable si elle ne signait pas systématiquement l'échec programmé des classes populaires ; celui d'une génération, voire deux, des 25 au 40 ans que l'on a laissés sans orthographe, sans grammaire et sans syntaxe et alors que des milliers de parents savaient cet échec programmé ; d'aucuns eurent recours au retrait de leurs enfants d'un système éducatif qui les condamnait par avance.


    Cette réforme 2016, une de plus ! évoque un "traverser l'eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête" dans un "milieu aquatique profond standardisé" au lieu de parler de "natation" ; "Créer de la vitesse" au lieu de courir ; "Produire des messages à l'oral et à l'écrit" au lieu de faire des exposés et des dissertations...

                Ce ministère ne suscite aujourd'hui plus guère que mépris et colère. Et ce sont l'échafaud et sa lame qui maintenant s'impatientent et hurlent : "Vengeance !"


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    Classement PISA : la France championne des inégalités scolaires

     

                Mauvaise note attribuée par l'OCDE à la France, dans le cadre de son Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA)


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                 Faut-il ici énumérer les politiques sociales, culturelles et économiques qui ont pu conduire en trente ans et plus, des pans entiers de la population française marginalisés à rejeter l'école, les savoirs et la Culture : celles des livres, des auteurs, des sciences, des langues ?...

    Des dizaines de milliers d'ados ou pré-adultes quittent l'Education Nationale chaque année sans maîtriser l'écrit ou la lecture ; 50% des étudiants inscrits à la Fac abandonnent leurs études dès la fin de leur première année.

    D'aucuns seraient tentés de croire que l'Education Nationale est principalement occupée à gérer un échec de masse, sans oublier la gestion des carrières des pédophiles qu'il faut muter de temps à autre, ici et là, quand vraiment, ça sent le roussi parce que la presse locale, alertée par des parents dégoûtés et en colère, s'en mêle...

    Occupée aussi cette institution à préparer les nouveaux outils et les méthodes pédagogiques qui, nul doute, plomberont l'avenir des gosses des classes populaires - et plus particulièrement ceux de l'immigration -, au grand désespoir de leurs parents, impuissants face à cette montagne qu'est devenue l'accès à une réussite scolaire digne de ce nom...

    Et si l'on en croit les témoignages : institution dont la vocation consiste aussi à broyer les enseignants qui tenteraient de se révolter...

    Et n'oublions pas leurs représentants syndicaux (1), bedonnants (même les femmes !), à force de déjeuners bien arrosés, avant d'aller négocier sur le dos des gosses... qui... une heure en plus, qui... une heure en moins, qui... une augmentation... enfin bref, tout ce que vous voudrez, sauf  les conditions d'une prochaine réussite scolaire des classes populaires.

    Il est vrai que l'on nomme depuis quarante ans des ministres de l'Education de gauche comme de droite qui confient leurs enfants aux meilleurs lycées, et aussi et surtout, aux écoles privées (2), tellement la confiance y règne et les résultats y sont encourageants... dans ces établissements publics...

    Quant aux enseignants : aussi préparés à affronter une réalité sociale dont aucun mur ne pourra les protéger que leurs élèves le sont à recevoir un enseignement qui les ignore puisqu'ils ne sont pas supposés s'y épanouir ou y triompher dans et avec cet enseignement...

    D'autres enseignants et d'autres établissements y pourvoient, ailleurs.

    Voyez donc ! Seulement 12% de la population possèdent un diplôme d'enseignement supérieur (un des taux les plus faibles des pays occidentaux, sinon... le plus faible).

    La caste des diplômés n'a pas de souci à se faire et les enseignants non plus puisque ce sont majoritairement leurs chers progénitures qui obtiennent ces diplômes ; enseignants qui, à propos de leurs élèves, n'hésitent pas à nous parler d'enfants coupables de tous les maux - racisme anti-français et antisémitisme -, et d'ados porteurs de tous les germes de la délinquance et du crime…

    Comment peut-on faire preuve d'un tel manque de discernement, alors qu'à l'endroit de leurs propres enfants, ces mêmes enseignants sont capables de toutes les mansuétudes, de toutes les complaisances, voire de toutes les lâchetés ?

    Faudra-t-il un jour parler de la haine des profs face à leurs élèves auprès desquels ils auront épuisé toute capacité de pardon et de compréhension, en vertu d'une nouvelle loi (peut-être pas si nouvelle que ça !) selon laquelle : quiconque empêche un enseignant de faire son métier n'aura qu'un devoir et qu'un droit : s'effacer et disparaître.

    Confrontées à un environnement difficile, souvent violent, les enseignants auraient-ils sombré, à l'instar de leurs élèves, dans le fatalisme, le désintérêt, le mépris, le défaitisme et la colère ? Mais à une différence près - et elle est de taille -, car, si ces enseignants sont face à des enfants ou des ados parfois totalement démotivés, en revanche, leurs élèves ont bien pour référents des adultes éduqués et instruits, des adultes capables de discernement et de sang froid, quand bien même ils l'auraient oublié depuis qu'à Noël, ils se font offrir, tous ces adultes enseignants ou pas, les mêmes cadeaux que leurs progénitures, à savoir : jeux vidéo et consoles.

     

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                   Aujourd'hui, il y a urgence : ce sont les causes qu'il faut aller chercher, exposer et attaquer ; et une fois qu'on les a saisies, la mâchoire serrée, tel un chien, ne pas les lâcher !

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    1 - " ...vaste mouvement de grève pour dénoncer la CASSE ORGANISEE des conditions d'enseignement... " C’était en février 2012 - le public et le privé défilent bras dessus, bras dessous…

    Cette casse n'aurait jamais eu lieu sans le concours, le soutien, le développement  et l'accompagnement du secteur privé trop content d'y participer ; secteur privé qui, si l’on en croit les informations recueillies auprès des parents, profite d’une demande bien supérieure à l'offre pour pratiquer au lycée, la sélection à l'entrée et le renvoi, même après des années de scolarité dans leurs établissements,  vers le secteur public et ses filières BAC PRO -, de nombre de lycéens, et ce afin de préserver un taux record de réussite au BAC général, S et L.

    Que penser alors de cette union du public avec le privé… de cette Gauche qui s’en va coucher avec la Droite ?

    De cette Gauche-là, celle de l’Education nationale, Gauche de toutes les trahisons au nom d'un Grand Soir toujours remis à plus tard, il n’y a décidément plus rien à sauver.

     

    2 - Enseignement privé subventionné à la hauteur de 500 milliards depuis 50 ans, complice d’une politique de l’abandon d’un enseignement public performant pour tous ; politique dont les syndicats de l’enseignement public (minoritaires de surcroît chez les enseignants !) peuvent être tenus responsables car, faute de pouvoir réformer ce système d'enseignement, l’Etat depuis trente ans a dû se résigner à financer un secteur privé destiné à offrir à des millions de familles écoeurées une porte de sortie hors d’un système qui n’a, excepté pour les enfants des profs, qu’échec et relégation à proposer aux classes populaires qui représentent 60% des effectifs ; système figé, irresponsable  car idéologisé jusqu’à l’absurde et le sacrifice de l'avenir de millions d’enfants, toujours les mêmes, génération après génération.


    Deux réactions d'enseignants suite à la publication de ce billet de blog sur Médiapart en 2013 :

     

    "....nous plaçons nos valeurs ailleurs que dans le fric et la consommation. La culture, les idées, les amis........ c'est peut être une des clés de la réussite de nos enfants."

    "Si tous les enfants des classes populaires réussissaient, ce serait bien embêtant parce que logiquement il ne devrait plus exister de classes populaires..."

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  • Naufrage en méditerranée : dix jours se sont écoulés

     

     

                   Billet rédigé pour contrer les arguments et autres commentaires de blogueurs aussi ignorants que racistes et d’une presse jean-foutre ; une presse de porcs pour des porcs.

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               Une semaine s’est écoulée depuis la plus grave tragédie en mer Méditerranée : le naufrage d’un chalutier qui a fait quelque 725 morts, après la disparition de 450 autres migrants la semaine précédente.

    Alors que L'ONU accuse l'UE de transformer la Méditerranée en «vaste cimetière», l’hécatombe a contraint les Européens à réagir.

    Au terme d’une réunion convoquée en urgence par l’U.E,  quelques moyens supplémentaires ont été dégagés ; un budget qui avait été divisé par trois en 2014, a été rétabli, soit 9 millions d’euros par mois ; une broutille pour les 27 membres de l’U.E.

    En dehors de l’Italie, de l’île de Malte et de l’Espagne, aucun pays ne s’est engagé à prendre en charge les migrants qui risquent leur vie en Méditerranée, alors que chaque jour, entre 500 et 1 000 personnes sont récupérées par les garde-côtes italiens ou des navires marchands. Plus de 11 000 l’ont été en une seule semaine. Originaires essentiellement d’Afrique subsaharienne et du Moyen-Orient, en particulier de Syrie, ces migrants s’efforcent de gagner l’Europe en traversant la Méditerranée sur des radeaux de fortune.

    La Libye, un pays sans Etat, sans armée, sans police, aujourd’hui détruit par l’intervention franco-américaine contre Kadhafi , est la plaque tournante des passeurs ; 90% des embarcations quittent un port libyen.

    Pendant leur périple, les passeurs forcent les candidats à l'exil à changer au moins trois fois d'embarcation - femmes, enfant, bébés... -, d’où les risques de naufrage car les bateaux sont surchargés. Des voyages toujours très périlleux pour les candidats à l'exil et leur famille ; boat-people... voyages aux naufrages meurtriers : en 2014, 3.000 migrants ont perdu la vie entre les côtes libyennes et la Sicile.

    Des années 90 à aujourd'hui,  20.000 personnes auraient péri avant même de toucher les côtes européennes.

    Le nombre d’arrivées s'est élevé à 130.000 en 2014, contre 40 .000 en moyenne, chaque année, depuis l’an 2000.

    Grillages, barbelés, des militaires qui montent la garde, la plupart des migrants attendent depuis des mois que leur demande d’asile soit examinée.

     

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                    Ne soyons pas dupes pour autant ! Avec cet exode, avec ces morts et ces réfugiés sans avenir, c’est toute l’Afrique qui vient nous rappeler des politiques économiques iniques qui affament celui qui cultive la terre, assoiffent celui qui apporte l'eau et réduisent à la misère celui qui voit passer entre ses mains des matières non seulement premières mais précieuses ; des politiques criminelles telles que la destruction de la Libye ; des politiques d’instrumentalisation des antagonismes qui plongent des régions entières dans le chaos ; vente d’armes, corruption passive et active pour le plus grand profit des multinationales et des Etats à leur merci.

     

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                   Et c’est alors que chaque zone de conflit, une fois sécurisée à la périphérie – la Capitale et les régions riches en ressources, le reste du territoire étant livré au chaos -, se voit dotée d’une base militaire (US massivement ; et la France dans les marges… le Mali dernièrement).

     

    bases militaires françaises, afrique noire, subsaharienne,

                       Vous voulez donc savoir où en est l'Afrique et les politiques de domination, de vol et de spoliation des multinationales à son endroit ? Allez donc à Lampedusa et en Sicile, à Mineo, faire un stage en géopolitique et en économie dite mondialisée et interdépendante !

                       La presse, les journalistes, la classe politique, les commentaires d'internautes ne cessent d'assener ouvertement ou bien à grand renfort de litotes : "On ne peut pas accueillir toutes la misère du monde !"

    La misère ? Mais... qu'est-ce que cette misère ? De quelle misère s'agit-il ?  Parlez-nous de cette misère africaine et mondiale alors !

    Si l’on prend en considération notre mode de développement et de croissance qui repose bel et bien sur le pillage des ressources, la guerre pour le contrôle de ces ressources et leur acheminement en bon ordre, la corruption pour s'assurer de la bienveillance des dirigeants des régions convoitées et l'asservissement du plus grand nombre, ici comme là-bas, il sera aisé pour tout un chacun de faire un lien avec les événements de ces dernières semaines en méditerranée.

    Les autres, les plus nombreux, à la fois jean-foutre et de loin, de très loin concernés, dans une compassion conditionnelle et intermittente qui n’est le plus souvent qu’un miroir – je compatis avec celui qui me ressemble, ou bien celui qui se soumet à l’idée que je me fais d’un être humain « civilisé », et encore, avec celui dont je contrôle peu pou prou l’existence par procuration, par le truchement d’un mode d’organisation de l’existence dont je suis le principal bénéficiaire sur le dos de ce dernier -, ces autres-là donc se contenteront des analyses des médias dominants qui les nourrissent en information comme on nourrit des porcs : consumérisme oblige !

    Médias dominants dont l’idéologie est celle de leurs propriétaires (armement, agro-alimentaire et industrie du luxe), sans oublier le volet politique de cette affaire : le racisme ou bien plutôt le racialisme : le Noir, l’Africain n’a pas vocation à être heureux puisqu’il ne connaît pas les raisons de son malheur : lui-même, lui et sa culture, lui et sa civilisation arriérée et la corruption de ses « élites ».

    A propos de cette corruption, la France est sur le point d’atteindre le dernier degré  ; les sommes volées, détournées, captées par la corruption sous l’œil complaisant, voire bienveillant du pouvoir politique et administratif jusqu’au niveau des procureurs, s’élèvent à 600 milliards d’euros, soit 1/3 du budget français.

    Les ventes d’armes représentent une partie importante de cette corruption ; le «Secret défense » invoqué à chaque fois qu’il est question de mener une enquête sur le versement de rétro-commissions n’a alors qu’un but : décourager quiconque de poursuivre les investigations.

     

                L’Afrique des indépendances formelles pour mieux assurer son aliénation culturelle, économique et politique… l’Afrique cet « arrière-monde d’un Occident repu », l’Afrique, puis la révolte d'un Africain, Malick Noël Seck, membre du front national de salut public, exaspéré par une francophonie qui n'est que le bras armé de la Françafrique et une élite africaine tout au service des multinationales françaises : des autoroutes là où des hôpitaux sont attendus... des poulets d'exportation qui inondent le marché local contre l'indépendance alimentaire d'un pays, d'un continent...

    Quant à cette aide qui permet de maintenir insidieusement une forme de domination occidentale qui perdure depuis l'époque coloniale.

    On pourra à loisir se promener dans les arnaques de cette aide au développement et de la dette ICI.

     

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                   En tout état de cause, le pire serait que nous acceptions  l'indifférence des institutions de notre pays et de celles de l'Europe, de tous ses lieux de décisions, face aux centaines de noyés venus d'Afrique car, n'ayons aucune illusion : notre indifférence face à l'indigence des mesures qui seront prises  par l'Europe pour sauver nos frères et soeurs en humanité pourrait bel et bien à terme encourager ces mêmes institutions à faire preuve de la même indifférence à l'endroit de nous tous, et en premier, les humbles, les sans-grades et les plus fragiles, face aux prochaines catastrophes sociales et environnementales qui ne manqueront pas de nous frapper dans les décennies à venir : l'histoire nous apprend à ne jamais encourager un Etat à ne pas agir face à une catastrophe humaine même si celle-ci semble nous concerner qu'indirectement et de loin.

    Ce qui en jeu aujourd'hui, c'est notre capacité à ne pas se satisfaire du cynisme des Etats et des Institutions    internationales car, moins on humanise les problèmes, plus on court le risque d'une gestion inhumaine des catastrophes, jusqu'à une déshumanisation générale.

     

     

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  • Tentative d'attentat contre une église : Dominique de Villepin oracle et devin

              

     

                  Un étudiant en électronique de 24 ans, accusé d’avoir un projet «imminent» d'«attentat» contre «une ou deux églises», a été arrêté dimanche à Paris. Cet homme, connu des services de renseignement et qui avait des «velléités de départ en Syrie» pour y rejoindre les rangs jihadistes, avait en sa possession un «arsenal de plusieurs armes de guerre».

     

               Tous ces événements depuis Janvier de cette année, et même si ce n'est pas nouveau, offrent à un  président et à un premier ministre l'opportunité d'occuper un rôle de premier choix : le beau rôle, le meilleur des rôles !

               Omniprésents dans les médias, il est vrai qu'il est bien plus facile et gratifiant de se répandre en déclarations péremptoires et alarmistes que de donner aux forces de l'ordre, les moyens - en hommes et en matériel - d'accomplir leur mission dans des conditions optimales car la peur est une très bonne conseillère en politique, du côté "électorat" en particulier ; et tous le savent.

     

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    Ne pas lâcher les causes ! Jamais !

     

               Cela n’aura sans doute échappé à personne, ces tueries de touristes "occidentaux" en terre d'Islam ont bien évidemment pour but de nous atteindre au plus près, nous les occidentaux, dans nos foyers... comme une bombe peut atteindre une maison, une famille... là-bas, tous les jours que Dieu, l’Occident et des mercenaires enrubannés font, de la Libye à l’Afghanistan depuis 15 ans.

    Pensons un instant à ceci : les bombardements américains lors de la deuxième guerre d'Irak, guerre-business (demandez à Rumsfeld !), guerre-géopolitique (demandez à Irve Lewis dit « Scooter » Libby, Jr., à Paul Wolfowitz, Dick Cheney qui enlaçaient affectueusement Bush-fils ; néo-conservateurs qui encadrent encore aujourd’hui la Maison blanche et le Pentagone, et dirigent le Congrès), ont fait près de 100 000 morts irakiens.

    Quant à la Syrie, sa destruction a causé, en trois ans, près de 150 000 morts. Et ce n’est pas fini ! Pour la Libye, aucun chiffre encore, la France étant directement impliquée dans sa destruction... sans doute faut-il y voir là une raison (Ah, ces médias patriotes !)

     

                 Les jihadistes (L'Etat islamique, Al-Qaïda, Al-Nosra, Aqmi, Boko Haram),  sont certes armés, bien armés ! mais ces mouvements n'ont pas d'aviation, pas de missiles, pas de drones, pas de combattants bardés de haute technologie ; de plus… oh frustration suprême ! l’Occident se garde bien d’exposer ses soldats ; pas moyen donc d’en découdre !

    Bien évidemment, il s'agit de ce qu’il est convenu d’appeler « une guerre de l'image » (et les médias raffolent d’images !) ; dans les faits… une non-guerre destinée à une population occidentale qui n’a pas le temps de se poser les bonnes questions ; une fausse-guerre mais guerre des nerfs aussi ; et puis fatalement : une « pseudo-guerre » guerre d’usure.

     

            Pendant ce temps-là... i24News (site d’infos israélien) et le Wall Street Journal nous font savoir qu'Israël soigne des djihadistes d'Al Qaïda blessés en Syrie, avant de les renvoyer là d’où ils viennent plus fringants et déterminés que jamais selon le principe (tordu ?) suivant : les ennemis de la Syrie de Bachar el-Assad sont mes amis.

     

    L'ONG Human Rights Watch quant à elle, nous apprend que le FBI pousse des Musulmans à commettre des attentats pour gonfler le nombre d'arrestations, prétendre ainsi protéger les Américains, justifier les lois antiterroristes, les crédits et les carrières qui vont avec.

     

    Il est vrai que... plus on est de fous plus on rit... sur le dos de dizaines de millions d'être humains, arabes et musulmans de surcroît.

     

    Mais... où est le rapport, on se le demande !

     

     

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    Dominique de Villepin : six minutes d’intelligence et de lucidité

     

               En septembre 2014, Dominique de Villepin nous rappelait les responsabilités d'une politique américaine dans laquelle il n'y a rien à sauver depuis 15 ans, et un suivisme français contre nature : la guerre n'est pas notre vocation ; notre vocation c'est la paix et la diplomatie car nous n'avons aucunement besoin d'ennemis pour exister et nous imposer. Dans le cas contraire le prix à payer, on le connaît depuis toujours : la terreur dont nous ne pourrons jamais nous protéger.

     

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             Face aux victimes collatérales françaises et d'autres nationalités, toutes ces morts pour rien, qu'aucun discours ni deuil national ne pourront racheter, qu'aucune politique dont il n'y a rien à sauver depuis l'Afghanistan ne pourra nous demander d'accepter sans montrer du doigt l'Elysée et L'Otan, sur quel recours les familles endeuillées peuvent-elles bien  compter ?

    Pourront-elles porter plainte toutes ces familles ? Contre qui ? Contre l'Etat français ? Auprès de quelle juridiction ? Le TPI ?

    Quels chefs d'inculpation pourront-elles faire valoir ? Mise en danger de la vie d'autrui ? Association de malfaiteurs ? Non assistance à personne en danger ? Complicité de meurtre ? Homicide involontaire ?

               Autant de questions aujourd'hui encore sans réponse ! Du grain à moudre pour les juristes ! Mais alors, qu’ils se mettent au travail au plus vite car, il se pourrait bien dans les années à venir que nous nous trouvions tous dans l’obligation de demander des comptes - entre deux bombes dans le métro parisien ou ailleurs -, à un Etat français sans boussole et sans direction, sinon une seule : celle que des puissances étrangères voudront bien lui indiquer tout en continuant de la compromettre avec des logiques de chaos et de mort au nom d’intérêts aussi clairs chez nous qu'inavouables chez eux !

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    Pour prolonger, cliquez  Une mort pour rien... et un mort pour nous tous

     

     

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  • Lampedusa : île témoin de milliers de noyés sans nom

                   

     

                   Des années 90 à aujourd'hui, l'île de Lampedusa (île située au Sud Ouest de la Sicile,  à mi-chemin entre la côte Est tunisienne et l'île de Malte, d’à peine 20km2) aura été le théâtre de nombreux naufrages de bateaux d'immigrants : 20.000 personnes auraient péri avant même de toucher les côtes européennes.

    Depuis le naufrage d'un bateau de migrants en octobre 2013, qui a coûté la vie à plus de 360 personnes, et le dernier en date, celui de cette semaine, qui a causé la mort de centaines de passagers, les réfugiés n'y sont plus accueillis : ils arrivent désormais en Sicile. Le nombre d’arrivées s'est élevé à 130.000 en 2014, contre 40 .000 en moyenne, chaque année, depuis l’an 2000.

                                             
    Pendant leur périple, les passeurs forcent les candidats à l'exil à changer au moins trois fois d'embarcation - femmes, enfant, bébés... -, d’où les risques de naufrage car les bateaux sont surchargés.
    La marine italienne patrouille en permanence. La Sicile arrive à saturation.

    Ces opérations de sauvetage coûtent neuf millions d’euros par mois à l'Italie. Combien de temps tiendra-t-elle encore ?

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                           Le centre d'accueil pour migrants de Mineo, en Sicile © RF-Sébastien Baer

     

                "... à une heure de route de Catane (Sicile ionienne) se trouve le centre d’accueil pour migrants de Mineo. Avec ses 4.000 réfugiés qui vivent dans des maisons aux murs rose, ocre et orange, c’est l’un des plus grands d’Europe. De l’extérieur, c’est très coquet. S’il n’y avait pas les grillages, les barbelés et les militaires qui montent la garde, on dirait presque un village de vacances. La plupart des migrants sont là depuis plusieurs mois et attendent que leur demande d’asile soit examinée."

    France INFO

     

     

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                  Des voyages toujours très périlleux pour les candidats à l'exil et leur famille ; boat-people... voyages aux naufrages meurtriers : en 2014, 3.000 migrants ont perdu la vie entre les côtes libyennes et la Sicile.

    Sur l'île de Lampedusa, un musée leur est consacré : "musée des invisibles", "musée du silence"... des milliers de corps sans vie, sans nom repêchés et recueillis... car, s'il leur fallait une sépulture, ne fallait-il pas aussi qu'il en reste "quelque chose" de tous ces corps ?!  

                 lampedusa,photos,musée des invisibles,

                   Bagages, photos, objet usuels, objet du quotidien, vêtements de rechange, jouets de bébés et d'enfants, un biberon, un Coran, une image de la Vierge, des chaussures d’enfants, quelques pièces de monnaie retrouvées au fond d'une poche, un peigne, quelques apprêts féminins, ustensiles, petits outils... ce sont des centaines d’objets retrouvés sur les corps, d'autres rejetés par la mer sur le rivage; des centaines de fragments de vie que lampedusa,sicile,italie,boat peopleGiacomo Sferlazzo et les membres de l’association Askavusa ont collectés et conservés car, si tous ces objets ont quitté leurs propriétaires, avec cette collecte, dans ce musée, c'est par eux et avec eux que tous ces corps sans vie retrouvent une raison d'avoir appartenu, un jour, au monde des vivants.

                   Alors, oui ! Ils ont bien existé ! Oui, ils ont un jour croisé notre route et leur destin funeste  aussi. 


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                  Mais alors, ne soyons pas dupes pour autant ! Avec cet exode, avec ces morts et ces réfugiés sans avenir, c’est toute l’Afrique qui vient nous rappeler des politiques économiques iniques qui affament celui qui cultive la terre, assoiffent celui qui apporte l'eau et réduisent à la misère celui qui voit passer entre ses mains des matières non seulement premières mais précieuses ; des politiques criminelles telles que la destruction de la Libye dont  90% des candidats à l'exil traversent ce qui n'est plus qu'un territoire sans Etat, sans police ni armée ; des politiques d’instrumentalisation des antagonismes qui plongent des régions entières dans le chaos ; vente d’armes, corruption passive et active pour le plus grand profit des multinationales et des Etats à leur merci : destruction des marchés locaux pour mieux les contrôler ; dépendance de millions d’êtres humains vis à vis d'importations alimentaires subventionnées comme "c'est pas permis" par les économies occidentales ;  aides destinées à asservir et à s’assurer de l'acheminement en bon ordre des ressources et autres richesses dont le sol africain regorge.

     

            Vous voulez savoir où en est l'Afrique et les politiques de domination, de vol et de spoliation des multinationales à son endroit ? Allez donc à Lampedusa et en Sicile, à Mineo, faire un stage en géopolitique et en économie dite mondialisée et interdépendante !

     

                En tout état de cause, le pire serait que nous acceptions  l'indifférence des institutions de notre pays et de celles de l'Europe, de tous ses lieux de décisions, face aux centaines de noyés venus d'Afrique car, n'ayons aucune illusion : notre indifférence face à l'indigence des mesures qui seront prises  par l'Europe pour sauver nos frères et soeurs en humanité pourrait bel et bien à terme encourager ces mêmes institutions à faire preuve de la même indifférence à l'endroit de nous tous, et en premier, les humbles, les sans-grades et les plus fragiles, face aux prochaines catastrophes sociales et environnementales qui ne manqueront pas de nous frapper dans les décennies à venir : l'histoire nous apprend à ne jamais encourager un Etat à ne pas agir face à une catastrophe humaine même si celle-ci semble nous concerner qu'indirectement et de loin.

    Ce qui en jeu aujourd'hui, c'est notre capacité à ne pas se satisfaire du cynisme des Etats et des Institutions internationales car, moins on humanise les problèmes, plus on court le risque d'une gestion inhumaine des catastrophes, jusqu'à une déshumanisation générale.

     

     

                                    

    Vivre libre ou mourir : salut à toi !

     

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    Pour prolonger, cliquez : Une analyse de la situation en méditerranée par Amnestie internationale

                         Pour contrer les arguments et autres commentaires de blogueurs et d'une presse aussi ignorants que jean-foutre.

     

     

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  • Quand Akhe­na­ton rappe pour les multinationales

     

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                Coca-Cola-France engage le rappeur Akhenaton pour sa nouvelle campagne publicitaire sur le thème de la quête du bonheur

     

    (Non ! on ne ricane pas, svp !)

     

                 Dans un clip d’une minute, le rappeur interprétera un morceau inédit, écrit par lui, intitulé Vivre maintenant.

     

     

    Il est dit que le cachet du rappeur pour cette colla­bo­ra­tion avec Coca-Cola sera inté­gra­le­ment reversé à 4 associations caritatives.

    Une belle idée, qui ne peut qu’être saluée ?

    Mais alors, pourquoi ce membre emblématique d’un groupe qui l’est tout autant, à savoir IAM (groupe originaire de Marseille créé en 1989), ne finance-t-il pas ces associations avec ses propres revenus, en tant que rappeur, plutôt qu'avec l'argent d’une multinationale tentaculaire et manipulatrice à souhait dans l’art de nous faire prendre des vessies pour des lanternes ; et cette campagne sur «la quête du bonheur » illustre pleinement le cynisme de cette marque qui n’est qu’une boisson qui favorise l’obésité sur tous les continents, du nord au sud ?

     

                            Un article du Monde à ce sujet est disponible ICI

     

     

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                Agé de 46 ans, rappeur chez le label Def Jam, une multinationale de rap et de jeux vidéo créé en 1984 par Russell Simmons et Rick Rubin, label de rap-game (rap à fric !) avec Columbia comme distributeur...

     

     Un résumé de l'histoire de ce label est disponible ICI

     

    Depuis quelques années, force est de constater qu'il s'est trouvé des « salauds » assez cruels et cyniques pour donner à penser à ce rappeur qu'il était « intelligent », du moins... un peu plus que la moyenne (1) : Jack Lang, qui n'est jamais très loin du rap et de son instrumentalisation ; l'Institut du monde arabe privé de visiteurs et qui proposera à notre rappeur une expo sur l’histoire du hip-hop ; les médias dominants qui lui tendent un micro à chaque fois qu’il est question de faire diversion et de s’acheter une bonne conscience auprès des quartiers dits « défavorisés » ; en bref : tous ceux qui n'ont pas leurs pareils quand il s'agit de manipuler un pauvre bougre et de le persuader qu'il est aussi intelligent que ceux qui le sont tellement plus que lui ; Lilian Thuram fera l'objet de la même attention perverse ; Jamel Debouzze aussi ; en ce qui concerne ce dernier, il n’a pas fallu le pousser bien fort ! 2bouzze (3, pour les intimes) n’est-il pas toujours disponible quand il s’agit de servir d’alibi « au système » ?

     

                  Médias hilares ?

                  Vaste dîner de cons orchestré par une caste politico-médiatique et affairiste que toutes ces sollicitations aux arrières pensées à peine avouables à l'endroit de ces nouveaux ploucs d'une conscience politique et sociétale : sport et showbizz !

    Aussi, à quand un Akhenaton en commentateur de l'actualité - chroniqueur sur une radio nationale ? -  pour mieux nous donner à comprendre qu'il n'a rien compris hormis ce que tous les médias dominants s’évertuent à nous faire comprendre depuis des lustres... le tout entre deux pubs et un clip de rap d'animateur pour centre de loisirs, un rap œcuménique et moralisateur, dans le genre : "C'est pas bien de ne pas aimer son prochain" ; ou bien encore :"Aide-toi et le ciel t'aidera. En attendant, arrête de te plaindre et ferme ta gueule !"

    Et puis aussi, à quand un Akhenaton au Resto du cœur derrière un stand et chez les chanteurs des Enfoirés pour sermonner les jeunes et réfuter leurs récriminations : chômage record, salaires de la honte, impossibilité de se loger…

    Oui ? Non ?

     

    Quand le Figaro aime Akhenaton

     

                Mais alors... qu’en est-il du rap, cette grande gifle des années 90, avec un Joey Starr qui enchaîne film sur film – films médiocres et convenus -, et un Akhenaton nouvelle égérie de Coca Cola en pharaon d'un rap qui accouche d'un talus là où une pyramide était attendue ? Qu’est-ce à dire ? Que le rap a trouvé sa place entre une industrie d'un cinéma sans ambition, une industrie de l'abêtissement général, et la multinationale d’une boisson que l’on consomme comme on prend un café au comptoir ?

     

                  Certes ! On nous répliquera : "Rien ne devrait nous surprendre car le ver était dans le fruit : après tout, Akhenaton ne rime-t-il pas avec…

                                                     devinez !

     

     

    1 - En effet, n'y a-t-il rien de plus cruel que d'exposer cyniquement un "imbécile" à plus bêtes que lui, dans le seul but de flatter et de tromper une audience que l'on méprise foncièrement ?

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    Pour prolonger, cliquez : Mathias Cardet : une contre-histoire du rap

     

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  • Bachar, mon amour

     

     

               Après une interview accordée à la chaîne américaine CBS en mars 2015 et la visite de députés français au président syrien en février dernier, force est de constater que Bachar al-Assad est à nouveau courtisé : quatre ans de conflit, plusieurs centaines de milliers de morts, le patron de la Syrie, du moins... de ce qu'il en reste, redevient fréquentable et "interviewable" ; et c'est à Pujadas qu'il sera donné de le faire au journal de 20H de France 2.

    Et tous reprennent le chemin de Damas. Aussi, peut-on d'ores et déjà prédire que Bachar al-Assad deviendra très vite à nouveau respectable ?

    Sans doute finiront-ils par aimer celui qu'ils ont haï (ou feint de haïr) quatre années durant jusqu'à lui faire risette dans les mois à venir, une langue dans la raie, après avoir un temps rêvé à son endroit d'une balle dans la nuque ou d'un missile dans le cul lancé par un drone sodomite aux couleurs du drapeau US accompagné de la dédicace suivante : "See you in hell Bachar ! But you go first !"


    Il est vrai que nous n'avions rien vu en Syrie.


     

     

                  Inutile de préciser que cette interview de Bachar al-Assad n'aurait pas pu avoir lieu sans le feu-vert de l'Elysée et du quai d'Orsay (CBS est une chose, France 2 et Pujadas une autre !) car, souvenez-vous : Laurent Fabius (que l'on dit aujourd'hui affaibli car malade), le ventriloque de l'Otan, du Pentagone et d'Israël, la honte de la diplomatie française, n'avait-il pas déclaré en 2012 à la stupéfaction générale : "Assad ne mériterait pas d'être sur la Terre" (1).

    Les chancelleries ont dû apprécier la formule et ce nouvel exercice diplomatique : l'appel au meurtre.

     


    Syrie le 17.08.2012 - Laurent Fabius

     

                               

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                    La tentative de destruction de l'Etat syrien ayant échoué à la suite de l'instrumentalisation d'un soulèvement populaire orchestré par la CIA au cours duquel les forces de l'ordre seront prises pour cible - on retrouvera le même procédé en Ukraine, place Maïdan où les balles qui ont tué les manifestants sont les mêmes que celles qui ont tué les membres des forces de l'ordre -, et même si jamais plus la Syrie ne sera une et indivisible - en effet, une partie de son territoire restera livrée longtemps encore aux pilleurs et aux assassins avec la bénédiction de l'Arabie Saoudite, des USA et d'Israël qui soigne les combattants d'Al Qaïda avant de les renvoyer sur le front syrien -,...

     

    Bachar al-Assad aura eu finalement plus de chance que Saddam Hussein et plus récemment, Kadhafi. Et personne ne s'en plaindra quand on sait ce que sont devenus l'Irak et la Libye ; et quand on connaît le profil et les motivations de ceux qui ont cherché à abattre le régime syrien, on ne boudera donc pas son plaisir même si une fois encore on pourra déplorer la "saloperie " d'un monde qui s'évertue à nous demander de choisir depuis 15 ans, entre la peste d'un côté et le choléra atlantico-sioniste de l'autre.

     

     

    1 - Non content d'appeler à la mort de Bachar al-Assad, Le 12 décembre 2012, à Marrakech, Laurent Fabius critiquait la décision des États-Unis de placer le Front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda, sur leur liste des organisations terroristes, estimant qu’en Syrie Al-Nosra « fait du bon boulot ».

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  • Le cinéma de Joël Séria

     

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                 «  Ne nous délivrez pas du mal », « Charlie et ses deux nénettes », « Les Galettes de Pont-Aven », « Les deux crocodiles »,  « Comme la lune »...

    Le cinéma de Joël Séria, cinéma des années 70 et 80, c’est tout ce que l'on ne peut plus aujourd'hui faire, dire et montrer sans passer pour un affreux jojo machiste, misogyne, franchouillard et beauf...

    Ce qu’on pourra vivement regretter.

     

                Absent des rediffusions télévisées, mais alors, ce cinéma de Joël Séria a-t-il été oublié ?

                Cinéma truculent, cinéma de la vie que l'on prend comme elle vient ... cinéma les deux pieds sur terre et la tête dans les nuages, cinéma de l'absolu, extravagant, proche d'un Bertrand Blier ou d'un Mocky mais tellement plus riche, plus "documenté", plus ambitieux aussi... Joël Séria a tout inventé, ou presque, de son cinéma.

     

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                 Né en 1936, élevé en Anjou, proche de la Bretagne, le cinéma de Joël Séria c’est un portrait de notre province française, et parfois... d'une France profonde, dont il ne reste plus dans son évocation et dans sa représentation que l’image médiatique qu’en donneront les Deschiens dans les années 90.


    Cette province, Joël Séria la parcourt avec tendresse, amour et passion car, le cinéma de Joël Séria, c’est la célébration de cette province héroïque qui n’a pas vraiment connu le Mai 68-estudiantin ; une province qui s’est « libérée toute seule » et qui l’était déjà ; province des cours de fermes et des maisons villageoises qui donnent sur la rue… une province que Paris ne parviendra jamais à appréhender car jamais cette province-là ne se laissera mettre en bouteille.


                  Cinéma anti-Claude-Sautet, cinéma anti-Truffaut dont le cinéma de bourgeois de centre ville peine aujourd’hui à nous enthousiasmer, à l’exception peut-être de « Les quatre-cents coups » et « l’Enfance sauvage », auteur, réalisateur, dialoguiste, l'oeuvre de Joël Séria ne doit rien à la littérature ou aux faits divers ; un vrai tour de force en soi !

    VRP, dépanneurs en électroménager, commerçants itinérants, bistrotiers, si la politique est absente des films de Joël Séria, du moins dans sa représentation «  barnum », tonnelle et petits fours, cirque pour clowns de l’intérêt général bien compris, les poches pleines…  celle de la corruption tranquille, pour Joël Séria en Bergman rabelaisien, les troubles de la société ne sont qu’une grande et vaste scène de ménage ; scène de la vie conjugale ; on se rabiboche, on pardonne ; on se sépare ; on revient  : le plus heureux n’est pas toujours le plus avisé mais bien plutôt celui ou celle qui accepte de ne pas tout savoir, de ne pas tout comprendre, de ne pas tout dominer, comme pour mieux se laisser porter et guider, et même... accepter de se faire "rouler dans la farine" car, on a confiance a priori ; a postériori, on révise son jugement mais on continue d’espérer car la déception fait partie de ce voyage qu’est la vie, de vie à trépas ; et si on ne meurt jamais dans le cinéma de Joël Séria, jamais vraiment, c’est sans doute l’amour du réalisateur pour ses personnages et ses acteurs qui leur garantit cette immortalité.

     

                  Certes, chez  Joël Séria, entre les hommes et les femmes, la bataille est rude ; ils ne se font pas de cadeaux même si jamais la rupture n’est consommée : c’est la comédie de la vie, comédie à l’italienne aussi ; et si les cons sont flamboyants, grandes gueules, sûrs d’eux-mêmes, ils restent modestes finalement…car ils ne prétendent qu’à un peu d’attention ; loin d’eux l’idée de refaire le monde  car enfin : nul n'ignore que l'on ne doit et qu'on ne peut compter que sur soi et sur les proches, tout proches car seule la proximité vous sauve.

    Belle leçon pour notre époque.

    Mais cons, le sont-ils vraiment  tous ces personnages attachants, le plus souvent masculins ? Ne sont-ils pas plus simplement occupés à continuer de prendre leurs rêves pour la réalité car il faut le savoir : les personnages de Joël Séria, hommes et femmes, rêvent encore, rêvent toujours ; c’est comme une seconde nature chez eux.

                  Il est dit que, jeune adulte, Joël Séria était monté à Paris pour devenir poète ; sans doute ne savait-il pas qu’il l’était déjà et qu’il n’avait donc pas à le devenir car on ne devient pas poète, on l’est et on le demeure jusqu’à sa dernière illusion, illusionniste de son état.

    Qu’à cela ne tienne : Joël Séria n’aura rien perdu puisque…  film après film, notre réalisateur aura fait de son acteur fétiche, Jean-Pierre Marielle (ainsi que Bernard Fresson venu en soutien), son alter égo, un poète généreux et habité ; et de Jeanne Goupil : sa compagne pour la vie.

     

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                Cinéma pas si populaire que ça finalement que l’œuvre de ce réalisateur ! puisqu’il faut bien le reconnaître : le cinéma de Joël Séria semble destiné en priorité à ceux qui souffrent d’une indigestion de Claude Sautet et de François Truffaut... ce cinéma guindé de cadres supérieurs cravatés.

    Avec des personnages hauts en couleurs, Joël Séria souhaitait échapper au réel, s’évader ; ironie du sort, socialement et géographiquement bien ancrés, tous ses films nous y plongent et nous y re-plongent sans fin dans ce réel comme tout bon surréaliste qui se respecte.

    La bouffe, le cul et l’argent vite dépensé parce que c’est fait pour ça l’argent ! Si au lit, la vie de couple est fatalement un échec après un temps - et c'est dans l'ordre des choses, aussi pourquoi s'en désoler ! -, cet échec offre néanmoins pour l'homme comme pour la femme, tous deux parfois égaux, plus souvent complémentaires, de nouvelles voies insoupçonnées et des passages secrets libérateurs.

    Tendresse, amour et sexe... d’une énergie rare puisée au fin fond d’une libido, d’une pulsion de vie qui emporte tout sur son passage, le cinéma de Joël Séria ne connaît pas l’instinct de mortavec sa pulsion destructrice d’un pessimisme noir et complaisant.

    L’accordéon est toujours de la fête, le tango ainsi que la musique brésilienne et cubaine. Joël Séria qui connaît bien son sujet, la sociologie de ses personnages, tout comme Perec, n’hésite pas à donner dans le mauvais goût ; les intérieurs sont saturés de tout, de rien, de tout ce dont on a pu faire l’acquisition dans les années 60 et 70, « Les trente glorieuses » oblige ! Reste que les tenues vestimentaires de ses « nénettes » sont colorées et aguichantes ; Jean- Pierre Marielle, lui, est vêtu comme un prince du haut de ses 1m95.

     

                   Le cynisme est absent chez Joël Séria ; seules l’ironie et la dérision ont voix au chapitre, et celui qui a le dessus n’est pas le plus malin mais celui qui a raison ; et le plus talentueux aussi. Moraliste Séria ? C’est sans doute là son côté « Billy Wilder » !

    Dialogues puissants, au ras des sentiments, du réel et des étoiles, la langue de notre cinéaste est d’une invention de chaque instant, à chaque mot, à chaque phrase, après chaque virgule… une écriture digne des meilleurs dialogues du cinéma français des années 30 avec Prévert et d’autres, plus tard avec Jeanson, et dans les années 60, Michel Audiard qui aura très tôt compris la nécessité de sauver cette tradition avant qu’elle ne sombre totalement aujourd’hui.

     

                  Dix ans d’éducation religieuse, d’école en école - messe le matin, confession tous les 15 jours -, ont bien failli avoir raison de notre cinéaste qui n’était pas encore Joël Séria mais Joël Lichtlé – nom d’origine alsacienne.

    Après dix ans de cet étouffement carcéral, le cinéma offrira à notre réalisateur la possibilité de respirer la vie à plein poumons ; il ne s’en privera pas, et ce… dès son premier long métrage, tout entier du côté du vécu.

                  Joël Séria ne connaît ni la caricature ni le pastiche, et moins encore la parodie ; il a beaucoup trop d’imagination pour ça ! Et puis… ne sait-il pas de quoi il parle lorsqu’il nous en parle ?

    Un temps imité mais jamais égalé car le succès attire les plagiaires et ceux pour lesquels le cinéma est une affaire de recette de cuisine, chez Séria, les femmes ont tous les âges : généreuses et naïves, les plus jeunes n’ont de cesse de vouloir croquer la vie, tandis que les moins jeunes s’accrochent et les hommes aussi.

    Quant aux féministes d'aujourd'hui, en particulier celles qui n'ont rien compris aux femmes qui ne le sont pas (si l'on met de côté la question de l'égalité des salaires homme-femme dans laquelle toutes les femmes peuvent se reconnaître, et pour peu qu'il s'agisse là d'un combat que l'on peut qualifier de "féministe" !), sans doute s'arracheront-elles les cheveux car le cinéma de Joël Séria c’est l’homme et la femme non pas réconciliés puisque chez notre réalisateur, il n'y a jamais eu divorce, mais bien plutôt l'homme et la femme qui se regardent dans les yeux, se parlent au plus près de l’oreille, s'effleurent et puis finalement et fatalement, se mélangent et s'unissent dans un élan irrésistible, d’une nécessité absolue ; sel de la vie là où nichent les expériences émotionnelles et esthétiques les plus fortes ; et si la jalousie et le ressentiment peuvent quelquefois prévaloir, jamais la haine ni l’envie prennent le dessus car les personnages de Joël Séria ne sont pas résignés mais bien plutôt sages… sages d’une sagesse d’autant plus sage qu’elle a épuisé tous les excès possibles et toutes les expériences.

     

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              Trente ans plus tard, ne comptez plus sur un nouveau Joël Séria car il faudrait pour ça que le cinéma français d’aujourd’hui ait quelque chose à nous dire, à nous montrer, autre que le nombril de ses réalisateurs et celui de leurs petites amies actrices - un cul chassant l’autre -, eux qui n’ont rien vécu, ou bien si peu, et qui n’ont rien cherché, rien vu et rien trouvé. La littérature et les faits divers n’y changeront rien car, in fine, le cinéma doit pouvoir reposer sur son propre imaginaire loin de ces deux béquilles ; ce que le cinéma de Joël Séria a largement prouvé, film après film ; l’admiration que voue Joël Séria à Fellini n’y est sans doute pas pour rien non plus.

     

                    Dans une interview en 2011, Joël Séria regrette de ne pas avoir pu tourner plus de films (une dizaine au total), à l’heure où, en France, chaque année, des centaines de millions d’euros sont dépensés dans des productions médiocres, voire affligeantes.

    Et là, il faudra bien le dire : ce qui condamne aussi notre époque, c’est le fait que ce cinéma de Joël Séria ne soit même plus envisageable pas seulement parce qu'il ne correspondrait plus à une réalité sociale mais bien plutôt parce que la bien-pensance l’interdirait : personne ne misera donc un Kopeck dessus.

    En revanche, les comédies fleurissent comme autant de mensonges qui se prennent pour la vérité (La famille Bélier, Les intouchables, Les Ch'tis, Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu;cinéma non pas populaire (il suffit de penser au cinéma de Christian Jaque en comparaison) mais cinéma du pauvre, très pauvre, sans saveur ni vérité aucune.

    Ersatz d’une réalité insaisissable, tellement le talent lui fait défaut, avec l'ultime recours à la caricature et à la parodie, tout y est faussement vrai dans ce cinéma-là à un niveau sans doute jamais égalé dans la longue histoire du Mensonge qui se prend pour la vérité.

    Aussi, pour cette raison, ne cessons jamais de défendre l’œuvre de Joël Séria contre tous les pourfendeurs de la vie quand la nature en déborde, incontrôlable et imprévisible.

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    Pour prolonger, cliquez : Joël Séria en entretien

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  • Alain Soral au tribunal : quenelle et lobbying ou quand l'indépendance de la justice est KO dès le premier round

     

                L’essayiste comparaissait devant le tribunal correctionnel de Paris, jeudi dernier,12 mars, pour une photo publiée sur Facebook où il apparaît en train de faire une "quenelle" au Mémorial de l’Holocauste de Berlin.

    Depuis que la Licra et le Crif ont décidé que le geste de la quenelle était un salut nazi inversé (1), les tribunaux leur ont allègrement emboité le pas, condamnant de pauvres bougres à des amendes lourdes et à de la prison avec ou sans sursis.

               La Licra et le Crif décrètent, l'Etat régalien se soumet, obéit, obtempère ! Comme quoi, on ne se refait pas. Jamais ! Quand ce n'est pas le bruit des bottes...

    Le créateur de la quenelle était présent ; il s'est constitué "partie civile" : Dieudonné n'accepte pas que la quenelle soit malhonnêtement (crapuleusement devons-nous dire ?) associée au nazisme.

     

                     Qu'à cela ne tienne : le combat continue contre l'asservissement et la désinformation.

     

     

    1 - L'inverse d'un nazi, ou un salut nazi inversé ou bien encore, un nazi inversé les pieds en l'air et la tête en bas, tout cela ne serait-il pas plutôt le signe d'un ralliement à un idéal démocratique épris de liberté et de fraternité ?

     

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                 Pour rappel : la quenelle est un geste subversif que l’on peut assimiler au doigt d’honneur contre l’ordre établi et une pensée unique qui se déploie autour d’un projet mondial qui ne souffrira aucune contestation : ici… la menace du chômage (d'où l'unanimité de médias et de leurs salariés précaires ou richissimes contre cette quenelle), ailleurs… celle des bombes contre quiconque s’y oppose :individus, peuples et Etats :

     

    - Dévastation des nations, des cultures, des coutumes, des usages et du contrat social et autres compromis au nom d'un mondialisme pour lequel les êtres humains ne sont que des ventres à remplir (ou des Peuples à affamer, c’est selon... leur niveau de soumission ou de résistance !), et du temps de cerveau disponible à distraire jusqu'à l'abrutissement...

     

    - Diabolisation de tout individu qui refuse d'adhérer à l’univers conceptuel de ce mondialisme ; individu dissident qui se verra alors qualifier, au choix, de... fasciste, raciste, antisémite, complotiste paranoïaque, nationaliste, populiste, homophobe, démagogue anti-européen et anti-américain...

     

    - Instrumentalisation de la culture arabo-musulmane en générale et de l'Islam en particulier (foulard et pratiques religieuses) aux fins de condamner des quartiers entiers à une marginalisation irréversible, ici en France et en Europe...

     

    - Hégémonie d’une alliance américano-israélo-saoudienne (La Grande Bretagne et la France comme supplétifs) qui a pour seul programme : la captation et le pillage des ressources ainsi que le vol de la terre, sans oublier "la casse" des pays récalcitrants et les bombes contre les gouvernements et les Peuples qui s'y opposent...

     

    - Tentative de marginalisation de la Russie ; politique qui consiste à faire le choix de soutenir le dissident milliardaire Khodorkovski aujourd'hui résident en Suisse contre le lanceur d'alerte (héros ?) Edward Snowden résident provisoirement sur le sol russe, aujourd'hui "apatride" et sans un sou, auquel toute l'Europe a refusé l'asile politique...

     

    - Chantage à l’antisémitisme et bannissement contre quiconque critique publiquement la politique d’Israël ; un Etat qui n'a aujourd'hui plus rien à envier à l'Afrique du Sud du temps de l'Apartheid et dont la politique jouit ici en France du soutien et de la complicité de l’Etat français au plus haut niveau - une alliance qui nous salit davantage chaque jour -, avec en prime l’exploitation du génocide juif à des fins économique, politique et géostratégique...

     

    - Conditionnement des esprits à une nouvelle guerre froide dans un face à face USA-Chine pour le plus grand profit du complexe militaro-industriel occidental...

     

    - Construction d’une Europe-instrument d’un mondialisme sans honneur ni justice qui n’est dans les faits qu’une guerre contre l'Etat providence, un modèle sociale, les salaires et le droit du travail... au nom d'une recherche de compétitivité alibi...

     

    - Mise en concurrence de tous les salariés à une échelle tant locale qu’européenne et mondiale...

     

    - Mise à mort subreptice, ici en Europe, de la liberté d’expression et de la démocratie, à grand renfort d’instances tutélaires sans légitimité démocratique (fonds, banques, commissions, organisations) ainsi que de technologies de la surveillance et du contrôle de millions de citoyens...

     

    - Neutralisation de tout esprit critique en faisant peser sur ceux qui n'ont pas renoncé, le discrédit du ressentiment, de la jalousie, et pire encore : de l'envie.

     

    - Passivité de tous les médias dominants, et ce sans exception : de France Culture à RTL, de Charlie Hebdo au Figaro... de TF1 à Arte au sein desquels s’exerce sans vergogne un chantage au chômage contre quiconque s’opposerait à une telle soumission ; médias qui ne se font plus que l’écho d’une idéologie au service d'un monde unique, un monde sans altérité aucune.

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    Pour prolonger, cliquez : Quenelle : unanimité des médias

     

     

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  • Renseignement : un projet de loi qui porte gravement atteinte aux libertés

     

                 Examiné par l’Assemblée nationale à partir du lundi 13 avril, ce projet de loi piloté directement par Manuel Valls (la grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf, et qui a la fâcheuse habitude de mâcher plus qu’il ne peut avaler) devrait être adopté par les députés sans grands débats ; et au premier jour, l’hémicycle était déjà vide.

    Manifestement tous les députés comptent laisser la main libre à Manuel Valls

     

                    Si les attentats de Janvier y sont pour quelque chose dans la précipitation avec laquelle Valls souhaite faire adopter cette loi, on n'ignore pas que ce projet est dans les tiroirs de Matignon depuis des années.

    Rappelons que son objectif consiste à légaliser les pratiques clandestines des six services de renseignement français. Or, ces pratiques n’ayant pas permis d’éviter les tueries de Toulouse, de Paris et de Vincennes, que l’on nous dise alors pourquoi leur légalisation qui représente un vrai danger pour nos libertés publiques s’impose-t-elle ?

    La lutte contre le « terrorisme » n’est pas qu’une affaire de renseignement, d’écoutes illégales, de désinformation et de manipulations des individus ; cette lutte doit pouvoir s’adresser aux causes et pas simplement aux effets : quelle politique étrangère pour la France ? Quel modèle de société veut-on promouvoir, modèle censé inviter tous les citoyens sans distinctions de couleurs, d’origines ethniques ou sociales à participer à l’élaboration d’une organisation de l’existence qui accordent une vraie chance à tous ses membres ?

    Et là, ce sont bien les services dits « spéciaux », voire… très spécieux, qui se trouvent impuissants car les préoccupations mentionnées précédemment ne relèvent tout simplement pas de leurs compétences.

    Sans le retour du politique et de la politique avec un Parlement qui aurait son mot à dire, un parlement expurgé de ses députés godillots, n’ayons aucune illusion car il n’y aura jamais assez de flics, de juges, de prisons et de matons, jamais assez d’agents très spéciaux et de moyens techniques pour prévenir un nouveau Mohammed Merah ou un Coulibaly, seul ou accompagné de son frère.

              En l’état, sous la forme d’innombrables mesures intrusives, tout le monde s’accorde pour dire que ce projet de loi autorise le recours à des méthodes de surveillance qui font peser une menace sérieuse sur le droit au respect de la vie privée ; et ce recours se fera sans un contrôle préalable indépendant puisque l’autorité judiciaire se trouvera dans l’incapacité de vérifier préalablement la légalité, la nécessité et la proportionnalité d’une mesure de surveillance. Ce qui porte une atteinte grave à l’équilibre des pouvoirs.

    Quant à la consultation de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement, cette dernière rendra des avis non contraignants.

     

              Tous les individus seront considérés comme suspects ; à toute contestation nul doute que les autorités opposeront ce beau et grand principe – principe expéditif de flic tout aussi sommaire : « Si vous n’avez rien à vous reprocher et à cacher, alors, vous n’avez rien à craindre. »

     

    Mais alors, en ce qui concerne ces députés, que leurs comptes bancaires à tous soient rendus publics chaque mois ; qu’il soit permis aussi d’installer dans leur chambre à coucher une caméra qui nous permettra de s’assurer que celles et ceux qui y pénètrent  sont majeurs et consentants ; et puis aussi : que l’on puisse en toute liberté écouter les conversations téléphoniques de nos législateurs !

     

    Eh oui ! Car enfin : « S’ils n’ont rien à se reprocher… etc… etc… »

     

    Quitte à remettre en cause nos libertés pour un Coulibaly ou un Mohamed Merah qui frappe une fois tous les cinq ans, que l’on commence donc par nous prouver qu’il existait bel et bien aux moments des faits (Toulouse et Paris) une loi (ou des lois) qui n’a pas permis la neutralisation de ces deux individus… quand on sait que dans les faits, il s’est surtout agi d’un manque cruel de moyens en hommes et en matériel, et certainement pas des lois complaisantes à l’endroit des assassins.

     


     

                  Sur LCP, lundi 13 avril - notez parmi les invités, Jean de Maillard, vice-président au tribunal de grande instance de Paris, membre du syndicat national de magistrats FO et Jacques Myard, député UMP des Yvelines ; ces deux lascars feraient bien de changer de fonction au plus vite : ne tarissant pas d'éloges pour les services de police, c'est chez les flics que ces deux comparses devraient exercer leur talent : car enfin, où est, dans leurs commentaires et dans leurs analyses, la défense du citoyen face à l'arbitraire de l'Etat et de ses services de police, alors que leur fonction devrait, en priorité, les y encourager ?

     

    Une fois n'est pas coutume ! Seul le journaliste du Monde, Jacques Follorou, sera à la hauteur des véritables enjeux.

     

     

     

     

            Ce projet de loi fait l'impasse sur la Justice qui se trouve ainsi expulsée de toutes les décisions. Aucune place n’est accordée au « contradictoire ». Les personnes soumises aux opérations de surveillance ne disposeront d’aucun recours ; pire encore, ces opérations seront soumises à l’autorisation du premier ministre.

    Mais alors, qui aura la sottise de remettre la défense de sa liberté entre les mains d’un Premier ministre ? Car enfin, qui, aujourd'hui, aurait envie de confier sa liberté de pensée, liberté de mouvement, liberté d’expression et d’association à Manuel Valls ? Et demain, à qui d’autre ?

    Aucun avis d’aucun organisme dit "de contrôle" ne sera contraignant pour ce premier ministre : il s’agira inévitablement d’une décision on ne peut plus politique. Le droit n’entrera pas en ligne de compte ; en revanche, l’Etat et la politique pourront en régler plus d’un auprès de tous ceux qui les gênent : individus et mouvements. Et quand on sait que dans les années à venir deux luttes majeures indisposeront au plus haut point l'Etat mondialiste sans frontières, jusqu'à la rupture d'une partie de la société : l'écologie (à ne pas confondre avec EELV) et le déficit démocratique croissant. On peut légitimement être inquiets.

    Certes, le Conseil d’Etat peut être saisi mais là encore, on se souviendra de « l’affaire Dieudonné » et les conditions dans lesquelles un jugement d’interdiction de spectacle a été rendu ; pour ne rien dire de l’impartialité du juge qui était de confession juive sur une affaire de trouble à l’ordre public sur fond d’antisémitisme.

     

               Déjà, sont considérés comme « pro-terroristes » les associations de défense des libertés et les quelques rares députés qui s’opposent à la latitude d’action, hors de tout contrôle judiciaire, accordée aux services spéciaux. 

    Quand on connaît l'histoire des parlements de notre République, de la 1ère à la 5ème, parlements fossoyeurs de la liberté des Peuples, de la promesse de justice, d'égalité et de fraternité, de l’intégrité de la personne et de notre territoire, de notre souveraineté, de Bonaparte à Sarkozy et Valls... il se pourrait bien que ce projet de loi qui sera très certainement voté à l'unanimité rentre lui aussi dans le cadre suivant :

    -      La République accorde les pleins pouvoirs à Louis Napoléon Bonaparte en 1851 après son coup d’Etat…

    -      La France que l’on brade à Bismarck en 1871 et l’utilisation de ses troupes pour contrer l’insurrection de la Commune…

    -      Le vote des pleins pouvoirs au Maréchal Pétain…

    -      Les lois d'exception votées pendant la "Guerre d'Algérie"...

    -      Le « non » à la constitution européenne par référendum de 2005 ignoré trois ans plus tard par un Parlement qui votera à l’unanimité en faveur de cette même constitution

    -      Le jugement rendu par le Conseil d'Etat sur l'affaire Dieudonné en 2014…

     

                  Folie que cet abandon de notre souveraineté en matière de liberté individuelle ! Vraiment !

    Aussi, que ce parlement soit dessaisi et ce projet de loi enterré au plus vite !

     

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  • Grèce et Portugal : quand Manuel Valls s'en prend au plus faible...

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               Valls, en visite officielle vendredi à Lisbonne, a salué les efforts budgétaires réalisés par le gouvernement portugais, tout en critiquant les progrès "insuffisants" de la Grèce. 


    ***

     

              Maltraité par l'Allemagne, dans l'obligation de lui rendre des comptes quant à ses déficits, Valls en voyage au Portugal s'en prend à la Grèce.

                   On pensait que l'essayiste Michel Onfray avait tout dit à propos de Manuel Valls, mais non ; on découvre un autre Valls ; celui qui, non content de baisser la tête devant "le plus fort" - l'Allemagne -, la relève devant "le plus faible" - Portugal et Grèce ; condescendant avec un Portugal à droite, Valls sermonne sans vergogne une Grèce à gauche ; ces deux pays pesant 0.00000001% de l'économie mondiale.


                 Si la fable de la Fontaine "Le mulot et le renard" nous rappelle à juste titre que l 'on a toujours besoin d'un plus petit que soi pour se tirer d'un mauvais pas, pareillement, dans la condescendance, les remontrances, le mépris, l'injure et les menaces, on trouve toujours un plus faible que soi. Pour le gouvernement Valls et la présidente Hollande, ce sera deux nains économiques et politiques (après Dieudonné, la Libye et le Mali) : la Grèce et le Portugal.

    Tel est le lot de ceux qui refusent de relever la tête face à la dictature d'un oppresseur : se venger sur les plus faibles. Aussi, l'Allemagne qui est au garde-à-vous face aux USA (elle aurait tort de s'en plaindre ; son leadership en Europe est ainsi assuré !), maltraite la France qui sermonne la Grèce.


                    Après le "Valls crétin" d'Onfray, voici un Valls aussi lâche qu'il est permis de l'être quand le courage vous fait cruellement défaut ; et même si toute la classe politique a compris qu'il n'y a pas d'avenir ni de carrière pour ceux qui, en politique, veulent prendre l'argent là où il se trouve, ou plus simplement, pour ceux qui souhaitent mettre fin au racket de l'oligarchie bancaire et à ce mondialisme qui n'est qu'une guerre contre l'Etat providence et le droit du travail, penser que le monde qui nous est imposé aujourd'hui, est là pour toujours, c'est commettre une erreur que l'Histoire pardonne rarement.

                  Mais allez donc proposer une perspective historique aux nabots d'Etat qui occupent les institutions de notre République...

    Une république à genoux.


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    Pour prolonger, cliquez : Valls et les fables de la Fontaine

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