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  • Le réel : lieu de tous les dangers

               

                Cours magistraux, conférences en veux-tu en voilà, dans le recueillement et le silence, universités dites populaires pour retraités et autres désoeuvrés - Michel Onfray comme figure de proue ; anarchistes et libertaires autoproclamés (Mon Dieu ! Là on a très peur !) dont on attend encore les preuves d’un tel engagement, tous vont leur petit bonhomme de chemin dans le confort d'une notoriété et d'une unanimité confidentielles pour les uns, étendues pour les autres, et par voie de conséquence, à une échelle artisanale - genre "café philo" -, pour les premiers, amphithéâtrale pour les seconds.

    Sans risque, loin des sujets brûlants d'une actualité à haute température, ils dissertent sans talent, sans joie, sans enthousiasme, sans faim ni soif sur Merleau-Ponty, Bakounine, Diogène, la sauce anglaise, mon cul sur la commode.                                                           

                

               Pendant ce temps-là qui n’a pas que son propre temps à perdre ni le nôtre, occupés, d'autres investissent des territoires périlleux et se coltinent le réel, lieu de tous les risques, de tous les dangers et parfois aussi, lieu de tous les interdits et tous les refus, là où l’on ne vous remettra aucune médaille pour l’avoir fait, là où il n’y a que des coups à prendre et là aussi où tous les coups sont permis.

    L’ignorant et autres imbéciles heureux qui entendent le rester coûte que coûte car toute remise en cause leur serait alors fatale, seront sans pitié pour celui qui leur apportera une lecture du réel dérangeante ; et les autres, ceux dont le flair ne doit rien à la race canine – faut bien dire qu’ils sont parents -, sentiront en une fraction de seconde l’imminence du danger qu’il y aurait à autoriser une autre lecture du réel qui n’est plus, entre leurs mains, qu’une fiction de conte de fées sans honneur et sans morale destinée à des cerveaux maintenant indisponibles car, dans et pour une génération donnée, il y a bel et bien des situations quasi irréversibles ; et on pourra le regretter.

     

    ***

     

                 Aujourd'hui, la sociologie doit être un combat... un combat mené à trois - sociologie, histoire et économie -, contre un mensonge par omission ; mensonge de masse sans précédent. Dans le cas contraire, la sociologie ne sera qu'une discipline de plus, avec la filière psycho, pour les recalés des Lettres et des Sciences ; une sociologie pour gestionnaires fonctionnarisés à la carrière sans éclats de voix et sans profit pour la communauté humaine, oeuvrant au CNRS et dans nos pauvres universités, avant le Collège de France ; des sociologues inutiles mais respectés par des pairs dont ils seront non pas les fils mais la copie conforme, en nouveaux clones ventriloques d'une vieille soumission : la soumission à la paresse et à la recherche d'une sécurité et d'un confort douillet propre à ceux qui auront mené  leur existence assis sur le cul des autres un peu à l'image des fauteuils qu'ils auront occupés toute leur vie durant, jusqu'à leur dernier avancement de carrière qui sera aussi leur dernier souffle ; le seul à leur portée.

    Mais alors... qui aura suffisamment de temps à perdre pour se déplacer et recueillir leurs dernières paroles à eux tous ?

    Sollicités, il paraîtrait que même les prêtres et autres vampires de la conscience humaine, ne feront pas le voyage : ils n'en valent tout simplement pas la peine.

     

                Aussi... qu'il s'agisse de Soral, de Michel Collon ou d'Etienne Chouard et d'autres encore, qu'ils soient tous ici une nouvelle fois remerciés de descendre dans la tranchée et de faire le "job".

     

      

         Alain Soral en 2011... à propos de l'Islam : un opposant utile qui n'existe pas.

     

                 Conflit de civilisations, mythe d'une Europe pacifiste, oppression économique, racialisation des crises : des pauvres se battent contre d'autres pauvres...

     

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    Pour prolonger, cliquez : Alain Soral

     

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  • S'habituer à la menace terroriste ?



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  • Europe : le grand retour de la démocratie avec le gouvernement Tsipras


    Alexis Tsipras va soumettre le plan d’aide à la Grèce au peuple grec

     

                « Au peuple de parler sans pression ni chantage. » 1 h 20 du matin en Grèce (0 h 20 à Paris), samedi 27 juin : dans une déclaration très solennelle, le premier ministre Alexis Tsipras annonce qu’un référendum se tiendrait le 5 juillet sur le plan d’aide au pays : « Oui ou non à la proposition des créanciers » — Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire internationale :

                « Nous avons livré depuis cinq mois une bataille » a déclaré Alexis Tsipras « Mais malheureusement les créanciers nous ont fait une proposition en forme d’ultimatum. Nous n’avons jamais cédé. Nous n’avons jamais trahi votre confiance. Nous allons répondre à l’ultimatum en consultant le peuple et je m’engage à respecter votre décision quelle qu’elle soit. »

    C’est donc par la Grèce que la démocratie fait son entrée en Europe après une longue, une trop longue absence. C'est donc le grand retour de la voix des Peuples.

    Qui l’aurait prédit ?

    A l’heure où, depuis 20 ans, la France s’est littéralement couchée devant le Commission européenne, la Banque centrale européenne, le Fonds monétaire internationale, Juncker, Merkel, Dragui, Dijsselbloem (le président de l'Eurogroupe), Schaüble (ministre allemand des Finances) et tant d’autres, c’est la Grèce qui relève la tête ; la mère de la démocratie.

     

     

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                 Le premier ministre grec Alexis Tsipras a appelé samedi 27 juin, dans un discours devant le parlement, à dire « un grand non à l'ultimatum » des créanciers du pays lors du référendum dont les députés ont approuvé l’organisation samedi dans la nuit.

    L’annonce surprise du référendum par Tsipras, signe-t-elle la sortie de la Grèce de la zone euro ?

    Une campagne d'intimidation de l'E.U et des médias aura-t-elle raison des Grecs qui seraient tentés de voter "Non" ?

     
     
     
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             Alors que le premier ministre grec annonçait la tenue d’un référendum, l'Eurogroupe a signifié au gouvernement grec la fin du programme à la date prévue, le 30 juin. Avec le soutien de tous les ministres des finances, il s’agit bel et bien de la menace de l’exclusion de la Grèce de la zone euro si le référendum est maintenu : "l'Eurogroupe n'a pas voulu prendre le risque d'un refus par le peuple grec de ses propositions. l'Eurogroupe veut se débarrasser une bonne fois pour toutes du gouvernement Tsipras qui est un corps étranger en son sein. En le mettant en position d'être exclu de la zone euro alors même que la majorité des Grecs veulent rester dans l'euro, ils tentent de le pousser à la démission. Et pour l'obtenir, ils sont prêts à sacrifier la Grèce et à l'exclure de la zone euro" - La tribune.

     

                  Le projet de référendum semble très compromis. Le leader de l'opposition conservatrice, Antonis Samaras décidera très probablement de déposer une motion de confiance contre le gouvernement, repoussant la possibilité pour le parlement de convoquer un référendum le 5 juillet.

     

                            A suivre...

     

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    Pour prolonger, cliquez La victoire à la Pyrrhus de Schaüble 

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  • Boko Haram, Daesh... ou le mirage d'un Islam conquérant sous un soleil de plomb

                    

                        C'est à l'opéra de Nice, le 6 juin 2015, que les deux essayistes Michel Onfray et Eric Zemmour se sont rencontrés à l'initiative de Franz-Olivier Giesbert (FOG). Le premier sujet évoqué sera... l'Islam, bien évidemment ! Intarissable Islam ; à moins que ce ne soit ceux qui s'en repaissent tout au long de l'année comme les vaches, les veaux et les porcs de fourrage, de lait et de granulés dans leur auge respective. Seules les portes des abattoirs les distinguent et les séparent tout en épargnant les uns pour l'heure ; jusqu'au jour où... qui sait... existence commune, destin commun...

    C'est à voir. Et nous verrons.

     

    ***

     

                 Qu'à cela ne tienne !

                 Dès les premières minutes, ce débat Zemmour-Onfray avec Fog en arbitre désoeuvré, les bras ballants, nous offre la confirmation de ce que l'on soupçonnait déjà : Onfray (sorte de BHL de gauche même si... de moins en moins de gauche et de plus en plus proche de Finkielkraut) n’a finalement jamais cessé de n’être qu’un prof de philo pour terminale ; un Bac+4 d'une Université médiocre qui ferait la leçon à des BTS.

    Quant à Zemmour, aucune surprise : c’est toujours et encore le lycée qui sermonne le Collège.

    Reste Franz-Olivier Giesbert (FOG) : il est frappant à quel point le niveau du débat entre Onfray et Zemmour est à la hauteur de celui qui l’a organisé ; un FOG qui est à l’intelligence, au courage, à l’esprit critique... enfin bref... au métier de journaliste ce qu’est un hippopotame à la course contre une actualité qui requiert la rapidité d’un jaguar.

    Avec Joffrin, omniprésent tous les deux, FOG est sans doute le journaliste le plus médiocre de la scène médiatique. Il faut reconnaître que ceux qui les emploient ne s’y sont pas trompés : Joffrin et FOG ont été et sont de tous les quotidiens, de tous les hebdos, de tous les partis, en trente ans de carrière, et plus... comme d'autres de toutes les chambres à coucher, roulant de lit en lit.

    Pour cette raison, qui en vaut bien d'autres, force est de faire le constat suivant : ce qui nous est donné à entendre dans ce débat qui brille par l'absence de ceux qui auraient vraiment des choses à nous dire, est sans niveau, sans expertise et sans réflexion. Le « café du commerce » en comparaison, est cent fois plus riche, plus pertinent et plus cocasse… tellement plus !

    Car enfin… croire en toute bonne foi que l’on parle de l’Islam lorsque l’on mentionne Daesh, Boko Haram, les frères Kouachi… l’Islam et le danger islamiste jihadiste intégriste en Europe et ailleurs, c’est un peu comme tergiverser autour de l’idée de «démocratie » et son déploiement eu égard à la politique conduite par les USA, de la Libye à l’Afghanistan en passant par le Yémen et l’Afrique subsaharienne depuis septembre 2001 : politique aux 3 millions de morts musulmans.

    Evoquer l’actualité d’un Islam qui n’est qu’un « Islam spectacle » dans le sens où les situationnistes des années 60 entendent « le spectacle » quand "le vrai est un moment du faux"... c'est faire preuve d’une bêtise et d'une ignorance abyssales et c’est participer à une entreprise de désinformation destinée aux pauvres bougres et autres gogos des journaux de 20h. Car cet Islam-là est bel et bien un conte ; et qui plus est, un conte cruel et cauchemardesque pour adultes occidentaux à la tripe sensible et au cerveau en panne sèche... et pour longtemps. 

     

    ***

     

     

                

                        Que l'on se rassure néanmoins ; tout n'est pas perdu. Chroniqueur politique pour le GRAND RENDEZ VOUS 2STV - émission politique la plus populaire d'Afrique de l'Ouest -, Kémi Seba, toujours en forme, nous offre quelques pistes de réflexion à propos d'un actualité qui se voudrait "islamiquement barbare".

    BOKO HARAM, Daesh... Kémi Seba nous rappelle que jamais la Françafrique ne s’est aussi bien portée en Libye, au Mali, au Tchad et partout ailleurs ! Bases militaires sans nombre ; bases aériennes et terrestres sur les cadavres de milliers d'Africains...

    Soutien inconditionnel aux "chefs d'Etat" chiens de garde des multinationales françaises... jamais les intérêts français n'ont été à ce point sécurisés !

    Et pour finir, jamais la France n’a été aussi forte en Afrique subsaharienne !

     

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                 Pas vu, pas pris !

                 N'empêche, qui peut aujourd'hui en douter : dans 20 ou 30 ans, nombreux sont ceux qui éclateront de rire à l’idée de se remémorer ces années de plomb, sabre au clair, à pied, à cheval et à vapeur, en 4x4 et à dos de chameaux aussi, dans les dunes, sous une chaleur torride, à la recherche d’une oasis introuvable ; hallucinations, vessies et lanternes... la caravane passe, on agite les bras, on tente un cri… en vain.

    Pour sûr, ce sera l'hilarité générale à la simple évocation d’un Islam prédateur sans foi ni loi ; pour ne rien dire de ce fameux conflit de civilisation car…

              Conflit… mon cul ! Civilisation… ta sœur !

     

     

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  • Quand Drucker parle de Delpech pour mieux parler de Drucker

     

                     Au festival "Plumes de stars" d’Aix-en-Provence où il présentait un extrait de son one-man-show qui a pour sujet... devinez ?!... ses 50 ans de carrière à la télévision, Michel Drucker, shooté aux médias, sous perfusion depuis un demi siècle - il est dit qu'il ne partira pas ! (1) -, a donné des nouvelles de Michel Delpech qui souffre d'un cancer ; avec beaucoup d’émotion dans la voix, il annonce : "Michel Delpech s’éteint doucement ; il fait face avec beaucoup de courage."

                    Sur les réseaux sociaux, le "communiqué" de Drucker fait un tabac : ils sont des milliers à souhaiter "bon courage" à Michel Delpech. Et là, difficile de refréner le désir de leur répondre à tous ceci :

     

                    " Bon courage aux 100 000 anonymes qui meurent du cancer chaque année... tout aussi courageusement ????? Comme si c'était une question de courage ! Et puis, comme si c'était plus dur de mourir du cancer quand on s'appelle Delpech que quand on a pour prénom ou nom Mohamed ou Dupont. Vous verrez ! Vous finirez tous par vous cotiser pour payer aux millionnaires des enterrements de première classe ; ce sera autant d'argent économisé par leurs héritiers."

     

                 Vraiment, la people-isation de la société est à son comble ! Abjecte et crétine tout à la fois cette people-isation esclavagiste ! Il est vrai que l'esclave finit toujours par se soucier de la santé de son maître... cet horizon indépassable de tout ce qu'il n'aurait jamais pu espérer pour lui-même.  

     

     

    1 Encouragés par un environnement d’affairistes voraces - argent roi, trahisons et corruption -, dès les années 80, nombreux sont ceux qui n’hésiteront pas à se servir de la télévision pour assurer leur propre ascension et prospérité professionnelles dans la durée car, après l’argent, c’est la longévité qui sera la mesure de toute chose.

    Viendra alors l’ère des animateurs parasites qui s'appuieront sur la notoriété de leurs invités pour faire carrière et asseoir leur légitimité, sans aucune prise de risques, sans esprit de découverte puisque pour « passer  chez eux » il faudra être impérativement « connu », voire célèbre.  L’animateur Michel Drucker sera et reste la figure archétypale de "l'animateur parasite", un CD dans chaque main, en VRP de SONY, d’Universal et de la FNAC,  un sourire complaisant pour accompagner des questions d’une flagornerie niaise, véritable insulte non seulement à l’intelligence mais plus important encore … à la dignité humaine.

    Avec Delpech, Drucker, aujourd'hui, va jusqu'à accompagner "les vedettes" qui ont fait de lui une vedette jusqu'à leur dernière demeure, recueillant leurs dernières volontés sur leur lit de mort-vivant. Mais qui accompagnera Drucker jusqu'à la sienne le jour venu, et quand ?

     

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                  Liège 2007 - Enregistrement amateur d'un Michel Delpech qui, s'il n'était pas parmi les meilleurs, était loin d'être le plus mauvais.

    Comme pour le Tour de France, c'est le public, ce peuple de l'ombre, leur enthousiasme souvent touchant, qui peut quelquefois nous faire aimer ces chanteurs de variétés.

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  • E. Levy, A. Finkielkraut et RCJ : le passage à l'acte

     

     

                Ils évoqueront Le grand remplacement cher à Renaud Camus, suprémaciste blanc ; ils soutiendront l'opinion d'un sondage qui place la complainte "Trop d'immigrés en France !" en tête de gondole...

    E. Levy et A. Finkielkraut franchissent le pas : dans l'émission Esprit d'escalier de la radio RCJ (radio de la communauté juive), ils n'auront de cesse durant une bonne vingtaine de minutes, de rendre hommage à Marine Le Pen, jouant la fille contre le père. 

    Et c'est alors que l'on se dit :"Heureusement que le père est considéré comme "anti-sémite" ! Dans le cas contraire, on aurait pu craindre le pire."

     

               Un rapprochement semble, jour après jour, se confirmer entre les "leaders" médiatiques juifs (E. Lévy, Zemmour, Finkielkraut, BHL, Goldnadel, Prasquier, Cukierman, Klasfled-fils...) et le Front national contre les Musulmans et l'Islam, nouveau visage de la "vieille" haine raciste anti-arabe ; et c'est plus récent (une trentaine d'années) : haine envers les activistes pro-palestiniens issus de l'immigration ainsi que contre nous tous, d'origine européenne.

              Si le poisson pourrit par la tête... il semblerait, en ce qui concerne RCJ et ses animateurs débridés, qu'on en soit arrivés aux pieds.

    Mais alors ? Que reste-t-il à sauver ? Une amputation est-elle encore envisageable ? Ou bien, jeter le bébé avec l'eau du bain ?

     

                  A suivre...

     

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    Pour prolonger, cliquez : Sionisme et Front national : un rapprochement imminent ?

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  • "Si vous voulez la fin du terrorisme, préparez la fin de l’Etat !" : parole de situationniste

     

     

                 Ci-après, un article publié dans un "faux Canard enchaîné"par Jean-François Martos le 29 octobre 1980 quand on pouvait encore se poser les bonnes questions sans s’attirer les foudres de l’Etat et de sa police : garde à vue, perquisition, saisie, intimidations, poursuites pénales…

    En 1980, l’Etat n’avait même pas peur !

    Aujourd’hui, il ne réfléchirait pas à deux fois avant d’intervenir illico presto. Aussi, à la lecture de cet article, on pourra regretter le fait qu’un tel questionnement, aujourd'hui absent dans la presse et les médias dominants - toute la presse et tous les médias -, soit relégué, comme un fait exprès, à Internet et à son univers controversé sous le terme générique qui vaut bannissement, excommunication et parfois même, poursuites, tribunaux, condamnations et prison… de « complotiste-conspirationniste ».

    Autant pour le journalisme d’investigation donc !

    Pas folle la guêpe ! On peut être courageux dans la profession mais sûrement pas téméraire et encore moins kamikaze. Et puis, comme chacun sait : aujourd’hui, un bon journaliste est un journaliste au chômage ou à la tête de son propre journal. Les autres… ils gagnent laborieusement une croûte pitoyable ou bien, sont riches à millions et payés pour ne jamais poser les questions qui dérangent ou interviewer ceux qui s’y risqueraient.

     

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                   Confrontés à cet article, on pourra mesurer tout ce qui nous sépare des années 70 et 80 car, pour sûr, ce qui nous est « conté » là, est très certainement tout autant, voire même… mille fois plus pertinent aujourd’hui qu'hier quand on sait quel châtiment l’Etat réserverait à quiconque s’aviserait de donner à cette analyse d’événements qui eurent lieu dans les années 70 et 80 un rafraîchissement et un "lifting" aussi audacieux que périlleux.

     

    Qu'à cela ne tienne ! Chacun jugera :

     

                  "… après tant d’attentats, maintenant les faits se mettent plus que jamais à parler d’eux-mêmes (…).

    Car enfin, a-t-on jamais vu la police protéger la population ? A quoi sert la police, sinon à protéger le pouvoir et notamment de la population ! Si la police protégeait la population, cela se saurait : et elle devrait pour commencer nous protéger d’elle-même. Jamais dans l’histoire une police n’aura été autant à la solde de son maître qu’est l’Etat. Cette tâche, la police l’accomplit par des moyens légaux, c’est-à-dire à l’abri des lois édictées par ce même maître et sans cesse révisées pour lui conserver toute liberté d’action ; ou bien par des moyens illégaux, lorsque la première solution ne s’avère plus probante et dans ce cas, bien sûr, à l’abri de l’éclairage des projecteurs. La fonction d’un ministre de l’intérieur consiste dans le dosage de ces deux méthodes, selon les circonstances. Comment donc s’attendre à ce qu’il s’ampute de la seconde ! Ce n’est pas la première fois qu’un Etat fait exécuter ses basses oeuvres par des factions alliées à des mercenaires : les barbouzes contre l’OAS, les affaires Ben Barka, Goldmann, de Broglie, Boulin ; des groupes comme Honneur de la Police ou Action Directe ont préparé et rendu possible la situation actuelle où le terrorisme de l’Etat italien s’élargit à tous les Etats européens.

    Lorsque les hauts responsables des polices italienne, allemande et française décidèrent, il y a quelques mois, d’introduire quelque variété dans leurs méthodes en remplaçant au pied levé le terrorisme d’extrême-gauche, décision à présent concrétisée à Bologne, à Munich et à Paris, ils greffaient cependant cette tactique unitaire sur des situations partiellement différentes. Dans cette ferveur d’unité, l’Etat français, moins aguerri que son homologue italien, et moins réfléchi de nature que celui d’Outre-Rhin, trébucha sur l’absence de prise en considération de telles différences. En R.F.A le gouvernement d’Helmut Schmidt, à la veille des élections qui l’opposaient à Strauss, pouvait avec quelque vraisemblance, et l’espoir d’un bénéfice immédiat, mettre en scène un attentat néonazi, imputable à l’impatience de quelques fanatiques. En Italie, les attentats sont immédiatement perpétrés par les services secrets officiellement dissous et donc introuvables (privilège enviable !). En France, bien sûr, on aurait pu continuer sur la lancée tranquille d’« Action Directe » en infiltrant et téléguidant des groupes en principe hostiles à l’Etat. Mais c’était l’heure de « l’extrême droite » dont tout le monde sait la pénétration dans la police (...) Quant à la bêtise intéressée des journalistes assermentés qui se contentèrent de demander timidement « l’épuration de la police ». Pourquoi pas l’irrigation du Sahara sous quinzaine ? (…).

    Il serait temps, précisément, de parler d’infiltration. Nous ne pensons pas que l’essentiel soit de quantifier le nombre des membres faisant officiellement partie de la police : quelle raison de les infiltrer dans ce cas ? On ne peut détourner la police de son rôle, et d’ailleurs ces gens ne le veulent pas : à quoi servirait de vouloir la transformer en corps de mercenaires à la solde d’un maître absolu puisqu’elle n’a jamais été autre chose !

    La seule infiltration notable, c’est bien celle de la police partout : la surveillance du territoire, dont celle des groupuscules n’est qu’une infime partie. Pour quelle raison les groupuscules activistes qui présentent pour la police l’intérêt que l’on sait, échapperaient-ils à une surveillance dont toute la population est victime ? La fascination de l’Etat allemand en 1933 n’était que l’accumulation primitive, avec des moyens encore vétustes, de ce contrôle universel dont nous connaissons à présent l’aboutissement informatisé. Le bruit des bottes cloutées a disparu au profit du silence froid des ordinateurs.

    Si l’infiltration par la police doit rester secrète ou du moins largement sous estimée, ses résultats doivent par moment apparaître. Il s’agira donc pour elle de présenter ceux-ci sans dévoiler celle-là. Chaque fois qu’elle admet avoir infiltré un groupe, c’est le jour de son arrestation ou de son massacre ; car dans ces conditions, l’infiltration est devenue présentable. Il faut être frappé de la plus totale cécité pour croire à de telles balivernes : la police qui veut s’infiltrer dans un milieu le peut et le fait à tout moment. Quelle raison aurait-elle d’attendre que le sang coule puisqu’un tel acte ne révèle rien de plus que ce que la police pouvait déjà savoir ? Si donc la police peut infiltrer un groupe après un attentat, c’est bien qu’elle le pouvait plus tôt ; c’est même, nécessairement, qu’elle l’avait fait plus tôt. Dès lors, faut-il encore poursuivre la méprise et croire qu’ayant infiltré un tel groupe, elle assiste, impuissante et passive à ses méfaits ? On est bien forcé de conclure que ces actions, elle les laisse commettre délibérément lorsqu’elle ne les inspire ou ne les commet pas elle-même.

    Que la police soit au courant de tels agissements ab initio, et qu’elle soit donc d’une façon ou d’une autre à leur origine, se vérifie amplement par le curieux tracé parcouru par toutes les « enquêtes » récentes, qui ne sont qu’un tissu de hasards, de coups de filet inexpliqués, de coïncidences et de coups de théâtre. Qui ne comprend pas à présent que la police ne dévoile rien que des fragments de ce qu’elle a elle-même mis en scène ? Si toutes les arrestations des dernières années prouvent que la police est au courant de tout, c’est simplement qu’elle connaît forcément ce qu’elle fait elle-même. Du reste, un autre type de police serait tout simplement inopérant.

    Les journalistes pensent sans doute  que nos services secrets sont aussi désoeuvrés et désemparés qu’eux-mêmes. Mais ces services, qui n’ont pas à crachoter tous les jours d’ineptes mensonges, ont en revanche le loisir de s’employer de façon plus efficace, pendant le sommeil des commentateurs.

               Un Etat qui ne parvient plus à simuler son utilité qu’en assassinant des échantillons de citoyens prouve qu’il est temps qu’il disparaisse, ainsi que tous ses complices."

     

              Paris le 14 octobre 1980. Article rédigé deux semaines après les attentats de la rue Copernic et deux mois après celui de la gare de Bologne en Italie.

     

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    Quelques liens utiles à propos d'une actualité récente :

    - Les Inrocks

    - Le Point

    - El Watan

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  • Said Bouamama à propos de "l'offre Soral"

     

                 La "Réconciliation nationale" proposée par Alain Soral : un discours d’intégration et de domination envers les classes populaires ?

    La question est posée dans le cadre de la journée "Reprenons l'initiative dans les quartiers" : combattre le racisme et les idées d'extrême droite.

     


                    Une réponse d'E&R (association d'Alain Soral)

     

     

     

    Said Bouamama : sociologue, auteur notamment de nombreux ouvrages dont "Figures de la libération africaine. De Kenyatta à Sankara", 2014 ; Femmes des quartiers populaires, en résistance contre les discriminations, des femmes de Blanc-Mesnil, Le Temps des Cerises, 2013 ; Dictionnaire des dominations de sexe, de race, de classe, Édition Syllepse, 2012.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Reprenons l'initiative dans les quartiers

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  • Congrès du PS à Poitiers : un soutien sans faille à Valls et à Hollande

                    Un 77è Congrès sans enjeu depuis qu'il n'y a plus de projet alternatif au PS en dehors d'une soumission totale d'un Manuel Valls et de François Hollande aux diktats de l'Allemagne, à la Commission européenne et au mondialisme : cette guerre contre l'Etat providence, les salaires, les droits sociaux et la démocratie.

     

                   Martine Aubry qui s'est ralliée en Avril dernier à "la motion Cambadélis" - motion qui a obtenu un score de 60% avec un taux d'abstention de 50% des militants du PS -, et à un soutien sans condition à la ré-élection de François Hollande, est restée silencieuse ; une Martine Aubry qui est bel et bien la fille de son père : Jacques Delors à qui on doit une Europe paillasson sur laquelle un mondialisme abject s'essuie les pieds chaque matin.

                  Martine Aubry, avez-vous dit ?

                 Tout dans la tchatche... rien dans le ventre.

     

    ***

     

               A l'occasion de ce congrès, les frondeurs dont la motion avait obtenu 30% des votes, se sont effondrés. Ils ont disparu...  quand ils ne se sont pas excusés d'avoir pu un instant imaginer être autorisés à remettre en cause et Valls et Hollande.

     

     

              In fine, Manuel Valls a été applaudi avec force. Aucune turbulence n’est venue perturber cette deuxième journée.

    Faut dire que les "militants de base"  - s'il en reste ! -, n’étaient pas conviés à ce congrès ; seuls les apparatchiks l'étaient ; comprenez : les élus.

     

                Aussi...

               N'y a-t-il rien de plus pathétique, au mieux, et au pire, rien de plus dégradant pour l'espèce humaine, son intelligence critique et son courage, qu'un militant-élu ou un élu-militant d'un parti quel qu'il soit ?

    Certes on ne mord pas la main qui vous nourrit ou qui vous nourrira plus tard. N'empêche ! tous ces militants sont faits de l'étoffe avec laquelle on prépare les dictatures molles ou dures, ainsi que les forfaitures constitutionnelles et politiques.

     

                   Aussi, c'est bien un impératif catégorique qui aujourd'hui commande de renverser les conditions au sein desquelles le PS n'a pas cessé depuis trente ans d'asservir l'électeur dit "de gauche".

     

    Une seule stratégie s'impose : continuer de porter la crise au coeur du PS

     

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  • Premier Rapport sur les inégalités en France

     

                 

                   Inégalités en hausse ; des écarts qui ne cessent d'augmenter : les riches sont de plus ne plus riches, les pauvres de plus en plus pauvres.

    Tout le monde s'accorde aujourd'hui pour faire le constat suivant : le mondialisme porte une responsabilité majeure dans la conduite de cette guerre faite à l'Europe avec la complicité de la Commission de Bruxelles et des médias dominants ; une guerre contre les salaires, l'Etat providence, les droits sociaux et la démocratie.

     

     

    ***

     

     

                  L’Observatoire des inégalités publie le premier « Rapport sur les inégalités en France »

     

               "... la montée des inégalités fait peser une menace croissante sur la cohésion du pays. Malheureusement, l’information dans ce domaine demeure souvent parcellaire et désordonnée. L’absence de données factuelles précises laisse trop souvent la place à l’exagération et aux discours simplificateurs. Les inégalités sont à la mode sans que l’on sache de quoi on parle.

     

    L’objectif de la publication de ce premier « Rapport sur les inégalités en France » est de fournir un ensemble de données faciles d’accès et actualisées, de dresser un état des lieux complet et de faire le point sur les principales évolutions dans un grand nombre de domaines, des revenus à l’école, en passant par la santé, le logement, les inégalités entre les femmes et les hommes comme entre milieux sociaux.

     

    Ce rapport constitue un document d’expertise indépendante de l’institution publique.

     

    Le cœur de ce rapport est constitué de tableaux commentés qui font le succès de l’Observatoire des inégalités depuis 2003. Il apporte des réponses factuelles, accessibles au plus grand nombre. Nous y dressons un état des lieux des inégalités dans de nombreux domaines : revenus, emploi, éducation, santé, logement, entre les femmes et les hommes, les jeunes et les personnes âgées, les Français et les étrangers, les catégories sociales..."

     

                                             Observatoire des inégalités

     

    ________________

     

    Pour prolonger, cliquez : continuer de porter la crise au coeur du PS

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