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  • Charles Enderlin quitte France 2 : un "juste" prend sa retraite...

     

                Correspondant de France 2 depuis 34 ans en Israël et dans les Territoires palestiniens occupés, le journaliste franco-israélien Charles Enderlin quitte le bureau de Jérusalem le 17 août prochain : retraite oblige.

     

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                    Rares sont les journalistes capables de manifester toute leur carrière durant une relation intime et positive envers la vérité des faits sur un sujet qui, le plus souvent,  se retrouve très vite noyé sous le mensonge d'Etat, le chantage et l’intimidation, voire les menaces car, s'il n'y a pas de carrière politique pour ceux qui veulent prendre l'argent là où il se trouve, pareillement, il n'y a pas de carrière journalistique et médiatique pour ceux qui, sans relâche, ne se reconnaissent qu’un devoir : traquer la vérité des faits. Et quand il s'agit de la politique israélienne et de la complicité d'un Etat français terrorisé à l'idée de s'opposer... n'imaginez même pas un strapontin lors de la remise des prix.

     

                  Charles Enderlin n'a pas fait carrière ; il n’a pas recherché quelque avantage d’ordre matériel ou autre... il est resté correspondant de France 2 trente années durant. Pas de poste prestigieux grassement rémunéré, pas de médaille, pas de remerciements. Souvent décrié, parfois haï, menacé aussi... Charles Enderlin a tenu bon : jamais il ne s’est servi du mensonge pour cacher la vérité.

    Il a toujours cherché à servir une vérité en péril, menacée de mort à chaque instant, tout en risquant son emploi, maigre pitance.

    On lui a tout fait. Il a bien résisté. Ce qui fait de lui un résistant de la première heure.

    Si la vérité pouvait parler, elle témoignerait en personne. N'empêche, nombreux nous sommes aujourd'hui à pouvoir témoigner pour lui.

     

     

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    Gaza 2014 - Se soumettre ou bien périr

     

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                 Avant de prendre sa retraite à la fin de l’année, Charles Enderlin s’est livré au JDD.fr dans une interview qui, là encore, sert la vérité : «Il n’y aura pas deux Etats. Les 400.000 colons israéliens ne seront pas évacués de Cisjordanie. Les Israéliens ne sont pas prêts à renoncer à Jérusalem-Est et au Mont du Temple (Esplanade des Mosquées pour les musulmans). »

     

                                               La suite ICI

     

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    Pour prolonger : cliquez Judaïsme, sionisme, colonialisme et chantage

     

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  • Pierre Moscovici : continuer d'obéir et ne jamais décevoir

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               Membre du PS, un temps député du Doubs, ministre de l'économie et des finances à la suite de l'élection de Hollande en 2012, commissaire européen aux affaires économiques depuis novembre 2014, Moscovici persiste et signe.

    Invité de BFM, Moscovici n'a pas assez de mots pour nous expliquer que la signature du traité de libre-échange entre les Etats-Unis et l'Europe (TAFTA) est "plus dans l'intérêt européen parce le marché américain est plus fermé que le marché français ou globalement que le marché européen".

    On retrouve là, dans cet optimisme feint de jean-foutre impénitent à l'égard du bien commun et de notre culture sociale européenne, tout ce que l'ENA et le PS ont été capables de produire comme "élite" depuis les années 80 ; une caste qui, quand elle prend la parole, fait invariablement entendre un pet retentissant, le fond de culotte lourd et humide les jours où la pression se fait plus pressante encore car la vie de cette caste ne s'écoule pas, elle dégouline laissant derrière un petit monticule brunâtre, nauséabond et chassieux.

    Un homme, des hommes que l'on ne sait plus comment nommer. A court nous sommes ! A court d'insultes ! Aucune ne convient ! Trop faible... toujours ! Et c'est bien là que réside notre véritable impuissance car il n'y a pas, il n'y a plus, d'insultes comme il n'y a pas de mots, pour ces gens-là.

     

                 A 58 ans, s'il y a bien une chose que l'on ne pourra pas reprocher à Moscovici et consorts, c'est de ne pas savoir quels sont leurs maîtres car ces hommes-là n'ont qu'une préoccupation en tête : servir, obéir et gérer une carrière à saute-mouton ; une fois en place, ils ont tôt fait de penser à la suivante, le plus souvent au sein d'une institution financière de dimension mondiale : banque, fonds de pension. Aussi, pour cette raison qui en vaut bien d’autres, Moscovici ne peut pas raisonnablement souhaiter que l'oligarchie mondialiste se souvienne de lui comme un opposant au traité transatlantique (TAFTA) ; opposition soit dit en passant, incompatible avec son emploi à la Commission européenne qui n'est, comme chacun sait, que l'anti-chambre d'un mondialisme d'une scélératesse sans nom.

    Car enfin, une fois libéré de sa charge de commissaire, il y a fort à parier que cet errand boy - ce garçon de courses de l'oligarchie mondiale -, n’ait aucune envie de retrouver son mandat de député du Doubs - le trou du cul du monde pour un individu si pressé de continuer de servir et d’obéir à raison de 25 000 euros mensuels : congestion nasale ou narines grandes ouvertes, même loin des latrines de la politique, jamais l'argent et le salaire versé n'ont autant senti la m****.

    N'oublions pas non plus son épouse, sa cadette de 22 ans, qui risquerait de trouver cette retraite franc-comtoise bien austère avant un ennui certain qui viendra remettre en cause une relation fusionnelle soudainement beaucoup moins en fusion, voire même maintenant refroidie et distante pour l 'occasion qui fait aussi le larron, d'une main à l'autre et dans d'autres mains.

    Quant à rentrer en France pour occuper un poste de ministre dans un gouvernement PS ou de coalition après 2017… la réputation de ce commis de cuisine européenne à la sauce bruxelloise qui l'accompagne partout, réputation d'une médiocrité maintenant confirmée depuis 2012, devrait dissuader cet exécutant de s'y risquer ; un exécutant déjà chauve à trente ans (ils le sont tous !) à force sans doute de se tenir entre deux portes, dans les courants d'air, tête baissée, le corps incliné dans un fléchissement à la fois physique et moral.

     

               Les Yes-men n'ont pas besoin de coiffeur. Jamais ! En revanche, ils sont les meilleurs clients des kinésithérapeutes. Toujours ! Et leurs victimes... des proctologues.

     

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    Le traité transatlantique (TAFTA) expliqué en quelques minutes

     

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    Pour prolonger, cliquez : Moscovici sous toutes les coutures

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  • Les Guignols de l'info passent en crypté

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                 Emission de télévision  de marionnettes diffusée depuis le 29 août 1988 sur Canal+, les Guignols de l'info, un temps menacés de disparition, seront à nouveau reconduits en format quotidien mais ils seront désormais en crypté, et ce alors que Vincent Bolloré avait annoncé quelques jours plus tôt, au conseil d’administration de Vivendi, qu’il comptait supprimer les Guignols de la grille de rentrée. Cette annonce avait créé une véritable levée de boucliers sur les réseaux sociaux ainsi que chez les personnalités politiques et du show business.

     

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    A ricaner sans péril, on triomphe sans gloire

     

                  Emblème de la fausse dissidence qu’Internet à définitivement relégué au rang de marionnettes de divertissement pour une classe politique en mal d’opposants sérieux ; une classe friande d’auto-flagellation devant le miroir de sa propre impuissance, tellement elle se sait dérisoire et grassement payée pour l’être et le demeurer…

    Alibi d’une dictature douce d’une violence de suicides et de consommation d’antidépresseurs record, de bannissements et de relégations sans nombre…

    Jamais Les Guignols de l’info n’ont fait peur à qui que ce soit ! Faut dire que la pseudo-victime n’aime rien tant que son pseudo-bourreau : pour preuve, les éloges auxquels ont eu droit les Guignols du FN au PS en passant par l’UMP depuis une bonne trentaine d’année.

    Autre preuve : les hommes politiques qui se sont mobilisés massivement en faveur des Guignols à l’annonce de leur suppression par l’actionnaire Boloré-Vivendi ; un président en tête, bien qu’il en soit souvent privé : François Hollande.

     

                  Jamais les Guignols n’ont mis leur existence en jeu, ni ses auteurs, leur  avenir professionnel, contrairement à un Dieudonné qui, en 2003, sur FR3, le temps d’un sketch de quelques minutes mettra sa liberté et sa tête sur le billot ; treize ans plus tard, la meute avec son « savoir-faire canin»  - hargne et rage -, en est toujours après lui.

     

                  Plus affligeant encore : jamais les Guignols n’ont approché de près le comique, l’ironie et la dérision ; seul le ricanement aura été et reste aujourd’hui encore à leur portée ; un ricanement  facile et inoffensif de moutons de Panurge : en effet, leurs cibles étaient et demeurent celles de tout le monde.

     

                 Les audiences du « Grand Journal » qui accueille ces Guignols et ces « bouffons » - bouffons privés de roi et de cour dignes de ce nom -, sont en chute libre depuis deux ans : le talk-show est tombé sous la barre du million de téléspectateurs.

    Son animateur, Antoine de Caunes, quittera « Le Grand Journal » qui passera du côté crypté, là encore, à notre grande satisfaction : une bonne nouvelle pour la conscience collective ; la suppression de ce journal libèrera du temps de cerveau disponible pour une ré-information dont Internet s’est fait depuis une dizaine d’années maintenant, la spécialité avec des centaines d’acteurs de la dissidence ; internet qui aujourd’hui est indéniablement responsable de la montée du niveau des consciences car, tout le monde s’accorde à penser, les uns pour le déplorer, les autres pour s’en réjouir, qu’il devient de plus en plus difficile de mentir même et surtout par omission.

     

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                     La mort est donc passée tout près des Guignols ; la grande faucheuse s’est seulement contentée de frôler ces marionnettes avant de s’en détourner.

                     Dommage ! Mille fois dommage !

     

                    Aussi…« A tchao bonsoir ! » mais… pour ne jamais vous revoir alors !

     

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                  Molière rabelaisien... dans la lignée dada, surréaliste et situationniste... humour, dénonciation, détournement, ironie et dérision : c'est Dieudonné... ou quand l'argent (l'indépendance financière) ne sert pas à acheter une Ferrari mais à dire la vérité.

     

     

     

    Pour prolonger, cliquez : Le phénomène Dieudonné

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  • Un entretien de Julian Assange au Spiegel...

     

     

    https://allainjules.files.wordpress.com/2015/07/julian_assange1.jpg?w=594

                    Wikileaks est de retour publiant des documents prouvant  la surveillance US du gouvernement français, des câbles diplomatiques saoudiennes et affichant la preuve de la surveillance massive du gouvernement allemand par les services secrets américains. 

     

     

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    SPIEGEL: Quelles sont les raisons de ce retour ?

     

    Assange: WikiLeaks publie beaucoup de matériel au cours des derniers mois. Nous n'avons jamais cessé de publier, mais parfois, il a été question de pièces qui ne concernait pas l'Occident et les médias occidentaux - des documents sur la Syrie, par exemple. Mais vous devez prendre en compte qu'il y a  conflit avec le gouvernement des États-Unis, qui a commencé pour de bon en 2010 après le commencement de la publication d' une série de documents américains classés.

     

    SPIEGEL: Qu'est-ce que cela signifie pour vous et pour WikiLeaks ?

     

    Assange: Le résultat a été une série d'affaires juridiques, les blocus, les attaques de relations publiques et ainsi de suite. Avec le blocus bancaire, WikiLeaks a été coupé de plus de 90 pour cent de ses finances. Le blocus est arrivé d'une manière totalement extrajudiciaire. Nous avons pris des mesures juridiques contre le blocus et nous avons été victorieux dans les tribunaux, afin que les gens puissent nous envoyer des dons à nouveau.

     

    SPIEGEL : Quelles difficultés avez-vous dû surmonter ?

     

    Assange : Il y avait eu des attaques sur notre infrastructure technique. Et notre personnel a dû accepter une réduction de salaire de 40 pour cent, mais nous avons été en mesure de nous en sortir ensemble sans avoir à se séparer de qui que ce soit, ce dont  je suis assez fier. Nous sommes devenus un peu comme Cuba, en travaillant sur des façons de contourner ce blocus. Divers groupes comme la Fondation Wau Holland Allemagne ont recueilli des dons pour nous pendant le blocus. Ils nous ont permis de payer pour de nouvelles infrastructures, ce qui était nécessaire. J'ai publié des pièces datant de presque 20 ans sur la surveillance de la NSA, dont je connaissais la surveillance de masse NSA et le GCHQ. Nous avions besoin d'un système de protection nouvelle génération afin de protéger nos sources.

     

    SPIEGEL: Et est-il en place maintenant ?

     

    Assange: Oui, il y a quelques mois, nous avons lancé un système d'acquisition de nouvelle génération et également intégré nos publications. Nous croulons sous l'information maintenant. Economiquement, le défi pour WikiLeaks est de savoir si nous pouvons intensifier nos revenus en proportion de la quantité de matériels que nous avons à traiter.

     

    SPIEGEL: Il y a neuf ans, lorsque WikiLeaks a été fondé, on pouvait lire sur son site Internet: « L'objectif est la justice. La méthode est la transparence». Ceci est la vieille idée des Lumières né au 18ème siècle. Mais si vous regardez les régimes politiques brutaux et grandes entreprises impitoyables, ne sont ce pas un  slogan trop idéaliste ? La transparence, c'est suffisant ?

     

    Assange: Pour être honnête, je n'aime pas le mot de  transparence; le verre est transparent. Je préfère celui d'éducation ou de compréhension, qui sont plus humains.

     

    SPIEGEL: Le travail de WikiLeaks semble avoir changé. Au début, il a publié des documents secrets. Plus récemment, vous avez également fourni le contexte des documents.

     

    Assange: Nous avons toujours fait cela. J'ai écrit des milliers de pages d'analyse personnellement. WikiLeaks est une bibliothèque géante de documents parmi les plus persécutées du monde. Nous donnons asile à ces documents, les analysons, les promouvons et nous en obtenons de plus en plus. WikiLeaks a plus de 10 millions de documents et analyses connexes maintenant.

     

    SPIEGEL: l'usage de votre bibliothèque est elle toujours interdite techniquement pour le personnel du gouvernement américain et de l'armée américaine ?

     

    Assange: WikiLeaks est encore un objet tabou pour certaines parties du gouvernement. Les pare-feu ont été mis en place. Chaque employé du gouvernement fédéral et de chaque entrepreneur a reçu un e-mail indiquant que s'ils lisent quelque chose de WikiLeaks, y compris par le site du New York Times, on leur supprime alors leur ordinateur immédiatement et un auto-rapport est établi. Ils n'ont plus qu'à avouer. Voilà une nouvelle hystérie McCarthyste.

     

    SPIEGEL: Savez-vous quelque chose de vos lecteurs ?

     

    Assange: Pas beaucoup, nous ne les espionnons pas. Mais ce que nous savons c'est que la plupart de nos lecteurs viennent de l'Inde, suivie de près par les États-Unis. Nous avons aussi un certain nombre de lecteurs qui font des recherches sur des personnes. Par exemple quand la sœur se marie et que quelqu'un veut en savoir plus sur le marié. Ou quelqu'un est en train de négocier un accord d'entreprise et veut savoir quelque chose au sujet de son partenaire potentiel ou un bureaucrate.

     

    La suite ICI

     

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    Pour prolonger, cliquez : Des nouvelles de Edward Snowden

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  • Voltaire... ou quand l'Histoire est prise en flagrant délit de mensonge par omission

     

               Tout a-t-il été dit sur Voltaire ?

    A l'heure où France Culture  et  Les Nouveaux chemins de la connaissance célèbrent le Grand Homme avec "le spécialiste" Sylvain Menant, professeur émérite à l’université de Paris-Sorbonne…

    Marion Sigaud (1) historienne du XVIIIe siècle nous présente dans l'indifférence un tout autre Voltaire.

    Cherchez l'erreur !

     

                Et encore une fois,  c'est au moins-disant historique que l’on fait appel en la personne de Menant car, dans les faits, il se pourrait bien que ce spécialiste ne soit avant tout le spécialiste de tout ce qui a déjà été écrit et validé par les flics de l’Histoire - un Menant gardien du temple - car, pour tous ces gardes chiourmes d’une histoire hémiplégique, Voltaire ne peut pas ne pas être un modèle, figure de proue des Lumières.

     

             Mais alors… et si l’Histoire n’intéressait finalement pas l’immense majorité des historiens candidats à toutes les palmes académiques et à toutes les rosettes ?

     

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             Voltaire, un des hommes les plus influents, les plus craints du XVII et XVIIIe siècles ! Tout Voltaire est dans sa correspondance. Adulé par tous les puissants d’Europe, Marion Sigaut nous fait le portrait d’un Voltaire obséquieux, menteur, calomniateur, intolérant jusqu'à la haine et la vengeance...

    Un Voltaire sans morale, avare, bon encaisseur auprès des riches, mauvais payeurs auprès des pauvres, prévaricateur et usurpateur...

     

     

     

               Au sortir d'un Voltaire qui, manifestement, ne gagne rien à être connu (2), c'est encore et toujours la statue du commandeur Rousseau qui nous fait face : grande et belle, noble d'une rectitude morale redoutable parce que... exemplaire de cohérence.

     

     

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    1 - Marion Sigaut est proche de Dupont Aignan. A propos d'une contre-histoire de Voltaire.... se reporter aussi à l'oeuvre de Michel J.Cuny, proche de la CGT et du PC ; leurs travaux à tous les deux convergent :  "Voltaire - L'or au prix du sang". ainsi que "Voltairomenteurs" et "Voltairomenteries"...

    Saluons le courage de ces deux historiens.

    Heureusement que la loi Gayssot ne concerne pas Voltaire !

     

    2 - On ne reviendra pas les écrits de Voltaire contre les Africains et contre  les Juifs puisqu'à son époque, tout le monde pouvait ouvertement afficher son mépris à leurs sujets ; et rares sont ceux qui s’en privaient.

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  • Fabius en Iran : le courage des lâches

     

     

                  "... suite à la conclusion de l'accord sur le nucléaire, le ministre français des Affaires étrangères a confirmé qu'il se rendrait à Téhéran fin juillet ou début août.

    Programmée initialement par le Quai d'Orsay les 6 et 7 juillet, puis le 20, la visite de Laurent Fabius en Iran interviendra «prochainement», d'autant que d'autres responsables européens sont annoncés à Téhéran. Lundi, le vice-chancelier allemand et ministre de l'Économie, Sigmar Gabriel, ouvrira le bal, accompagné de 65 dirigeants d'entreprises allemandes. Contrairement à Paris, Berlin n'a jamais vraiment cessé de commercer avec Téhéran, notamment les banques des Länder, peu exposées aux mesures de rétorsion... "- Le Figaro.fr
     

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              Nul doute : la visite programmée de Fabius en Iran fera toutes les unes. Les médias, les éditorialistes seront unanimes pour qualifier cette visite d'"historique" : "Fabius dans les pas d'Obama pour renouer avec l'Iran avant la levée des sanctions". Ou bien encore : "Cette visite est à mettre à l'actif du quinquennat de François Hollande !"

    On reconnaîtra sans difficulté la bêtise crasse de ces commentaires à venir à la signature de leurs auteurs mais pas seulement.

     

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               Après Hollande à Cuba, Fabius en Iran : et pour que la diplomatie française ose ce voyage...


    Il aura fallu l'annonce du dégel des relations USA/Iran à l'initiative des Américains…

    Il aura fallu que les USA décident de la conclusion d'un accord sur le nucléaire iranien...

    Fabius en Iran... il aura fallu que les USA donnent leur feu-vert car une fois encore, force est de constater que la politique étrangère française se décide à Washington.


                Il est vrai que toutes les conditions étaient bel et bien réunies pour qu'un Fabius puisse aller faire le beau en Iran, à moindre frais, sans coup férir ni à redouter des USA dont cette traînée de diplomatie française, depuis Sarkozy, ne sait plus comment satisfaire les desiderata, la langue bien pendue et tirée, bien dans la raie, la bouche grande ouverte aussi ; il paraît même qu'elle avale goulûment : pas une goutte ne lui échappe !

     

                  Cette visite lui va donc comme un gant à ce Fabius ! C'est la visite du courage des lâches ; lâcheté que l'on retrouve à toutes les étapes du quinquennat Hollande.

    Car enfin …

    Mille fois la France aurait dû passer outre les sanctions économiques (1) contre l'Iran !

    Mille fois, nos Présidents auraient dû se rendre en Iran !

    Mille fois, la France aurait dû recevoir ses dirigeants !

    Mille fois la France aurait dû user de son influence en Europe pour rallier auprès d’elle des pays bien décidés à passer outre un embargo aussi injuste que cruel. Cruauté qui n’a pas cessé d'inspirer la politique des USA, du Vietnam à aujourd’hui, à la hauteur de plusieurs millions de morts depuis les années 2000 en particulier.

     

     

     

    1 - Ces sanctions auront coûté à l'industrie automobile française en particulier dont l'Iran était le troisième marché à l'export, près de 500 000 véhicules par an.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Hollande à Cuba

     

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  • Le bal des quenelles 2015

     

                 Dimanche 21 juin 2015 était organisée la cérémonie du bal des Quenelles d’or, à Saint-Lubin-de-la-Haye, dans les locaux de Dieudonné, une occasion pour le public d’assister à un défilé d’une grande partie des opposants au Système, stars d'Internet.

    Environ 900 personnes étaient au rendez-vous pour cette nouvelle édition ; un beau succès en dépit du jour de la semaine (dimanche soir).

     


    Bal des quenelles 2015 - Les images d'ERTV/Quenel+ par ERTV

     

                 "Aujourd'hui, dès que vous dites la vérité, il n'y a qu'une personne pour vous remettre un trophée : Dieudonné." Gilad Atzmon quenelle d'or 2015 pour la musique

     

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    Pour prolonger, cliquez : Le phénomène Dieudonné

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  • Déroute autour de la dette grecque : que reste-t-il de Syriza et du gouvernement Tsipras ?

     

                

                 Après 17 heures de négociations, les dirigeants de la zone euro ont obtenu la capitulation d’Alexis Tsipras.

    Et quelques jours avant... Jean-Luc Mélenchon de s'exprimer :

     

     

               

                    Le suspense ne durera pas longtemps à propos de ce vote au parlement grec dont Mélenchon fait état : le plan qui reprend des mesures proches de celles que les électeurs avaient massivement rejetées à 61,31 % des voix lors du référendum du 5 juillet sera très vite accepté par ce parlement grâce au soutien de la droite ; un tiers des représentants du parti de gouvernement Syriza a voté contre. Et quand on sait que ce plan est très proche de la proposition préconisée par la Troïka et refusée par les Grecs le 26 juin dernier…

                Après transposition dans un contexte franco-français, on imaginera... disons un gouvernement de coalition "Parti de gauche, parti communiste, NPA, écolo et dissident du PS" ne survivant que grâce au soutien de l'UMP et de l'UDI.

    Il y a des contradictions insoutenables et explosives !

    Pour ce qui est du Parlement français, au terme d'un débat déjà sans objet quand on connaît la servilité des députés face à la puissance dissuasive des institutions européennes et mondiales, on sait déjà qu'une vaste majorité de l'Assemblée devrait voter en faveur de ce plan dont le PS, dissidents inclus(!), et une grande partie des écolos.

    En ce qui concerne ces derniers, cherchez l'erreur ! Ou bien plutôt : ne cherchez plus rien !

     

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          Privatisations, retraire à 67 ans, hausse de la TVA, il n'y aura pas de réduction de la dette grecque.

                 Président du conseil européen, Président de la commission européenne, FMI, BCE... Merkel et Hollande, avec un franc succès, tous ont oeuvré à faire plier le gouvernement Tsipras, jusqu'aux pays baltes, ce confetti, ce postillon européens, entrés dans l'U.E seulement pour "indisposer" les Russes, à la demande des Américains et de leurs suppôts européens ; des leaders formés à Harvard, anciens ou futurs salariés de Goldman Sachs ; des leaders aussi européens que Mickey Mouse.

    Nul doute : Hollande tentera de nous faire croire que son implication a permis à la Grèce de sauver la face, d’éviter l’humiliation de son premier ministre et de son gouvernement alors que le plan imposé confirme la mise sous tutelle définitive de ce pays :  BCE, Commission européenne et FMI veilleront sur son chevet, matin, midi et soir, toute la nuit durant, jour après jour !

    Les spéculateurs ne resteront pas inactifs. Pour sûr !

     

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         Mais alors, que reste-il de la gauche dite alternative au pouvoir en  Grèce ?

    Un drapeau de Syriza a été brûlé à Athènes. Syntagma, l'Adedy et des petits partis de gauche se sont rassemblés pour protester contre cet accord.

    L'indécision du gouvernement Syriza, cette grenouille qui a voulu se faire aussi grosse que le boeuf, nous apporte, si besoin était, la preuve suivante  : en l’absence d’une politique de rupture mûrement réfléchie, rien n'est véritablement possible car, s’il ne saurait y avoir d'alternative pour l'oligarchie libérale-mondialiste et sa stratégie du choc - choc social et liberticide -, de même, en ce qui concerne une vraie gauche de gouvernement dans le contexte d’une construction européenne qui consacre la fin du contrat social de l'après guerre, c'est bel et bien un combat au finish qu’il faut mener : abandon de l'adversaire ou sa mise hors combat.

    Une telle rupture se prépare tant sur un plan électoral qu'en ce qui concerne la gestion au quotidien des classes moyennes et supérieures récalcitrantes qui se croient encore protégées ; classes susceptibles de "saboter" tout processus d'émancipation ; car une telle rupture doit s'inscrire dans un véritable projet de société ; projet novateur et quasi "révolutionnaire". Or la Grèce est un bien trop "petit" pays pour tenter une telle échappée sans le soutien d'un pays majeur de l'U.E ainsi qu'en dehors de l'Europe : Russie et/ou Chine.

     

                  Il semblerait que le gouvernement Tsipras n'ait donc aucune excuse car tout était écrit d'avance à partir du moment où ce gouvernement refusait la rupture ; et il savait qu'il la refuserait. Et seule la démission de son ministre des finances juste avant la capitulation,
    Yanis Varoufakis (depuis, d'autres ministres lui ont emboité le pas), a permis au gouvernement Tsipras et à une partie de la classe politique grecque, de ne pas sombrer totalement dans une compromission déshonorante qui a tous les attributs d'une trahison.

              Aussi… circulez, il n'y a plus rien à voir en Grèce aujourd'hui ! à l'exception d'élections anticipées à la rentrée ; élections qui verront très certainement Tsipras, après seulement 6 mois à la tête d'un gouvernement, quitter la scène politique et Syriza avec, et ce bien que le "problème grec" - le dernier pays encore capable de gripper la machine européenne -, soit loin d'être résolu.

     

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    Pour prolonger, cliquez : continuer de porter la crise au coeur du PS

     

    Un entretien daté du 13 juillet avec le ministre démissionnaire grec des finances : Yanis Varoufakis.

                   En version originale anglaise ICI

     

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  • Antonin Artaud : confessions

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    .                  Mort au monde... Antonin Artaud nous revient plus vivant que jamais avec ce texte lu par Colette Magny *

     

     

                  "... Je dis ce que j'ai vu et ce que je crois ; et qui dira que je n'ai pas vu ce que j'ai vu, je lui déchire maintenant la tête. Car je suis une irrémissible Brute, et il en sera ainsi jusqu'à ce que le Temps ne soit plus le Temps.

    Ni le Ciel ni l'Enfer, s'ils existent, ne peuvent rien contre cette brutalité qu'ils m'ont imposée, peut-être pour que je les serve… Qui sait ? En tout cas, pour m'en déchirer.

    Ce qui est, je le vois avec certitude. Ce qui n'est pas, je le ferai, si je le dois. Voilà longtemps que j'ai senti le Vide, mais que j'ai refusé de me jeter dans le Vide. J'ai été lâche comme tout ce que je vois. Quand j'ai cru que je refusais ce monde, je sais maintenant que je refusais le Vide. Car je sais que ce monde n'est pas et je sais comment il n'est pas. Ce dont j'ai souffert jusqu'ici, c'est d'avoir refusé le Vide. Le Vide qui était déjà en moi.

    Je sais qu'on a voulu m'éclairer par le Vide et que j'ai refusé de me laisser éclairer. Si l'on a fait de moi un bûcher, c'était pour me guérir d'être au monde. Et le monde m'a tout enlevé. J'ai lutté pour essayer d'exister, pour essayer de consentir aux formes (à toutes les formes) dont la délirante illusion d'être au monde a revêtu la réalité.

    Je ne veux plus être un Illusionné. Mort au monde ; à ce qui fait pour tous les autres le monde, tombé enfin, tombé, monté dans ce vide que je refusais, j'ai un corps qui subit le monde, et dégorge la réalité. J'ai assez de ce mouvement de lune qui me fait appeler ce que je refuse et refuser ce que j'ai appelé.

    Il faut finir. Il faut enfin trancher avec ce monde qu'un Être en moi, cet Être que je ne peux plus appeler, puisque s'il vient je tombe dans le Vide, cet Être a toujours refusé. C'est fait. Je suis vraiment tombé dans le Vide depuis que tout, - de ce qui fait ce monde, - vient d'achever de me désespérer. Car on ne sait que l'on n'est plus au monde que quand on voit qu'il vous a bien quitté.

    Morts, les autres ne sont pas séparés : ils tournent encore autour de leurs cadavres, et je sais comment les morts tournent autour de leurs cadavres depuis exactement trente-trois Siècles que mon Double n'a cessé de tourner.

    Or, n'étant plus je vois ce qui est. Je me suis vraiment identifié avec cet Être, cet Être qui a cessé d'exister. Et cet Être m'a tout révélé. Je le savais, mais je ne pouvais pas le dire, et si je peux commencer à le dire, c'est que j'ai quitté la réalité..."

      

           Une pensée pour tous ceux qui se savent séparés d'eux-mêmes dans leur relation avec le monde ; monde que l'on ne peut décidément^pas refuser d'habiter, volontairement ou bien comme contraint par un envoutement aujourd'hui encore mystérieux (et la schizophrénie est un tel envoutement, une telle maladie)... qu'au prix d'un énorme préjudice à soi-même.

             A leur famille aussi.

     

     


    * Une Collette Magny qui a pu, à un moment de sa vie, se sentir, elle aussi, comme... séparée.

     

     


                          A Pierre.

     

     

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  • Quand Frédéric Mitterrand supprime Céline de son calendrier de «Célébrations nationales»

     

     
                   A ce sujet, il serait bon de lire la préface du document de la célébration.
     
    Dans son premier paragraphe il est dit ceci : "Il n’est pas facile mais il est passionnant d’établir une liste des individus dignes d’être célébrés ; c’est-à-dire de ceux dont la vie, l’œuvre, la conduite morale, les valeurs qu’ils symbolisent sont, aujourd’hui, reconnues comme remarquables."

                 Qu'en est-il de la vie, de la conduite morale et des valeurs de Céline (1) ? On pourra longtemps s'interroger sur le fait que les lecteurs et les admirateurs inconditionnels de Céline aient tant besoin de cette célébration alors que cette recherche d'honneurs est en contradiction totale avec le caractère et la nature de l'œuvre de l'auteur.De même, sera-t-on fortement tentés de demander à tous ces lecteurs d'assumer le fait que Céline fait bien exception en tant qu'auteur à la fois inassimilable et irrécupérable.  
     
                                                                      ***

                  Le choix de Céline était un choix imbécile et irresponsable car Céline n’est pas un auteur que l'on peut célébrer comme l'on célèbrerait Hugo, Zola, Pagnol, Proust…Le ministre de la culture prenant le risque de se voir contesté par une association qui, non contente de critiquer sa politique - ce qui est son droit le plus absolu -,  ira jusqu'à lui dicter ses choix, ce qui est inacceptable ; sans oublier le fait que nombre d'associations pourront à loisir se poser la question de savoir si un ministre de la culture aurait accepté un tel diktat s'il s'était agi d'un autre auteur et d'une autre cible communautaire.Risque supplémentaire donc : celui de renforcer le soupçon d'un "deux poids deux mesures" au profit d'une communauté en particulier, et d'un "pour les uns tout est permis, pour les autres, tout est interdit".

    Faire le choix de Céline, c'était faire preuve d'un manque de discernement indigne d'un ministre de la République, et qui plus est, ministre de la culture qui, jour après jour, s’avère être un très mauvais "politique" (méconnaissances des symboles et de leur utilisation) ; un Frédéric Mitterrand maladroit, inconstant, incohérent, et finalement bien superficiel.

                                                                       ***

                    Décidément non ! Céline n'est pas un auteur comme les autres ; son racisme, son anti-sémitisme, sa haine de l'humanité interdisent toute tentative de normalisation, voire de banalisation, d'une œuvre qui, aussi originale soit-elle, impose un devoir de vigilance (2).

    Auteur d’exception, Céline ne convient donc pas à une reconnaissance de cette nature ! Et l'on s'empressera d'ajouter : son œuvre mérite bien mieux qu’une célébration qui le rangerait parmi d’autres figures littéraires qui ne pourront jamais prétendre à un tel régime d’exception dans ce vaste champ d’investigation de nos démons les plus intimes et les plus obsessionnels qu’est aussi la littérature.
     
     

    1 - Ou bien alors, il faut dès à présent ôter toute considération morale aux choix effectués car, plus on y réfléchit et plus l'on est bien en peine de trouver parmi les auteurs majeurs du 20è siècle des candidats susceptibles de correspondre aux critères retenus ; dans tous les cas, on aura vite fait d’épuiser les candidats potentiels. 
     
    2 - "Ouvre originale"  dans le sens de… œuvre sans précédent, si on oublie un moment celle du Marquis de Sade.
     
     
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    Pour rebondir et prolonger... cliquez Céline ou la littérature de l'échec

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