Mesure d'audience ROI statistique webanalytics par litterature"WebAnalytics"

Avertir le modérateur

Internet et dissidence : grandeur et misère

    

alain soral, dissidence, serge uleski, radicalité,politique, actualité

 

Billet rédigé en 2015

________________ 

 

      A l’heure où l’essayiste Alain Soral, co-fondateur de l'association et du site de ré-information "Egalité et reconciliation" est la cible privilégiée des quotidiens et des hebdos d'une presse subventionnée par l'Etat et les contribuables, ainsi que des éditeurs avec la publication de «  Le système Soral – enquête sur un facho business »  écrit par des journalistes de secondes mains – ceux de Streetpress, un "pure player" sans lecteurs ; plus récemment sur Internet  : « Alain Soral, la fin d’un mythe »  ; et encore : « Alain Soral démasqué » ; puis un autre ouvrage maintenant : « Le mythomane : la face cachée d’ Alain Soral » de S. LAÏBI, un temps proche de l’essayiste comme tant d'autres avant lui,  tentons de comprendre le comment du pourquoi d'un tel intérêt pour Alain Soral ainsi que les responsabilités dans ce qui ressemble fort à un combat au finish au sien de "la dissidence".

 

_____________

 

 

           Avec Soral, les mots dépasseront-ils toujours sa pensée ?

           Les violents conflits internes qui le traversent font de cet essayiste talentueux un homme de confrontation et de division et non de concorde. Il est sans aucun doute aussi son pire (ou meilleur) ennemi. Son enfance, pour ce qu’il a pu nous en dire publiquement, aurait dû l’alerter et l’aider à prendre très tôt conscience de sa difficulté d’être au monde qui serait malheureusement la sienne d’autant plus que Soral ne connaît pas la résilience ni le pardon que l’on s’accorde à soi-même comme une faveur et que l’on accorde aux autres comme un cadeau.

Soral est, sans doute à regret, porteur d’une illusion : sa capacité à entreprendre, à construire … alors qu’il froisse, déchire, piétine tout ce qu’il touche et puis, fatalement, tous ceux qu’il rencontre, avant de s’en séparer : tantôt maître et tantôt esclave, il domine tout en subissant une incapacité à pouvoir "s'empêcher".

N’est pas André Breton qui veut ; de plus, les talents qui entouraient cette figure légendaire ne lui devaient rien, et tous formaient à la fois le tronc, les branches et les feuilles de ce mouvement qui a su un temps représenter une rupture radicale : le surréalisme.

               Ne pouvant rien construire de concret et de durable, seul un refuge dans la sphère de "l’essayiste polémiste dissident ", permet à Soral de trouver une place et de se stabiliser un temps. Flair, instinct, esprit de synthèse d’une rare efficacité qui a pour base, en partie, une reformulation et un recoupement de ce qui, épars, a été dit et écrit ailleurs, en d’autres temps… le mérite d'Alain Soral reste entier d’autant plus que son attention s’est portée sur une tradition et une approche intellectuelles délibérément ignorées - on pense à Clouscard entre autres -, car potentiellement révélatrices d’un système d’oppression qui a placé la censure et le mensonge par omission au cœur de la représentation de la société, tout en faisant oublier qu’hier, nombreux sont ceux qui ont su non seulement démasquer ce système mais aussi, le forcer à battre en retraite.

 

             Avec son association "Egalité et reconciliation" censée rassembler les Français de souche et les Français issus de la colonisation et/ou de l'immigration de travail, autour d'un projet à forte connotation patriotique, Alain Soral semble avoir oublié ceci : pour être un homme de réconciliation, il faut être malgré tout un peu en paix avec soi-même ; il faut aussi avoir une connaissance de soi plutôt bonne. Or, avoir placé au centre de son action « la réconciliation »…  vous pensez bien ! C’était vraiment se fourvoyer ou s’illusionner car c’était aussi faire l’aveu d’une méconnaissance de soi surprenante ou bien pire encore : c’était faire naître auprès d’une population désireuse de sortir d’une existence qui jusqu'alors se déployait dans le ressentiment au sein d’une victimisation qui finalement vous rabaisse - à ne pas confondre avec la revanche sociale à la fois fertile et on ne peut plus respectable -, un espoir qui ne pouvait qu’être déçu.

Alain Soral n'est capable d’aucune réconciliation. Il fallait le savoir. Nous l’avons toujours su, nous qui savons voir, entendre, écouter, lire et faire la part de ce qu'il faut prendre et puis laisser : les esprits un peu échauffés exigent cette précaution. De plus, l’empathie ne se décrète pas ; d’aucuns pensent même qu’elle est un don, un cadeau des fées qui se sont penchées sur le berceau de l’heureux élu dès les premières heures ; de même pour la compassion. Quant à l’amour pour le genre humain, amour a-priori… là, on touche à la sainteté.

 

            Sociologue de tous les sujets interdits de scrutation (les universitaires de notre pauvre université française ne s'y sont pas trompés) ou bien plutôt - interdits qui permettent au mensonge de prospérer -, Soral n’est jamais aussi lucide que lorsqu’il passe au crible les manquements et les motivations souvent cachées de ses ennemis idéologiques qui sont aussi les nôtres pour partie. Il connaît et comprend d’autant mieux la réalité des motivations cachées d'une seule et même classe à la fois médiatique, politique et économique aujourd'hui quasiment inextricable et de son impact culturel... qu’il ignore ou néglige la sienne… de réalité.

Compensation… décidément, tout n’est que compensation !


Banni des médias depuis plus de dix ans - ces mêmes médias qui ne supportaient plus son talent et son courage dans l'analyse et la dénonciation du mensonge, - du Grand mensonge généralisé -, avec ce projet de "réconciliation", bien des années plus tard, il semblerait que Soral ait voulu « s’élever », plus haut que sa capacité à souffrir pour et avec l’autre ; plus haut  donc que son humanisme tout relatif ; et plus haut encore que ses capacités réelles de conduire un projet qui implique les autres, a fortiori la multitude. Soral s’est fixé une tâche impossible un peu comme un objectif irréalisable, au-dessus de ses aptitudes ; un objectif pour lequel il n’avait aucune disposition.

Pourquoi cet objectif de réconciliation alors que rien ne l’y prédisposait ?  Car, Soral n’est pas un animal politique. Non, Soral est un solitaire qui a refusé la solitude ; c’est un loup qui a souhaité fréquenter une bergerie, croyant pouvoir faire copain-copain avec ses moutons et ses brebis avant de réaliser qu’il les dévorerait tous à terme, sans joie certes ! mais à plein crocs… quand même ! Car aucun loup ne résiste bien longtemps à la tentation. Et pour gâter son affaire, Soral est aussi chasseur de loups même si, curieusement, chaque balle tirée, lui revienne et le touche de plein fouet comme par ricochet ; c’est l’effet boomerang.

 

                   "Soral un loup, vous dites ? Mais alors, le ver était donc dans le fruit, - Assurément !"

Si Soral finit toujours par manger tout cru les moutons et les brebis qui l'entourent sans sourciller, Soral semble plus patient, plus tolérant ou tout simplement moins sûr de lui, moins entrain dirons-nous, l'estomac noué, déférent face aux "bergers européens de souche et diplômés " - Pierre Hillard, Michel Drac en autres -, mais sans pitié contre Farida Belghoul, une franco-algérienne que Soral a fini par "dévorer" ; de même, avec Mathias Cardet, un franco-camerounais. Le loup a aussi ses préférences, il est vrai comme "le plus faible" car le plus isolé ; celui ou celle qui court moins vite. Quant aux traîne-la-patte (Ahmed Moualek ?)… alors là, pas de cadeau ! 

Dure dure la réconciliation, soit dit en passant !

Avec Pierre Hillard, il semblerait donc que les palmes académiques fassent encore leur effet auprès des autodidactes ; et Soral en est un. Mais alors, si seulement ces autodidactes savaient la médiocrité qui entoure tous ces diplômés (99% d’entre eux !) un peu comme ces millions de chauffards munis de leur permis de conduire que les recalés ne peuvent s’empêcher de leur envier ! Dans un cas comme dans l’autre, le talent d’un Soral aurait été très certainement étouffé, voire tué dans l’œuf, par un diplôme et un statut de fonctionnaire qui font de vous, à de rares exceptions près, un frileux, un paresseux et un lâche patenté face à tout ce qui appellerait le courage à la rescousse : "Entre la vérité ou la justice et ma mère, je choisis ma carrière. Sorry folks !"

            Doit-on alors rappeler aussi ceci : « Connais-toi toi-même ! » n’est pas simplement  une recommandation de psychologie de comptoir le coude bien haut ; c’est surtout la seule manière de rester en contact avec sa propre réalité, cette réalité-ci en particulier : qu’est-ce que je peux me permettre comme ambition ?

Soral est donc d’autant plus perspicace avec les autres qu’il est non pas aveugle mais impuissant à se corriger.

Re-compensation !

L’analyse d’autrui lui évite l’auto-analyse. Mais… pourquoi pas après tout ! D’autres peuvent s’en charger. Dans les milieux de la dissidence, ils ne s’en privent pas avec plus ou moins de bonheur et d’honnêteté. Ailleurs, dans l'univers cadenassé de la réussite sociale - médias, politique et économie -, la question ne se pose même pas car, ailleurs, tous n’ont les moyens de rien, excepté obéir aux ordres pour continuer de toucher en fin de mois un chèque même modeste.

Il est vrai que le salariat rabaisse, abrutit et condamne toutes les intelligences et tous les talents aux minima sociaux et à tous les minima.

              Si l’amertume et le ressentiment peuvent être un puissant moteur, le statut somme toute précaire de Soral n’a rien arrangé ; l’insécurité matérielle conduisant soit à l’agressivité soit à l’opportunisme, Soral a choisi l’agressivité et le « rentre-dedans » tous azimuts, faisant feu de tout bois sur tous les canaux encore ouverts à l'analyse et aux remises en cause les plus radicales.

              On peut soupçonner Dieudonné, ce gladiateur du rire, de partager nombre des défauts de Soral. Sans doute est-ce là la raison pour laquelle tous deux s’entendent si bien, semble-t-il, jusqu’au jour où…

Outre son flair, son esprit d’analyse et de synthèse, son courage quand il s’agit de nommer et les choses et les gens, tout comme pour Dieudonné, la force de Soral ce sont ses ennemis qui sont, là encore, aussi les nôtres, en partie. Car, tous sont du côté de la domination et de l’humiliation : donneurs d’ordres, exécutants, larbins et d’autres encore qui se sont égarés puis perdus (Taubira)… sans talent le plus souvent, sans morale, sans éthique, d’un cynisme ravageur, d'une bêtise sans nom - Manuel Valls ; médias dominants et leurs propriétaires et salariés obscènes de lâcheté…

Carriéristes, tous savent qu’il n’y a pas d’avenir en politique même en tant qu’animateur de télé, car tout est politique, pour ceux qui veulent briser le joug de l’oppression et du mensonge par omission.

           Si on ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments, de même, l’incapacité à s’en tenir à une conduite vertueuse - Soral est loin semble-t-il de remplir toutes les conditions nécessaires à une telle conduite -, n’a jamais empêché qui que ce soit de contribuer à une meilleure compréhension des mécanismes de manipulation, de domination et d’exploitation de l’être humain aux seules fins de le saigner à blanc, tout en partageant avec le plus grand nombre les fruits de ses recherches. Et en ce qui concerne Soral, il se pourrait bien que ses « manquements » ou « dérapages » comme autant de lapsus révélateurs – chasser ce que l’on est revient tel un fantôme nous rappeler au bon souvenir de ce que l’on ne sera jamais -, soient consubstantiels à son travail d'essayiste. Car, toute proportion gardée, et même si comparaison n’est pas raison… n’empêche : pas de Céline, figure majeure de la littérature mondiale, sans ses pamphlets antisémites et sa haine du genre humain en général ; pas de Jean-Paul Sartre sans un aveuglement au stalinisme et ses millions de morts ; pas de le Corbusier sans son goût plus que prononcé pour les défilés militaires au pas de l'oie ; pas de Sacha Guitry ou de George Simenon sans une indifférence regrettable au malheur de la France en 1940  ; pas de Picasso sans une misanthropie ( et une misogynie) féroce; pas de Dali sans un irrésistible penchant pour le spectacle d’une société d’une trivialité et d’une complaisance inouïes ; et même les salauds quand ils pensent juste, et si possible, quand ils pensent contre leurs propres intérêts, se mettant physiquement en danger, pour ne rien dire de leur devenir social, ces salauds-là ne méritent-ils pas aussi notre absolution ?

 

***

 

              Qu’il soit permis ici d’affirmer que rien n’a été perdu avec cette nouvelle fragmentation (ou implosion) de ce qu’on appelle « La dissidence » ; dissidence qui n’a jamais représentée, même en creux, même potentiellement, une quelconque force politique. N'empêche, malgré les tumultes, son projet demeure intact pour peu qu’elle garde la tête froide et qu’elle ne perde jamais de vue que sa mission, sa tâche principale, consiste en une entreprise de ré-information que nous sommes nombreux à soutenir. Dans cette entreprise, tout le monde doit pouvoir y garder ou y tenir sa place tout comme hier.

Ce que les uns peuvent penser des autres importe peu, excepté lorsque ce qui est explicité renforce la dissidence et affaiblit ceux qui souhaitent la détruire car l'urgence est ailleurs : aujourd'hui, ce qui importe n'est pas ce que l'on pense (y compris des uns et des autres) mais bien plutôt ce qu'il faut penser dans le contexte d'une société rongée par le mensonge comme jamais, par la corruption et une liberté d'expression réduite à néant par une mafia sans frontières pour laquelle la démocratie c'est une consultation électorale avec 50% d'abstention et les félicitations des médias au candidat victorieux aussi bien élu que mal assis dans le fauteuil d'une légitimité partie à vau-l'eau ; légitimité qu'un enfant de cinq ans pourrait sans difficulté remettre en cause.

Aussi, que tous continuent ce travail de ré-information pourvu que la vérité y trouve son compte et que le mensonge recule ! Qu’ils soient de plus en plus nombreux non seulement à le faire reculer mais aussi à partager ce travail de ré-information, impératif absolu et sans doute, la seule ambition à notre portée. Et là, un peu de réalisme et de modestie n’a jamais nui au talent ni à la motivation. La réconciliation prendra la place qui doit être la sienne le jour où plus personne n'aura quoi que ce soit à gagner mais tout à partager avec tous les autres, et ce sans arrière-pensée.

 

_______________

 

Pour prolonger, cliquez : Alain Soral

 

Lien permanent Catégories : Alain Soral, Israël : judaïsme, sionisme et colonisation, Medias, désinformation et ré-information, Politique et quinquennat 0 commentaire

Les commentaires sont fermés.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu