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  • L’historien israélien Shlomo Sand répond à la tribune de Pierre-André Taguieff

     

     

                ... tribune publiée dans Le Monde à propos de l’antisémitisme en France.

                 Ci-après, la réponse de Shlomo Sand :

     

                « De mon point de vue, la principale caractéristique de la judéophobie parmi les groupes marginaux de banlieues est l’identification dangereusement erronée entre : sionisme, Israël et juifs. Or, c’est précisément ce que font, sans relâche et sans distinction, les dirigeants d’Israël, le CRIF... et toi.

     

    Je viens de lire ton article publié dans Le Monde, en date du 23 septembre : Pierre-André Taguieff, « L’intelligentsia française sous-estime l’antisémitisme », et, une fois de plus, je suis stupéfait ! Lorsque nous nous sommes connus, dans les années 80 au siècle dernier, j’avais la plus grande estime pour tes travaux investiguant les fondements du racisme théorique, dans la France de la deuxième partie du 19ème siècle.

    J’avais beaucoup apprécié tes apports dans l’analyse et la déconstruction de la judéophobie qui a, effectivement, joué un rôle de tout premier ordre, dans la constitution d’une partie des identités de l’Hexagone, et ce jusque vers le milieu du 20ème siècle. Toutefois, depuis quelques années, à la lecture de tes publications, j’ai de plus en plus de mal à comprendre la logique qui t’anime : affirmer que la judéophobie demeure hégémonique en Occident, considérer l’islamophobie comme un phénomène plutôt marginal, dont les intellectuels exagèrent l’importance, et se faire, en en même temps, le défenseur inconditionnel du sionisme et d’Israël me laisse très perplexe !

    En vérité, tu as notablement baissé dans mon estime lorsque tu as soutenu, avec enthousiasme, la guerre de George Bush contre l’Irak, et lorsque tu as exprimé une sympathie manifeste pour « La rage et l’orgueil », le livre islamophobe d’Oriana Fallaci (dans lequel, il est écrit, notamment, que les musulmans « se multiplient comme des rats »). Tes prises de positions passées me paraissent, cependant, moins préoccupantes que celles que tu développes, ces temps-ci, alors que se profile, dans la société française, un dangereux terrain miné, lourd de menaces pour « l’autre ».

     

                     La suite : sur Médiapart avec commentaires... et ICI aussi sur le site de "Union juive française pour la paix" ; Union qui ferait bien de se décider à occuper, dans les médias dominants, la place qui devrait être la sienne, et ce dans les meilleurs délais car il y a urgence ! Après tout, le CSA, c'est aussi fait pour ça ! Pour s'assurer que la parole publique soit équitablement répartie ; or, seuls le CRIF, l'UEJF et la LICRA - trois officines israéliennes incapables de la moindre analyse critique à l'endroit d'un Etat voyou : Israël -, occupent l'espace médiatique de ce qui est supposé être "la parole des Juifs de France".

    Pourquoi cette timidité, cette retenue de la part de l'UJFP alors que le droit pourrait facilement lui donner raison ? Cette UJFP serait-elle l'alibi d'une fausse pluralité dans laquelle ce sont toujours les mêmes qui savent se faire entendre ?

    On s'interroge à propos de l'absence de l'UEJF dans les médias dominants bien que sa présence soit aujourd'hui on ne peut plus essentielle comme nous le rappelle Shlomo Sand dans sa réponse à cet homme de discorde qu'est Taguieff.

     

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    Pour prolonger, cliquez : l'Union sacrée avec le PS

     

     

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  • Quand la France n'est pas un pays de race blanche excepté à l'Assemblée nationale

    ... et dans les médias, comme un fait exprès.

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                Levée de bouclier contre Nadine Morano après ses propos sur la France, un pays de « race blanche ».Toute l'Assemblée était au rendez-vous pour condamner ses propos...

                Une Assemblée blanche.

                Cherchez l'erreur !


     

                    Ce jour-là, l'indignation a trouvé une voix : celle d'une députée de la Réunion, secrétaire nationale du PS chargée de l'Outre-mer, Ericka Bareigts, l'alibi et la bonne conscience d'une Assemblée anti-nationale... Assemblée blanche à 99,99% : ça valait bien une standing ovation.

    Comme quoi, les meilleurs défenseurs de la discrimination sont bel et bien les discriminés eux-mêmes. Faut dire que l'hypocrisie d'un côté et la bêtise de l'autre, ont toujours fait bon ménage. Et puis, quand on est secrétaire nationale du PS chargée de l'Outre-mer, on ne mord pas la main d'un système de représentation frauduleux qui vous nourrit, c'est sûr ! Et plus encore lorsque, autour de vous, on crève de faim sous la chaleur torride et l'humidité poisseuse d'injustices sans nom : île de la Réunion.

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    Pour prolonger, cliquez : Dieudonné - deux mois de prison avec sursis

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  • Fraude dans l'automobile : des médias hors jeu, à genoux et KO

                Une enquête de l'association "Générations futures" révèle des traces de pesticides interdits en France dans des salades vendues en supermarché. ICI

    Selon cette enquête 80,35% d'entre elles (laitue, batavia, feuilles de chêne, frisée, scarole, roquette) contiennent au moins un résidu de pesticide, dont des perturbateurs endocriniens. Cinq des 31 échantillons révèlent des substances interdites en France. 

    Pour arriver à ce résultat, 31 salades -29 de France, une d'Espagne et une d'Italie- ont été achetées dans les supermarchés de l'Oise et de la Somme, entre le 28 mai et le 21 juillet 2015: sept chez Carrefour, sept chez Hyper U, sept chez Intermarché, cinq chez Auchan, cinq chez Leclerc.

    L'association rappelle que la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) effectue ses enquêtes sur 30 échantillons. 

                   Mais au fait, qui contrôle quoi, qui et comment ? Qui contrôle les contrôleurs ?


     

    Scandale Volkswagen :

    Des tests ont permis de mettre au jour le vaste système de trucage aux tests antipollution mis en place par Volkswagen sur 11 millions de véhicules dans le monde.

    Entre 2013 et 2014, le chercheur et l’ICCT effectue une série de tests en condition réelle sur cinq types de routes. Les résultats obtenus, publiés dans un rapport en mai 2014, sont stupéfiants : les émissions d’oxydes d’azote (NOx) — qui font partie des principaux polluants atmosphériques — émises sont 15 à 35 fois supérieures aux normes américaines.
     
                     Qu'en est-il de la fiabilité des tests effectués en Europe ? D'autres marques pratiqueraient-elles cette fraude ?
     

                     "Empoisonnez-vous  !"

                                                              "Polluez sans vergogne !

     

                   Certes, les pesticides, qui plus est, ceux qui sont interdits, et la pollution de l'air n'ont jamais été des arguments de vente !

                  Mais alors, à quand un procès pour empoisonnement contre tous les acteurs de la filière agro-alimentaire et des responsables des Agences publiques et para-publiques de contrôle sanitaire ?

     

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                  Incompétence, complaisance, concussion et corruption...  il n'est donc venu à l'idée d'aucun média de semer le doute sur tous ceux qui sont chargés (Autorités, Ministères et Agences) de veiller à notre sécurité alimentaire ainsi qu'à l'air que l'on respire au volant des automobiles que l'on conduit ?

                 Avec cette nouvelle fraude dévoilée par une ONG indépendante, fraude qui touche à la santé publique, c'est toute la presse en générale, et la presse auto en particulier, les journalistes qui, une fois encore, se trouvent discrédités.

    Avec ce scandale, c'est une nouvelle confirmation qui nous est apportée de ce que l'on pouvait craindre : il n'y a plus rien à attendre des rédactions presse, télés et radios totalement vassalisées aux intérêts de leurs propriétaires (Etat compris) et de leurs annonceurs publicitaires.

               Aussi, jamais un travail urgent de ré-information s'est autant imposé à nous tous.          

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    Pour prolonger, cliquez : Marie-Monique Robin : notre poison quotidien

     

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  • Expulsé du théâtre de la Main-d'Or, Dieudonné fait appel

     

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                      Le tribunal de grande instance de Paris a validé, mardi 29 septembre, la demande d’expulsion de l'humoriste-activiste du lieu où il donnait ses spectacles depuis quinze ans. Dieudonné a toutefois annoncé qu’il allait faire appel de cette décision. Le tribunal n’ayant pas demandé d’« exécution provisoire » de la peine, il ne sera donc pas expulsé immédiatement.

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                     Avec ce jugement d'expulsion, et à l'heure où l'Europe s'apprête à accueillir des milliers de réfugiés victime de sa politique dans la complicité d'une stratégie étasunienne de chaos au Moyen-Orient - réfugiés qui iront grossir les rangs des travailleurs "au noir" surexploités des chantier Bouygues et Eiffage et dont les enfants, dans 15 ans, ne manqueront pas de nous cracher à la gueule une enfance dans des taudis hors de prix -, c'est bien notre plus grand humoriste et satiriste de langue française que l'on tente maintenant de mettre à la porte, de jeter dehors comme un mal-propre même si l'on pourra aussi regretter que Dieudonné n'ait pas considéré comme une priorité le fait d'être propriétaire du lieu dans lequel il se produit.
     
     
     
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     Christiane Taubira au côté de Roger Cukierman, président du CRIF
     
     
     
     
     
                Des années d'acharnement judiciaire contre Dieudonné
     

                Sous l'autorité du garde des sceaux, Christiane Taubira, jamais un humoriste n'aura subi autant de persécutions, jamais autant... à la limite de ce qu'un état de droit peut se permettre contre un citoyen souverain. Il faut sans doute remonter aux années 60 et 70 pour retrouver des tribunaux sous une telle influence : celles de l'Elysée et de Matignon.
     
    On sera néanmoins charitable avec Madame Taubira bien qu'elle ait eu la possibilité avant la nomination de Valls au poste de Premier ministre, de quitter ce gouvernement issu d'une présidence de la honte - soumission totale à une Europe  mondialiste et aux diktats étasuniens et israéliens : on s’empressera donc de l’oublier dès 2017 tout en comptant sur elle pour qu’elle y contribue sans réserve et promptement. Elle aura alors tout le temps de cuver sa honte comme d'autres leur vin.
     
     
     
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                 Et c'est alors que... pas à pas, sans éclat ni tapage... mois après mois, année après année, on s’y traîne, debout mais couché, lentement mais sûrement, de flatterie en flagornerie, enivré par la promesse d’une place de choix dans le grand barnum politique et sociétal... et puis, par un beau matin, on retrouve ses chaînes, le bruit de son cliquetis et son entrave, celle dont on croyait s’être débarrassé car l’abolition de la traite doit trop, beaucoup trop à une bourgeoisie blanche indisposée par le spectacle de l’humiliation - la couleur de son sang, l’odeur de son urine, la crasse et la sueur de ses travaux pénibles et forcés -, et pas assez à elle-même et à ses enchaînés ; d’où ce retour, non pas du refoulé, mais à la case départ ; là d’où l’on vient et que l’on n’avait  jamais vraiment quitté faute d’avoir été l’acteur majeur de sa libération. Faut dire que l’esclave, la « bonne à tout faire » et « à servir à tout » a été engrossée par son maître qui aura la charité d’en faire sa concubine ; une concubine qui jamais ne pourra se hisser au rang d’une épouse ; il n’y aura pas de robe de mariée ; et c’est le ridicule qui accompagne son ascension au côté de son maître, entre deux tiges de canne à sucre ; sucre d’orge d’un orgueil et d’un fourvoiement à la fois grotesque et laid, d’une rare laideur, qui nous inspirera néanmoins de la pitié… pitié face à cette erreur monumentale : coucher avec le mépris qui a décidé de tout… de la condition d’être au monde de vos ascendants ; condition à peine humaine, en l’occurrence. 
     
    Et c'est aussi l'intéressée qui ira jusqu'à tenir le fouet qui punira ses congénères. Et c'est aussi l'indépendantiste guyanaise qui échange son lexique et son codex de militante des droits des Peuples à disposer d'eux-mêmes contre une langue de bois au service de la domination du plus fort sur le plus faible. « Django » le long métrage de Quentin Tarantino, nous donnera quelques exemples aussi hilarants et savoureux que pathétiques des agissements du « nègre domestique » par opposition au « nègre des champs » selon l'activiste noire Malcolm X ; "nègre domestique" qui se soucie avant tout du bien-être de son maître contre le combat pour la liberté de ses frères. 
     
                    Autant pour la vigilance de Madame Taubira qui avait pourtant tous les atouts en main - intelligence et culture - pour démasquer un tel stratagème. Car si le pouvoir corrompt, le pouvoir « privé du pouvoir de dire non » rabaisse et avilit ; et l'on quitte son fauteuil débiteur et sale… endetté à vie.
     
                 
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    Pour prolonger, cliquez : Le phénomène Dieudonné
     

     

     

                   Dieudonné à propos de son nouveau spectacle : "Dieudonné en paix"

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  • Georges Simenon et les femmes : il était une fois...

     

     

     

                     Si l’être humain est au centre de l’œuvre de Simenon, et si les personnages en sont le  point de départ, les femmes en occupent souvent la ligne, et à l’arrivée, on les retrouve tout aussi nombreuses.

    Les femmes, Simenon les a toutes rencontrées : la femme adultère, la femme battue, la femme empoisonneuse, la femme le diable au corps qui cache une brisure, une fêlure, une faille, un traumatisme, un manque, un gouffre…

    Fidélité faite femme, trahison... femmes de mareyeurs, femme de mariniers ; énergies que rien ni personne ne saurait épuiser dans l’animalité d’une relation brutale d’une existence dans tous ses états… oisives et bavardes, elles attendent leur mari sur le pas de leur porte ; actives, elles vous serviront un repas sans broncher ou bien vociférant, tablier autour de la taille, torchon d’une main… et tous se briseront contre ce bloc humain qu’elles dressent devant l’intrus.

     

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                  Contradictions, paradoxes, énigmes, Simenon a observé les femmes comme on le ferait d’un phénomène en action : frénétiques, en ébullition, rebelles, femme dépensière, femme qui thésaurise, femme aux mille lettres d’amour, il les a toutes vécues et il a tout compris de leurs faiblesses, de leur cruauté et de leur malheur passé, présent et encore à venir ; lui qui ne se repose jamais !

    Animales, certaines de ces femmes sentent tout : le moindre malaise de l’âme, le plus petit frémissement de la conscience. Très souvent des femmes sans enfant, un peu comme si tout l’amour dont elles sont capables leur avait été enlevé… et puis de mauvaises mères aussi, indignes, castratrices, accapareuses, et d’autres encore, dévouées, sacrificielles jusqu’au crime et qui, privées d’hommes et de mari, ont dû très tôt renoncer à une vie… de femme justement.

    Spontanées, intuitives, sensuelles, instinctives et redoutables, mordantes, des femmes au plus simple de l’écriture, mais géantes, toujours ! Qu’elles servent le bien ou le mal, des instincts les plus dégradants comme des desseins les plus nobles… elles portent avec elles et en elles toute l’Histoire du monde et toutes les histoires d’un Simenon insatiable : des femmes  qui, à trente ans, ont déjà épuisé toute leur force ; d'autres qui se sont laissées vieillir lentement comme un bon vin et qui, la cinquantaine passée, demeurent plus que jamais capables d’en remontrer à la terre entière. Femmes éteintes…  bougies à la flamme soufflée qui fument encore sans éclairer sinon une nuit noire comme le destin qui guette sa proie dans une allée devenue soudain impasse de fin de vie.

    Chahutées, bousculées par des hommes qu’un mal incurable torture…rien n’est gratuit chez elles ; dans chacun de leur acte, même au plus fort d’une cruauté proche de la démence car elles ne s’appartiennent pas toujours, contre toutes les formes de dépréciation de soi dans une organisation de l'existence qui a pour seule mécanique infernale  la soumission au moins-disant émotionnel qui engorge tous nos désirs, il leur arrive de commettre l’irréparable ; et c’est alors que… d’un premier jet, sans plan, elles se laissent agir ; ce n’est que plus tard qu’elles rendront des comptes ou bien qu’elles se tairont mutiques et désespérées du plus loin qu’elles se souviennent.

     

               Comiques, burlesques, perdues pour la raison, en retrait, effacées, écrasées, laissées pour mortes… identités multiples, phénomènes hors norme à l’image de l’auteur, en elles tout est nécessité psychologique et quand elle tombe la robe... panique, effroi, c’est tout un monde qui retient son souffle, celui des hommes qui ne savent pas encore comment ils se feront dévorer, même si parfois ce sont elles aussi qui retiennent le peu de vie qu’il leur reste à battre sur le pavé dans une existence sans but car le fort épargne rarement le faible, même les jours de sortie pour un bal de la misère noire.

    Candides, enfantines, d’un naturel désarmant, ingénues tombées des nues, ingrates, jeunes et déjà gâtées, sans cœur ni esprit, elles ont souvent de qui tenir : leur mère. Femmes du Milieu, femmes de parlementaires ou de ministres, maîtresses, comédiennes, prostituées rangées ou non des voitures, femmes au train de vie dispendieux...

     

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                   Roman après roman, c’est avec elles que Simenon a rendez-vous car… toutes ces femmes sont vraies, bien réelles. Simenon a vécu longtemps avec elles ; il les a toutes comme entraperçues, devinées, dévoilées derrière un comptoir, dans une boutique, au bras de leur mari ou d’un amant. Sans doute a-t-il croisé une fois leur regard, une fraction de seconde pour une éternité contenant déjà toute une vie sur deux cents pages….vie honnête ou bien mensongère, malheur, grandeur et décadence. A leur insu, il a tout compris d’elles, tout prévu, avant même qu’elles ne vivent un destin, le leur, encore à venir car la fiction est redoutable ; celle de Simenon plus encore : elle doit tout à la réalité.

    Mais alors, toutes ces femmes ont-elles soupçonné un instant qu’elles aient pu à ce point stimuler l’imagination d'un Georges Simenon qui affirmait pourtant en manquer cruellement ?

    Au moment précis où l’on croit fixer leur personnalité, elles déroutent, dévient, font volte-face et c’est de dos comme face à un mur qu’il faut maintenant poursuivre plus loin l’investigation de leurs motivations les plus secrètes, moteur de toute l’histoire d’une vie qui a basculé car toutes ces femmes ne se refont pas. Non ! Jamais !

     

                 De tous les milieux, de toutes les professions plus que de toutes les « classes sociales », comme autant de personnages, comme autant d’esquisses d’un monde qui ne leur appartient pas toujours… elles remettront sur le métier, contraintes et forcées, cent fois leur vie et leur existence… car pour toutes ces femmes seul existe ce que l'on fait exister, avec détermination, après un travail acharné, pour ne pas se contenter, négligeant et sans courage, de le rêver jusqu’à l'ébranlement de tous les repères.

    Solitude, humiliation dans une vie conjugale en situation d'échec, une existence qui semble à jamais figée, une vie sans lumière, subversives jusqu’à s'extraire d'un monde interdit d'extase, plébéiennes, femmes de notables, ces femmes... Simenon les a forcées jusqu’aux personnalités et caractères les plus audacieux. Touché par leur détresse sans toutefois reconnaître tous les ponts qu’il a sans doute inconsciemment dressés entre elles et lui, même coupables, Simenon aura toujours plus de sympathie et d'empathie pour elles que pour leurs victimes souvent socialement plus élevées ou plus chanceuses.

    Leur dignité à toutes frappera le lecteur peu soucieux de comprendre que Simenon n’est pas en-dessous ni au-dessus de la vérité de leur condition mais ailleurs, là où tout jugement est suspendu. A toutes il leur épargnera donc les affres d’un jugement lapidaire car Simenon sait que pour juger les autres il faut avoir été au moins une fois accusé.

     

                 Qu'importe le style ! Toutes ces femmes trônent au-dessus de l’écriture qui les a engendrées, et Simenon n’aura de cesse de déchiffrer leur propre énigme quels que soient les actes commis car leur vérité est loin de n’être que romanesque, et pour cette raison, il les excusera toutes.

    Folâtres, amoureuses, excentriques, criminelles, victimes, bourreaux, il les aura toutes côtoyées, puis... proche,  très proche, au plus près de leurs attraits, défauts et qualités… il les aura touchées aussi, chair et sang sous une veine palpitante comme un cœur qui bat trop fort ; il a su nous les rendre plus vivantes encore, là, sous nos yeux, en moins de mots qu’il faut pour le dire et l’écrire d’une écriture qui n’a qu’une seule prétention : nous rappeler d’où l’on vient… même sans y être allés,  avant de nous révéler à nous-mêmes tels que nous ne sommes pas et tels que nous ne serons sans doute jamais, ou bien encore, tels que nous aurions très bien pu être si par malheur, tout ce qui nous conduit à la déchéance en avait décidé ainsi en prenant le dessus sur tout ce qui nous condamne aux yeux d'une société aussi indifférente que cruelle.

     

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    Mentionnons au passage la biographie de Simenon par Pierre Assouline, énorme pavé qui se veut exhaustif mais qui se perd et perd en intensité au fil des pages et de sa lecture ...

    Génie impalpable, génie de Simenon, génie insaisissable, génie de l’artisan et de son labeur dans le silence de la tâche à accomplir, Balzac du 20e siècle et Maupassant des années cinquante… Simenon ne sera jamais au-dessus de ses personnages ; aussi, c'est bien dans ses personnages qu'il faut aller le chercher. D’où l’inutilité d’une biographie, et plus encore, d’une bio de 750 pages.

    Pour célébrer Simenon, on pensera plutôt à une épître, d’un seul jet, dans un seul souffle, tous ses personnages d’un seul trait, toute une vie, mille vies, de la comédie au drame, de la farce à la tragédie selon un ordre secret car cosmique - ordre supérieur à notre entendement jusqu’au moment où l’ordre est donné -, et qui fait que chez Simenon tout un chacun peut encore espérer recevoir ce qui lui est dû : la bascule de la guillotine, le cachot d’une prison sans rémission, la chambre d’un hôpital  psychiatrique… ou bien une justice qui viendra réparer tout le tort causé même si la consolation est brève car rien ne s’oublie jamais vraiment !

    Il faut relire Simenon, une grande leçon de modestie, un auteur si proche de ses lecteurs. Un des plus grands humanistes du XXe siècle.

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  • Guillaume Dustan : je me souviens

     

     

     

     

               Ecouter Guillaume Dustan c'est faire le constat suivant : difficile de lui donner tort... lui qui avait et a aujourd'hui encore raison... dans ce sens où personne n’arrivait, et n'arrive, à la cheville non pas de l’auteur lui-même mais de ce qu’il aurait fallu être capable d’afficher comme éthique et comme morale personnelle pour le contredire ; et c’est alors toute la société maintenant disqualifiée qui reste muette car incapable de lui porter la contradiction.

    Et cette société en est à ce point consciente qu’aujourd’hui, tous les individus comme Dustan ont été bannis des médias dominants et interdits de visibilité sociale.


    Il est vrai qu’Internet a quelque peu changé la donne.

     

     

    N'empêche....

     

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    Dustan chez POL

     

                   Condamné et poignant.... poignant parce que condamné Dustan ?

     


    Homosexualité : débat Nabe/Dustan 

     

     

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  • Francis Cousin : « Le chaos migratoire, comme forme supérieure de la crise du spectacle marchand »

     

                 L'Agence Info Libre a été à la rencontre de Francis Cousin, philosophe. D'inspiration marxienne, il nous livre son analyse de ce qui est communément appelé "la crise des migrants" loin des génuflexions, du "rampé" des philosophes médiatiques de la publicité marchande contre la philosophie de la rupture qui ouvre les chemins de la radicalité.

     

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                "... l'Amérique a pour projet de détruire l'Europe, ennemi technologique (et moral - ndlr). Aucune unité européenne ne doit rendre possible un développement industriel offensif : destruction de son industrie, de son agriculture... (voir le traité trans-atlantique Tafta), chaos migratoire...

                 ... Chaos migratoire-crise du Capital-baisse des profits...

    le Capital est obligé de compenser par une augmentation de la masse constamment remise en mouvement : casser le coût du travail et remplacer le prolétariat radical par un prolétariat soumis (afro-oriental)...

                 ... La société du spectacle autorisera la diffusion de la photo du petit AylanKurdi mais jamais elle n'autorisera les photos des centaines de milliers d'enfants morts en Irak sous les bombardements américains et l'embargo...

                ... Le faux est consubstantiel à toutes les vérités officielles du pouvoir démocratique de la tyrannie de la valeur... tyrannie propre au spectacle de marchandise."

     

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  • Des nouvelles de la Françafrique avec la Côte d'Ivoire

     
     
                   Alors que le "camp Gbagbo" est interdit de parole dans les médias français, avec Toussaint Alain et Habiba Touré, respectivement porte parole et avocate du président de la république de Côte d'Ivoire Laurent Gbagbo (1) incarcéré auprès de la Cour pénale internationale à La Haye depuis le 30 novembre 2011, l'opportunité nous est donnée de revenir sur les évènements qui se sont produits en Côte d'Ivoire entre 2000 et 2011 : 
                "Le rôle tenu par la France dans cette affaire est de la plus haute importance et son implication au plus haut niveau de l'état n'est plus à démontrer dans son objectif d'imposer à la Côte d'Ivoire un gouvernement qui lui soit favorable."
     
    Une émission de metatv.org
     


     

    L'émission dans son intégralité ICI

     

     
                  C'est François-Xavier Verschave, décédé en juin 2005, qui a forgé et décrit le concept de « Françafrique » ; terme parodiant l’expression la "France-Afrique" de Félix Houphouët-Boigny. La « Françafrique » est ce volet occulte de la politique de la France en Afrique. Les deux principaux ouvrages qui traitent de ce sujet sont  : La Françafrique (Stock, 1999) et Noir silence (Les Arènes, 2000).
     
     
     
     
     
    1 - Une bio de ce dirigeant peut être lue ICI sur Wikipedia avec, toutefois, toutes les précautions d'usage.
     
     
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  • Islam : la conquête... vue par Elie Faure

     

     

               "Quand leur confrontation dramatique s’ouvrit, l’Islam, on doit le dire, apportait aux civilisations occidentales des réalisations autrement vivantes que celles offertes jusqu’alors par le christianisme aux civilisations d’Orient. L’Islam qui s’était lancé, dans un élan sauvage de foi désintéressée, à la conquête de la terre, pauvre et libre, ayant pour patrie ses tentes et l’infini d’un rêve qu’il poursuivait au galop des chevaux, dans le vent des burnous et la poussière soulevée, l’Islam, au cours du Moyen Âge, fut le véritable champion de l’idée jamais atteinte dont la recherche nous enfonce toujours plus loin dans l’avenir.

    Quand Justinien avait fermé les écoles d’Athènes et chassé de l’Empire les artistes et les savants, – vers l’époque où Grégoire le Grand brûlait la bibliothèque palatine, – c’est auprès du roi sassanide Chosroès qu’ils s’étaient presque tous réfugiés. L’histoire a de magnifiques hasards. Les Arabes, maîtres de l’Iran, y trouvaient les trésors arrachés au naufrage qui permirent à leurs savants d’initier l’Europe nouvelle à la pensée antique.

    Alors que l’ombre s’épaississait en Occident, les Khalifes ouvraient des universités, creusaient des canaux, traçaient des jardins, reconstituaient la géométrie, la géographie, la médecine, créaient l’algèbre, couvraient les terres conquises de caravansérails, de mosquées, de palais. Ce fut, sur le fond noir de l’histoire de ces temps-là, une féerie éblouissante, un grand conte héroïque des mille et une nuits.

    Le miracle de l’esprit arabe, c’est qu’il fut lui partout et partout domina sans rien créer par lui-même. Anarchique et un, nomade, sans plus de frontières morales que de frontières matérielles, il put, par cela même, à la fois s’adapter au génie des peuples vaincus et persuader aux peuples vaincus de s’absorber dans l’unité de son génie. Copte en Égypte, Berbère au Maghreb (1), en Espagne, Persan en Perse, Indien aux Indes, il laisse en Égypte, au Maghreb, en Espagne, en Perse, aux Indes, la race convertie à l’Islam exprimer au gré de sa nature l’enthousiasme nouveau qu’il a su lui communiquer. Partout où il s’est arrêté, il est resté maître des coeurs.

    Quand Abou-Bekr eut proclamé la guerre sainte après la mort de Mahomet, les premiers conquérants de la Syrie et de l’Égypte installèrent leur rêve immobile dans les églises byzantines ou coptes qu’ils rencontraient sur leur chemin. La consécration primitive de l’édifice ne leur importait pas beaucoup. Ils étaient partout chez eux. Ils recouvraient les mosaïques et les fresques d’une couche de peinture, creusaient un mihrab dans le mur qui regardait la Mecque, et s’abîmaient dans l’extase les yeux fixés de son côté. Quand ils trouvaient dans les ruines égyptiennes, ou grecques, ou romaines, des colonnes antiques, ils les assemblaient au hasard, le chapiteau à terre souvent, toutes confondues comme des arbres dans la même unité vivante. Sur trois côtés de la grande cour intérieure, où la fontaine à ablutions amenait au sol desséché l’éternelle fraîcheur de la terre, leurs rangées parallèles soutenaient, sur les arcades ogivales, les toits plats des pays brûlants. Les murs extérieurs restaient nus comme des remparts. L’Égypte reconnaissait son rêve en celui des conquérants.

    Mais l’enthousiasme crée l’action et suscite la découverte. Trois siècles ont passé, l’ère des conquêtes est close. L’Islam, par l’Afrique du Nord, va de la rampe iranienne aux Pyrénées. Le nomade jouit des domaines conquis, y réveille les énergies lasses, consent à animer de son esprit le génie plastique des vaincus fanatisés. Toutes les oasis qui sèment les déserts d’Afrique et d’Espagne se transforment en villes blanches, s’entourent de murs crénelés, voient surgir des palais pleins d’ombre où les Émirs viennent chercher la fraîcheur après la traversée des sables.

    Quand la horde ou la caravane a marché de longs jours dans le cercle fauve et mouvant dont on n’atteint pas les bords, au lieu du bouquet de palmes que l’air brûlant qui vibre et monte suspendait parfois au bord du ciel, elle aperçoit maintenant une buée rose ou bleuâtre où des terrasses, des aiguilles rondes, des coupoles tremblent derrière un voile impondérable.

     

     

                L’âme des musulmans, même à l’heure où elle croyait se saisir, n’a jamais atteint qu’un mirage, une ombre froide étendue pour une heure entre les deux nappes de flamme où les conquérants passaient.

    La grande chevauchée finie, le rêve qui allait devant lui comme une vague, rencontrant maintenant partout la mer ou des barrières de montagne ou les murs de Byzance ou les escadrons francs, il faut qu’il trouve une autre issue, et, l’horizon fermé, qu’il monte. Il étouffe maintenant sous la coupole byzantine, il s’étale et s’étend sous le plafond des Égyptiens.

    Le plein cintre trapu des basiliques est devenu déjà l’arc brisé qui s’élance. La coupole sphérique montera comme lui. Elle retrouvera les vieilles formes assyriennes que la Perse sassanide a prolongées jusqu’au seuil de l’Islam. Ovoïde, élancée, donnant au regard perdu l’illusion que le rêve glisse avec elle et suit sa courbe fuyante pour s’échapper à son sommet, elle s’étrangle à la base pour masquer son point d’appui et réaliser le mystère de l’infini suspendu. À partir du XIVe siècle, les colonnes disparaîtront, la nudité des grandes nefs évoquera le désert avec l’horizon circulaire et la voûte du ciel pour seul repos aux yeux levés.

    Dehors, au-dessus des murs verticaux aussi dépouillés que le sol, on la voit monter, toute pure, accompagnée du vol des minarets d’où, par la voix des muezzins, tombent les paroles d’en haut à l’heure de la prière.

    Le mysticisme des nomades avait trouvé son abri. Le Turc seul, qui reflétait son âme épaisse aux tons ternis des faïences persanes, gardait la courbe byzantine avec la coupole écrasée qui restait invisible sous les bouquets de cyprès noirs d’où s’élancent les toits pointus des minarets cylindriques. Il héritait sans le savoir de la gloire de Byzance, il ne voyait pas le torrent des pierres blanches, bleues et roses ruisselant jusqu’à la mer, s’allumer avec le matin et s’éteindre avec le soir les dômes d’or qui retenaient jusqu’au bord de la nuit la flamme des crépuscules. Mais, hors de lui, de l’Égypte à l’Espagne, les architectes musulmans, s’ils changeaient au gré de leur génie la distribution des dômes, le type des minarets tour à tour ronds, carrés, octogonaux, lisses ou damasquinés, et la disposition des nefs, s’attachaient d’instinct aux formes élancées des fenêtres et des coupoles où l’aspiration mystique ne se limitait pas. Les mosquées égyptiennes restaient aussi nues que l’esprit du désert, les mosquées du Maghreb, de l’Espagne entrecroisaient leurs arcades à voussoirs blancs et noirs et surélevaient les rangées de leurs colonnes cylindriques pareilles à des taillis de palmiers à longues palmes retombantes.

    La grande mosquée de Cordoue, des temps de foi intransigeante, est une forêt presque obscure. On y sent la présence, dans l’ombre qu’épaissit la fuite des fûts silencieux, d’un infini terrible impossible à saisir."

     

     

    Elie Faure - Histoire de l’Art 1909 -1920 – L’Islam – La conquête

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     1 - Moghred dans le texte.

     

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  • ONU, droits de l'homme, reflet et miroir

     

                    D’aucuns se sont émus, ici et ailleurs, de la promotion de l’Arabie Saoudite au Conseil des droits de l’homme de l’ONU qui a placé ce pays à la tête de ses commissions consultatives à Genève (1).

    A propos de ces cris d’orfraie, difficile de ne pas noter ce qui suit :  ceux à qui l’on doit tout ce tapage semblent oublier que c’est bel et bien la même ONU qui absout Israël depuis quarante ans !  La même ONU qui absout la politique génocidaire des USA de l’Afghanistan à la Libye en passant par la Syrie. Et encore la même ONU qui, durant la guerre de Bosnie-Herzégovine, a échangé ses soldats pris en otage (Non, on ne ricane pas !)  contre des civils musulmans au nombre de 8000... lesquels se feront trucidés quelques jours plus tard : 8000 hommes et adolescents mâles bosniaques assassinés ;  c’était à Srebrenica, en juin 1995 à deux heures de vol de notre belle capitale : Paris, la ville lumière.

    Et l'on pourra, à l’infini, multiplier les exemples, les anecdotes et autres  péripéties tout aussi affligeantes.

    Quant aux médias, s’ils n’en pipent pas mot, autre reproche formulé par notre clique humanitariste, c’est que cette ONU-là convient à merveille à leurs propriétaires ; d’où le silence de leurs salariés « journalistes » et chroniqueurs.

    Et vous savez quoi ? Tous ceux qui déplorent cette nomination de l’Arabie Saoudite, n’ont de cesse depuis des années,  dans leur grande majorité, de soutenir cette ONU-là quand il s’agit des USA et d’Israël. Aussi, ces derniers devraient s'estimer heureux de trouver une telle cohérence auprès de cette Organisation internationale face à l'Arabie Saoudite car, dans le cas contraire, ce sont les USA et Israël qu'il lui faudrait reléguer au ban des nations avec cette Arabie Saoudite tant décriée.

    Mais non ! Ils n'en ont jamais assez ! Jamais ils ne sont satisfaits ! Plus, toujours plus, il leur faut ! Sans doute rêvent-ils tous d'une ONU à la mesure de leurs partis pris le plus souvent ethnico-politiques ! Une ONU qui absoudrait le cynisme abjecte des uns, et condamnerait sans réserves la scélératesse meurtrière des autres.

     

                   Indignation à géométrie variable ! Deux poids deux mesures ! Paille dans l'œil du voisin et poutre ailleurs... certes, c’était couru d’avance, et puis, c’est lassant aussi mais bon… faut bien leur tenir tête à tous ces égarés et tous ces tartuffes !

    Quoi qu'il en soit, dans cette quête qui consiste à aller dénoncer chez les autres ses propres défauts et manquements, aveugle face au reflet de sa propre image dans le miroir, clairvoyant et sermonneur en revanche face à autrui, l’être humain, fâcheusement occidental de préférence, n’en aura donc jamais fini avec la société de consommation ! Toujours là il est… à faire ses courses, à s’acheter une bonne conscience et à pousser son caddy dans les rayons de la mort des crève-la-faim et des bombardements intensivement libérateurs six pieds sous terre.

     

     

    1 - Notons en passant que les alliés de l'Arabie Saoudite - les Etats-Unis, Israël, l’Union européenne ( dont la France) - ne s’y sont pas opposés. Pour plus d'info, cliquez  ICI

     

    Faites votre choix !

     

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