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  • La rentrée de Dieudonné en tournée à partir de décembre 2015

     

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                             ANNONCÉ PAR DIEUDONNÉ COMME SON DERNIER SPECTACLE, cet ultime opus, parachève 20 année de scène.

     

     

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    Dites la vérité et vous ferez rire le monde entier !

     

     

                        Molière rabelaisien et voltairien... dada, surréaliste et situationniste... humour, ironie et dérision, détournement et  dénonciation : c'est Dieudonné... ou quand l'argent (l'indépendance financière) ne sert pas à acheter une Ferrari mais à dire la vérité.

                         Vous ne le trouverez pas à la FIAC, ni au Grand Palais, ni à Beaubourg... et pourtant, on peut affirmer que l'humoriste-activiste Dieudonné est, aujourd'hui,  le seul véritable artiste de la scène contemporaine : inassimilable et irrécupérable ; deux qualités indispensables pour quiconque souhaite mettre son Art au service de la vérité ; la vérité d'une époque imbuvable. 

     

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    Pour prolonger, cliquez : le phénomène Dieudonné

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  • République démocratique du Congo (RDC): trou noir de l'actualité et de la mémoire

     

                  Une partie de l'humanité se vide de son sang... comment plusieurs millions de morts peuvent-ils être placés sous silence médiatique ?

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                    "... En plein centre de l’Afrique, le Congo (RDC) est un pays riche, rempli de matières premières (diamants, or, étain, gaz, pétrole, uranium, coltan…), de forêts, d’eau, de femmes et d’hommes, d’une multitude de tribus rassemblées sous une nation dessinée par les colons, et qui ne correspond historiquement à pas grand-chose.

    Suite au génocide au Rwanda, les pays voisins ont de plus profité du flou politique et institutionnel au Congo (limitrophe du Rwanda) pour attaquer de toutes parts ce gigantesque pays rempli de trésors.

                  Et les Occidentaux dans tout cela ? La culpabilité des dirigeants américains et européens quant au génocide au Rwanda les a poussé à mener une politique pro-Rwanda, laissant les rebelles rwandais passés du côté congolais, libres de faire ce qu’ils voulaient, aidés par des alliés ougandais et du Burundi…"

     

                     La suite ICI

     

     

                    Le Conflit au Congo : "La Vérité Dévoilée" explore le rôle joué par les Etats-Unis et leurs alliés rwandais et ougandais dans le déclenchement de la plus grande crise humanitaire à l'aube du 21ème siècle.

     

     

     

                    PS : en astrophysique, un trou noir est un objet céleste si compact que l'intensité de son champ gravitationnel empêche toute forme de matière ou de rayonnement de s’en échapper. De tels objets ne peuvent ni émettre, ni réfléchir la lumière et sont donc noirs, ce qui en astronomie revient à dire qu'ils sont invisibles.

                  Dans le cas du Congo, la catastrophe humaine est telle que son ampleur empêche toute forme de dévoilement, tout espoir de parvenir à percer la carapace du secret qui la retient prisonnière ; pas moyen de s'échapper ; pas moyen de nous forcer à nous confronter à la réalité de son horreur dans toute son horreur. Une telle indifférence face à cette catastrophe est si difficilement justifiable qu'elle ne peut manifestement se résoudre à dévoiler quoi que ce soit de son caractère arbitraire jusqu'à en devenir tout simplement invisible, jusqu'à n'avoir jamais existé : on ne peut ni en parler, ni l'évoquer ; une catastrophe humaine comme avalée, aspirée par son propre horreur, engloutie ;  trou noir de l'actualité et de la mémoire.

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  • Instrumentalisation du FN : PS et médias, tous unis derrière François Hollande pour 2017

     

                   Avez- vous remarqué ceci : jamais un Président français n'a été aussi populaire à Washington, à Tel-Aviv, Ryad et Doha et autant impopulaire - déjà pratiquement destitué -, dans son propre Pays et ridiculisé dans toute l'Europe: "Hollande, l'animal de compagnie de Merkel"

     

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                   Cherchez l'erreur ! Même s'il n'y en a pas car, comme un fait exprès, la Commission européenne, Washington, Tel-Aviv... c'est tout ce que les Français ne veulent pas et que l'oligarchie mondiale, française  et européenne souhaite le plus ardemment pour nous tous même si, en attendant ce nouveau Grand soir dont personne ne veut, Mélenchon fait le travail - le job ! -, seul contre toute la classe politique et les médias.

     


    Pour Mélenchon, Taubira et Hollande protègent Marine le Pen

     

                   S'il sera toujours temps d'énumérer tout ce que l'on ne pardonnera pas à Hollande et au PS, tous deux devant prochainement rendre des comptes par la grande porte, celle de leur éviction du champ politique après les Législatives de 2017, c'est bien cette énième instrumentalisation du FN, une fois de plus, une fois de trop, qui figurera en haut de la liste ! Instrumentalisation avec la complicité des médias dominants dont les propriétaires mondialistes, atlantistes et sionistes souhaitent eux aussi ardemment reconduire Hollande à l'Elysée.

    Or, il se trouve que seule une MLP au second tour de la présidentielle de 2017 peut permettre à ce mal-président d'être ré-élu même au risque d'une abstention record et d'un état permanent de "guerre civile larvée", de l'extrême gauche à l'extrême droite, de l'école à la rue.

    Qu'à cela ne tienne : le PS sait qu'il doit nous vaincre coûte que coûte (1) - nous la gauche ! -, et quel que soit le prix, ou bien périr :

     

                     " Le parquet a requis la relaxe pour la présidente du FN qui était jugée ce mardi, à Lyon, pour avoir comparé, en 2010, les prières de rue musulmanes à l’Occupation nazie. Le leader du Front de gauche y voit la main de François Hollande et Christiane Taubira.

    Jean-Luc Mélenchon reprend à son compte la théorie du « FNPS » développée par la droite. Selon le leader du Front de gauche, Marine Le Pen serait sciemment épargnée par l’exécutif, afin de mobiliser autour du discours anti-FN cher au PS. « J’affirme que Marine Le Pen est instrumentalisée par le PS, parce que c’est son principal argument de vente. S’il n’y a plus de Marine Le Pen, il n’y a plus aucune raison de voter PS », a-t-il assuré mardi soir sur Public Sénat.

    Il en veut pour preuve la demande formulée par le procureur de la République de Lyon de relaxer Marine Le Pen, jugée ce mardi pour avoir comparé en 2010 les prières de rue musulmanes à l’Occupation nazie. Une décision qui intervient après une première relaxe dans l’affaire des faux tracts d’Hénin-Beaumont à l’effigie de Jean-Luc Mélenchon distribués par le FN. Ce que le leader du Front de gauche n’oublie pas de faire remarquer. « Ça fera donc la deuxième fois que le parquet, qui dépend de la Garde des Sceaux, propose la relaxe à propos de Mme Le Pen. François Hollande nomme les parquetistes non ? "

     

    La suite ICI

     

     

     

    1 - "Nous vaincre", entendez : gagner avec l'abstention, MLP au second tour et les voix de droite. Une fois la victoire acquise pour le PS, le FN prendrait alors le contrôle de la droite comme lot de consolation.

     

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  • Peuples d'entre les peuples

     

     

                       Qui nous contera l’histoire de tous ces peuples empêchés et qui, décidément, ne parviennent pas à se faire une idée de ce que pourrait être leur avenir ?

    Au mieux maltraités, au pire massacrés, ils sont un peu comme ces enfants mis au monde et abandonnés à leur triste sort, très vite et très tôt livrés à la violence et à l'arbitraire. Même si l'exil est toujours possible, rappelons néanmoins que derrière chaque "adoption" il y a un abandon, car, on n'a qu'un pays, celui qui aurait dû être le sien, tout comme un enfant n'aura jamais qu'un père et qu'une mère, celui  et celle qui auraient dû être ses parents.

    Ils ne peuvent alors compter tous ces peuples, que sur un sursaut moral : un véritable miracle dans certain cas ! Quant à réunir les conditions propices à l’épanouissement de plus grand nombre avec le souci de l’élever à l’infinité de tous les possibles en tant qu'êtres humains debout sur leurs jambes dans toute leur plénitude, chacun selon ses ambitions, ses aspirations et ses capacités… mieux vaut ne pas y penser du tout.

                   Privés d’attention, plantés, là, derrière les barreaux d'une vaste prison avec en poche l'espoir illusionné d’un avenir qui semble continuellement leur faire face, mais… de dos, quand ils trouvent encore la force de se retourner, pour mieux le voir disparaître... comment ces peuples font-ils pour ne pas dépérir tellement on ne leur a jamais autorisé à espérer quoi que ce soit  pour eux-mêmes ? Car, tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se brise contre un mur d’indifférence ou d'une flatterie condescendante et crasse aux intérêts souvent éloignés de tout ce qui pourrait, en ce qui les concerne, ressembler à une solution, ou du moins, à un espoir de solution dans un avenir proche. 

     

           

                      Mais alors, quelles fautes ont-ils bien pu commettre pour mériter un sort aussi cruel et injuste : dénuement, abandon et mépris ? 

     

                

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                    Chair, viande, corps sans bras, sans jambes, sans tête, par centaines de milliers, sous des tonnes de bombes, corps ouverts comme des sacs, hommes, femmes, enfants, sans âge et de tous les âges... ces peuples-là ne meurent pas : ils crèvent !

                     S’il n’y a pas de peuples maudits - car enfin, qui pourrait se risquer à affirmer le contraire et à rendre un tel verdict ! -, il y a bien des peuples marqués comme on marque du bétail car ils ont tout simplement le malheur, tous ces peuples, d’être au centre d’enjeux géopolitiques et stratégiques colossaux, indépassables ; enjeux relatifs à la présence de richesses naturelles abondantes ; en premier lieu : terres arables, eau, gaz, pétrole, or et diamant ; enjeux d’exploitation, et tout aussi importants, enjeux d’acheminement qui interdisent à tous ces peuples d’espérer une quelconque indépendance, voire un semblant d’autonomie quant à leur destin collectif, tout en étant dans l’obligation de faire le deuil de l’idée d’une élite dirigeante qui aurait à cœur de leur garantir sécurité et prospérité ; élite elle-même otage d’enjeux qui interdisent, là aussi, toute considération morale : il sera alors question pour cette élite de servir, de se soumettre à la loi du plus fort, ou bien de périr car tout sera alors mis en œuvre pour remplacer cette élite rebelle : coup d’état, assassinat, soulèvement provoqué et contrôlé… campagne de diabolisation, menaces financières et économiques, famine et guerre civile sous faux drapeaux.

    Mais alors, comment ces peuples peuvent-ils espérer conjurer la malédiction  qui les place à l’épicentre de toutes les conflagrations à l'origine desquelles on trouvera des stratégies d'un cynisme inouïe qu'aucun cri de révolte ne pourra jamais faire reculer ?

     

                       Ici, en Occident, on évoque des catégories bien calibrées de nos démocraties qui nous empêcheraient de prendre du recul et de relativiser l'humiliation ou le massacre de tous ces peuples : on pensera bien évidemment au Peuple palestinien (1) et aux régions d'Afrique, du Maghreb, Moyen et Proche Orient ; relativisme qui, dans les faits, cache un « ils ne méritent pas mieux de toute façon !» d’un mépris qui renvoie  aux calendes grecques toute culture disons… humaniste qui fait pourtant de nous, et d’aucuns l’ignorent encore manifestement, des êtres humains ; un relativisme pratiqué par des acteurs souvent impliqués directement ou indirectement dans le martyr de ces peuples : soit à la hauteur d’un soutien actif et aveugle à leurs bourreaux par solidarité tribale (mentalité rupestre de Néandertal ; solidarité de boue et de fange) en ce qui concerne Israël par exemple... et ce n'est qu'un exemple,  même si... le plus criant, car on en trouvera d'autres ; et puis enfin : relativisme motivé par des intérêts de carrière politique et/ou de prospérité économique car pour ces acteurs-là : « Business is business ! » en tous lieux et circonstances.

    Faut croire alors que tous les damnés de la terre ne se ressemblent pas. Et puis, ne trouve-t-on pas toujours plus damnés que soi ? Et qui peut bien avoir envie d'être le dernier d'entre eux ?

    Et s'il ne faut jamais cracher dans la soupe,  et plus encore, s’il ne faut jamais cracher contre le vent, force est de reconnaître que ces "catégories" qui nous rendraient aveugles et imperméables à toute prise de recul propre à un relativisme dit « salutaire et sage », ont la fâcheuse habitude de porter les noms de "Raison d'Etat", "Intérêts supérieurs", "Etat profond", dans la corruption d'un véritable système de gestion économique et politique des peuples à une échelle mondiale qui n'est plus acceptable ; les corrompus n’étant que des marionnettes à l’espérance de vie souvent plutôt courte entre les mains de leurs corrupteurs que l’on imaginera hilares en secret, du rire de ceux qui raflent la mise les mains dans le sang, le visage éclaboussé par quelques lambeaux de chair humaine ; quant à l’odeur, c’est grisés par les gaz de décomposition des cadavres, entre deux flammèches de feux follets, qu’ils poursuivent leurs actions et transactions dans un état second, état propre à la sidération car, là encore, on les imaginera sidérés d’une sidération de vainqueurs dont la victoire totale rencontre leurs propres attentes au-delà de toutes les espérances, la réalité dépassant toujours les prévisions d'une fiction d'outre-tombe et de tiroir-caisse :

     

                     Les uns : « Putain ! Qu’est-ce qu’on leur a mis ! Après ça, s'il leur reste encore l'espoir de pouvoir espérer quoi que ce soit pour eux-mêmes, c'est que vraiment... "

                     Et les autres, quelque part dans Manhattan, poudre blanche plein les narines : "Qu’est-ce que j’me suis mis comme blé dans les fouilles ! »

     

     


                        (Hollande Président accueilli dans la résidence privée de Netanyahu premier ministre israélien. Pour ça aussi, le PS devra rendre des comptes, par la grande porte, celle de son éviction du champ politique)

     

     

     

    1 - Peuple le plus proche de nous finalement de par le soutien que ses bourreaux recueillent,  ici en France, auprès des leaders des associations communautaires ainsi que dans tous les médias dominants et chez la quasi totalité de la classe politique jusqu'au sommet de l'Etat français. 

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    Toile de  Vladimir Velickovic

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  • Pierre Boutang : une gaieté sérieuse

     

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    Ontologie du secret… ou l’être du secret :

     

    « Ah ! je voudrais savoir ce qui est au fond,

    tout au fond de l’être lorsqu’il est dépouillé,

    quel est ce noyau gros à peine comme un plomb

    centre de gravité limpide, verrouillé

    par la mort puisque nul ne parle, n’a parlé. » – Edith Boissonnas

     

     

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                   Dès son plus jeune âge, Pierre Boutang parlait aux anges, le regard tourné vers les étoiles. Philosophe de l'Epiphanie, pèlerin de l’héritage humain à un âge foudroyé par l’inculture et l'ignorance savamment orchestrées, la rame sur l’épaule, toujours à la recherche d’une barque, pain quotidien de sa vie, l'oeuvre de Pierre Boutang (1916 -1998) se tient à la croisée de toutes les mers.

    Attendant sa vie durant le règne de l’absence de l’être toujours à venir qu’annonce le Christianisme et le Catholicisme en particulier, capable d'habiter des mois durant une cabane de berger avec son épouse, sans eau ni électricité, ce stakhanoviste de l'humilité gardait un sourire d'enfant et une candeur généreuse.

    Sûr de sa foi, Pierre Boutang parlait le langage d’Homère et d’Ulysse. Loin des salons littéraires et philosophiques, son travail de reconstruction métaphysique dont le recouvrement de la plus fine bave l’indispose au plus au point, annoncera le retour aux formes qui résultent de l’opposition de l’être et du paraître, là où...

     

    Paraît ce qui n’est pas

    Est ce qui ne paraît pas

    Ne paraît pas ce qui est

    N’est pas ce qui paraît...

     

              ... là où Tartuffe règne en maître.

     

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       pierre boutang,catholicisme,homère ulysse,george steiner,philosophie,littérature,tartuffe,molière,maurras,edith boissonnas,politique,actualité,justice       Rien n'est grand qui n'ait sa part de doute.

    Dans un destin qui surgit en dehors d'une volonté humaine et rentre en conflit avec les causes naturelles, Pierre Boutang nous rappelle que le tragique surgit lorsque l'homme s'est échappé de et à lui-même.

    Grand lecteur (parfois critique et toujours très inspiré) de Poe, de Nietzsche, de Heidegger, de Simone Weil, de Maurras (royaliste il était aussi), de Vico et des Grecs... l'oeuvre de Pierre Boutang, c'est le chemin de Compostelle car avec lui, seul le voyage importe et sa foi inébranlable dans ce qui est à venir : la promesse du retour au grand jour de l'être originel, pur et possible, tel qu'il se cache encore et se montre seulement dans le secret.

    Ontologie des origines, transcendance véritable, pour Pierre Boutang, l'humain et le divin, la secrète analogie qui les relie, a une même origine car l'homme et Dieu marchent côte à côte.

     

               Toute l'oeuvre de Pierre Boutang combat le nihilisme moderne, cet acharnement contre le "fleurissement", et jamais il n'aura douté de la nécessité de ce combat.

     

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                Pierre BOUTANG, le maurrassien et George Steiner ; c'était en 1987. Et parce que ce dialogue-là n'est plus possible aujourd'hui à l'heure où seuls des "intermédiaires fouteurs de merde" et autres marionnettes, sont autorisés à prendre la parole, c'est la raison pour laquelle on ne peut plus faire l'économie de choisir son camp à la fois politique et culturel : quel système d'organisation de l'existence et quelle civilisation défendre.

     

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    Pour prolonger, cliquez  : Boutang sur France culture

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  • Des nouvelles d'Israël et de la Palestine... à Paris

     

                     ... dans le cadre de l'importation par la LDJ (ligue de défense juive*) de la question du maintien de l'ordre colonial israélien en Palestine...

                      ... ou quand aux uns tout est permis, aux autres... rien.

     

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    Devant le siège de l’AFP, la LDJ s’en prend aux journalistes

     

     

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                La Ligue de Défense Juive (LDJ) a organisé un rassemblement devant les locaux de l’Agence France Presse,  jeudi  dernier, le 23 octobre 2015, pour protester contre "la désinformation des médias sur Israël". Un journaliste de "Buzzfeed" a été pris pour cible.

     

     

    1 - Protégée par le CRIF, la Ligue de Défense Juive est considérée comme le bras armé de ce même CRIF ; et c'est sans doute la raison pour laquelle aucun ministre de l'intérieur n'est parvenu à l'interdire alors qu'il en a été souvent question ces vingt dernières années.

     

    Pour prolonger, cliquez : LDJ : comment s'en défendre

     

     

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                « Sachez qu'à chaque fois que la France et l'Europe vous ont abandonnés, sachez que nous avons eu honte !»

                                                           Serge ULESKI.

     

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     Toujours les mêmes images : des soldats israéliens qui tentent de contraindre, de soumettre !

    Jusqu'où vont-ils descendre ? Il paraît qu'ils ont tous déjà fait le voyage.

    Témoignages ICI

     

                                 Des soldats israéliens brisent l'omerta

     

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    Pour prolonger, cliquez : Le droit de se défendre et de résister

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  • L'instant "people" avec Estelle Lefébure

     

    estelle hallyday,people,arthur,serge uleski,hallyday,                                                   (Estelle Lefébure - novembre 2011)

     

     

                    A propos d’Estelle Lefébure, ex-Estelle Hallyday, ex-Estelle-Arthur (l’équivalent, à la télé, du trou du cul du monde) et plus récemment ex-Estelle-Ramette, restaurateur new-yorkais (1)...

    Un magazine féminin (Elle - octobre 2015) titre : « Mon âge, mes amours, mon équilibre : Estelle Lefébure nous raconte  les secrets de sa joie de vivre ».

    Et nous tous de nous empresser de répondre, d'une seule voix, en coeur, à propos de cette joie de vivre : « Les pensions que lui versent  tous ses ex-maris ».

     

                 Ne sachant rien faire, n’ayant aucun talent, comme un fait exprès, Estelle Lefébure possède néanmoins un don, un seul ; un don précieux même si bien plus répandu qu'il n'y paraît : tomber amoureuse (on lui accordera ce crédit-là ; il s’agit bien d’amour !) entre deux pubs-télé, d’hommes hyper-solvables et seulement d’hommes hyper-solvables.

    Car enfin, quand on y réfléchit un instant, Estelle Lefébure aurait très bien pu tomber amoureuse… disons… d’un chauffeur de taxi, par exemple ! au cours de ses nombreux déplacements dans la Capitale (merci de noter que personne n'a jamais rencontré Estelle Lefébure dans le métro ou le RER !) ; ou bien, amoureuse d’un chef de rayon d'un grand magasin tel que "Le Bon Marché Rive gauche" au cours de ses après-midi shopping ! Amoureuse aussi d’un chef bagagiste d’un Palace ou bien encore, d’un serveur d’un restaurant 4 étoiles...

    Pourquoi pas après tout, tout et tout le reste ?!

    Mais non, mille fois non… les fées se sont penchées sur son berceau très tôt et les feux de l’amour ont gâté Estelle ; ils ont comblé son cœur (pour un temps) et choyé son compte en banque (pour longtemps).

               D'où l'admiration que lui vouent les magazines People et leurs lectrices ? Admiration et fascination pour le destin cette femme, très femme au demeurant et grande amoureuse ?

    C'est fort probable.

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    1 Pascal Ramette, propriétaire de plusieurs restaurants à New-York... celui-là, fallait le trouver ! New-York c’est grand !

    Et puis, Pascal Ramette comme mari, Estelle a sans doute eu là comme un coup de fatigue car la restauration, même new-yorkaise, c’est quand même plus précaire comme activité !

    Coup de fatigue donc ou bien : raréfaction des opportunités due à son âge ?

     

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                      Ici, dans cet extrait, on ne manquera pas de noter une complicité assumée entre ces deux femmes au nom d'intérêts féminins sans doute bien compris, l'interviewer mourant manifestement d'envie de demander qui sera la prochaine cible (prochain pigeon ?) de cette capacité à l'amour aussi évanescente que récurrente de l'interviewée ; et puis, difficile de ne pas sourire lorsque Estelle Lefébure nous fait la confidence suivante : “Il ne faut pas trop se projeter dans le futur " (elle voulait sans doute dire qu'il ne faut pas trop penser à l’avenir).

    Mais alors, qu’est-ce que ce serait si elle y avait pensé et si elle y pensait encore aujourd'hui à cet avenir auquel il ne faut pas penser… quand on connaît ses choix en matière de placements… sur l’avenir justement !

     

                      Sacrée Estelle, va ! On a enfin percé, non pas tes secrets, mais un seul, unique secret, puisqu'il n'y en a pas d'autres ! Et qui plus est : secret de polichinelle d'une presse féminine à genoux devant ses annonceurs-payeurs ; une presse qui fait l'âne pour avoir de l'avoine avec ses lectrices et lecteurs qui ont fini... bourricots.

     

     

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  • Raoul Vaneigem : Art et "Instinct de mort"

     

     

     

                     « L’art, c’est-à-dire le pouls de la culture et de la société, révèle en premier l’état de décomposition des valeurs »

     

              "Les grandes religions avaient su transformer la misérable vie terrestre en une voluptueuse attente ; la vallée de larmes débouchait sur la vie éternelle en Dieu. L’art, selon sa conception bourgeoise, assume mieux que Dieu le privilège de conférer la gloire éternelle. A l’art-dans-la-vie-et-en-Dieu des régimes unitaires (la statuaire égyptienne, l’art nègre…) succède un art complémentaire de la vie, un art qui supplée à l’absence de Dieu. Les bâtisseurs de cathédrale se souciaient aussi peu que Sade de passer à la postérité. Ils assuraient leur salut en Dieu comme Sade en lui-même, non leur conservation dans les musées de l’histoire. Ils travaillaient  pour un état suprême de l’être, non pour une durée d’années et de siècles admiratifs.

    L’expression « faire œuvre d’art » est elle-même ambivalente. Elle comprend l’expérience vécue de l’artiste et l’abandon de cette expérience vécue pour une abstraction de la substance créatrice : la forme esthétique. Ainsi, l’artiste sacrifie l’intensité vécue, le moment de la création, la durée de ce qu’il crée, au souvenir impérissable de son nom, à son entrée dans la gloire funèbre des musées. N’est-ce pas pourtant la volonté de faire œuvre durable qui l’empêche de créer ou de saisir le moment impérissable de la vie ?

    En vérité, sauf dans l’académisme, l’artiste ne succombe pas intégralement à la récupération esthétique. Sacrifiant son vécu immédiat pour la belle apparence, l’artiste, et quiconque essaie de vivre est artiste, obéit aussi au désir d’accroître sa part de rêves dans le monde objectif des autres hommes. En ce sens, il assigne à la chose créée la mission d’achever sa propre réalisation individuelle dans la collectivité. La créativité est par essence révolutionnaire.

    La fonction du spectacle idéologique, artistique, culturel, consiste à changer les loups de la spontanéité en bergers du savoir et de la beauté. Les anthologies sont pavées de textes d’agitation, les musées d’appels insurrectionnels ; l’histoire les conserve si bien dans le jus de leur durée qu’on en oublie de les voir ou de les entendre. Et c’est ici que la société de consommation agit soudain comme un dissolvant salutaire. L’art n’érige plus aujourd’hui que des cathédrales en plastique. Il n’y a plus d’esthétique qui, sous la dictature du consommable, ne disparaisse avant d’avoir connu ses œuvres maîtresses. L’immaturité est la loi du consommable. La seule condition d’un soudain éclat esthétique tient à la surenchère momentanée qu’une œuvre introduit dans le spectacle de la décomposition artistique. Bernard Buffet, Georges Mathieu, Alain Robbe-Grillet, Pop Art et Yé-Yé s’achètent les yeux fermés aux grands magasins du Printemps. Il serait aussi impensable de miser sur la pérennité d’une œuvre que sur les valeurs éternelles de la Standard Oil.

    Quand les sociologues les plus évolués ont fini par comprendre comment l’objet d’art devenait une valeur marchande, par quel biais la fameuse créativité de l’artiste se pliait à des normes de rentabilité, il leur est apparu qu’il fallait en revenir à la source de l’art, à la vie quotidienne, non pour la changer, car telle n’est pas leur attribution, mais pour en faire la matière même d’une esthétique nouvelle qui, réfractaire à l’empaquetage, échapperait donc au mécanisme de l’achat et de la vente. Comme s’il n’existait pas une façon de consommer sur place ! On connaît le résultat : socio-drames et happenings, en prétendant organiser une participation immédiate des spectateurs, ne participent en fait que de l’esthétique du néant. Sur le mode du spectacle, seul le vide de la vie quotidienne est exprimable. En fait de consommable, qu’y-a-t-il de mieux que l’esthétique du vide ? A mesure qu’elle s’accélère, la décomposition des valeurs ne devient-elle pas la seule forme de distraction possible ? Le gag consiste à transformer les spectateurs du vide culturel et idéologique en ses organisateurs ; à remplir l’inanité du spectacle par la participation obligatoire du spectateur, de l’agent passif par excellence. Le happening et ses dérivés ont quelque chance de fournir à la société d’esclaves sans maîtres, que les cybernéticiens nous préparent, le spectacle sans spectateur qu’elle requiert. Pour les artistes, au sens strict du terme, la voie de la récupération absolue est toute tracée. Ils entreront avec les Lapassade et consorts dans la grande corporation des spécialistes. Le pouvoir saura les récompenser d’ainsi déployer leur talent pour habiller de couleurs neuves et séduisantes le vieux conditionnement à la passivité.

    Vue dans la perspective du pouvoir, la vie quotidienne n’est qu’un tissu de renoncements et de médiocrité. Elle est vraiment le vide. Une esthétique de la vie quotidienne ferait de chacun les artistes organisateurs de ce vide. Le dernier sursaut de l’art officiel va s’efforcer de modeler sous une forme thérapeutique ce que Freud avait appelé par une simplification suspecte « l’instinct de mort », c’est-à-dire la soumission joyeuse au pouvoir. Partout où la volonté de vivre n’émane pas spontanément de la poésie individuelle, s’étend l’ombre du crapaud crucifié de Nazareth. Sauver l’artiste qui vit en chaque être humain ne se fera pas en régressant vers des formes esthétiques dominées par l’esprit de sacrifice. Tout est à reprendre à la base.

     

     

               Extrait de « Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations »

              De nationalité belge, Raoul Vaneigem… sera à la tête du mouvement situationniste des années 60 avec Guy Debord.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Michel Giroud, Joseph Beuys

     

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  • Eric Chevillard sur Modiano avec ou sans prix Nobel

     

               Modiano et son petit train-train touristique parisien :

    Sommeil et ronflement.

     

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              Je cherchais un commentaire désobligeant sur Modiano pour contrer les louanges automatiques de rédacteurs appelés "critiques" le plus souvent aux ordres de leur rédaction, de Gallimard, de leurs lecteurs et de tout le reste.

    Je l'ai trouvé grâce à Eric Chevillard. Qu'il en soit donc éternellement remercié !

     

               Si vous connaissez une critique plus vache encore sur l'oeuvre de Modiano et l'un de ses textes en particulier, faites-le-moi savoir en laissant un commentaire.

     

     

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    Patrick Modiano, créateur d’ambiance

     

     

    LE MONDE DES LIVRES |

    02.10.2014 à 14h59

    Par Eric Chevillard à propos du dernier "roman" de Patrick Modiano... Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier... quelques jours avant l'annonce de son Prix Nobel de... quoi déjà ?

    Ah oui !

                       de L(l)ittérature.

     

                       " Pour certains écrivains, l’unité de mesure est la phrase. Chacune doit produire son effet, que celui-ci soit poétique, humoristique, dramatique ou euphonique. Si elle s’articule évidemment aux autres, elle vaut pour elle-même, on peut l’isoler, on pourrait la citer. Pas ou peu de phrases prétextes pour ces écrivains, de phrases ouvrières destinées seulement à faire progresser l’intrigue. Leur art est aussi impérieux que celui du ferronnier. Secrètement, ils voudraient retordre ainsi à leur convenance chaque mot, chaque syllabe, chaque lettre peut-être.

    Mais d’autres auteurs, à l’inverse, ­tiennent la phrase pour la pièce neutre d’un puzzle. Sa découpe particulière est anodine, elle n’existe que pour faire corps avec les autres et créer ce que nous appellerons une atmosphère. Prenons l’œuvre de Patrick Modiano. Ses romans ne sont pas des livres mais des aérosols : ambiance Modiano. Celle-ci se diffuse doucement dans notre petit salon de lecture et souvent en effet elle ravit notre âme : De si braves garçons ou Un pedigree (Gallimard, 1982 et 2005).

    Patrick Modiano est depuis quarante-cinq ans une belle figure de notre littérature, un écrivain qui vit son succès avec une élégante modestie et poursuit incontestablement une quête personnelle dans les brumes du passé. Il forme avec J. M. G. Le Clézio une sorte de couple dont l’antagonisme littéraire ordonne une symétrie aussi parfaite que celle des deux hémisphères. D’ailleurs, ils se partagent le monde. Au premier, la mer, le soleil, l’azur ; au second, le crépuscule, le brouillard, les matins blêmes, ou encore cette « tristesse qui s’accordait bien à la terrasse déserte où l’éclairage laissait des zones de pénombre ».

    J’extrais cette phrase du nouveau roman de Modiano, Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier. On connaît la dilection de celui-ci pour la géographie et la toponymie parisiennes. Elle se vérifie ici encore et le lecteur a parfois l’impression de suivre un itinéraire scrupuleusement détaillé plutôt que de lire un roman. A recommander aux touristes en visite dans la capitale. Sans compter qu’un livre dans le vent d’automne se ­replie beaucoup plus facilement qu’un plan. On me pardonnera ces innocentes moqueries. Je me les permets car, cette fois, le charme opère surtout en référence à une œuvre dont ce roman n’est que l’évocation fluette. Lui-même se ­dérobe à toute appréhension. Les inconditionnels vanteront encore la fameuse « petite musique », mais n’est-ce pas la définition même de la rengaine ? Comme le roman est mince (150 pages), on parlera d’une épure. Certes, mais la littérature selon Modiano est déjà tout en ellipses et, s’il persiste à l’amaigrir encore, les mots eux-mêmes y seront bientôt implicites. Et que restera-t-il alors ?

    « Presque rien. » Ainsi commence le roman et l’on pourrait sans doute y lire le credo de cette esthétique littéraire du moindre, du ténu, du flou, de l’évanescent. C’est pourtant l’histoire d’une tentative d’élucidation. Le passé se rappelle soudainement au souvenir de l’écrivain Jean Daragane lorsqu’il reçoit l’appel téléphonique d’un homme qui a retrouvé son carnet d’adresses et qui enquête comme par hasard sur l’un des noms qui s’y trouvent inscrits, Guy Torstel. Ce dernier n’évoque à Daragane que de très vagues et confus souvenirs qu’il s’efforce alors de préciser. Cette remémoration, qui le ramène à son enfance, est elle-même trouée d’autres flash-back, si bien que, à défaut de se perdre dans le quartier, le lecteur ne sait bientôt plus quelle heure il est ni en quel temps il se trouve. Le mystère se rapporte-t-il aux secrets honteux d’anciens collabos ? Tout cela ne serait-il qu’une hallucination de la mémoire ? Rien n’est sûr. Plusieurs époques se superposent, Paris se cache dans sa banlieue, Daragane lui-même semble très désemparé : « Cette période de sa vie avait fini par lui apparaître à travers une vitre dépolie. (…) on ne distinguait pas les visages ni même les silhouettes. »

    C’est un peu le problème, en effet. L’homme qui a retrouvé le carnet se révèle à son tour n’être « qu’un employé fantôme d’une agence imaginaire ». Il est flanqué d’une jeune femme, Chantal, qui inévitablement rappelle à Daragane une autre Chantal qu’il a connue jadis (ou était-ce naguère ?). Selon Modiano, la vérité des êtres et de leur histoire n’existe que dans le passé, un passé qui se dérobe encore lorsqu’ils font l’effort de s’y ­transporter. Nous sommes en deçà de la nostalgie ; le temps fuit par le fond comme la fumée d’un pot d’échappement. Du coup, nous progressons à re­culons dans ce jeu de piste émaillé aussi de références secrètes, une réplique cachée du Pickpocket de Robert Bresson, ou les noms du philosophe Maurice Caveing et de Minou Drouet.

    « Tout ce passé était devenu si trans­lucide avec le temps… une buée qui se dissipait sous le soleil. » Hélas, c’est bien l’effet que nous fait ce roman. Il s’évapore à mesure que nous le lisons. Et nous pouvons nous demander si Patrick Modiano, las à la fin des brumes cotonneuses, des boutiques obscures et du café amer de la jeunesse perdue, ne fait pas sien ce regret joliment exprimé par son personnage de n’avoir pas été plutôt « un Buffon des ­arbres et des fleurs ».

     

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  • "Patience 2" de Marc-Edouard Nabe : une recension de Guillaume Basquin

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               Dans le 2e numéro de sa revue Patience, sortie en Septembre 2015, Marc-Edouard Nabe revient sur les événements de Janvier dernier dans les locaux de Charlie Hebdo dont Nabe a bien connu les fondateurs dans les années 70 et 80.

    A propos de ces événements, Marc Edouard Nabe l'affirme haut et fort: "Hitler aurait été Charlie !"

    Difficile de lui porter la contradiction car... on grossissant le trait, légèrement, et quand on sait de quoi est capable et de quoi est responsable une bonne partie des « dignitaires » chefs d’Etat ou non qui ont marché ce dimanche 11 Janvier 2015… tous pompiers-pyromanes, la tentation sera grande de soutenir cette proposition de Nabe.

     

    11 janvier 2015, serge uleski, je suis charlie

                         Ils sont venus, ils sont tous là ! Carré de tête de la manifestation : Cameron, Jean-Claude Juncker, Merkel, Netanyahu, Hollande, le ministre américain de la Justice Eric Holder, le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg...

     

     

                          C'est Guillaume Basquin, chez Médiapart, qui expose la lucidité de diagnostic politique de Marc-Edouard Nabe à propos des événements du 7 Janvier 2015.

     

     

    Extrait :

                      " Patience 2, donc. La couverture déjà… Impossible de parler de ce « magazine » sans en montrer la couverture, très violente et politiquement incorrecte (euphémisme, n’est-ce pas ?). La voici reproduite.

    Couverture

    Ma première réaction a été : « Ah ! un peu facile : les “Charlie”, dans leur multitude bienpensante, sont des “fascistes” à vouloir nous entraîner dans leur “bonne” pensée … »

    J’avais faux. Ce n’est pas du tout ça que Nabe a voulu dire. Encore faut-il se renseigner, et l’écouter, dans une vidéo qu’on peut trouver sur son site, présenter son « livre » rue des Trois-Portes, lieu historique de la fondation d’Hara-Kiri, ancêtre de Charlie Hebdo. Verbatim : « Même “lui” est “Charlie”. On en est arrivé à un tel stade de compromission, de traîtrise, de dégueulasserie, de guimauverie, que même Hitler aujourd'hui serait “Charlie”. » Tout à fait différent, n’est-ce pas ? On sait que les masses ne sont pas toujours (pas souvent ?) éclairées, malheureusement ; dans un livre essentiel de Georges Bernanos, La France contre les robots, récemment réédité par les éditions du Castor Astral, on apprend que ce sont les masses, après tout, qui ont porté Mussolini et Hitler au Pouvoir absolu. C’est très gênant, n’est-ce pas ? Ça ne se dit pas… Dès 1945, Bernanos écrivait : « Il est possible que ces vérités déplaisent. »

    Car, la voilà cette vérité déplaisante du temps d’alors : « Ce qui fait l’unité de la civilisation capitaliste, c’est l’esprit qui l’anime, c’est l’homme qu’elle a formé. Il est ridicule de parler des dictatures comme de monstruosités tombées de la lune […] dans le paisible univers démocratique. Si le climat du monde moderne n’était pas favorable à ces monstres, on n’aurait pas vu en Italie, en Allemagne, en Russie, en Espagne, des millions et des millions d’hommes s’offrir corps et âmes aux demi-dieux, et partout ailleurs dans le monde […] d’autres millions d’hommes partager publiquement ou en secret leur nouvelle idolâtrie. » Plus grave : « Car les Démocraties, vous le savez, […] comptaient beaucoup d’amis des fascismes – des millions et des millions d’hommes acclamaient une doctrine qui, non seulement reconnaît à la Collectivité tout pouvoir sur les corps et les âmes, mais encore fait de cette sujétion totale de l’individu – pour ne pas dire son absorption – la fin la plus noble de l’espèce. » L’incroyable s’était produit : les hommes s’étaient mis à mépriser ce qui fait l’essence humaine même, la liberté. Dans cette grande opération de manipulation des masses qu’a été l’affaire « Je suis Charlie », même Hitler, l’incarnation même de la grande catastrophe métaphysique de l’Occident pour les Temps modernes, ce symbole du Mal absolu qu’a été le nazisme populaire, aurait probablement été « Charlie »… Oui, ça se tient. Maître en esthétisation de la politique (alors qu’il faut politiser l’Art, comme le disait Hans Jürgen Syberberg dans un ouvrage capital, La Société sans joie[3]nous y sommes !), il aurait très probablement défilé le 11 janvier aux côtés de François Hollande…"

     

                             Le billet de Guillaume Pasquin dans sa totalité ICI

     

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    Le 7 Janvier de Nabe : une vidéo ICI

     

    Le site de Marc-Edouard Nabe ICI

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