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  • Dieudonné, la personnalité la plus aimée des non-sondés de l'année 2015

     

     

     

                          Dieudonné, personnalité la plus détestée de quelques sondés avec une dénommée Nabilla ( une ex-prostituée ; aujourd'hui animatrice de télé) ?

                          Dieudonné répond à la 7è mns.

     

    dieudonné la personnalité la plus détestée des Français...

     

                      Dieudo, la personnalité la plus détestée de quelques sondés ? Rien de surprenant à cela puisque cet humoriste-activiste est leur mauvaise conscience à tous !

                      Quant au médias, quiconque trouve Dieudonné drôle et le fait savoir publiquement, perd son emploi.

     

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  • L'espérance que constituent les BRICS : une conférence de Jacques Cheminade

     

     

     

                     Septembre 2014 : Jacques Cheminade nous parle d'une Europe qui se perd dans la guerre et la soumission financière et militaire avec l'OTAN, l'UE et l'Euro aujourd'hui inséparables ; reste alors la grande dynamique d'espérance en l'avenir portée par l'impulsion des pays du BRICS.

    Les BRICS, c'est le club des pays émergents que sont le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud ; structure de coopération politique et économique, les BRICS sont regardés comme le symbole mais également le moyen de parvenir à un monde multipolaire.


    Les BRICS représentent 40 % de la population mondiale et un cinquième du PIB de la planète ; ils disposent depuis 2013 de leur propre banque pour financer des grands travaux d'infrastructures et s'affranchir du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. Les BRICS envisagent aussi de créer leur propre agence de notation.

     

    ***

     

              Jacques Cheminade, banni des médias, insulté, ridiculisé, continue son petit bonhomme de chemin. Diplômé de l'ENA et d'HEC, un avenir radieux l'attendait : hauts revenus, retraite dorée, une carrière toute tracée, il n'avait que l'embarras du choix.

    Cet homme paisible n'en fit rien. Et c'est sans doute la raison pour laquelle les médias et la classe politique ne lui pardonnent pas son refus du compromis et de la compromission : il est tout simplement in-retournable ; aucune carotte ne le fera changer de direction. Il est sans nul doute, lui aussi, la mauvaise conscience de tous ceux qui font carrière dans les médias ou dans la politique, tous ceux qui ont tout cédé et qui ont cédé sur tout : "Qui es-tu Cheminade pour avoir refusé tout ce qu'on a accepté ?" s'écrie la mauvaise conscience. D'où leur haine à son égard.

                 Aussi, le système lui préfère un Attali, un Minc, éternels parasites qui prennent et qui ne nous rendent rien ; les médias ne s'y sont pas trompés ; la classe politique non plus ; parasites pour parasites, entre-soi on se serre les coudes.

     

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  • Affects, passions, politique et philosophie avec Frédéric Lordon

     

     


     

                      "On ne pense jamais qu'à partir de ses affects et contradictoirement. Il y a toujours des affects au départ de la pensée. Penser c'est avoir éprouvé quelque chose et c'est tremper ses affects dans la méthode intellectuelle. Mes affects sont ceux que j'éprouve au spectacle de l'Etat dont la quintessence est donnée par son appareil de force ; et les manières de cet appareil de force me révulsent : il y a encore lieu de penser l'Etat ; c'est l'objet de mon dernier livre."

     

     

     

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  • L'horreur médiatique avec Jean-François Kahn

     

     

                  
                   Quand JFK s'en prend, ou du moins, croit... s'en prendre aux médias dominants, médias de masse... c'est Papy qui fait de la résistance... avec des armes en plastique et des fusils painball face à un ennemi pourtant redoutable : les actionnaires des médias et l’Etat.

    Car, après Pierre Carles, Acrimed, et tout dernièrement, le sociologue allemand Niklas Luhman qui nous montre que les médias n’informent pas sur le réel mais le sélectionne par bribes et le fabriquent (à propos de Luhman, c’est ICI)… force est de constater que la dernière publication de JFK, "L'Horreur médiatique" (chez Plon, 178 p., 10 euros que vous n'aurez nul besoin de dépenser... rassurez-vous !) ne se donne les moyens de rien et sûrement pas de nous expliquer quoi que ce soit sur qui que ce soit.

     

    Quant aux exemples que notre papy a sélectionnés aux fins d'illustrer ce qu’il croit sans doute être une attaque sans précédent contre le mode de fonctionnement des médias…  - jugez plutôt : l'affaire Léonarda, l’affaire Clément Méric et l’affaire Abdelhakim Dekhar - le tireur fou -, là encore, force est de conclure que Papy Kahn prend soin de ne se fâcher avec personne… ses amis, collègues et autres compagnons de route d’une carrière médiatique à propos de laquelle il y a fort à parier qu'elle ne laissera aucune trace… ou bien alors… sous la forme d'une longue trainée de bave, celle d'un escargot qu’il aura été, long et lent à la comprenette.

                 En effet, tout au long de l'ouvrage, JFK évite de poser la question suivante : pourquoi les médias se refusent à toute analyse exhaustive pour une représentation objective, contextuelle et prospective des personnalités, sujets, catégories et pays suivants :

     

                 - Dans un premier temps : Poutine, l'Iran, le Hamas, Dieudonné, Mélenchon,Tariq Ramadan, Alain Soral, Hugo Chavez, Taddéï, les représentants syndicaux en rupture de ban et grandes gueules, les classes populaires, les rappeurs, les Musulmans, les femmes voilées, les économistes alternatifs, les partisans d'une autre Europe avec ou sans l'Euro, la critique de l'Otan, les anti-nucléaires (1)…

     

                  - Et dans un second temps :  - Pourquoi les médias ne s'autorisent plus aucune critique des USA et d’Israël ?

                                                           - Pourquoi les médias sont complaisants avec les Femen et impitoyable avec les représentants de "la manif pour tous" ?

                                                           - Pourquoi les médias refusent, à propos des conflits dans lesquels sont impliqués les USA, Israël, l'Arabie Saoudite et le Qatar, toute mise en perspective géopolitique, historique et économique qui prendrait en compte les intérêts de toutes les parties  concernées, du Liban à la chute du mur de Berlin, de la Somalie aux événements du 11 Septembre, de l'Afghanistan à l'Irak, la Libye, la Syrie et la menace qui pèse sur l'Iran... jusqu'aux derniers soulèvements de l'Egypte... quand on sait qu'en dernier ressort,  ce sont rarement les peuples qui décident de leur avenir mais plutôt les véritables protagonistes-instigateurs de tous ces conflits… car, se refuser à toute mise en perspective globale, c'est encore une fois prendre le risque de déconsidérer la profession de journaliste à propos de laquelle la rumeur va bon train : "Qu'est-ce qu'il y a de plus bête qu'un journaliste ? Un autre journaliste, grand-reporter de préférence !"

     

                A propos de toutes ces questions, nos réponses ne se feront pas attendre.

     

           Sont en cause...

     

                             1 - Les actionnaires de ces médias : la Banque, l’Industrie du luxe et de l’armement, tous voués, l'Etat compris, à la cause d’une mondialisation sans scrupules, sans honneur ni justice, dévastatrice des cultures, des peuples, des nations, des démocraties, des souverainetés, des régimes et de la moindre aspiration à plus de justice pour tous dans un environnement qui aurait pris toute la mesure de la nécessité de repenser la complexité du monde, pour mieux nous proposer un monde virtuel, sans altérité ni pluralisme.

     

                           2 – Les salariés de ces médias, plus connus sous le nom de "journalistes"… qui occupent ce qui n'est plus que des « jobs » dont on ose à peine montrer la feuille de paie, de honte et de peur du ridicule selon le principe suivant : « Dites-moi combien on vous paie et je vous dirai quelle idée on se fait de l’emploi que vous occupez ». Et puis, les gros salaires de «patrons de presse» qui, dans les faits, ne sont que des salariés sur-payés dont la tâche principale consiste à maintenir un statu quo autour du métier de journaliste : Laurent Joffrin qui vient d’être remercié par les actionnaires du "Nouvel Observateur" pour mauvais résultats, tout chef de vente qu’il était… et sûrement pas pour manquement à ce pour quoi il avait été embauché - "pas de vague, pas de vague, surtout pas de vague !" - était l'archétype même du salarié sur-payé pour veiller sur une omerta et sur un "politiquement correct" lucratifs certes ! mais déshonorants.

    Profession chaque jour humiliée : une formation au rabais, un statut précaire, pas de culture politique, moins encore… de connaissances géopolitique, philosophique et historique ; quant à l’économie… en dehors du crédo libéral voire ultra libéral... « le marché, tout le marché rien que le marché et Wallstreet !»… on déplorera une méconnaissance abyssale des  « théories de rupture économique » ; profession dans laquelle une soumission totale est exigée… sinon... c’est la porte et Pôle-emploi avec obligation de reconversion car la presse est un petit milieu ; on a vite fait d’être black-listé (2).

     

                             3 - La passivité des lecteurs car il semblerait que... très vite, tout abonné qui pense avoir trouvé son journal fasse rapidement le choix de se réfugier dans une acceptation quasi totale de ce qui lui est à la fois donné à lire et de ce qui ne lui est jamais donné à découvrir et à comprendre, sans doute dans le souci d'une tranquillité d'esprit et d'un meilleur confort mental car, il est vrai que rien n'est plus anxiogène que la dissidence quand on n'y est pas préparé soit en tant qu'acteur ou soit en tant que témoin-lecteur-téléspectateur.


    Surprenante la rapidité avec laquelle des lecteurs et autres auditeurs renoncent à chercher à savoir ce qu'ils ignorent sous prétexte qu'ils croient que leur journal ou leur radio leur dit tout ! Et comment tout esprit critique leur apparaît soudain comme une attaque frontale intolérable contre ce nouvel ordre médiatique auquel ils ont choisi de se soumettre. Il est vrai que le meilleur des esclaves est celui qui se passe lui-même la chaîne autour du coup avant de verrouiller le cadenas et de jeter la clé.

    Arrive alors la certitude suivante chez des lecteurs critiques et avisés : si d'aventure, un journaliste devait penser différemment, il ne pourrait à aucun moment l'écrire. D'où, les raisons du discrédit de ces médias (83% des Français ne leur font pas confiance) dont les propriétaires refusent que des points de vue divergents puissent s'exprimer au sein des rédactions car toutes doivent converger : du Nouvelobs au Figaro ; et c’est la raison pour laquelle tous vont et viennent d’une rédaction à l’autre ; il suffit de penser à un Franz-Olivier-Giesbert : il les a toutes faites !

     

              Sans doute dans le souci d'échapper à une mise en accusation redoutable, quasi mortelle professionnellement, commercialement et socialement  - à savoir : l'accusation de conspirationnisme contre tous ceux qui auraient la malveillance de voir un tout petit peu plus loin que le bout de leur nez et leur fiche de paie -, les rédactions demeurent comme pétrifiées et redoutent le faux pas, celui que leurs actionnaires et leurs alliés - la caste politico-économique et quelques leaders communautaires et d'opinions -, ne lui pardonneront pas.


    Et pourtant... souvenez-vous : il y a 40 ans, les "conspirationnistes" d'aujourd'hui portaient tout simplement le nom de "journaliste d'investigation". Mais alors... comment en 20 ans est-on passé d'un journalisme spécialisé et d'investigation à la parole d'experts à la solde des multinationales et des chancelleries, jusqu’à l’arrivée d’Internet qui permet aujourd’hui une prise en charge alternative de cette information qui n’est plus... car, n'étions-nous pas tous en droit d’espérer que les médias soient un outil dédié à la diffusion... à partir d’une actualité donnée, un fait de société, une préoccupation d’ordre politique ou économique, une question qui toucherait à l’éthique, de toutes les analyses disponibles émanant d'acteurs avisés et informés ?

    Ou pour le dire autrement : n'étions-nous pas tous autorisés à appeler de nos vœux des médias ouverts à tout ce qui se pense sur un sujet en particulier et pas simplement à ce que la rédaction du journal souhaite donner à penser à ses lecteurs car, à bien y réfléchir, les journaux indépendants financièrement (après tout, le groupe médias Lagardère est lui aussi financièrement indépendant !), sont libres de tout sauf de l’opinion de ceux qui les financent, lesquels sont à l’origine de tous les choix éditoriaux qui sont faits (3). Or, des choix éditoriaux n’ont jamais fait avancer l’information quelle qu’elle soit sur quelque sujet que ce soit car, si un journal peut être libre, il ne l’est sûrement pas de sa propre propagande – choix par avance biaisé donc parce qu’en faveur d'une information aux couleurs du drapeau de la rédaction du journal.

    Pour cette raison, l’avenir n’est pas à « une information libre » qui n’est qu’un slogan. Non, l’avenir est bien à toute l’information disponible sur un sujet donné ; une information qui, à un instant T, reprendrait toutes les analyses produites. Et cet avenir-là, qu’on le veuille ou non, souhaitable ou pas, c'est Internet et son temps réel qui l’a déjà sculptée et rendue quasiment inévitable.

     

                Aussi, le constat suivant s'impose, un rien terrifié : en l'absence d'Internet, force est de constater qu'il n'y aurait aujourd'hui plus aucun moyen de diffusion d'une liberté de penser qui ne doive rien à des médias sous influence et qui, pour leur déshonneur, ont réduit cette liberté à une peau de chagrin.

    Mais alors, est-ce à dire qu'il y aurait un ange qui veille sur nous ? Car si Internet permet encore la liberté d'expression, Internet, c'est aussi la balle qu'un système verrouillé à double tour, est encore capable de se tirer dans le pied, et ce à notre grande satisfaction.


                Décidément, personne n'aura ce qu'il veut ! Ni eux qui ne veulent rien pour nous, ni nous qui voulons tout face à ce rien qui nous est proposé, c
    ar Internet, aujourd'hui, c'est bien toute la mémoire du  monde ! Et moins on oublie, plus on se souvient... et plus on se souvient, plus difficile est le mensonge.

     

    ***

     

                Allez papy JFK... encore un effort ! Côté dissidence, t'y es presque même si... à des années lumière !

     

     

    1 - Ceux qui seraient tentés de penser qu'il manque MLP (Marine le Pen) à cette liste seraient avisés de prendre en compte le fait suivant : MLP est bien mieux traitée par les médias que Mélenchon pour la simple raison qu’elle est utile au PS qui, bon an mal an, contrôle le score du FN... contrairement à Mélenchon : son ennemi juré. De plus, on peut chaque jour faire le constat suivant : les médias ont bien plus de mépris pour Mélenchon d’autant plus que MLP remplit admirablement son rôle qui consiste à stigmatiser les Français issus de l'immigration maghrébine, les Musulmans et l’Islam... autres ennemis jurés de médias sionistes qui peinent à cacher un biais anti-Arabe et anti-Musulman.

     

    2 - Qui a dit : "Un bon et un vrai journaliste est un journaliste non pas mort mais un journaliste au chômage ou bien, un journaliste à la tête de son propre journal" ? A ce propos, on peut se reporter à la vidéo de Guillaume de Rouville : ICI

     

    3 - Il suffit de penser au dernier né (il y a cinq ans) : Médiapart, un journal dit indépendant... obnubilé par les effets mais absent sur les causes... et qui valide grosso modo tous les choix atlantistes de la France et de l'Europe ainsi que toutes les réformes sociétales du PS qui n'ont pourtant qu'un seul but : masquer la liquidation des droits sociaux et démocratiques, diviser le pays et continuer "de l'occuper" en alternance avec l'UMP pour le plus grand profit d'une l'oligarchie mondialiste auquelle tous sont redevables : carrière, niveau et qualité de vie.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Médiapart à cinq ans, un abonné témoigne

     

     

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  • Le cas Taubira

     

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            « Après avoir assuré mardi 22 décembre à la radio algérienne que la déchéance de nationalité ne serait pas retenue dans la Constitution, Christiane Taubira a subi l'humiliation du désaveu public ce mercredi 23 après le Conseil des ministres. La déchéance de nationalité est maintenue. Elle ne démissionnera pas. Mieux, elle la défendra devant le Parlement. »

                                  Médiapart le 23 décembre 2015

     

     

              Volte-face de François Hollande et de Manuel Valls... à cette pauvre Christiane Taubira, ils lui auront vraiment tout fait et elle aura tout avalé sans en perdre une goutte ! Alors qu'il y a une semaine, la non-introduction dans le projet de loi constitutionnelle de la déchéance de nationalité pour les personnes nées en France était acquise.

    Christiane Taubira garde néanmoins le sourire, à l'aise, Blaise ! La déchéance de nationalité est donc maintenue, Christiane Taubira devra la défendre devant le Parlement et vivre son naufrage politique et moral jusqu'à la noyade comme d'autres de boire leur vin jusqu'à la lie.

     

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                                 Le cas Taubira

     

                Brillante candidate à la présidentielle de 2002, une tête bien faite et bien pleine, des convictions qui ne sont pas simplement des humeurs (celles de tout le monde) ni un positionnement ethnique et démagogique ou plus simplement carriériste...

    Rapporteuse de la loi du 21 mai 2001 qui reconnaît enfin que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l'océan Indien constituent un crime contre l'humanité…

    Garde des Sceaux, star du gouvernement Ayrault, si Christiane Taubira est en politique un de nos derniers intellectuels engagés, dans les replis sinueux de son cortex cérébral, de circonvolution en circonvolution, Christiane Taubira n’a de cesse de creuse son sillon ; toujours le même depuis qu’elle a été nommée à son poste de garde des sceaux ; il a pour nom : solidarité gouvernementale.

    De la solidarité au renoncement, du renoncement à la soumission, de la soumission à l'asservissement, rappelons qu'il n'y a parfois qu'un pas... d'autant plus que le ministère de Madame Taubira se trouve tout près de l'Elysée et de Matignon, là où elle reçoit ses ordres.

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                N'oublions pas ceci : bien avant les péripéties à propos du projet de loi constitutionnelle et de la remise en cause du "droit du sol" qu'il implique, on pouvait déjà assister aux manifestations de flics dans les rues, à des avocats faisant la grève de l'aide juridictionnelle ; plus tôt en février de cette année, des enfants et leurs parents ont été arrêtés à l'occasion d'une traque contre les "anti-Charlie" ;   une mineure de 14 ans a été mise en examen pour apologie du terrorisme ; un adolescent de 16 ans a été placé en garde à vue ; un homme de 34 ans, qui avait fait l'apologie des frères Kouachi lors de son arrestation en état d'ivresse ; ainsi que des dizaines de procédures ouvertes pour "apologie" du terrorisme.

    Vint ensuite la confirmation par la Cour de cassation du caractère illégal de la campagne BDS (boycott d'Israël) ; les persécutions judiciaires de Dieudonné et d'Alain Soral qu'aucune justice en Europe se cautionnerait ; des « affaires » qui n'avancent pas (comme si l'Etat PS gardait sous la main l'épouvantail Sarkozy avec celui de Marine le Pen) ; et toujours des policiers et des gendarmes acquittés à propos de bavures avérées, des prisons surchargées et toujours une justice sous financée ; des syndicalistes mis en examen, et aujourd'hui même : condamné pour contrôles au faciès, l'Etat se pourvoit en cassation alors que François Hollande s'était engagé à lutter contre ce type de contrôle lors de sa campagne présidentielle.

    Le ver était dans le fruit, très tôt.

    Aujourd’hui c’est l’état d’urgence décrété par Hollande dans la nuit du 13 au 14 novembre dernier qui vient assombrir le tableau avec des assignations à résidence d’écologistes considérés dangereux, des perquisitions par centaines sans résultats et des interdictions de rassemblements et de manifestation... Christiane Taubira, infatigable Garde des sceaux, la ministre "J'y suis bien, j'y reste !" persiste et signe : souriante et enjouée, elle demeure.

     

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               Et c'est alors que... pas à pas, sans éclat ni tapage, par la petite porte, porte de derrière pour ainsi dire... mois après mois, année après année, on s’y traîne, debout mais couché, lentement mais sûrement, de flatterie en flagornerie, alléché par l’odeur d’une promesse de reconnaissance au sein du grand barnum politique et sociétal... et puis, par un beau matin, on retrouve ses chaînes, le bruit de son cliquetis et son entrave, celle dont on croyait s’être débarrassé.

    Et c'est alors que l'intéressée ira jusqu'à tenir le fouet qui punira ses congénères. Et c'est aussi l'indépendantiste guyanaise qui échange son lexique et son codex de militante des droits des Peuples à disposer d'eux-mêmes contre une langue de bois au service de la domination du plus fort sur le plus faible : l'élève a dépassé le Maître.

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    Mais alors, esclave un jour, esclave toujours ?

    « Django » le long métrage de Quentin Tarantino sur la traite, nous en donnera quelques exemples aussi hilarants et savoureux que pathétiques car, dans ce monde de la traite, de l’esclavage et des plantations, "le nègre domestique", nègre de l'intérieur, qui bichonne le maître, le pomponne, s’assure de son bien-être, de la propreté des lieux et de l’excellence des mets qu’il trouvera dans son assiette, sait que la force est du côté des Blancs esclavagistes et négriers ;  sa sécurité et prospérité aussi quand il est promu au rang de Major d’homme. Dans ces conditions, mieux vaut, à ses yeux, être le domestique du Blanc au 19e siècle que son salarié "libre" cent ans plus tard, à trois dollars de l’heure.

     

                   D’autre temps, d’autres mœurs… soit !  Mais quand on sait qu’aujourd’hui personne n’ est contraint à ce déshonneur - et sûrement pas Madame Taubira -… sinon par désoeuvrement, orgueil et vanité ; encore et toujours la vanité ! Que dire alors ?

    Frantz Fanon, Aimé Césaire et Edouard Glissant  (auteurs cravatés qui n’ont fait finalement que servir la langue des maîtres) dont Christiane Taubira se réclame, ont donc échoué : leur littérature ne l’a pas aidée à penser les dangers de la compromission et le piège qui se referme sur la victime qui choisit de servir son bourreau : celui d'hier, d'aujourd'hui et de demain ; celui qui est du côté du manche ; bourreau de toujours qui vous domine des pieds à la tête, entre deux sourires, deux tutoiements, deux embrassades : Judas père et fils. 

    Autant pour la vigilance de Madame Taubira qui avait pourtant tous les atouts en main – intelligence, talent, culture -, pour démasquer un tel stratagème. Car si le pouvoir corrompt, le pouvoir « privé du pouvoir de dire non et de lui tourner le dos » rabaisse et avilit ; on quitte alors son fauteuil débiteur et sale… endetté à vie.

    Aussi, à propos de la relation du PS avec Christiane Taubira, force est de conclure ce qui suit : ce parti n'a pas son pareil lorsqu'il s'agit de salir celles et ceux dont il loue les services le temps d'un passage dans un de ses gouvernements iniques dont il a le secret ; il exigera tout d'eux qui, sur le plan de la morale, de l'éthique et de la rigueur intellectuelle, y laisseront tout ce qu'ils possédaient avant d'y entrer.

    Prêtez-leur un bras et main forte, et c'est tout votre corps, corps et âme, que vous y abandonnerez car, c'est maintenant bien établi : on sort manchot, cul-de-jatte, lobotomisé et sale - en d'autres termes : discrédité - d'une collaboration, même éphémère,  avec un parti qui cultive comme aucun autre, le mépris courtois et sournois envers ceux qui le servent, sans doute à cause d'une trahison politique qui lui sied si bien depuis trente ans !

    Après leur départ, reste alors pour tous ceux qui ont un jour succombé à l'appel du PS à se faire oublier au plus vite dans le confort d'une retraite rondelette ; et pour ceux qui auront gardé un minimum de conscience morale... retraite amère qui ressemble étrangement à une cavale : rompre tout contact avec son passé tout en renonçant à une vie sociale digne de ce nom.

     

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              Mais alors... est-ce un hasard si ce destin sacrificiel qui ressemble fort à une crucifixion touche en priorité des Français qui appartiennent à des minorités visibles ?

    On pourra longtemps s'interroger sur le fait que le PS ait pu confier à Christiane Taubira un projet de loi aussi clivant et controversé que "Le mariage pour tous" ou bien une réforme pénale aussi ambitieuse que controversée. Doit-on y voir là, une fois encore, un désir du PS de gonfler les scores du vote FN avant de l'instrumentaliser à la prochaine présidentielle de 2017 ?

    Ah ! Mépris quand tu nous tiens.....................   Harlem Désir (il sera le premier), Malik Boutih, Najat Vallaud-Belkacem et maintenant Christiane Taubira...

    Même en politique, on leur confie le sale boulot.

     

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                   La pire des choses pour un être humain c’est de mal vieillir car, on ne devrait jamais vieillir comme on ne devrait jamais cesser de hurler ! Tous devraient alors pousser leur cri puis mourir tout de suite après pour mieux laisser résonner ce cri.

    Attention des médias, confort matériel, prestige de la fonction, à ce sujet, on reprochera à ChristianeTaubira d’avoir tué ce cri pour une bataille de chiffonniers de mauvaise foi à l’Assemblée nationale le mercredi au moment des questions de gouvernement, tout en ayant la faiblesse ou la fourberie de croire que cette bataille valait une seconde d’attention et une seule journée d'investissement.

    Christiane Taubira, une authentique femme de gauche dans un gouvernement de droite aura accepté de gérer, durant cinq années, la pénurie d’un budget d’une justice à 60 Euros par tête d'habitant, le plus faible d’Europe…

    Une femme politique Christiane Taubira, faite pour le combat politique mais sûrement pas destinée à occuper un poste de ministre car, si la politique c’est un métier dans une démocratie squelettique, être ministre c’est la poursuite de cette carrière politique par d’autres moyens ; ne rien faire, attendre, sourire, s’agiter, ménager la chèvre et le chou puis frapper très vite et fort au bon moment : ascension assurée.

    Mauvaise fille, ChristianeTaubira n’a fait finalement que donner des coups de pieds dans les tibias de tout le monde, renonçant très vite à mener jusqu’au bout une réforme dès les premiers coups de sifflet de l'Elysée et Matignon qui annoncent la fin de la partie en attendant la prochaine.

    Ministre militante mais impuissante, c’est alors que l’on développe un comportement de petit chef, puis de capot, la boucle bouclée.

    Christiane Taubira avait une opportunité de quitter ce gouvernement d'une présidence de la honte et du ridicule, au moment de l’arrivée de Valls ; son erreur, sa faute sera d’être restée ; ce qui la condamne déjà. D’autres ministres avaient compris qu’il fallait quitter ce gouvernement de renégats ; elle s’est obstinée : la peur du désoeuvrement suite à un retour à la vie civile ?

     

               Dans ces conditions, comment alors ne pas souhaiter que Christiane Taubira se fasse oublier dès 2017. Un retour à la Guyane peut-être auprès d’une population qui n’a pour seule avenir que le RSA. Tout le monde a le droit à la rédemption. Espérons qu’elle ira la chercher et qu’elle trouvera cette rédemption auprès des déshérités de l'Outre-mer, abjecte dans son organisation économique, et par voie de conséquence, dans son organisation sociale.

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  • Déchéance de la nationalité : la volte-face électoraliste de François Hollande

     

                      Volte-face de François Hollande et de Manuel Valls...

                     A cette pauvre Christiane Taubira, ils lui auront vraiment tout fait et elle aura tout avalé sans en perdre une goutte ! Alors qu'il y a une semaine, la non-introduction dans le projet de loi constitutionnelle de la déchéance de nationalité pour les personnes nés en France était acquise.

    Christiane Taubira garde néanmoins le sourire, à l'aise, Blaise !

    La déchéance de nationalité est donc maintenue, Christiane Taubira devra la défendre devant le Parlement : elle devra vivre son naufrage politique et moral jusqu'à la noyade comme d'autres de boire leur vin jusqu'à la lie.

     

                     Avec cette volte-face qui peut être considérée comme une vraie légitimation du FN, un boulevard qui lui est maintenant ouvert, et d'une pierre deux coups, la continuation de la destruction du PS en tant que parti potentiellement capable de proposer une politique de gauche, Hollande et le PS de Valls jouent l’opinion : en effet, 95% des sondés soutiennent cette déchéance de la nationalité ; opinion auquelle Hollande donne rendez-vous au 2e tour de l'élection présidentielle si possible face à Marine le Pen.

    Reste à savoir qui, du front de gauche -  principalement communistes à l'Assemblée -, et des écolos, refusera de voter cette loi.

    On dit que l'aile gauche du PS est vent debout contre ce projet constitutionnel ;  l’ancien ministre Benoît Hamon, François Lamy proche de Martine Aubry, ou Anne Hidalgo, la maire de Paris, dénoncent cette mesure.

     

                 Ils ne sont pas les seuls. Médiapart et son patron Plenel trouvent  là matière à s'indigner : " L’introduction dans notre Constitution de la déchéance de nationalité pour les binationaux nés Français serait un attentat contre la République, ruinant son principe d’égalité de tous les citoyens sans distinction d’origine. En portant ce projet, la présidence Hollande et le gouvernement Valls actent leur propre déchéance politique en signifiant leur ultime rupture avec le peuple de gauche qui les a élus."

     

    Jean-Luc Mélenchon aussi qui ne souhaite pas être en reste : " Le Père Noël gouvernemental est une ordure. Oui, cette fois-ci, c’est la fois de trop. Le point où commence davantage que l’indignation ou le dégoût. La nausée absolue. Ils auront tout démoli. L’État, l’indépendance, les acquis du Conseil National de la Résistance, la parole donnée, l’identité de gauche : tout ! Et maintenant la France elle-même. La France dans ce qui fait la peau qui l’enrobe, sa chair commune, le squelette qui la tient articulée. Soyez maudits pour cette ignominie sans précédent ! En créant de toute pièce la catégorie des « Français de souche » et des « étrangers de souche » Valls et Hollande ouvrent une boite de Pandore dont le pire est certains de sortir."

     

                Plenel, Mélenchon, et au PS, Aubry, Marie-Noëlle Lienemann, Hamont, Hidalgo... précisément ceux qui, en 2017, n'en doutez pas un seul instant ! nous demanderont de "voter François Hollande" pour barrer la route de l'Elysée au FN... tout FN qu'il est Hollande !

    Et parmi eux, particulièrement ceux qui, faute de courage, ont la lâcheté de se persuader, mandat après mandat, qu'ils dépendent du PS pour leur ré-élection : pensez simplement à M.H Lienemann : conseillère générale, ministre, député, maire, sénatrice ; 30 ans au PS, 30 ans de contestation du PS.

    Il ne viendra à l'idée d'aucun d'entre eux de travailler à une réelle alternative de gauche puisque leur indignation et leur contestation à répétition pourvoient amplement à l'entretien de leur bonne conscience et de leur carrière.

                 Aussi, aucun d'entre eux ne bougera, aucun, tétanisés par la peur des représailles de la direction du PS en 2017 et puis, confortés dans leur complaisance par une opinion publique qui, tel le nombre, sanctifie.

    Après tout, souvenez-vous : on a tout reproché à Pétain et rien à sa popularité.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Il faut que le PS meure pour que la gauche renaisse

     

     

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  • LES BREVES (plus ou moins brèves) DE SERGE ULESKI

     

    Soutenir un auteur, c'est le lire et en parler autour de soi

     

    Merci à celles et ceux qui me soutiennent en commandant mes ouvrages

     

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                La vérité tient en quelques mots, et le mensonge... en tout un roman.

     

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    En proie à la nostalgie... 

    Et si, ce qui nous attire, nous séduit, nous émeut dans tout ce qui touche de près et de loin à hier, était le fait que ce morceau de vie qu'est le passé, est derrière nous ? Et on ajoutera, soulagés : "Ouf ! Plus de peur que de mal !" 

    Car... qui nous rappellera que vivre demeure une expérience que l'on préféra toujours avoir derrière soi et non... devant ?

     

     

    Fragments, figures de style, effets rhétoriques, parfois satiriques ou caricaturales…

    Maximes, syllogismes, aphorismes, tantôt inédits, tantôt glanés dans les textes de l’auteur (romans et billets de blogs)…

    Plus de trois cents brèves – plus ou moins brèves -, pour se dépêcher d’en sourire ou d’en rire ; ou bien encore, d’y réfléchir.

     

     

    Il faut taire les crimes, ceux de tous les jours car, les nommer, tous ces crimes d'exception, anonymes et insoupçonnables, c'est en faire des maux incurables, des maux privés de l'espoir de l'oubli.  

    Heureuse soit la victime à qui la société n'a pas notifié et qualifié le crime commis sur elle ! Car, elle n'aura alors qu'un seul poids à porter : celui de son propre jugement et seulement le sien. Et là, ô miracle ! L'esprit peut se révéler d'une magnanimité surprenante, lui qui est capable d'accueillir le pardon, ou bien l'oubli comme le naufragé accueille son sauveteur.

     

     

    L'ouvrage est disponible ICI

     

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  • Des nouvelles de la Grèce et du gouvernement Tsipras

                   

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                 La Grèce a reçu ses derniers versements pour 2015.

    La zone euro a donné mardi son feu vert au versement d'un milliard d'euros de prêts internationaux. En contrepartie, le gouvernement Tsipras devra cesser toute aide aux plus démunis : finie la prise en charge des frais médicaux ! Fini le versement d'allocations ! Finies les soupes populaires financées par l'Etat !

    C'est 30% de la population grecque que le gouvernement Tsipras abandonne à l'absence de couverture médicale, à la rue et aux poubelles à la recherche d'une pitance incertaine.

    Reste alors la charité privée.

     

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                    Pendant ce temps, en Espagne, le mouvement Podémos arrivé 3e aux élections législatives fixent ses conditions pour une alliance éventuelle avec le PSOE (PS espagnol) : il s'agit de l'inscription des droits sociaux dans la Constitution espagnole, de la mise en place d'un système de révocabilité du président du gouvernement à mi-mandat, et de l'instauration d'un nouveau système électoral qui soit davantage proportionnel. 

    Podémos, gauche radicale avez-vous dit ?

    Ces trois conditions effrayeront qui ? Sûrement pas la Commission européenne, ni les bailleurs de fonds de l'Espagne, ni l'oligarchie mondiale ni Wall-Street ni la City.

     

                 Et dire que d'aucuns ici s'interrogent encore  : Pourquoi n'y a-t-il pas de Podémos français ? Après un questionnement identique en début d'année sur l'absence d'un Syriza hexagonal.

    Alors, la gauche française a-t-elle vraiment raté quelque chose ?

    Aujourd'hui, plus personne n'ose parler ni de Syriza ni de Tsipras. Silence absolu.

    Notons au passage ceci : La Grèce c'est 50% de chômeurs, l'Espagne 25%...

    La France a 10% de chômeurs et des aides qui permettent encore d'acheter la paix civile, le tout avec un taux d'abstention de 50% aux élections ; avec ces données-là, n'importe quel pays ne ferait pas mieux que le Front de gauche.

    Quant aux écolos... c'est encore un autre sujet.

     

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                         Après des semaines de boniment à propos d'un soi-disant Printemps arabe, puis en Europe, au sujet du renouveau d'une gauche alternative de gouvernement, force est de constater ce qui suit : si une hirondelle ne fait pas le printemps, en revanche, il semblerait qu'elle ait cette année pour mission d'annoncer un hiver glacial...

                        Oui, carrément glacial pour les plus fragiles et une gauche retenue prisonnière sous une épaisse couche de glace.

                        Mais alors, qui trouvera des excuses à cette gauche-là ?

     

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    Pour prolonger, cliquez : Alternative politique et mondialisme : quel nouveau paradigme ?

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  • Après le conseil d'Etat, le conseil constitutionnel : une seule et même forfaiture

          

              Liste des membres du Conseil constitutionnel nommés par le Président de la République, le Président du Sénat et le Président de l'Assemblée Nationale



              Jean-Louis DEBRÉ, Valéry GISCARD D'ESTAING, Renaud DENOIX de SAINT MARC, Guy CANIVET, Michel CHARASSE, Claire BAZY MALAURIE, Nicole MAESTRACCI, Nicole BELLOUBET, Lionel JOSPIN, Jean-Jacques HYEST.

     

                      Les traitements alloués aux membres du Conseil constitutionnel s'élèvent à 1 790 000 euros bruts en 2015, sans compter les frais de déplacement qui atteignent 110 000 euros bruts par an. Le Conseil constitutionnel refuse de donner plus de détails, mais rapporté au nombre de Sages, 10 à ce jour, cela représente 14 916,67 euros bruts par mois, soit l'équivalent de 10 SMIC.

     

     

     

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               Le projet de loi constitutionnel est présenté ce mercredi 23 décembre 2015 en conseil des ministres. Le texte ne comprend plus qu’un article : l’inscription dans la Constitution de l’état d’urgence, prévu par la loi de 1955 modifiée par celle de novembre 2015 adoptée parle Parlement à la quasi-unanimité.

    Cette loi sera débattu en février au Parlement puis au Sénat. Elle devra recueillir une majorité des 3/5.

     

     

    ***

     

                   Avec un Conseil d’état qui, confronté à « l’affaire Dieudonné » validera l’interdiction du spectacle de l’artiste prévu le 9 janvier 2014 à Nantes conformément à la volonté du préfet et du maire de cette ville « pour trouble à l’ordre public constitué par les atteintes au respect de la dignité de la personne humaine » et ce préventivement, alors qu’aucun des spectacles de l’humoriste-activiste n’avait jamais causé depuis dix ans le moindre trouble, le tout sur fond de soupçon d’antisémitisme (1)…

    Un Conseil d’Etat pour une décision suprême, en dernier ressort, décision confiée à un juge de confession juive qui plus est, Bernard Stirn - un peu comme si à propos d’un spectacle soupçonné d’incitation à la haine anti-musulmane, on avait confié la confirmation d’une décision d’interdiction préventive à un juge de confession musulmane (2) -, et alors que ce juge aurait dû se retirer afin de contrer tout soupçon d’un jugement partial ethniquement motivé…

    C’est maintenant le Conseil constitutionnel qui valide 7 assignations à résidence d’écologistes considérés dangereux pour l’ordre public à l’occasion de la tenue au Bourget de la Cop21, des perquisitions par centaines, des interdictions de rassemblements, annulant ainsi tout recours au niveau national pour des organisations telle que la Ligne des droits de l’homme, qui, confiantes, avaient saisi ce Conseil.

    Il ne leur reste plus qu’un seul recours, hors de France : la Cour européenne de justice.

     

                   Tout est donc prêt pour l'élection présidentielle de 2017.Tout est en place.

                   Affaire Dieudonné, séquestrations de militants écologistes… les dits sages de ces deux institutions capitales pour la défense de la liberté contre la tentation d’un Etat d’exception, Etat d’urgence qui pourrait tout aussi bien servir un projet de coup d’Etat politique, au nom d’un danger imminent, l’Etat verrouillant tout débat selon le principe qui veut que «  qui n’est pas avec moi est contre moi et pour la menace qui nous fait face !», ces sages ont une fois de plus, une fois de trop, montré qu’ils n’ont de sagesse que leur unique souci de complaire à ceux qui les ont nommés, d’autant plus qu’il devient difficile de ne pas soupçonner ces deux Conseils de préparer un avenir bien sombre à tous ceux qui, bon an mal an, seraient susceptibles de remettre en cause un nouvel ordre mondial qui plonge toutes les sociétés occidentales dans une remise en cause intraitable des protections, et autres acquis sociaux, et des chances de progrès pour le plus grand nombre car, qu’on le veuille ou non, toutes ces décisions mettent en danger tous ceux qui seront appelés dans les années à venir à contester une organisation de l’existence dans laquelle seuls le profit, la marchandise et l’abrutissement auront droit de cité.

    Avec toutes ces décisions successives rendues depuis deux ans, c’est un véritable plan d’action, un véritable programme concerté qui est établi : avec la complicité de ces deux institutions carte blanche est donc donnée à l’Etat français ! Et quand on connaît son histoire ainsi que celle de son parlement et de ses élus, on peut sans hésiter craindre le pire.

     

                   Concomitance troublante cette remise en cause des acquis sociaux et de notre modèle de société, le verrouillage des médias et cette menace sur la liberté individuelle et collective « encadrée juridiquement » par le Conseil constitutionnel et le Conseil d’Etat au nom d'un « Protégez-nous ! » soi-disant unanime !

    Une injonction crédule et suicidaire car, l’Etat ne protège que l’Etat. De plus, jamais un acte terroriste n’a mis en danger l’Etat ; l’Etat sort toujours plus fort d’une campagne d’attentats, et les victimes et leur famille plus faibles et plus dépendants encore.

    L'Etat d'urgence inscrit dans la constitution pourrait alors être utilisé à d'autres fins que la lutte contre le terrorisme ? C'est sûr, la tentation est beaucoup trop grande : aucun Etat ne peut y résister longtemps (3).

    Avec ces deux institutions sous influence qui ont perdu tout sens de leurs devoirs de résistance et de responsabilité (4), composé de membres qui n'ont, dans les faits, aucune compétence pour juger des risques et de la conformité d'un projet de loi avec notre constitution tant dans sa lettre que dans son esprit, des membres en grande partie issus d'un sérail politique étatique, tout semble organisé pour que l’existence qui nous est et qui continuera de nous être imposée dans les décennies à venir et qui ne recueillera l’assentiment que d’une minorité de nos concitoyens, ne puisse rencontrer qu’un minimum d’opposition organisée.

     

                  Et c'est alors que... déjà des cris se font entendre : « Robespierre, reviens ! » car seule la peur clouera sur place ces institutions dévoyées : la peur de la volonté et de la mobilisation populaire et militante ! Seule la peur fera qu’elles se rendront à la raison non pas du plus fort mais d’une justice qui protège la liberté et non la servitude dans une démocratie épuisée qui n’est plus qu’une simple formalité, et pour l’Etat et pour une grande partie des médias et de la classe politique.

                 Et même si la composition de ces deux Conseils explique nombre de ces décisions, la faute majeure de ces deux institutions c'est bien de se réfugier derrière le droit sans tenir compte du contexte dans lequel les requêtes lui sont adressées ; en effet, ces requêtes concernent une société civile dont la citoyenneté est au bord de l'asphyxie.

    Et c'est bien cette ignorance, cet entêtement, cet aveuglement et cette insensibilité qui les condamnent sans rémission.

     

    1 - Arrêt rendu en 1H30 et qui remet en cause, une fois de plus, la loi sur la liberté de réunion et plus grave encore : menace "le droit à l'humour" avec la mention d'une "atteinte à la dignité humaine" qui ouvre en grand la porte à toutes les stratégies liberticides, et tout aussi préoccupant...  à des demandes d'interdiction qui émaneraient d'associations de défense de minorités ethniques, sociales et pourquoi... minorités physiques : les gros, les petits, les handicapés....

    A ce propos, se reporter à l'article de Thierry Lévy, avocat, dans le Monde.fr

     

    2 - Et même s’il ne faut pas rêver car on peut douter qu’il y ait à un tel niveau de juridiction, et sans doute à tous les niveaux, des juges de confession musulmane.

     

    3 - Une alerte de Frédéric Sicard, bâtonnier de Paris à ce sujet  : ICI et LA

    4 - Le conseil constitutionnel validera en 1995 les comptes truqués de Chirac et de Balladur malgré les irrégularités, plusieurs millions de francs étant d'origine douteuse au nom d'une raison d'Etat  qui n'a rien à voir avec l'Etat de droit  : éviter l'annulation d'une élection présidentielle. Ce même conseil rejettera les comptes d'un tout petit candidat : Jacques Cheminade.

    A noter le fait suivant : le conseil tape sur les petits tout en épargnant les gros ; précisément ceux contre lesquels un tel conseil constitutionnel devrait nous protéger.

     

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  • Quand Bernard Tapie vole au secours des médias

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                       Bernard Tapie annonce son retour en politique : "Je reviens pour interdire le chômage" a-t-il déclaré (1).

    Avec cette déclaration de bonimenteur de foire, on est déjà au cinéma, dans un nanar à la sauce canular. Faut dire qu'il y a des hommes qui ne savent pas s'empêcher et qui ne perdent pas de temps non plus ! Chimère et clown, Tapie en fait partie, sans l'ombre d'un doute.

    Si quand on voit le remède on comprend le mal, avec cet homme-là, ne comptez sur rien ; ni sur la compréhension du mal ni sur la justesse du remède.

     

                         Mais alors, ce camelot qui a fait fortune sur l'échec de tous les autres (2), chercherait-il à faire oublier ses ennuis judiciaires ?

    Tapie qui n'aime pas perdre vient de se faire délester, sous la présidence Hollande et par une justice indépendante - cela va s'en dire ! -, de plus de 400 millions d'Euros qu'une autre justice, elle aussi indépendante, lui avait fait gagner sous Sarkozy.

    Dans ce contexte, Tapie veut-il prendre sa revanche sur le pouvoir socialiste ? Quand on sait qu'il est tenu responsable de la mort politique de Michel Rocard aux européennes de 1994, de Jospin à la présidentielle de 2002, de Royal en 2007, c'est sûr, François Hollande a toutes les raisons au monde de s'inquiéter du retour de ce bluffeur à large et grande gueule que des électeurs complaisants ont la fâcheuse habitude de plébisciter. Pensez simplement à un Pasqua, à un le Pen, à une Morano, à un Sarkozy...

     

                     Déjà, les médias se frottent les mains, ils se pourlèchent les babines... des médias condamnés, voilà quelques semaines encore, à assurer à leur corps défendant - même si rien n'est moins sûr après réflexion -, la promotion du FN - audience oblige ! -, car enfin, qui peut bien avoir envie d'écouter Juppé, Sarkozy (ringardisé en deux semaines après son retour), le pathétique Bayrou ou bien Cambadélis ?

    Personne.

     

                    Pour animer la campagne de 2017, les médias auront maintenant à leur disposition deux têtes d'affiche... l'une contre l'autre avec audience assurée.

    Finies les remontrances du CSA à propos d'une sur-exposition du FN ! Tapie viendra apporter la contradiction à la famille le Pen et aux lieutenants de leur parti sans pour autant plomber les indices d'audience et les recettes publicitaires.

     

                   Si l'on peut déjà affirmer que le scénario que l'on nous prépare accouchera d'un navet, ce retour de Bernard Tapie est sans aucun doute la meilleure des nouvelles pour ces médias. De là à penser que ce sont eux qui l'ont prié de reprendre du service...

     

     

    1 - Tapie en exclusivité sur le JDD

    2- Tapie, le génie des affaires avec Jean-Louis Borloo, avocat d'affaires juteuses !

    Tapie se porte acquéreur d' entreprises au bord de la faillite ; après avoir licencié la moitié du personnel, il leur remonte le moral le temps de les revendre à très bon prix, avant qu'elles ne dépriment à nouveau pour finir par s'effondrer emportant avec elles les quelques salariés qui avaient survécu à la première dépression.

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