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  • Guerres, tueries et armement

     

     

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    Ventes d'armes de la France

               

                   L’Australie vient de commander à la France douze sous-marins pour un montant de 34 milliards d’euros. Les médias parlent d'un contrat du siècle.

    C'est le constructeur français DCNS (Direction des constructions navales, systèmes et services) qui l’a emporté face à l’Allemagne et au Japon ; ce qui n'empêchera pas cette entreprise de supprimer 1000 emplois dans les trois ans. De plus, les sous-marins seront construits en Australie ; seules l'ingénierie et la maintenance concerneront des emplois français.

    L’action du groupe industriel français a pris 2 %, à la Bourse de Paris, et les derniers sondages postérieurs à cette annonce montrent un François Hollande en hausse, un peu comme après les tueries du Bataclan et celle de Charlie Hebdo.

     

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    Gestion des crises

     

     

                    "Le Mali aura été le plus beau jour de ma vie !" déclarait déjà François Hollande en Février 2013 à Bamako.

    C'est sûr, ce n’est pas donné à toutes les nations d’offrir un bonus de plus de 20 points de popularité à leur président ou leur premier ministre, pour s'être fait tirer comme des lapins et des pigeons, de Mohammed Merah en 2012 aux tueries du Bataclan du 13 novembre 2015, avec un François Hollande qui recueillera plus de 50% de taux de satisfaction après avoir été au fond du trou trois années durant même si, pour en sortir, il semblerait que la politique étrangère de la France ait dû en faire descendre une bonne centaine dans ce même trou, 130 précisément - la nature ayant horreur du vide sans doute ! - pour y trouver non pas un regain de popularité puisque tous étaient connus de leur famille seule, mais bien plutôt une tombe.

     

                   "Les attentats de Paris : 130 morts – hausse historique de la popularité de François Hollande !"

                   Si ça, c’est pas un encouragement !


                    Avec cette vente de sous-marins et cette remontée significative de François Hollande dans les sondages, un François Hollande qui avait une fois de plus la tête sous l’eau, après la guerre, les tueries…  voici l’armement !

                   Cet effet de levier sur toute carrière politique que représente les guerres, les tueries et les ventes d'armes pourrait en tenter plus d'un et plus d'une ! Mais alors, pourquoi ne pas proposer un tel projet de société aux électeurs et en particulier aux sondés qui semblent confirmer une fois de plus qu’ils ne méritent rien, sinon ceux qu’ils élisent élection après élection : guerres, tueries et vente d'armes ?

     

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  • USA-Allemagne : un même horizon

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                   Barack Obama a entamé dimanche une visite en Allemagne, chez Angela Merkel, la partenaire européenne la plus respectée, choyée et respectée par les USA, avec qui il souhaite défendre le libre-échange.

    Le président américain doit inaugurer le salon industriel de Hanovre, grand-messe du "made in Germany", un tremplin idéal pour promouvoir l'accord de libre-échange actuellement négocié entre l'Union européenne et les Etats-Unis, connu sous les acronymes TTIP ou Tafta.

                   "Nous n'abandonnerons pas nos efforts pour négocier un accord de libre-échange avec notre plus grand partenaire, le marché européen", a assuré M. Obama, qui souhaite un accord avant de quitter le pouvoir en fin d'année.

    Comme un fait exprès, la chancelière allemande a formulé le même souhait.

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                      Dans les faits, l'approche allemande et américaine de la "gestion" de l'Europe, ce qui implique nécessairement l'affaiblissement de la Russie, voire sa marginalisation définitive de la scène internationale -, est bel et bien complémentaire. Et si la France est absente c’est qu’elle est de fait... hors jeu.

    Certes,  l'Allemagne est un peu l'Israël de l'Europe : porte-avion américain, elle a toutefois son propre agenda : son caractère national et son histoire le lui commandent, et plus encore depuis que la France, sous la présidence Hollande, a choisi de se laisser porter par les événements provoqués tantôt par l’Allemagne, tantôt par les USA.

    Pensez un instant seulement à Donald (Mickey) Tusk, de nationalité polonaise, russophobe comme ce n'est pas permis ! Nommé Président du conseil européen, il est bien l'homme des USA et de l'Allemagne qui a soutenu sa candidature : c'est un libéral pur jus en matière économique (sous-financement de l'Etat et guerre contre les salaires) ; ce qui n'est pas fait pour déplaire à Merkel, l'esclavagiste de la classe ouvrière d'Europe de l'est : en effet, l'Allemagne distribue des salaires compris entre 1 et 5 euros de l'heure.

     

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                    Quant à notre pauvre France, si aujourd’hui elle semble absente de l’Europe et de la conduite de son destin et de l’histoire qui s’y écrit jour après jour - l’Allemagne et les USA y faisant leur marché sans nous, distribuant tous les rôles -, ce sont les circonstances qui l’auront voulu : la médiocrité et la lâcheté sans précédent de ceux qui occupent l’Élysée et Matignon, et plus généralement… celle de la classe politique y sont sûrement pour quelque chose ; pour preuve, le fait qu’aucune voix ne s’élève contre le hold-up allemand et américain sur l’Europe.

    Et la venue à L’Elysée de Juppé en 2017 n’arrangera rien ; aux premiers éternuements de la Commission européenne, des USA, d’Israël et des monarchies du golfe - business oblige, en ce qui concerne ces dernières ! -, on imagine sans difficulté un Juppé faisant un bon en arrière à perte de vue.

     

                  On n'aura pas manqué de noter qu'aucun président français n'a été aussi "populaire" à Washington, à Tel-Aviv et à Riyad et jamais autant "impopulaire" ici en France. Rien de surprenant à cela, les trois pays précédemment cités n'ont qu'un objectif : affaiblir la France, la seule voix indépendante de l'Occident depuis la fin de la seconde Guerre mondiale. D'où la remise des clés de l'Europe à une diplomatie allemande si favorable au traité TAFTA, autre instrument destiné (entre autre) à rayer la France de la carte géo-politique mondiale (avec la Russie) en tant qu'opposant à l'hégémonie américaine : complice oui ! Mille fois oui ! Indépendante ? Non !

                  On pourra quand même s’étonner d’une chose : que ce ne soit pas un Cagliostro... non ! plus affligeant encore : une « du Barry » ou une « Pompadour » qui mène la danse tout en conduisant les affaires de l’Etat.

    Une putain et une demi-mondaine donc, à une époque où la politique de la France se décidait dans les chambres à coucher (avant la venue salvatrice d’un Talleyrand balayé plus tard par « la corbeille »), même si leurs équivalents masculins qui ont tenu (et tiennent) un temps les rênes non pas du « pouvoir » mais de la soumission aux plus forts qui vous dictent tous vos choix, n’en ont pas été et n’en sont pas, aujourd’hui encore, si éloignés que ça ; les backrooms non plus, comparés aux alcôves d’antan.

                     Tout cela annonce une farce macabre pour le plus grand plaisir de ceux qui n’ont qu'un seul souhait : que la voix de la France se perde à jamais dans le concert assourdissant des nations sans voix ni volonté.

     

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    Le traité transatlantique (TAFTA) expliqué en quelques minutes

     

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    Pour prolonger, cliquez :Europe, Russie, Allemagne and Co

     

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  • Rama Yade est candidate à l’élection présidentielle

     

               Billet de blog publié en 2015

     

     

    Enquête et débat - Le cercle des volontaires

     

    Quand Rama Yade crache dans la soupe - février 2015

     

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                      Cela fait des années que Rama Yade essaie de décrocher un mandat de députée ou de maire mais sans y parvenir car la droite des Hauts-de-Seine - là où Rama Yade souhaite faire carrière -, a décidément beaucoup de mal à lui trouver une place ; elle devrait savoir pourtant que dans ce département, les places sont chères, très chères, et pour tout le monde. Et quand on en tient une... de municipalité, de circonscription, on ne la lâche pas : on la garde. Qu'elle se renseigne donc auprès des Thénardiers de la politique que sont les Balkany, ou bien auprès d'un Devedjian ! Ils le lui confirmeront sans difficultés.

                       Radiée des listes électorales de Colombes en 2011 pour irrégularité sur sa domiciliation (Rama Yade nourrissait des ambitions politiques sur cette commune à défaut sans doute d'en avoir pour ses habitants), un temps à l'UMP, un autre à l'UDI, aujourd'hui inscrite chez les Radicaux, occupant des postes subalternes dont elle n'a de cesse de démissionner - au Sénat, à l'Unesco, à la présidence d'un parti fantôme -, manifestement la politique ne sait pas quoi faire de Rama Yade, nous non plus en tant qu'électeurs, et elle... pas davantage.

    Issue d'un milieu aisé - sa mère est professeur de lettres et son père, professeur d’histoire -, entrée en politique à partir d'aucune expérience personnelle susceptible de la "qualifier" et de lui conférer un minimum de crédibilité et d'autorité sur quelque sujet que ce soit, comme d'autres avant elle, et beaucoup d'autres encore après elle,  porteuse de rien ou de si peu, Rama Yade fait partie de tous ces gens qui entrent en politique pour ne pas aller bosser chaque matin que le salariat fait car tous savent que l'entreprise c'est le bagne et que l'argent qu'on y gagne et qui est rarement volé... l'est au prix d'une existence qui s'épuise à courir après un feu follet, celui d'une réussite qui a très vite un goût d'échec : divorce, enfants en déshérence, sur-endettement, maladies professionnelles, dépression et burn-out.

    Aussi... pas folle la guêpe ! Rama Yade n'en démord pas : ce sera "Une place au soleil, sinon rien !" Comprenez : un mandat de députée ou de maire, voire de sénatrice, dans l'Ouest parisien de préférence et si possible, auprès d'un électorat blanc issu des classes moyennes et supérieures.

    Un mandat donc....  mais deux aussi - maire et députée -, aspirant(e) cumulard(e) comme tant d'autres ! Pourquoi pas, après tout ! Et ce jour-là, ce sera le jack pot ! Pensez donc : entre 15 et 20 000 euros mensuels, dont la moitié net d'impôts !

     

                      Proche de Sarkozy et de l'Etat d'Israël (Pourquoi faire ? On se le demande bien !), elle s'accroche Rama Yade... car elle sait qu'en politique, tout arrive à qui sait attendre... même si, en attendant, dépitée, elle balance et crache dans la soupe ; et quand elle crache, on ne peut s'empêcher de penser que c'est elle qu'elle éclabousse ; ce qui nous décharge de la nécessité de devoir le faire car... de quoi vit Rama Yade aujourd'hui si tant est qu'il nous soit possible de le savoir avec exactitude et d'une manière exhaustive ?

    Eh bien, devinez !

    Elle est conseillère régionale d'île de France car, aussi déçue qu'elle puisse être, Rama Yade est quand même parvenue à gratter, mine de rien, un petit billet de 3000 euros mensuels ! Comme quoi, ces gens-là ne renoncent jamais ! A défaut de grives, ils savent manger des merles, patients mais jamais résignés.


                     Et pourtant... originaire du Sénégal, nombreux sont ceux qui auraient sans doute aimé trouver une Rama Yade militante aux côtés de la minorité noire de France, Antilles et Afrique, à soutenir cette communauté en dénonçant l'ostracisme dont elle fait l'objet et le racisme institutionnel à son endroit. Qui sait même : une Rama Yade proche du CRAN (soyons fous ! Tenez : un Rama Yade membre du CRAN ! Même si c'est pas grand-chose le CRAN) ; et plus récemment, une Rama Yade qui se serait rangée du côté de l'opposition farouche d'artistes noires contre l'expo-installation Exhibit B à Paris, qui avait la prétention de représenter le racisme négrophobe pour mieux le dénoncer !

    Là encore : rien ! Rien de rien ou si peu.


    Il est vrai que ce n'est pas le même tarif non plus ni le même salaire ; et si l'on peut sortir grandi de ce militantisme-là, la tête haute, on peut aussi trouver la paye ingrate et le temps long, puis renoncer tout à fait avant de rejoindre la foule anonyme des humiliés, une fois épuisés à force de se battre contre des moulins à vent ; sans oublier ceux qui quitteront la France ; on pensera à un Kémi Seba.

     

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                     Mais alors, comment ne pas adresser à Rama Yade le conseil suivant faute de pouvoir lui venir en aide : "Rama, prépare un CV, prends le Figaro-emploi lundi prochain et va donc chercher du boulot ! T'es mignonne mais... arrête de courir après notre pognon ! Oui ! Le blé des contribuables que nous sommes ! Va taffer !"

     

                     Mais... serons-nous entendus ? Rien n'est moins sûr, hélas.

     

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     Pour prolonger, cliquez : Les Thénardiers de la politique

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  • Francis Cousin à propos du Capital : crise, guerre et reconstruction

     

                            Le rôle des USA ; l'impossibilité d'une 3e guerre mondiale de type frontale ; crise monétaire et manipulation terroriste - Vidéo à 10.00, courtesy of agenceinfolibre

     

                            Conférence de presse du directeur du renseignement americain

     

                    Quelques mises au point : quand ce directeur du renseignement parle de "démocratie" il faut bien évidemment comprendre : soumission à l'Empire américain.

    A propos de la Russie : contrairement à ce qui est affirmé, la Russie n'est pas passée à l'offensive, elle est sur la défensive. La question de savoir " jusqu'où la Russie souhaite avancer" cache une autre question, la vraie question  pour les USA et ce directeur du renseignement : jusqu'à quel point la Russie est encore capable de défendre ses intérêts vitaux que nous, les USA, souhaitons menacer afin de l'affaiblir et de continuer de diviser et de contrôler les Européens.

     

                             Pour prolonger, cliquez : Daesh and Co... la guerre du pétrole

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  • Pas de "Nuit debout" pour Alain Finkielkraut, l'essayiste d'extrême droite

     

                   Alain Finkielkraut et son épouse expulsés de la place de la République par des membres du collectif "Nuit debout".

     

                   Après cette expulsion de l'essayiste, tous les espoirs sont donc permis à propos du mouvement "Nuit debout" : ce mouvement semble bel et bien capable d'identifier ses ennemis en la personne, entre autres, d'un Alain Finkiekraut qui n'en a décidément jamais assez ; non content de se produire semaine après semaine dans tous les médias - presse, radios, télés -, l'essayiste vient provoquer la gauche et pense pouvoir le faire en toute impunité.

                    On ne manquera pas de noter dans le commentaire de l'intéressé, à propos de son expulsion, l'emploi de l'expression "purifier la place de la république de ma présence" ; et Madame Finkielkraut qui ne voulait manifestement pas être en reste, en fidèle lieutenant de son capitaine de mari, de surenchérir avec son choix du mot "lynchage".

    Mais alors... qu'est-ce à dire ? Ce soir-là, avec tout ce chahut autour de la venue de l'essayiste, on serait donc passés pas loin d'un pogrom ?

    Tenez ! Pire encore : a-t-il été question d'une tentative d'extermination du couple "Finkielkraut" ?

    Oui ? Non ?

     

                                             Lordon contre la violence identitaire raciste d'un Finkielkraut

     

     

                   Chassez le naturel, il revient au galop ! Pourris, gâtés, Finkielkraut et ses acolytes s'autorisent tout et ne perdent jamais tout à fait le Nord même et surtout lorsqu'ils semblent s'être égarés. Bien au contraire. Chez ces individus, le chantage à l'anti-sémitisme reste non plus le dernier recours, recours ultime, mais bel et bien le premier, comme un reflex, en cas de difficulté et de contestation.

                    "Ils ont purifié la place de la République de ma présence"...

                    Doit-on alors conclure que c'est le Juif Finkielkraut qui s'est rendu sur cette place ce soir-là et non l'essayiste médiatique classé à l'extrême droite venu provoquer un mouvement qui se situe à gauche, et bien à gauche ?

                    Que Finkielkraut ne se fasse aucune illusion : tout un chacun aura compris que c'est bien à cette pensée raciste, anti-intellectuelle et anti-humaniste que son auteur n'ose pas assumer, auquelle il a été demandé de quitter les lieux.

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    Pour prolonger, cliquez : Finkielkraut contre toute raison

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  • Jean-Pierre Coffe est mort : vive la mal-bouffe !

     

                   Il y a quinze jours, décédait Jean Pierre Coffe.

                  A l’annonce de son décès, belle unanimité autour de la figure de Jean-Pierre Coffe, l'homme qui a commencé dans le bio pour finir chez Leader-Price !

    Un Jean-Pierre Coffe pour nous rappeler une fois de plus, à l'heure où la corruption qui touche toute une classe économico-politico-médiatique, ne connaît ni frontières ni limites,  que l'argent n'a pas d'odeur lorsqu'il s’agit de passer à la caisse.

                   Le grand mensonge d’un Jean-Pierre Coffe sous contrat publicitaire chez Leader Price ????

    Devinez !  

    Avoir caché, sciemment, qu'une nourriture de qualité, une nourriture saine, sainement produite et distribuée, ça se paie ! De plus, une nourriture produite industriellement ne peut pas remplir aucune des conditions relatives au respect de l'environnement et de la vie animale, à la protection de la santé des consommateurs, à l'attribution d'une juste rémunération pour les producteurs ainsi que pour les salariés des réseaux de distribution.

     

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                  L'unanimité autour de la personne de JP Coffe malgré une chute morale dégradante de l’intéressé parti manger à la gamelle de Leader Price,  nous apporte aujourd'hui la preuve irréfutable suivante : ceux pour lesquels il ne saurait y avoir de petits profits car tout est bon à prendre, ont compris avec une intelligence et un cynisme aussi impitoyables que redoutables (JP Coffe, ce pauvre bougre égocentrique et média-addict servant admirablement leurs desseins à tous) que nous étions tous capables de la pire des complaisances qui soient à l’endroit de ceux qui n’hésitent pas un seul instant,  ouvertement et sans retenue, à s’appuyer sur notre lâcheté, notre aveuglement et notre amnésie pour avancer leurs pions que ce soit à des fins économiques ou politiques.  

    Car, la volte-face de JP Coffe, et le fait que personne n’ait sourcillé à son sujet, résume toute l’histoire politique et médiatique de notre pays de ces trente dernières années.

    Et cette révélation, celle d’une complaisance inouïe à l'endroit de la trahison d'un Jean-Pierre Coffe saltimbanque instrumentalisé et heureux de l'être, toujours enjoué, n’en doutez pas un seul instant : on n'aura de cesse de la payer, encore et encore, à chaque fois que l'on comptera sur nous pour ne pas nous souvenir de tout ce que l’on ferait pourtant bien de ne pas oublier !

     

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    Pour prolonger, cliquez : Périco Légasse, un engagement sans rupture

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  • Homme et femme, assurément !

     

                      A l'heure des "Etudes sur le genre" (gender studies), travaillant notamment sur la construction sociale des stéréotypes associés au genre... un autre regard est proposé ; un regard beaucoup moins polémique puisqu'il prend en compte... devenez quoi ? La réalité : cette expérience subjective aussi têtue qu'indépassable.

     

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                       Les hommes existent bien et les femmes aussi !

                      Ceux qui nous le rappellent sont ceux qui, nés "homme", n’ont qu’un désir : être femme ; et celles qui, nées "femme", n’ont qu’un souhait : devenir homme.

    Il suffit de se pencher sur leur souffrance à tous, souffrance de corps et d’esprit,  jusqu’à se donner la mort parfois, même après une opération et un changement d’état civil, pour réaliser à quel point un homme est "homme" au masculin tout simplement parce qu’il ne lui viendrait pas à l’idée de souhaiter être une femme, et la femme… être un homme, en l'absence d'un appel intérieur, voire... d'un cri, d'une exigence incompressible pareille à une douleur insoutenable.


                    
    Les hommes existent bien et les femmes aussi !

                     Curieusement, ce n’est pas la norme qui confirme cet état de fait mais bien plutôt la rupture avec cette norme qui nous guide, nous tire et nous ramène vers cette loi d’une nature décidément têtue et dictatoriale qui plonge dans le désespoir celles et ceux qu’elle maltraite injustement ; une nature qu’il serait néanmoins vain de dissocier de la culture car enfin...  un transsexuel n'est-il pas autant guidé par la nature que par la culture ? Celle d'une civilisation auquelle il appartient et qui lui aura permis d'identifier le mal qui le ronge ainsi que la possibilité d'une remise en cause souvent impensable aujourd'hui encore sous d’autres tropiques ; remise en cause qui prendra pour cible une naissance qui, pour tout le monde, bafoue la liberté puisqu'on ne choisit pas "son sexe", et qui, pour quelques uns, est à l'origine d'une bévue qui frise la bavure, la nature demeurant la seule responsable.

                     Qu’il soit alors simplement permis à chaque être humain d’être ce qu’il doit être et qui il doit être pour se tenir debout, fier et digne ! Même si on ira jusqu'à lui conseiller, s'il appartient à une minorité, d'éviter de s'attaquer frontalement à une majorité (1) sans pitié à l’endroit de ceux qui osent semer le doute quant au bien-fondé d'une arrogance qui n'est, le plus souvent, que le fruit d’une ignorance doublée d'une intolérance et d’un manque de compassion irrémissibles.

                     La vérité est un mille-feuilles, et rares sont ceux qui demandent du rab car, avec elle, on est très vite rassasiés.

     

    1 - La stratégie qui consiste à conspuer la majorité afin de parvenir à trouver sa place en tant que minorité - et plus encore si cette minorité est privée de tout prestige et d'influence -, est une erreur que cette majorité fait payer très cher à quiconque s'obstine à vouloir la discréditer ; quant au choix d'une posture victimaire, déjà très sollicitée sans relâche, il semblerait que l'on ait épuisé chez cette majorité toute l'attention compassionnelle dont elle est humainement capable ; il ne restera alors plus que quelques miettes qui combleront difficilement toute espèce d'appétit, pantagruélique de surcroît, de commisération générale pour une cause qui, pourtant, en vaut bien d'autres.

     

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                           Une version de "Comme ils disent" de Charles Aznavour par le transformer de langue anglaise : Lola Lasagne

     

    Homme d'hier, femme d'aujourd'hui

    « Dites-moi : vous avez été un homme, et puis, vous vous êtes fait opérer ; maintenant que vous êtes une femme, comment ça se présente pour vous ?

    - Je ne me suis jamais sentie aussi seule. J'étais déjà pas très entourée quand j‘étais travesti, mais là, vraiment c'est le désert. La communauté homo me rejette. Quant à moi, je n'ai plus besoin d'elle maintenant que je ne suis plus pédé. Après mon opération, j'ai quitté Kévin. J'avais pas envie qu'il couche avec moi comme on couche avec une bête curieuse.

    - Je pensais à une chose : vous avez été hétéro. Ensuite, vous avez été homo et puis, travesti. Aujourd‘hui, vous êtes une femme et donc, vous êtes à nouveau hétéro. C‘est ça, non ?

    - Le jour où je me suis fait opérer, j'ai gagné en cohérence vis à vis de moi-même, c'est sûr. Mais ce que j'ai gagné d'un côté, je l'ai perdu de l'autre. Aux yeux de la société, je suis quoi ? Un homo, un hétéro, un travesti, un transsexuel ou bien... une femme ? Quand je couche avec un homme, qui suis-je aux yeux de la société ? Et puis, l'homme qui couche avec moi, qui est-il ? Et moi, qui suis-je si je ne sais pas qui est celui qui couche avec moi et pourquoi il couche avec moi cet homme qui ne sait pas lui-même. Il s'agit peut-être d'un excentrique... ou bien, d'un simple curieux. Moi, je suis sûre d'une chose : je suis une femme ! Quand je vivais avec Jacqueline, nous formions aux yeux de la société un couple hétéro : Jacqueline couchait avec moi parce que j'étais un homme. Quand je l'ai quittée pour vivre avec Kévin, aux yeux de la société, j'étais pédé ; Kévin était pédé et on nous reconnaissait comme un couple de pédés. Mais avec Kévin et... tout au fond de moi, je savais que cette situation était provisoire parce que moi seule, je savais qui je voulais être. Et maintenant voilà que je suis une femme ! Bien qu'on ne me considère pas comme telle, et même si... quand je couche avec un homme, eh bien cet homme, je le désire comme peut le désirer une femme. Mais cet homme, couche-t-il avec moi parce que je suis une femme ? Dans ce cas, pourquoi ne couche-t-il pas avec une femme qui l'a toujours été... femme ? Que vient-il chercher chez-moi ? Vient-il chercher un transsexuel parce qu'à ses yeux et aux yeux de la société je ne serai jamais vraiment une femme ? C'est vrai, je ne peux pas avoir d'enfants. Mais est-ce à dire que les femmes stériles ne sont pas des femmes ? Dites-moi ! Soyez honnête ! Vous... vous coucheriez avec moi... comme un homme couche avec une femme ?

    - En ce moment j'ai pas trop la tête à ça.

    - Le doute s'est installé en moi : le doute vis à vis des autres. Et ce doute, je ne parviens plus à m'en débarrasser. J'ai commencé hétéro, ensuite j'ai été homo puis travesti puis transsexuel disons ; après mon opération, enfin femme, j'ai cru réintégrer la communauté hétéro. Mais aux yeux de la société, j'ai perdu en cohérence, car cette société ne me considèrera jamais comme une femme. Demandez donc à celles qui le sont depuis leur naissance ! Demandez-leur et vous verrez ! Le doute, encore le doute. Oui, le doute en ce qui concerne mes partenaires. Je ne saurai jamais vraiment si l'homme qui couche avec moi me désire en tant que femme ; il se peut qu'il veuille me flatter en me reconnaissant comme telle. Mais lui dans son for intérieur, il sait pourquoi il couche avec moi, et pire encore, il ne le sait peut-être pas. Tout ce qu'il sait c'est qu'il me désire. Mais il peut très bien s'agir d'un hétéro qui veut savoir l'effet que ça fait de coucher avec un transsexuel : un curieux, quoi ! Il me regarde peut-être comme une forme... comme une espèce hybride.

    - Ne leur dites rien : "Ni vu ni connu" genre...

    - Tôt ou tard, il le faudra bien. Alors, aujourd'hui je ne sais plus ce qu'on vient chercher chez-moi. Vous voyez ! Le doute, encore le doute ! A quoi bon être qui on souhaite si tout autour de vous, tout contrarie et déforme l'image que vous avez de vous-même ! Alors, est-ce qu'il est plus important d'accepter d'être ce que les gens veulent que vous soyez, quitte à ne plus être ce que vous souhaitez être, ou bien, est-il plus important d'être ce que vous êtes réellement et même, si vous devez en souffrir ? Et puis, on peut toujours s'obstiner mais sait-on jamais qui on est et ce qu'on doit être et ce qu'il faudrait être ? Et les autres, ils peuvent toujours s'acharner contre vous mais savent-ils réellement ce qu'ils souhaitent ? Eux-mêmes, savent-ils réellement qui je dois être et qui ils sont ? C'est comme un combat. A la fin quelqu'un doit céder. J'imagine qu'il doit toujours y avoir un vainqueur et un vaincu ! Si je renonce à lutter, est-ce que je continuerai de souffrir ? Et si je m'obstine, cette souffrance aura-t-elle une fin ? C'est moi qui ai tout à perdre dans cette affaire. Alors, pourquoi ne me laisseraient-ils pas gagner ? Ils ne perdent rien sinon quelques préjugés. Mais... j'ai peu d'espoir : où est ma cohérence si je suis la seule à pouvoir l'expliquer cette cohérence... à l'intérieur... cohérence qui m'est refusée à l'extérieur ? Car à leurs yeux, je n'ai pas de sens ! Mais alors, comment vit-on dans ces conditions ? Aujourd'hui, je ne peux plus faire marche arrière. Je me suis fait couper... eh oui ! plus de zizi... plus rien ! Ma condition est irréversible et ce mal est donc incurable. Est-ce que j'ai bien fait d'aller jusqu'à l'opération ? Parce que... aujourd'hui, je suis là, plantée sur mes talons, femme mais seule et inutile. Quand j'y pense ! Tous ces efforts, en vain. Cette lutte acharnée, toutes ces années ! Cette lutte pour rien. »  

     

    Extrait du titre : "Paroles d'hommes" - chapitre 4 - Copyright Serge ULESKI. Tous droits réservés

     

     

                      Documentaire de Ginger Force : "Un pavé dans la mare" - chaîne youtube : ICI


    Pour prolonger, cliquez : Serge ULESKI en littérature

     

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  • « Merci patron » de François Ruffin : tel est pris qui croyait prendre

     

     

                       « Merci Patron » de François Ruffin (1), ce documentaire distribué par la SDI (société des distributeurs indépendants)… sorti le 24 février 2016, qualifié par "Le Monde diplomatique" de "film d'action directe", et par son auteur de "comédie documentaire" ou "thriller social" a pour trame ce qui suit : « Pour Jocelyne et Serge Klur, rien ne va plus : leur usine du Nord, qui fabriquait des costumes Kenzo (groupe LVMH) a été délocalisée en Pologne. C'est alors que François Ruffin, fondateur et rédacteur en chef du journal ironique et satirique "Fakir", frappe à leur porte. Il est confiant : il va les sauver. Entouré d'un inspecteur des impôts belge, d'une bonne soeur rouge, de la déléguée CGT, et d'ex-vendeurs à la Samaritaine, il ira porter le cas Klur à l'assemblée générale de LVMH, bien décidé à toucher le coeur de son PDG, le milliardaire Bernard Arnault. »

                       Dans la salle, ce vendredi-là, en fin d’après-midi, il était 18H, tous avaient plus de 60 ans ; et les femmes étaient majoritaires. Allez savoir pourquoi ! Sans doute est-ce parce que dans l’industrie de la confection, les femmes et leurs petites mains ont longtemps été les favorites des employeurs ?

    Manifestement, ce jour-là, ce sont les retraités qui ont choisi d’aller cauchemarder sur une réalité à rebours d’une vie qui n’est plus la leur : travail, cadences, menace du chômage, licenciement… Il est vrai que le danger d’hier à la fâcheuse habitude d’être vécu aujourd’hui avec une pointe de nostalgie car, une fois le malheur hors d’atteinte, bien des années plus tard, grande est la tentation de se dire : « Si avant c’était pas mieux, c’était quand même moins pire que ça en avait l’air ! »

     

                      Dans « Merci patron », Bernard Arnault sera sa tête de turc de Ruffin, une heure vingt durant. Pourquoi ce milliardaire, falot, sans charisme, physiquement « insignifiant », haut comme trois pommes, plutôt qu’un autre ?

    Mystère.

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                      Avec «Merci Patron », Ruffin tente de faire du "Michael Moore" avec deux bouts de ficelle. Contrairement à ce dernier, Ruffin n’a pas un physique – et parce que tout est important à l’écran ! -, qui lui permet de gagner notre sympathie dès les premières images et moins encore, de remporter notre adhésion sur la forme, et le fond… qui reste discutable comme on le verra. Car, chez Ruffin, tout est dans la dégaine ; une dégaine qui illustre une pensée bancale qui marche sur une jambe. En effet, Ruffin a la démarche de celui qui se croit debout alors qu’il est intellectuellement accroupi.  Pour cette raison, avec « Merci Patron », le Système peut dormir tranquille et l’Oligarchie mondiale n’a pas à craindre de croiser sa route… elle ne le remarquera même pas ; et si par malheur ce même Ruffin prend la parole… cette même Oligarchie aura sans aucun doute du mal à étouffer un fou rire irrépressible.

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                    Dès les premières images de « Merci patron », images sans relief à l'éclairage incertain, lumière blafarde… c’est le malaise : misérabilisme et ringardise suintent comme jamais… ils transpirent par tous les pores de la pellicule… on pense alors à Canal + et à Groland, et c’est le désespoir.

    Misérabilisme quand la misère fait la manche : Ruffin met en scène le couple Jocelyne et Serge Klur licenciés quelques mois plus tôt par LVMH, face caméra, suppliant Bernard Arnault de leur rendre leur travail : « Monsieur Arnault, reprenez-nous s’il vous plaît ! »; cette misère-là, c’est la misère d’un cinéma avec une écuelle posée par terre, auge à cochons : « A votre bon cœur Messieurs-dames ! » hurle le mendiant, entre deux numéros pathétiques d’acrobate sans métier ni talent.

    Avec ce couple "Jocelyne et Serge Klur" on pensera aux Deschiens bien évidemment mais sans le paradoxe de l’acteur de Diderot : cet acteur qui n’est pas ce qu’il donne à entendre ; pas plus qu’il n’est ce qu’il donne à ressentir ; alors que les Klur sont bel et bien ce qu’ils laissent paraître : pas de quoi sourire ou ricaner face à l'exposition de ce couple dans une mise en scène qui fait que très vite on sera tentés de se demander avec mauvaise conscience comment un groupe comme LVMH a pu un jour les employer …

    Après Groland, sans doute est-ce l’influence d'une Belgique proche - magazine télévisé Strip-tease oblige ! - sur un Ruffin originaire du Nord qui se fait sentir car ce dernier oublie un peu vite que la troupe des Deschiens c’est d'abord une écriture et une mise en scène au millimètre près ainsi qu'une immense capacité à produire de l’Art : l’art de l’incarnation et de la représentation – un mensonge qui dit trop souvent la vérité.

    Et puis ceci : combien de temps encore va-t-on accepter une représentation dégradante et humiliante des populations du Nord de la France ? Et le fait que des gens comme Ruffin ou Dany Boon soient originaires de cette région ne change à l’affaire : il l’aggrave tout au contraire.

     

                       A l’heure d’internet, canal de diffusion et de création sans précédent, le "machin" de Ruffin que d’aucuns osent appeler un film… est une véritable gifle adressée à tous ceux qui, depuis des années maintenant, ont soif de revanche sur un monde qui étouffe la moindre diffusion d'une information honnête car ce documentaire « zombie » à caractère néandertalien n’a ni l’art ni la manière de montrer et de démontrer quoi que ce soit sinon qu’il vaut mieux n’avoir rien à gagner pour n’avoir jamais rien à perdre : merci pour ce rappel !

    De plus… nonobstant ce qu’Internet est capable aujourd’hui de nous donner à entendre et à voir, ce cinéma-là, cinéma dit « militant », arrive difficilement à la hauteur – par exemple -, d’un documentaire des années 70 à propos de l’entreprise « Wonder » dans son authenticité et sa pertinence ; et moins encore à ce que le groupe Medvedkine et Chris Marker ont pu filmer du monde ouvrier à Sochaux et à Besançon, là encore dans les années 70.

     

                       Nous tous qui nous disons de gauche aurions mieux fait de nous méfier ; en effet, Ruffin a fait la une du New York Times ; son « film » est encensé par Télérama, les Inrocks, Marianne, France Inter, le Figaro, le Nouvelobs, radios et télés…

    Mais alors, depuis quand est-ce que la gauche fait l’unanimité dans les médias dominants, ceux de la « fausse gauche » y compris ?

    La réponse...

    Mais depuis que cette gauche traite les effets et non les causes, tiens pardi ! Et puis aussi : depuis que cette « gauche » se garde bien de nommer tous ceux qui, depuis, trente ans, ont précipité des millions de travailleurs européens dans un mondialisme qui n’est qu’une guerre contre les Etats-nations, l’Etat providence, le droit des  salariés, la liberté d’expression et la démocratie.

     

                       En prenant pour cibles Bernard Arnault et le groupe LVMH, force est de constater que le documentaire de Ruffin se condamne à ne traiter que les effets tout en passant à côté des causes car enfin :

    Qui a pensé le mondialisme ?

    Qui l'a rendu opérationnel ?

    Qui a permis cette mise en concurrence de tous contre tous tant à un niveau national qu'européen que mondial ?

    Qui sont ceux qui aujourd’hui soutiennent ce mondialisme ?

    Quel avenir politique possible pour ceux qui refusent de s’y soumettre ?

                        A toutes ces questions, aucune réponse ne nous mènera vers Bernard Arnault qui s'est simplement contenté d'aller là où l'argent ne coûte pas cher et là où il rapporte gros : "Bernard Arnault, vous avez dit Monsieur Ruffin ! Allez donc ! A aucun moment ce petit homme falot et malingre aurait pu penser le mondialisme !"

                        Mentionnons aussi le fait suivant : Ruffin c’est aussi  « Nuit debout » ; un mouvement à dormir debout ? Mouvement qui n'obtiendra très certainement rien comme d'autres ailleurs en Europe (et à Wall Street, pas davantage ! Un Wall Street un temps occupé et vite libéré) ; mouvement d'une génération dont une partie affiche un poing-levé d’une main, i-phone « made in China ! de l'autre » car, s’il n’y a pas de petits profits pour Bernard Arnault, toute économie est bonne à faire du côté des consommateurs ; et c'est alors que des pauvres équipent sous d'autres latitudes d’autres pauvres un peu moins pauvres qu'eux.

                        I-phone et LVMH-confection… la boucle est donc bouclée.

     

                        Pas de quenelle chez Ruffin… c’est sûr ! Pas d’attaque frontale non plus ; d’où l’unanimité des médias à l’encontre de "Merci patron" qui nous fera regretter sans l'ombre d'une hésitation, les films de Jean Yanne, ceux des années 70 : pensez seulement à "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" encore plus pertinent aujourd'hui qu'hier.

                        Et puis tenez : auprès de qui Emmanuel Macron est le plus populaire aujourd'hui ? Comme un fait exprès, il l'est auprès de ceux qui précipiteront en 2017, au deuxième tour d'une élection sans objet, la nomination du prochain Président d’une République européenne et mondiale, en attendant sa délocalisation sur la planète Mars ;  précisément les petits actionnaires de LVMH, ersatz de capitalistes,  figures archétypales dignes d’un électorat collaborationniste, jamais satisfait, hyènes aussi voraces que leur maître Arnault-LVMH, à leur échelle, certes, à leur petite échelle de mange-merde de l'actionnariat, et dont Ruffin prendra pourtant la défense en dénonçant le mépris de LVMH à leur égard à l’occasion d’une Assemblée générale.

     

                      La boucle bouclée... Tel est pris qui croyait prendre !

     

     

    1 - François Ruffin (né 1975) est un journaliste fondateur et rédacteur en chef du journal dit d’extrême gauche Fakir ; il écrit aussi dans Le Monde diplomatique. Sept années durant, il a participé à l'émission de France Inter Là-bas si j'y suis de Daniel Mermet, producteur de l'émission.

    2 - Bernard Arnault, né 1949, est propriétaire du groupe de luxe LVMH et du holding Christian Dior. Il est la 10e fortune mondiale en 2013 avec un patrimoine estimé à 29 milliards de dollars.

     

     

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  • Michel Giroud : un artiste oral

     

     Performance à Artpool, Budapest 2007

     

    I AM

     

    ***

     

    Is He (Easy !) ?

     

    _________________________________

     

    "Au commencement du commencement il y a le commencement"

     

    Performance pour le Festival Poésie Marseille 4eme - 2007

     

    "N'importe qui, n'importe comment, n'importe où, n'importe quand"

    .

    Artiste Dada.

    (de mauvaises langues disent : artiste gaga

     

             Né dans une ferme, quelque part dans les Alpes, entre les années 40 et 50 (personne ne connaît avec certitude la date de sa naissance - lui non plus), Michel Giroud se dit peintre oral (oralien dans un monde électronique), et tailleur en tout genre (mot, son, geste, dessin, objet) sous la protection du Dieu Coyote...

    Historien et théoricien des « non-avant-gardes » (dada et fluxus), des tire-ailleurs ou des tire-à-côté, auteur d’essais sur Audiberti, Nougaro, Hausmann, Bryen, Vostell, Filliou, Dufrène..., journaliste et organisateur d’expositions, mais surtout inventeur de cercles, de clubs, de bulletins et de festivals(performances, happenings...) Michel Giroud est comme une sphère en mouvement permanent.

    Cage pour la musique, Fluxus pour la performance, Joseph Beuys, George Brecht, si l'Art est mort (le pop Art n'étant qu'une vaste entreprise commerciale et le dernier clou dans son cercueil), Michel Géroud danse sur son cadavre comme d'autres avant lui depuis un siècle.

    Et s'il n'en reste qu'un, soyez sûrs d'une chose : Giroud sera celui-là !

    Giroud par Giroud... une autobiographie nocturne et noctambule

     cliquez Giroud 1 /

    Giroud 2 /

    Giroud 3 /

     

    Et puis aussi Actualité de la performance - Toulouse 2010 

     

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  • Mémoire et décombres

     

                Elle a raccroché. Au cours d'une brève conversation téléphonique avec l'un de ses trois enfants, Nathalie, sa fille aînée, la nouvelle est tombée : le décès d'un homme de 57 ans d'une crise cardiaque ; homme qu'elle a divorcé après vingt ans de mariage ; père de ses trois enfants.

     

    ***

     

               En une fraction de seconde, une quantité considérable d'images folles s'imposent à elle du seul poids de cette mort. Livrés pêle-mêle, toutes ces émotions qui touchent l'âme à vif et nous arrachent du confort des journées sans événements, tous ces paysages d'ombres et de lumière qui s'offrent à toutes les perspectives jusqu'au vertige, toutes ces portent qui s'ouvrent d'une seule poussée et qui se referment en claquant telles une menace.

    C'est toute sa conscience d'être au présent qui l'abandonne et qui s'évanouit. Elle redevient celle qu'elle a été pendant vingt ans.

    Une vue panoramique cette vision, dans laquelle l'imagination et la mémoire se rejoignent. Une vue qui balaie toutes les peurs, toutes les haines, toutes les détresses passées. Et puis soudain, le temps d'une image furtive, un point lumineux fige notre regard : hypnotisés nous sommes, face à ce serpent qu'est le passé ! Et plus longtemps ce passé demeure irrésolu, plus grande est notre fascination.

    Amertume, colère. On se ressaisit au plus vite. On ferme les yeux, on respire profondément et on se retire de peur de ne plus pouvoir distinguer le mensonge de la vérité. Quant à la réalité... cette satanée réalité ! Changeante à souhait, insaisissable cette réalité ! Si claire alors que le danger était encore une vraie menace ; si trouble, une fois qu'il s'est éloigné.

    Au sortir de tous les cauchemars, la réalité ne s'ouvre toujours pas à notre entendement. Des années après, en dernier recours, comme un dernier secours, seuls restent les faits qui viendront trancher d'un coup de lame décidée, sans discernement et sans ménagement, dans un brouillard épais, la chair d'un passé lacunaire ; des faits qui à notre grand désarroi n'éclaireront jamais la vérité car le miroir qu'ils nous tendent aura pour reflet une image tronquée, une image dont la partie manquante est une question qui reste le plus souvent, sinon à jamais, sans réponse : la question du pourquoi. Question qui appelle - quoi qu'on puisse en penser - une réponse à deux, bien que l'un se soit retiré et que l'autre demeure seul, privé de cette réponse qui aurait pu nous rapprocher de cette vérité tant convoitée : la vérité sur nous-mêmes confrontée à la vérité de l'autre sur lui-même pour tenter d'atteindre et de cerner une autre vérité, la dernière, la seule qui vaille dans une union à l'agonie : la vérité de l'un sur l'autre comme un dernier adieu, sans avoir à se retourner, en rupture de toutes les ruptures - s'il en est une plus décisive encore -, une fois que toutes ces vérités ont été hurlées à la face de l’un et de l’autre.

     

    ***

     

              Confronté à un tel remous, et pour échapper à la noyade, très vite, elle passe à gué ; et sa vision retourne dans le noir d'une coulée violente, d'une seule traite, aussi vite qu'elle était venue l'assaillir à la faveur d'une vie pénétrable à souhait : la sienne de vie, aujourd'hui sans projet pour la détourner et la protéger d'une telle intrusion. A temps, elle a chassé l'ombre et quitté un sol friable et poreux. Plus rien à craindre donc ! La lumière ne se fera pas. Amnésique et soulagée, elle a ramené cet instant douloureux qui se consumera sans laisser de cendres, à la hauteur de ce qu'elle est aujourd'hui, et là où elle est.

    L'annonce du décès de l'homme dans lequel elle se sera perdue durant vingt ans, c'est une lumière que la vie éteint derrière nous comme lorsqu'on quitte une pièce. C'est aussi une porte que l'on referme sur nous-mêmes et sur cette vie dans laquelle on ne peut décidément rien préserver, rien pérenniser, rien conforter et rien imposer à l'autre non plus : le succès d'une entreprise que l'on croyait digne d'être soutenue - celle d'une vie en couple. C'est aussi une poche d'obscurité qui se forme en nous : la vie a soufflé une nouvelle bougie, une de plus ; et la voici maintenant qui part en lambeaux, méticuleusement, pas à pas, année après année, décès après décès, perte après perte, échec après échec.

    La vie se termine lorsqu'il n'y a plus rien devant soi et que derrière, tout part à vau-l'eau, tout se détache, tout nous quitte. Et pour notre malheur, on ne peut plus envisager remplacer tout ce qui nous abandonne ; des pans entiers.

    Reste l'amnésie. Privé de mémoire, rien n'existe et par voie de conséquence, rien ne vieillit en nous. Intact notre être ! Vierges nous sommes !

    Faut-il alors cesser d'adresser nos décombres ?

    Mais, ces décombres sont nos vestiges, nos fondations aussi, notre assise car, nous sommes à jamais le fantôme de ceux que nous avons... et de ceux qui nous ont... aimés dans le meilleur comme dans l'injustice et la souffrance. Longtemps après, nous le demeurons malgré nos efforts d'oubli.

    Inutile de le nier : si personne ne peut nous extraire de nous-mêmes, on ne peut sans doute jamais se retirer de la vie des autres et les autres de la nôtre sans y laisser une partie de soi ; et cette partie qui nous hantera longtemps guidera nos pas et tous nos choix. Elle ne nous demandera pas notre avis. Elle se passera de notre consentement.

    Cette partie de l'autre chez nous qui n'est que la partie que l'autre aura laissé derrière lui au moment de la rupture et dont on n'aura pas su venir à bout et mettre un terme comme on coupe le cordon ombilical, cette partie qui vampirise à notre insu tous nos modes de décisions, on la subira : c'est elle qui nous contrôlera, nous qui croyons décider pour nous-mêmes. Incapables nous sommes de reconnaître sa présence en nous et d'évaluer sa force et son pouvoir inhibant.

    Et puis, arrive un jour où l'on se décide à lui annoncer que c'en est fini d'elle, le jour où nous décidons de la regarder en face cette partie de l'autre chez nous car ce jour-là, notre regard la dépossède : c'en est fini de tous ses pouvoirs, de ses prérogatives, de ses passe-droits, de ses agissements sournois ! Nous l'avons désarmée. Sa présence demeure mais... rendue inoffensive et inopérante, elle ne peut plus nous diriger car, on se les est toutes pardonné à soi-même nos erreurs. Oui ! Pardonné à soi-même nos errements, nos hésitations, notre manque de discernement et puis, et surtout, cette absence têtue de courage et de lucidité dissimulée derrière le paravent cache-misère de l'obstination qui a pour nom fidélité : on reste, on demeure aussi longtemps qu'il existe une chance de sauver ce qui peut encore l'être jusqu'au jour où...

    Cet autre chez nous, ce fantôme n'est donc pas quelque chose de plus bas ni de plus haut que l'humain ; ce fantôme, c'est ce qu'on a laissé derrière soi tout en l‘emportant avec nous, c'est la moelle épinière du Temps, notre temps, année après année, en témoin d'événements tantôt infernaux, tantôt célestes les rares fois où l'on nous a épargnés ou bien, le peu de fois où l'on aura su se mettre à l'abri en attendant des jours plus méritants, nous qui ne pouvons pas décemment penser mériter le sort injuste qui peut nous être fait.

    Oui ! Cet autre chez nous, ce fantôme, c'est le nôtre de temps ! Celui qui n'appartient qu'à notre histoire, celle de notre maigre vie, la seule disponible et de ce fait, immense cette existence qu'est la nôtre, seule face à toutes les autres qui tentent, tout comme nous, de se préserver dans l'espoir d'éviter le pire, à l'abri des prédateurs qui ruinent nos vies, occupés qu'ils sont à vouloir faire notre malheur malgré nous, un rien altruistes.

    Quant à la partie de nous chez l'autre - et pour peu qu'elle soit encore active -, à son sujet, on pensera : "A chacun sa peine, son labeur, son entreprise de reconstruction !" Car, offrir ce qui nous a cruellement manqué des années durant - lucidité et courage - est le don le plus difficile qui soit ; et s'il ne nous est pas rendu, c'est à nouveau notre existence que l'on mettra en danger. Et là, plus récurrente est l'erreur, plus grave est la faute et plus difficile le pardon à soi-même.

    N'en déplaise à toutes les bonnes âmes promptes au pardon : n'est pas miséricordieux qui veut et moins encore quand rien ne semble devoir nous y encourager.

    On ne peut aider personne et en dernier, ceux qui, au crépuscule de leur vie et parfois, toute leur vie durant, ont de bonnes raisons d'être ce qu'ils sont ; raisons qui ne nous seront jamais dévoilées même après vingt, trente ans de vie commune, en conjoint témoin et impuissant de leur malheur intérieur. Leur incapacité à se découvrir les condamne à terme à une solitude insondable et sans recours : un mur infranchissable, un obstacle incontournable ce secret inaccessible qu'ils portent en eux comme un esclave sa condition, et qu'ils traînent avec eux tel un pendu sa corde, au crépuscule d'une vie sans grâce, à la recherche d'une poutre, et sans qu'on les ait invités à le faire.

     

    ______________________

     

    Extrait du titre  : "La consolation"

     

    A propos de l'ouvrage... cliquez La consolation

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