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  • Guerres, tueries et armement

     

     

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    Ventes d'armes de la France

               

                   L’Australie vient de commander à la France douze sous-marins pour un montant de 34 milliards d’euros. Les médias parlent d'un contrat du siècle.

    C'est le constructeur français DCNS (Direction des constructions navales, systèmes et services) qui l’a emporté face à l’Allemagne et au Japon ; ce qui n'empêchera pas cette entreprise de supprimer 1000 emplois dans les trois ans. De plus, les sous-marins seront construits en Australie ; seules l'ingénierie et la maintenance concerneront des emplois français.

    L’action du groupe industriel français a pris 2 %, à la Bourse de Paris, et les derniers sondages postérieurs à cette annonce montrent un François Hollande en hausse, un peu comme après les tueries du Bataclan et celle de Charlie Hebdo.

     

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    Gestion des crises

     

     

                    "Le Mali aura été le plus beau jour de ma vie !" déclarait déjà François Hollande en Février 2013 à Bamako.

    C'est sûr, ce n’est pas donné à toutes les nations d’offrir un bonus de plus de 20 points de popularité à leur président ou leur premier ministre, pour s'être fait tirer comme des lapins et des pigeons, de Mohammed Merah en 2012 aux tueries du Bataclan du 13 novembre 2015, avec un François Hollande qui recueillera plus de 50% de taux de satisfaction après avoir été au fond du trou trois années durant même si, pour en sortir, il semblerait que la politique étrangère de la France ait dû en faire descendre une bonne centaine dans ce même trou, 130 précisément - la nature ayant horreur du vide sans doute ! - pour y trouver non pas un regain de popularité puisque tous étaient connus de leur famille seule, mais bien plutôt une tombe.

     

                   "Les attentats de Paris : 130 morts – hausse historique de la popularité de François Hollande !"

                   Si ça, c’est pas un encouragement !


                    Avec cette vente de sous-marins et cette remontée significative de François Hollande dans les sondages, un François Hollande qui avait une fois de plus la tête sous l’eau, après la guerre, les tueries…  voici l’armement !

                   Cet effet de levier sur toute carrière politique que représente les guerres, les tueries et les ventes d'armes pourrait en tenter plus d'un et plus d'une ! Mais alors, pourquoi ne pas proposer un tel projet de société aux électeurs et en particulier aux sondés qui semblent confirmer une fois de plus qu’ils ne méritent rien, sinon ceux qu’ils élisent élection après élection : guerres, tueries et vente d'armes ?

     

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  • USA-Allemagne : un même horizon

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                   Barack Obama a entamé dimanche une visite en Allemagne, chez Angela Merkel, la partenaire européenne la plus respectée, choyée et respectée par les USA, avec qui il souhaite défendre le libre-échange.

    Le président américain doit inaugurer le salon industriel de Hanovre, grand-messe du "made in Germany", un tremplin idéal pour promouvoir l'accord de libre-échange actuellement négocié entre l'Union européenne et les Etats-Unis, connu sous les acronymes TTIP ou Tafta.

                   "Nous n'abandonnerons pas nos efforts pour négocier un accord de libre-échange avec notre plus grand partenaire, le marché européen", a assuré M. Obama, qui souhaite un accord avant de quitter le pouvoir en fin d'année.

    Comme un fait exprès, la chancelière allemande a formulé le même souhait.

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                      Dans les faits, l'approche allemande et américaine de la "gestion" de l'Europe, ce qui implique nécessairement l'affaiblissement de la Russie, voire sa marginalisation définitive de la scène internationale -, est bel et bien complémentaire. Et si la France est absente c’est qu’elle est de fait... hors jeu.

    Certes,  l'Allemagne est un peu l'Israël de l'Europe : porte-avion américain, elle a toutefois son propre agenda : son caractère national et son histoire le lui commandent, et plus encore depuis que la France, sous la présidence Hollande, a choisi de se laisser porter par les événements provoqués tantôt par l’Allemagne, tantôt par les USA.

    Pensez un instant seulement à Donald (Mickey) Tusk, de nationalité polonaise, russophobe comme ce n'est pas permis ! Nommé Président du conseil européen, il est bien l'homme des USA et de l'Allemagne qui a soutenu sa candidature : c'est un libéral pur jus en matière économique (sous-financement de l'Etat et guerre contre les salaires) ; ce qui n'est pas fait pour déplaire à Merkel, l'esclavagiste de la classe ouvrière d'Europe de l'est : en effet, l'Allemagne distribue des salaires compris entre 1 et 5 euros de l'heure.

     

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                    Quant à notre pauvre France, si aujourd’hui elle semble absente de l’Europe et de la conduite de son destin et de l’histoire qui s’y écrit jour après jour - l’Allemagne et les USA y faisant leur marché sans nous, distribuant tous les rôles -, ce sont les circonstances qui l’auront voulu : la médiocrité et la lâcheté sans précédent de ceux qui occupent l’Élysée et Matignon, et plus généralement… celle de la classe politique y sont sûrement pour quelque chose ; pour preuve, le fait qu’aucune voix ne s’élève contre le hold-up allemand et américain sur l’Europe.

    Et la venue à L’Elysée de Juppé en 2017 n’arrangera rien ; aux premiers éternuements de la Commission européenne, des USA, d’Israël et des monarchies du golfe - business oblige, en ce qui concerne ces dernières ! -, on imagine sans difficulté un Juppé faisant un bon en arrière à perte de vue.

     

                  On n'aura pas manqué de noter qu'aucun président français n'a été aussi "populaire" à Washington, à Tel-Aviv et à Riyad et jamais autant "impopulaire" ici en France. Rien de surprenant à cela, les trois pays précédemment cités n'ont qu'un objectif : affaiblir la France, la seule voix indépendante de l'Occident depuis la fin de la seconde Guerre mondiale. D'où la remise des clés de l'Europe à une diplomatie allemande si favorable au traité TAFTA, autre instrument destiné (entre autre) à rayer la France de la carte géo-politique mondiale (avec la Russie) en tant qu'opposant à l'hégémonie américaine : complice oui ! Mille fois oui ! Indépendante ? Non !

                  On pourra quand même s’étonner d’une chose : que ce ne soit pas un Cagliostro... non ! plus affligeant encore : une « du Barry » ou une « Pompadour » qui mène la danse tout en conduisant les affaires de l’Etat.

    Une putain et une demi-mondaine donc, à une époque où la politique de la France se décidait dans les chambres à coucher (avant la venue salvatrice d’un Talleyrand balayé plus tard par « la corbeille »), même si leurs équivalents masculins qui ont tenu (et tiennent) un temps les rênes non pas du « pouvoir » mais de la soumission aux plus forts qui vous dictent tous vos choix, n’en ont pas été et n’en sont pas, aujourd’hui encore, si éloignés que ça ; les backrooms non plus, comparés aux alcôves d’antan.

                     Tout cela annonce une farce macabre pour le plus grand plaisir de ceux qui n’ont qu'un seul souhait : que la voix de la France se perde à jamais dans le concert assourdissant des nations sans voix ni volonté.

     

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    Le traité transatlantique (TAFTA) expliqué en quelques minutes

     

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    Pour prolonger, cliquez :Europe, Russie, Allemagne and Co

     

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  • Rama Yade est candidate à l’élection présidentielle

     

               Billet de blog publié en 2015

     

     

    Enquête et débat - Le cercle des volontaires

     

    Quand Rama Yade crache dans la soupe - février 2015

     

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                      Cela fait des années que Rama Yade essaie de décrocher un mandat de députée ou de maire mais sans y parvenir car la droite des Hauts-de-Seine - là où Rama Yade souhaite faire carrière -, a décidément beaucoup de mal à lui trouver une place ; elle devrait savoir pourtant que dans ce département, les places sont chères, très chères, et pour tout le monde. Et quand on en tient une... de municipalité, de circonscription, on ne la lâche pas : on la garde. Qu'elle se renseigne donc auprès des Thénardiers de la politique que sont les Balkany, ou bien auprès d'un Devedjian ! Ils le lui confirmeront sans difficultés.

                       Radiée des listes électorales de Colombes en 2011 pour irrégularité sur sa domiciliation (Rama Yade nourrissait des ambitions politiques sur cette commune à défaut sans doute d'en avoir pour ses habitants), un temps à l'UMP, un autre à l'UDI, aujourd'hui inscrite chez les Radicaux, occupant des postes subalternes dont elle n'a de cesse de démissionner - au Sénat, à l'Unesco, à la présidence d'un parti fantôme -, manifestement la politique ne sait pas quoi faire de Rama Yade, nous non plus en tant qu'électeurs, et elle... pas davantage.

    Issue d'un milieu aisé - sa mère est professeur de lettres et son père, professeur d’histoire -, entrée en politique à partir d'aucune expérience personnelle susceptible de la "qualifier" et de lui conférer un minimum de crédibilité et d'autorité sur quelque sujet que ce soit, comme d'autres avant elle, et beaucoup d'autres encore après elle,  porteuse de rien ou de si peu, Rama Yade fait partie de tous ces gens qui entrent en politique pour ne pas aller bosser chaque matin que le salariat fait car tous savent que l'entreprise c'est le bagne et que l'argent qu'on y gagne et qui est rarement volé... l'est au prix d'une existence qui s'épuise à courir après un feu follet, celui d'une réussite qui a très vite un goût d'échec : divorce, enfants en déshérence, sur-endettement, maladies professionnelles, dépression et burn-out.

    Aussi... pas folle la guêpe ! Rama Yade n'en démord pas : ce sera "Une place au soleil, sinon rien !" Comprenez : un mandat de députée ou de maire, voire de sénatrice, dans l'Ouest parisien de préférence et si possible, auprès d'un électorat blanc issu des classes moyennes et supérieures.

    Un mandat donc....  mais deux aussi - maire et députée -, aspirant(e) cumulard(e) comme tant d'autres ! Pourquoi pas, après tout ! Et ce jour-là, ce sera le jack pot ! Pensez donc : entre 15 et 20 000 euros mensuels, dont la moitié net d'impôts !

     

                      Proche de Sarkozy et de l'Etat d'Israël (Pourquoi faire ? On se le demande bien !), elle s'accroche Rama Yade... car elle sait qu'en politique, tout arrive à qui sait attendre... même si, en attendant, dépitée, elle balance et crache dans la soupe ; et quand elle crache, on ne peut s'empêcher de penser que c'est elle qu'elle éclabousse ; ce qui nous décharge de la nécessité de devoir le faire car... de quoi vit Rama Yade aujourd'hui si tant est qu'il nous soit possible de le savoir avec exactitude et d'une manière exhaustive ?

    Eh bien, devinez !

    Elle est conseillère régionale d'île de France car, aussi déçue qu'elle puisse être, Rama Yade est quand même parvenue à gratter, mine de rien, un petit billet de 3000 euros mensuels ! Comme quoi, ces gens-là ne renoncent jamais ! A défaut de grives, ils savent manger des merles, patients mais jamais résignés.


                     Et pourtant... originaire du Sénégal, nombreux sont ceux qui auraient sans doute aimé trouver une Rama Yade militante aux côtés de la minorité noire de France, Antilles et Afrique, à soutenir cette communauté en dénonçant l'ostracisme dont elle fait l'objet et le racisme institutionnel à son endroit. Qui sait même : une Rama Yade proche du CRAN (soyons fous ! Tenez : un Rama Yade membre du CRAN ! Même si c'est pas grand-chose le CRAN) ; et plus récemment, une Rama Yade qui se serait rangée du côté de l'opposition farouche d'artistes noires contre l'expo-installation Exhibit B à Paris, qui avait la prétention de représenter le racisme négrophobe pour mieux le dénoncer !

    Là encore : rien ! Rien de rien ou si peu.


    Il est vrai que ce n'est pas le même tarif non plus ni le même salaire ; et si l'on peut sortir grandi de ce militantisme-là, la tête haute, on peut aussi trouver la paye ingrate et le temps long, puis renoncer tout à fait avant de rejoindre la foule anonyme des humiliés, une fois épuisés à force de se battre contre des moulins à vent ; sans oublier ceux qui quitteront la France ; on pensera à un Kémi Seba.

     

    ***

     

                     Mais alors, comment ne pas adresser à Rama Yade le conseil suivant faute de pouvoir lui venir en aide : "Rama, prépare un CV, prends le Figaro-emploi lundi prochain et va donc chercher du boulot ! T'es mignonne mais... arrête de courir après notre pognon ! Oui ! Le blé des contribuables que nous sommes ! Va taffer !"

     

                     Mais... serons-nous entendus ? Rien n'est moins sûr, hélas.

     

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     Pour prolonger, cliquez : Les Thénardiers de la politique

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  • Francis Cousin à propos du Capital : crise, guerre et reconstruction

     

                            Le rôle des USA ; l'impossibilité d'une 3e guerre mondiale de type frontale ; crise monétaire et manipulation terroriste - Vidéo à 10.00, courtesy of agenceinfolibre

     

                            Conférence de presse du directeur du renseignement americain

     

                    Quelques mises au point : quand ce directeur du renseignement parle de "démocratie" il faut bien évidemment comprendre : soumission à l'Empire américain.

    A propos de la Russie : contrairement à ce qui est affirmé, la Russie n'est pas passée à l'offensive, elle est sur la défensive. La question de savoir " jusqu'où la Russie souhaite avancer" cache une autre question, la vraie question  pour les USA et ce directeur du renseignement : jusqu'à quel point la Russie est encore capable de défendre ses intérêts vitaux que nous, les USA, souhaitons menacer afin de l'affaiblir et de continuer de diviser et de contrôler les Européens.

     

                             Pour prolonger, cliquez : Daesh and Co... la guerre du pétrole

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  • Pas de "Nuit debout" pour Alain Finkielkraut, l'essayiste d'extrême droite

     

                   Alain Finkielkraut et son épouse expulsés de la place de la République par des membres du collectif "Nuit debout".

     

                   Après cette expulsion de l'essayiste, tous les espoirs sont donc permis à propos du mouvement "Nuit debout" : ce mouvement semble bel et bien capable d'identifier ses ennemis en la personne, entre autres, d'un Alain Finkiekraut qui n'en a décidément jamais assez ; non content de se produire semaine après semaine dans tous les médias - presse, radios, télés -, l'essayiste vient provoquer la gauche et pense pouvoir le faire en toute impunité.

                    On ne manquera pas de noter dans le commentaire de l'intéressé, à propos de son expulsion, l'emploi de l'expression "purifier la place de la république de ma présence" ; et Madame Finkielkraut qui ne voulait manifestement pas être en reste, en fidèle lieutenant de son capitaine de mari, de surenchérir avec son choix du mot "lynchage".

    Mais alors... qu'est-ce à dire ? Ce soir-là, avec tout ce chahut autour de la venue de l'essayiste, on serait donc passés pas loin d'un pogrom ?

    Tenez ! Pire encore : a-t-il été question d'une tentative d'extermination du couple "Finkielkraut" ?

    Oui ? Non ?

     

                                             Lordon contre la violence identitaire raciste d'un Finkielkraut

     

     

                   Chassez le naturel, il revient au galop ! Pourris, gâtés, Finkielkraut et ses acolytes s'autorisent tout et ne perdent jamais tout à fait le Nord même et surtout lorsqu'ils semblent s'être égarés. Bien au contraire. Chez ces individus, le chantage à l'anti-sémitisme reste non plus le dernier recours, recours ultime, mais bel et bien le premier, comme un reflex, en cas de difficulté et de contestation.

                    "Ils ont purifié la place de la République de ma présence"...

                    Doit-on alors conclure que c'est le Juif Finkielkraut qui s'est rendu sur cette place ce soir-là et non l'essayiste médiatique classé à l'extrême droite venu provoquer un mouvement qui se situe à gauche, et bien à gauche ?

                    Que Finkielkraut ne se fasse aucune illusion : tout un chacun aura compris que c'est bien à cette pensée raciste, anti-intellectuelle et anti-humaniste que son auteur n'ose pas assumer, auquelle il a été demandé de quitter les lieux.

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    Pour prolonger, cliquez : Finkielkraut contre toute raison

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  • Jean-Pierre Coffe est mort : vive la mal-bouffe !

     

                   Il y a quinze jours, décédait Jean Pierre Coffe.

                  A l’annonce de son décès, belle unanimité autour de la figure de Jean-Pierre Coffe, l'homme qui a commencé dans le bio pour finir chez Leader-Price !

    Un Jean-Pierre Coffe pour nous rappeler une fois de plus, à l'heure où la corruption qui touche toute une classe économico-politico-médiatique, ne connaît ni frontières ni limites,  que l'argent n'a pas d'odeur lorsqu'il s’agit de passer à la caisse.

                   Le grand mensonge d’un Jean-Pierre Coffe sous contrat publicitaire chez Leader Price ????

    Devinez !  

    Avoir caché, sciemment, qu'une nourriture de qualité, une nourriture saine, sainement produite et distribuée, ça se paie ! De plus, une nourriture produite industriellement ne peut pas remplir aucune des conditions relatives au respect de l'environnement et de la vie animale, à la protection de la santé des consommateurs, à l'attribution d'une juste rémunération pour les producteurs ainsi que pour les salariés des réseaux de distribution.

     

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                  L'unanimité autour de la personne de JP Coffe malgré une chute morale dégradante de l’intéressé parti manger à la gamelle de Leader Price,  nous apporte aujourd'hui la preuve irréfutable suivante : ceux pour lesquels il ne saurait y avoir de petits profits car tout est bon à prendre, ont compris avec une intelligence et un cynisme aussi impitoyables que redoutables (JP Coffe, ce pauvre bougre égocentrique et média-addict servant admirablement leurs desseins à tous) que nous étions tous capables de la pire des complaisances qui soient à l’endroit de ceux qui n’hésitent pas un seul instant,  ouvertement et sans retenue, à s’appuyer sur notre lâcheté, notre aveuglement et notre amnésie pour avancer leurs pions que ce soit à des fins économiques ou politiques.  

    Car, la volte-face de JP Coffe, et le fait que personne n’ait sourcillé à son sujet, résume toute l’histoire politique et médiatique de notre pays de ces trente dernières années.

    Et cette révélation, celle d’une complaisance inouïe à l'endroit de la trahison d'un Jean-Pierre Coffe saltimbanque instrumentalisé et heureux de l'être, toujours enjoué, n’en doutez pas un seul instant : on n'aura de cesse de la payer, encore et encore, à chaque fois que l'on comptera sur nous pour ne pas nous souvenir de tout ce que l’on ferait pourtant bien de ne pas oublier !

     

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    Pour prolonger, cliquez : Périco Légasse, un engagement sans rupture

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  • « Merci patron » de François Ruffin : tel est pris qui croyait prendre

     

     

                       « Merci Patron » de François Ruffin (1), ce documentaire distribué par la SDI (société des distributeurs indépendants)… sorti le 24 février 2016, qualifié par "Le Monde diplomatique" de "film d'action directe", et par son auteur de "comédie documentaire" ou "thriller social" a pour trame ce qui suit : « Pour Jocelyne et Serge Klur, rien ne va plus : leur usine du Nord, qui fabriquait des costumes Kenzo (groupe LVMH) a été délocalisée en Pologne. C'est alors que François Ruffin, fondateur et rédacteur en chef du journal ironique et satirique "Fakir", frappe à leur porte. Il est confiant : il va les sauver. Entouré d'un inspecteur des impôts belge, d'une bonne soeur rouge, de la déléguée CGT, et d'ex-vendeurs à la Samaritaine, il ira porter le cas Klur à l'assemblée générale de LVMH, bien décidé à toucher le coeur de son PDG, le milliardaire Bernard Arnault. »

                       Dans la salle, ce vendredi-là, en fin d’après-midi, il était 18H, tous avaient plus de 60 ans ; et les femmes étaient majoritaires. Allez savoir pourquoi ! Sans doute est-ce parce que dans l’industrie de la confection, les femmes et leurs petites mains ont longtemps été les favorites des employeurs ?

    Manifestement, ce jour-là, ce sont les retraités qui ont choisi d’aller cauchemarder sur une réalité à rebours d’une vie qui n’est plus la leur : travail, cadences, menace du chômage, licenciement… Il est vrai que le danger d’hier à la fâcheuse habitude d’être vécu aujourd’hui avec une pointe de nostalgie car, une fois le malheur hors d’atteinte, bien des années plus tard, grande est la tentation de se dire : « Si avant c’était pas mieux, c’était quand même moins pire que ça en avait l’air ! »

     

                      Dans « Merci patron », Bernard Arnault sera sa tête de turc de Ruffin, une heure vingt durant. Pourquoi ce milliardaire, falot, sans charisme, physiquement « insignifiant », haut comme trois pommes, plutôt qu’un autre ?

    Mystère.

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                      Avec «Merci Patron », Ruffin tente de faire du "Michael Moore" avec deux bouts de ficelle. Contrairement à ce dernier, Ruffin n’a pas un physique – et parce que tout est important à l’écran ! -, qui lui permet de gagner notre sympathie dès les premières images et moins encore, de remporter notre adhésion sur la forme, et le fond… qui reste discutable comme on le verra. Car, chez Ruffin, tout est dans la dégaine ; une dégaine qui illustre une pensée bancale qui marche sur une jambe. En effet, Ruffin a la démarche de celui qui se croit debout alors qu’il est intellectuellement accroupi.  Pour cette raison, avec « Merci Patron », le Système peut dormir tranquille et l’Oligarchie mondiale n’a pas à craindre de croiser sa route… elle ne le remarquera même pas ; et si par malheur ce même Ruffin prend la parole… cette même Oligarchie aura sans aucun doute du mal à étouffer un fou rire irrépressible.

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                    Dès les premières images de « Merci patron », images sans relief à l'éclairage incertain, lumière blafarde… c’est le malaise : misérabilisme et ringardise suintent comme jamais… ils transpirent par tous les pores de la pellicule… on pense alors à Canal + et à Groland, et c’est le désespoir.

    Misérabilisme quand la misère fait la manche : Ruffin met en scène le couple Jocelyne et Serge Klur licenciés quelques mois plus tôt par LVMH, face caméra, suppliant Bernard Arnault de leur rendre leur travail : « Monsieur Arnault, reprenez-nous s’il vous plaît ! »; cette misère-là, c’est la misère d’un cinéma avec une écuelle posée par terre, auge à cochons : « A votre bon cœur Messieurs-dames ! » hurle le mendiant, entre deux numéros pathétiques d’acrobate sans métier ni talent.

    Avec ce couple "Jocelyne et Serge Klur" on pensera aux Deschiens bien évidemment mais sans le paradoxe de l’acteur de Diderot : cet acteur qui n’est pas ce qu’il donne à entendre ; pas plus qu’il n’est ce qu’il donne à ressentir ; alors que les Klur sont bel et bien ce qu’ils laissent paraître : pas de quoi sourire ou ricaner face à l'exposition de ce couple dans une mise en scène qui fait que très vite on sera tentés de se demander avec mauvaise conscience comment un groupe comme LVMH a pu un jour les employer …

    Après Groland, sans doute est-ce l’influence d'une Belgique proche - magazine télévisé Strip-tease oblige ! - sur un Ruffin originaire du Nord qui se fait sentir car ce dernier oublie un peu vite que la troupe des Deschiens c’est d'abord une écriture et une mise en scène au millimètre près ainsi qu'une immense capacité à produire de l’Art : l’art de l’incarnation et de la représentation – un mensonge qui dit trop souvent la vérité.

    Et puis ceci : combien de temps encore va-t-on accepter une représentation dégradante et humiliante des populations du Nord de la France ? Et le fait que des gens comme Ruffin ou Dany Boon soient originaires de cette région ne change à l’affaire : il l’aggrave tout au contraire.

     

                       A l’heure d’internet, canal de diffusion et de création sans précédent, le "machin" de Ruffin que d’aucuns osent appeler un film… est une véritable gifle adressée à tous ceux qui, depuis des années maintenant, ont soif de revanche sur un monde qui étouffe la moindre diffusion d'une information honnête car ce documentaire « zombie » à caractère néandertalien n’a ni l’art ni la manière de montrer et de démontrer quoi que ce soit sinon qu’il vaut mieux n’avoir rien à gagner pour n’avoir jamais rien à perdre : merci pour ce rappel !

    De plus… nonobstant ce qu’Internet est capable aujourd’hui de nous donner à entendre et à voir, ce cinéma-là, cinéma dit « militant », arrive difficilement à la hauteur – par exemple -, d’un documentaire des années 70 à propos de l’entreprise « Wonder » dans son authenticité et sa pertinence ; et moins encore à ce que le groupe Medvedkine et Chris Marker ont pu filmer du monde ouvrier à Sochaux et à Besançon, là encore dans les années 70.

     

                       Nous tous qui nous disons de gauche aurions mieux fait de nous méfier ; en effet, Ruffin a fait la une du New York Times ; son « film » est encensé par Télérama, les Inrocks, Marianne, France Inter, le Figaro, le Nouvelobs, radios et télés…

    Mais alors, depuis quand est-ce que la gauche fait l’unanimité dans les médias dominants, ceux de la « fausse gauche » y compris ?

    La réponse...

    Mais depuis que cette gauche traite les effets et non les causes, tiens pardi ! Et puis aussi : depuis que cette « gauche » se garde bien de nommer tous ceux qui, depuis, trente ans, ont précipité des millions de travailleurs européens dans un mondialisme qui n’est qu’une guerre contre les Etats-nations, l’Etat providence, le droit des  salariés, la liberté d’expression et la démocratie.

     

                       En prenant pour cibles Bernard Arnault et le groupe LVMH, force est de constater que le documentaire de Ruffin se condamne à ne traiter que les effets tout en passant à côté des causes car enfin :

    Qui a pensé le mondialisme ?

    Qui l'a rendu opérationnel ?

    Qui a permis cette mise en concurrence de tous contre tous tant à un niveau national qu'européen que mondial ?

    Qui sont ceux qui aujourd’hui soutiennent ce mondialisme ?

    Quel avenir politique possible pour ceux qui refusent de s’y soumettre ?

                        A toutes ces questions, aucune réponse ne nous mènera vers Bernard Arnault qui s'est simplement contenté d'aller là où l'argent ne coûte pas cher et là où il rapporte gros : "Bernard Arnault, vous avez dit Monsieur Ruffin ! Allez donc ! A aucun moment ce petit homme falot et malingre aurait pu penser le mondialisme !"

                        Mentionnons aussi le fait suivant : Ruffin c’est aussi  « Nuit debout » ; un mouvement à dormir debout ? Mouvement qui n'obtiendra très certainement rien comme d'autres ailleurs en Europe (et à Wall Street, pas davantage ! Un Wall Street un temps occupé et vite libéré) ; mouvement d'une génération dont une partie affiche un poing-levé d’une main, i-phone « made in China ! de l'autre » car, s’il n’y a pas de petits profits pour Bernard Arnault, toute économie est bonne à faire du côté des consommateurs ; et c'est alors que des pauvres équipent sous d'autres latitudes d’autres pauvres un peu moins pauvres qu'eux.

                        I-phone et LVMH-confection… la boucle est donc bouclée.

     

                        Pas de quenelle chez Ruffin… c’est sûr ! Pas d’attaque frontale non plus ; d’où l’unanimité des médias à l’encontre de "Merci patron" qui nous fera regretter sans l'ombre d'une hésitation, les films de Jean Yanne, ceux des années 70 : pensez seulement à "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" encore plus pertinent aujourd'hui qu'hier.

                        Et puis tenez : auprès de qui Emmanuel Macron est le plus populaire aujourd'hui ? Comme un fait exprès, il l'est auprès de ceux qui précipiteront en 2017, au deuxième tour d'une élection sans objet, la nomination du prochain Président d’une République européenne et mondiale, en attendant sa délocalisation sur la planète Mars ;  précisément les petits actionnaires de LVMH, ersatz de capitalistes,  figures archétypales dignes d’un électorat collaborationniste, jamais satisfait, hyènes aussi voraces que leur maître Arnault-LVMH, à leur échelle, certes, à leur petite échelle de mange-merde de l'actionnariat, et dont Ruffin prendra pourtant la défense en dénonçant le mépris de LVMH à leur égard à l’occasion d’une Assemblée générale.

     

                      La boucle bouclée... Tel est pris qui croyait prendre !

     

     

    1 - François Ruffin (né 1975) est un journaliste fondateur et rédacteur en chef du journal dit d’extrême gauche Fakir ; il écrit aussi dans Le Monde diplomatique. Sept années durant, il a participé à l'émission de France Inter Là-bas si j'y suis de Daniel Mermet, producteur de l'émission.

    2 - Bernard Arnault, né 1949, est propriétaire du groupe de luxe LVMH et du holding Christian Dior. Il est la 10e fortune mondiale en 2013 avec un patrimoine estimé à 29 milliards de dollars.

     

     

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  • Michel Giroud : un artiste oral

     

     Performance à Artpool, Budapest 2007

     

    I AM

     

    ***

     

    Is He (Easy !) ?

     

    _________________________________

     

    "Au commencement du commencement il y a le commencement"

     

    Performance pour le Festival Poésie Marseille 4eme - 2007

     

    "N'importe qui, n'importe comment, n'importe où, n'importe quand"

    .

    Artiste Dada.

    (de mauvaises langues disent : artiste gaga

     

             Né dans une ferme, quelque part dans les Alpes, entre les années 40 et 50 (personne ne connaît avec certitude la date de sa naissance - lui non plus), Michel Giroud se dit peintre oral (oralien dans un monde électronique), et tailleur en tout genre (mot, son, geste, dessin, objet) sous la protection du Dieu Coyote...

    Historien et théoricien des « non-avant-gardes » (dada et fluxus), des tire-ailleurs ou des tire-à-côté, auteur d’essais sur Audiberti, Nougaro, Hausmann, Bryen, Vostell, Filliou, Dufrène..., journaliste et organisateur d’expositions, mais surtout inventeur de cercles, de clubs, de bulletins et de festivals(performances, happenings...) Michel Giroud est comme une sphère en mouvement permanent.

    Cage pour la musique, Fluxus pour la performance, Joseph Beuys, George Brecht, si l'Art est mort (le pop Art n'étant qu'une vaste entreprise commerciale et le dernier clou dans son cercueil), Michel Géroud danse sur son cadavre comme d'autres avant lui depuis un siècle.

    Et s'il n'en reste qu'un, soyez sûrs d'une chose : Giroud sera celui-là !

    Giroud par Giroud... une autobiographie nocturne et noctambule

     cliquez Giroud 1 /

    Giroud 2 /

    Giroud 3 /

     

    Et puis aussi Actualité de la performance - Toulouse 2010 

     

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  • Panama Papers et le journal Le Monde...

     

                     Le Monde parmi un consortium international de 109 médias a lancé dimanche 3 avril et durant toute la semaine une série de révélations de grande ampleur sur le monde opaque des paradis fiscaux et de ceux qui en profitent.

    Le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) a eu accès à près de 11,5 millions de documents (1) émanant d’une firme panaméenne de domiciliation de sociétés offshore, Mossack Fonseca : les "Panama Papers". Ces documents remontent à 1977 et vont jusqu’en 2015.

    Le travail de Mossack Fonseca est de créer et domicilier des sociétés dans des paradis fiscaux.

     

    ***

     

                   En ce qui concerne la France, ce sont donc les journalistes du quotidien Le Monde qui ont l’exclusivité de nous faire savoir ce que l’on doit connaître ou bien plutôt, d'aucuns préciseront... ce que l’on doit nous cacher de ce que ces Panama Papers pourraient nous révéler.

    Le Monde est en charge du dossier : on peut craindre le pire : raison d’Etat, soutien à l’Establishment PS-LR-Juppé, Le Monde nous servira sans doute quelques brebis galeuses déjà bien avancées et se taira sur ce qui importe vraiment : le CAC 40,  le Medef, Matignon et les larbins des actionnaires des médias dominants.

    Entre soi, on se sert les coudes. Et puis, il ne pas faire le jeu du FN - tous pourris ! -, mais bien plutôt le jeu d’une oligarchie entièrement dédiée au triomphe d’une mondialisation qui n’est qu’une guerre contre les Etats-nations, l'Etat providence, les droits des salariés, les salaires, la démocratie et la liberté d'expression.

     

                      Mais alors… l'opération "Panama papers" ne serait-elle pas qu'un vaste écran de fumée destiné à nous aveugler ? Règlement de compte avec le Panama qui s’est montré réticent face à certaines exigences de la communauté internationale ?

    Les médias mentionnent un lanceur d’alerte interne à Mossack Fonseca. Comme pour HSBC, est-ce une opération de la CIA destinée à déstabiliser des pays récalcitrants ? Car enfin, comme un fait exprès, les médias n'ont de cesse depuis deux jours de mentionner la Russie de Poutine, la Chine, le FN français et la famille el-Assad ; et pour faire bonne figure : le premier ministre islandais - l’Islande, ce pays qui a refusé de rembourser sa dette et celle de ses banques !

    En revanche, rien sur les USA (2) et ses alliés d'Europe et du Moyen-Orient, la City, Wall-Street...

     

                  Mais au fait, 90% des paradis fiscaux ne sont-ils pas américains et britanniques ?

                 Aussi, cherchez l’erreur !

     

                 Et Thierry Meyssan de conclure dans son dernier billet sur Voltairenet.org : "... contrairement aux apparences, ceux qui animent cette campagne veilleront à ce que rien ne change. Le système restera donc en place, mais toujours plus au seul profit du Royaume-Uni, de la Hollande, des États-Unis et d’Israël. En croyant défendre leurs libertés, ceux qui auront participé à cette campagne l’auront en réalité réduite."

     

     
    Denis Robert

     

     

    1 - L’International Consortium of Investigative Journalists est financée par de nombreux organismes liés à la CIA, comme la Fondation Ford, et les fondations de George Soros.

     

    2 - Dans les sociétés républicaines, la Justice doit être égale pour tous. Mais l’ICIJ, qui a déjà rendu publics plus de 15 millions de fichiers informatiques depuis sa création, n’a jamais attenté aux intérêts des États-Unis. Elle ne peut donc certainement pas prétendre agir par souci de justice - Thierry Meyssan  à propos des "Panama Papers" ICI

     

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    Pour prolonger, cliquez : 5 questions au journal Le Monde

     

    Lien permanent Catégories : Medias, désinformation et ré-information 0 commentaire
  • Emmanuel Todd : le retour !

     

    emmanuel todd,entretien d'emmanuel todd sur le nouvelobs,qui est charlie,démographie,économie,attentats du 13 novembre 2015,attentats du bataclan,allemagne de merkel,politique,union européenne,société,terrorisme

                 L’historien et démographe ne s’était pas exprimé depuis la polémique suscitée par son livre, “Qui est Charlie?”, paru au printemps 2015. Crise des réfugiés, attentats du 13 novembre, jeunesse économiquement sinistrée, autant de sujets qu’il aborde dans un entretien à “L’Obs”.

    ______________

     

                  A la lecture de cet entretien, deux questions surgissent : Todd aurait-il perdu le fil ? Parfois confus, Todd se cherche-t-il ? La question lancinante suivante l’occupe-t-elle : comment rester encore "performant" intellectuellement, inspiré et clairvoyant ?

    Si Todd reste pertinent sur ce qui nous a menés là où nous sommes aujourd’hui, Todd devrait admettre qu'il n’est plus capable de penser efficacement ce qui sera. Il semble s’être épuisé, notamment sur la question de l’assimilation et de l’intégration des populations issus de la culture arabo-musulmane.

    Il semblerait que tout ce que Todd a accumulé comme savoir au cours de ses recherches ne lui soit d’aucune utilité pour penser le monde de demain. En panne, il a commencé à raisonner avec ce qui a été sans réaliser que cela ne le sera jamais plus et qu'il faut pour l'avenir, prévoir autre chose ; et en dernier lieu, proposer à cet avenir, du passé car le futur antérieur n'accouchera jamais du futur simple.

                   Au cours de cet entretien, Todd réclame une France assimilationniste… une France des années 20…

    Certes,  Todd voit juste quand il dit que la France est sortie de l’histoire : «Fondamentalement, ce que fait le gouvernement français n’a plus la moindre importance. Etre lucide, de nos jours, c’est voir que la France n’est pas un pays où se fait l’histoire. Actuellement, les Français sont un peuple non historique.»

    Néanmoins, ce même Todd se garde bien de dire qui sont responsables de cette sortie… tout en omettant de préciser que cette sortie de la France a pour corollaire quelle entrée, auprès de qui, au service de quel projet ?

    A aucun moment il ne mentionne les USA, l’Otan, Israël et les Monarchies du Golfe. Seule l’Allemagne demeure, non sans raisons, sa cible unique ; l’Allemagne et l’U.E ; une Europe instrument d’une mondialisation qui n’est qu’une guerre contre les Etats-nations, l’Etat providence, les droits des salariés, la démocratie et la liberté d’expression.

    Todd a toujours autant de mal avec l’inclusion des USA dans son analyse de la situation européenne.

    On pourra toutefois donner raison à Todd lorsqu’il ré-affirme que « l’Allemagne n’a nullement renoncé à la puissance économique » et qu’ainsi, par voie de conséquence, « l’obsession des classes dirigeantes allemandes, c’est le renouvellement de la force de travail. L’Allemagne a remis en ordre de marche économique toute l’Europe de l’Est, intégré ses populations actives à son système industriel, écrasé la concurrence à l’ouest et au sud dans la zone euro, et est devenue quasiment le premier exportateur mondial pour les produits de haut niveau technologique»

     

                   Autre sujet : l’immigration, l’intégration et l’assimilation.

    Avec l’analyse suivante, Todd tord le coup à une idée reçue quant à la nature des difficultés que représenterait l’intégration des populations musulmanes en Europe ; et les islamologues non musulmans ou arabes, plus souvent islamophobes qu’islamologues, n’auront qu’à bien se tenir lorsque Todd précise sa pensée à propos de la politique d’immigration de l’Allemagne : « Désormais, il s’agit de tout autre chose, d’une autre espèce d’immigration. Avec les Turcs, la machine avait déjà commencé à caler. Pas tellement parce qu’ils sont musulmans, mais parce que leurs structures familiales sont patrilinéaires, c’est-à-dire très favorables aux hommes, et, plus important encore, endogames. C’est ça le marqueur important, la grande différence entre les Européens et les habitants du sud et de l’est de la Méditerranée : une tradition du mariage entre cousins qui, chez ces derniers, fait que le système familial tend à se refermer sur lui-même. La question n’est donc pas de savoir s’ils sont musulmans ou non, c’est de savoir à quel point leur système familial s’éloigne de nos cultures exogames. »

     

             Toutefois, Todd oublie de mentionner le repli communautaire quasi ethniciste, un repli d’ordre politique dans les faits : une situation propre à la France dans laquelle deux communautés se font face : Juifs et Musulmans dans un déplacement géographiques de deux antagonismes, colons israéliens face aux Palestiniens, avec une offensive sans précédent de la part d’associations-écrans - officines israéliennes (CRIF, LICRA) -, et de leaders médiatiques issus de la communauté juive, contre la communauté musulmane de France, chacun dans son rôle, selon son histoire personnelle et ses aptitudes intellectuelles : Zemmour, Finkielkraut, Elisabeth Lévy, Gilles-William Goldnadel, E. Badinter, Frédéric Haziza, Pierre-André Taguieff... couvrent le volet "revanche sur la dé-colonisation et islamophobie assumée"...

    Bernard-Henri Lévy, lui, couvre la partie moyen-orientale de la question dans son soutien actif à la destruction de l’Irak, de la Syrie et de la Libye et à la colonisation israélienne des territoires palestiniens.

     

                 Si Todd a longtemps été « caricaturé en chantre de l’immigration heureuse » car il se s’est jamais privé de déclarer « au milieu des années 2000 que le raidissement réactionnaire autour des questions migratoires serait balayé par l’explosion des mariages mixtes et par l’arrivée de nouvelles générations ne partageant nullement ce genre d’anxiétés. » la question suivant se pose : Todd a-t-il révisé ses prévisions suite aux attentats de 2015 ?

    Todd perd pied avec la réalité en affirmant et alors que ce n’est même pas nécessaire et encore moins souhaitable : «… il faut revenir au concept d’assimilation » ; là, Todd semble ignorer que de tout temps, cette assimilation a été plus que relative : 

    - Les Italiens sont bel et bien restés italiens aujourd’hui encore ; il suffit d’aller au Stade de France lors d’un match France-Italie ; ou bien encore : avisez-vous de critiquer le Duce, Mussolini, auprès d’un Français d’origine italienne, même diplômé, instruit et cultivé… vous réaliserez très vite que cette figure italienne des années 20 et 30 jouit d’un respect à peine dissimulé.

    - Ecoutez donc maintenant la parole d’un Juif français sépharade (né en France donc !) qui vous murmure à l’oreille, un rien menaçant : « l’ONU, on s’en branle ! Jérusalem, capitale éternelle d’Israël ! »

    - Trouvez un Français d’origine polonaise qui ne soutienne pas le président Andrzej Duda et son Premier ministre Beata Szydlo ! Gouvernement élu non pas sur « la question nationale » contrairement à ce que les médias dominants (encore eux !) ont laissé dire et repris en coeur... mais bien plutôt sur fond de crise économique à propos du nombre de perdants toujours croissant de l’intégration européenne et le prix à payer pour les plus faibles, tout en gardant à l’esprit que le Peuple polonais n’est  pas au bout de sa peine à l’heure où l’Euro qu’il ne pourra pas refuser d’adopter - cela fait partie de ses obligations d’intégration européenne - fera son entrée dans les foyers.

    - Pensez aux filles et fils de Harkis nés en France dans les années 60 et 70... pensez un instant à leur ressentiment aussi tenace que justifié...

              Et pour finir, on se gardera de faire quelque commentaire que ce soit à propos du niveau d’assimilation des membres de la communauté chinoise, française ou pas ou peu ou totalement...

     

                 Vraiment,Todd est en panne sur la question intégration/assimilation. Quant à recommander une société policière pour gérer l’échec d’une assimilation qui ne représente aucune nécessité, en dehors d’être totalement irréaliste…Todd ira jusqu’à prédire à propos de L’Allemagne  et de sa politique d'accueil des réfugiés de la guerre et autres réfugiés économiques par centaines de milliers - et cela concerne la France tout autant : « Elle ne pourra intégrer, contrôler et utiliser efficacement de telles masses de population, à de tels niveaux de différence culturelle et à un tel rythme accéléré, qu’en se stratifiant et en se durcissant. Le prix à payer serait sa transformation en une société policière ou militarisée. »

    Merci Monsieur Todd ! Assimilation ou Etat militaro-policier ! Là, Todd force son talent prévisionniste au-delà du raisonnable. Ou bien, en secret, appelle-t-il de ses vœux une telle société face à l’échec d’une assimilation des populations musulmanes ou ré-islamisées ? Todd rejoindrait-il à mots couverts, tous les déçus d'une République assimilationniste, de tout temps fantasmée maintenant que cette République est nue, entièrement nue, à poil comme jamais face aux discriminations sans nombre qui frappent les communautés arabe, musulmane et africaine ?

                   Todd sauve en partie sa mise lorsqu’il rappelle ceci : « L’une des conditions fondamentales de l’assimilation, c’est que la machine économique tourne et que l’ascenseur social fonctionne. »

    On prendra néanmoins soin de remplacer «assimilation » par « intégration » et ce afin de nous rapprocher de la réalité historique, réalité des faits, de notre pays.

     

                   Todd poursuit non sans talent, un rien nostalgique, cette fois-ci à propos de l’U.E et de ce qu’elle a fait de la France avec la complicité de tous ceux qui ont occupé l’Elysée, Matignon et l’Assemblée nationale depuis 20 ans  : « Quelle occasion gâchée pour la France, une société douée dans son rapport à l’étranger et à l’universel. Tant qu’on aura ce blocage économique, on observera des phénomènes de pourrissement, qui pourront prendre en banlieue une forme islamique, tout simplement parce qu’il y a dans ces zones-là beaucoup de Français d’origine musulmane. »

    Là, Todd retrouve un peu de lucidité et de réalisme.

     

                  Sur les experts en terrorisme et les soi-disant islamologues - on pensera à un Gilles Kepel qui peut être sans difficulté considéré avant tout comme un expert des intérêts étasuniens et israéliens, tout atlantiste et sioniste qu’il est ! -, Todd fustige à raison ceux qui refusent de voir « que ce drame n’est qu’un morceau d’une tragédie globale : notre société est paralysée parce que la France n’a plus de monnaie et ne peut plus avoir de politique économique.»

    Et Todd de conclure à propos des tueries du 13 novembre 2015 à Paris : « L’une des choses qui m’a le plus tristement impressionné, c’est justement la vision que la classe politique et les médias ont alors donnée de la jeunesse française. D’un côté les jeunes terroristes déments, barbares, islamisés. De l’autre, des jeunes parfaitement sains, et radieux, sirotant des bières à la terrasse des bistrots. Alors qu’on a aujourd’hui toutes les statistiques en mains sur les difficultés effarantes à entrer dans la vie adulte pour les jeunes, la baisse de leurs revenus, leurs taux d’emploi misérables, les stages sous-payés voire non payés. Etre jeune en  France, ce n’est pas juste siroter un demi en terrasse.»

     

                        CQFD : ce qu'il fallait aussi dire.

     

     

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