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  • Christiane Taubira sort de son silence et sombre irrémédiablement

     

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                  Après l'attentat de Nice, Christiane Taubira est sortie de son silence (1) : elle a pris la parole sur Facebook. Après un hommage rendu aux victimes, elle s’est empressée de voler au secours de François Hollande et de Manuel Valls.

    Taubira préparerait-elle son soutien à la candidature et à la ré-élection de Hollande ? Une réponse par l’affirmative s’impose. Et c’est bien là que le bât blesse.

    Dénonciation des attentats et de ce qu’elle identifie comme une tentative de récupération politique de la droite (et le PS alors ?), hommages aux victimes...

                      "Mais enfin, où étiez-vous Madame Taubira quand Hollande (avec le soutien et la complicité de Fabius et de Valls), a soumis la politique étrangère de la France aux intérêts des USA, d'Israël et de l'Arabie saoudite ? Où donc ?

    Dans le premier et le second gouvernements de François Hollande, vous étiez Madame !"

                   Larmes de crocodile que celles de Madame Taubira ? Ou bien l'aveu d'une inconséquence totale ?

     

     

    1 - Dans ce billet, il est question de rendre justice à Christiane Taubira comme on rend un jugement : ce qui peut l’innocenter et ce qui la condamne en tant que personnage public, politiquement engagé.

    Dénoncer Taubira aujourd'hui, c’est aussi défendre tous les auteurs qu'elle revendique.

     

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                  Brillante candidate à la présidentielle de 2002, rapporteuse de la loi du 21 mai 2001 qui reconnaît enfin que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l'océan Indien constituent un crime contre l'humanité, garde des sceaux du gouvernement Ayrault et Valls, si Christiane Taubira a pu être un jour une de nos dernières intellectuelles engagées, dans les replis sinueux de son cortex cérébral, de circonvolution en circonvolution, Christiane Taubira n’aura eu de cesse de creuser son sillon durant quatre longues années, de la solidarité gouvernementale au renoncement, du renoncement à la soumission, de la soumission à l'asservissement car bien avant son opposition au projet de loi constitutionnelle de la déchéance de nationalité et de la remise en cause du « droit du sol » qui provoquera son départ du gouvernement Valls, on pouvait déjà assister aux manifestations de flics dans les rues, à des avocats faisant la grève de l'aide juridictionnelle ; plus tôt en février 2015, des enfants et leurs parents arrêtés à l'occasion d'une traque contre les "anti-Charlie" ;   une mineure de 14 ans a été mise en examen pour apologie du terrorisme ; un adolescent de 16 ans a été placé en garde à vue ; un homme de 34 ans, qui avait fait l'apologie des frères Kouachi lors de son arrestation en état d'ivresse ; ainsi que des dizaines de procédures ouvertes pour "apologie" du terrorisme.

    Vinrent ensuite la confirmation par la Cour de cassation du caractère illégal de la campagne BDS (boycott d'Israël), la France demeurant le seul pays au monde où une telle interdiction est posée, puis les persécutions judiciaires de Dieudonné et d'Alain Soral qu'aucune justice en Europe se cautionnerait ; des « affaires » qui n'avancent pas (comme si l'Etat PS gardait sous la main l'épouvantail Sarkozy avec celui de Marine le Pen) ; et toujours des policiers et des gendarmes acquittés à propos de bavures avérées, des prisons surchargées et toujours une justice sous financée ; des syndicalistes mis en examen, et aujourd'hui même : condamné pour contrôles au faciès, l'Etat se pourvoit en cassation alors que François Hollande s'était engagé à lutter contre ce type de contrôle lors de sa campagne présidentielle.

    Et puis enfin, l’état d’urgence décrété par Hollande dans la nuit du 13 au 14 novembre 2015 avec ses assignations à résidence d’écologistes considérés dangereux, des perquisitions par centaines sans résultats et des interdictions de rassemblements et de manifestation...

     

                        La pire des choses pour un être humain c’est de mal vieillir car, on ne devrait jamais vieillir comme on ne devrait jamais cesser de hurler ! Tous devraient alors pousser leur cri puis mourir pour mieux laisser résonner ce cri.

    On reprochera à Christiane Taubira d’avoir tué ce cri pour une bataille de chiffonniers de mauvaise foi à l’Assemblée nationale le mercredi au moment des questions de gouvernement, tout en ayant la faiblesse et l'immense complaisance de croire que cette bataille valait une seule journée d'investissement.

    Oui ! On ne devrait jamais vieillir ou du moins, on devrait se retirer lorsqu'on sent venir comme un relâchement - lâcheté et servitude volontaire qui vous prennent tout et ne vous laissent rien.

    Et c'est alors que... pas à pas, sans éclat ni tapage, par la petite porte, porte de derrière pour ainsi dire... mois après mois, année après année, on s’y traîne, debout mais couché, lentement mais sûrement, de flatterie en flagornerie, alléché par l’odeur d’une promesse de reconnaissance au sein du grand barnum politique et sociétal... et puis, par un beau matin, on retrouve ses chaînes, le bruit de son cliquetis et son entrave, celle dont on croyait s’être débarrassé car l’abolition de la traite doit trop, beaucoup trop à une bourgeoisie blanche indisposée par le spectacle de l’humiliation, de la peur et de la terreur - la couleur de son sang, l’odeur de son urine, la crasse et la sueur de ses travaux pénibles -, et pas assez à ses enchaînés ; d’où ce retour, non pas du refoulé, mais à la case départ ; là d’où l’on vient et que l’on n’avait  jamais vraiment quitté faute d’avoir été l’acteur majeur de sa libération.

    Faut dire que l’esclave, la « bonne à tout faire » et « à servir à tout » a été engrossée par son maître qui aura la charité d’en faire sa concubine ; une concubine qui jamais ne pourra se hisser au rang d’une épouse ; pas robe de mariée ni cérémonie ; et c’est le ridicule qui accompagnera tôt ou tard son ascension au côté de son maître, entre deux tiges de canne à sucre ; sucre d’orge d’un orgueil et d’un fourvoiement - on parlera presque de forfaiture -, à la fois grotesque et laid, d’une rare laideur, qui nous inspirera néanmoins de la pitié… pitié face à cette erreur monumentale : coucher avec le mépris qui a décidé de tout… de votre condition d’être au monde, à peine humain en l’occurrence.

    L’histoire n’a-t-elle pas maintes fois démontré pourtant que le salut des minorités ne peut venir que d’eux-mêmes ?

    Et c'est alors que l'intéressée ira jusqu'à tenir le fouet qui punira ses congénères. Et c'est aussi l'indépendantiste guyanaise qui échange son lexique et son codex de militante contre une langue de bois au service de la domination du plus fort sur le plus faible : l'élève a dépassé le Maître.

    « Django » le long métrage de Quentin Tarantino sur l'esclavage aux Etats-Unis, nous en donnera quelques exemples aussi hilarants et savoureux que pathétiques car, dans ce monde de la traite, de l’esclavage et des plantations, "le nègre domestique", nègre de l'intérieur, qui bichonne le maître, le pomponne, s’assure de son bien-être, de la propreté des lieux et de l’excellence des mets qu’il trouvera dans son assiette, sait que la force est du côté des Blancs esclavagistes et négriers ;  sa sécurité et prospérité aussi quand il est promu au rang de Major d’homme. Dans ces conditions, mieux vaut, à ses yeux, être le domestique du Blanc au 19e siècle que son salarié "libre" cent ans plus tard, à trois dollars de l’heure.

     

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                   Dans les multiples aspects d’une soumission comme à rebours, revirements, volte-face, doit-on y voir là ce que Germaine Tillon appelait « la plus massive survivance de l’esclavage » ? Est-ce que l’être humain est condamné à toujours revenir vers la main qui l’a longtemps opprimé pour demander une dernière caresse dans l’espoir inavouable de recevoir un coup de bâton ? Est-ce que jamais l’être humain n’aura vraiment la liberté de s’affranchir trouvant sa résilience dans un « tenir tête » qui n’acceptera aucun compromis ? Est-ce que celui qui a quitté le travail forcé, prenant le maquis, une fois reconnu dans son humanité et ses droits, sera-t-il toujours tenté de remettre cette liberté entre les mains de celui qui lui a longtemps refusé le droit d’en jouir tel l’enfant maltraité incapable de nommer son « maltraitant » et qui revient sans cesse vers ses parents parce qu’il n’en aura jamais d’autres ?

    Esclave un jour, esclave toujours ?

    Christiane Taubira et sa promiscuité avec le PS c'est le pauvre qui vient au secours du riche (ou de ses larbins... les garçons de courses Hollande et Valls). Souvenons-nous que de nombreux esclaves combattirent aux côtés de leurs maîtres contre leur propre affranchissement durant la guerre de Sécession car, même lorsqu'il prend le parti de sa libération, exploité et humilié, il arrive que l'opprimé finisse par se reconnaître une dette pour s'être affranchi seul et sans autorisation ; ou bien encore : une dette envers ceux qui auraient grandement contribué à le libérer du joug de l'exploitation ou de l'esclavage ; l'opprimé reviendra donc acquitter cette dette même après des années d'autonomie à la fois matérielle, psychique et culturelle car l'opprimé d'hier sait qu'il n'y a pas d'avenir digne de ce nom, un avenir florissant aux cotés des puissants, pour les ingrats à l'endroit de ceux qui se considèrent encore comme leurs créanciers, libérateurs ou anciens maîtres confondus. Il est vrai aussi que l'on ne compte plus les "esclaves" qui ont fini par se croire faits pour leurs chaînes même quand on les en a débarrassés.

    S'il faut bien tôt ou tard "tuer le père" pour le devenir à son tour un jour, debout et responsable, de même, seul le meurtre du maître de maison affranchit l'esclave une fois pour toutes car, avec ce meurtre, c'est le poison de la dette qui disparaît avec le créancier, corps et biens, dans la chaux vive des fosses communes.

     

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                    Christiane Taubira s'étant construite autour de son origine et de l’histoire de cette origine - pour s'en convaincre, il suffit de se reporter à son parcours militant - Frantz Fanon, Aimé Césaire et Edouard Glissant  (auteurs cravatés qui n’ont fait finalement que servir la langue de leurs maîtres - en la retournant contre ces derniers, certes ! mais n'empêche... -, car cette langue reste la leur) dont Christiane Taubira se réclame, ont donc échoué : leur littérature ne l’aura pas aidée à penser les dangers de la compromission et le piège qui se referme sur la victime qui choisit de servir son bourreau : celui d'hier, d'aujourd'hui et de demain ; celui de toujours, du côté du manche qui vous domine entre deux sourires, deux tutoiements, deux embrassades : Judas père et fils. 

    Savoir est une chose : comprendre est tout. Manifestement, Madame taubira n'a pas compris ce qu'elle a appris. On est donc bien son pire ennemi ! Plus aucun doute là-dessus.

     

    ***


                   Si la vieillesse est un naufrage, Christiane Taubira aura sombré jeune, relativement, et comme  son intervention sur les réseaux sociaux le laisse entendre et deviner, en envisageant de soutenir la ré-élection de François Hollande, cet homme qui ne mérite rien et dont il n'y a plus rien à sauver, il est dit que l'ancienne garde des sceaux envisage de jouer un rôle actif : rassembler la gauche, tel est son projet. Manifestement,Taubira ne sait donc pas ce qui se passe dans l'électorat de cette gauche. Quatre années de gouvernement l'ont totalement sortie de la réalité ; la nôtre de réalité et puis la sienne aussi : qui et quoi elle est supposée être face à ce qu'elle a été car ce qu'on a été vous engage et vous oblige.

    Avec cet engagement auprès d'un non-président, Christiane Taubira vivra son naufrage politique et moral jusqu'à la noyade comme d'autres de boire leur vin jusqu'à la lie, à charge pour nous qui n'avons pas encore renoncé, après la défaite de Hollande en 2017 et celle du PS aux Législatives qui s’ensuivront, de reconstruire une Gauche en accueillant tous ceux qui ne veulent plus d’une France à genoux devant l’Otan et la Commission européenne, des Gaullistes souverainistes aux Ecologistes  - parmi ceux qui souhaitent véritablement "faire de l'écologie" -, en passant par le PC et Mélenchon jusqu'à l'extrême gauche, sans oublier ceux qui auront quitté un PS moribond.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Le PS doit mourir pour qu'une alternative politique renaisse

     

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  • Patrick Chamoiseau : Closerie des lilas, prix Goncourt, attentats et terrorisme

     

                    Auteur né à Fort-de-France en1953, théoricien de la créolité après la négritude de Césaire mais loin d'une négritude à la Kémi Seba, (qui peut le moins peut le plus ! Même si ce "plus" tarde à venir... sans doute parce qu'à chaque jour suffit sa peine !) prix Goncourt en 1992 pour son roman Texaco, Patrick Chamoiseau prend la parole au lendemain des attentats de Nice :

     

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                   "Le vieux Guerrier me dit : la diabolisation de l’Islam par la totalité du monde occidental en fait un champ de projection hyper-attractif pour toutes sortes de sociopathes, de désaxés et de malades mentaux en pleine souffrance existentielle.

    Dès lors, nous assistons à une « islamisation » des naufrages individuels, des précarités sans horizon et des fragilités psychiques. On n’est pas en échec, on est islamisé. On n’est plus insignifiant, on est islamisé. On n’est plus malade, on est islamisé...

    Autour du phénomène, Daech (ses spectres, son brouillard magnétique, ses ombres labiles et ses reflets) n’a plus qu’à jouer la mouche du coche, nourrissant ainsi (en une boucle infernale) les curées médiatiques, les émotions obsidionales, les régressions sécuritaires et... l’islamisation de toutes les rancœurs.

    Et comme plus personne ne sait rien de l’Islam, les démesures se font absurdes, la diabolisation gagne... Quant à l’islamophobie, elle s’érige désormais en étendard intellectuel et en signe d’un courage flamboyant."

                                                               - Patrick Chamoiseau, 15 juillet 2016

     

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                 Qu’il soit ici permis de répondre succinctement à Monsieur "L'élection d'Obama est un miracle" comme l’auteur a pu le déclarer en 2009 à propos de l’élection de Barack Obama à la Maison blanche alors que cette élection n’était qu’un leurre, qu’un gigantesque écran de fumée car plus blanc que ce Président des Etats-Unis, tu meurs ! Et comme un fait exprès, nombreux sont ceux qui, noirs de peau, moururent.

    De plus, qui a dit que l’on ne doit jamais juger un individu sur la couleur de sa peau ? Ceux-là mêmes qui luttent à juste titre contre les discriminations et le racisme négrophobe. Chamoiseau en faisait partie en 2009. Aussi, faut croire que ce jour-là, notre auteur façon « Closerie des Lilas » s’était montré plutôt distrait.

                    Qu’à cela ne tienne ! Chamoiseau récidive en ce sens que son intervention à propos des attentats de Nice passe à côté de la question, la seule qui vaille et qui rapporte, il est vrai, des ennuis : les causes du terrorisme qui frappe la France en particulier ; les causes et les responsabilités car compréhension ou pas de l'Islam et pour peu qu'il en soit question, en ce qui concerne l’actualité terroriste, il serait bien plus utile et urgent d’en dénoncer les causes tout en cherchant à établir les responsabilités ! même si c'est précisément là où les ennuis commencent Monsieur Chamoiseau, vous qui n'en avez jamais eus car, sans doute ne les aimez-vous pas tous ces ennuis !

    Aujourd’hui on ne court aucun risque à dénoncer une diabolisation de l’Islam toute relative qui plus est ! En revanche, on court un grand danger à s’attaquer aux causes de ce terrorisme qui nous frappe d’autant plus que la perversité des responsables de la situation dans laquelle nous sommes est totale : voyez comment les gouvernements occidentaux détruisent des pays musulmans avec la complicité d’Israël et des Monarchies du Golfe, financent et instrumentalisent des sectes telles que Daesch, tout en mettant en garde contre une éventuelle réaction violence anti-musulmane. Il est vrai que les soldats de Daesch composés ici en Europe de truands dont les cas relèvent le plus souvent de la psychiatrie plus que de la religion, musulmane ou autres, se chargent d’entretenir un tel risque : un backlash anti-Islam.


    Dans ces circonstances on pourra sans difficulté et sans hésiter adresser le reproche suivant à notre auteur : c’est de ne jamais courir quelque danger que ce soit. Or, aujourd’hui, c’est une exigence absolue que de se mettre en danger. Ou bien alors se taire.


                    Renvoyer tout le monde dos à dos comme Chamoiseau semble le faire, n’est certainement pas la marque d'une force intellectuelle susceptible de faire avancer notre compréhension de quelque phénomène que ce soit ; de même, dénoncer une diabolisation de l'Islam - diabolisation toute relative qui n'est dans les faits absolument pas à l'ordre du jour en Europe - à l'heure d'une auto-victimisation généralisée à outrance, choisir d'évoquer l'actualité qui nous occupe par le biais de cette "diabolisation" c'est réellement faire le choix de botter en touche... car, une fois encore, rappelons que la vraie question n'est pas la diabolisation de l'Islam alors que les auteurs des attentats ne sont pas reconnus comme Musulmans par les Musulmans eux-mêmes, …mais la question est bien plutôt celle-ci : pourquoi ces attentats.

    Merci Monsieur Chamoiseau de vous y atteler ou de garder le silence car, pour ce qui est de la diabolisation de l’Islam, les Musulmans savent en France, défendre une pratique religieuse respectueuse de la liberté d'autrui pour y adhérer massivement depuis des lustres ; et si une hirondelle ne fait pas le printemps, de même, quelques fanatiques et crapules ne seraient en aucun cas, condamner l’Islam d’Europe.

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    Pour prolonger, cliquez  : pour(-)quoi je meurs

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  • La France à l'heure d'Israël ?

                

                       Billet de blog rédigé en Janvier 2015

     

     

                   Ils ont réussi ! Ils sont parvenus à leurs fins : nous faire descendre dans le trou, leur trou ! celui qu'ils nous destinaient de longue date ; un trou profond, une fosse commune à partir de laquelle il nous faudra tous lever la tête lorsqu'ils daigneront s'adresser à nous, sur un ton condescendant ; eux qui trônent déjà, là-haut, tout là-haut, et nous tous en bas, piégés, bien piégés et sans recours. Ils ne nous autoriseront qu'une chose : déposer des fleurs et allumer des bougies sur nos propres tombes ou celles de nos voisins : du pareil au même puisqu'on devra tous être disposés à partager leur sort à tout moment !

                   Alors, disons-le : salauds de politiciens !

     

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    Réglez vos montres !

     

     Tous aux abris !

     

                    C'est en 2015 -  "La France est en guerre" martèle Manuel Valls.

     

    Quelques années plus tôt

     

                            C'était en 2013 - Se reporter à la fable de la Fontaine :  Le loup et la cigogne


                         "Prétendre être payé d'un service par les méchants, c'est commettre une faute car, ensuite, on ne peut plus s'échapper sans être puni de ses bons offices" - Esope (VII ‑ VI siècle av. J.-C.)

     

     

                      Rony Brauman critiquant l'attitude de François Hollande lors de son dernier voyage en Israël.

     

                      On notera au passage le fait que les Juifs français critiques de la politique d'Israël et d'un rapprochement diplomatique avec cet Etat en violation de notre tradition diplomatique qui a fait notre rayonnement et notre force - une tradition qui avait pour objectif la recherche d'un équilibre -, ne sont jamais invités dans les médias. Seul Rony Brauman passe encore la porte, bien timidement quand même ! Une porte fermée à tous les autres.

     

                           En 2015

     

                     L'homme du pire, toujours là dans les pires moments, en campagne électorale et en recrutement à Paris au cours d'une semaine de tueries  :"Juifs de France, votre foyer c'est Israël, on vous attend !"ou quand les chacals de la politique se penchent sur le cadavre de la France pour voir s'il bouge encore.

    Au sujet de la venue de cet individu dimanche dernier à Paris et de sa participation à la marche en hommage aux victimes des tueries de Paris et de Vincennes, il est bon de savoir ceci : "la présence de Netanyahu, comme celle du président palestinien Mahmoud Abbas à Paris le dimanche 11 janvier 2015, n’était apparemment pas souhaitée. François Hollande voulait éviter que le conflit israélo-palestinien ne vienne brouiller le message d’unité de la manifestation. Lorsque Netanyahu a vu que deux de ses ministres venaient à Paris, il a décidé d’y aller aussi. Avigor Lieberman et Naftali Bennet sont en effet deux de ses adversaires aux prochaines législatives qui ont lieu dans deux mois en Israël" - Haaretz

     

    ***


                  Dans un contexte sioniste et islamophobe  (cocktail explosif), entretenu de longue date par tous les médias...

                 Trois jours après des attentats qui ont fait 17 morts (dont quatre français de confession juive aujourd'hui inhumés en Israël), le gouvernement Valls annonce l'affectation de dix mille militaires pour protéger les lieux "sensibles" Un dispositif inédit, soit "le même nombre que ceux qui sont mobilisés sur les opérations extérieures", ou bien encore 10% des effectifs de l'armée de terre. Ces militaires viennent s'ajouter aux 4 700 policiers et gendarmes déjà mobilisés.

                   Qu'est-ce à dire ?

                   Ceux qui depuis des années oeuvrent pour un rapprochement entre la France et Israël au service d'un monde unipolaire et  guerrier seraient-ils parvenus à leur fin ?

    La France aurait-elle épousé le modèle de la société israélienne ? Une société bunker, soudée autour de la mort, du sang, des larmes, de l'humiliation, du vol et des représailles ; une société au talent incomparable quand il s'agit d'enterrer ses morts ?

    Violence sociale, intimidation, sommation, une société sur le qui-vie ; une politique étrangère qui s'articule autour de l'entretien d'un état de guerre permanent, dedans, dehors... guerre larvée, hurlée ; et puis la mort, encore la mort ! et puis enfin, dans une vision paranoïaque, accusatoire et non contradictoire de la société, de la Nation et du monde...  ne jamais interroger les causes ?

    Libre à chacun de juger.

     

     

    ***

     

     

                    Omniprésents dans les médias dominants, voici Elisabeth Lévy et Alain Finkielkraut dans toutes leurs oeuvres et dans un enfermement-aveuglement ethno-politique, le sionisme, qui vous fait perdre une qualité irremplaçable : la capacité de penser contre soi-même, sa classe, son ethnie, sa  caste ; le premier devoir de tout intellectuel.

    De ces deux comparses... jamais un tel discours, un tel point de vue n'a été aussi éloigné de ce qu'est la France historiquement et de ce qu'est la civilisation européenne : cette soif de connaître et de comprendre ; cet appétit d'ogre pour l'étude des causes.

    Finkielkraut mettra en accusation ce qu'il appelle "le parti de l'Autre" contre le parti du même avec le même ; faut dire que. face à un miroir, Finkielkraut ne tolère qu'une image, qu'un reflet : sa propre image et son propre reflet car aux yeux de ces deux énergumènes, l'Autre est ingérable, inassimilable, incontrôlable, imprévisible ;  comprenez  : incapable de se rallier à une cause... cause unique, indivisible... leur propre cause à tous les deux... cause d'une nature ethno-politique.

     

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                  Tous ceux qui, en 2009, se sont élevés contre  "la liste antisioniste et anti-communautariste" conduite par Dieudonné aux élections européennes de 2009, et qui n'était pas qu'un sketch de plus de l'humoriste -  liste destinée à dénoncer l'emprise à venir d'une idéologie ethno-politique liberticide d'une intolérance sans précédent dans l'histoire contemporaine de la France ; idéologie responsable du bannissement des médias de l'humoriste en 2003  -, devront aujourd'hui reconnaître la justesse de cette prémonition ; quand à nous, on saluera à nouveau, ici, le plus clairvoyant - et pour cette raison, le plus persécuté -, des humoristes satiriques de la scène artistique francophone : Dieudonné.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Le phénomène Dieudonné

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  • Religions et monothéismes : a love story ?

                   

               "Nous assistons à une « islamisation » des naufrages individuels, des précarités sans horizon et des fragilités psychiques. On n’est pas en échec, on est islamisé. On n’est plus insignifiant, on est islamisé. On n’est plus malade, on est islamisé... "

                                     Patrick Chamoiseau, 15 juillet 2016

     

     

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            (Suite aux événements du 14Juillet, une "prière du mort" a été prononcée mardi dernier à la mosquée ar-Rahma, dans le nord de Nice)

     

     

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                   Attentats, tueries, Daesch, Islam, France, Europe…

                   Soyez assurés et rassurés : dans les mosquées, on ne compte plus les prêches qui recommandent vivement de prier pour les victimes des attentats qui ont pris pour cibles des dizaines de civils, au hasard : Nice pour le plus récent d’entre eux ; Nice aux 84 morts avec ou sans mesures adéquates pour prévenir un carnage un soir de 14 Juillet, caméras grand-angle en action.

    Oui ! Les Imams de France n’ont donc pas assez de mots pour condamner Daesh et ceux qui commettent ces crimes au nom de l’Islam… tout en rappelant ceci à ceux qui seraient tentés non pas par le Jihade qui, comme la charité bien ordonnée, commence par soi-même, mais bien plutôt, et plus prosaïquement, par l’envie d’aller tirer dans le tas, ici ou ailleurs - avertissement sans ambiguïté :

                     « N’en croyez rien ! Ce n’est sûrement pas le paradis qui vous attend… mais l’enfer si vous commettez l’irréparable ».

    Et d’aucuns peut-être aussi… de marmonner : « L’enfer ? T’as dit Enfer Momo… bah… ça nous changera pas d’ici alors ! »

    Mais… chut.

    Vraiment ! Un seul souci pour le Conseil des Institutions musulmanes de France (CIMF – nouveau sigle créé par votre serviteur ) et leurs acteurs au quotidien, surtout le vendredi : dissocier l’Islam et les Musulmans de France de tous les crimes commis en leur nom en Europe en général et en France en particulier ; dénonciation et condamnation sur le conseil, sur la vive recommandation, voire la pression irrésistible, le commandement et puis finalement, l’ordre indiscutable (1) - disons les choses !-, de la droite concurrencée par le FN, puis l’extrême droite ainsi que les milieux atlantistes et sionistes (excusez ce pléonasme !) ; CRIF en tête, presse et les médias audiovisuels qui lui sont affiliés : Marianne, Causeur et BFMTV principalement ; Libération aussi, les jours de grand vent, quand il s’oublie et qu’il se fait dessus (chassez le naturel etc…) avant de faire sur les autres, les éclaboussant, adepte d’un journalisme incontinent.

     

                   Et nous autres alors dans cette affaire ? Oui, nous autres qui sommes désintéressés, avisés, informés, honnêtes et de bonne foi, privés d’arrière-pensées… eh bien, nous autres avons beau rassurer nos connaissances musulmanes pratiquantes à divers degrés et occasions (Musulmans on and off)… rien n’y fait :

    « Non, non ! C’est important pour nous de faire savoir publiquement que nous ne soutenons pas ces actes immondes qui n’ont rien à voir avec l’Islam !

    • Mais personne n’a dit que vous souteniez ces actes ! 
    • Si, si !
    • Je regrette : les gens de bonne foi savent que vous n’avez rien à voir avec ces actes immondes.
    • Si ! Si ! On voit bien. Tous tous ! Tous nous montrent du doigt. Tous nous soupçonnent de duplicité, de soutenir secrètement ces actes ! Tous, vous dis-je !
    • Mais non, arrêtez enfin quoi ! C'est ridicule. Avec les gens informés et honnêtes, il n’y a pas d’amalgame possible !
    • Mais si… 
    • Mais non !
    • Mais si !
    • Messi, la star de football ?
    • Mais non !
    • Ah ! Vous voyez bien !»

     

     N'insistons pas.

     

     

                   A l’heure de l'auto-victimisation généralisée à outrance - Homosexuels, Juifs, Musulmans, Réfugiés (et Hollandistes... sic ) -, à l’heure où il semblerait que tout ce beau petit monde juge que, décidément, on ne les détestera jamais assez… l’énergie dépensée par les Imams de France auprès de ceux qu’ils estiment devoir rassurer quant à leur condamnation d’une fermeté à toute épreuve du terrorisme religieux ou pas - mais surtout religieux, quand même ! -, sonne un peu comme une prière… une prière d’un genre particulier cependant ; une prière subliminale : « Détestez-nous ! Tenez-nous donc tous collectivement responsables que l’on puisse vous expliquer à quel point c’est injuste, à quel point c’est pas bien de nous faire ce procès-là, à quel point vous ne nous aimez pas, à quel point… à quel point…

                … à quel point l’Islam, pareille à toutes les religions monothéistes, est une religion d'amour et de paix ! »

    Là soudain, une envie irrépressible de pouffer de rire nous submerge… et puis très vite aussi, le désir de prier notre interlocuteur (la prière encore et toujours la prière !) sur un ton courtois, cela va sans dire, de cesser de nous prendre pour des imbéciles incultes et amnésiques…

    Car la contrainte, le contrôle, l’intolérance, la violence psychologique, le meurtre et le génocide - conversion sabre au clair, canons chargés, bûchers flambant neufs, braises ardentes, excommunication, cris, larmes et sang -, sont consubstantielles aux trois religions monothéistes ; tout ce qui vit, marche et crève - hommes, femmes, enfants, vieillards et les bêtes, les bêtes aussi -, est une cible : croyants car on ne l’est jamais assez, athées, agnostiques, infidèles, mécréants : l’histoire du Christianisme remplit à merveille ce cahier des charges ; l’Islam aussi ; quant au Judaïsme indissociable du sionisme religieux, bras armé et instrument du sionisme tout court - plus de terre, toujours plus : s’étendre et dominer …

    Demandez donc à tous ceux qui ont vu leur carrière brisée (artistes, journalistes, politiciens) et parfois aussi leur vie sociale, ici en France, toutes les portes se refermant sur eux comme dans un tombeau, pour avoir osé un jour dénoncer l’emprise de l’idéologie sioniste sur toutes nos institutions : de l’Eysée au Sénat, en passant par le quai d’Orsay, le Parlement ; sans oublier les médias…

    Et en dernier ressort, dans le cas où vous auriez un doute, rendez-vous dans une région aujourd’hui à feu et à sang, en vous arrêtant dans un territoire en particulier… territoire occupé, la Cisjordanie, par une religion, le Judaïsme… religion et idéologie – deux en un pour le prix de milliers de vie palestiniennes…

    Après le Christianisme et l’Islam… là aussi, tout amour le Judaïsme ?

    Peut-être, mais alors il ne peut s’agir que d’un amour, là encore, d’un genre particulier : une haine subliminale dans le style :

                  « Comment ça mon petit Palestinien chéri et adoré, qu’est-ce que t’as ? Ben, t'es pas heureux ? T’as pas un bout de terrain pour tes oliviers, rien pour nourrir ta famille, c'est ça ? Qu’à cela ne tienne. Viens, je vais te céder un peu de terre… (comment ça ? C’est ta terre ? Oui mais c’est la mienne maintenant !)… genre bac à sable pour que ta marmaille puisse s’y amuser un peu. Après tout, on est pas des monstres ! (Même s’il ne faut pas nous tenter, jamais !) »

    Et ça aussi, plus explicite cette fois-ci :

                  « Ta maison, c’est ma maison ! Ta terre, c’est la mienne maintenant !

    • Ah bon ? Pourquoi ?
    • Parce que c’est écrit ?
    • Où ça ?
    • Dans le Livre, le grand Livre… l’unique, le seul…
    • Et les autres Livres alors ?
    • C’est de la m**** !
    • Comme vous y allez !
    • De quoi 
    • Quand même : vous y allez un peu fort là non ?……………….
    • Je vais te dire une bonne chose : si ta maison c’est ma maison, si ta terre c’est ma terre… c’est aussi, et c’est surtout parce que t’es isolé, sans défense, et par conséquent, trop faible donc pour résister, espèrer et prétendre à autre chose, espèce de trou de balle… de la prochaine balle qui va te trouer le cul si tu insistes !
    • Mais…
    • Y’a pas de mais… t’as compris ? Tu veux pas finir dans un fossé, une balle dans la nuque ? 
    • Ben non, si je peux l’éviter.
    • Alors, prends tes cliques et tes claques, toi et ta marmaille ! Casse-toi ! »

     

                          Yahvé-ou akbar ! Dieu est Dieu au nom de Dieu, nom de dieu !

     

    ***

     

                   Qui a dit que l'athéisme et l'agnosticisme sont le meilleur antidote contre la fièvre religieuse et poisseuse ?

     

     

     

    1 - A ce propos, merci de vous reporter à mon billet de blog : Musulmans de France : sommation et commandement

     

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  • Un premier et dernier « Allahou akbar ! » avant le grand saut dans l’inconnu

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                   ‘’... daech, al Qaida, Boko Haram, Al Shabab ou les talibans, sont tous des exemples d'une nouvelle dynamique post-étatique, qui sera la face apparente des conflits internationaux.  Mais leur signification réelle est beaucoup plus fondamentale.’’

     

                   Paul Rogers est l'auteur d'un rapport paru ce mois-ci ; haut expert sécuritaire britannique, dans ce rapport inédit (ICI), Rogers lance une alerte : "Le terrorisme n’est pas ce que l’on croit. Le vrai problème du monde ne sera en rien un prétendu choc des civilisations, mais un risque de plus en plus pressant, de révolte des marginaux. Le mondialisme économique engendre de la marginalisation de masse, de la perte d'identité, de l'humiliation, du ressentiment et de l'amertume. Ces souffrances sont le vrai cocktail explosif’’.

                   Cela n'aura échappé à personne... ces mêmes marginaux susceptibles d'enfiler n'importe quel dossard ou de brandir n'importe quel drapeau pour frapper la société... le profil de ceux qui ont ensanglanté Toulouse, Paris, Bruxelles et Nice correspond tout à fait à cette description.


                     Merah, frères Kouachi, Coulibaly, Abdeslam, Mohamed Lahouaiej Bouhlel et d’autres encore…


    Délinquance, rupture, sans solution pour eux-mêmes et la société non plus
    , d'une courte vie sans objet, les voilà soudain qu’ils se souviennent qu’ils auraient pu être musulmans - Musulmans qu’ils ne seront jamais ! Et c’est dans un premier et dernier « Allahou akbar ! » qu’ils décident d'en finir et de faire le grand saut dans l’inconnu, eux et de pauvres bougres qui n’avaient rien demandé... n’importe lequel d’entre nous en l’occurrence ; sans doute trouvent-ils là une sortie "plus honorable" et plus glorieuse qu’une condamnation à 20 ans de réclusion criminelle lors de leur prochain jugement, tout multi-récidivistes qu'ils sont.


                   Segmentation, ciblage, positionnement... c'est comme le profilage, c'est une science. Mais alors, finiront-ils tous par nous faire regretter les activistes d’Action directe des années 70 ? Cela avait quand même une tout autre allure ! Etait-ce parce qu’ils avaient lu Marx, Hegel, Lénine et Althusser ?

                   C'est sûr : on ne devrait jamais quitter la lecture, cette écriture de l'autre.

           

     

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  • Prolongation de l'Etat d'urgence et d'un régime d'exception

                 Billet de blog rédigé en février 2016

     

     

     

                                                          

    Priez Dieu que tous vous veuille absoudre !

     

     François Villon - "La ballade des pendus" - 15è siècle

     

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                  Si la mise en place de l’état d’urgence suite aux tueries du 13 novembre 2015 a pu être saluée par tous les « représentants » de la Nation, deux mois et demi plus tard, l’ambiance est tout autre : aujourd’hui, de nombreuses voix se font entendre pour s’opposer à son renouvellement - parlement, sénat, médias et la rue - d’autant plus que le gouvernement Valls a sollicité une prolongation de trois mois de cet Etat d’urgence ; du côté de la l'Elysée, Hollande adepte d’une surenchère aux arrières pensées électoralistes évidentes, souhaite inscrire dans la constitution française cet état d’urgence qui a donné à la police des pouvoirs accrus : perquisitions, assignations à résidence, détention, garde à vue… sans l’intervention d’un juge car cet Etat d’urgence expulse de facto le judiciaire.

    Or, rappelons ici que ça ne peut pas être, que ce n’est pas à la police ni à un gouvernement quel qu’il soit, de décider du maintien ou non de cet état à la fois d’urgence et d’exception.

               

    ***
               

                   Dans ce débat sur RFI, un seul intervenant peut se targuer d’être indépendant : Pierre Tartakowsky, président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme.

    Le second intervenant présente une situation évidence de conflit d’intérêt : en effet, Louis Caprioli est disqualifié en tant que conseiller d’une société privée de sécurité ; société susceptible à tout moment de se positionner sur des marchés publics liés à la menace sécuritaire ; menace que le secteur privé a tout intérêt à entretenir par ses analyses et ses interventions alarmistes dans des médias d’une complaisance inouïe : la peur fait vendre, certes ! Tout comme en politique, la peur qui n’évite surtout pas le danger, est aussi et surtout pourvoyeuse d’affaires juteuses et de résultats électoraux aussi flatteurs que prometteurs

     

    ***

     

     

                   Clairement, l’état d’urgence doit être suspendu pour les raisons suivantes :

     

    1 – Le bilan de ces deux derniers mois n’est pas bon : des centaines de perquisitions et seulement 4 demandes d’enquêtes préliminaires pour terrorisme et une seule mise en examen.

    2 – Le décalage entre les forces mobilisées et les résultats obtenus est d’un embarras humiliant pour tout le monde.

    3 – Echec des prévisions et de la coordination de tous les services impliqués dans cette lutte.

    4 – La défaillance depuis près de 20 ans des systèmes de sécurité qui ont tout misé sur les technologies et la désertion du terrain pour des raisons budgétaires et non d’efficacité, ne peut plus être ignorée même si les effets de manche de Valls et de son ministre de l’intérieur n’ont qu’un but : nous faire oublier le manque de moyens financiers pour mener à bien la lutte contre des actes meurtriers en bande organisée à caractère politique qui prennent pour cible une population civile.

     

               Pierre Tartakowsky nous rappelle que l’état d’urgence nous prive des moyens de débattre ; le projet catastrophique et infâme de déchéance de la nationalité (en revanche très porteur sur un plan électoral) nous affaiblit, nous divise et empêche un débat éclairé.

    Aussi, la loi du talion qui semble vouloir s'imposer à nous - loi qui nous est culturellement étrangère -, ne passera pas ! Car, n’en déplaise aux imbéciles et aux va-t-en-guerre, on ne cessera jamais d’interroger les causes tout en protégeant l’Europe d’influences extérieures (principalement anglo-saxonnes : ancien testament et cynisme géo-politique), de marchands de mort qui menacent notre sécurité ; une tradition qui a pour socle les Grecs, les évangiles et les Lumières doit prévaloir ; se départir de cette tradition-là, c'est nous mettre en danger ad vitam aeternam.

                  Gardons à l'esprit ceci : il n’y aura pas de paix ni de sécurité pour aucun d'entre nous sans justice et sans le courage d’une indépendance de jugement et d’action de la France et de l'Europe. Or, il y a fort à parier que cette insécurité permanente déjà bien présente quotidiennement dans la vie de millions d'individus - insécurité sociale : travail, logement, précarité, pauvreté et misère -, ne soit pas fait pour déplaire à tous ceux qui souhaitent nous maintenir tous sur le qui-vive dans le but de nous fragiliser, de nous isoler et de nous diviser davantage encore et ainsi contrer toute opposition à leur projet mondialiste liberticide et socialement destructeur.

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  • Parler, c'est mentir !

     

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                       Plus on parle, plus on ment.

     

    Ne plus pouvoir mentir, c’est ne plus pouvoir parler.

    Combien y a-t-il de vérités énonçables sur nous-mêmes ? Combien de vérités au plus près de soi peut-on énoncer sans provoquer une gêne chez notre interlocuteur et sans courir le risque de finir seul avec cette parole ?

    Ceux qui se taisent sont ceux qui ne peuvent plus mentir.

    L’âme mise à nu c’est de la boue, de la détresse, de la colère, de la douleur et du ressentiment ; rien que l’on ne puisse partager sans risquer de perdre l’estime, le respect, l’admiration ou bien l’amitié de ceux qui nous auront écoutés.

    Aussi, parler c’est taire l’essentiel sur ce que nous sommes.

    La vérité, c’est ce qui est tu, c’est ce qu’on ne dévoilera jamais même sous la torture, la tête sous le billot car, parler c’est ouvrir la porte à tous les jugements, défavorables de surcroît, puisque juger, c’est s’absoudre, se blanchir, et par voie de conséquence, juger c'est noircir et accabler l’autre. La vérité sera tue de peur qu’elle ne se retourne contre nous : indifférence, dégoût du côté de notre interlocuteur, pitié, soulagement aussi quand il la partage avec nous cette vérité indicible mais… sans nous l’avouer, comme pour mieux nous laisser dans l’ignorance et nous culpabiliser davantage encore.

    La vérité sur soi-même n’est bonne qu’à ça : à être tue dans la vie comme dans la mort ; et là, on n’aura plus à tenir sa langue ni à craindre le faux pas. Et si l’on pense au fait qu’il se pourrait bien que ce que l’on nomme vérité n’ait de vérité que l’idée qu’on s’en fait... dans le doute, mieux vaut taire toutes ces vérités qui nous rapprochent rarement de La Vérité, jusqu’à n'être plus, après mille ressassements, qu'un beau tas de mensonges ; mensonges d’une honnêteté sans tâche, sans vice caché, sans défaut, certes ! Mais…vérités mensongères tout de même !

    Qu’on se rassure donc : il n’y a pas plus de vérités à chercher en nous et chez les autres qu’à découvrir dans le monde ! Seulement vivre sa vie, et de temps à autre, espérer trouver quelques instants de lucidité, mais pas trop, juste assez pour ne pas causer un préjudice irréversible à soi-même et à ceux qui ont encore la patience et la charité de suspendre leur jugement à notre égard...

    Et là, c'est bien d'amour qu'il s'agit.

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    Extrait du titre : "La consolation" - copyright Serge ULESKI

     

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  • Premier... il sera le dernier

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                  Dès les années 50, et plus tard, à sa maturité, ainsi qu'au plus fort de son influence et de sa domination dans les années 70 et 80, Charles Aznavour aura été le chroniqueur des chambres à coucher, là où les couples se font et se défont : drame de la vie conjugale... union, désunion, trahison et ruine. Faut dire que cet artiste n'a jamais su se résoudre à "quitter la table" même et surtout "lorsque l'amour est desservi..."      

                   Authentique artiste populaire, aujourd'hui universel, faisant l'unanimité, ce petit homme (par la taille) a tout osé. Fils d'immigrés arméniens, de lui, il a tout inventé, tout créé... de lui et de son Art (1).

    Auteur-compositeur d'une comédie humaine qui n'en a jamais fini avec l'enfer et le paradis, la chute et l'ascension, il aura hissé le music-hall jusqu'au sommet ; même si l'émotion, et parfois la rage des sentiments, se sont peu à peu étiolées au fil des ans et de sa carrière internationale - sa carrière anglo-saxonne n'ayant rien arrangé : elle aura fait de lui un show-man, et pire encore... un crooner ; comme quoi, la chanson française n'a rien à gagner au contact de la langue anglaise !

     

     

    E io tra di voi (Et moi dans mon coin)

     

                  Dans une carrière menée tambour battant, en expert, jusqu’à ameuter le monde entier (dès les années 50, Aznavour travaillait déjà à la traduction en langue anglaise de ses chansons), les textes du maître couvriront tous les âges de la vie et tous les personnages : la femme, la mère, l’épouse, le mari, l’amant, le père de famille… ils évoqueront toutes les conditions, riches et pauvres, les minorités (Les immigrés), la condition homosexuelle des années 70 (Comme ils disent), les affres du Rideau de fer (Camarade), le compagnonnage fraternel (Au nom de la jeunesse – Nos vertes années) bucolique et juvénile.

                 Artiste composite, artiste de la synthèse, sans aucun doute la marque des plus grands, Aznavour combinera un Jacques Brel à fleur de peau avec son cœur à vif (Je bois), l’esprit caustique d’un Brassens avec l’appui de l’auteur Bernard Dimey, la fantaisie poétique d’un Trenet, Piaf Edith, figure malingre que la vie a ravagée et qui lutte encore debout faisant face… et puis le cabaret, temple des premières années d’un Léo Ferré, avec l’intérêt qu’il portera aux poètes de la bohême, la vraie, celle de la faim : André Salmon entre autres… auquel il offrira une de ses plus belles mélodies.

    Des musiques jazzées des années 50, au twist des Yéyés, puis, après mai 68, le col roulé du chanteur à texte, avant d’embrasser les années 70, années glamour - paillettes, coupe et tissu Ted Lapidus aux motifs extravagants, aux couleurs impossibles d’une élégance pourtant inégalée - en traversant toutes ces époques, toutes ces modes sous la contrainte et le danger d’une relégation et d’un oubli toujours possibles, d'une ambition colossale qui ne connaîtra jamais de repos faute d'assouvissement - plus, toujours plus de succès, de notoriété, de célébrité sur tous les continents -, Aznavour n’a jamais lâché la nécessité d’une qualité irréprochable, textes et mélodies, travaillant avec les meilleurs arrangeurs (Paul Mauriat, Raymond Lefèvre, Christian Gaubert, Del Newman, Kenny Clayton, Marvin Hamlisch) au côté de son beau-frère compositeur Georges Garvarentz. Et si les modes, d'importation principalement anglo-saxonnes, ont pu un temps menacer son Art, il les aura toutes domestiquées et dominées avant de les laisser loin derrière lui car "le style Aznavour" c’est un cocktail savamment dosé :

    - Un visage sans frontières, aux mille kilomètres parcourus et dont l'histoire semble bien plus grande encore que les yeux qu'il abrite et ce regard inquiet, agité, comme aux abois...

    - Un corps chétif qui menace toujours de basculer, oscillant, jamais vraiment stable : c'est ce corps-là qui porte la voix...

    - Une voix, un souffle et un phrasé hors norme...

    - Une gestuelle qui trahit une tension, un désir et une impatience :
    être entendu et convaincre...

    - Un texte impudique qui ne renonce jamais à dire dans le fond comme dans la forme, ce qui est le plus souvent tu ; texte ciselé pour servir un thème récurrent, véritable marque de fabrique de l’artiste : la déception amoureuse et l’usure des sentiments ; thème à la fois universel et d’une proximité et d’une intimité à toute épreuve...

    - Une structure mélodique à la fois savante (classique) et populaire (traditionnelle), métissée à grand renfort d'appoggiatura, de turns, de mordants et autres ornements musicaux que l'on peut aisément retrouver dans tous les chants traditionnels, toutes civilisations confondues, de l'Irlande à l'Asie, en passant par le Maghreb, le Proche et Moyen-orient...

    - Structures mélodique, harmonique et une orchestration, ou bien plutôt une couleur harmonique et instrumentale d’une efficacité redoutable car…  personne n’a les mots de la musique et la musique des mots comme cet artiste (Nougaro et Ferré peuvent seuls rivaliser)…

                  ............Corps, voix, gestes, texte et musique comme autant de personnages d’un théâtre de l’intime, mêlant sublime et catharsis, Aznavour est à la chanson ce que le théâtre est à l'expérience humaine : notre expérience à tous car, personne n'échappe à Aznavour. Et l'on y revient toujours à la première alerte amoureuse comme un amant sur les lieux de sa dernière conquête ou défaite, c'est selon. Et l'artiste le sait avant même que son public n'en fasse l'expérience jubilatoire ou bien amère.

     

                           "Dites-moi que je suis mauvais que je sois meilleur encore !"

     

                      Eternel challenger, lutteur acharné, pourtant favori et sans rival - toujours plus de travail, toujours plus d'entêtement ! -, compétiteur-né, sacrifiant tout à son métier, plus d'un demi-siècle durant, sûr de son talent et de la nécessité de son succès... tel un impératif catégorique, nul autre que cet artiste ne se sera autant construit sur l'échec et sur ce succès qui tardera à venir après 27 ans passés sur les planches - depuis l'enfance -, sur des critiques assassines qui le forceront à se hisser jusqu'au sommet de son Art, jusqu'à produire les meilleurs textes, les meilleures mélodies et les meilleurs arrangements. 

                    Premier dans une carrière internationale de plus de 60 ans, d'une longévité hors du commun - à l'âge de 92 ans, Charles Aznavour se produit encore sur toutes les scènes des capitales du monde entier -, TIME Magazine et la chaîne CNN l'ont récemment élu "Artiste du siècle" devant Elvis et Bob Dylan. Toujours sur son 31, si Aznavour est le plus grand hommage qu'un artiste de music-hall puisse rendre à son public, il est aussi et surtout, sans l'ombre d'un doute... le dernier tragédien de la scène artistique populaire mondiale.

     

        

    1 - Néanmoins, Aznavour reconnaît la filiation artistique suivante : Maurice Chevalier pour la carrière internationale, Charles Trenet pour les textes et Piaf pour la dramaturgie scénique.          

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    Aznavour à travers le monde

     

    Une version de "Comme ils disent" par le transformer Lola Lasagne

     

     

     

    Roy Clark dans une interprétation de la version anglaise de "Hier encore".  

     

     

     

    Ray Charles... La Mamma

     

     

     

    Nina Simone : "Tomorrow Is My Turn" sur la mélodie de "L'amour c'est comme un Jour"

     
    Bob Dylan dans la version anglaise (The times we've known) de "Les bons moments"

     

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  • L'ère du bonheur avec Raoul Vaneigem

     

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                      "... dans le royaume  de la consommation, le citoyen est roi ; une royauté démocratique : égalité devant la consommation, fraternité dans la consommation, liberté selon la consommation. La dictature du consommable a contribué à l’effacement des barrières de sang, de lignage ou de race ; il conviendrait de s’en réjouir sans réserve si elle n’avait interdit par la logique des choses toute différenciation qualitative, pour ne plus tolérer entre les valeurs et les hommes que des différences de quantité.

     

    Entre ceux qui possèdent beaucoup et ceux qui possèdent peu, mais toujours davantage, la distance n’a pas changé, mais les degrés intermédiaires se sont multipliés, rapprochant en quelque sorte les extrêmes, dirigeants et dirigés, d’un même centre de médiocrité : être riche se réduit aujourd’hui à posséder un grand nombre d’objets pauvres.

     

    Les biens de consommation tendent à n’avoir plus de valeur d’usage. Leur nature est d’être consommable à tout prix. Et comme l’expliquait très sincèrement le général Dwight Eisenhower, l’économie actuelle ne peut se sauver qu’en transformant l’homme en consommateur, en l’identifiant  à la plus grande quantité possible de valeurs consommables, c’est-à-dire de non-valeurs ou de valeurs vides, fictives et abstraites. Après avoir été le « capital le plus précieux », selon l’heureuse expression de Staline, l’homme doit devenir le bien de consommation le plus apprécié. L’image, le stéréotype de la star, du pauvre, du meurtrier par amour, de l’honnête citoyen, du révolté, du bourgeois, va substituer à l’homme un système de catégories mécanographiquement rangées selon la logique irréfutable de la robotisation.

     

    Déjà la notion de teen-ager (l’ados) tend à conformer l’acheteur au produit acheté, à réduire sa variété à une gamme variée mais limitée d’objets à vendre : on n’a plus l’âge du cœur ou de la peau, mais l’âge de ce que l’on achète. Le temps de production qui était, disait-on , de l’argent, va devenir en se mesurant au rythme de succession des produits achetés, usés, jetés, un temps de consommation et de consomption, un temps de vieillissement précoce.

     

    Le concept de paupérisation trouve aujourd’hui son éclatante démonstration non, comme le pensait Marx, dans le cadre des biens nécessaires à la survie, puisque ceux-ci, loin de se raréfier, n’ont cessé d’augmenter, mais bien dans la survie elle-même, toujours antagosniste à la vraie vie. Le confort, dont on espérait  un enrichissement  de la vie déjà vécue richement par l’aristocratie féodale, n’aura été  que l’enfant de la productivité capitaliste, un enfant prématurément destiné à vieillir sitôt que le circuit de la distribution l’aura métamorphosé en simple objet de consommation passive. Travailler pour survivre, survivre en consommant et pour consommer, le cycle infernal est bouclé. Survivre est, sous le règne de l’économie, à la fois nécessaire et suffisant. C’est la vérité première qui fonde l’ère bourgeoise. Et il est vrai qu’une étape historique fondée sur une vérité aussi antihumaine ne peut constituer qu’une étape de transition, un passage entre la vie obscurément vécue des maîtres féodaux et la vie rationnellement et passionnellement construite des maîtres sans esclaves. Il reste une trentaine d’années pour empêcher que l’ère transitoire des esclaves sans maître ne dure deux siècles."

     

                    L'ère du bonheur - 1967  Raoul Vaneigem, l’un des leaders, avec Guy Debord, du mouvement situationniste des années soixante.

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  • Penser l'économie aujourd'hui avec Thomas Piketty

                Thomas Piketty est Directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et professeur à l'École d'économie de Paris ; il a notamment publié "Les Hauts Revenus en France au XXe siècle" (Grasset, 2001), avec C. Landais et E. Saez, "Pour une révolution fiscale" (Seuil/La République des idées, 2011) et "Peut-on sauver l'Europe ?" (Les Liens qui libèrent, 2012).

     

     

                      Réunion-débat avec Thomas Piketty - Le jeudi 13 mars 2014 à l'École Normale Supérieure - Paris

     

                      "La répartition des richesses est l'une des questions les plus débattues aujourd'hui. Pour les uns, les inégalités n'en finiraient pas de se creuser dans un monde toujours plus injuste. Pour les autres, on assisterait à une réduction naturelle des écarts et toute intervention risquerait de perturber cette tendance harmonieuse. Mais que sait-on vraiment de l'évolution des inégalités sur le long terme ? En réalité, les analyses économiques supposées nous éclairer se fondent plus souvent sur des spéculations théoriques que sur des faits établis.

    Fruit de quinze ans de recherches, cette étude, la plus ambitieuse jamais entreprise sur cette question, s'appuie sur des données historiques et comparatives bien plus vastes que tous les travaux antérieurs. Parcourant trois siècles et plus de vingt pays, elle renouvelle entièrement notre compréhension de la dynamique du capitalisme en situant sa contradiction fondamentale dans le rapport entre la croissance économique et le rendement du capital.

    Si la diffusion des connaissances apparaît comme la force principale d'égalisation des conditions sur le long terme, à l'heure actuelle, le décrochage des plus hautes rémunérations et, plus encore, la concentration extrême des patrimoines menacent les valeurs de méritocratie et de justice sociale des sociétés démocratiques.

    En tirant de l'expérience des siècles passés des leçons pour l'avenir, cet ouvrage montre que des moyens existent pour inverser cette tendance."



    Extraits du livre en ligne : http://www.seuil.com/extraits/9782021...

     

     

    Piketty et Todd 

     

     

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