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  • Alain Soral à Moscou

     

                       

     

                       Alain Soral à Moscou : retour sur la chute de de Gaulle en 1969 ; la France de François Hollande et l'URSS de Brejnev : quand tout n'est que mensonge et que tous aspirent à l'effondrement ; le respect pour la Russie de Poutine et le peuple russe... respect interdit d'expression dans les médias français ; le rôle de George Soros dans la déstabilisation des Etats réfractaires à la domination atlantiste ; le rideau de fer occidental à propos de la culture russe : cinéma, littérature...

    La Russie sera-t-elle capable de proposer une alternative à la domination financière, culturelle et militaire des Etats-Unis ?

     

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  • François Fillon et les Catholiques de la Schlag

     

     

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                    Sécurité sociale et indemnisation du chômage a minima ; travailler 39 heures payées 37 ; suppression de 500 000 emplois de fonctionnaires en 5 ans… tel se déploie le programme de François Fillon ! Véritable programme de désolidarisation (sociale) à la mode thatchérienne d'un candidat à l'élection présidentielle sorti en tête du premier tour de la primaire de droite avec 20 points d'avance.

                    A propos de ces 500 000 suppressions, François Fillon tel un spectre catho-thatchériste, aurait-il arpenté les couloirs  de nos administrations pour y découvrir que des dizaines de milliers de fonctionnaires étaient payés à ne rien faire ? Ou bien alors, est-il question du non-renouvellement des emplois libérés par les départs à la retraite de ces mêmes fonctionnaires ? Dans ce cas, qui effectuera les tâches remplies jusqu'à présent par tous ces candidats à la retraite ?

    Toujours à propos de ces suppressions : Bercy sera-t-il concerné ?

    Pensez seulement aux réductions drastiques imposées à ce ministère du temps de Sarkozy, plus spécialement à l'encontre du service chargé de démasquer et de poursuivre les fraudes et autres évasions fiscales, qui ont dramatiquement réduit l'action et l’efficacité des hommes et des femmes chargés de cette mission, pour ne rien dire d'un « pôle anti-corruption » au Ministère de la Justice sans moyens dignes de ce nom…

     

                                

     

     

                      Avec ce programme de réduction d'emplois (Bercy, la justice, l'enseignement) n'ayons aucune illusion : c'est bien la classe politique qui continue de prendre soin des intérêts de ses « commanditaires » et autres "bailleurs de fonds, donneurs d’ordres", oligarques tous directement ou indirectement concernés par le danger que peut représenter une administration efficace, dotée de moyens ; une bourgeoisie qui n'oublie pas non plus d'assurer l'avenir de ses enfants dans les Grandes Ecoles et autres établissements privés à 20 000 euros par an, au détriment d'un financement adéquate de l'Education nationale.

     

    ***

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                       Vous savez quoi ? Avec les anti-sarkozystes, on dit les Catholiques proches, voire très proche, de Fillon : tous derrière lui ils sont !

    Aussi, force est de conclure ceci : après des Musulmans adeptes du "Pousse-toi de là que ma religion s’y mette » et des Juifs tout occupés à hurler - CRIF en tête - « Israël vaincra ! Assure-toi France que ta politique étrangère y contribue ! Sinon gare ! »... voici venir les Cathos de la Schlague ! Marche ou crève !

                       Difficile maintenant de ne pas penser à Malraux et à son « le 21e siècle sera religieux ou ne sera pas ! » que l’on actualisera comme suit : « Le 21e siècle sera… pourri… assurément ! »

     

     

    *Schlag (orthographe allemand) est un châtiment corporel disciplinaire autrefois en usage dans les armées allemandes et autrichiennes.

    Lien permanent Catégories : politique, quinquennat Hollande et PS, Présidentielle et législatives 2017 0 commentaire
  • Matthieu et le journalisme d'investigation

     

     

                  Pour ne rien vous cacher, Matthieu avait pour ambition de remettre à l’heure toutes les pendules du journalisme, loin des connivences et du ronflement indigent et déshonorant des rédactions somnolentes de l’investigation à la papa ; incapables, ces rédactions, de résister à tout ce dont il est important de résister quand on souhaite faire son métier.

    En tant que journaliste, il n’était plus question de plaire à qui que ce soit. Il s’agissait de rechercher et de traquer la vérité, loin des honneurs qui plombent la profession et des commentateurs illustres de l’actualité qui, à défaut de la contextualiser pour mieux nous la faire comprendre, commentent cette même actualité comme d’autres commentent, un verre de pastis à la main, une partie de pétanque, à l’ombre de leurs salaires mirobolants parce que...  "Tout va bien finalement et pour le mieux ! Et si d’aventure ça va plutôt mal, c’est sans aucun doute la faute de ceux qui s’obstinent à ne pas vouloir comprendre que c’est comme ça et pas autrement puisque c’est comme ça et que si c’était autrement, eh bien, ça serait bien pire encore !"

     

    Matthieu comptait isoler l’information de tous les pouvoirs pour mieux dénoncer au sein de cette fratrie la frilosité face au courage et les archaïsmes d’une caste nostalgique d’une époque encore contemporaine où pour défendre son bout de gras, il suffit de se baisser pour mieux ramasser les cadeaux et les privilèges empoisonnés de la servitude volontaire.

     

    Il s’agissait ni plus ni moins d’enquêter sur celles et ceux qui, à genoux, pantalon ou jupe baissés, frétillent de l’arrière-train à toutes les heures du jour et de la nuit, scouts et cheftaines avachis, courbés à force de courbettes, incestueux et consanguins, tube de vaseline en poche parce qu’on ne sait jamais ce qu’on ne peut pas prévoir et puis, la proximité crée des liens à défaut de créer une information digne de ce nom.

     

    Mais... rien de surprenant en soi ! Les têtes d’affiche de l’information ne sont-elles pas... finalement et... après coup, les meilleures clientes des proctologues ?

     

    ***

     

                A la télévision, à la radio, Matthieu rêvait de débats invraisemblables, d’affrontements salutaires, de commentaires impertinents, de reportages irrévérencieux.

    Un exemple parmi tant d’autres. Et nombreux sont ceux qui gardent encore en mémoire une prestation télévisuelle fameuse de Matthieu ; prestation que voici :

     

    "Alors Madame, comment était-il ? Dites-nous tout ! Vous l’avez bien connu. Sauf erreur de ma part, vous avez été son épouse pendant quarante ans.
    - C’est vrai. J’ai été sa seule et unique épouse pendant quarante ans. Quarante ans ! Vous imaginez ? Alors... pour répondre à votre question, je dirais qu’il était... mais... comment vous dire ?
    - Dites-nous.
    - Allez, je me lance... C’était un être exceptionnel. Vraiment, c’était un être exceptionnel ! Voilà.
    - Un être exceptionnel ? Un être d’exception, donc ?
    - Oui, c’est ça ! Il avait des yeux... mais, des yeux d’un bleu... indescriptible... un bleu comme... envoûtant ce bleu... envoûtant, vraiment ! Ses yeux étaient comme un phare...
    - Un phare envoûtant, avez-vous dit ? En effet ! C’est pas rien !
    - Vous voulez une autre confidence ?
    - Mais je vous en prie et... je vous supplie de nous en dire davantage et je vous encourage vivement à le faire.
    - Sa voix était d’une profondeur abyssale. Elle était... inouïe sa voix ! Et puis... elle portait loin sa voix ! Sa voix... c’était comme un porte-voix, un haut-parleur, un gyrophare. Le phare ! Vous voyez : encore le phare !
    - Comme un leitmotiv ! Un gyrophare, vous avez dit ! Un gyrophare... comme quand il y a urgence, comme quand il y a... le feu ?
    - Et je vous ai gardé le plus beau pour la fin. Je vous livre là un détail intime qui concerne notre vie de couple. Quand il se mettait au lit pour dormir... quand il se mettait au lit, mon mari, mais... comment vous dire ?
    - Je vous en prie ! Dites-nous !
    - C’est... délicat.
    - Faites ! Faites ! C’est important que nous sachions et que nous comprenions tout.
    - Bon. Puisque vous insistez tant. Quand il se mettait au lit, eh bien, pour dormir, mon mari... quand il se mettait au lit, mon mari enfilait... un pyjama de couleur rouge ! Oui ! Il se brossait les dents et il enfilait un pyjama rouge !
    - Non !?
    - Si !
    - Alors là ! Je comprends mieux maintenant ! Mais c’est... bien sûr ! Tout devient clair et limpide. C’est pas rien quand on y pense. C’est pas rien ces dents que l’on brosse et ce pyjama qu’on enfile comme on... comme quand on enfile une aiguille ?
    - Il était si mince, au fond.
    - Au fond et... dans le fond aussi ? Et puis, léger, très léger, non ?
    - Oui, c’est tout à fait ça.
    - Madame, sa mort fait de nous, ce soir, des orphelins, vraiment !
    - Oui Monsieur. Moi, complètement veuve et vous tous... entièrement orphelins.
    - Dites-moi : c’était aussi un acteur ?
    - Oui, bien sûr ! C’est d’ailleurs pour ça que vous êtes là, ce soir, à m’interviewer, n’est-ce pas ?
    - Mais... où avais-je la tête ! Vous avez raison. En tant qu’acteur, sa réputation et sa célébrité reposaient sur son jeu. Jeu médiocre, je crois ?
    - En tant qu’acteur, il était plutôt médiocre. C’est vrai. Mais, c’était un être exceptionnel.
    - Exceptionnel mais... médiocre, alors ?
    - D’ailleurs, à ce sujet, je ne sais pas s’il était médiocre comme acteur ou bien si c’étaient les films qu’il tournait qui l’étaient. On en parlait souvent tous les deux.
    - Et que disait-il ?
    - Pas grand-chose. Il n’avait pas d’idée sur la question et moi non plus.
    - Mais vous en parliez souvent !
    - Oui. Mais on n’a jamais pu se décider. Était-il médiocre parce qu’il tournait dans des films médiocres ou bien, les films étaient-ils médiocres parce qu’il tournait dedans ?
    - En effet ! C’est l’histoire de l’œuf et de la poule. Cela dit, et si vous permettez cet aparté : ce sont toujours les mêmes qui tournent dans des films médiocres. Alors, il doit sûrement y avoir une relation de cause à effet. Quand on est médiocre, on a des goûts médiocres et on fait des choix médiocres et à la longue, on finit par n’intéresser que des réalisateurs médiocres. Les médiocres, entre eux, se reconnaissent au premier coup d’œil. Remarquez, à ce rythme, bientôt, on n’aura plus besoin des critiques de cinéma. Dites-moi quels acteurs vous recrutez et je vous dirai quel film vous vous apprêtez à tourner et vice versa.
    - Cela dit, c’était une grande figure quand même. C’était une star... une étoile qui éclairait notre galaxie. C’était une étoile d’une intensité hors du commun...
    - Et peu commune, donc. Une étoile comme l’étoile qui guide le berger et le berger qui guide son troupeau. Nous, comme brebis, lui, étoile et berger tout à la fois. Alors, ce soir, on a comme perdu un de nos parents. On a perdu le Père. On a perdu notre Père... qui es aux cieux, que Ton nom soit...
    - Oui, c’est ça ! C’est tout à fait ça.
    - Mais médiocre, quand même ?
    - C’est vrai. Médiocre comme acteur et puis, mauvais comme amant. Je suis plutôt bien placée pour le dire. Vous imaginez bien.
    - Comme amant aussi ? Comme c’est étrange ! Étrange ? Non, c’est... c’est surprenant. Je comprends tout maintenant. Mais dites-moi : vous avez eu deux enfants avec lui ? Comment était-il en tant que père ?
    - En tant que père ? Il était... en tant que père ? Laissez-moi réfléchir pour mieux me souvenir. A mon âge, vous savez, c’est pas toujours facile... En tant que père... en tant que père ? Il était absent. Mes enfants ne l’ont jamais vu. Oui, c’est ça : il était absent et indifférent. Ces enfants ne l’ont pas connu puisqu’il ne souhaitait pas ce faire connaître d’eux. Au fond, il était tellement distrait et puis, discret aussi.
    - Star mais... discret alors.
    - Attendez ! Maintenant que vous m’y faites penser : ses enfants qui sont aussi... mes enfants, eh bien, ce soir, c’est vrai, ils ne sont pas à mes côtés. Ils ne sont pas venus me soutenir et me consoler. Mais qu’est-ce que...
    - Le temps presse Madame. Parlons maintenant de ses livres. Parce que... comme il n’avait peur de rien, je crois qu’il écrivait aussi, n’est-ce pas ? Son style était d’une banalité affligeante. Il n’avait rien à dire, en fait.
    - Mais ça marchait. Ses livres se vendaient comme des petits pains. Mais... c’est vrai ! Maintenant que vous me le dites... il n’avait rien à dire. Il n’a jamais eu rien à dire et... rien à me dire non plus. Quant à ses enfants...
    - Vous voyez, il suffit de le dire. Pour résumer, c’était donc un acteur médiocre, un écrivain affligeant, un père absent et un amant vraiment mauvais.
    - Oui. Je suppose qu’on peut résumer les choses comme ça.
    - Mais alors, de lui, il nous reste quoi ce soir ? Un père indigne, des livres médiocres, des films mauvais et des érections... des érections molles, dirons-nous ?
    - C’est tout à fait ça. Mais... je n’y avais pas pensé avant. C’est drôle, toutes ces érections molles et puis, moi son épouse et toutes ces années à ses côtés, toutes ces années... per... perdues. On peut dire ça comme ça, j’imagine.
    - Sans doute Madame, même si ce n’est pas le sujet qui nous occupe ce soir.
    - C’est terrible. Maintenant que j’y pense. Toutes ces années à ses côtés, lui, vraiment mauvais comme père, comme amant, comme acteur, comme écrivain et comme mari. Comment une telle chose a-t-elle pu m’échapper ?
    - Merci Madame. Nous interrogerons ses maîtresses. Peut-être que là, nous trouverons matière à...
    - Ses maîtresses, avez-vous dit ?
    - Oui. Ses maîtresses.
    - C’est bizarre, mais, ça aussi, ça m’a comme échappé. J’avais oublié ses maîtresses ! Toutes ces années à ses côtés et toutes ces maîtresses ! Mais qu’ai-je donc fait ?
    - Nous devons maintenant rendre...
    - Comment tout cela a-t-il pu m’échapper ? Comment ? J’ai honte pour moi, pour lui, pour...
    - Merci Madame. Mais, nous devons...
    - Ô malheur !
    - Madame ! Excusez-nous mais, nous devons maintenant rendre l’antenne.
    - Ô tyrannie !
    - Madame, je regrette mais...
    - Non, attendez ! Attendez ! Ne me laissez pas seule ! Restez !
    - Désolé, Madame."

     

            Allez, prends du bon temps Matthieu ! C’est ça ! Profite ! Profite Matthieu !

    Faut dire qu'à cette époque, Matthieu était capable de pousser ses interlocuteurs dans leurs derniers retranchements et aussi parfois, jusqu'au suicide, comme ce fut le cas de cette pauvre femme, seule, abandonnée des siens et de tous les autres.

    Le ridicule ne tue plus, certes, mais la honte... elle... toujours ! Car elle ne fait... jamais... jamais recette, la honte ! Cette femme semble l'avoir appris à ses dépens et pour son seul malheur à elle.

     

     

    Extrait du titre : "Des apôtres, des anges et des démons" - chapitre 1

     

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  • Grève à I-télé : obéir, oui ! Recevoir des ordres, non !

     

                   La grève à iTélé qui s'achève aura été la plus longue de l'histoire de la télé depuis 1968.

    Les journalistes de la chaîne d'information en continu réclamaient, devinez quoi ?

     

                       Des garanties sur leur indépendance ;  notamment une charte éthique. 
     
     
                Non ! On ne ricane pas !
     
     
    ***

     
    La grève à iTélé la plus longue de l'histoire de la télé,médias, information, contre information ré information,
                       Les médias de masse : trou noir de l'information dans lequel la vérité des faits est absorbée, comme aspirée ; cette vérité ne pourra alors plus s'échapper. Aussi, si vous voulez connaître la vérité sur quoi que ce soit, enquêtez donc auprès des journalistes !
     

     

                    Rebaptisée CNews sous la direction de Canal+, à propos de cette grève, il semblerait que son principal actionnaire Vincent Bolloré ait tout simplement oublié ceci : si les journalistes des médias de masse - médias dominants qui se font la courte échelle à longueur de journée -, aiment et savent obéir  - sans exception car tous savent qu'il n'y a pas de carrière pour quiconque souhaite se soustraire à cette obligation -, en revanche,  ces mêmes journalistes ne supportent pas qu'on leur donne des ordres car, leur donner des ordres, c'est méconnaître ce penchant atavique, quasi inné maintenant dans la profession, en faveur d'un conformisme déshonorant.
     

    Nul doute, cette grève c'est le sursaut bien ou mal placé d'un orgueil propre à celles et ceux qui rechignent à se coucher lorsque la matelas manque de moelleux et la chambre de confort.

     

                  En ce qui concerne iTélé en particulier, cela n'aura échappé à personne : en quoi la rédaction de cette chaîne "d'info" en continu a-t-elle fait avancer la liberté d'informer et le courage dans cette profession en berne ? Quelles affaires, quelle vérité cachée, quel fait tronqué ont été révélés ?

     

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                                  Quelle personnalité pour mener un tel combat ?

     

                          Mais alors, nous tous qui sommes d'indécrottables amoureux de la vérité des faits dans toute leur vérité, aussi complexe soit-elle, aurions-nous raté quelque chose ?  

     

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    Pour prolonger, cliquez : Là où il y a de la gêne, pas d'info !

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  • Leonard Cohen : parce que telle était sa volonté

    "Draw us near

    Bind us tight

    And end this night"

    if it be your will, I'm your man, antony, leonard cohen,canada, suzanne

                      Une oeuvre en forme de prière pour que la nuit se retire et que la beauté triomphe en pleine lumière ; des chansons en forme de cantiques adressés autant à Dieu qu'aux hommes ; prêtre et moine,  toujours Zen de surcroît, Jésus et Suzanne réunis, parce que telle était sa volonté - his will ! -, le public de Leonard Cohen se rendait aux concerts de ce poète très tôt monté en chaire  pour psalmodier avec lui comme on communie :
     
     

    If it be your will
    That I speak no more
    And my voice be still
    As it was before
    I will speak no more
    I shall abide until
    I am spoken for
    If it be your will

    If it be your will
    That a voice be true
    From this broken hill
    I will sing to you
    From this broken hill
    All your praises they shall ring
    If it be your will
    To let me sing
    From this broken hill
    All your praises they shall ring
    If it be your will
    To let me sing

                                       (cantique des cantiques dans l'oeuvre de Leonard Cohen, "If it be your will" dans une version très inspirée de l'artiste Antony)

     

    If it be your will
    If there is a choice
    Let the rivers fill
    Let the hills rejoice
    Let your mercy spill
    On all these burning hearts in hell
    If it be your will
    To make us well

    And draw us near
    And bind us tight
    All your children here
    In their rags of light
    In our rags of light
    All dressed to kill
    And end this night
    If it be your will

    If it be your will.

     

    Deux traductions sont disponibles sur le site de l'artiste ICI

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  • Jeff Koons à Versailles

     

    Quand l'art contemporain se fait le fossoyeur de l'Art Moderne

     

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                 Visite privée de l'exposition sur invitation de Jean-Jacques Aillagon, Président du domaine du Château de Versailles, notre guide pour l'occasion, ce samedi 13 Septembre (2008) à 18h30.

     

     ***

     

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                 Certes, Koons aurait tort de se priver d'être "Jeff Koons" : argent, célébrité, considération...

    En revanche, on pourra difficilement pardonner à nombre de professionnels de l'Art contemporain - directeurs de musée et/ou de centres d'Art (financés et rémunérés par le contribuable), commissaires d'expositions, critiques d'art, les DRAC et les journalistes (1) d'avoir lamentablement échoué dans leur mission.

    A défaut d'être des passeurs de culture, nombreux sont ceux qui se sont contentés d'être les relais serviles d'agences de relations publiques, de créations d'événements, de publicité, de marketing qui sont à la production artistique ce que le film publicitaire, le clip, le design, Disneyland et le parc Astérix sont à l'Art et qui ont pour mission première, sinon unique, de fabriquer, d'entretenir et de promouvoir l'image de camelots, de bonimenteurs, de montreurs de foires, gesticulateurs puérils, immatures, fumistes, anecdotiques, infantiles... abusivement appelés : artistes.

    On pourra aussi et sans risques, les accuser d'être jour après jour, les complices de la dé-culturation et de l'abrutissement des masses laissées sans repères, et auprès desquelles on aura déconsidéré pour longtemps l'Art contemporain (qui vraiment, n'en avait pas besoin !!!), avec des figures telles que Jeff Koons coté à plusieurs millions de dollars et à ce prix, de confondre l'Art avec l'industrie du divertissement... et du luxe, en l'occurrence.

    On parlera de leur culot, depuis plus de quarante ans, quand sans honte et sans rire, ils nous affirment qu'ils ont le devoir de nous faire connaître des productions reflets de notre époque - époque qui sera toujours, tout comme son Art, beaucoup plus que ce que l'on croit avoir compris d'elle, qui n'est, le plus souvent, que ce qu'on souhaite nous donner à comprendre, ou bien, seulement ce que l'on est capable de saisir d'elle...

    Et alors que la production qui nous est proposée ne reflète que l'aspect le moins pertinent parce que... de toutes les époques, ce prosélytisme au service d'un esprit mercantile ; esprit qui finalement, nous distingue si peu de l'animal ; animal qui est, tout le monde en conviendra, bien incapable d'accoucher d'un Léonardo, d'un Boulez, d'un René Char, d'un Zao Woo-ki, d'un Picasso, d'un Giacometti, d'un Ligeti, sa production étant limitée le plus souvent à des déjections fécales, nécessaires certes mais... en aucun cas, ne pouvant trouver leur place dans nos centres d'Art, même et surtout, contemporains.

    Et puis enfin, on ne manquera pas de garder à l'esprit qu'il se pourrait bien qu'ils aient été les saboteurs, les avorteurs de jeunes ambitions intimidées ou bien découragées - sinon dissuadées -, face à l'incurie des codes de la représentation et de la communication dite artistique et contemporaine et de leur maîtrise sans laquelle tout espoir d'être ne serait-ce que diffusé ou exposé, s'évanouit à jamais.

     

                   Alors... pour tout ce gâchis humain et artistique... réclamons une minute de silence... sinon, l'éternité.

     

     

    1 - Ceux de France Culture qui se sont littéralement couchés devant tous ceux qui auront été à l'origine de cette exposition au Château de Versailles, et devant Koons finalement - Koons et ses millions (et sûrement pas devant son art !) -, lors de l'émission du vendredi 12 septembre à 19H15 avec Laurent Goumarre en direct de Beaubourg.

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  • Ceux par qui le scandale d'attentats sanglants est arrivé

     

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     Attentats parisiens : plus de cent vingt morts, des dizaines de blessés

     

               Les USA et Israël seront les deux premiers Etats à se manifester à l'annonce des attentats parisiens.

                  Au moins savent-ils ce que notre politique internationale leur doit à tous deux.

     

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                               Dix années d'allégeance à une politique moyen-orientale dont il n'y avait déjà plus rien à sauver depuis 20 ans ; politique scélérate qui a fait la preuve de son échec.
                          Compromissions honteuses et mercantiles pour quelques rafales et frégates vendus à l'Arabie Saoudite, au Qatar et à l'Egypte...

                          Une soumission totale aux USA et à une politique de destruction de l'Afghanistan, destruction de l'Irak qui a donné naissance à Daech, destruction de la Libye qui a vu Boko Haram s'implanter au Mali, destruction de la Syrie, déstabilisation de l'Ukraine...
     

                          Dix années de soumission à l'Otan dans la conduite d'une politique étrangère totalement soumise à l'axe américano-israélo-saoudien responsable de près de trois millions de morts musulmans...

                               Dix années d'une politique menée en violation de notre tradition diplomatique qui a fait notre rayonnement et notre force ; une tradition qui avait pour objectif la recherche d'un équilibre face à des pays et des cultures hégémoniques à la soif excessive de domination...

                          Dix années d'un ralliement au plus criminel...

                          Dix années passées à envoyer tous les mauvais signaux possibles à une région du monde que l'on a volontairement plongée dans le chaos...

     

                           Et ce sont des millions de nos concitoyens qui se trouvent aujourd'hui livrés à une mort révoltante au nom d'une realpolitik abjecte et lâche et qui en rien ne nous ressemble... nous et notre pays : la France !

     

                                                                     ***

     
    de Villepin à propos de l'Etat islamique

     

                       Ces nouvelles tueries provoqueront-elles le réveil d'une prise de conscience des causes qui nous y ont menés et par voie de conséquence, à une prise de conscience politique ? 

    Face aux victimes qu'aucun discours ni deuil national ne pourront racheter sans montrer du doigt l'Elysée et l'Otan, sur quel recours les familles endeuillées peuvent-elles bien compter ? Pourront-elles porter plainte toutes ces familles ? Contre qui ? Contre l'Etat français ? Auprès de quelle juridiction ? Le TPI ? Quels chefs d'inculpation pourront-elles faire valoir ? Mise en danger de la vie d'autrui ? Non assistance à personne en danger ?

                     Bientôt viendra l'heure de demander des comptes à un Etat français sans boussole et sans direction, sinon une seule : celle que des puissances étrangères voudront bien lui indiquer tout en continuant de la compromettre avec des logiques de chaos et de mort au nom d’intérêts aussi clairs chez nous qu'inavouables chez eux !

                    Alors non ! Nous n'accepterons pas de mourir ni pour l'Otan, ni pour les USA ni pour Israël ni pour une oligarchie mondialiste sans foi ni loi aux entreprises criminelles !

     

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    Pour prolonger, cliquez : Quand Valls nous demande de nous habituer à la menace terroriste

     

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  • Attentats, Paris 13 novembre 2015 : revue de presse pour rappel

     

                      Billet de blog rédigé en novembre 2015, quelques jours après le 13 novembre

     

     

                      Après Hollande, Valls, Fabius (et Sarkozy) auxquels nous devons 15 années d'une diplomatie en rupture avec notre tradition d'équilibre et d'indépendance - rupture qui explique aussi cette fracture dans la société française car enfin, de qui sommes-nous devenus les esclaves ? -, d'autres voix de la domination et de ses portes-flingues se sont fait très vite entendre sur Internet ; voix de la domination impériale de l’Otan, des USA et de ses acolytes et autres complices : Europe, Israël, Arabie Saoudite…

    Voix d’une bêtise crasse, voix d'un cynisme inqualifiable... voix de ceux qui n'ont plus peur de rien car ces attentats de vendredi soir apportent de l'eau fétide à leur petite machinerie, à ses rouages et à sa production le plus souvent pestilentielle :

     

    Elisabeth LévyElisabeth Lévy fondatrice et directrice de la rédaction de Causeur, cette petite musique israélienne et islamophobe de France, Elisabeth Lévy titre "Djihadistes contre Homo festivus" ICI

    Le point de vue  d'Elisabeth qui a toujours autant de mal à « penser » c'est-à-dire à se méfier comme de la peste de ce qu’elle pense, le voici : « Daech veut nous exterminer car en France, on aime bien s’amuser et eux pas».

    Ca, c’est ce qu'on appelle de l’analyse...  géo-politique qui plus est !

     

    Toujours sur Causeur, c'est àLuc Rosenzweig Luc Rosenzweig, un des contributeurs majeurs de ce webzine, que la patronne confiera le soin de se vautrer dans la fange, communautariste de surcroît - Israël, Tsahal, ses troupes et ses colons. En effet, Rosenzweig, sans honte, titre : « Pour vaincre le terrorisme, apprenons d’Israël » ICI

    Rosenzwieg, si vous avez bien saisi son conseil, propose donc une ratonnade de Palestiniens à la sauce française : les Musulmans français qui ne marcheraient pas droit.

    Abjection et bêtise incommensurables dont il est coutumier, il est vrai, ce titre de Rosenzweig explique bien des choses et des situations  ; non content d'importer la question du maintien de l'ordre colonial israélien en Palestine au pire moment qui soit, ce billet d'humeur explique aussi des choix politiques criminels tout en nous incitant à élever notre niveau d'alerte générale car nous sommes tous, sans l'ombre d'un doute, en danger de mort avec des individus de cette espèce, ici, chez nous.

     

    "La règle du jeu" maintenant.

    Revue incontournable pour quiconque souhaite prendre des nouvelles de la tartufferie ambiante à la cour de BHL puisqu'il en est le fondateur, cette revue de "philosophie, littérature, politique et Art" qui est aussi la voix d’Israël en France (une de plus !), nous offre un point de vue digne du café du commerce juste avant la fermeture de l’établissement à une heure tardive donc : c’est dire !

    L'incitation à la haine sera placée au coeur du dispositif avec un BHL qui fait dire à propos des attentats de vendredi dernier, par David-HazizaDavid Isaac Haziza (?) ce que sa duplicité légendaire lui interdit d'expliciter : « Il y a un temps pour tout sous le soleil. Il y a un temps pour aimer, certes, mais il y a aussi un temps pour haïr. En vérité, on eût même dû haïr plus tôt !"

     

    Le Huffington Post, un pur player dit "d'information" dirigé par Anne Sinclair fera appel à la plume d'un Jacques Tarnero "essayiste", toujours à propos des auteurs des attentats et de la tentative de se risquer à quelques introspections salutaires fruit d'une pensée réflexive tout aussi salvatrice.

    Ce webzine tout acquis à la cause atlantiste et sioniste s'en prendra ouvertement aux anti-islamophobes et aux partisans du « Pas d’amalgame » lesquels seraient responsables des attentats en France.

    Quant à l’Islam, il serait la cause première du malheur des Arabes, ici et là-bas : « Le malheur arabe, le malheur palestinien, le malheur des jeunes-des-banlieues c'est l'Islam la cause de ce malheur ainsi que ce qui est arrivé à cette culture née dans l'islam ou née dans l'héritage arabe pour toujours aller chercher ailleurs qu'en elle même la source du désastre actuel."

    Qui a détruit le Moyen-Orient et une partie de l’Afrique sub-saharienne ? Les Arabes ? L'Islam ? Qui fait des affaires avec l’Arabie Saoudite ?

     

    Afficher l'image d'origineCaroline Fourest qui souhaitait très certainement ne pas être en reste, une Caroline Fourest - faut-il le rappeler ? -, qui voyage dans les bagages d'un BHL qui la porte à bout de bras depuis quelques années maintenant, ce matin sur France Culture, Fourest récitera son catéchisme : « Il y aura toujours des gens pour trouver des excuses aux assassins »

    N'en doutez pas un seul instant : c’est sa manière à elle de clore tout débat et de disqualifier tous ceux qui seraient tentés de remettre en cause la politique pro-américaine et pro-israélienne de la France qui nous mène à la guerre tout en provoquant la mort de centaines de civils  : le Moyen-Orient quoi !

                   Mais quand on vous dit que tous ces gens-là ne rêvent que de ça ! Tous les parfums d’Arabie ! Spectacle de « danse orientale » pour Caroline entre deux explosions et quelques corps déchiquetés !

     

    Ce matin aussi, sur France Inter, lundi 16 novembre, heures tapantes , c’est Résultat de recherche d'images pour "Malek Boutih l’invité"Malek Boutih l’invité : ICI . Député PS, Malek Boutih se rangera sans l'ombre d'une hésitation au côté de Manuel Valls ; il en profitera  - car pourquoi faire les choses à moitié ! -, pour franchir le Rubicon allègrement. Imaginez-vous ça : 80% de ses interventions sur l'antenne conviendront à toute la droite, du FN aux centristes : « Il faut en finir avec la sociologie, la pleurniche et les soi-disant causes sociales qui seraient responsables de la radicalisation de Français musulmans !»

    Enorme !

    Comme quoi... des attentats, une centaine de morts, et tout le monde rentre se mettre au vert au côté d'une droite expéditive ; c'est l'Assemblée nationale issue du Front populaire qui vote les pleins pouvoirs à qui on sait. Heureusement pour Boutih que la "fausse gauche" est à l'Elysée et à Matignon ! Il peut encore faire illusion même s'il s'agit bel et bien d'un ralliement aux idées de droite : l'affirmation de l'absence de déterminisme social dans le destin individuel de chaque être humain.

    Des dizaines de millions de salariés qui sont passés par la case chômage et la case SDF en trente ans - divorces, suicides, maladies, pauvreté ; des inégalités qui ont explosées, des millions d'individus qui n'ont connu et qui ne connaissent qu'un parcours de discriminations et de vexations sans nombre, un mondialisme rapace et vorace qui veut la peau de notre système social européen - véritable civilisation en soi -, et qui n'a qu'un modèle à proposer : travailler plus, gagner moins, baisser la tête et consommer - mal-bouffe et abrutissement !

    Tout ça n'a bien évidemment aucun impact...

                     Les dirigeants successifs du PS ont mis 20 ans à accepter que Boutih soit député ; il a longtemps galéré après son départ de SOS racisme, chez Skyrock notamment, chez les 10-15ans… alors, vous pensez bien : Boutih sait ce qu’il doit au PS et au système ; manifestement, les mots ne lui manquent pas quand il s'agit de renvoyer l'ascenseur. C’est sûr, l’ingratitude n’est pas de mise chez Boutih !

    Frantz Fanon, un des penseurs de la colonisation et de la décolonisation avait un nom pour ces gens-là, les repêchés du système qui n’en croient pas leur chance tout en sachant qu'on ne leur en donnera pas une seconde.

     

                   On achèvera ce tour d'horizon du côté de la bêtise, du cynisme et de l'opportunisme avec le commentaire d'un internaute... un internaute lambda, internaute sans visage comme tout internaute lambda dépourvu de courage mais qui se respecte. Jugez plutôt :

                   "Epiloguer sur les horribles événements d'hier soir ne sert pas à grand chose. aujourd'hui, c'est l'action de la police et de l'armée qui nous sauvera, non le baratin. La France vaincra !"

                 Et notre réponse, elle, à défaut de vaincre l'incommensurable connerie de ce commentaire car, il y a des cas irréversibles, et celui-là en est un... notre réponse donc ne tardera pas à lui parvenir :

                                      "Pauvre de toi, va !"

     

     

    ***

     

                      Après les voix du chaos programmé et de la domination,  les voix de la reddition aussi… accordons un peu d'espace aux voix de la sagesse :

     

                   Pour Alain ChouetAlain Chouet, ancien chef du service de renseignements de sécurité à la DGSE, la « guerre de civilisation » et celle contre le « terrorisme » brandies par le gouvernement comme par l’opposition de droite constituent une imposture qui en masque une autre, celle de l’alliance militaire entre les pays occidentaux et les parrains financiers du djihad :

    Arabie Saoudite et Qatar.

     

                  A l’annonce des attentats  Au lendemain des attentats de Paris, Michel Onfray réclame une politique française moins islamophobe.Michel Onfray fut le premier à twitter : « Droite et gauche qui ont internationalement semé la guerre contre l'islam politique récoltent nationalement la guerre de l'islam politique. » 

     

     

                  Michel Colon d'Investig-Action, que l'on ne présente plus, s’exprime, de sa Belgique natale, sur les attentats Paris avec calme et lucidité.

     

     

            Clôturons cette courte revue de presse avec      CaptureJean-Luc Mélenchon qui aura tout saisi des véritables enjeux pour la France et l'Europe, ce dimanche 15 novembre 2015 au sortir de l'Elysée : "La réponse aux assassins doit être plus de fraternité, plus de démocratie, plus d'amour mais pas moins de débat."

     

                          Débattons alors ! Et ne laissons personne nous l'interdire !

     

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  • Retour sur le cinéma de Claude Sautet

     

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             Films à l'image de leur époque, une époque hyper-matérialiste : la réussite de chacun se mesurera à l'aune de la réussite matérielle seule : pouvoir d'achat et pouvoir tout court.

    Aujourd'hui, sommes-nous seulement encore à même de comprendre à quel point les films de Sautet nous rappellent que les années 70 ont reposé sur très peu de choses, un "trois fois rien" qui aura néanmoins permis d'occuper, de combler, de remplir (de colmater ?) une vie, toute une vie d’hommes et de femmes par milliers, par millions : une bande de copains, un repas au restaurant, quelques maîtresses, quelques amants, des amours sages de cadres moyens et supérieurs aux carrières professionnelles ascendantes, aux métiers bien rémunérés qui permettent de changer de voiture tous les ans...

    Aussi, est-ce réellement surprenant aujourd'hui le fait que tout soit remis en question et démantelé sans rencontrer une défiance farouche et déterminée : contrat de travail, rémunérations, protection sociale... santé et retraite, rapports sociaux (homme/femme inclus) et rapports de force ?

    Certes, on savait que les capacités d’adaptation des hommes sont nettement supérieures à leurs capacités de révolte, aussi, c’est bien dans l’indifférence quasi générale que le démantèlement de ces années-là s’impose à tous (le mouvement très minoritaire "Les Nuits debout" n'y changeront sans doute rien) ; derrière cette indifférence, la résignation ; et derrière cette résignation n’y trouve-t-on pas le sentiment que tout ce qui a été acquis dans les années 60 et 70 jusqu’aux années 80 l’a été non seulement à crédit  mais bien plus important encore… sur le dos de la vie, la vraie, dans un climat d’amnésie générale quant au passé, là d’où l’on vient, toute une génération étant portée par un confort à la fois matériel et moral sans précédent ?

                Et c'est alors qu'une culpabilité à caractère à peine refoulée, une culpabilité comme errant là, au bord, tout au bord de notre conscience d'être au monde - mais pour y faire quoi déjà ? -, une culpabilité qui peut emprunter des itinéraires surprenants, vous laisse sans réaction et sans voix au moment où il est question de tout reprendre de ce confort d'un matérialisme naïf et sans responsabilité : bien mal acquis - dans le sens de "bêtement" -, ne profite donc qu'un temps ?

     

             Autre symptôme d’une amnésie et d'un oubli dommageables : l’absence, dans les films de Claude Sautet, d’une France pourtant tout aussi présente qu’aujourd’hui : la France des Français issus de l’immigration ; et pas sûr du tout que ce ne soit qu'un détail !

    On remarquera aussi la quasi absence des enfants ; ces derniers étant cantonnés aux rôles de figurants, comme des biens meubles qui viennent compléter un cadre réservé en priorité aux adultes et à leurs histoires : métiers, carrières, coucheries, argent et loisirs.

     

             La bourgeoisie qui vote PS qui n’a pas fait d'enfants et n'en fait toujours pas, Télérama et les animateurs-journalistes de télés vouent un véritable culte aux films de Claude Sautet. Faut dire que les films de Sautet sont des contes pour adultes car la trame des années 70 relève du conte de Noël… une négation d’une réalité, une seule : celle qui engage l’avenir face et contre une autre réalité reflet d'un état en mouvement mais figé, un état propre à toutes les périodes agitées mais « stériles » (Jacques Tati a eu des choses à dire à ce sujet) qui ont la folle prétention d’arrêter le cours de l’Histoire qui, elle, finit toujours par trouver le temps long ; il faut alors qu'elle bouge : « Tout leur est donné, vous dites ?! Et si on leur reprenait tout ? »

             Les années 2000, et nous n'en sommes qu'au début, verront la décomposition des années 70 ; et c’est alors que les films de Sautet n’en prendront que plus d’importance : un véritable bain de jouvence hyper-matérialiste accompagné d’un confort moral de carton-pâte mais encore résistant et étanche, les films de Sautet ! C'est sûr !

    Et c’est sans doute la raison pour laquelle ces films prennent toute leur saveur trente ans après, non pas comme peut le faire un bon vin, mais bien plutôt comme peut opérer le charme discret et pernicieux mais irrésistible de la nostalgique ; une nostalgie... dernier refuge contre le devoir d’affronter une nouvelle réalité qui semble vouloir, d’une main, rependre tout ce qu’elle a plus souvent accordé que cédé, de l’autre : "Avant, on n’avait pas à penser à l’avenir et moins encore à ce qui était important, à savoir : que deviendrions-nous si nous perdions tout ?"

    Perdre tout ? Un confort matériel, et seulement matériel qui nous permet seul de tenir debout ?

     

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             Hyper-matérialisme, cinéma sans dépassement, cinéma refermé sur lui-même et sur la sociologie de ses personnages...

                     et Dieu dans tout cela (1) ?

     

             Il semblerait que d’autres, en revanche, aient déjà anticipé cette question ; faut dire qu’ils ont eu tout le temps d’y penser, laissés sur le bord de la route comme ils l'ont été durant toutes ces années "à la Claude Sautet" au rythme du tic-tac d’une bombe à retardement, nous tous aujourd'hui sonnés et maintenant K.O.

     

     

    1 - Dieu ou la métaphysique... Dieu ou la transcendance ; quelque chose au-dessus de nous disons ; quelque chose qui serait plus grand que nous... qui nous dépasserait d’une tête, voire deux, et vers lequel lever les yeux.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Cinéma, cinéma...

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  • Donald Trump à la Maison Blanche : bas les masques !

                 

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                          Avec la victoire de Donald Trump aux USA, on notera le fait suivant : c'est encore un électorat anglosaxon, après celui de la Grande Bretagne avec son choix en faveur du Brexit, un électorat membre d'une nation qui est à l'origine avec la Grande-Bretagne d'une révolution néo-libérale incarnée par le couple infernal des années 70 et 80 Thacher-Reagan, qui dame le pion à une élite mondialisée sans foi ni loi qui n'a qu'un seul programme : faire la guerre à tous ceux qui refusent de se soumettre : guerre économique, guerre politique et enfin... celle des bombes et de la destruction de nations entières, laissant des millions d'êtres humains sans patrie.

     

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                    Cela fait des décennies que des milliardaires comme Trump financent les campagnes des Présidents qui se succèdent à la Maison blanche. Cela fait des décennies qu’il n’y a plus de mur étanche entre le monde des affaires (industrie agro-alimentaire, industrie des médias et du divertissement et le complexe militaro-industriel) et la politique, à tous les niveaux, du local au national, de la cambrousse à l’enfer urbain new-yorkais, de l’élection du chef de la police d’une bourgade de quelques milliers d’habitants, en passant par le juge d’une juridiction composée en majorité de sympathiques et de moins sympathiques « ploucs » jusqu’à la fonction suprême : la présidence des USA, Washington et Maison Blanche.

    Fini les faux semblants, les candidats écrans… de fumée ! Avec la victoire de Trump, c’est le business qui s’affiche haut et fort !

    Après tout, n’est-on pas mieux servi que par soi-même ?

    Soyez assurés que Trump et son Empire sortiront plus forts, plus riches de cette nouvelle « parenthèse » électorale, après une autre parenthèse, celle qui offrit au monde occidental un beau parleur au sourire sorti tout droit d’une pub pour dentifrice - Obama, cette mauvaise fable ! président-capitaine d’industrie : celle des drones -, qui succédera, souvenez-vous, à un autre Président lui aussi « de paille » : Bush junior.

    Reconnaissons un mérite à Trump : c’est d’avoir senti l’humeur de son pays et tâté son pouls avec justesse ; ce qui, soit dit en passant, est un minimum quand on est candidat à une élection. N’empêche… Hillary Clinton n’avait rien senti du tout, héritière bornée et arrogante (1). Les médias de masse, eux non plus, n’avaient rien vu venir ; médias français surtout. Là encore, leur incompétence est manifeste ; incompétence facilement explicable : sourds, aveugles et frileux, ces médias ne mettent plus le nez dehors ; ils n’analysent plus aucune réalité ; ils se contentent d’être les ventriloques de leurs employeurs car, il y a fort à parier que Hillary Clinton était la candidate de ceux qui signent leur chèque à tous en fin de mois. A faire l’âne pour avoir de l’avoine – that is : toucher son salaire et prétendre à une carrière prestigieuse au mieux, confortable au pire -, ne finit-on pas bourricot ?

    Bourricots… force est de constater que tous ces hommes et femmes de médias le sont bel et bien devenus, ils comme elles… eux tous que l’on n’ose même plus appeler « journalistes » de peur d’insulter cette profession en berne et les quelques représentants encore dignes d’un tel titre.

    On ne nommera personne puisqu’il faudrait, pour être équitable, les nommer tous.

    Ils ne s’y sont donc pas trompés tous ces médias, de France Inter à RTL, en passant par France info et BFM-TV en se faisant les porte-parole des desideratas de leurs employeurs ; ils ne s’y sont pas trompés tout en trompant leurs auditeurs qui ont dû tous « se réveiller » après six moins d’intox à propos de la victoire assurée de Hillary Clinton, avec une gueule de bois ; ces mêmes auditeurs-téléspectateurs qui ne se priveront pas, néanmoins, de continuer de s’informer auprès de ces mêmes médias qui nul doute, viendront leur dire maintenant que cette victoire de Trump était prévisible.

    Peut-on alors en conclure que tous ces médias ont fini par ressembler à leur public ? A moins que ce ne soit l’inverse. Mais rien n’est moins sûr ! Car, plus conciliants, plus complaisants, plus lâches que nous tous, vous ne trouverez pas ! Nos enfants le savent bien mieux que nous, eux qui ont encore l’âge d’exiger des adultes qu’ils le soient avant d’aller nous y rejoindre, là où une grande majorité d’entre nous a trouvé refuge : dans la résignation ou le cynisme. Ne nous y trompons pas : il n’y a pas plus demandeur d’autorité qu’un ado ; « autorité » dans le sens de « faire autorité » : savoir de quoi on parle et puis… des actes en conformité avec des paroles.

    Vraiment, quel gâchis ! Ou plutôt non ! Disons :  quelle hécatombe ces médias ! Même si aucun d’entre eux n’aurait pu agir autrement ; ces hommes et ces femmes, nommés ils sont pour ce qu’ils sont… qui est ce qu’on attend d’eux : « Qu’on n’ait surtout pas besoin de leur donner des ordres ! »

    - Merde alors, on n’est plus dans les années 70 et 80 ! C’est sûr !

    On l’aura compris : il ne s’agit donc plus d’auto-censure : ils se conforment car ils sont conformes : d’où leur recrutement et nominations.

     

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                  Revenons à la défaite de Hillary Clinton, un peu moins hilare maintenant,  et au cocu dans cette affaire ; car il y a bien un cocu dans cette élection :  Bernie Sanders, Bernie le kid de la politique malgré son grand âge (2), qui s’est finalement rallié à Hillary Clinton ! Si, lui aussi, avait été capable de « sentir » son pays, il n’aurait donné aucune consigne de vote ; il se serait bien gardé d’appeler à soutenir une femme sans légitimité qui ne s’est jamais donnée la peine de quoi que ce soit, même pas de naître ; si Sanders avait compris tous les Américains, après sa défaite aux primaires, il se serait éclipsé ; il serait parti comme il est venu avec sa hargne de dire tout haut ce que les USA cachent au monde : une réalité sociale abyssale. Et son honneur aurait été sauf.

    Certes, l'époque est rude. Faut dire aussi, il est vrai, qu’il y avait chez Sanders comme une odeur rance doublée d’un physique de looser au long court. On cache difficilement d’où l’on vient : d’une segment d’une offre politique qui, aux USA, n’a jamais vraiment su trouver une place… sa place auprès d’un électorat ethniquement et sociologiquement toujours aussi complexe ; un électorat à la psychologie labyrinthique.

                Avec la double défaite de Sanders, il est donc temps que "la gauche" apprenne à faire des révolutions non pas sans mais avec les hommes et les femmes, électeurs de surcroît, qui sont capables de lui en donner les moyens. Après tout, ne fait-on pas de la politique pas seulement avec ce que nous devrions être mais aussi et surtout avec ce que nous sommes, gardant à l’esprit que ça fait quand même un bail que nous le sommes tous.

    Mélenchon ferait bien, au plus vite, de méditer l’humiliation d’un Bernie Sanders maintenant condamné au silence même si, aux USA, le premier parti reste l'abstention : un Américain sur deux n'a pas voté. Ca peut être une consolation pour Sanders.

     

                 En attendant, place à Donald Duck Trump, animateur des ventes et des intérêts américano-américains, et ici en France, Marine le Pen que la victoire de Trump a pu réjouir comme aucune autre victoire, excepté la sienne – à venir ?

    Car la victoire de Trump a sa logique, la même qui verrait MLP succéder à Hollande : à force de n'être plus capable d'incarner qui que ce soit ni quoi que ce soit - Obama aux USA, Hollande en France ; et pas davantage leur successeur Hillary Clinton, ou ici, le challenger Juppé - excepté des intérêts supra-nationaux car le Capital n'a plus de frontières -  il n'est pas plus américain qu'européen et fait la guerre au monde entier - on prend le risque de faire revenir vers les urnes ceux qui les avaient désertées et ceux qui s'y rendaient sans enthousiasme ; or, quand les "caves" et les "gueux" se rebiffent car ils l'ont mauvaise - "caves" et "gueux" tels que les médias pourraient à mots à peine couverts les désigner -, tout devient possible : en premier lieu, l'impensable de classe ; classe  politico-médiatique ; une bourgeoisie qui, sans honte, vote, travaille, prospère et se fait élire avec le concours du PS depuis trente ans ; une bourgeoisie sans imagination qui n'a jamais rien su prévoir contrairement à celle d'en face qui, historiquement, n'a jamais craint les "conduites politiques à haut risque" - loin s'en faut ! - et qui attend avec impatience maintenant sa revanche ; il est vrai que la révolte des petites-gens a souvent servi ses intérêts ; hélas !

                  Nul doute, du FN, en 2017, on peut s'attendre à une campagne copie-conforme à celle de celui qui est devenu, dans la nuit du 9 novembre 2016, le 45e Président des Etats-Unis.

     

     

    1 - Les Clinton se sont toujours crus tout permis… or, l’élection d’Obama avait quelque peu contrarié leur plan de carrière : après le business, la politique qui n’est, tout bien pesé, que la continuation des affaires par d’autres moyens ; ils n’ont jamais accepté qu’un beau-parleur-prêcheur venu de nulle part leur dame le pion : leur pion. D’où l’acharnement de l’épouse Clinton, - couple accapareur -, et l’aveuglement du parti démocrate.

     

     2 - On ne fait pas « la révolution » avec un électorat jeune, éduquée et urbain aux USA comme ailleurs. Trump a bien vendu ses salades, il rentre au bercail : celui du business et de la domination : plus, toujours plus de domination !

    Est-il vraiment nécessaire d'analyser le vote en faveur de Sanders à l'occasion des Primaires ? D'aucuns parlent de "phénomène " à propos de ce vote. Si "phénomène" il y a, on pourra toujours le rapprocher du "vote Mélenchon" passé et à venir : un électorat hyper politisé composé de fonctionnaires, de syndicalistes et de quelques jeunes diplômés mécontents de leur sort.

    Pour peser, Sanders allié de Trump eut-il été plus judicieux comme choix ? Question absurde sans doute mais qui éclaire bien le problème de Sanders : son incapacité à toucher majoritairement l'électorat de la classe ouvrière.

    Mélanchon a partagé et partage aujourd'hui encore cette incapacité. Le vote ouvrier et/ou son absence, se niche depuis plus de 30 ans dans l'abstention massive ou chez MLP.

     

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