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  • Alain Soral à Moscou

     

                       

     

                       Alain Soral à Moscou : retour sur la chute de de Gaulle en 1969 ; la France de François Hollande et l'URSS de Brejnev : quand tout n'est que mensonge et que tous aspirent à l'effondrement ; le respect pour la Russie de Poutine et le peuple russe... respect interdit d'expression dans les médias français ; le rôle de George Soros dans la déstabilisation des Etats réfractaires à la domination atlantiste ; le rideau de fer occidental à propos de la culture russe : cinéma, littérature...

    La Russie sera-t-elle capable de proposer une alternative à la domination financière, culturelle et militaire des Etats-Unis ?

     

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  • François Fillon et les Catholiques de la Schlag

     

     

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                    Sécurité sociale et indemnisation du chômage a minima ; travailler 39 heures payées 37 ; suppression de 500 000 emplois de fonctionnaires en 5 ans… tel se déploie le programme de François Fillon ! Véritable programme de désolidarisation (sociale) à la mode thatchérienne d'un candidat à l'élection présidentielle sorti en tête du premier tour de la primaire de droite avec 20 points d'avance.

                    A propos de ces 500 000 suppressions, François Fillon tel un spectre catho-thatchériste, aurait-il arpenté les couloirs  de nos administrations pour y découvrir que des dizaines de milliers de fonctionnaires étaient payés à ne rien faire ? Ou bien alors, est-il question du non-renouvellement des emplois libérés par les départs à la retraite de ces mêmes fonctionnaires ? Dans ce cas, qui effectuera les tâches remplies jusqu'à présent par tous ces candidats à la retraite ?

    Toujours à propos de ces suppressions : Bercy sera-t-il concerné ?

    Pensez seulement aux réductions drastiques imposées à ce ministère du temps de Sarkozy, plus spécialement à l'encontre du service chargé de démasquer et de poursuivre les fraudes et autres évasions fiscales, qui ont dramatiquement réduit l'action et l’efficacité des hommes et des femmes chargés de cette mission, pour ne rien dire d'un « pôle anti-corruption » au Ministère de la Justice sans moyens dignes de ce nom…

     

                                

     

     

                      Avec ce programme de réduction d'emplois (Bercy, la justice, l'enseignement) n'ayons aucune illusion : c'est bien la classe politique qui continue de prendre soin des intérêts de ses « commanditaires » et autres "bailleurs de fonds, donneurs d’ordres", oligarques tous directement ou indirectement concernés par le danger que peut représenter une administration efficace, dotée de moyens ; une bourgeoisie qui n'oublie pas non plus d'assurer l'avenir de ses enfants dans les Grandes Ecoles et autres établissements privés à 20 000 euros par an, au détriment d'un financement adéquate de l'Education nationale.

     

    ***

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                       Vous savez quoi ? Avec les anti-sarkozystes, on dit les Catholiques proches, voire très proche, de Fillon : tous derrière lui ils sont !

    Aussi, force est de conclure ceci : après des Musulmans adeptes du "Pousse-toi de là que ma religion s’y mette » et des Juifs tout occupés à hurler - CRIF en tête - « Israël vaincra ! Assure-toi France que ta politique étrangère y contribue ! Sinon gare ! »... voici venir les Cathos de la Schlague ! Marche ou crève !

                       Difficile maintenant de ne pas penser à Malraux et à son « le 21e siècle sera religieux ou ne sera pas ! » que l’on actualisera comme suit : « Le 21e siècle sera… pourri… assurément ! »

     

     

    *Schlag (orthographe allemand) est un châtiment corporel disciplinaire autrefois en usage dans les armées allemandes et autrichiennes.

    Lien permanent Catégories : politique, quinquennat Hollande et PS, Présidentielle et législatives 2017 0 commentaire
  • Matthieu et le journalisme d'investigation

     

     

                  Pour ne rien vous cacher, Matthieu avait pour ambition de remettre à l’heure toutes les pendules du journalisme, loin des connivences et du ronflement indigent et déshonorant des rédactions somnolentes de l’investigation à la papa ; incapables, ces rédactions, de résister à tout ce dont il est important de résister quand on souhaite faire son métier.

    En tant que journaliste, il n’était plus question de plaire à qui que ce soit. Il s’agissait de rechercher et de traquer la vérité, loin des honneurs qui plombent la profession et des commentateurs illustres de l’actualité qui, à défaut de la contextualiser pour mieux nous la faire comprendre, commentent cette même actualité comme d’autres commentent, un verre de pastis à la main, une partie de pétanque, à l’ombre de leurs salaires mirobolants parce que...  "Tout va bien finalement et pour le mieux ! Et si d’aventure ça va plutôt mal, c’est sans aucun doute la faute de ceux qui s’obstinent à ne pas vouloir comprendre que c’est comme ça et pas autrement puisque c’est comme ça et que si c’était autrement, eh bien, ça serait bien pire encore !"

     

    Matthieu comptait isoler l’information de tous les pouvoirs pour mieux dénoncer au sein de cette fratrie la frilosité face au courage et les archaïsmes d’une caste nostalgique d’une époque encore contemporaine où pour défendre son bout de gras, il suffit de se baisser pour mieux ramasser les cadeaux et les privilèges empoisonnés de la servitude volontaire.

     

    Il s’agissait ni plus ni moins d’enquêter sur celles et ceux qui, à genoux, pantalon ou jupe baissés, frétillent de l’arrière-train à toutes les heures du jour et de la nuit, scouts et cheftaines avachis, courbés à force de courbettes, incestueux et consanguins, tube de vaseline en poche parce qu’on ne sait jamais ce qu’on ne peut pas prévoir et puis, la proximité crée des liens à défaut de créer une information digne de ce nom.

     

    Mais... rien de surprenant en soi ! Les têtes d’affiche de l’information ne sont-elles pas... finalement et... après coup, les meilleures clientes des proctologues ?

     

    ***

     

                A la télévision, à la radio, Matthieu rêvait de débats invraisemblables, d’affrontements salutaires, de commentaires impertinents, de reportages irrévérencieux.

    Un exemple parmi tant d’autres. Et nombreux sont ceux qui gardent encore en mémoire une prestation télévisuelle fameuse de Matthieu ; prestation que voici :

     

    "Alors Madame, comment était-il ? Dites-nous tout ! Vous l’avez bien connu. Sauf erreur de ma part, vous avez été son épouse pendant quarante ans.
    - C’est vrai. J’ai été sa seule et unique épouse pendant quarante ans. Quarante ans ! Vous imaginez ? Alors... pour répondre à votre question, je dirais qu’il était... mais... comment vous dire ?
    - Dites-nous.
    - Allez, je me lance... C’était un être exceptionnel. Vraiment, c’était un être exceptionnel ! Voilà.
    - Un être exceptionnel ? Un être d’exception, donc ?
    - Oui, c’est ça ! Il avait des yeux... mais, des yeux d’un bleu... indescriptible... un bleu comme... envoûtant ce bleu... envoûtant, vraiment ! Ses yeux étaient comme un phare...
    - Un phare envoûtant, avez-vous dit ? En effet ! C’est pas rien !
    - Vous voulez une autre confidence ?
    - Mais je vous en prie et... je vous supplie de nous en dire davantage et je vous encourage vivement à le faire.
    - Sa voix était d’une profondeur abyssale. Elle était... inouïe sa voix ! Et puis... elle portait loin sa voix ! Sa voix... c’était comme un porte-voix, un haut-parleur, un gyrophare. Le phare ! Vous voyez : encore le phare !
    - Comme un leitmotiv ! Un gyrophare, vous avez dit ! Un gyrophare... comme quand il y a urgence, comme quand il y a... le feu ?
    - Et je vous ai gardé le plus beau pour la fin. Je vous livre là un détail intime qui concerne notre vie de couple. Quand il se mettait au lit pour dormir... quand il se mettait au lit, mon mari, mais... comment vous dire ?
    - Je vous en prie ! Dites-nous !
    - C’est... délicat.
    - Faites ! Faites ! C’est important que nous sachions et que nous comprenions tout.
    - Bon. Puisque vous insistez tant. Quand il se mettait au lit, eh bien, pour dormir, mon mari... quand il se mettait au lit, mon mari enfilait... un pyjama de couleur rouge ! Oui ! Il se brossait les dents et il enfilait un pyjama rouge !
    - Non !?
    - Si !
    - Alors là ! Je comprends mieux maintenant ! Mais c’est... bien sûr ! Tout devient clair et limpide. C’est pas rien quand on y pense. C’est pas rien ces dents que l’on brosse et ce pyjama qu’on enfile comme on... comme quand on enfile une aiguille ?
    - Il était si mince, au fond.
    - Au fond et... dans le fond aussi ? Et puis, léger, très léger, non ?
    - Oui, c’est tout à fait ça.
    - Madame, sa mort fait de nous, ce soir, des orphelins, vraiment !
    - Oui Monsieur. Moi, complètement veuve et vous tous... entièrement orphelins.
    - Dites-moi : c’était aussi un acteur ?
    - Oui, bien sûr ! C’est d’ailleurs pour ça que vous êtes là, ce soir, à m’interviewer, n’est-ce pas ?
    - Mais... où avais-je la tête ! Vous avez raison. En tant qu’acteur, sa réputation et sa célébrité reposaient sur son jeu. Jeu médiocre, je crois ?
    - En tant qu’acteur, il était plutôt médiocre. C’est vrai. Mais, c’était un être exceptionnel.
    - Exceptionnel mais... médiocre, alors ?
    - D’ailleurs, à ce sujet, je ne sais pas s’il était médiocre comme acteur ou bien si c’étaient les films qu’il tournait qui l’étaient. On en parlait souvent tous les deux.
    - Et que disait-il ?
    - Pas grand-chose. Il n’avait pas d’idée sur la question et moi non plus.
    - Mais vous en parliez souvent !
    - Oui. Mais on n’a jamais pu se décider. Était-il médiocre parce qu’il tournait dans des films médiocres ou bien, les films étaient-ils médiocres parce qu’il tournait dedans ?
    - En effet ! C’est l’histoire de l’œuf et de la poule. Cela dit, et si vous permettez cet aparté : ce sont toujours les mêmes qui tournent dans des films médiocres. Alors, il doit sûrement y avoir une relation de cause à effet. Quand on est médiocre, on a des goûts médiocres et on fait des choix médiocres et à la longue, on finit par n’intéresser que des réalisateurs médiocres. Les médiocres, entre eux, se reconnaissent au premier coup d’œil. Remarquez, à ce rythme, bientôt, on n’aura plus besoin des critiques de cinéma. Dites-moi quels acteurs vous recrutez et je vous dirai quel film vous vous apprêtez à tourner et vice versa.
    - Cela dit, c’était une grande figure quand même. C’était une star... une étoile qui éclairait notre galaxie. C’était une étoile d’une intensité hors du commun...
    - Et peu commune, donc. Une étoile comme l’étoile qui guide le berger et le berger qui guide son troupeau. Nous, comme brebis, lui, étoile et berger tout à la fois. Alors, ce soir, on a comme perdu un de nos parents. On a perdu le Père. On a perdu notre Père... qui es aux cieux, que Ton nom soit...
    - Oui, c’est ça ! C’est tout à fait ça.
    - Mais médiocre, quand même ?
    - C’est vrai. Médiocre comme acteur et puis, mauvais comme amant. Je suis plutôt bien placée pour le dire. Vous imaginez bien.
    - Comme amant aussi ? Comme c’est étrange ! Étrange ? Non, c’est... c’est surprenant. Je comprends tout maintenant. Mais dites-moi : vous avez eu deux enfants avec lui ? Comment était-il en tant que père ?
    - En tant que père ? Il était... en tant que père ? Laissez-moi réfléchir pour mieux me souvenir. A mon âge, vous savez, c’est pas toujours facile... En tant que père... en tant que père ? Il était absent. Mes enfants ne l’ont jamais vu. Oui, c’est ça : il était absent et indifférent. Ces enfants ne l’ont pas connu puisqu’il ne souhaitait pas ce faire connaître d’eux. Au fond, il était tellement distrait et puis, discret aussi.
    - Star mais... discret alors.
    - Attendez ! Maintenant que vous m’y faites penser : ses enfants qui sont aussi... mes enfants, eh bien, ce soir, c’est vrai, ils ne sont pas à mes côtés. Ils ne sont pas venus me soutenir et me consoler. Mais qu’est-ce que...
    - Le temps presse Madame. Parlons maintenant de ses livres. Parce que... comme il n’avait peur de rien, je crois qu’il écrivait aussi, n’est-ce pas ? Son style était d’une banalité affligeante. Il n’avait rien à dire, en fait.
    - Mais ça marchait. Ses livres se vendaient comme des petits pains. Mais... c’est vrai ! Maintenant que vous me le dites... il n’avait rien à dire. Il n’a jamais eu rien à dire et... rien à me dire non plus. Quant à ses enfants...
    - Vous voyez, il suffit de le dire. Pour résumer, c’était donc un acteur médiocre, un écrivain affligeant, un père absent et un amant vraiment mauvais.
    - Oui. Je suppose qu’on peut résumer les choses comme ça.
    - Mais alors, de lui, il nous reste quoi ce soir ? Un père indigne, des livres médiocres, des films mauvais et des érections... des érections molles, dirons-nous ?
    - C’est tout à fait ça. Mais... je n’y avais pas pensé avant. C’est drôle, toutes ces érections molles et puis, moi son épouse et toutes ces années à ses côtés, toutes ces années... per... perdues. On peut dire ça comme ça, j’imagine.
    - Sans doute Madame, même si ce n’est pas le sujet qui nous occupe ce soir.
    - C’est terrible. Maintenant que j’y pense. Toutes ces années à ses côtés, lui, vraiment mauvais comme père, comme amant, comme acteur, comme écrivain et comme mari. Comment une telle chose a-t-elle pu m’échapper ?
    - Merci Madame. Nous interrogerons ses maîtresses. Peut-être que là, nous trouverons matière à...
    - Ses maîtresses, avez-vous dit ?
    - Oui. Ses maîtresses.
    - C’est bizarre, mais, ça aussi, ça m’a comme échappé. J’avais oublié ses maîtresses ! Toutes ces années à ses côtés et toutes ces maîtresses ! Mais qu’ai-je donc fait ?
    - Nous devons maintenant rendre...
    - Comment tout cela a-t-il pu m’échapper ? Comment ? J’ai honte pour moi, pour lui, pour...
    - Merci Madame. Mais, nous devons...
    - Ô malheur !
    - Madame ! Excusez-nous mais, nous devons maintenant rendre l’antenne.
    - Ô tyrannie !
    - Madame, je regrette mais...
    - Non, attendez ! Attendez ! Ne me laissez pas seule ! Restez !
    - Désolé, Madame."

     

            Allez, prends du bon temps Matthieu ! C’est ça ! Profite ! Profite Matthieu !

    Faut dire qu'à cette époque, Matthieu était capable de pousser ses interlocuteurs dans leurs derniers retranchements et aussi parfois, jusqu'au suicide, comme ce fut le cas de cette pauvre femme, seule, abandonnée des siens et de tous les autres.

    Le ridicule ne tue plus, certes, mais la honte... elle... toujours ! Car elle ne fait... jamais... jamais recette, la honte ! Cette femme semble l'avoir appris à ses dépens et pour son seul malheur à elle.

     

     

    Extrait du titre : "Des apôtres, des anges et des démons" - chapitre 1

     

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  • Grève à I-télé : obéir, oui ! Recevoir des ordres, non !

     

                   La grève à iTélé qui s'achève aura été la plus longue de l'histoire de la télé depuis 1968.

    Les journalistes de la chaîne d'information en continu réclamaient, devinez quoi ?

     

                       Des garanties sur leur indépendance ;  notamment une charte éthique. 
     
     
                Non ! On ne ricane pas !
     
     
    ***

     
    La grève à iTélé la plus longue de l'histoire de la télé,médias, information, contre information ré information,
                       Les médias de masse : trou noir de l'information dans lequel la vérité des faits est absorbée, comme aspirée ; cette vérité ne pourra alors plus s'échapper. Aussi, si vous voulez connaître la vérité sur quoi que ce soit, enquêtez donc auprès des journalistes !
     

     

                    Rebaptisée CNews sous la direction de Canal+, à propos de cette grève, il semblerait que son principal actionnaire Vincent Bolloré ait tout simplement oublié ceci : si les journalistes des médias de masse - médias dominants qui se font la courte échelle à longueur de journée -, aiment et savent obéir  - sans exception car tous savent qu'il n'y a pas de carrière pour quiconque souhaite se soustraire à cette obligation -, en revanche,  ces mêmes journalistes ne supportent pas qu'on leur donne des ordres car, leur donner des ordres, c'est méconnaître ce penchant atavique, quasi inné maintenant dans la profession, en faveur d'un conformisme déshonorant.
     

    Nul doute, cette grève c'est le sursaut bien ou mal placé d'un orgueil propre à celles et ceux qui rechignent à se coucher lorsque la matelas manque de moelleux et la chambre de confort.

     

                  En ce qui concerne iTélé en particulier, cela n'aura échappé à personne : en quoi la rédaction de cette chaîne "d'info" en continu a-t-elle fait avancer la liberté d'informer et le courage dans cette profession en berne ? Quelles affaires, quelle vérité cachée, quel fait tronqué ont été révélés ?

     

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                                  Quelle personnalité pour mener un tel combat ?

     

                          Mais alors, nous tous qui sommes d'indécrottables amoureux de la vérité des faits dans toute leur vérité, aussi complexe soit-elle, aurions-nous raté quelque chose ?  

     

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    Pour prolonger, cliquez : Là où il y a de la gêne, pas d'info !

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  • Leonard Cohen : parce que telle était sa volonté

    "Draw us near

    Bind us tight

    And end this night"

    if it be your will, I'm your man, antony, leonard cohen,canada, suzanne

                      Une oeuvre en forme de prière pour que la nuit se retire et que la beauté triomphe en pleine lumière ; des chansons en forme de cantiques adressés autant à Dieu qu'aux hommes ; prêtre et moine,  toujours Zen de surcroît, Jésus et Suzanne réunis, parce que telle était sa volonté - his will ! -, le public de Leonard Cohen se rendait aux concerts de ce poète très tôt monté en chaire  pour psalmodier avec lui comme on communie :
     
     

    If it be your will
    That I speak no more
    And my voice be still
    As it was before
    I will speak no more
    I shall abide until
    I am spoken for
    If it be your will

    If it be your will
    That a voice be true
    From this broken hill
    I will sing to you
    From this broken hill
    All your praises they shall ring
    If it be your will
    To let me sing
    From this broken hill
    All your praises they shall ring
    If it be your will
    To let me sing

                                       (cantique des cantiques dans l'oeuvre de Leonard Cohen, "If it be your will" dans une version très inspirée de l'artiste Antony)

     

    If it be your will
    If there is a choice
    Let the rivers fill
    Let the hills rejoice
    Let your mercy spill
    On all these burning hearts in hell
    If it be your will
    To make us well

    And draw us near
    And bind us tight
    All your children here
    In their rags of light
    In our rags of light
    All dressed to kill
    And end this night
    If it be your will

    If it be your will.

     

    Deux traductions sont disponibles sur le site de l'artiste ICI

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  • Jeff Koons à Versailles

     

    Quand l'art contemporain se fait le fossoyeur de l'Art Moderne

     

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                 Visite privée de l'exposition sur invitation de Jean-Jacques Aillagon, Président du domaine du Château de Versailles, notre guide pour l'occasion, ce samedi 13 Septembre (2008) à 18h30.

     

     ***

     

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                 Certes, Koons aurait tort de se priver d'être "Jeff Koons" : argent, célébrité, considération...

    En revanche, on pourra difficilement pardonner à nombre de professionnels de l'Art contemporain - directeurs de musée et/ou de centres d'Art (financés et rémunérés par le contribuable), commissaires d'expositions, critiques d'art, les DRAC et les journalistes (1) d'avoir lamentablement échoué dans leur mission.

    A défaut d'être des passeurs de culture, nombreux sont ceux qui se sont contentés d'être les relais serviles d'agences de relations publiques, de créations d'événements, de publicité, de marketing qui sont à la production artistique ce que le film publicitaire, le clip, le design, Disneyland et le parc Astérix sont à l'Art et qui ont pour mission première, sinon unique, de fabriquer, d'entretenir et de promouvoir l'image de camelots, de bonimenteurs, de montreurs de foires, gesticulateurs puérils, immatures, fumistes, anecdotiques, infantiles... abusivement appelés : artistes.

    On pourra aussi et sans risques, les accuser d'être jour après jour, les complices de la dé-culturation et de l'abrutissement des masses laissées sans repères, et auprès desquelles on aura déconsidéré pour longtemps l'Art contemporain (qui vraiment, n'en avait pas besoin !!!), avec des figures telles que Jeff Koons coté à plusieurs millions de dollars et à ce prix, de confondre l'Art avec l'industrie du divertissement... et du luxe, en l'occurrence.

    On parlera de leur culot, depuis plus de quarante ans, quand sans honte et sans rire, ils nous affirment qu'ils ont le devoir de nous faire connaître des productions reflets de notre époque - époque qui sera toujours, tout comme son Art, beaucoup plus que ce que l'on croit avoir compris d'elle, qui n'est, le plus souvent, que ce qu'on souhaite nous donner à comprendre, ou bien, seulement ce que l'on est capable de saisir d'elle...

    Et alors que la production qui nous est proposée ne reflète que l'aspect le moins pertinent parce que... de toutes les époques, ce prosélytisme au service d'un esprit mercantile ; esprit qui finalement, nous distingue si peu de l'animal ; animal qui est, tout le monde en conviendra, bien incapable d'accoucher d'un Léonardo, d'un Boulez, d'un René Char, d'un Zao Woo-ki, d'un Picasso, d'un Giacometti, d'un Ligeti, sa production étant limitée le plus souvent à des déjections fécales, nécessaires certes mais... en aucun cas, ne pouvant trouver leur place dans nos centres d'Art, même et surtout, contemporains.

    Et puis enfin, on ne manquera pas de garder à l'esprit qu'il se pourrait bien qu'ils aient été les saboteurs, les avorteurs de jeunes ambitions intimidées ou bien découragées - sinon dissuadées -, face à l'incurie des codes de la représentation et de la communication dite artistique et contemporaine et de leur maîtrise sans laquelle tout espoir d'être ne serait-ce que diffusé ou exposé, s'évanouit à jamais.

     

                   Alors... pour tout ce gâchis humain et artistique... réclamons une minute de silence... sinon, l'éternité.

     

     

    1 - Ceux de France Culture qui se sont littéralement couchés devant tous ceux qui auront été à l'origine de cette exposition au Château de Versailles, et devant Koons finalement - Koons et ses millions (et sûrement pas devant son art !) -, lors de l'émission du vendredi 12 septembre à 19H15 avec Laurent Goumarre en direct de Beaubourg.

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  • Ceux par qui le scandale d'attentats sanglants est arrivé

     

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     Attentats parisiens : plus de cent vingt morts, des dizaines de blessés

     

               Les USA et Israël seront les deux premiers Etats à se manifester à l'annonce des attentats parisiens.

                  Au moins savent-ils ce que notre politique internationale leur doit à tous deux.

     

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                               Dix années d'allégeance à une politique moyen-orientale dont il n'y avait déjà plus rien à sauver depuis 20 ans ; politique scélérate qui a fait la preuve de son échec.
                          Compromissions honteuses et mercantiles pour quelques rafales et frégates vendus à l'Arabie Saoudite, au Qatar et à l'Egypte...

                          Une soumission totale aux USA et à une politique de destruction de l'Afghanistan, destruction de l'Irak qui a donné naissance à Daech, destruction de la Libye qui a vu Boko Haram s'implanter au Mali, destruction de la Syrie, déstabilisation de l'Ukraine...
     

                          Dix années de soumission à l'Otan dans la conduite d'une politique étrangère totalement soumise à l'axe américano-israélo-saoudien responsable de près de trois millions de morts musulmans...

                               Dix années d'une politique menée en violation de notre tradition diplomatique qui a fait notre rayonnement et notre force ; une tradition qui avait pour objectif la recherche d'un équilibre face à des pays et des cultures hégémoniques à la soif excessive de domination...

                          Dix années d'un ralliement au plus criminel...

                          Dix années passées à envoyer tous les mauvais signaux possibles à une région du monde que l'on a volontairement plongée dans le chaos...

     

                           Et ce sont des millions de nos concitoyens qui se trouvent aujourd'hui livrés à une mort révoltante au nom d'une realpolitik abjecte et lâche et qui en rien ne nous ressemble... nous et notre pays : la France !

     

                                                                     ***

     
    de Villepin à propos de l'Etat islamique

     

                       Ces nouvelles tueries provoqueront-elles le réveil d'une prise de conscience des causes qui nous y ont menés et par voie de conséquence, à une prise de conscience politique ? 

    Face aux victimes qu'aucun discours ni deuil national ne pourront racheter sans montrer du doigt l'Elysée et l'Otan, sur quel recours les familles endeuillées peuvent-elles bien compter ? Pourront-elles porter plainte toutes ces familles ? Contre qui ? Contre l'Etat français ? Auprès de quelle juridiction ? Le TPI ? Quels chefs d'inculpation pourront-elles faire valoir ? Mise en danger de la vie d'autrui ? Non assistance à personne en danger ?

                     Bientôt viendra l'heure de demander des comptes à un Etat français sans boussole et sans direction, sinon une seule : celle que des puissances étrangères voudront bien lui indiquer tout en continuant de la compromettre avec des logiques de chaos et de mort au nom d’intérêts aussi clairs chez nous qu'inavouables chez eux !

                    Alors non ! Nous n'accepterons pas de mourir ni pour l'Otan, ni pour les USA ni pour Israël ni pour une oligarchie mondialiste sans foi ni loi aux entreprises criminelles !

     

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    Pour prolonger, cliquez : Quand Valls nous demande de nous habituer à la menace terroriste

     

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  • Attentats, Paris 13 novembre 2015 : revue de presse pour rappel

     

                      Billet de blog rédigé en novembre 2015, quelques jours après le 13 novembre

     

     

                      Après Hollande, Valls, Fabius (et Sarkozy) auxquels nous devons 15 années d'une diplomatie en rupture avec notre tradition d'équilibre et d'indépendance - rupture qui explique aussi cette fracture dans la société française car enfin, de qui sommes-nous devenus les esclaves ? -, d'autres voix de la domination et de ses portes-flingues se sont fait très vite entendre sur Internet ; voix de la domination impériale de l’Otan, des USA et de ses acolytes et autres complices : Europe, Israël, Arabie Saoudite…

    Voix d’une bêtise crasse, voix d'un cynisme inqualifiable... voix de ceux qui n'ont plus peur de rien car ces attentats de vendredi soir apportent de l'eau fétide à leur petite machinerie, à ses rouages et à sa production le plus souvent pestilentielle :

     

    Elisabeth LévyElisabeth Lévy fondatrice et directrice de la rédaction de Causeur, cette petite musique israélienne et islamophobe de France, Elisabeth Lévy titre "Djihadistes contre Homo festivus" ICI

    Le point de vue  d'Elisabeth qui a toujours autant de mal à « penser » c'est-à-dire à se méfier comme de la peste de ce qu’elle pense, le voici : « Daech veut nous exterminer car en France, on aime bien s’amuser et eux pas».

    Ca, c’est ce qu'on appelle de l’analyse...  géo-politique qui plus est !

     

    Toujours sur Causeur, c'est àLuc Rosenzweig Luc Rosenzweig, un des contributeurs majeurs de ce webzine, que la patronne confiera le soin de se vautrer dans la fange, communautariste de surcroît - Israël, Tsahal, ses troupes et ses colons. En effet, Rosenzweig, sans honte, titre : « Pour vaincre le terrorisme, apprenons d’Israël » ICI

    Rosenzwieg, si vous avez bien saisi son conseil, propose donc une ratonnade de Palestiniens à la sauce française : les Musulmans français qui ne marcheraient pas droit.

    Abjection et bêtise incommensurables dont il est coutumier, il est vrai, ce titre de Rosenzweig explique bien des choses et des situations  ; non content d'importer la question du maintien de l'ordre colonial israélien en Palestine au pire moment qui soit, ce billet d'humeur explique aussi des choix politiques criminels tout en nous incitant à élever notre niveau d'alerte générale car nous sommes tous, sans l'ombre d'un doute, en danger de mort avec des individus de cette espèce, ici, chez nous.

     

    "La règle du jeu" maintenant.

    Revue incontournable pour quiconque souhaite prendre des nouvelles de la tartufferie ambiante à la cour de BHL puisqu'il en est le fondateur, cette revue de "philosophie, littérature, politique et Art" qui est aussi la voix d’Israël en France (une de plus !), nous offre un point de vue digne du café du commerce juste avant la fermeture de l’établissement à une heure tardive donc : c’est dire !

    L'incitation à la haine sera placée au coeur du dispositif avec un BHL qui fait dire à propos des attentats de vendredi dernier, par David-HazizaDavid Isaac Haziza (?) ce que sa duplicité légendaire lui interdit d'expliciter : « Il y a un temps pour tout sous le soleil. Il y a un temps pour aimer, certes, mais il y a aussi un temps pour haïr. En vérité, on eût même dû haïr plus tôt !"

     

    Le Huffington Post, un pur player dit "d'information" dirigé par Anne Sinclair fera appel à la plume d'un Jacques Tarnero "essayiste", toujours à propos des auteurs des attentats et de la tentative de se risquer à quelques introspections salutaires fruit d'une pensée réflexive tout aussi salvatrice.

    Ce webzine tout acquis à la cause atlantiste et sioniste s'en prendra ouvertement aux anti-islamophobes et aux partisans du « Pas d’amalgame » lesquels seraient responsables des attentats en France.

    Quant à l’Islam, il serait la cause première du malheur des Arabes, ici et là-bas : « Le malheur arabe, le malheur palestinien, le malheur des jeunes-des-banlieues c'est l'Islam la cause de ce malheur ainsi que ce qui est arrivé à cette culture née dans l'islam ou née dans l'héritage arabe pour toujours aller chercher ailleurs qu'en elle même la source du désastre actuel."

    Qui a détruit le Moyen-Orient et une partie de l’Afrique sub-saharienne ? Les Arabes ? L'Islam ? Qui fait des affaires avec l’Arabie Saoudite ?

     

    Afficher l'image d'origineCaroline Fourest qui souhaitait très certainement ne pas être en reste, une Caroline Fourest - faut-il le rappeler ? -, qui voyage dans les bagages d'un BHL qui la porte à bout de bras depuis quelques années maintenant, ce matin sur France Culture, Fourest récitera son catéchisme : « Il y aura toujours des gens pour trouver des excuses aux assassins »

    N'en doutez pas un seul instant : c’est sa manière à elle de clore tout débat et de disqualifier tous ceux qui seraient tentés de remettre en cause la politique pro-américaine et pro-israélienne de la France qui nous mène à la guerre tout en provoquant la mort de centaines de civils  : le Moyen-Orient quoi !

                   Mais quand on vous dit que tous ces gens-là ne rêvent que de ça ! Tous les parfums d’Arabie ! Spectacle de « danse orientale » pour Caroline entre deux explosions et quelques corps déchiquetés !

     

    Ce matin aussi, sur France Inter, lundi 16 novembre, heures tapantes , c’est Résultat de recherche d'images pour "Malek Boutih l’invité"Malek Boutih l’invité : ICI . Député PS, Malek Boutih se rangera sans l'ombre d'une hésitation au côté de Manuel Valls ; il en profitera  - car pourquoi faire les choses à moitié ! -, pour franchir le Rubicon allègrement. Imaginez-vous ça : 80% de ses interventions sur l'antenne conviendront à toute la droite, du FN aux centristes : « Il faut en finir avec la sociologie, la pleurniche et les soi-disant causes sociales qui seraient responsables de la radicalisation de Français musulmans !»

    Enorme !

    Comme quoi... des attentats, une centaine de morts, et tout le monde rentre se mettre au vert au côté d'une droite expéditive ; c'est l'Assemblée nationale issue du Front populaire qui vote les pleins pouvoirs à qui on sait. Heureusement pour Boutih que la "fausse gauche" est à l'Elysée et à Matignon ! Il peut encore faire illusion même s'il s'agit bel et bien d'un ralliement aux idées de droite : l'affirmation de l'absence de déterminisme social dans le destin individuel de chaque être humain.

    Des dizaines de millions de salariés qui sont passés par la case chômage et la case SDF en trente ans - divorces, suicides, maladies, pauvreté ; des inégalités qui ont explosées, des millions d'individus qui n'ont connu et qui ne connaissent qu'un parcours de discriminations et de vexations sans nombre, un mondialisme rapace et vorace qui veut la peau de notre système social européen - véritable civilisation en soi -, et qui n'a qu'un modèle à proposer : travailler plus, gagner moins, baisser la tête et consommer - mal-bouffe et abrutissement !

    Tout ça n'a bien évidemment aucun impact...

                     Les dirigeants successifs du PS ont mis 20 ans à accepter que Boutih soit député ; il a longtemps galéré après son départ de SOS racisme, chez Skyrock notamment, chez les 10-15ans… alors, vous pensez bien : Boutih sait ce qu’il doit au PS et au système ; manifestement, les mots ne lui manquent pas quand il s'agit de renvoyer l'ascenseur. C’est sûr, l’ingratitude n’est pas de mise chez Boutih !

    Frantz Fanon, un des penseurs de la colonisation et de la décolonisation avait un nom pour ces gens-là, les repêchés du système qui n’en croient pas leur chance tout en sachant qu'on ne leur en donnera pas une seconde.

     

                   On achèvera ce tour d'horizon du côté de la bêtise, du cynisme et de l'opportunisme avec le commentaire d'un internaute... un internaute lambda, internaute sans visage comme tout internaute lambda dépourvu de courage mais qui se respecte. Jugez plutôt :

                   "Epiloguer sur les horribles événements d'hier soir ne sert pas à grand chose. aujourd'hui, c'est l'action de la police et de l'armée qui nous sauvera, non le baratin. La France vaincra !"

                 Et notre réponse, elle, à défaut de vaincre l'incommensurable connerie de ce commentaire car, il y a des cas irréversibles, et celui-là en est un... notre réponse donc ne tardera pas à lui parvenir :

                                      "Pauvre de toi, va !"

     

     

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                      Après les voix du chaos programmé et de la domination,  les voix de la reddition aussi… accordons un peu d'espace aux voix de la sagesse :

     

                   Pour Alain ChouetAlain Chouet, ancien chef du service de renseignements de sécurité à la DGSE, la « guerre de civilisation » et celle contre le « terrorisme » brandies par le gouvernement comme par l’opposition de droite constituent une imposture qui en masque une autre, celle de l’alliance militaire entre les pays occidentaux et les parrains financiers du djihad :

    Arabie Saoudite et Qatar.

     

                  A l’annonce des attentats  Au lendemain des attentats de Paris, Michel Onfray réclame une politique française moins islamophobe.Michel Onfray fut le premier à twitter : « Droite et gauche qui ont internationalement semé la guerre contre l'islam politique récoltent nationalement la guerre de l'islam politique. » 

     

     

                  Michel Colon d'Investig-Action, que l'on ne présente plus, s’exprime, de sa Belgique natale, sur les attentats Paris avec calme et lucidité.

     

     

            Clôturons cette courte revue de presse avec      CaptureJean-Luc Mélenchon qui aura tout saisi des véritables enjeux pour la France et l'Europe, ce dimanche 15 novembre 2015 au sortir de l'Elysée : "La réponse aux assassins doit être plus de fraternité, plus de démocratie, plus d'amour mais pas moins de débat."

     

                          Débattons alors ! Et ne laissons personne nous l'interdire !

     

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  • Cérémonies du 11 novembre, avez-vous dit ?

    Première publication en novembre 2014

     

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                Doit-on rappeler que l’armistice signé le 11novembre1918 à 11h11marque la fin des combats de la Première Guerre mondiale qui a fait plus de 18 millions de morts (1,7 million pour la France) dont la moitié de civils ainsi que 21 millions d'invalides (4,2 millions pour la France) et de mutilés toutes nationalités confondues ?

                 Même date mais autre année : faut-il aussi rappeler que le 11 novembre 1920, une tombe du Soldat inconnu sera installée sous l'arc de Triomphe de la place de l'Étoile à Paris, et en 1923, une flamme éternelle ?

    Il s'agit d'un soldat non identifié (reconnu français), censé représenter tous les soldats tués au cours de cette guerre. 

    Précision importante : la tombe est faite en granite de Vire, commune du Calvados (14),  là où l’on produit la célèbre andouille.

     

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               Première Guerre mondiale...

               Huit millions et demi de Français seront appelés ; un sur cinq y laissera sa vie, sa pauvre et maigre vie, à raison de 900 par jour, et autant de mutilés - un bras, une jambe, des yeux, la vue… -, en Flandres, en Artois, dans la Somme, en Île-de-France, au Chemin des Dames, en Champagne, à Verdun et en Lorraine

    Tenez ! 27000 morts en une seule journée le 22 août 1914 «à coups de crosse, à coups de poignards, à coups de bombes et de mitraille». 

    Pour une guerre joyeuse dans ses premières semaines… on peut dire qu’en 4 ans, le spectacle tournera au cauchemar puis à la tragédie car cette boucherie et ce scandale qu’est cette guerre dont on cherche encore aujourd’hui la grandeur, feront des Français un indécrottable Peuple pacifiste au cri de « plus jamais ça ! » et des Allemands humiliés par un traité de Versailles piloté par un Clemenceau intraitable et imprévoyant, d’impatients revanchards trépignant jusqu’à l’arrivée du Guide suprême  - le Führer -, pour porter cette rage-là, cette fureur justement ! à son paroxysme à la hauteur de 60 millions de morts, dont 40 millions de civils.

             Tiens, au fait ! 18 millions de morts pour la première, 60 pour la seconde… combien pour la prochaine ?

     

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               Jean Renoir dans « La grande illusion » nous "vendra" un conflit de 14-18 mené dans un esprit chevaleresque et aristocratique, alors qu’il s’est le plus souvent agi de bouchers gantés, le petit doigt sur la couture du pantalon civil et militaire, impeccables certes !  Habiles dans le maniement de leur lorgnon, c’est vrai ! mais bouchers quand même ! Et leurs épouses, marraines de guerre, n’y changeront rien ; colis sous le bras, chacune viendra ajouter une touche obscène à ce sacrifice sans scrupule et sans objet qu’est cette première guerre mondiale.

    S’il faut parfois savoir se taire avant de parler, décidément, il y a des réalisateurs qui feraient bien de retenir un « Moteur ! » avant de donner le signal de faire tourner la caméra d'un projet cinématographique qui soumettra à notre perspicacité des questions qui n’en sont pas et des réponses… pas davantage. En effet, les de Boëldieu et les von Rauffenstein, héros d’un film fâcheux d'un fils dont le père était quand même mieux inspiré, pinceau d’une main, palette de l’autre, n’étaient au mieux qu’une exception qui confirme la règle, au pire une fiction d’une naïveté insultante pour les millions de pauvres bougres qui y laissèrent leur vie. Car, dans les faits, les Rauffenstein et les de Boëldieu de ces années-là avaient la rancune sournoise ; n'en doutons pas un seul instant, ils étaient bien trop contents de précipiter sous la mitraille des gueux souvent grévistes et revêches, sans doute pour leur apprendre à obéir une fois pour toutes les fois, la dernière, où ils auront été tentés de n’en faire qu’à leur tête d’ouvriers et d’artisans décidément indomptables.

    Quelques jours avant sa mort et le début d'un grand chambardement, Jaurès ne s'est-il pas adressé à eux en ces termes :

                  « Quoi qu’il en soit, citoyens, et je dis ces choses avec une sorte de désespoir, il n’y a plus, au moment où nous sommes menacés de meurtre et, de sauvagerie, qu’une chance pour le maintien de la paix et le salut de la civilisation, c’est que le prolétariat rassemble toutes ses forces qui comptent un grand nombre de frères, Français, Anglais, Allemands, Italiens, Russes et que nous demandions à ces milliers d’hommes de s’unir pour que le battement unanime de leurs cœurs écarte l’horrible cauchemar ». Discours de jean Jaurès – le dernier -, contre la menace de la guerre totale cinq jours avant son assassinat - prononcé à Lyon-Vaise le 25 Juillet 1914.

     

              Mille assauts mortels pour rien, pour une médaille, l’avancement d’un officier, et à l’arrière, une société civile qui demande de l’action, du sang et des obus, de la chair qui virevolte. Des millions d’êtres humains dont on a disposé sans retenue, sans compter, en toute impunité ; du « prolétaire », de la « populace » que l’on prenait soin de soûler avant la charge hors des tranchées  - de la vinasse d’êtres humain -,  sans jamais devoir rendre des comptes sur la mort d’un seul d’entre eux.

    En revanche, gare à ceux qui refusaient d’y aller…  de monter à l’ennemi, de jaillir hors du parapet pour s’en prendre une, une première pour quelques uns, mais surtout : une dernière pour un grand nombre d’entre eux !

    Le « on » de «dont on a disposé sans retenue », c'est celui d'une Révolution industrielle qui accouchera d’une bourgeoisie marchande et affairiste qui a fait fortune à la tête des mouroirs industriels du XIX siècle et dont le porte-monnaie débordait de la sueur, du sang et des larmes des personnages des romans de Dickens, de Hugo, de Zola et bien plus tard d’Orwell.

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    Que tous retrouvent leur visage !

     

     

                  " Le ravin et les talus qui s’étendent sur plusieurs kilomètres ne sont plus qu’une vaste nécropole. Partout, des cadavres momifiés, squelettiques, réduits à l’état de petits tas mêlés de boue rougeâtre... parfois un pied ou bien un morceau d’étoffe émergent çà et là et indiquent un cadavre. Il y en a des quantités formidables... On voit une face à la Ramsès qui émerge d’un sac haché, recroquevillé dessous, des tibias, des fémurs, des os des mains ou des pieds serrés comme des osselets... Ce ne sont plus des cadavres mais des amas d’ordures desséchés... affreusement mutilés, la figure gonflée, noire comme une tête de nègre, la chair tuméfiée pleine d’insectes et de vers ramassés en tas..." - Henri Barbusse, le 15 octobre 1915.

     

               Oui ! Derrière le bleuet de la couleur de l’uniforme que portaient les nouveaux appelés – d’un bleu horizon -. se cachait la fleur de Lys et les bilans des entreprises esclavagistes et prospères du Comité des forges  (aujourd’hui Medef) sur le dos d'une condition ouvrière dont les accès de révolte et de colère étaient régulièrement réprimés dans le sang du sabre, de la baïonnette et de la mitraille.

    Alors, vraiment ! Octobre 1917 en mémoire, il est regrettable que cette guerre n’ait pas mené, ici en France, à une seconde Révolution française avec force guillotine et autres pelotons d’exécution ! Regrettable encore que toutes ces gueules cassées, reflet que leur tendait le miroir d’un mental traumatique, n’aient pas pu casser la gueule à d’autres visages, rasés de près ceux-là, intacts, le nez fier et arrogant, sûr de son droit, la mâchoire puissante, prête à broyer d’un coup d’un seul n’importe quelle insoumission comme on casse du prolo emmerdeur et syndiqué à la CGT qui avait alors tout juste 20 ans.

     

     

                Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée l’orage" (Jean Jaurès)

     

                Certes, pendant et après cette guerre menée aux frais des travailleurs de tous les pays, la chirurgie en général et la chirurgie faciale en particulier auront fait un grand bon en avant,  même si en 1870, et bien avant encore, avec l’Empereur  - ce Corse qui ne tenait pas en place -, porteur de guerres incessantes, cette chirurgie-là avait déjà été abondamment sollicitée !

    Notons au passage que toutes ces guerres dévastatrices du XIXe siècle trouveront leur apogée dans la première guerre mondiale, la dernière boucherie militaire qui mettra à contribution le soldat et son barda de plusieurs kilos en attendant  les grandes boucheries des bombardements massifs de civils de la seconde guerre mondiale - 75000 morts en quelques secondes à Hiroshima et à Nagasaki ! Sans doute le plus grand crime raciste de l’histoire soit dit en passant -, et des guerres suivantes : Indochine, Algérie, Vietnam, Cambodge, Timor Oriental, Bangladesh, Irak, Gaza …  

     

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                                                         La marseillaise - Léo Ferré

     

     

                Cérémonies du 11 novembre, avez-vous dit ?

                 Président de la République (passé et présent), Président du Sénat, Président de l’assemblée nationale, Premier ministre, un gouvernement au complet, le maire de Paris, des képis en veux-tu en voilà, des poitrines bardées de médailles - espérons qu’elles n’auront pas été volées sur la vie de pauvres bougres qui auront eu tout juste le temps de voir, le temps d'une image-éclair, et pour la dernière fois, le visage d’un être aimé -, il ne manquait personne à l'arc de Triomphe, excepté le MEDEF, porte parole du CAC 40.

                Tous réunis donc... portrait d'hommes et de femmes qui ne feraient pas le poids, même tous ensemble, devant n’importe quel conseil d’administration d’une de nos trans-nationales ! Alors sous la mitraille, vous pensez bien ! 

    Quant à contrevenir aux ordres que leur sont donnés…

    Seules les familles endeuillées des soldats récemment tombés au champ du déshonneur de la Françafrique et quelques médaillés octogénaires forceront le respect ; on aurait aimé les serrer dans nos bras… pour sûr, ils méritaient le déplacement, à défaut… un regard par la fenêtre ouverte du petit écran. Car la guerre de 14-18 dans le bruit et la fureur de l’acier et des agonisants qui hurlent, ce sont des luttes économiques qui opposent les grandes puissances du moment : Allemagne, France, Angleterre ; expansion impérialiste, conquête coloniale, conquête des marchés, les Balkans, le Moyen Orient et les premières gouttes de pétrole…

    Fiez-vous à l’odeur du sang si vous voulez trouver de l’or ! C’est imparable !

     

                   Ernst Hasse, président de la Ligue pangermaniste en 1905 : "L’égoisme sain de la race nous commande de planter nos poteaux frontières dans le territoire étranger, comme nous l’avons fait à Metz, plutôt... Ces terres coloniales de l’avenir se composent ... des vastes territoires occupés par les Polonais, les Tchèques, les Magyars, les Slovaques, les Slovènes, les Ladins, les Rhétiens, les Wallons, les Lituaniens, les Estoniens et les Finlandais. Tant que les territoires de ces petits peuples, mal faits pour créer des Etats nationaux, n’auront pas été répartis entre les grands Etats de l’Europe centrale, l’Europe ne pourra jamais avoir, n’aura jamais la paix. Cette répartition coûtera naturellement de dures guerres" (1).

     

               Et devenez quoi ! Dans le contexte qui est le nôtre aujourd’hui, à l’heure de toutes les destructions de ces vingt dernières années au Moyen-Orient et en Afrique-noire avec pour seule motivation le contrôle des ressources énergétiques car, qui contrôle ces ressources contrôle le développement des concurrents et leur place dans le concert des Nations ainsi que leur influence, la France y jouant un rôle de supplétif avec la destruction de la Libye qui aura pour conséquence la déstabilisation du Mali et une autre intervention française qui n’a pas, il est vrai, que des inconvénients non plus - elle met l'aviation française à une heure de toutes les capitales de l’Afrique francophone subsaharienne -,

    Pas étonnant donc que notre classe, ou caste, politique et médiatique soit si à l’aise avec toutes ces commémorations et qu’elle se fasse l’écho de ce sacrifice-là, celui de 14-18, avec autant de pompe en porte-parole d’une parole de l’arrière, celle des planqués et des larbins consciencieux contre la promesse de carrières mirobolantes ; et même s’ils ne tirent plus les ficelles, n’empêche que leur assurance vie à tous est tout aussi à l’épreuve des balles que celle de leurs prédécesseurs ! Bien à l’abri qu’ils sont de cette autre guerre mondiale qu’est le mondialisme et dans laquelle les injonctions « Engagez-vous ! » et « Mobilisation générale !» ont été remplacées par « Soumettez-vous ! » ; comprenez : accepter de renoncer à vos droits, à vos salaires, à l’espoir d’une démocratie toujours en mouvement et florissante sous la protection d’un Etat-arbitre prévoyant et innovant.

               A la Marseillaise et à cet élan patriotique d’un 11 novembre 2014, à ce centenaire de la boucherie, à cette marseillaise-là, refuge en dernier ressort des crapules d’un patriotisme dont seuls les sans-grade paient chèrement le prix, on opposera le chant des partisans et un maquis : celui de la dissidence car, face au mondialisme, à cette classe politique-là et à cette caste médiatique jean-foutre d’une complaisance inouïe face à ses devoirs, qu’il soit permis ici d’affirmer en toute lucidité, que nous… héros du quotidien, sommes tous, à terme, des poilus en sursis aux gueules cassées.

     

     

     

    1 - Cela ne nous rappelle donc rien ? L’expansionnisme de l’Empire : cette alliance USA- Europe-Israël-Qatar-Arabie-saoudite

    Hasse (phonétiquement « trou du cul » en anglais) sera le défenseur d'un nationalisme völkisch, consistant notamment dans l'acquisition et le développement d'un Empire colonial allemand, dans l'expansion territoriale de la puissance allemande en Europe, et dans l'accroissement de sa puissance navale et militaire.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Les-enfants-humiliés-de-Georges-Bernanos

    ainsi que Verdun, le centenaire

     

     

     

                 "Les croix de bois"film réalisé par Raymond Bernard (réalisateur "Les Misérables" avec Harry Baur 1934) , sorti en 1932, adapté du roman Les Croix de bois de Roland Dorgelès.

     

     

     

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  • Retour sur le cinéma de Claude Sautet

     

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             Films à l'image de leur époque, une époque hyper-matérialiste : la réussite de chacun se mesurera à l'aune de la réussite matérielle seule : pouvoir d'achat et pouvoir tout court.

    Aujourd'hui, sommes-nous seulement encore à même de comprendre à quel point les films de Sautet nous rappellent que les années 70 ont reposé sur très peu de choses, un "trois fois rien" qui aura néanmoins permis d'occuper, de combler, de remplir (de colmater ?) une vie, toute une vie d’hommes et de femmes par milliers, par millions : une bande de copains, un repas au restaurant, quelques maîtresses, quelques amants, des amours sages de cadres moyens et supérieurs aux carrières professionnelles ascendantes, aux métiers bien rémunérés qui permettent de changer de voiture tous les ans...

    Aussi, est-ce réellement surprenant aujourd'hui le fait que tout soit remis en question et démantelé sans rencontrer une défiance farouche et déterminée : contrat de travail, rémunérations, protection sociale... santé et retraite, rapports sociaux (homme/femme inclus) et rapports de force ?

    Certes, on savait que les capacités d’adaptation des hommes sont nettement supérieures à leurs capacités de révolte, aussi, c’est bien dans l’indifférence quasi générale que le démantèlement de ces années-là s’impose à tous (le mouvement très minoritaire "Les Nuits debout" n'y changeront sans doute rien) ; derrière cette indifférence, la résignation ; et derrière cette résignation n’y trouve-t-on pas le sentiment que tout ce qui a été acquis dans les années 60 et 70 jusqu’aux années 80 l’a été non seulement à crédit  mais bien plus important encore… sur le dos de la vie, la vraie, dans un climat d’amnésie générale quant au passé, là d’où l’on vient, toute une génération étant portée par un confort à la fois matériel et moral sans précédent ?

                Et c'est alors qu'une culpabilité à caractère à peine refoulée, une culpabilité comme errant là, au bord, tout au bord de notre conscience d'être au monde - mais pour y faire quoi déjà ? -, une culpabilité qui peut emprunter des itinéraires surprenants, vous laisse sans réaction et sans voix au moment où il est question de tout reprendre de ce confort d'un matérialisme naïf et sans responsabilité : bien mal acquis - dans le sens de "bêtement" -, ne profite donc qu'un temps ?

     

             Autre symptôme d’une amnésie et d'un oubli dommageables : l’absence, dans les films de Claude Sautet, d’une France pourtant tout aussi présente qu’aujourd’hui : la France des Français issus de l’immigration ; et pas sûr du tout que ce ne soit qu'un détail !

    On remarquera aussi la quasi absence des enfants ; ces derniers étant cantonnés aux rôles de figurants, comme des biens meubles qui viennent compléter un cadre réservé en priorité aux adultes et à leurs histoires : métiers, carrières, coucheries, argent et loisirs.

     

             La bourgeoisie qui vote PS qui n’a pas fait d'enfants et n'en fait toujours pas, Télérama et les animateurs-journalistes de télés vouent un véritable culte aux films de Claude Sautet. Faut dire que les films de Sautet sont des contes pour adultes car la trame des années 70 relève du conte de Noël… une négation d’une réalité, une seule : celle qui engage l’avenir face et contre une autre réalité reflet d'un état en mouvement mais figé, un état propre à toutes les périodes agitées mais « stériles » (Jacques Tati a eu des choses à dire à ce sujet) qui ont la folle prétention d’arrêter le cours de l’Histoire qui, elle, finit toujours par trouver le temps long ; il faut alors qu'elle bouge : « Tout leur est donné, vous dites ?! Et si on leur reprenait tout ? »

             Les années 2000, et nous n'en sommes qu'au début, verront la décomposition des années 70 ; et c’est alors que les films de Sautet n’en prendront que plus d’importance : un véritable bain de jouvence hyper-matérialiste accompagné d’un confort moral de carton-pâte mais encore résistant et étanche, les films de Sautet ! C'est sûr !

    Et c’est sans doute la raison pour laquelle ces films prennent toute leur saveur trente ans après, non pas comme peut le faire un bon vin, mais bien plutôt comme peut opérer le charme discret et pernicieux mais irrésistible de la nostalgique ; une nostalgie... dernier refuge contre le devoir d’affronter une nouvelle réalité qui semble vouloir, d’une main, rependre tout ce qu’elle a plus souvent accordé que cédé, de l’autre : "Avant, on n’avait pas à penser à l’avenir et moins encore à ce qui était important, à savoir : que deviendrions-nous si nous perdions tout ?"

    Perdre tout ? Un confort matériel, et seulement matériel qui nous permet seul de tenir debout ?

     

    ***

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             Hyper-matérialisme, cinéma sans dépassement, cinéma refermé sur lui-même et sur la sociologie de ses personnages...

                     et Dieu dans tout cela (1) ?

     

             Il semblerait que d’autres, en revanche, aient déjà anticipé cette question ; faut dire qu’ils ont eu tout le temps d’y penser, laissés sur le bord de la route comme ils l'ont été durant toutes ces années "à la Claude Sautet" au rythme du tic-tac d’une bombe à retardement, nous tous aujourd'hui sonnés et maintenant K.O.

     

     

    1 - Dieu ou la métaphysique... Dieu ou la transcendance ; quelque chose au-dessus de nous disons ; quelque chose qui serait plus grand que nous... qui nous dépasserait d’une tête, voire deux, et vers lequel lever les yeux.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Cinéma, cinéma...

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