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  • Reconstruire la gauche...

     

                Une gauche incontournable d'opposition et d'alliance gouvernementale

    melenchon, pierre laurent, jadot, hamon, reconstruire la gauche

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    1 - Dissoudre les partis socialiste, communiste et EELV...

    2 - Reconstruire un mouvement-parti (mouvement social qui place en son centre les militants dans le cadre d'une structure capable d'être systématisée) autour des Verts, des Communistes, des Socialistes soutiens de Hamon et de Jean-Luc Mélenchon : direction collégiale renouvelable tous les ans ; porte-parole multiples et tournant ; forte présence sur les réseaux sociaux et sur le terrain d’une force mobilisable de plusieurs centaines de milliers d'activistes.

    Avec pour objectif : un mouvement que l'on pourrait situer entre 15 et 18% incontournable pour quiconque, situé au centre et au centre-gauche, souhaite former un gouvernement, gardant à l'esprit que l'important en politique c'est de se rendre indispensable ; faire en sorte que l'on ne puisse pas se passer de vous.

     

                     Quand bouger ? Avant la défaite à la présidentielle ou bien après à quelques semaines des Législatives ?

    Valls qui veille dans l'ombre pourrait très bien prendre la direction du PS au lendemain de la défaite annoncée de Hamon à l'élection présidentielle. Or, perdre la direction d'un PS même en sursis peut être un handicap plus qu'un atout car Valls rebondira plus rapidement et mettra en danger le ralliement des élus socialistes autour de la création de ce mouvement-parti né de la dissolution entre autres, du PS.


    ***

                       D'aucuns parleront d'utopie à propos de ce projet de dissolution et de reconstruction ; qu'ils sachent que l'utopie sert aussi à mettre en lumière les manquements et le fait qu'en politique, rares sont ceux qui se montrent capables de se donner les moyens d'atteindre les objectifs et les résultats qu'ils se sont fixés ; en d'autres termes, rares sont ceux qui se montrent à leur hauteur des véritables enjeux (1).

    Or, en ce qui concerne la situation de la gauche, avec cette défaite annoncée de Hamon à la Présidentielle, l'enjeux pour les dix années à venir se définie comme suit : refondre, réunir, fédérer, construire un véritable projet autour de...

                        -  L'écologie au sens le plus large du terme : quel modèle énergétique, quel modèle d'urbanisme, quelle place doit occuper le travail et le salariat...

                        - L'U.E : remise en cause de l'intégration de la France dans une U.E qui se montrerait incapable de se réformer autour des axes suivants : une U.E qui aurait pour projet de contenir et de réguler le mondialisme ; une U.E qui accepterait de se soumettre à l'épreuve d'un contrôle démocratique sans précédent...

                        - La diplomatie française dans le monde une fois le constat suivant établi : l'Europe de l'U.E est bien trop petite pour la France qui a vocation à rencontrer et à s'adresser au monde entier : revoir notre positionnement avec la Russie et la Chine ; mettre un terme aux influences américaines, israéliennes et celles des monarchies du golfe sur notre diplomatie ; repenser notre relation avec l'Afrique en remettant en cause ce concept de Françafrique qui n'a qu'un objet : infantiliser ce Continent et continuer d’encourager la corruption de ses élites politiques et économiques pour le plus grand profit des multinationales françaises.

     

    1 – Il est vrai que si aucun des protagonistes ne se montre à la hauteur de la situation, au sortir de la présidentielle, Mélenchon affichera un score de 8%, EELV de 2% et le vote PS de ses trente dernières années aura été dilué dans les manigances de Valls et les candidatures d’un Hamon vaincu et d’un Macron dans l’attente de jours meilleurs.

     
     
                     
     
                  La réponse de Mélenchon à la proposition de rapprochement de Benoît Hamon n'est pas à la hauteur des enjeux explicités précédemment.
     
    Aussi, force est de constater ceci à son sujet : Mélenchon fait les bonnes analyses... c'est un tribun de talent... mais pour le reste... il faudrait qu'il comprenne que la France n'est pas le Guatemala, une petite république d'Amérique du Sud.
     
                  Sur cette vidéo, Mélenchon semble très très fatigué ; cet homme s’épuise... il est seul, « liked » par milliers mais seul.... entouré mais seul avec son public de "groupies" qui a beaucoup mal avec la remise en cause de "leur" Mélenchon et sa stratégie de solitaire qui les conduit tout droit dans le mur là où gît l'espoir au pied de la déception.

     

     

     

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  • Olivier Messiaen : un document exceptionnel...

     

                          

                       ... d'un homme d'exception !

     

     

     

     

                Compositeur français (1909-1992), dévot catholique (1), organiste, théoricien, compositeur, enseignant (professeur de Pierre Boulez et de Karlheinz Stockhausen ) Olivier Messiaen improvise à l'orgue de l'église de la Sainte-Trinité (Paris 09) là où il fut organiste 60 années durant.

     

     

     

    1 - Personne n'est parfait !

     

     
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    Pour prolonger... cliquez Olivier Messiaen
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  • Emma Bovary ou l’impossibilité du deuil de la transcendance

     

                  Dieu n’est pas simplement mort ; non, il s’est aussi retiré en nous laissant derrière lui l’ennui mortel, le spleen baudelairien. Arrive alors la grande dépression et une exaltation qui ne charrie ni de déplace rien d’autre que du vent : on se croit arrivé alors que l’on n’est même pas encore parti ; on n’a pas bougé d’un pouce ; c’est l’illusion du mouvement, de l’action, un surplace vertigineux : on finit par trébucher avant de sombrer sans rémission.

                  Comment identifier en nous cet infini qui, chez certains êtres, hurle à la vie, à l’action et parfois même à la mort ?

    La faculté de l’être humain de se croire autre qu’il n’est est sans limite. Fiction, réalité… mais alors, qu’est-il raisonnable d’espérer pour soi et d’attendre des autres ? Si c'est dans l’échec qu’on apprend, il n’est pas sûr du tout qu’Emma Bovary ait appris quoi que ce soit. A-t-elle seulement eu le temps ?

    Madame Bovary fut la première aux yeux du monde. Des millions d’autres -  par centaines - partageront le même sort. Tête creuse, privée de concepts pour penser cet ennui, ce vide, ce manque, son malaise, sa maladie et son remède, Emma Bovary c'est aussi l’insaisissable désir de plénitude dans un monde de canailles : et jamais ce monde n’a été aussi actuel !

     

                Charles Baudelaire misogyne et finalement conservateur, un Baudelaire libéral dans les mœurs (pour son bon plaisir en particulier avec les femmes des bordels de son siècle) mais traditionnel dans son attachement à un ordre social dans lequel d’aucuns sont nés pour commander, d’autres pour obéir, tout en haïssant la bourgeoisie issue de la Révolution française et de la révolution industrielle…

    Ce Baudelaire-là admirait Emma Bovary âme ombragée mais impulsive, passionnée, déraisonnée ; il l’opposait aux femmes intellectuelles qu’il détestait. Il voyait en Emma l’animal : pas de cerveau mais des pulsions, de l’instinct propre aux femmes qui, soit dit en passant, se font souvent « balader » par les hommes et leur baratin ; à ce sujet, la mauvaise foi aidant, il est vraiment surprenant que Flaubert n’ait pas été accusé de misogynie. Sans doute est-ce parce qu’Emma est indéfendable ; comprenez : personne ne peut vouloir lui ressembler car un tel désir signifierait un aveu d’impuissance et de sottise. Personne n’aura ce courage.

    Mais alors, cette maladie de l’ennui qui s’étendra sur toute la société ne pouvait donc être incarnée que par une femme ? Un « Monsieur Bovary » est-il concevable et pas seulement littérairement ? L’homme au masculin, cet agité du bocal et de l’action qui a le sens des affaires, le goût des sciences et qui ne peut s’empêcher de nourrir l’histoire de l’Art, cet homme-là aurait-il pu sombrer dans une mélancolie aussi médiocre que trompeuse ?

     

                    Si Madame Bovary est un archétype, en revanche, Bartleby de Melville qui voit le jour trois ans avant Emma, est bien un personnage au sens le plus plein du terme : un individu unique doté d’une conscience hors du commun. Bartleby n’est pas simplement l’anti-Bovary - lucidité et intelligence -, il est la conscience qui manquait à Emma car Bartleby avait compris que tout ce qui nous serait proposé de vivre ainsi que les conditions à réunir pour le vivre, serait frappé d’immoralité telle une faillite sans précédent qui nous condamnerait à l’anéantissement : nous tous vivants mais morts.

    Car, Madame Bovary incarne très tôt toutes les « Bovary » à naître, à vivre et à mourir. En revanche Bartleby se compte sur les doigts d’une seule main. Sans doute n'y a-t-il qu’un Bartleby par génération. Et encore ! Rien n’est moins sûr.

    Bartleby est un personnage souverain, un génie qui plus est ; Emma est esclave ; dépourvue de talent, le génie du bovarysme est à chercher chez son créateur-auteur, Flaubert, qui n’était pas, contrairement à ce qu’il a pu affirmer, Emma Bovary, même s’il semble avoir couru de près, de très près, ce risque ; celui d’un bovarysme dévastateur ; y aurait-il succombé qu’il n’aurait jamais pu alors écrire ce roman-là et tous les autres.

    Si Bartleby est plus grand, bien plus grand que son auteur-créateur, Madame Bovary est très en dessous de Flaubert. Sans doute l'auteur a-t-il créé ce personnage comme pour conjurer le mauvais sort ; « Emma Bovary » tel un roman anti-dote du bovarisme, un peu comme un vaccin qui inocule le virus pour mieux le combattre ?

    Assurément.

     

                 Les grands malheurs, ceux qui s’étendent à toute la société, commencent toujours par les petits, uniques car personnels et pourtant déjà universels dans leur caractère exemplaire. Il est vrai que cet ennui qui est aussi sans aucun doute un produit du système social et politique, cet ennui-là frappe en priorité les êtres qui n’ont pas su se trouver à s’occuper ; il faut alors que l’Etat les divertisse : patriotisme, « Enrichissez-vous bonnes gens ! », la guerre, la haine et le bouc-émissaire, l’envie qu’il ne faut pas confondre avec le désir ; le désir c’est devenir qui on est ; la convoitise, c’est convoiter l’autre. Nuance importante.

    Bien avant les Rolling-Stones qui ont poussé le grand cri de l’insatisfaction sans toutefois nous l’expliquer, René Descartes, dans une de ses méditations, avait des choses profondes à dire à ce sujet.

    Insatisfaction permanente, mélancolie médiocre accoucheuses de rien - ce rien bien moins que rien aujourd’hui excepté pour des psys aux élans médiatico-mystico-pantoufle qui se font grassement rémunérer -, difficile d’être lucide quand on est incapable d’une telle exigence envers soi ; la tromperie du bovarysme touche autant soi que les autres car dans le « bovarysme » tout est erreur de jugement ainsi qu’erreur de discernement. Emma l’apprendra à ses dépens.

     

                   

                                              Madame Bovary de Claude Chabrol - 1991 : l'agonie.

                      Agonie cruelle et interminable d'Emma Bovary : Prémonitoire, est-ce là tout notre siècle malade que vomit Emma ?

     

    ***

     

                      Il n’a pas de vie banale ni de destin obscur qui méritent que l’on se méprise avant de se méprendre. Il n’y a que la beauté d’une existence conforme à sa propre existence dans un environnement tout aussi en accord. Une existence vraie dans un environnement qui ne ment pas car la vérité, le vrai c’est la définition même du beau : une belle existence est une existence vraie loin de toute considération quant à la réussite matérielle.

                     L’idéal amer a eu raison d’Emma qui a voulu vivre alors qu’elle aurait dû se contenter de rêver : la littérature - le roman en particulier - soutenue par un lectorat majoritairement féminin, c’est fait pour ça après tout ! Et pas seulement les romans de gare.


    Artistes peintres, auteurs, musiciens… pour ceux-là, c’est l’Oeuvre qui les sauve. Sans talent, sans don, Madame Bovary était donc condamnée très tôt. Artiste, elle aurait survécu à son malheur. Sans œuvre, elle se condamnait à une fin tragique, le suicide, pour ne pas avoir à affronter la honte d’un fourvoiement pathétique et ses conséquences : les assumer aurait été au-dessus de ses forces ; la honte d’une trahison imbécile aussi (avoir trompé son mari et son monde pour en arriver là !), trahison stérile, en pure perte, sans profit ; trahison idiote qui ne vous laisse rien, démunie ; la nature de cette trahison-là  y est pour beaucoup dans cette décision d'en finir avec sa vie, sa maigre vie. N’en doutons pas un seul instant : il y a des chutes peu glorieuses qui frôlent le pathétique ou bien pire encore : l’indifférence. Des chutes pour rien. Encore le rien ! On n’a alors qu’un souhait, qu’un désir, un seul impératif absolu : s’effacer, disparaître et si possible dans une souffrance spectaculaire comme pour en mettre plein la vue une dernière fois à un entourage que l'on sait déjà perdu et bientôt hostile : un plus grand mal comme moindre mal , le sien propre avec l'espoir d'y faire naître un peu de mansuétude ?

    Après tout, on ne fait pas de procès à un mourant.

     

                      Jamais le réalisme en littérature aura autant servi la fiction d’une représentation de soi ; plus Emma s’égare, plus le monde réel s’impose à elle et au lecteur ainsi qu’à l’auteur. A quel moment nous est-il donné de plaindre Emma Bovary ? A quel moment décide-t-on de céder à la compassion, d’accepter de faire un bout de chemin avec elle dans sa déchéance ? Difficile d’identifier ce moment. Et puis, le lecteur se décidera-t-il à céder à cet élan compassionnel ? Emma Bovary manque décidément de qualités humaines. Et ça n'aide pas. L’auteur alors ? Rien ne l’indique. Flaubert clôt son roman, tire le rideau, boucle ses valises sans état d’âme même s'il n'épargne personne ; sur Emma Bovary et la société qui l'entoure, il nous propose le regard clinique de l’ethnologue doublé d’un sociologue. Il n'y aura personne à sauver même pas Charles Bovary, l'époux, le double d'Emma, son alter-égo dans la sottise. Et ça, c'est déjà un parti pris, voire... une déclaration de guerre au genre humain.

    Flaubert misogyne et misanthrope ? Il récidivera à deux reprises avec "Bouvard et Pécuchet" et "L'éducation sentimentale".

     

                    Mais au fait, qui sommes-nous ? Qui est Madame Bovary ?

                    Fatiguée, usée par une grande énergie illusionniste d’un matérialisme responsable d’un bon nombre de déséquilibres (psychologiques et autres), d'un "romantisme à la manque" Madame Bovary n’aura convaincu hélas personne. Dans cet ouvrage, l’Europe ne saura pas y lire un avertissement au siècle à venir ; le personnage était encore trop vert sans doute ; il manquait de maturité ; à moins que ce ne soit ses lecteurs.

     

    ***

     

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                     Cent cinquante ans ont passé.

                     Trop-plein, harcèlement consumériste, autoritarisme des modes, saturation, impasse écologique et ontologique, l’illusion lève le voile. Le miroir cesse de mentir. La grande dépression touche à sa fin. Emma Bovary sort de son cauchemar ; elle a retrouvé les premiers étonnements de l’enfance : c’est la re-découverte des saisons qui se succèdent et c’est aussi la plénitude du fait d’être au monde, tout simplement ; c’est la belle simplicité du beau et du simple conformes à leur objet qui nous rappelle que la feuille n’est pas la branche ; la branche le tronc. La force n’est pas tout ; le frémissement du plus faible a autant d’importance que l’immobilité mastodonte du roc. Et puis, qu’on n'oublie pas que l’arbre ne pourrit pas toujours par ses racines.

                    Née en 1856, déjà à l'agonie dès les premiers jours de sa naissance, Emma Bovary qui, pour son malheur, ne connaissait pas les bienfaits de la contemplation heureuse car prudente, meurt épuisée après un siècle et demi de souffrances bien inutiles. C’était couru d’avance : s’ouvrir à l’infinité des possibles quand on peut tout juste mettre un pied devant l’autre… quelle idée folle !

    Malheur métaphysique d’une modernité jamais démentie, il semblerait que ce malheur ait aujourd’hui atteint enfin son épuisement. Le mal est bel et bien identifié ; la guérison peut donc commencer. Et puis...

     

                      

     

                  "Romantisme à la manque" disions-nous à propos d'Emma Bovary ?

                   Que celui ou celle qui n'y a jamais cru un jour, même une heure, lui jette la première pierre.

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    Pour prolonger, cliquezPenser le 21e siècle avec Emma Bovary

     

     

     

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  • Manifestation des infirmières en colère...

                

                                           ... C'était en novembre dernier

     

    ***

     

                 Débats, analyses... universitaires, chercheurs, experts en tous genres, opposants politiques, ils parlent, ils parlent... ça jacte...

    Dans les faits, il y a aujourd'hui en France trois ou quatre professions qui savent vraiment de quoi elles parlent quand elles en parlent ; infirmières et infirmiers, aides-soignants et soignantes, sapeurs-pompiers qui interviennent en premier secours dans les zones urbaines, le plus souvent sur la voie publique, SAMU social...

    Ce qui se passe, de quoi il est question et ce à quoi nos compatriotes de tous les âges, français ou pas, des classes populaires aux classes moyennes déclassées et paupérisées sont confrontés, ce qu'ils vivent, comment ils le vivent... n'ayez aucun doute là-dessus : ces professions le savent !

    Quant aux médecins... là c'est déjà moins sûr ! A l'exception des internes des hôpitaux sans doute.

     

                 Pourquoi les infirmières, les aides soignants et les sapeurs pompiers  en particulier demanderez-vous ? Mais... tout simplement parce qu'il n'y a pas d'argent dans ces professions, pas de salaires mirobolants, pas de carrière prestigieuse, pas d'enjeux de pouvoir, pas de renvoi d'ascenseur arriviste. Aussi, ces professions n'ont-elles rien à perdre - ni à gagner soit en passant -, à nous expliquer sans arrière pensée ce à quoi elles sont confrontées chaque jour, de quoi elles sont les témoins.

     

     

     

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  • Donald Trump : "Plus oecuménique que moi, tu meurs !"

                   "L’une des grandes réalisations du système doctrinal a été de détourner la colère du secteur des entreprises vers le gouvernement qui met en œuvre les programmes que le secteur des entreprises conçoit, comme les ententes de protection des entreprises et des droits des investisseurs, qui sont uniformément décrites comme “Accords commerciaux” dans les médias. Avec tous ses défauts, le gouvernement est, dans une certaine mesure, sous influence et contrôle populaire, contrairement au secteur des entreprises. Il est très avantageux pour le monde des affaires d’entretenir la haine pour les bureaucrates gouvernementaux à lunettes et de chasser de l’esprit des gens l’idée subversive que le gouvernement pourrait devenir un instrument de la volonté populaire, un gouvernement par et pour le peuple."

     

                  "Trump à la Maison-Blanche" : Noam Chomsky

     

    Donald Trump prête serment lors de son investiture vendredi 20 janvier à Washington.
                                               
             Donald Trump prête serment lors de son investiture ce vendredi 20 janvier 2017 à Washington ; unTrump qui aura gagné deux batailles : la première contre son propre parti qui n'en voulait pas ; la seconde contre  Hilary Clinton.
    Un nouveau président donc ; un président de rupture, un président qui se veut volontariste et pragmatique en opposition directe avec les huit années d'une Présidence Obama, présidence prétentieuse et guindée à la manière des nouveaux riches ( pour Obama.... sa réussite en politique), proche des Clinton finalement même s'il s'agit là, avec les Obama, d'un affairisme d'une autre nature ; une présidence de gérant de paille dont Bernie Sanders, candidat à la primaire démocrate, a su nous révéler toute la supercherie : toujours plus d'inégalités sous Obama, toujours plus de bombes et toujours plus de sourires et de sermons car plus Obama bombardait plus il souriait et plus il parlait d'autre chose.
    On compense comme on peut sans doute.
             
                                                           
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                   Donald Trump serait anti-establishment ?

                   Mauvaise blague, mauvaise analyse : Trump, c'est les USA qui passent à autre chose.

    Pour preuve, ce qui suit : Trump ne touchera pas à Wall-street, ni à la relation avec Israël et l’Arabie Saoudite. Quant à la Russie, les USA savent que ce pays-continent n’a aucun poids économique, technologique, culturel et militaire. Ils n’ont donc plus de temps à perdre. La préoccupation des USA c’est l’Asie. Et là encore, dans ses propos, Trump est au rendez-vous contre la Chine.

     

    ***

     

                   Qu'à cela ne tienne ! Si l'on en croit tout ce que Trump a pu déclarer ces six derniers mois, avec ce nouveau président des USA fraîchement élu - mal élu qui plus est car minoritaire - tout le monde devrait pouvoir y trouver son compte : les sionistes impénitents partisans du Grand Israël (1), les anti-atlantistes, les opposants au TAFTA, les Keynésiens,  les protectionnistes, les patriotes, les fans de Poutine, les anti-impérialistes, les anti-mondialistes, les partisans de la sortie de l'U.E, les nationalistes, les suprémacistes blancs, les ruraux, les citadins, les pourfendeurs de l'OTAN, les trous du cul du Ku Klux Klan aux cagoules mal ajustées à la Tarantino...

    De la gauche à la droite, de l'extrême gauche à l'extrême droite, il y en aura donc pour tout le monde car contrairement à ce que les médias dominants ne cessent de nous asséner : plus oecuménique que Trump, tu meurs !

                  Tout ce beau petit monde pourra-t-il néanmoins s'y retrouver sans prendre le risque de s'y perdre avec ce nouveau concept qu'est Trump ? Concept attrape-tout - tout ce qui vole à sa portée -, car à trop vouloir plaire au plus grand nombre, ne risque-t-on pas de mécontenter tout le monde, chacun restant sur sa faim ?

                   Si, pour l'heure,Trump est unanimement détesté par les médias, on peut néanmoins parier que ces mêmes médias sauront très vite opérer une volte-face qui nous expliquera que Trump, finalement, n'est pas dépourvu de bon sens, et plus particulièrement une fois que ceux qui signent les chèques de cette classe médiatique sans gêne composée de chroniqueurs et d'animateurs de l'actualité - nouvelle fonction des journalistes des médias de masse -,  seront rassurés ainsi que Wall Street : gel des salaires, réductions massives des charges pour les entreprises, avec Trump, des affaires juteuses sont encore possibles et la réduction des inégalités peut bien attendre :

                  "Restez pauvres mais fiers d'être Américains car vos exploiteurs seront certifiés Yankees pure souche, les capitaux et les bénéfices aussi !"

     

               Trump c'est la continuation d'Obama par d'autres moyens, tout comme Obama aura été la continuation de Bush-fils... en particulier, dans la relation des USA avec le reste du monde.

    Trump, c'est le retour de l'unilatéralisme qui signe la fin d'un multilatéralisme qui n'est qu'une impasse  et qu'une perte de temps pour une puissance comme les USA : trop lent, trop pesant ce multilatéralisme ! Car, avec l'unilatéralisme (et une dose de bilatéralisme, les USA retrouvent leur position de force à 1 contre 1, autant dire à 1 contre personne (et pas seulement dans le domaine économique) ; plus de tergiversations alors : exception culturelle française, OGM ou pas OGM, quel droit du travail, quelles normes  sanitaires etc...

    Aussi, prêter aux USA qui ne veulent toujours pas partager le monde, des intentions isolationnistes, c'est vraiment passer à côté de l'essentiel.

    Dans ces circonstances, avec le retour de l'unilatéralisme américain, ayons une pensée pour cette Grande Bretagne sortie de l'U.E qui joue gros, très gros maintenant face aux USA. Compte-elle sur la City pour faire contre-poids lors des négociations avec Trump ?

    On le saura très vite.

     

    ***

     

                  Pour finir, précisons ceci : le Système pour tous les anti-systèmes qui ne savent pas encore qu'ils sont toujours à sa merci et à son service, ne baisse jamais les bras. Aussi, une seule solution : les lui couper. Or, Trump n'est pas un Robespierre, juste un "Pousse-toi de là que je m'y mette !" car cela fait des lustres que la classe auquelle appartient Trump, des pères fondateurs esclavagistes aux milliardaires d'aujourd'hui, finance les campagnes électorales des présidents élus.

    Il était sans doute temps pour cette classe de cesser de diriger les USA par procuration. C'est maintenant fait. C'en est donc fini des Présidents de paille comme les gérants du même nom !

     

     

    1 - Trump et les médias à propos d'Israël et le feu-vert donné à Netanyahu pour la continuation de la colonisation de Jerusalem et de la Cisjordanie par le nouveau président des USA : comment les médias vont-ils gérer l'actualité d'une parole anti-israélienne censurée depuis les années 80 et l'arrivée du PS à l'Elysée, dans le contexte d'une détestation de Trump et d'une adhésion complète aux pressions sionistes en France par ces mêmes médias ?

     

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          Pour prolonger, cliquez : Trump à la Maison blanche - bas les masques !

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  • La gifle... quand Manuel Valls se croit intouchable

     

                  Lors d'un déplacement à Lamballe, en Bretagne, mardi 17 janvier 2017 un jeune homme Nolan L. âgé de 18 ans a donné - ou bien plutôt " a tenté " -, de donner une gifle à Manuel Valls. La scène s'est déroulée quand l'ancien Premier ministre, sortait de la mairie de cette commune des Côtes-d'Armor.

    Déjà visé il y a quelques semaines par un jet de farine, Manuel Valls a déclaré qu'il allait porter plainte.

     

    ***

     

                   Que Valls ait pu juger nécessaire de porter plainte contre l’auteur de cette « gifle » nous donne à penser que Valls se juge intouchable alors que… de par sa fonction et la classe auquelle il appartient - classe politique s’entend -, ce même Valls est bel et bien le dernier à pouvoir prétendre n’avoir aucun compte à rendre à qui que ce soit. De plus, Valls semble avoir oublié ceci : il y a mille façons de rendre des comptes quand on a été chef de gouvernement car rappelons qu’en démocratie, il appartient à celles et ceux auxquels on se doit de rendre des comptes de choisir les modalités de cette obligation : et en ce qui concerne l’actualité qui nous occupe, une gifle rentre tout à fait dans ce cadre : c’est une modalité légitime.

    Certes, des hommes comme Valls ne se posent jamais la question de la légitimité et moins encore, celle de la crédibilité : leur légitimité et leur crédibilité en l’occurrence. Et puis ceci aussi :

     

                   

     

                                           Qui sème une claque récolte une gifle.

     

                      

     

                     Il y a des hommes qui suscitent, appellent la violence pour la pratiquer verbalement ou physiquement eux-mêmes : Sarkozy était de ces hommes ; Valls - ce Sarkozy du PS -, a pris le même chemin.

     

                   

     

                           Jugé en comparution immédiate, l’auteur de la gifle, un jeune homme de 20 ans, a été condamné à trois mois de prison avec sursis et 105 heures de travaux d’intérêt général.                  

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    Pour prolonger, cliquez : Manuel Valls - une grenouille chez Jean de La Fontaine

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  • George Steiner : un diamant d'intelligence

     

    9782070126927

                "Un souci extrême de la vérité cache très certainement une passion dévorante pour le mensonge. Quant à savoir comment l'esprit se masque lui-même cette probabilité...

    Dominer cette dualité, c'est être envers soi-même un agent double, c'est se nourrir à un ultime degré d'ironie à la fois juvénile et raffinée, de la trahison de soi-même."

     

    George Steiner à propos de l'historien et critique d'art Anthony Blunt, espion britannique, agent double au profit de l'URSS.

     

               

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    Ecrivain anglo-franco-américain, né à Paris le 23 avril 1929. Théoricien de la traduction, expert en littérature comparée et docteur honoris causa d’un grand nombre d’universités de par le monde, George Steiner est plus connu du grand public comme essayiste, critique littéraire et philosophe.

     

     

                  Sur Soljenitsyne...

    Sciemment ou non, quiconque offre une explication diagnostique, si pieuse, voire réprobatrice soit-elle, érode, aplanit jusqu'à vouer à l'oubli l'irrémédiable concrétude de la mort sous la torture de tel homme ou de telle femme, de la mort de faim de cet enfant-ci. La sainteté du détail infime obsède Soljenitsyne. Comme chez Dante, les noms propres sortent en cascade de sa plume. Si nous voulons prier pour les torturés à mort, il le sait, nous devons mémoriser leurs noms et les articuler, par millions, dans un incessant requiem de nomination.

     

                  A propos de l'oeuvre de Graham Greene...

    Greene sait que le plus esseulé des hommes est celui qui n'a point de secret - ou, plus exactement, qui n'a personne auprès de qui trahir un secret.

     

                  Thomas Bernhard : Vienne et l'Autriche...

    Le pays, la société, qu'il a mille fois raison de fustiger pour son passé nazi, sa bigoterie et ses risibles autosatisfactions est aussi le berceau et le cadre d'une large part de ce que la modernité compte de plus fécond et de plus significatif. La culture qui a accouché d'Hitler a aussi nourri Freud, Wittgenstein, Mahler, Rilke, Kafka, Kraus, Broch, Musil...

     

    George Steiner - Serge ULESKI.jpgAprès la chute du mur de Berlin...

    Seule la violence tyrannique peut étouffer l'égotisme humain, l'appétit de gaspillage et d'ostentation. Et ceux qui exercent cette violence se flétrissent à leur tour dans la corruption. Cette connaissance nous diminue car, elle amplifie le beuglement de l'argent.

     

     

    Naturellement, il n'est pas insignifiant que Steiner soit un lecteur fabuleusement savant, qu'il parle couramment plusieurs langues et qu'il soit aussi à l'aise pour disserter de Platon, Heidegger et de Simone Weil que pour nous entretenir de Fernando Pessoa ou d'Alexandre Soljenitsyne (Robert Boyers - en introduction à l'ouvrage " Chroniques du New Yorker).

     

                 Sur B.B, plus connu sous le nom de Bertolt Brecht...

    Aucun poète lyrique, aucun dramaturge, aucun pamphlétaire n'a donné une voix aussi perçante aux hymnes à l'argent, n'a rendu plus tangible la puanteur de la cupidité.

     

                 Et puis cette longue élégie, cette souffrance amoureuse pour un peuple martyr...

    L'histoire russe est faite de souffrances et d'humiliations presque inconcevables. Mais le tourment comme l'abjection nourrissent les racines d'une vision messianique... jusqu'à se traduire dans l'idiome du slavophile orthodoxe ou dans le sécularisme du communisme. Le seul fait que la Russie ait survécu sous un Staline, comme sous un Ivan le Terrible témoigne d'une étrangeté de destinée créatrice ; et tous les grands écrivains russes sont là pour en témoigner.

     

                   Sur Céline...

    La haine chez Céline est le ressort de l'imagination, du déchaînement d'éloquence. D'ordinaire la haine a le souffle court mais chez une poignée de maîtres une misanthropie enragée, une nausée à la face du monde engendrent de grands desseins. Le monotone de l'abomination devient symphonique. Mettez "l'homme" là où une formule insensée indique "le y...pin", et vous aurez chez Céline des passages d'une grandeur biblique.

     

                 Au sujet du "couple" de Gaulle-Malraux...

    Pour l'un comme pour l'autre, la vie était essentiellement affaire de style. Tous deux avaient une conscience presque sensuelle des grands mouvements de l'éternité. En de Gaulle, Malraux reconnut l'incarnation suprême du "pouvoir comme geste imaginatif". En Malraux, de Gaulle perçut un témoin idéal et le mémorialiste de son propre scénario de grandeur (La condition humaine, L'espoir...).

     

               Soudain, une apparition-recension d'outre-tombe : Celan

    La syntaxe est comprimée dans une sorte de tension implosive. Les modificatifs, les détours pronominaux, les conjonctions  qui ont donné au discours occidental moderne sa fluidité logique, son ouverture à la compréhension et à la paraphrase sont finement éliminés au burin. Celan frappe d'anathème la causerie qui est le contraire du "dire".

     

                Et d'autres encore... Simone Weil, Russel, Canetti, Koestler, Foucault...

     

                 Plus de cent trente articles écrits par George Steiner pour le prestigieux magazine américain The New Yorker entre 1967 et 1997.

     

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  • Jean Vasca & Co: des mains tendues dans l'axe du soleil

     

     

                              

     Amis soyez toujours... 
                         

     

    Amis soyez toujours ces veilleuses qui tremblent
    Cette fièvre dans l'air comme une onde passant
    Laissez fumer longtemps la cendre des paroles
    Ne verrouillez jamais la vie à double tour

    Je suis là cœur battant dans certains soirs d'été
    A vous imaginer à vous réinventer

    Amis soyez toujours ces voix sur l'autre rive
    Qui prolongent dans moi la fête et la ferveur
    Des fois vous le savez il fait encore si froid
    Le voyage est si long jusqu'aux terres promises

    Je suis là cœur battant dans tous les trains de nuit
    Traversant comme vous tant de gares désertes

    Amis soyez toujours l'ombre d'un bateau ivre
    Ce vieux rêve têtu qui nous tenait debout
    Peut-être vivrons-nous des lambeaux d'avenir
    Et puis nous vieillirons comme le veut l'usage

    Je suis là cœur battant à tous les carrefours
    A vous tendre les mains dans l'axe du soleil

                                             Jean Vasca.

     

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                   Henri Tachan, Colette Magny, François Béranger (pour les plus diffusés) et tant d'autres, Allain Leprest, Romain Didier - garde prétorienne et force d'appoint derrière un Ferré, un Jean Ferrat, un Claude Nougaro -, auteurs, compositeurs, sans oublier quelques interprètes (Mouloudji, Marc Oger...), jamais la production discographique ne s'est aussi bien portée  dans ces années-là, années 70, même si la diffusion pouvait quelquefois traîner un peu la patte !

    Il y avait alors, semble-t-il, une place et des moyens (orchestre, arrangement, direction artistique) pour tout le monde, même pour les plus engagés, les plus têtus, les plus exigeants... avant le resserrement, le rétrécissement et puis, l'étouffement et la rupture : la table rase des financiers et la fin de la transmission.

                Ce que vous n'avez pas connu ne peut en aucun cas vous manquer ? En sommes-nous si sûrs aujourd'hui ?

     

    Allain Leprest qu'on a pu rater de peu ; il est  décédé en 2011

     

     

                 40 ans plus tard, ceux qui sont encore là parmi nous, à nos côtés sans que nous soupçonnions leur présence au monde, et ceux qui se produisent sur scène, n'ont pas cédé ; ils n'ont ni renoncé ni baissé le niveau de leurs exigences :

     

                             

     Jacques Bertin

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  • Nina Simone : il n'y a pas de cause heureuse

                                                  "Aucun homme n'a été insulté comme l'homme noir"

                                                                               A. Césaire

                      

                                     "What happened, Miss Simone ?" - documentaire de 2015

     

     

                      « Artiste légendaire et militante passionnée des droits civiques, Nina Simone a marqué son époque autant que son époque l’a marquée. Comment une enfant prodige du piano est-elle devenue une icône controversée du Black Power ? "What Happened, Miss Simone ?" retrace le parcours hors-norme d’une des artistes les plus appréciées et les moins comprises du XXe siècle signé par la réalisatrice Liz Garbus. »        

     

                   Nina Simone (née en 1933 - décédée en 2003) n’a eu qu’un regret : n’être pas devenue la première pianiste noire concertiste alors qu’elle avait étudié pour ça.

    A l'heure où des Aretha Franklin courait les "talk shows"... de l'industrie du divertissement, dans son engagement pour les droits civiques, Nina Simone y laissera sa carrière puisque cet engagement lui fermera plus de portes qu'il ne lui en ouvrira ; elle y laissera aussi sa santé mentale, et sa santé tout court.

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                "Dès mon plus jeune âge, avec les Blancs de la ville, je savais inconsciemment, je savais que si l’homme noir se soulève il serait assassiné."

     

                   

    Mr Backlash blues : « Du sang sur les feuilles, des corps noirs suspendus dans la brise du sud »

     

     

                        

                                         Texte de Louis Aragon : ICI - Mélodie de Georges Brassens

                           

                                   "Mon amour,mon bel amour, ma déchirure"

                  Chahutée, bousculée, malmenée puis battue dans sa chair, Nina Simone connaissait tout le malheur d'une mésalliance amoureuse : un compagnon brutal et sans nuances.

                  Aussi...

                 Si seulement tous les êtres malheureux étaient sans talent, sans importance, sans doute, n'aurions-nous alors jamais mené ce combat de tous les jours contre le malheur des conditions d'existence et le destin tragique individuel contre lequel les êtres restent parfois sinon souvent même, sans défense.

                  

     

                    

               (sur une mélodie de Charles Aznavour - "L'amour c'est comme un jour")

                                                      

                            "Finis les pleurs ! Finie la peur, demain c'est mon tour"

                 

     

                     

     

                     «  “Afro-américain, une race perdue ! Pas de pays, pas d’histoire, pas de maison, pas d’origines ; il nous faut tout savoir sur nous !

                     Quand le moment  des droits civiques a surgi soudainement j’ai pu exprimer ce que je ressentais depuis tout ce temps. Quand j’étais jeune, je savais que pour survivre en tant que famille noire on devait garder des secrets. On ne se plaignait jamais de la pauvreté, ni du fait d’être exploités ni d’être défavorisés, on devait se taire. Je savais donc que briser le silence signifiait la confrontation. »

     

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                       Années 80 et Nina Simone : « Les droits civiques ? Quels droits ? Il n’y a pas de droits civiques. Tout le monde a disparu. »

     

     

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                  44e président des États-Unis, élu pour un premier mandat le 4 novembre 2008 puis réélu, pour un second, le 6 novembre 2012, la présidence de Barack Hussein Obama touche à sa fin ; durant ces huit années, il aura été toujours autant périlleux d'être pauvres et noirs aux Etats-Unis ainsi qu'ouvriers payés à quelques Dollards de l'heure ; la candidature éphémère de Bernie Sanders et les événements dramatiques de "maintien de l'ordre" de la société américaine auront  au moins permis de le rappeler au monde entier. Autant pour ceux qui, en 2008, ont salué la victoire de ce Président noir, comme un miracle.

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  • Au bas mot... Obama

         

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                  44e président des États-Unis, élu pour un premier mandat le 4 novembre 2008 puis réélu, pour un second, le 6 novembre 2012, la présidence de Barack Hussein Obama touche à sa fin, et force est de constater que l'on ne compte plus les éloges à son endroit ; une présidence décontractée est évoquée, un président-animateur et orateur sans rival aussi ; une animateur des intérêts de son pays comme d'autres... des ventes de la firme qui les emploie, et bon baratineur ce président ? Tous se gardent bien de le préciser.

    Qu'à cela ne tienne ! d'autres plus lucides ou simplement, libres et courageux, n'hésitent pas à résumer la présidence Obama comme suit : Obama, c'est la continuation de la politique de Bush-fils par d'autres moyens, à savoir les mêmes : bombes et re-bombes !

    Bush fils détruira l'Irak. Obama qui ne voulait sans doute pas être en reste, réservera le même sort à la Syrie et à la Libye car, en ce qui concerne ce pays, si les balles et les bombes étaient françaises et britanniques, on sait que le renseignement aérien et terrestre était américain ; politique étrangère qui, de Bush à Obama, laissera des millions d'Arabes - musulmans pratiquants ou non -, sans secours, sans protection, sans frontières, sans Etat, sans droits, sans armée, sans police (en dehors des sociétés privées américaines de mise à disposition de mercenaires sans foi ni loi) et sans recours ; des millions d'êtres humains à la merci de prédateurs sortis d’on ne sait de quel chapeau ; groupes « jihadistes » qui ne cessent de croître comme des champignons après la pluie depuis l'arrivée d'Obama  :  Al-Qaïda, Al-Nosra, Aqmi, Boko Haram, l’Etat islamique... et d'autres encore.

    Toujours à propos du bilan de la présidence Obama, et dans la foulée, évoquons brièvement le fait que jamais la cause palestinienne n'a été autant bafouée car jamais Israël et les Monarchies du Golfe, deux alliés incontournables des USA,  n'ont autant dominé au détriment de la liberté et de la justice des Peuples de cette région.

    En ce qui concerne l'Europe, là encore, jamais l'étau américain  (avec l'allemagne en soutien) et son rouleau compresseur ne se sont autant opposés à une construction européenne un tant soit peu indépendante sur un plan économique et politique, jusqu'à créer sans hésiter ni sourciller, les conditions d'un conflit ouvert entre l'Europe et la Russie de Poutine.

    Et puis enfin, à l'intérieur des frontières des USA, jamais, sous Obama, il n'a été aussi périlleux d'être pauvres et noirs aux Etats-Unis ainsi qu'ouvriers payés à quelques Dollards de l'heure ; la candidature éphémère de Bernie Sanders et les événements dramatiques de "maintien de l'ordre" de la société américaine auront  au moins permis de le rappeler au monde entier. Autant pour ceux qui, en 2008, ont salué la victoire de ce Président noir, comme un miracle - miracle poétique ; deux auteurs auront mérité la palme d'or et de la bêtise et de l'ignorance à ce sujet : Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau ; deux auteurs antillais, qui plus est.

    Quand on vous dit que la littérature contemporaine est incapable de penser le monde !

    Et puis, allez donc chercher et trouver ne serait-ce qu'une seule excuse à ces deux acolytes car ces derniers auraient dû se souvenir que l'on ne juge pas un homme sur la couleur de sa peau.

     

                    Cerise sur le gâteau indigeste d'une présidence d'un égoïsme sans précédent - "Tout pour ma gueule ! Ma gueule à moi d'Américain affairiste et dominateur !' -, car jamais les USA ne nous ont autant donné à comprendre qu'ils ne partageront le monde avec personne, la présidence Obama, présidence tout en ombre chinoise, accouchera de crises financières sans égard pour notre économie, ici, en Europe.

    Qui aime bien, châtie bien sans doute !

     

     

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                  Pour faire court, on dira qu'Obama, ce Président bavard monté en chaire et qui n'a jamais vraiment quitté l'estrade de son église -  l’Église unie du Christ, une branche progressiste de l’Église protestante réformée -, n'aura donc pas cessé, huit années durant, de rembourser l'argent collecté en 2008 lors de sa campagne ;  une collecte record nous avait-on précisé.

                   Une chose, une dernière.... oh ! trois fois rien : de leur côté, jamais les médias dominants français, publics comme privés n'ont autant fait l'éloge d'une présidence américaine, celle d'Obama ; une présidence en trompe l'oeil... pour des aveugles en particulier.

    Et puis, finalement, n'est-ce pas, quelque part, ce nouvel ordre mondial (USA, Otan, Israël, les Monarchies du Golfe et les banques) né d'un mondialisme pour multinationales seules qui paient leurs salaires à tous ?

    C'est à croire... tellement l'engouement des médias pour cet ordre est manifeste, eux tous serviles, flagorneurs impénitents aux ordres du Grand mensonge par omission.

                  Qu'est-ce à dire alors ?

                  Il sera dit que ces médias viennent, une fois de plus,  confirmer ce divorce tant décrié avec le réel ; notre réel, et celui des Peuples, au quotidien, car jamais la vérité n'aura été autant méprisée par ceux qui sont pourtant censés la protéger ; la vérité des faits et leur chronologie.

    Aussi, pour cette raison, on ne méprisera sans doute jamais assez tout le personnel de ces médias, et un métier en particulier (pour ce qu'il en reste !) : celui de journaliste.

     

     

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                               Au bas mot... Obama...

                               Ou l'excellence d'une candidature et d'une campagne sans programme

     

                                 Billet de blog publié au lendemain de l'élection d'Obama à la présidence des USA : en 2008 donc.

     

                                          ***

     

                  Suite à la victoire de Barack Obama, et face à tous les changements attendus (ou mal-entendus ?), à quand... l'énumération de tout ce qui... dans la société américaine et dans la politique étrangère des Etats-Unis ne changera pas sous la présidence Obama ?                 

                  Voici quelques pistes...


                  L’Irak, l’Afghanistan, la pauvreté et les inégalités dans la société américaine, Israël-Palestine et la politique du "as little as possible", la crise financière en attendant une crise économique, la peine de mort, In God we trust, la rivalité idéologique et économique Europe-Etats-Unis, la gestion de la relation avec une Chine devenue "Hyper-puissance financière et économique", l'Otan et la Russie...

                 (N'hésitez pas à contribuer à cette énumération ! Pour cela, utilisez la fonction "commentaires" !)

     

                  Et dans cette attente... qu'il soit permis de dire, ici, que Barack Obama, avant d’occuper la Maison Blanche en janvier, pourra longuement remercier les politiques de ces trente dernières années, de Reagan à Bush, en passant par le couple affairiste des Clinton car, si ces politiques n’avaient pas finalement condamné des pans entiers de la société américaine blanche à partager le sort de la grande majorité des noirs dans les domaines de la santé, de l’éducation, du logement et des salaires, jamais Obama n’aurait été élu...

    La crise financière étant le dernier clou dans le cercueil des Républicains, de la présidence en lambeaux de Bush, les Américains n’ont rien trouvé à sauver ; et les élites économiques et financières dangereusement discréditées, elles, ne se sont pas gênées pour financer la campagne d’Obama au-delà de ses espérances car... elles ont très vite compris que Barack Obama, l'homme sans passé, l'homme neuf, était seul capable de les sauver eux tous avant le retour de...  "business as usual !"

    Au crédit d'Obama, toutefois : l'excellence de sa candidature ; une candidature sans programme, certes ! mais néanmoins parfaite* ; dans le cas contraire, crise ou pas, les Américains n’auraient vu en Obama qu’un noir de plus (et de trop), avant de s'empresser de lui opposer une fin de non recevoir ; et son propre parti n'aurait pas été le dernier à le faire.

     

    Et puis très lisse et très policée la candidature d'Obama sortie tout droit d'un casting pour une pub de la Silicon Valley : Microsoft, par exemple ; world company, world people, world President pour un monde... "world", cette candidature ?

                                    

    ***

     

               Nul doute, Obama aura bénéficié de circonstances exceptionnelles ; les Clintons le savaient : il suffisait de se baisser pour ramasser la victoire - eux qui n’étaient pas disposés à laisser le premier noir venu de nulle part la leur rafler.

              Aussi, ne nous réjouissons pas trop vite : noir ou pas, avec Obama, la question raciale demeurera encore et pour longtemps, au coeur de la société américaine, indissociable de son fonctionnement, les appartenances ethniques étant un critère absolu de détermination et ce, bien avant celles de la classe sociale ou du parti politique auxquels on peut appartenir.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Obama : 26 bombes sur 7 pays en 8 années de présidence

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