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  • Traité de Rome, soixante ans déjà : que faire de l'Union Européenne ?

     Billet rédigé en 2013...

     

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           Vieille baudruche stalinienne issue de la guerre froide cette Union Européenne !

    Aussi, inutile de rêver : il n'y a pas, il n’y aura jamais de majorité pour une Europe-alternative à une mondialisation des cartels, de la pègre et de la terreur et du chantage au chaos militaire. Il n'y en a jamais eu. Il n'y en aura jamais et moins encore avec 28 pays membres.

     

    ____________________

     

                  Table ronde de 2011 sur le thème "Que faire de l'Union européenne ?" avec Aurélien Bernier (porte parole du M'PEP), Bernard Cassen (secrétaire Général de l'association Mémoires des luttes, président d'honneur d'Attac), Michèle Dessenne (porte parole du M'PEP), Frédéric Lordon (directeur de recherche au CNRS), Jacques Nikonoff (porte parole fu M'PEP, professeur associé à l'institut d'études européennes de l'Université Paris 8), Emmanuel Todd (historien, ingénieur de recherche).

     

     

     

                  Pour Jacques Sapir il est bien question aujourd’hui de provoquer une crise afin de tirer l’UE vers nous à partir de décisions... unilatérales.

     

     

    ***

     

                 Hors du cadre de la nation, il ne peut pas y avoir de démocratie. C’est la raison pour laquelle l’UE ne sera jamais légitime, et c’est la raison pour laquelle elle devra à terme se passer du consentement des Peuples européens avec la complicité de la quasi-totalité de la classe politique de l’UE pour imposer son projet.

               (Souvenez-vous ! Après un « non » référendaire à la constitution européenne, c'est  toute la classe politique qui votera le traité de Lisbonne ; il sera adopté par l'Assemblée et le Sénat avec la bénédiction du conseil constitutionnel)

    Tous les fédéralistes nient les particularismes nationaux, soit par calcul ( une adhésion à la Commission ouvre la voie à de très belles carrières) soit par ignorance. D'où la catastrophe de l'Euro qui n'est, il est vrai, qu'une catastrophe pour ceux qui, chaque matin, assument le principe de réalité : les salariés du privé comme du public. Avec l’Euro : paupérisation de l'Etat et des services publics, pas de croissance, chômage endémique, baisse du pouvoir d'achat,  immobilier à des niveaux records, crise du logement, et pour finir : abstention croissante aux élections chez tous les Peuples européens.

    Ne pas vouloir comprendre ce qui fait un Allemand, ce qui fait un Espagnol ou un Français.... ce refus de l'Histoire au profit d'un négationnisme aux calculs sordides (remise en cause de notre contrat social basé sur la liberté et la solidarité) cache le coup mortel que l'on souhaite porter au progrès social au nom des intérêts des classes dirigeantes et autres oligarchies mondialistes. 

                (On pourra toujours s'étonner que les particularismes des Peuples européens soient ignorés à l'heure où on ne cesse de nous parler de ce caractère si français qui empêcherait toute réforme ! Mais alors… particularismes il y a bien… mais… seulement lorsqu’il est question de dénigrer les Peuples ?)

     

                On ne manquera pas de noter que seuls les journalistes parisiens, le MEDEF et la classe politique soutiennent une Europe fédérale ; en revanche, aucun intellectuel, aucun scientifique, aucun chercheur, aucun homme de culture ne soutient une telle Europe, une telle dictature technocratique en herbe ! Une Europe, dans le meilleur des cas, succursale de l’hyper-puissance étasunienne (crise économique, crise financière, suprématie militaire et chaos) sous le leadership de l'Allemagne, et dans le pire, une Europe victime collatérale d’une mondialisation qui n’aura pas le temps de se pencher sur le sort d’un demi-milliard d’individus à l’automne de leur espérance de progrès et de justice.

                       (Dès à présent, Hollande va chercher ses ordres à Bruxelles et Fabius à Washington et puis aussi - mais ça, c’est plus récent - à Jérusalem. Alors qu'après Montauban et Toulouse, il nous faut nous éloigner de toute politique de parti pris, injuste et cynique : nous devons rechercher l'apaisement ; aussi, nous n’aurons donc pas d’ennemi excepté celui qui nous désignera comme tel ; et à aucun moment, les ennemis de nos "partenaires" ne devront être a priori nos ennemis  - quand on sait le don que possèdent certains de nos "alliés" pour s’attirer les foudres de la colère et de la vengeance…

    Pour parvenir à cet apaisement, il nous faut regagner de l’autonomie en tant que communauté, Peuple et Nation : on ne peut pas compter sur l'U.E dans le domaine de la politique étrangère ni sur les options économiques d'une mondialisation d'une violence culturelle et sociale sans précédent depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

    Il nous faudra aussi garder nos distances avec des alliances mortifères - USA et Israël. Quand on voit le talent dont font preuve certains pays pour enterrer leurs morts ; de ce spectacle à la fois obscène et dérisoire, il est impensable que cela devienne, ici en France, un recours, voire même... une politique délibérée : celle qui consiste à souder une Nation autour du meurtre, de l’assassinat, de l’attentat, de la colère, de la vengeance… à la racine desquels on trouvera une politique d’Etat qui n’a de cesse de demander à son Peuple de récolter ce qu’il a semé car une telle politique est non seulement immorale, anti-humaniste mais suicidaire.)

     

                  On ne doit reconnaître qu'une politique en Europe : la coopération, la complémentarité, la solidarité et la protection mutuelle pour le bien commun. Toute autre politique ne remplit que les poches du capitalisme international. En effet : quelle politique industrielle solidaire lorsque l'industrie automobile va en Roumanie chercher un SMIC à 400 euros… et l’Allemagne avec un salaire horaire à 5 Euros ?

     

           (A ce sujet il est grand temps que nous achetions non pas français mais... ce qui est fabriqué en France !)

     

                  Les politiques de mondialisation dont l’EU est un des instruments, n’ont qu’un but : la guerre aux salaires, aux protections, aux réductions des inégalités, à la démocratie, à la souveraineté des Peuples et des Nations. Cette Europe-là nous vendra tous au moins offrant. Dans cette perspective, aucune sortie possible par le haut : on ne peut que subir ; aussi, une seule option s'offre à nous : une politique unilatérale de rupture ; et si rien n’est possible, il faut envisager le plus sérieusement un retrait de l’Euro et de l’UE.

                  Un seul pays y suffira car un pays de l’importance de la France peut facilement déjouer toutes les stratégies et remettre tous les compteurs de l’histoire de l’Europe à zéro, sur une nouvelle ligne de départ.

                

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  • Portraits de femmes avec William Shakespeare

     Célébration

                    

                         A l'occasion du 400è anniversaire de la mort de William Shakespeare

     

    ___________________

     

     

                     Après Goneril et Regan (deux des trois filles du Roi Lear), lady Macbeth, et Gertrude reine du Danemark et mère de Hamlet... portraits de femmes tantôt cruelles, vénales et a-morales, tantôt inconstantes ou bien encore, crédules par vanité...

    Après Catherine dans "La mégère apprivoisée" et son monologue final, sans ambiguïtés quant à ce qui pouvait être attendu d'une épouse sous l'ère élisabéthaine  - monologue aujourd'hui inaudible tellement il consacre la soumission totale de la femme dans le mariage -, c'est sur lady Anne, (future épouse du meurtrier de son mari et de son père) que se porte toute l'attention de Shakespeare dans une scène fameuse de Richard III (Acte I - scène II), ici restituée en partie - la scène a été largement amputée par le réalisateur Richard Loncraine comme c'est l'usage dans les "adaptations" des pièces de Shakespeare ; du moins... quand il ne s'agit pas simplement de théâtre filmé mais bien de cinéma.

                                                              

    Acte I - scène II - tour de force : théâtre et écriture - vidéo à partir de... 5.26

     

                Lady Anne est penchée sur le corps de son mari assassiné. Son assassin Gloucester, futur Richard III, est, contre toute attente, présent ; il est venu gagner le coeur d'une veuve qui sera sa prochaine épouse et victime. 

                                                                                                                     

    Suite - Vidéo jusqu'à... 2.06

     

    ***

     

    - Did you not kill my husband ?

    - I grant you yes.

    (...)

    - Be damned for that wicked deed ! O, he was so gentle...

    - Fitter for the King of heaven who has him.

    - And you unfit for any place but hell !

    - Yes, one place else, if you will hear me name it : your bed-chamber (...) Your beauty which did haunt me in my sleep could make me undertake the death of all the world, so I might live one hour in your sweet bosom (...) He who bereft you lady of your husband, did it to help you to a better husband.

    (...)

    Lady Anne crache au visage de Gloucester...

     

    - Teach not your lips such scorn for they were made for kissing lady, not for such contempt (...) I humbly beg for death upon my knee. Do not pause !(...) It was I who killed your husband but it is your heavenly face which set me on.

    (...)

    - I would I knew your heart. I fear it's false.

    - Then never man was true.

    (...)

    - Put down the blade.

    (...)

    - Shall I live in hope ?

    - All men, I hope, live so.

    (...)

    - I will with all expedient duty see you

    - With all my heart...

    ______________________

               

    Was ever a woman in this humour won ?

    .

    A-t-on jamais fait de cette manière la conquête d’une femme ? 

    (une femme qui, voilà une minute encore, crachait au visage de l'assassin de son mari et de son père et qui jurait de les venger)

    Ah ! L'inconstance des femmes !

     .

    ***

    .

                   Sade n'a-t-il pas dit : "Les femmes jouissent d'abord par l'oreille" ? Et Gloucester, pour leur malheur à toutes, savait parler aux femmes.

                   Sade avait lu aussi Shakespeare, sans aucun doute.

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  • La fuite vers Macron...

     

                  ... ou quand, une fois l’âge et l’expérience définitivement discrédités, les pères sexagénères capitulent devant les fils… un en particulier, fils prodigue revenu de nulle part pour n’y être jamais allé.

    Notez au passage que ce fils-là n'a pas eu besoin de tuer aucun de ces pères puisque ce sont ces derniers qui ont délibérément choisi de se saborder.

     

    ***

     

                    Qu'à cela ne tienne !

                    Si on oublie un moment les fuites de gaz et les fuites judiciaires... côté fuites d'ordre politique, s'il y a eu Varennes, puis Baden-Baden, aujourd'hui, après Robert Hue, ancien secrétaire général du Parti communiste et Patrick Braouezec, baron de la Seine-Saint-Denis, ancien cadre du PCF, c’est au tour de Bertrand Delanoë de fuir et de rejoindre l’arche de Macron ; inutile de préciser : Louis XVI et de Gaulle... ç'avait une tout autre allure !

    Un Delanoë ancien maire PS de Paris, pour ceux qui s’en souviennent encore, qui a donc choisi d’apporter son soutien à un candidat libéral-libertaire qui n’a qu’une seule utilité : gérer les risques d'un second tour dont MLP aurait pu sortir vainqueur face à un Valls (prévenir l'effet Trump) tout en vengeant François Hollande humilié par ce même Valls et la gauche du PS ; Macron a pour mission de tuer ce parti et "les affaires" de mettre hors-jeu le candidat Fillon et son parti LR.

     

                   Si l’habit fait le moine, le physique éclaire aussi car il annonce tous les présages, mauvais le plus souvent ; les traits du visage en particulier ; Or, Delanoë a bel et bien la tête de l’emploi : de celui qui trahit toujours !

    Delanoë-Macron : qui cela peut bien surprendre ? Ces gens-là ne portent-ils pas les mêmes chemises, les mêmes cravates, les mêmes costumes, les mêmes chaussures à 3000 euros ? Ces gens-là n'habitent-ils pas les mêmes quartiers, les mêmes appartements ? Ne parlent-ils pas  la même langue ? A table, leurs conversations ne portent-elles pas sur les mêmes sujets ?

    Et puis enfin, pourquoi tous s’embarrasseraient-ils d’un électorat de misère, électorat d'une classe composée de smicards, d'ouvriers, d'employés et de chômeurs ? Un électorat virtuel ; électorat abstentionniste ; un électorat bien incapable d’assurer un avenir politique et la promesse d’une carrière confortable à qui que ce soit ; ou bien, quand il se décide à voter, un électorat pour lequel toute élection n'est qu'un triste défouloir, amertume et vengeance, ainsi qu'une occasion de plus d’afficher un mépris et un dégoût sans limite pour une classe politique à la fois hors du monde et dans le monde jusqu’au coup, trempée des pieds à la tête !

     

                  Robert Hue, Braouezec (bientôt Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense) Delanoë rejoignant Macron, après tant d’autres… comment s’en étonner ?

    Car enfin, qui penserait à accompagner jusqu’à son échec final "Benoît Hamon le looser" ? Qui ira jusqu'au sacrifice ? Les Delanoë de la politique ? La mauvaise blague ! Si tous ont fait carrière n'est-ce pas parce qu'ils ont toujours su rejoindre les rangs des « winners » ? Or, Hamon respire, transpire la défaite à vue d’œil et à plein nez ! Aucun doute à son sujet.

     

    ***

     

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                    Rappelons au passage que Delanoë est aussi le mentor de l’actuelle maire de Paris… alors bien sûr, Anne Hidalgo crève d’envie de rejoindre Macron, elle aussi, car il n’y a pas simplement les hommes d’exception qui voient loin ; les opportunistes, arrivistes ambitieux aussi falots soient-ils, savent quitter un navire pour un autre ; et plus encore, quand la nouvelle frégate semble promettre une croisière de rêve : tour du monde tous frais payés. Et quand vous en revenez, c’est toujours beaucoup plus riche que le jour de l’embarquement.

    Oui ! Anne Hidalgo en rêve de cette fuite vers Macron ; elle ne le cachera jamais assez jusqu’à désapprouver mezza voce le ralliement de celui qui a fait d’elle contre toute attente, son successeur. Seulement voilà : contrairement à Delanoë qui n’occupe plus de fonction politique, le mandat et les conditions de son élection à la mairie de Paris interdisent pour l’heure à Anne Hidalgo tout mouvement brusque ; contrairement à tant d’autres, Madame le maire de Paris ne peut donc pas courir vers Macron et se rallier d’un coup d’un seul à son panache très relatif au demeurant – on en a connu de plus flamboyants ; mais elle y viendra, elle trahira… soyez en sûrs ! Elle trahira à petit feu - un peu comme dans un meurtre quand on ne veut pas finir en prison pour… meurtre justement ! C’est alors que l’on opte pour une trahison graduée ; jour après jour, mois après mois, on tue un petit peu, à petit feu, on trahit à petite dose. D’ailleurs, n’a-t-elle pas déjà trahi ? Dans la Capitale, ceux qui vivaient très bien sous Chirac n’ont-ils pas vécu tout aussi bien sous Delanoë - sinon mieux ; et ceux qui vivaient mal tout autant ? Et aujourd’hui encore avec Anne Hidalgo, personnalité sans aspérité, sans relief, lisse, qui affiche un sourire sans équivoque, sans ambivalence, droit et enjoué, le sourire de celle qui jamais ne prend, jamais n’arrache, et auquelle on donne bien volontiers et sans compter, exauçant ses vœux avant même qu’elle ne vous demande quoi que ce soit, tellement le soupçon d’ingratitude à l’endroit du donneur peut être écarté sans risque, comme à coup sûr.

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    N’ayons aucun doute : ce sourire-là, c’est le sourire de l’élue qui n’en revient pas, qui n’en est jamais revenue, et qui connaît sa chance ; un sourire qui affiche et laisse espérer une gratitude sans bornes pour un système électoral qui privilégie depuis près de 20 ans, des individus gestionnaires de commandes, des chargés de clientèles électorales et d’affaires, selon le principe qui veut que ce soit celui qui paie et qui distribue les récompenses qui décide.

     

                  Soyons fair-play néanmoins ; n’accablons pas trop Delanoë ni Hidalgo ! Ils ne sont pas seuls car tous n’aspirent qu’à ça : rejoindre Macron, en marche et à marche forcée car tous pensent qu'il y a urgence à quitter le navire PS qui ne sera bientôt plus qu'une épave à la dérive ; car Macron, cette nouvelle figure en carton-pâte qui fait tourner nombre de têtes, c’est l’avenir… l’avenir de tous ceux qui ne veulent rien lâcher : faut dire que l'on vit tellement bien et mieux sur le dos de tous les autres, tous arrimés et condamnés qu'ils sont à un salariat au salaire obscène d’une précarité haïssable !

                 La fuite vers Macron ! C’est l’expression d’un désir ; ce désir chevillé au corps qui veut ne jamais quitter le navire de la politique : députés, sénateurs, ministres, conseillers : "Encore, encore un peu ! De grâce ! Encore !"

                  Car cela ne doit jamais finir ; et cela n’en finira pas.

     

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  • Penser l'Afrique aujourd'hui avec Thomas Sankara


     

    Thomas Sankara... le Che africain.

     

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                Thomas Isidore Noël Sankara est né le 21 décembre 1949 à Yako en Haute Volta (Burkina Faso) , Après le bac, il suit une formation d’officier à l’Académie militaire d’Antsirabé, à Madagascar. Rentré au pays, il organise la nouvelle génération des jeunes officiers  qui étouffent dans une armée dirigés par les anciens officiers de l’armée coloniale.

    En septembre 1981, il devient secrétaire d’État à l’information dans le gouvernement du colonel Saye Zerbo. Mais il démissionne le 21 avril 1982, déclarant en direct à la télévision : « Malheur à ceux qui bâillonnent le peuple ! ».

    Le 4 août 1983 Thomas Sankara devient président de la Haute Volta qui sera rebaptisée l’année suivante le Burkina Faso : "le pays des hommes intègres". Dès la prise du pouvoir il appelle la population à se constituer en comité de défense de la révolution.

    Il sera assassiné quatre ans plus tard.

     

                      Pour une synthèse de ce qu’a représenté cette révolution, on se reportera à l’article « Thomas Sankara leader d’un authentique processus révolutionnaire ».

     

    ***

     
                   "Rarement président africain aura autant incarné la dignité et la volonté d'exister d'un continent meurtri. Assassiné le 15 octobre 1987, le président du Burkina Faso, Thomas Sankara, est devenu un symbole et une référence politique majeure pour toute l'Afrique. Les points cardinaux de son action, durant ses quatre ans au pouvoir, étaient : lutte contre la corruption, développement autocentré, condamnation du néocolonialisme, éducation et santé pour tous, émancipation des femmes. Dans tous ces domaines, il a adopté des mesures concrètes comme la réduction du train de vie de l'Etat (à commencer par le sien propre), interdiction de certaines importations de produits alimentaires et réforme agraire, campagnes de scolarisation et de vaccinations (pour lesquelles il a reçu les félicitations de l'Organisation mondiale de la santé), dénonciation des ingérences françaises, interdiction de la polygamie et lutte contre l'excision, etc." 
     

                    "Je n’ai pas ici la prétention d’énoncer des dogmes. Je ne suis ni un messie ni un prophète. Je ne détiens aucune vérité. Ma seule ambition est une double aspiration : premièrement, pouvoir, en langage simple, celui de l’évidence et de la clarté, parler au nom de mon peuple, le peuple du Burkina Faso ; deuxièmement, parvenir à exprimer aussi, à ma manière, la parole du "Grand peuple des déshérités", ceux qui appartiennent à ce monde qu’on a malicieusement baptisé Tiers Monde. Et dire, même si je n’arrive pas à les faire comprendre, les raisons que nous avons de nous révolter. Tout cela dénote de l’intérêt que nous portons à l’ONU, les exigences de nos droits y prenant une vigueur et la rigueur de la claire conscience de nos devoirs.
     
    Nul ne s’étonnera de nous voir associer l’ex Haute-Volta, aujourd’hui le Burkina Faso, à ce fourre-tout méprisé, le Tiers Monde, que les autres mondes ont inventé au moment des indépendances formelles pour mieux assurer notre aliénation culturelle, économique et politique. Nous voulons nous y insérer sans pour autant justifier cette gigantesque escroquerie de l’Histoire. Encore moins pour accepter d’être "l’arrière monde d’un Occident repu". Mais pour affirmer la conscience d’appartenir à un ensemble tricontinental et admettre, en tant que non-alignés, et avec la densité de nos convictions, qu’une solidarité spéciale unit ces trois continents d’Asie, d’Amérique latine et d’Afrique dans un même combat contre les mêmes trafiquants politiques, les mêmes exploiteurs économiques. "
     
                      Extrait du Discours de Thomas Sankara devant l'assemblée générale des Nations-Unies (4 octobre 1984).
     
     
    Anthologies des discours de Thomas Sankara
     
                           
                                         
                                 
                                                 Thomas Sankara à propos de la dette
     
     
    _________________
     
     
    Pour prolonger, cliquez : France-Afrique
     
     
     
                                                                                

        Le Nouvel Ordre Colonial de l'Occident - Tariq Ramadan et Michel Collon en 2014

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  • Henri Weber : 30 ans de realpolitik au PS - mandat électif et tiroir-caisse

    henri weber député européen ps, l'autre visage du pétainiste 

                                   Weber Henri... de la LCR en 68 au PS !

                   Un Weber de droite face à la vraie gauche, de gauche face à la fausse et vraie droites... aujourd'hui centriste tendance Macron (on ne devrait jamais vieillir), Weber fait partie de ceux qui ont mené la gauche de gouvernement (le PS) droit dans le mur de l'abstention massive et du vote FN des classes populaires - classe ouvrière européenne et classe populaire issue de l'immigration et de la colonisation -, ouvrant ainsi en grand la porte à Macron.

                  On a connu le mot d’ordre "Travail, Famille, Patrie" d'un pétainisme qui n'a pas cessé de coller à la peau d'une France de toutes les compromissions... de Pompidou (avec la Banque) à Mitterrand (avec l'Allemagne - traité de Maastricht) culminant avec Sarkozy et François Hollande (USA, Israël et les Monarchies du Golfe)...

    Et puis, il y a les «Henri Weber» de la politique autour du thème : "Lucidité, mandat électif et tiroir-caisse" au nom d'une realpolitik mais.. à ras de terre, au ras de pâquerettes celle-là !

    Un Henri Weber donc, depuis 30 ans chantre d'un réalisme politique qui, s'il a eu et a pour conséquence de mettre au chômage des millions de travailleurs des années 80 à ce jour en soutenant toutes les politiques qui y conduisent, et d'en jeter à la rue autant, ce réalisme à toute épreuve, aura surtout permis à des individus tels que Weber de vivre confortablement de la politique sur une longue, très longue période et sur le dos des classes populaires en général et des contribuables en particulier ; un Weber qui, aujourd'hui, n'a pas de mots assez durs contre la gauche de Mélenchon(1).

                 A deux pas de la retraite, ce Weber-là n'aura jamais travaillé - au sens où Fourier, Marx, Proudhon l’entendaient - contrainte, subordination, assujettissement, humiliation, aliénation et raréfaction -, ce qui le met d'autant plus à l'aise quand il est question d'envoyer des millions de salariés au chômage ; il aura vécu convenablement, ce qui, une fois encore, le rend plus apte que quiconque à voter en faveur du RSA pour les chômeurs non indemnisés.

    Communiste dans les années 60, membre des JCR, puis de la LCR en 68, proche de Krivine et Daniel Bensaïd, directeur du magazine Rouge, arrivé à la quarantaine, l’âge de tous les reniements et autres trahisons en bonne et due forme, Weber arrêtera de jouer à l’apprenti révolutionnaire car il est temps pour lui de se caser et d'assurer son avenir ; il faut penser à la retraite.

    A quarante ans, Weber décide de poser ses valises et de rejoindre le PS après l'élection de Mitterrand à la présidence de la République : des places sont à prendre ; il le sait ; des places et les salaires qui vont avec. Fini les mange-merde et autres gagne-petits de la révolution prolétarienne toujours remise à demain dans dix mille ans d’ici ; maire adjoint, conseiller municipal, sénateur puis député européen, prompt à forger des alliances et à mener des campagnes qui lui garantissent le renouvellement confortable de ses mandats successifs, entre deux séjours à Matignon, Weber s’embourgeoise.

    Dès lors, ennemi juré de la gauche, ami des combinaisons politiques qui permettent de prospérer dans la carrière, le parcours de Weber sera après tant d'autres, le parcours d'un partisan de la sécurité de l'emploi pour quelques-uns, lui et ses pairs, et l'insécurité pour le plus grand nombre.

     

                 Archétype jusqu'à la caricature du communiste révolutionnaire, trotskyste puis grand-petit-bourgeois (définition de celui qui a pour seule occupation : faire travailler les autres à sa place) mais pas bohême pour un sou, dans le ton, il y a chez ce prévaricateur, tous les échos de celui qui ne s'est jamais pardonné d'avoir un jour milité à gauche, un de plus, tellement pressé de faire le procès de toutes les utopies... seule condition à une intégration politico-économico-médiatique réussie.

    Il y a sur le visage de cet has-been toute la disgrâce du renégat, de la balance, et puis encore sur ce visage, la laideur boursoufflée du mensonge et son naufrage ontologique ; dans la voix, l’assurance d’une culpabilité indigeste, à peine gérable quoi qu’il puisse laisser paraître surtout lorsqu’il se trouve confronter à un regard critique sur son parcours. Un rictus de mépris ou de dégout… mépris et dégoût pour lui-même ? Allez savoir ! - il est vrai qu'il n’y a pas plus sûr de lui, pas plus certain de son bon droit qu’un coupable  : il y a du Philippe Vall chez lui, et chez Vall du Henri Weber.

                 En Mai 68 il écrivait avec Bensaïd « Mai 68 : une répétition générale » ; quarante ans plus tard, un autre ouvrage viendra poser la question : « Faut-il liquider Mai 68 ?» ; un titre que Sarkozy et les nouveaux « réacs » n’aurait pas renié. Et puis, comme si la question se posait. Et bien, si ! Elle se posait pour ce député européen  couleur rose bonbon ; la réponse sera de type « normand » ; oui et non mais plutôt oui quand même ; Mai 68 ou la députation... européenne de surcroît : il faut choisir.

    Les Weber de la politique résument à la perfection toutes les raisons pour lesquelles il est devenu d’une urgence absolue de s’en débarrasser au plus vite faute de pouvoir trainer devant un tribunal populaire tous ces hommes et toutes ces femmes, avant un dernier passage par la place de la Concorde qui aurait retrouvé alors et pour cette occasion, le drapeau rouge vif d’une justice révolutionnaire sanguinolente.

    Doit-on avoir pour seul regret qu’elle ne puisse être que virtuelle et symbolique cette justice ?

                   Pour conclure, provisoirement, la boucle bouclée, on s'empressera de préciser que notre Henri Weber accueille favorablement la perspective d'un Macron président de la République ? "On va avoir Macron président, y a pire, non ?" a-t-il précisé.

     

               

    1 - La bile weberienne ICI sur le Huffingtonpost

     

    Weber sur la défense de l'U.E contre le programme de Mélenchon (mars 2017)

     

     

     

    ***

     

                  « Pourquoi y-a-t-il quelque chose plutôt que rien » demandait un penseur. Qu’on se rassure, cette question ne se pose même plus car, avec un Henri Weber, il ne reste vraiment plus rien.

     

     

     

     

     

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  • Philippe Meyer, Esprit public, France culture : l’offrande faite à Macron

     

     

                      meyer esprit public.jpgPhilippe MEYER : animateur le dimanche de 11h à midi d’une émission qui prétend mettre en perspective l'actualité politique au cours d'un débat d'intellectuels dits « engagés » : Esprit public

    Les participants sont les suivants :

     

    • François Bujon de l'Estang : Ambassadeur de France à la retraite ; sa pensée aussi.
    • Sylvie Kauffmann : Directrice éditoriale au journal Le Monde qui peine à produire un commentaire qui n’ait pas déjà été entendu.
    • Michaela Wiegel : Correspondante à Paris du Frankfurter Allgemeine Zeitung perdu dans le labyrinthe d’une langue française insaisissable, porte-parole de Merkel et d’une Allemagne triomphante.
    • Thierry PECH, directeur général de la fondation Terra Nova sur un ton professoral, anciennement directeur de la revue « Alternatives économiques » dans laquelle on trouvera toujours de l’économie mais de moins en moins d’alternatives.

     

    Signe des temps : le verrouillage de toute analyse novatrice et courageuse.

    En effet, loin de toute polémique, tous les intervenants de cette émission associent la moindre contestation des options économiques et politiques de ces trente dernières années à du populisme ; populisme haïssable, cela va sans dire mais tellement mieux en le disant.

    A propos de l’élection présidentielle, ni Hamon ni Fillon ne trouvent grâce à leurs yeux. Leurs commentaires à tous ne laissent donc aucun doute : aucun d’entre eux ne peut voter pour un autre candidat que Macron.

    Autant pour le pluralisme de la parole politique sur le service public ! Eux tous commentateurs fantômes, spectres d’une réalité sociale et politique qui n’a pas fini de leur échapper.

                     Pauvre Philippe Meyer donc qui, si d’aucuns ne lâchent pas la politique, ne lâche pas non plus le micro ; souffle d’une vie intellectuelle qui ressemble étrangement à un souffle de mort ; mort des idées.

     

    _____________

     

    Pour prolonger, cliquez : Les inénarrables de France Culture

    ainsi que Eloge du populisme

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  • Fukushima, industrie nucléaire et médias : le courage des lâches

     


    L'accident nucléaire de Fukushima expliqué en 1

     

     

    A propos de la catastrophe nucléaire japonaise de Fukushima…de son traitement

    et de sa couverture médiatique au moment des faits.


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                        Certes, Areva et sa patronne Anne Lauvergeon fanfaronnent, et les agences gouvernementales françaises aussi. Quant aux médias institutionnels… ils sont sans pitié pour Tepco, le Gouvernement et l’Etat japonais.

     

    Mais... si par malheur une telle catastrophe devait arriver en France, nul doute, nombreux seraient ceux qui, par curiosité, souhaiteraient vérifier si Areva et le Gouvernement français maintiendraient les mêmes soucis de transparence et d’honnêteté. Quant aux médias institutionnels (Journaux de 20H, presse quotidienne, magazines, radios publiques et privées)... même curiosité : feraient-ils preuve de la même témérité, voire… de la même arrogance et de la même insolence ?

     

    Pour toute réponse… une piste : le fameux nuage de Tchernobyl et la complaisance de médias appuyés et soutenus par Météo-France : "Rassurez-vous, bonnes gens : le nuage ne passera pas !"

     

     

     

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                      Vraiment, il semblerait que les médias institutionnels aient, sur cette catastrophe nucléaire de Fukushima, le courage… non pas de leur métier - celui du journalisme -, mais ce courage bien particulier, un courage propre… aux lâches ! Oui le courage des lâches (ou celui des escrocs... pour le monde de l'entreprise) ! Trop heureux ces médias de se trouver à l’abri, non pas des radiations mais… du danger d’une rétorsion professionnelle de leurs employeurs et/ou de leurs actionnaires (pour le service public : le Gouvernement et l’Etat) dans le cas où la vérité des faits (et des coûts, tant humains que matériels) les intéresserait d’un peu trop près : menaces, écoutes, mises au placard, licenciements...

     

    Car... il faut le savoir : l'Industrie nucléaire ne plaisante pas avec le nucléaire ; et la vérité est à cette Industrie mortifère ce que la torture est à la confession.



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    Pour prolonger, cliquez : Fukushima, 5 ans déjà

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  • Fukushima : 6 ans déjà

     

     
     
                   Plusieurs milliers de morts, 100 000 déplacés...
     
                   Aucune société aussi organisée soit-elle autour de la solidarité, aucune compagnie d'assurance, aucun budget de quelque Etat que ce soit ne peut faire face à une catastrophe d'une telle ampleur ni être capable de se hisser à sa hauteur....
     
    Suicides, dépressions, maladies, il faut simplement attendre que ça se tasse, que ça se résigne, que ça se taise, que ça meure et que ça crève... épuisés d'avoir tout perdu.
     
    Les gouvernements n'ont pas d'autres visées ni recours : l'effacement.
     
    Catastrophe naturelle ou pas, avec le nucléaire, la récompense sera courte et la peine... éternelle. Il n'y aura de véritable unité humaine que dans le malheur ; le nucléaire - cette industrie de mort, cette industrie irréversible -, contribuera très certainement à cette unité.
     
    Aussi... irradiés et déplacés de tous les pays, unissez-vous !

     

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    "Fukushima en France ? Comment on programme l’inaction"

    par Jean-Jacques Delfour - philosophe

     

               Et si Fukushima avait lieu en France ? Le 3 février 2014, le Secrétariat général de la défense et de la sécurité intérieure, soupesant l’hypothèse, publiait un « Plan national de réponse : accident radiologique ou nucléaire majeur ». L’État n’y envisage pas la cause réelle de la catastrophe nucléaire : l’existence même des centrales nucléaires, machines fragiles que les ingénieurs sont incapables, en cas de panne du circuit de refroidissement, de contrôler, laissant les matières radioactives extrêmement dangereuses contaminer pour des dizaines de millénaires tout l’environnement. L’État ne veut pas voir l’incompétence des nucléologues face à une catastrophe majeure – ce que démontre depuis 3 ans le désastre de Fukushima. Il refuse le remède de bon sens : arrêter les réacteurs nucléaires avant la catastrophe.

     

                          La suite ICI

     

                      

     

                                                   
                      Une population sacrifiée en colère... documentaire inédit écrit et réalisé par David Zavaglia (52’) - Mars 2012 : un an après la catastrophe, une population est laissée dans l'ignorance, abandonnée par les autorités ; des indépendants mesurent une radioactivité 20 fois supérieure à la normale dans les cours d'école, les jardins, les terrasses, les rues...

      

                  Contrôle, indépendance... la confiance n'est pas là. La confiance n'y sera jamais !

    Une piste : le fameux nuage de Tchernobyl et la complaisance de médias appuyés et soutenus par Météo-France : "Rassurez-vous, bonnes gens : le nuage ne passera pas !"


                 Industrie mortifère à caractère irréversible - irréversibilité inacceptable !  Grande est la tentation de sortir au plus vite du nucléaire !

                                         

         

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                  Une catastrophe nucléaire ce sont des milliers de contaminés sur deux générations (dans le meilleur des cas)  et des millions d'hectares devenus inhabitables pour les siècles des siècles...

    Une catastrophe nucléaire c'est aussi tout ce qu'un Etat sera bien incapable de mettre en oeuvre pour faire face "socialement" et sur le long terme, à une telle catastrophe : accompagnement de dizaines de milliers de victimes contaminées et leur famille ainsi que les besoins matériels, médicaux et psychologiques de centaines de milliers d'individus.                 

    Le Japon étant un pays à très haut risque sismique et environnemental (s’il en est d’autres plus risqués encore !), qui a pris la décision dans les années 50 d'opter pour le tout nucléaire dans cet archipel ? Qui a forcé cette décision ? Qui est à l'origine des pressions exercées pour qu'une telle décision soit prise ? Quels sont les hommes (lobbys) et les pays impliqués ? Quels sont les intérêts politique et économiques derrière ce choix du tout nucléaire ? Et enfin, quelles sont les stratégies géopolitiques développées à moyen et long termes derrière ces intérêts ?

                  Nul doute ! Les Japonais ont de sérieuses questions à se poser à propos de ceux qui les dirigent depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Mais… ces Japonais auront-ils seulement la possibilité de se les poser toutes ces questions ? Pourront-ils ensuite y apporter des réponses avant d’en tirer les conclusions qui s’imposent ?

                   Six ans après la catastrophe, rien n’est moins sûr : la démocratie, au Japon comme partout ailleurs, a ses limites, et par les temps qui courent au rythme d’une mondialisation sans responsabilité… ces limites sont vite atteintes.

     

     

    ***

     

                      Après Hiroshima et Nagasaki, deux des plus grands crimes racistes de toute l'histoire de l'humanité (après la traite des Noirs d'Afrique), avec Fukushima, doit-on y voir là encore à propos de la troisième puissance économique mondiale, le Japon, pays hautement technicisé mais nain politique et culturel de la scène internationale, une nouvelle preuve du mépris dans lequel ces êtres de petite taille, aux yeux bridés et à la langue aussi incompréhensible qu'inassimilable, les Japonais, Peuple d'Ozu, sont tenus, voire confinés depuis toujours ? Des êtres au destin comparable à celui des souris de laboratoire, cobayes dociles et résignés, quasi fatalistes, à la merci de ceux auxquels il est manifestement difficile de ne pas se soumettre ; des êtres que l'on voudrait aussi éloignés qu'on peut l'être culturellement et géographiquement de l'Europe et des USA qui demeurent encore, semble-t-il, et quoi qu'on puisse dire, le seul étalon civilisationnel de référence : arrogance suprême à fort potentiel criminogène.

    Mais alors… après nous, et sans nous, ce sera donc le déluge et le chaos ?

                Nos politiques au Moyen-orient et en Afrique en général, face à ceux qui, en particulier, tentent d'échapper à notre contrôle, semblent le confirmer un peu plus chaque jour.

     

     

     __________________________

                  Pour prolonger, lire l'ouvrage de Jean-Batiste Fressoz "L'apocalyspe joyeuse" - minimisation des risques et diabolisation des lanceurs d'alertes environnementales.

     

    Pour plus d'infos, consultez le site CRIIRAD - commission de recherche sur la radioactivité

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  • Benoît Hamon : l'homme sans destin

     

    hamon vainqueur d ela primaire.jpg

                   Vainqueur incontesté avec 58,88% des voix de la primaire de la gauche en janvier 2017, l'ancien ministre de l'Éducation qui a terrassé Manuel Valls, Benoît Hamon, a gagné le droit d'être candidat à l'élection présidentielle d'avril et de mai 2017.

                  Aujourd'hui, 4 mars 2017, deux mois plus tard, à la tête d'une campagne sans souffle, force est de constater que Benoît Hamon semble avoir aussi et surtout gagné le droit de perdre cette élection ; et plus les semaines passent et plus cette candidature ne semble pas simplement illusoire mais dérisoire aussi car ce souffle, souffle propre à la gauche, ce vent porteur, c’est bien chez Mélenchon qu’il souffle ce souffle... à 10%.

    Soit dit en passant, même à ce niveau de popularité, grande est la tentation d’évoquer,  à propos du score de Mélenchon, une candidature-témoignage un peu à l’image de celle d’un Poutou ou d’un Cheminade.

     

                 Mais alors, quel sens donné à la campagne de Benoît Hamon ? Comment la qualifier ?

    Candidat du vide, vide laissé par le retrait de Valls et par l’instrumentalisation venue tout droit de l'Elysée d’un innocent, Emmanuel Macron, puceau de la politique qui semble croire qu’il doit tout à ses qualités supposées et à son physique de gendre idéal... un Macron qui s’est pris au jeu, même s'il lui faudra bientôt entonner le refrain d'une chanson célèbre « J’me voyais déjà »...

    Oui ! Benoît Hamon fait campagne et sa campagne meurt à petit feu. Un Benoît Hamon qui n’a pas et n’a jamais eu, dans tous les cas de figure, un destin présidentiel car, soyons lucides et sérieux un instant : à ce destin présidentiel, il ne peut raisonnablement pas y prétendre ; sans doute peut-il espérer occuper le poste de premier secrétaire du PS, un secrétaire de plus, très certainement le dernier du nom ; mais rien n’est moins sûr car Valls veille dans l'ombre ; il pourrait très bien prendre la direction du PS au lendemain de la défaite de Benoît Hamon dont le programme pourrait tout aussi bien convenir aux années 70 et 80 ; programme symptomatique d’une classe politique sans flair, sans imagination ni vision.

    Hamon, un candidat sans doute trop heureux d’être là où il est alors que personne ne l’attendait ; candidat au sourire complaisant ; auto-satisfaction de celui qui n’en revient pas d’être candidat ; et cela semble suffire à son bonheur.

    Quant aux électeurs…

     

              Non, décidément, Hamon est bien un candidat sans destin. Et ce n’est certainement pas Fillon avec ses déboires judiciaires - déboires indissociables, rappelons-le, de la candidature de Macron et de son score -, qui nous contredira. Macron et Fillon l’ont compris très tôt. C’est la raison pour laquelle tous deux ne lâchent rien ; l’un baignant dans un lyrisme un peu ridicule et l’autre, jouant la carte de celui qui jamais ne renonce face à l’adversité : une qualité, c’est sûr.

    Un présidentiable, ça se renifle à des kilomètres : ç’a une odeur, voire même un parfum : celui d’un destin  et celui de la victoire ; Mitterrand et Chirac étaient de ceux-là. Avec Hamon, aucune odeur sinon celle de l’accident. Et si la fonction fait l’homme, cette fonction de candidat ne l’a pas transformé : Hamon a gardé le même costume, la même taille et le même style.

    Décidément non ! Ce rôle de candidat à la présidentielle 2017, Hamon ne l’a pas saisie à bras-le-corps, le verbe haut ; faut dire qu’il lui manque un bras ; et puis, comme un malheur n’arrive jamais seul : amputé par Mélenchon, une jambe aussi.

    A l’heure du bilan et de l’analyse de son échec, le rappel de cette amputation lui sera d’un grand secours. Pour sûr !

     

    ***

     

                                              To be or not to be

                En ce qui concerne la situation de la gauche, avec cette défaite annoncée de Hamon, on ne peut que constater ce qui suit : réconcilier la gauche avec le PS au sein duquel toute synthèse n’est plus possible, et jamais plus elle ne le sera… la seule réconciliation souhaitable passe inévitablement par la dissolution du PS, cette SFIO des années 2000 avec ses "Guy Mollet" qu'auront été Fabius, Valls et Hollande ; car le PS ne pas être réformé et tous les partis meurent un jour.

                Parce que le PS doit mourir pour que la gauche renaisse, il est là le destin de Benoît Hamon : être celui qui portera et conduira cette dissolution et cette reconstruction sur les bases suivantes :

    Construire un mouvement plus qu'un parti (mouvement qui place en son centre les militants) autour des Verts, des Communistes, des Socialistes qui soutiennent Hamon et de Jean-Luc Mélenchon : direction collégiale renouvelable ; porte-parole multiples ; forte présence sur les réseaux sociaux et sur le terrain d’une force de plusieurs centaines de milliers d'activistes, avec pour objectif : un mouvement dont on pourra évaluer le poids électoral entre 15 et 20% ; mouvement alors incontournable pour quiconque souhaitera former un gouvernement, gardant à l'esprit que l'important en politique c'est de se rendre indispensable : que personne ne puisse se passer de vous.

                  Faire naître une gauche incontournable d'opposition et d'alliance gouvernementale telle est donc la mission qui attend Benoît Hamon dans les années à venir car, mieux vaut savoir perdre un peu aujourd’hui pour gagner plus demain : plus de pouvoir, plus de crédibilité.

                  Pour l'heure... élection présidentielle, victoire, défaite... pour toute consolation : qui reprochera à Hamon sa défaite ? Personne. La primaire ne pouvait qu'élire un perdant. Et puis, qui peut bien envier la victoire à venir de la droite car, quand on pense à ce que le « vainqueur » aura gagné : quel pouvoir ? Quelle liberté d’action ?

    Poutou le non-candidat nous le rappelle : « Faire campagne dans l'espoir d'occuper les lieux de non-pouvoir que sont l'Elysée et Matignon est absurde. »

     

    ***

     

                 Dissolution du PS...

    Reste à décider de l’agenda : quand bouger ? Avant la défaite à la présidentielle ? Ou bien encore, après les Législatives ?

                 Reconstruction de la gauche...

    Il se pourrait bien que ce destin-là soit déjà trop grand pour le petit Hamon, élève studieux certes qui apprend bien ses leçons et qui rend des devoirs acceptables mais où est l’excellence dans tout cela car c’est bien ce qui est requis aujourd'hui : l’excellence d’un esprit clairvoyant qui aura tout anticipé car tout compris.

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    Pour prolonger, cliquez : Serge Uleski et la présidentielle 2017

     

     

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  • Matins d'hiver...

      

     

               

     

                  Ces deux chansons de Gérard Lenorman fonctionnent un peu comme une rédaction rendue par un élève doué et studieux ; une belle copie des années 70 - niveau CM1-CM2 ; une copie à laquelle le maître d'école donnera la note de 19/20.

    Texte et mélodie d'une touchante efficacité... et plus encore pour tous ceux qui ont eu un frère avec lequel cheminer sur le chemin de l'école, été comme hiver, et puis plus tard, lorsque est venue la rupture avec tout ce qu'on était en droit d'espérer pour ses proches et pour soi.

     

                    

     

                        Finalement on n’a qu’un chez soi : son enfance.

     

                                                                                                                    ... à Pierre

     

    ___________

     

    Pour prolonger, cliquez : L'enfance, de celle dont on se souvient

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