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  • Corinne Lepage soutien de Macron : le retour à la gamelle

     

     corinne lepage soutient macron

                    Poisson pilote (sangsue ?) des vainqueurs aux élections - tout vainqueur, toute élection -,  avec cette présidentielle de 2017, c’est le retour de Corinne Lepage qui affiche un soutien sans condition à la candidature Macron (ICI).

    « Ecolo mais pas trop » et plus encore lorsqu’il est question de soutenir l'écologie politique et le parti des Verts, depuis trente ans, Corinne Lepage se veut pourtant la passionaria des causes environnementales ; faut dire que cette ancienne ministre a la réputation de ne vendre pas cher ses compétences auprès de la classe politique et une place dans un gouvernement.

    Pas claustrophobe pour un sou, Lepage dit se situer entre le centre-gauche et le centre-droit ; toujours intéressée ou plus précisément, rarement désintéressée (elle a un cabinet d’avocats spécialisé en environnement à faire tourner comme d’autres, une marmite à faire bouillir), cette dame ne cesse de se vendre et de se placer... à chaque élection ; en trente ans, elle aura été de tous les partis, de droite de préférence – UMP, UDF - avec toutes ses nuances et autres tendances ; et d’aucuns d’ajouter : «  Heureusement qu’il s’est agi de partis politiques et non de chambres à coucher… »

                     A l'origine du nouveau concept "Ecolo de droite", ministre silencieuse d’un environnement aphone sur écran noir chez Juppé et Chirac, proche de Bayrou, d’autres temps, d’autres mœurs, aujourd’hui, Corinne Lepage affiche son soutien inconditionnel à Emmanuel Macron, écolo à la mode Bercy, ministère des finances et secteur bancaire.

    Mais alors, qui se souviendra de l’emploi du vocable « environnement » dans la bouche de Macron au cours de cette campagne de 2017 ? Du charabia macronnais, qui en aura compris une préoccupation pour les enjeux environnementaux de demain ?

                               
                                      Corinne Lepage : « entre Macron et Juppé, je... par publicsenat

     

     

                  Pour toutes ces raisons qui en valent bien d’autres, au fil des ans, chaque intervention de Corinne Lepage laisse derrière elle non pas un parfum mais... comme une odeur de fruits et légumes, jour de marché, vers midi, quand des cageots remplis d’invendus gâtés par la chaleur sont abandonnés aux clochards, SDF et autres indigents, juste avant le jet d'eau et la brosse des employés municipaux.

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  • Le flagrant délit de BVM-TV : une médiacrate prise au dépourvu...

                Alors que le candidat d'En marche ! quitte le plateau, la journaliste...

    Présidentielle : polémique après une poignée de mains entre Emmanuel Macron et Ruth Elkrief

     

                   Cette poignée de main-là d'une familiarité et d'une connivence obscènes et ce sourire d'Elkrief en retour - sourire de satisfaction du devoir accompli : servir la soupe à Emmanuel Macron - devraient suffire à rallier autour de la "candidature Le Pen" tous les indécis.... car quand on a Elkrief comme alliée politique on n'a vraiment pas besoin d'opposant.
     
                      
     
     
                                              Médias, BFM-TV et connivence ICI
     
     
     
                  D'aucuns ne se priveront pas de nous objecter ceci : "Faut arrêter avec l'idée que les politiques et le journalistes ne se connaissent pas personnellement depuis toujours..."
     
                 Et nous tous de leur rétorquer : "D'où Elkrief connaît Macron ? Macron vient d'arriver en politique !"
                       
                      Dans les faits, Elkrief ne connaît pas Macron, elle le re-connaît et lui aussi. Distinguo important. Elle le re-connaît pour ce qu'il est et sera ; Macron aussi la re-connaît car il sait qu'il vaut mieux avoir les médias avec soi que contre soi : Macron, Elkrief, c'est la rencontre de deux alliés qui se reconnaissent et qui s'en félicitent. Elkrief sait qu'avec Macron vainqueur le 7 mai prochain, rien ne changera car rien ne doit changer, jamais, nulle part... du moins, rien qui puisse remettre en cause la position dominante de la caste auquelle Elkrief appartient ainsi que pour ceux qui l'emploient à bon escient : favoriser encore et toujours celles et ceux dans lesquels ses employeurs se reconnaissent et elle aussi, tout en étant reconnaissante, et ses interlocuteurs avec elle... tous reconnaissants les uns envers les autres. D'où cette connivence ; celle des intérêts communs et partagés, bien compris, tellement bien compris au premier regard, sans même échanger un seul mot : "Il est des nôtres, assurément !"
     
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  • Macron président : une capitulation sans armistice

     

                      Le 18 juin prochain, date mémorable s’il en est une, au soir du 2è et dernier tour des élections Législatives donc, ce sera l’heure de vérité ; les urnes auront rendu le verdict alternatif suivant : soit la résistance, soit le vote des pleins pouvoirs à la Banque, au CAC 40 et la mise sous tutelle définitive de la France par l’Allemagne et la commission européenne au service d'un mondialisme saccage de la nature humaine après celui de la nature... tout court.

    Dans ce contexte, et dans un premier temps, une seule exigence s’impose : que Macron soit le plus mal élu possible en tant que président : aussi, une abstention massive au prochain scrutin devient une nécessité absolue (1).

    Plus important encore, dans un deuxième temps, les Elections législatives qui s'en suivront devront voler la victoire présidentielle à ce candidat instrumentalisé comme jamais par un François Hollande revanchard et mesquin et tous les relais d'une oligarchie économico-financière mondialiste, dont la victoire repose principalement sur le rejet des candidatures Fillon (2) et Mélenchon et sur le vote des starts-uppers, geeks et autres acteurs de l'internet aux salariés précaires corvéables à merci, sur-exploités, sans droit... ainsi que d’une partie d'une jeunesse sans culture politique ni historique… une jeunesse estudiantine ultra-minoritaire, une jeunesse béate et clairsemée des Ecoles de commerce qui voit en Macron son propre destin, un destin plus qu'enviable qui trépigne d'impatience, une fois leur diplôme obtenu…

    Oui ! Voler à Macron sa victoire à l'élection présidentielle est une autre exigence !

    Pour y parvenir, il faudra compter sur trois forces largement majoritaires : le mouvement de Mélenchon, LR-UDI et le FN ; soit plus de 60% des suffrages exprimés. Quant aux PS et les Verts nul doute qu’ils s’associeront à Macron avec Cambadélis en maitre d’œuvre de cette fusion avec ou sans absorption, dans l’espoir de sauver ce qui peut encore l’être : 297 postes députés PS - business électoral oblige.

    macron président, présidentielle 2017

                       Résistance vaincue, Macron élu président tout en obtenant une majorité à l'Assemblée nationale, devra-t-on alors y voir là un nouveau sursaut pétainiste d'une partie de la France ; une capitulation face aux forces de l'argent et face à une économie mondialisée sans aucun souci de justice et de morale ? 

                      Candidat hors-sol comme les élevages et les cultures du même nom ! « Candidat de plage arrière » qui dodeline de la tête à chaque fois qu’il croit avoir raison d’un de ses contradicteurs ; candidat artefact, candidat de synthèse quasi virtuel, candidat déjà élu… que ce candidat corresponde pile-poil, à un cheveu et à un poil près, à ce que les penseurs, acteurs et autres intermédiaires d’une mondialisation sans morale attendent de ceux qui occupent les lieux dits "de pouvoir",  est sans l’ombre d’un doute une raison supplémentaire de nous détourner de la perspective d’un Macron président jouissant d’une majorité à l’Assemblée nationale ; une Assemblée composée dans une écrasante majorité, de députés-Godillots, des députés aux ordres.

    Car enfin, comment se résoudre en ce qui concerne la France, à un président tel que Emmanuel Macron ? La France, pays à la vocation universaliste (le seul concurrent des USA à ce sujet), capable de parler au monde d’une voix indépendante qui ne doit rien à personne et dont des milliards d’individus attendent qu’elle le fasse dans une langue qui est respectée et admirée par les hommes et les femmes les plus talentueux de la planète dans le domaine des sciences, de l’art et de la philosophie…

    Comment donc se résoudre à la victoire d’un ex-banquier-larbin au trait de vie d'un montant de 1200 euros par jour puis ministre des finances de 38 ans qui croit être la flamme et la mèche d’un projet dont il n’est que la suie et la fumée noirâtre et acre ; un homme qui a épousé sa mère alors qu’il était lycéen, et la mère comme future Première dame d’épouser son fils alors qu’elle occupait le poste de professeur… un homme sans jeunesse et sans vie pour n'en avoir vécue aucune ; un homme qui n’aura jamais d’enfant… tout en ayant l’âge de ceux de sa concubine.

     

                     Certes, on aimerait pouvoir en rire aux éclats ; on s’en gardera bien toutefois car nul n’ignore que la couleur de ce rire-là c’est le jaune - la pire des couleurs en la matière ; et si ce rire n’est jamais loin du sanglot, c’est qu’il en est la larme sèche.

                     Non ! Ne pas en rire ni en pleurer mais bien plutôt : rester debout, déterminé et intraitable dans notre dénonciation d'un scandale sans précédent car, à cette élection présidentielle de 2017, il y avait deux façons de liquider la France (en tant que concept universaliste) ainsi que la promesse que porte en elle une organisation véritablement démocratique de la société : voter FN ou Macron.

    Or, ils ont voté Macron.

    Notre ennemi, c’est maintenant et plus que jamais, à des centaines, voire des milliers, de kilomètres de l’épicentre de nos revendications qu’il faudra alors aller le chercher et le confronter.

     

     

     

     1- Il est vrai que cette abstention pourrait bien favoriser la candidate du FN. MLP présidente, c’est l’assurance d’une crise politique et sociétale comparable aux événements de Mai 68 par son ampleur : mobilisation de masse et violence urbaine ; une crise qui provoquera inévitablement une remise en cause de l’organisation politique de la société française ; mais aussi… et c’est à espérer, car « A quelque chose malheur est bon ! », une crise que tous ceux qui veulent en finir avec la 5è République, attendent avec impatience ; du moins les plus lucides d’entre eux ; ces derniers savent qu’historiquement seule une situation de crise est capable de rompre définitivement les ponts avec un présent devenu ingérable ; seules les crises permettent le changement en profondeur car contrairement à ce qu’affirme Mélenchon devenu soudainement amnésique, lui pourtant si féru d’histoire politique, un passage en douceur de la 5è à la 6è République, une nouvelle République shootée à « la démocratie totale », une République annonciatrice d’actes fondateurs d’une légitimité sans précédent à grands coups de tirages au sort, de consultations citoyennes sans nombre, un nouvelle République fruit d’un blocage sans solution d’une société confrontée à un mur jusqu'ici infranchissable – celui de l’argent, de la perte de souveraineté et de toute considération morale parmi les élites financières -, quand on sait ce contre quoi cette nouvelle République devra se battre – contre des intérêts privés colossaux - ce passage-là ne se fera pas sans tumulte ; nombreux sont ceux qui lui feront la guerre à cette nouvelle République. Prétendre le contraire, c'est tromper les électeurs.

    2 - Tout en gardant à l'esprit que la candidature Macron est indissociable des ennuis judiciaires de Fillon.

     

     

                      

     

                   Macron manager, Macron team-building,  Macron trou-noir de la politique annonce l'ère de la post-politique.

     

     

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    Pour prolonger, cliquez : Emmanuel Macron, le scandale d'une candidature du silence

     

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  • Le triomphe de Dominique de Villepin sur Internet

     

     

                   1ère publication en novembre 2015

     

     

    DI

     

                         Mise en ligne par les soins de votre serviteur, cette vidéo de l' intervention de Dominique de Villepin à propos de la politique étrangère du quai d'Orsay sous la "présidence" de François Hollande chez Taddéï en Septembre 2014, a fait près de 2 millions de vues en moins de deux semaines.

    C'est bel et bien "la doctrine Villepin" qui triomphe.

    Aussi, encore un peu de patience ! Après cet autre intervention de Michel Houellebecq dans un quotidien italien à propos des attentats du 13 novembre 2015, l'analyse qui place Hollande, Fabius et Valls en tête des responsabilités de ces attentats,  ne manquera pas de se répandre comme une traînée de poudre politique. Car enfin, depuis quand est-ce dans l'intérêt de la France de jouer Israël contre les Palestiniens, l'Ukraine contre la Russie, les USA contre Poutine, l'Arabie Saoudite contre l'Iran, Boko Haram contre Khadafi, Daech né de la destruction de l'Irak, financé par l'Arabie Saoudite contre Bachar al-Assad...

    Et bien, depuis que nous avons remis les clefs du quai d'Orsay aux USA, à l'Arabie  Saoudite et à Israël : alliance contre-nature, alliance anti-européenne ; alliance en violation de notre tradition diplomatique qui a fait notre force car notre vocation c'est la paix et la diplomatie car nous n'avons aucunement besoin d'ennemis pour exister et nous imposer.

                     Aussi, il y a bien quelque chose de pourri au royaume de la diplomatie française ! Nul doute !


                    Pour notre malheur, l'Elysée, Matignon et le quai d'Orsay sont occupés par des hommes incapables de penser un monde affranchi des exigences chaotiques d'une Pax Americana décadente et la nécessité aujourd'hui de nous en éloigner pour retrouver au plus vite notre indépendance et notre tradition diplomatique de recherche d'équilibre.

               Quant à Daesh, si c'est un problème, il ne peut s'agir que d'un problème  américain et saoudien : que ceux qui ont allumé le feu l'éteignent.

    Pour ce qui est des 700 Français partis faire le djihad - soit 0.000001 des "musulmans" français - pour peu qu'on puisse les identifier, et eux, se reconnaître comme tels -... ils seraient partis quand même...

    D'autant plus que tous les gens honnêtes, libres et informés ont compris à propos des attentats du 13 novembre ceci : ce qui est en cause, ce n'est pas le Djihad et Daech mais notre politique étrangère. De plus, Daesh n'a pas particulièrement besoin de s'en prendre à la France ; la France n'est qu'une cible à partir du moment où un Président inconséquent et un premier ministre "retardé congénital" - dixit Houellebecq... décident de participer à la "guéguerre" contre Daech, à la hauteur de cinq avions Rafales.

    Ces avions nous ont coûté jusqu'à présent : 130 morts civils et 300 blessés en deux heures, un vendredi soir, à Paris, le 13 novembre 2015.

     

                       François Hollande, Manuel Valls et Laurent Fabius....

                       Il est temps de "sortir" ces trois hommes de la politique (et leur parti qu'est le PS, par la même occasion), afin que, dans un proche avenir,  ils ne puissent plus occuper un poste à caractère "politique" quel qu'il soit. Les élections à venir, des Européennes aux législatives de 2017, devraient nous permettre d'atteindre ce but, en attendant, nous l'espérons tous, leur jugement.

                    Reste à trouver une juridiction appropriée.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Pourquoi je meurs ?

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  • Le chanteur Renaud soutien de Macron : un sevrage de trop pour le Johnny Haliday de la chanson engagée ?

     

                  Renaud a 64 ans ; il n'avait pas sorti d'album depuis 2006. Une dépression profonde a eu raison du chanteur : "... dix ans de pochtronnerie et  d'errance où je n'ai cessé de boire..." précise-t-il dans une interview.

                  Qu'à cela ne tienne : Renaud nous est revenu. Avec 287.323 exemplaires écoulés en sept jours, son nouvel album aura battu en 2016 tous les records de ventes.

              

                                    Clip du titre : "Toujours debout"

                               Debout, les jambes arquées... on sera vraiment tentés de suggérer : "Apportez-lui une chaise ! Vite, avant qu'il ne s'écroule !"

     

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                         Une écoute et un regard critique d'un fan de Renaud, le Patrick Bruel de la chanson engagée, à propos de son dernier album.

     

    L'album de Renaud... gratos.

     

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                         Avril 2014 : le chanteur Renaud sifflé sur scène quand il annonce qu'il va voter pour Emmanuel Macron

     

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                    Renaud sort donc de dix ans d'alcoolisme. Toujours anarchiste, dans une interview à l'Express datée du 30 mars 2016, et dans les textes des chansons de son dernier album, il dit s'être réveillé, a embrassé un flic... et contre La fille de Le Pen, au second tour de l'élection présidentielle, toujours très anarchiste sans doute, Renaud  confie qu'il votera sans hésitation pour Fillon (ou Juppé le cas échéant). Là, on redécouvre un Renaud gardien de notre belle et grande République. En effet, que deviendrait-elle sans lui ?

    Rien sur Charlie Hebdo auquel il a longtemps collaboré, rien sur la responsabilité de Philippe Val dans la mort des membres fondateurs octogénaires qui n'y étaient pour rien... même si Renaud prendra soin de conseiller aux Juifs français décédés lors de la prise d'otages du magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes en Janvier 2015, d'aller reposer à Jérusalem (cherchez l'erreur !) ;  les Palestiniens ont du souci à se faire, car Renaud (un de plus !) semble les abandonner à l'arbitraire colonial israélien.

                    Pour le reste, à propos des textes de ses dernières chansons, force est de constater que le chanteur a toujours autant de mal avec la langue française, son vocabulaire en particulier... une langue donc, la sienne, décidément plus proche du niveau du brevet des collèges que de celle d'un Ferré ou d'un Nougaro, ses maîtres.

    Comme quoi...

     

                    Renaud est parti en tournée en octobre 2016 ; en revanche, Jean-Louis Murat qui a sorti, lui aussi, un nouvel album dans la même, en sera privé ; en effet "... les salles préfèrent programmer des gros cons comme Renaud ou Polnareff" lance-t-il dans Metro-news, à qui veut bien l'entendre.

    Et nous l'avons entendu.

     

    ***

     

                     Manifestement, le sevrage est mauvais conseiller ; sevrage qui semble être venu à bout de la raison anarchiste ou anarchisante d'un Renaud déjà pas mal en porte-à-faux avec ce qu'implique un tel engagement.

                     Et puis, Renaud, c'est vrai, on l'aimait bien quand il était bourré au pastis, silencieux et absent. Aussi, ne se trouve-t-il donc personne pour lui tendre un verre, un dernier pour la route ?

     

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    Un des textes les plus radicaux de Léo Ferré

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  • Colonialisme : une brève réflexion

     

                    A l'occasion d'un énième débat et d'une énième controverse à propos de la colonisation en général et celle du Maghreb en particulier... face aux nombreux billets de blog et articles sur le passé colonial de la France (anniversaires, commémorations, appels à signature et soutien de toutes sortes)... voici une petite piqûre de rappel ; piqûre qui fera du bien à tous ceux qui, rongés par une culpabilité et une honte aussi inutiles qu’inefficaces, n’ont de cesse de s’identifier avec un passé qui n’est pas, à quelques exceptions près, le leur… 

    Car enfin… si vous et vos ascendants n'ont jamais gagné un centime sur le dos d'un autochtone du Maghreb, d'Afrique noire ou d'Extrême Orient, vous n’avez aucune raison de vous laisser porter par un tel torrent de culpabilité et de compassion mortifères qui ne sert les intérêts de personne… et moins encore, les intérêts des descendants de ceux dont ces commémorations sont censées tantôt honorer, tantôt déplorer la mémoire - c'est selon - car, si nous avons tous besoin d'histoire (et qu'on nous en raconte aussi de belles... d'histoires), celle-ci doit pouvoir aussi y trouver une place : une histoire qui va de la nuit des temps à l'obscurité du joug féodal à l’ombre d’un Christianisme liberticide en soutien d’un monarchisme ensoleillé et accoucheur d'une classe paresseuse et cruelle jusqu'à cette bourgeoisie du 19è siècle et la lumière aveuglante de la chaleur des fournaises de ses mouroirs industriels ; bourgeoisie qui, aujourd’hui encore, entre deux élections, n’a de cesser de nous faire savoir qu’elle n’a aucun compte à rendre à qui que ce soit.

                   In fine, ce dont les Peuples asservis (religion, corruption, affairisme, messianisme mégalomaniaque et dictatorial) peuvent avoir besoin… ce n'est pas tant d'Histoire au passé (1) que de Politique au présent, seule garantie d’une Histoire en marche vers un avenir digne de ce nom car le passé peut être un véritable boulet et un fardeau insupportable, et puis enfin, un mur infranchissable.

     

    1 - Qui plus est... une Histoire infantilisante fruit d'une condescendance à la racine de laquelle on trouvera très certainement une forme de mépris.

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    colonialisme, algérie, histoire du colonialisme français

                     Si l’affirmation selon laquelle les religions sont des sectes qui ont réussi n’est pas totalement dénuée de fondement...  a contrario, ne peut-on pas dire du colonialisme dont les uns ne cesseront jamais de dénoncer les abus, les autres les crimes, appelant tout un peuple ou une civilisation au repentir, couvert de honte pour les siècles des siècles, et d’autres encore de s’empresser de mettre l’accent sur ses bienfaits seuls...

    Ce colonialisme de l’assujettissement totale jusqu’à rendre caduque toute idée d’avant pour aujourd’hui et demain, ainsi que toute possibilité d’altérité quelle qu’elle soit...

    Ce colonialisme-là ne serait-il pas tout simplement la volonté de puissance collective d’une civilisation ou d’un peuple quand cette volonté échoue dans son entreprise, et une fois l’échec consommé, quand il lui faut rendre des comptes face à l’Histoire qui ne récompense et n’absout que les vainqueurs ?

    Car enfin...

    Aucune civilisation, aucun peuple n’ont vocation à dominer, à soumettre et à assujettir d’autres peuples ou civilisations... sinon toutes les civilisations et tous les peuples pour peu qu’ils aient ou qu’ils se soient donnés les moyens de parvenir à leur fin, à savoir : victoire totale sans laquelle aucune absolution ni aucun droit à l’oubli ne peuvent être envisagés sur le long terme.

    Extermination, assimilation et/ou esclavagisme : c'est au choix ! Et tous les choix semblent possibles, successivement et simultanément aussi !

    Oui ! cette victoire devra être totale si elle doit se voir attribuer un label seul susceptible de garantir à une nation ou bien, à une civilisation et à son entreprise de domination, une immunité historique irréprochable : “Déplacements de populations mues par l’immuable nécessité de l‘Histoire humaine en marche"... même forcée, en lieu et place de l‘hideux et haïssable substantif de colonialisme avec ses détracteurs sans nombre, pour nous conter sans fin, entre mythe et réalité, la longue histoire d’une résistance héroïque à l‘envahisseur.

    Et là, les géographes y retrouveront facilement leurs petits, sans oublier les ethnologues, dans une interdisciplinarité plus que féconde car, tous vous le confirmeront : ce sont les mouvements de populations qui créent l’Histoire ; aussi anciens que l’humanité tous ces mouvements dévastateurs de populations dévastatrices !

    Aussi, ne soyons pas dupes : il y a bien un vocabulaire moralisateur différent selon qu’il est destiné à ceux qui réussissent dans leur entreprise de domination, de pillage et d'exploitation ou bien à ceux qui échouent, tout en tenant compte du fait que les peuples soumis à la terreur ne respectent, jusqu‘à s‘y soumettre totalement, amnésiques et pusillanimes, que la force des vainqueurs quand ces derniers triomphent sans conteste.

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  • Jacques Sapir à propos de la question : contre Poutine, pourquoi cette haine des médias ?

                    

     

                    Dans les premières minutes de cette vidéo, avant l'intervention de ses invités, Jacques Sapir revient sur les raisons de cette haine à peine contenue de tous les médias contre la Russie de Poutine

    Parmi ces raisons, Sapir en a oubliée une dernière... pour être tout à fait exhaustif : Poutine ne nous achète pas d'avions Rafale (1). Dans le cas contraire, soyez assurés de ceci : pas un média, pas un journaliste ne se permettrait le moindre commentaire désobligeant, voire insultant, contre la Russie de Poutine ; un peu à l 'image du traitement réservé aux Monarchies du Golfe par ces mêmes médias : silence ou bien mensonge par omission.

                  Ce traitement de la Russie de Poutine par tous les acteurs - mineurs ou majeurs -, du récit médiatique de l'actualité internationale prouve s'il en était encore besoin, que tous savent qui il faut craindre et quoi car tous ont depuis longtemps compris qu'il n'y a pas de carrière politique, médiatique ou artistique pour quiconque s'oppose à ce maccarthysme des temps modernes qui n'admet aucune contestation ou remise en cause des choix économiques et géo-politiques de l'Occident : de Washington à Riyad en passant par Tel-Aviv...

                    Véritable chasse aux sorcières qui vous condamne à la relégation sociale.

     

     

    1. Quand j'écris "Poutine ne nous achète pas de Rafale", il faut comprendre : Hollande a cédé aux désidératas des USA ; pas de vente d'armes à la Russie et soutien aux sanctions économiques ; soumission qui pénalise notre économie à la hauteur de plusieurs milliards ; et puis ceci aussi : si l'on vendait des avions à Poutine, les médias n'y trouveraient rien à redire de toute façon. Retour donc à la case départ : si on vendait de l'armement à Poutine à la hauteur de 10 milliards (ce que pèsent les Monarchies du Golfe) parce qu'on enverrait balader les USA, les Monarchies du Golfe et Israël, jamais les médias... etc... etc... etc...
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  • Vous n’avez pas voulu d’un second tour Valls-Juppé… qu’à cela ne tienne : contents ou pas, vous aurez Macron comme Président !

     

     

    magritte, macron, serge uleski, présidentielle 2017

    ©Magritte, La décalcomanie, 1966©Magritte, La décalcomanie, 1966

     

     

                   Macron l’effacé ; Macron président qui s’effacera et la France avec lui ; cette France qui n’a pas cessé depuis 10 ans de sombrer dans le silence, anonyme, pour la plus grande satisfaction d’une Europe et d’un mondialisme qui entendent bien marginaliser tous ceux qui refuseraient de se soumettre à ses diktats financiers à grand renfort d’opérations guerrières car, ne nous y trompons pas : le mondialisme c’est bel et bien la guerre !

     

                    Dès Août 2016, le Système composé de tous les acteurs chargés de s’assurer que les Elections mettent en scène des candidats qui, s’ils peuvent prétendre sérieusement occuper l’Elysée, soient capables de faire en sorte que la donne reste la même...

    Le Système a donc compris qu’il ne fallait pas compter sur Hollande ni sur un duel Valls-Juppé à la prochaine élection présidentielle ; il a aussi anticipé le fait que Hamon et Fillon sortiraient vainqueurs de leur primaire respective. Or, le Système savait que Hamon serait un candidat minoritaire au sein de son parti et médiocre en tant que compétiteur : Mélenchon le mangerait trop cru ; de plus, un second tour Mélenchon-Le Pen n’était pas envisageable : à « gauche toute ! » d’un côté ; extrême droite de l’autre. D’où la nécessité de la candidature Macron avec un Fillon empêtré dans des affaires judiciaires pilotées par l’Elysée.

    Arrive alors un second tour Macron-Le Pen ; Macron l’homme au regard fixe et vide ; l’homme au sourire poli ; banquier, internationaliste béat, excellent valet qui a derrière lui des années d’obéissance - les serviteurs font de piètres maîtres -, un candidat en théorie assuré d’un bon report des voix de la droite (celles de Juppé et de Bayrou) et du centre gauche (celles de Valls). Mais c’était sans compter sur la colère de ceux qui ont vu la droite et la gauche expulsées de la campagne ; colère aux conséquences imprévisibles une fois dans l’isoloir le jour de scrutin.

                  Toujours à propos de Macron, candidat décalcomanie, réalise-t-on seulement que tous les intervenants des médias publics et privés voteront Macron ? Tous les universitaires carriéristes voteront Macron ! Une grande partie de la classe politique dont le parti ne peut plus leur garantir leur ré-élection – LR et PS – votera Macron elle aussi !

    Mais alors, après ça, qui continuera de soutenir que le monde est décidément mal fait ? Qui donc ? Le monde dans le chaos des bombes comme dans le silence des crèves-la-fin et des suicidés de demain n’a jamais été aussi bien organisé finalement !

     

                    Macron ? Vous avez dit "Macron" ?

                    Le projet mondialiste, de la commission européenne  aux lobbies des banques  et des multinationales  - ne pouvait pas mieux espérer : candidat sur mesure Macron, chouchou des médias dont les propriétaires ne peuvent que souhaiter la victoire ! Macron candidat, Macron faisant campagne, soutenu par l'Elysée et Matignon ainsi que par les grands-patrons du CAC40 (industrie du luxe, armement, agro-alimentaire)…

    Macron ! Encore Macron ! Candidat sans attache électorale ni mandat, candidat hors-sol comme les élevages et les cultures du même nom ! Avec Macron considéré comme le premier véritable « libéral » français depuis la « révolution » thatchérienne – on est maintenant ouvertement prévenus ; on ne pourra pas dire que l’on ne savait pas ! - c’en est fini de la France, ce caillou dans la chaussure des USA, de la commission européenne et du mondialisme depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

                    Mais alors, quelle est cette France qui votera Macron, candidat à l’œil vide, le regard absent, sans expression ; candidat  qui n’est jamais dans et avec ce qu’il dit, pour peu qu’il dise quoi que ce soit ? Qui votera donc pour lui, jusqu’à l’élire Président quand l’autre France ne se déplace plus pour voter depuis trente ans ?

    Macron élu, Macron Président, un Macron qui avait dans son équipe de campagne  un cadre des laboratoires Servier, démissionnaire  une fois démasqué, c’est assurément le dernier clou dans le cercueil  d’une France  désormais interdite de scène internationale, aphone, incapable de s’adresser au monde.

    Un candidat, Jean Lassalle, l’a dit et redit : « Nous les élus, nous ne sommes plus que les acteurs d’un théâtre d’ombres ». Bien sûr que le pouvoir est ailleurs, chez ceux auxquels le prochain « Président » tout comme ses prédécesseurs, devra obéir.

     

                  Hollande, Juppé, Valls hors-jeu ! Il est vrai que le système n’aime pas qu’on le prenne en traitre, par derrière qui plus est. Il se venge toujours.

    A l'heure où les conditions de la victoire de MLP n’ont été aussi favorables, autant dire, la victoire assurée pour quiconque se trouvera face à elle au second tour - second tour qui n’en est plus un par la force des choses ! - force est de constater que  « le système » a volontairement organisé ce face-à-face Macron-MLP ; un face-à-face anti-gauche et anti-droite ; un face-à-face « anti-second tour Mélenchon-Fillon » : le volet social chez Mélenchon lui est insupportable ; de plus, les deux candidats partagent avec plus ou moins de détermination une aversion pour un mondialisme aveugle ; et comme cela ne suffisait pas : tous deux cultivent une certaine idée de la France dans leur choix réciproque d’une politique étrangère d’équilibre et indépendante.

    Là encore, c’est bien tout ce que le système ne peut plus tolérer, même avec un Fillon capable de se compromettre avec la finance mondiale.

     

                        Certes, seules les crises provoquent des changements profonds (les pleins pouvoirs à Pétain en 40 avec le conseil de la résistance quatre ans plus tard ; la guerre d’Algérie, le Putsch et la 5è République avec l’arrivée de de Gaulle ; le Mai 68 ouvrier et estudiantin) ; pas de crise politique pas de changement politique ; c’est sûr ! MLP victorieuse – aussi improbable que cela puisse être -, peut toutefois représenter, crise majeur aidant, un bien pour un mal : celui d’une opportunité unique de provoquer une refonte complète de la vie politique car la droite et la gauche n’ont aucun intérêt au déclin et à la disparition tout en tenant compte du fait que le FN ne peut pas être une option ni pour le système ni pour une gauche de l’anti-système.

    De plus, le passé de la France - le positif comme le négatif -, l’interdirait. Aucun ralliement donc de la droite dite de gouvernement ne peut être envisagé par MLP sinon dans les marges, toutes petites marges.

    Moralement, personne ne peut se risquer à un ralliement à MLP : notez qu’une partie de la droite et tout le centre sont déjà partis chez Macron car Macron, cette nouvelle figure en carton-pâte qui fait tourner nombre de têtes, c’est l’avenir… l’avenir de tous ceux qui ne veulent rien lâcher : faut dire que l'on vit tellement bien et mieux sur le dos de tous les autres, tous arrimés et condamnés qu'ils sont à un salariat au salaire obscène d’une précarité haïssable !

    De plus, MLP a très peu profité des déboires judiciaires de la famille Fillon.

    Reste que… pour un électeur de gauche, seule l’abstention au second tour fait sens.

     

    ***

     

                        « … Vous n’avez pas voulu d’un second tour Valls-Juppé, un second tour du même avec le même… qu’à cela ne tienne : contents ou pas, vous aurez Macron comme Président ! »

                        Mélenchon, Hamon, Pierre Laurent, Jadot, Lafont patron de l'UDI, Fillon...  et c'est alors que tous devront appeler à voter Macron pour faire barrage à MLP le soir de premier tour car il ne sera pardonné à aucun d'entre eux de ne pas le fait.

    Que voulez-vous : le système est impitoyable et sans merci. Il prend tout et ne vous laisse rien. Il n’offre qu'une seule échappatoire : se soumettre, perdre son âme, et périr par la même occasion.

     

    ______________

     

    Pour prolonger, cliquez : La fuite vers Macron

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  • La traite négrière : selon que vous soyez puissant ou misérable…

                                             Le 10 mai la France commémore l’abolition de l’esclavage

     

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                  Selon vous soyez puissant ou misérable... blanc ou noir, "civilisé" ou pas…

     

     Cliquez :  La traite négrière : 315 années, 20.528 voyages et des millions de vies

     

     

    ***

     

    "Si ce sont les victimes qui jugent leurs bourreaux, il n’y a plus de justice. On règle des comptes. Mais alors, qui nous rendra justice ? La justice d’un raisonnement juste dans la justesse d’un affranchissement courageux et altruiste ?

    - Comment ça Matthieu ?

    - Quand on juge un crime, c’est la victime que l'on juge en premier. Alors, dites-moi quel regard vont porter sur cette victime ceux qui sont chargés de lui rendre justice et je vous dirai quelle sera la peine prononcée. Oui ! C’est bien la victime qu’on juge en premier. Toujours ! Et plus la victime nous est culturellement étrangère et géographiquement éloignée, plus magnanimes nous sommes quand il s’agit de punir et d’entretenir dans la mémoire collective toute l’horreur du crime. En d’autres termes : dites-moi, pauvres victimes que vous êtes, où et comment vous viviez avant qu’on ne vous asservisse, qu’on ne vous déporte et qu’on ne vous massacre... dites-moi aussi qui sont vos bourreaux et les juges de ces mêmes bourreaux - sans parler de leurs avocats -, et je vous dirai quelle sera la sentence prononcée et quelle place le crime perpétré occupera dans l'Histoire. Prenez la traite négrière...

    - La quoi ?

    La traite négrière Luc. Si cette Traite a dû faire des pieds et des mains pour se faire entendre et reconnaître, c’est bien pour la raison suivante : dans l’imaginaire d‘un monde civilisé et arrogant, les victimes ont quitté une condition jugée peu enviable pour une condition jugée guère plus avilissante. On leur a fait quitter une existence jugée primitive et précaire, aux mœurs d‘un goût douteux et leur déportation puis leur exploitation les ont plongés dans une condition jugée ni pire ni meilleure. On peut légitimement affirmer que le crime n’a pas remis fondamentalement en question leur condition de vie.

    - Oui Matthieu. Vu comme ça.

    - Comprenez bien une chose : ce qui était en cause, ce n’est pas la couleur de leur peau. Leur seul tort à eux tous, c’était d’être sans défense et éloignés culturellement et géographiquement de leurs bourreaux, dans un premier temps et puis, des juges et des historiens, dans un deuxième temps car, plus les bourreaux nous sont proches et plus leurs victimes nous sont culturellement éloignées, plus il nous est difficile de compatir et moins on compatit, plus légère est la peine et plus courte est la mémoire. Si on ne prête qu’aux riches, sachez qu’on ne prête qu’aux victimes civilisées toute l’attention que mérite le crime commis contre elles. Faites d’un peuple civilisé, un peuple d’esclaves et plus grand sera votre crime. Réservez le même sort à un peuple jugé primitif et votre crime sera vite oublié ou bien, minimisé.

    - T'as fini ? Bien Matthieu. Je peux peut-être y aller maintenant.

    - Y aller ? Mais où donc ?

    - Loin des victimes, des bourreaux et des juges ; que je n'aie plus à t'entendre.

    - Je reviendrai. Et vous m'entendrez à nouveau !"

     

     

                Extrait du titre : « Des apôtres, des anges et des démons »

     

     

     

    Pour prolonger... cliquez Des apôtres...

     

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  • Machiavel face à Don Quichotte

     

                  ou... l'Etat israélien face au petit Peuple palestinien.

     

                 Et pour ne plus y revenir...

     

    Tentative de reconstitution d'un monde qui gît épars, tel un puzzle dont les pièces ne seront jamais rassemblées puisque son image a été volontairement égarée.

    Tentative... d'une seule traite et dans un seul souffle !

     

                                       _____________

     

    Israël est un allié.

     

    Soit !

    Mais alors... il ne peut s'agir que d'un allié dont les pratiques appartiennent désormais à cette région du monde qui n'a de cesse de cultiver une incapacité au pardon et à la compassion envers quiconque ne possède pas les mêmes attributs religieux, ethnique ou politique : refus d'assumer ses responsabilités ; énergie redoublée quand il s'agit de pleurer ses morts comme pour mieux ne jamais interroger les causes ; fermeture ; propension à toujours trouver assez de corde pour se pendre ; donner un os à ronger aux populations arabes - toujours le même : Israël ! Et Israël de donner, en retour, un os à ronger aux israéliens - toujours le même : l'antisémitisme et les Etats arabes (et, de temps à autre, l'Europe). Désignation sans fin de bouc émissaires qu'on ira chercher chez soi ou bien, hors de ses frontières ou bien encore, hors de sa région : Etats-Unis, Europe, demain la chine et bientôt l'Inde - les chasseurs de bouc émissaires se déplaçant à la vitesse de la lumière.

    Toute une région donc, tout un monde auquel l'Etat israélien appartient aujourd'hui, sans l'ombre d'un doute, par son mode de pensée et par voie de conséquence, par son mode de fonctionnement et d’action. De cette région, il en a épousé tous les moeurs.

     

    Israël est une démocratie.

     

    Certes !

    Des élections libres sont régulièrement organisées, même si l'on est bien en mal de trouver une opposition digne de ce nom ; opposition qui s'est diluée à force d'incessants allers et retours entre majorité, opposition, majorité d'opposition et opposition de majorité. Les débats contradictoires vont bon train, les uns n'étant pas dans l’obligation d'écouter et d’entendre les autres.

    Si Israël est une démocratie, on ne pourra pas s'empêcher de penser qu'il s'agit là d'une démocratie dont le modèle serait la France des années 50 : Etat démocratique entre deux montées dans le Djebel et, - pour ne pas en être redescendus les mains vides -, deux séances de torture dans les caves d'Alger.

     

                                    ***

     

    Rebonds et échos ! (avec effet Larsen)

    En France, tensions communautaires sans nombre, vampirisassions par la question israélo-palestinienne de tous les débats touchant de près ou de loin à l'unité et à l'Histoire nationales d'hier, d'aujourd'hui... et de demain.

    Dépérissement de nos capacités de raisonnement et - par voie de conséquence - appauvrissement de l'analyse ! Impossibilité d'identifier toute cause susceptible d’engendrer des effets indésirables et contre lesquels - pourtant - des actions doivent être menées : les uns, ne voyant que les effets, les autres, que les causes.

    Quête identitaire incessante, au questionnement alambiqué, voire... labyrinthique, partagée par tous les acteurs en présence : "Qui suis-je, là où je suis ? Et quand j'y suis... y suis-je vraiment et avec qui ? Chez moi ou bien, chez eux ? Puis-je opter pour une sortie en douce chez un chez moi qui ne serait pas chez eux mais chez nous ?"

    Tout le monde est tenu de se prononcer et de se positionner : l'extrême gauche, les alter-mondialistes, les tribunaux, les rappeurs, les tribuns obscurs aux revendications si peu compréhensibles dans leur exposition ; et les intellectuels dont certains d'entre eux choisissent de se replier - parjure suprême - sur leur appartenance religieuse, ethnique ou bien, politique et qui, de ce fait, cessent d'être des intellectuels pour revêtir les habits de propagandistes.

    Et pour couronner le tout, la fin justifiant les moyens : culpabilisation, rackets moral et intellectuel, chantage à l'antisémitisme des uns, chantage au racisme des autres dans un labyrinthe infernal de règlements de comptes de toutes sortes, coups tordus, cris d'orfraie, mauvaise foi caractérisée, tartuferie à peine déguisée, pompiers pyromanes en tous genres ; et nombreux sont les cas qui relèvent plus de la médecine de l'âme (psychiatrie et psychanalyse), que d'un positionnement idéologique et politique, quel qu’il soit.

     

                                    ***

     

    Et puis là-bas encore, loin mais… tout près d'ici : l’Etat israélien et son armée, toujours à battre le pavé, vaillante, le cœur à l’ouvrage, accompagnée de ses sbires-mercenaires que sont les colons, le Hezbollah et le Hamas.

    - Le Hezbollah qui poursuit ses propres objectifs au détriment de l’unité libanaise et des palestiniens (et ce faisant, renforce la politique de l’Etat israélien) et dont les membres se lèvent chaque matin avec une seule idée en tête : lancer un missile sur Israël (missile le plus souvent inopérant, bricolé dans l'arrière-cour de leurs habitations et puis, parce que... faut bien occuper ses journées !!!).

    - Le Hamas qui remplit magnifiquement le rôle que l’Etat israélien lui a confié. Un Hamas qui – soit dit en passant - se contenterait bien d'un Etat palestinien en Cisjordanie seule, pourvu qu'il en soit à sa tête, tout en se gardant de le faire savoir publiquement pour ne pas démotiver ses troupes de choc.

    - Les colons que l'on déplace comme du bétail et qui suivent le mouvement : ligne rouge, ligne verte, devant, derrière, Nord, Sud, Est, Ouest....

    Et les autres colons, armés jusqu'aux dents, ceux-là, et qui ne bougeront pas ! (Boucliers humains, les colons ?)

     

                    L’Autorité palestinienne qui n’a d’autorité que le titre, ménageant, telle une chèvre à son piquet, le loup et l’agneau dans sa propre bergerie ; Autorité dont les dirigeants sont le plus souvent dans l'obligation de dormir à la belle étoile, en attendant qu'une place se libère, l'Etat israélien lui donnant, de temps à autre, un petit coup de pouce lorsque le Hamas outrepasse sa mission que ce même Etat lui a confiée.

                    Et les morts qui tombent des mains de tout ce beau petit monde, sans discrimination aucune, tout le monde étant la cible de tout le monde, alternativement, successivement : un contre un, deux pour un et puis finalement, tous contre tous pour effectuer le sale boulot de cet Etat qui prospère sur le dos du Peuple israélien (qui tente de vivre à l'intérieur des frontières reconnues par l'ONU), et plus grave encore, sur le dos du plus faible et du plus exposé : le petit Peuple palestinien.

                    Oui ! Le petit Peuple palestinien ! Celui qui n'a que faire des jeux de ping-pong et de yo-yo de l'Etat israélien et des fantasmes de ceux qui rêvent, dans le meilleur des cas, d'un état binational – vieille lune anti-sioniste -, ou bien, dans le pire... "Pas d'état du tout pour Israël !" mais un Etat dans l'état des Etats-Réunis au sein d'une gigantesque république islamiste qui s'étendrait du pôle Nord au pôle Sud !!!! Parce que... The more the merrier… pour un vaste hôpital psychiatrique en guise de monde !

    Jamais, dans l'histoire récente, un peuple n'a eu à faire face à une telle "coalition" rassemblée dans le cadre d'un tournoi, pour un jeu de massacre allègre, sous le patronage de cette machine infernale qu'est l'Etat israélien.

    Et avec quel brio !

     

                                      ***

     

    Machiavel... que l'Etat Israélien a lu dans le texte, entre les lignes aussi, en long, en large et dans les marges, allant jusqu’à compléter son œuvre de quelques chapitres supplémentaires pour une réactualisation qui s'avérait urgente : en effet, le Prince a revêtu les habits de la démocratie...

    Machiavel est hilare : l'élève a dépassé le Maître.

    Oui ! Hilare Machiavel ! Face au petit Peuple palestinien incarné pour l'occasion, dans la personne de Don Quichotte avec son espoir illusionné d'un avenir qui semble continuellement lui faire face mais… de dos, quand il trouve encore la force de se retourner, pour mieux le voir disparaître, cet avenir, la littérature chevaleresque des Accords d’Oslo ne lui étant plus d’aucun secours.

                  Halluciné, ce petit Peuple palestinien, son rêve en poche : pouvoir jouir un jour de la protection et de la compétence d’un Etat ; rêve qui est devenu aujourd'hui une nécessité absolue si ce peuple doit continuer d'exister dans des conditions que l'on qualifiera d'humaines. Un Etat debout sur ses deux jambes, dans toute sa plénitude pour offrir à chacun d'entre eux - chacun selon ses ambitions, ses aspirations et ses capacités - un environnement et un climat propices à un épanouissement qui leur permettra de s’ouvrir à l’infinité de tous les possibles.

     

                                    ***

     

    A vouloir organiser le pire pour les autres, on finit toujours par organiser le pire pour soi-même (était-il nécessaire de le rappeler ???)

    Quand l'Etat israélien, qui depuis plus de trente ans refuse obstinément d'être adulte et responsable, aura mené sa propre société à un point de non-retour, la boucle bouclée - isolement, dépérissement, atrophie - avec un mur pour la circonscrire et un couvercle pour la recouvrir, en boomerang d'une politique auto-destructive car, aucune société moderne dont l'Etat pratique un tel jeu, ne peut y échapper...

                   Ce jour-là, qu'à cela ne tienne ! A tout malheur une chose est bonne !

                   Oui ! Ce jour-là, l'Europe sera au rendez-vous ! L’Europe se fera une joie d'accueillir les meilleurs d'entre eux (ironie de l'histoire - retour à la case départ) pour leur permettre de développer ce génie dont ils ont su faire preuve tout au long des siècles car, comme par le passé, l'Europe saura offrir à ces femmes et à ces hommes ce que l'Etat israélien n'a jamais été capable de leur donner depuis 1967.

                   Pour sûr, on les bichonnera ! On en fera des prix Nobel. Et on sera gagnants ! Imaginez un peu : plus de philosophie, plus de peinture, plus de musique, plus de science, plus de littérature pour l'Europe !

                   Alors... laissez venir à nous les Spinoza, les Marx, les Freud, les Levinas, les Arendt, les Chagall, les Mahler, les Schoenberg, les Einstein, les Kafka, les Proust...

    Mais... de grâce ! Epargnez-nous, de grâce ! Gardez pour vous... tous ceux qui depuis 1967 n'ont eu de cesse d'organiser le malheur et le pire pour les autres et pour eux-mêmes, à savoir : la classe politique de cet Etat, les généraux de son armée et ses colons installés sur une terre sur laquelle la Communauté Internationale ne leur reconnaît aucun droit (la Cisjordanie), trouvant tout naturel d'y travailler, de s'y marier et d'y élever leurs enfants, une arme à la ceinture, sous la protection d'un barbelé, d'une jeep et de ses soldats.

     

                                  ***

     

    Dans un monde moderne (n'en déplaise à Machiavel !),

    Le plus fort n'a qu'un devoir : rendre justice au plus faible, et plus encore lorsque ce dernier est abandonné par ceux qui - issus de ce même peuple -, n'ont ni l'intelligence et/ou l'amour nécessaires pour mener à bien cette entreprise - leurs objectifs chimériques, fantasmés à satiété, passant avant toute autre considération.

    Le plus fort restant le plus fort dans le cas de figure qui nous occupe, dans un monde moderne...

    Le plus fort s'interdit d'attiser la haine et d'encourager toute attitude susceptible de condamner le plus faible à ne jamais voir la fin de son calvaire.

    Ce n'est pas seulement une question de justice, c'est aussi une question d'HONNEUR !

                  

     

    P.S : Au sujet de la revendication d’un Etat binational - revendication formulée le plus souvent par des individus qui vivent en dehors de la région concernée.

    Cette revendication qui n’est qu’une manière détournée de "détruire" l'Etat israélien de l'intérieur, n’a aucune légitimité puisque dans cette région, elle n’est formulée par aucun de ceux qui sont directement concernés par la création d'un Etat palestinien, à savoir : le peuple palestinien, les Etats arabes qui reconnaissent l’Etat d’Israël en tant qu’Etat juif (et les autres Etats arabes qui attendent de pouvoir le faire une fois que l’Etat israélien se sera retiré de la Cisjordanie ) ; et l’Autorité palestinienne qui n’a qu’un souhait : un Etat qui lui soit propre (même le Hamas se contenterait bien d’un Etat en Cisjordanie seule ; à condition, il est vrai, qu’il soit assuré de le diriger).

    Alors, à quoi bon être plus royaliste que le Roi, à savoir : le Peuple palestinien, ses représentants et les Etats arabes de la région ?

     

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