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  • Eloge du risque... quand tout est risque

     

                        La philosophe, psychanalyste, éditrice et écrivaine Anne Dufourmantelle est décédée accidentellement le 21 juillet à l'âge de 53 ans ; courant tous les risques, elle s'est noyée en secourant deux enfants.

     

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                     Billet publié en 2011 

     

     

    Dans cet ouvrage, Anne Dufourmantelle, philosophe et psychanalyste (personne n'est parfait !) interroge "...le risque dans ce qui ne permet ni son évaluation ni son élimination ; le risque, cet engagement du côté de l’inconnu, du non-savoir ; un pari face à ce qui ne peut se trancher ; le risque qui ouvre la possibilité de l’inespéré. »

     

               Dans une société où l’assurance s’impose dans tous les domaines, la promotion du risque zéro et sa défense sont devenues inutiles : puisque ce risque zéro va de soi. Dans cette perspective, si on accepte plus facilement des délinquants riches et puissants à la tête des Etats et des multinationales - des délinquants éloignés de nous ; en revanche, les voleurs de scooters et de voitures, eux plus proches, n’auront qu’à bien se tenir ! -, malheur à celui qui fera courir un risque à qui que ce soit !

    Et l’auteure de s’interroger : « Que devient une culture  qui ne peut plus penser le risque sans en faire un acte héroïque, une pure folie, une conduite déviante ? »

    On proposera la réponse suivante : le goût du risque suppose une manière d’être au monde. Aussi, si le risque, même calculé, fait la part belle au hasard… la recherche du risque zéro annonce sûrement la mort de la relation, de toute relation à l'autre, la coupure de tous les liens : c'est la machine qui ne se trompe jamais dans ses calculs.

    Et là, on peut accorder quelque crédit à l'auteure même si...

              Suspendu, le funambule risque la chute. Prendre le risque d’être en suspens comme on suspend son jugement, une décision, être en réserve alors que tout vous incite à agir, à trancher… c’est prendre le risque de l’indécision, du doute ; et celui qui doute encore est tout sauf fou, ce qui, aujourd’hui, est un bien des plus précieux

    Pour cette raison : vive le refus du risque !

    Prendre le risque de la passion qui n’est recommandée par personne car on la dit destructive, c'est accepter de tout perdre, son identité, ses repères, c’est aussi se préparer à subir encore et encore ; et si ce risque-là nous détruit, du moins nous fait-il courir la chance d’une élévation incomparable.

    Prendre le risque de l’immanence n'est-ce pas prendre tout simplement le risque de vivre sans le secours d’une religion complaisante, démagogique et castratrice ?

    Qui nous en blâmera donc ?

    Prendre le risque de la tristesse dans l’espoir qu’elle nous guidera jusqu’à une pensée vraie, profonde, après une séance de larmes, juste avant l’apaisement…

    N'est-ce pas faire preuve d'un optimisme qui cache mal une tendance masochiste ?

    Et puis,  qu'en est-il du risque suivant : le risque de l'oubli ? A une époque qui révère la mémoire comme jamais auparavant, même et surtout sélective, une mémoire instrument de domination… l’auteure oubliant de mentionner ce risque d'oubli, ce droit à l'oubli mais... appliqué à la psychanalyse cette fois-ci, la discipline de notre auteure ; la psychanalyse donc, cette sangsue pour laquelle rien ne s’oublie car rien ne se perd jamais vraiment.

    Quant au risque de la liberté, aller au devant de soi, là où nous ne sommes pas encore pour n’avoir jamais osé s’y rendre, de peur d’échouer et d’en revenir défait ; prendre le risque d'agir... par les temps qui courent et qui ne pardonnent rien ni ne vous laissent que rarement une seconde chance... qui portera un jugement défavorable sur cet autre refus ?

                En revanche, l’angoisse aussi est un risque que l’on aimerait ne pas avoir à courir alors qu’elle est le propre de l’homme ; celui qui n’a pas connu l’angoisse, celui qui la refuse lorsqu’elle arrive préférant le secours de la pharmacopée, n’est-il pas tout simplement sur le point de refuser la vie en lui, son humanité indépassable ?

    Quid de l’enfance et du refus de la quitter, elle et ses contes magiques ?

    Prendre le risque de se défaire de l'enfance n'est-ce pas, là encore, courir au devant de toutes les déceptions puisque c'est accepter que le réel soit la base à partir de laquelle tout peut être remis en cause car il n’est de réel que ce qui peut être déconstruit ?

    Risquer l’inconnu, risquer l’amour, et la dépendance, risquer le refus de l’autre, risquer la beauté, ne vivre que pour elle, le difficile, le rare...

    Prendre le risque de désobéir après avoir longtemps obéi, risquer le scandale, la rupture, risquer la parole, celle qui provoquera une catastrophe ou bien le merveilleux...

    Qu'en est-il du risque de la mort… à l’heure où l’humanité des pays hyper-développés n’est pas loin d’exiger l’immortalité comme un droit inviolable, sans doute en compensation de l’escroquerie d’une organisation de l’existence avec sa promesse jamais tenue d’un progrès émancipateur et infini : elle refusera de partir cette humanité, elle s’accrochera le plus longtemps possible jusqu’à ce qu’elle ait obtenu réparation avant de lâcher prise enfin disposée à risquer sa vie propre avant de l’exposer au monde et à sa sanction ; imprudence fatale, ou bien acte délibéré de malveillance... on aura alors pris le risque de faire perdre celui qui ne veut à aucun prix que quiconque lui fasse courir un tel risque car, quand il n’y a pas de place pour deux, il n’y a de place que pour celui qui sait faire prendre à l’autre tous les risques, et plus particulièrement celui qui lui sera fatal

     

     

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                 Une belle écriture que celle d'Anne Dufourmantelle, une écriture propre sur elle (une douche matin, midi et soir, sans doute après chaque éruption de l’âme) ! Quelques trouvailles stylistiques plaisantes qui n'évitent pas... préciosités (1) et maniérismes (on devine l’auteure bien née) accompagnées de quelques vérités bien senties sur nos désordres les plus intimes, à la fois littéraire et poétique, ce qui ne gâche rien par les temps qui courent à toute allure vers la non-écriture, on pourra néanmoins déplorer un recours excessif à des poncifs tels que… «  On n’en reviendra jamais d’être né d’une autre et d’être pourtant seul, d’avoir à mourir seul » ; véritable fonds de commerce de la psychanalyse qui nous renseigne davantage sur ce qui fait un psy, ses motivations, le pourquoi et le comment, plutôt que son patient, car on ne meurt jamais seul ; tous ceux qui sont aimés et qui ont été aimés le savent : on meurt entourés de ceux que l’on quitte et de ceux qui nous ont "quittés" et qui n’ont jamais cessé d’être présents à et en nous-mêmes.

                Dans cette énumération enthousiaste, d’un optimisme béat de tous les risques à notre portée, difficile de ne pas se figurer une Anne Dufourmantelle occupée à passer le plus clair de son temps assise dans un fauteuil à écouter ceux qui ont pris tous les risques, et le premier d’entre eux : le risque de vivre ; aussi, avec cette énumération quasi exhaustive de tous les risques à prendre ou à éviter - c'est au choix ! -, grande est la tentation du lecteur de suggérer à l’auteure de prendre le risque suivant : quitter son fauteuil de psychanalyste et sortir là où la vie et la philosophie trouvent leurs interrogations les plus pertinentes et les plus fécondes : dans l’expérience de la rue, les trottoirs, et pourquoi pas : le caniveau, les fosses septiques, les égouts... jusqu’aux stations d’épuration et leur traitement des eaux usées car, il y a des expériences qui en valent bien d’autres : sales et nauséabondes.

                 Pour sûr, il manque à cette énumération de tous les risques disponibles ceux que l’on ne choisit pas de courir ; ces risques que l’on vous fait prendre, ici et ailleurs, que l’on impose à des milliards d’individus dans le monde ; risques qui touchent à leur condition de vie à tous, condition d’être au monde, ou bien plutôt, condition de n’être au monde qu’un moyen, qu'un instrument au service d'une optimisation de l'exploitation de la "ressource humaine" - hommes femmes et enfants confondus -, sans fin, jour après jour ; ce qui, certes, n’enlève rien à Anne Dufourmantelle, pas plus qu’à ses séances de psychanalyse que l’on peut facilement imaginer tarifées à 200 euros la demi-heure (net d'impôts) à en juger par sa clientèle et les nombreux comptes rendus qu’elle nous en fait : une séance par risque donc ! C’est là sans doute le prix d’une écoute dite flottante...

    Après tout, tant que le navire ne coule pas et que personne ne se noie autrement que financièrement…

     

    ***

     

               Il y a une qualité qui ne se mérite pas et qu’on n’achètera pas non plus, car elle ne se vend pas ; cette qualité, elle se donne gracieusement à quiconque souhaite l’acquérir : c’est la juste évaluation des risques que l’on court... et plus encore, lorsque l'on court le danger de les courir tous ; évaluation à des fins d’anticipation qui nous permet d’entrevoir ce que l’on s’évertuera à nous cacher aussi longtemps que notre engagement servira, non pas notre intérêt - celui de notre propre existence sur toute une vie - mais ceux des autres, pour le temps qu’il leur sera donné de nous les confier pour les faire fructifier. Car, personne ne nous préservera, aujourd’hui moins qu’hier, depuis qu’on nous sommes tous sommés de nous exposer et que, pour cette raison, tout est risque dans une société qui ne pardonne rien à personne, la haine de l'échec au ventre.

     

     


    1 - On ne devrait jamais se regarder écrire, comme d’autres s’écoutent parler ; le meilleur auteur est sourd et aveugle ; il ne doit faire confiance qu’au génie de son intuition et de son instinct ; animal,  brutal et barbare. Alcoolo-tabagique, un auteur doit pouvoir puer de la gueule (des pieds aussi, et de la queue... accessoirement !) ; seul Proust fait exception, c’est vrai ! Et c’est sans doute la raison pour laquelle personne ne le lit excepté ceux qui en parlent parce qu’ils sont payés pour ça.

     

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     Anne Dufourmantelle à l'occasion de la sortie de "Eloge du risque".

     

    Lien permanent Catégories : AA - Serge ULESKI, littérature et essais 0 commentaire
  • Netanyahu à Paris ou quand le cynisme d’un anti-humanisme éhonté triomphe sans conteste

     

     

    netanyahu à paris pour commémorer la rafle du vel div avec emmanuel macron

                   Emmanuel Macron n’aura pas attendu longtemps pour nous révéler ceux qui ont fait de lui le 8è Président de la 5è République en mai dernier. Après la Banque et le CAC 40… le lobby israélien et ses relais ici sur notre sol : la LICRA et le CRIF.

    En recevant le premier ministre israélien à l'occasion de la commémoration de la rafle du Vél d'Hiv, Macron est bel et bien dans la continuité d’un Sarkozy et d’un Hollande : en effet, ces trois locataires de l’Elysée n'ont pas cessé de céder - et cèdent encore - face aux groupes de pression pour lesquels la dégradation de l’image de la France à l’intérieur comme à l’extérieur importe peu car, aujourd’hui, force est de constater que ce sont le CRIF, la LICRA, le complexe militaro-industriel et la Commission européenne et ses oligarques qui président. Des groupes de pression qui ont fait de la France un pays « respecté » par les salauds seuls et leur politique d’un cynisme dévastateur et criminel… qu’il s’agisse des USA, d’Israël ou des Monarchies du Golfe.

    Dont acte.

     

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                  Et c'est encore cinq années d'une France supplétive, une France que l'on ne sait même plus comment nommer tellement elle sème le ressentiment et la colère comme d'autres le vent et la tempête.

     

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    Pour prolonger, cliquez : De la rafle du Vél d'Hiv à l'opération "bordure protectrice"

    Lien permanent Catégories : Israël : judaïsme, sionisme et colonisation 0 commentaire
  • Serge ULESKI - ouvrages et entretiens

    Soutenir un auteur, c'est le lire et en parler autour de soi

    Merci à celles et ceux qui me soutiennent en commandant mes ouvrages

     

     

     

    ____________de l'Art, de la littérature et autres considérations

     

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                 Présenté sous la forme d’un Abécédaire, le matériau de cet ouvrage a pour origine le blog de l’auteur ; les articles reproduits ici appartiennent aux deux catégories suivantes : « Littérature, auteurs et écriture » - « Artistes pour, envers et contre tous »

               Angot, Antonioni, Arendt à propos de la crise de culture, Michel Audiard père et fils, Bobin Christian, Céline, Camus et Sartre, Casanova, Césaria Evora, Virginie Despentes, Dieudonné, Marcel Duchamp, Clint Easwood, Finkielkraut, de Funès, Godard, Haenel, Houellebecq, Lanzmann et d’autres encore… comme autant d’entrées et de sorties vers une meilleure, sinon une autre compréhension des auteurs, des artistes et autres, tantôt controversés, tantôt unanimement salués.

     

    Pour prolonger, cliquez : Art et culture et Littérature et écriture

     

     L'ouvrage est disponible ICI

     

     

    ____________des apôtres, des anges et des démons

                                 

    des apôtres, des anges et des démons serge uleski amazon


          

                « Le monde moderne regorge de disgraciés obscurs, de déclassés sans nombre, d'otages en sursis dans l'attente de la sentence que ne manquera pas de prononcer une organisation de l'existence qui a pour seul moteur : la haine de l'échec. Alors... aujourd'hui, sans honte et en toute impunité, et sans risquer d'être contredit, on peut crier à l'endroit de tous les Bouvard et Pécuchet et Don Quichotte de la réussite : Malheur aux ratés ! »

                Ce récit réunit dans le fond et dans la forme, les caractéristiques du roman, du conte, de l'essai et du pamphlet jusqu'aux confins de l'ironie et de la satire.

    Les trois premiers chapitres nous présentent un à un, Matthieu, Gabriel et Luc ; le lecteur aura tout le loisir de définir ce à quoi ces trois figures se rapportent, même si l'on peut d'ores et déjà parler d'abandon, d'échec et de folie, tantôt douce tantôt amère.

    Le quatrième chapitre introduit une dernière figure - Paul - et réunit, pour la première fois, les quatre personnages dans un même lieu, au cours d'une soirée d'une brutalité insoupçonnable.

    Le cinquième et avant-dernier chapitre abandonne Matthieu, Gabriel, Luc et Paul. Maintenant seul, comme coupé de ses personnages, un destin funeste viendra percuter de plein fouet notre narrateur.

    Dans le sixième et dernier chapitre qui n'occupe qu'une trentaine de lignes, une nouvelle voix se fait entendre en nous livrant une des nombreuses clés possibles de cette épopée.



    Thèmes abordés : le journalisme, la médecine, les femmes, la traite négrière, le show-business, l'art contemporain, la publicité, le marketing, le milieu de l'édition, le couple, la vie urbaine, l'évolution de notre espèce, la guerre, le ressentiment et la revanche de "classe", l'ingénierie sociale, l'anthropologie politique et la génétique.



              Texte libertin, assurément ! Dans la tradition du 18è siècle (Diderot ?) : libertinage de libre penseur dans l'exercice d'une prospective qui ouvre la porte à toutes les fictions sociales et politiques.

     

               A propos "Des apôtres..." cliquez entretien avec l'auteur

     

                       Extrait proposé - cliquez   Des apôtres extrait.pdf

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    Extrait audio

     

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    ________Cinéma ! De film en film, de salle en salle

     

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                    Cinéma qui ne cessera jamais de hanter nos mémoires... sons, images, voix, musiques, lieux, acteurs, réalisateurs, auteurs, scénaristes, compositeurs, décorateurs, monteurs (le plus souvent monteuses), chefs opérateurs...


    Cinéma d’hier, de demain, encore à naître...

    Cinéma mort-né !


    Et puis, l’autre cinéma, déjà perdu pour tout le monde : films dont les scénarios dorment à jamais au fond des tiroirs ou dans l’imaginaire de ces mêmes auteurs, cinéastes et producteurs.

    Le Cinéma nous offrira toujours plus que ce qu’il nous donne à voir, à entendre et à comprendre. Art métaphysique par excellence, quand il y a « Cinéma », il y a… transcendance, toujours !

    A la fois indéfinissable et irrésistible, ce à quoi nous sommes confrontés est bien plus grand que nous… spectateurs ! Bien plus grand, et bien plus haut aussi !

    Transcendance donc, et puis… immanence !

    Car, cette imposante confrontation avec tous les réels qu’est le cinéma nous est bien destinée ; elle nous rejoint et nous aussi ; et c’est ensemble que nous cheminons.

    Aussi… à chacun son cinéma !

    Et c’est alors qu’on pensera à un FILM UNIQUE qui réunira tous les films... pour que jamais on n'en soit séparés et qu'on ne les oublie...

     

     Pour prolonger, cliquez : Serge ULESKI sur le cinéma

     

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    ___________Je me souviens

     

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              Work in progress par définition, et puis... par nécessité aussi, sinon par nature, ce "Je me souviens" puisqu’on n’en finit jamais de se souvenir comme on ne cesse jamais d’oublier !


    Dans la première partie de cet ouvrage, et dans une certaine mesure, l'esprit de mes "Je me souviens" s'inspirera des "Je me souviens" de Georges Perec venus tout droit de chez Joe Brainard dont, aujourd'hui encore, nul ne sait de qui il s'est inspiré pour écrire ses "I remember".

    Dans la seconde partie, c'est de... demain dont je tenterai de me souvenir : de demain... dans... disons 50 ou 100 ans.

                Quant à savoir si ma tentative aura pour but de " retrouver un souvenir presque oublié... commun, sinon à tous, du moins à beaucoup" …

    Comme il s'agira de demain, on comprendra aisément que cette section s'adresse en priorité à des lecteurs qui ont une très bonne mémoire de l'avenir : pas du leur mais de l'avenir de ceux qui les suivront et qu'ils auront - par voie de conséquence -, précédés de peu mais suffisamment pour qu'ils les considèrent déjà - tous ces suiveurs -, comme leurs successeurs.

     

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    ___________Pièce à conviction

     

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    La vérité, c'est aussi et surtout dans les faits divers que vous la trouverez.

     

               Vous vous demandez dans quel monde vous vivez, dans quel pays, dans quelle ville, dans quel quartier ? Intéressez-vous donc aux faits divers et ne relâchez pas votre attention car tous ces faits divers sont aussi et surtout, des faits emblématiques de notre société qui demeure - quoi qu'on en dise - indomptable malgré tous ses garde-fous.

    Miroir déformant ou pas, le fait divers - pour peu qu'un traitement responsable lui soit réservé - viendra nous rappeler des logiques de comportement que l'on croyait révolues, une géographie urbaine ou rurale insoupçonnable, des conditions de vie scandaleuses mais aussi : mille transgressions, mille intolérances, mille traumatismes, mille injustices...

    Si la rubrique des faits divers est souvent celle des pauvres - rubrique-tombeau que personne n'ira fleurir - elle est aussi celle des fous.

     

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    NB : ce texte n'est pas un polar !

     

                Trois longues années à découvrir les cadavres de dix adolescentes. Trois ans d'enquête à interroger des dizaines de suspects et des centaines de témoins éventuels, jusqu'au jour où l'on découvre dans le baluchon d'un sans-abri mort de froid, huit carnets. Après la lecture de ces carnets, la police ne tardera pas à faire un rapprochement entre ce cadavre et les viols et meurtres des dix adolescentes. Ce sont les analyses scientifiques qui finiront par établir avec certitude la culpabilité de l'auteur de ce "Journal" désormais considéré comme... "Pièce à conviction".

     

    Ce qui ne vous tue pas... fait de vous... un monstre !

     

    Comment revisiter le monde érotique et cruel du Marquis de Sade et chez Lautréamont, les forces obscures de l'irrationnel et de l'inconscient ?

    Ce récit est une tentative de réponse loin de toute analyse psychologique. D'où la forme adoptée : celle du "Journal intime".

    Parole de tueur donc ! Loin de la parole psychiatrique et, en ce qui concerne la parole du journalisme d'enquête, cette dernière est réduite à sa plus simple expression : celle de l'exposition des faits.

     

    Choix stylistique : celui d'une écriture subliminale censée incarner l'enfermement de notre tueur dans la négation de la réalité et du caractère injustifiable des actes qu'il commet. Des coupures de presse, insérées tout du long, renverront sans ménagement le lecteur à cette réalité décidément... têtue ! Aussi têtue que les faits qui nous sont rapportés dans ce journal.

     

     

    Extrait proposé - cliquez :  Pièce à conviction carnet 6 extrait.pdf

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                                                                        Extrait audio

     

     

     

    Entretien avec l'auteur : cliquez Pièce à conviction

     

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    ________Serge ULESKI - Morceaux choisis

     

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                La réalité psychologique de l’écriture est très complexe : tactique et stratégie y occupent une place importante. L’inspiration n’est pas tout : le but que l‘on s‘est fixé importe aussi.

     
    Comme un poisson dans l'eau... dans le vrai comme dans le faux, dans le bien comme dans le mal jusqu'à brouiller leurs frontières... pourquoi pas ? Tout en sachant comme nous le savons maintenant, que nous avons tous de bonnes raisons d'être ce que nous sommes et de le penser aussi (que nous avons de bonnes raisons) ; et bien malin ou présomptueux qui saura opposer La Vérité - et toute la vérité ! - au mensonge et exalter le Bien comme pour mieux conjurer tout le Mal qui est en nous et ce, sans sourciller et douter une seule seconde, insoucieux du fait suivant :

                Ce qui est... n'est pas ! Car il s'agit toujours d'autre chose ; autre chose et autre part... et puis, ailleurs aussi.

     

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                 Rédigé sous la forme d’un Abécédaire, le matériau de ces morceaux choisis est issu des textes de l’auteur – romans et récits -, chez AMAZON ou bien, à paraître très prochainement chez ce dernier.

     

     Pour prolonger, cliquez : Littérature et écriture

     

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    _____Dieudonné, une résistance inespérée

     

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                   Banni des médias dominants - presse, télés, radios - depuis plus de dix ans à la suite d’un sketch sur FR3 qui mettait en scène un colon juif de Cisjordanie… Dieudonné a essuyé tous les affronts tout en faisant l’objet d’un nombre incalculables de mesures vexatoires et liberticides.

    D’une résistance et d’une persévérance hors du commun, Dieudonné a tenu bon ; et son public n’a jamais été aussi solidaire et nombreux qu’aujourd’hui.

     

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                   Que l'on ne s'y trompe pas : « raconter » Dieudonné, ce phénomène... ce n'est pas seulement parler de Dieudonné ; c'est aussi, et surtout, s'intéresser à tous ceux qui ont tenté de l’empêcher de travailler et d’exercer librement son Art.

    Dates, noms, faits et gestes, ce qui a été dit et écrit par les uns et par les autres… raconter Dieudonné, c'est mettre à jour le fait suivant :  de cette étude, de cet examen, ni les magistrats, ni les médias, ni la classe politique, ni les gouvernements n'en sortent grandis, et moins encore les associations communautaires acharnées à abattre professionnellement et socialement un humoriste fils spirituel de Molière, de Voltaire et d'Alfred Jarry.

                   Ces chroniques sont présentées dans leur chronologie… de 2007 à aujourd’hui. On pourra ainsi mesurer l’évolution des analyses de l’auteur et le chemin parcouru par celui-ci vis-à-vis de la démarche d’un Dieudonné artiste et activiste politique.

     

    Pour prolonger, cliquez  : le phénomène Dieudonné

     

     L'ouvrage est disponible ICI

     

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                     Et si en littérature, le meilleur personnage qui soit était le lecteur ?! Car, n’est-ce pas le lecteur qui « fait » le livre ?

    Il suffit de penser à tout ce qu’un lecteur est capable d’investir dans la lecture d’un texte : le pire comme le meilleur !

     

     

    ___________Paroles d'hommes 

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                  Arrive un jour où l'on décide de tout quitter pour échapper à tout ce qui nous empêche d’être... ce que l‘on croit pouvoir être, pensant à tort qu’il est encore possible d’être quelqu’un d’autre. Sur son chemin, on croise le rédacteur en chef auto-proclamé d'un magazine à la publication aussi hasardeuse qu'hypothétique ; ce personnage qui est aux sciences sociales ce que Knock est à la médecine, a comme projet un reportage sur une communauté rurale soupçonnée d'abriter des hommes aux mœurs d’une sauvagerie inqualifiable.

    Sans emploi et sans attaches, pensant n'avoir plus rien à perdre, ayant déjà tout perdu ou presque, on se dit : "Pourquoi pas ? Allez ! Va pour l’enquête ! Et puis... vogue la galère !" On prend la route. Les rencontres et les interviews se succèdent, l'enquête progresse mais... patatras ! L’itinéraire emprunté est un piège, et notre enquêteur malheureux progressera pas à pas vers une crucifixion sans gloire, sans honneur et sans rédemption.

     

    Thèmes abordés : l'impossibilité du pardon - La trans-sexualité et la question ontologique - Pulsions libidinales : frustrations et conflits - L'incommunicabilité - Le dépit amoureux et la trahison - Manipulation : mensonge et/ou vérité ?

    Et bien d'autres thèmes encore puisque... comme annoncé précédemment : "Ce qui est, n'est pas car il s'agit toujours d'autre chose... autre chose et autre part... et puis, ailleurs aussi !"

     

    Choix stylistique : cette farce tragique est écrite comme on diffuserait un événement en direct : dans l'urgence, caméra sur l'épaule.

     

     

    Entretien avec l'auteur : cliquez Paroles d'hommes

     

     

    L'ouvrage est disponible ICI

     

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                   En tant qu'auteur, on peut n'avoir qu'un souhait : que son projet d'écriture, une fois arrivé à son terme, se transforme en un véritable projet de lecture de la part du lecteur.

     

    __________Cinq ans, cinq nuits

     

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    Prix  "Littérature et Internet" Edition 2014

     

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                    Seul existe ce que l'on fait exister, avec détermination, après un travail acharné, pour ne pas se contenter, négligeant et sans courage, de le rêver.

                     Substituant à une vie conjugale en situation d'échec une voie large et resplendissante qui devra la mener jusqu'à son parachèvement, une femme se propose d'intervenir dans son propre destin. Une rencontre, comme un nouvel éclairage inattendu sur une existence qui semblait à jamais figée, avec celui qui deviendra très vite son amant, et c'est l'ébranlement de tous les repères, l'abolition de tous les interdits.

    Dépendance totale ! Absorption, fusion ! A l'effort que fournira cette femme pour échapper à l'étouffement, on pourra mesurer la puissance de sa réaction contre un mariage insipide, sans souffle et épuisé. Dans cette quête d'un Nouveau Monde - fief de tous les excès - dans ce réarmement contre les forces de la désagrégation, ce sont vingt années qu'elle rachètera et expiera auprès de cet amant-étoile décroché contre toute raison ; vingt années d'une existence qui n'a connu de la volupté que le regret de son absence.

    Une ambition d'une intelligence folle et subversive, cet érotisme qui ne produit rien et qui n'a qu'un seul but : s'extraire d'un monde interdit d'extase. Mais... pour plus d'un, pour plus d'une, un outrage ce sursaut, cet élan, cette ambition démesurée !

    Alors... rien, non rien, ne lui sera épargné ni pardonné.

     

    ***

    Thèmes abordés : l'extase et la volupté, le culte de l'Autre, l'absence et le manque, vie conjugale et atrophie.

    Choix stylistique : préciosité et emphase jusqu'à l'exubérance et parfois même, l'extravagance mais... à dessein - bien évidemment ! -, puisqu'à la source de ce choix, on trouvera une provocation en règle et un procès d'intention contre toutes les formes de dépréciation de soi et contre une organisation de l'existence qui a pour seule mécanique infernale : la soumission à un moins-disant émotionnel et érotique qui engorge tous nos désirs.

     

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    Soutenir un auteur c'est le lire et en parler autour de soi

     
     

    ______________LA CONSOLATION

     

     

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                                     "Comment vivre sans choisir ? Comment vivre sans inconnu devant soi, sans espoir d'inédit, d'inattendu et d'inouï ?"

     

                Ce texte se déploie autour d'une femme divorcée après 25 ans de mariage. Les cinq premières années qui ont suivi son divorce sont des années fastes : elle recouvre, sa liberté. Mais très vite, à cinquante ans passés, c'est l'impasse : celle d'une organisation de l'existence au jour le jour.

     

                                "Depuis son divorce, voilà trois ans, elle a pris la vie, l'a quittée, l'a reprise, faisant l'impasse sur des jours, des semaines entières pendant lesquelles rien ne se passait et puis, hésitante, elle y est revenue à cette vie qui est la sienne aujourd'hui."

     

                La forme de ce roman est discursive. Le narrateur alterne le "elle" (le personnage de la femme), le "nous" (le personnage intégré à la communauté humaine) et le "on" que le lecteur (femme ou homme) aura tout le loisir de s’approprier ; il personnalise pour mieux dépersonnaliser, son personnage s'effaçant au profit d'une réalité plus vaste qu'elle : la condition de toutes celles - et accessoirement, de tous ceux - qui partagent... sa condition.

     

                               "Pourquoi nos vies seraient-elles si différentes puisque nous suivons tous, à quelques exceptions près, le même chemin ? Ne sommes-nous pas tous issus de la même branche, du même arbre, fruit d'une nécessité commune dictée par une loi dont les règles ne nous laissent guère le choix quand il s'agit de quitter les racines qui nous ont vus naître ?"

     

                Ce titre compte onze chapitres ; au neuvième, le lecteur possède tous les tenants et les aboutissants du personnage. Arrivent alors les deux derniers chapitres : le personnage a 55 ans et son destin, produit d’une sélection impitoyable, sera parfaitement accompli.

    Destin non conclusif, toutefois, puisque le lecteur se verra proposer un épilogue à deux voies, l'auteur ayant décidé de ne pas trancher.

     

                  Thèmes abordés : divorce, célibat, la souffrance au travail, la maternité, deuil, pardon et mémoire. 

           

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    _________CONFESSIONS D'UN VENTRILOQUE

     

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                 Et si nous nous taisions ? Oui ! Nous taire pour mieux tendre l'oreille...

    Vous l'entendez maintenant ? L'entendez-vous cette plainte ?
      Elle gonfle. Elle exhale. Elle pousse ! Elle enfle. Elle est énorme à présent, et dans un instant, elle va éclater... Et tout s'achèvera en larmes, bien sûr.

     

    ***


                   Qui parle quand on parle ? Qui parle à qui ? Et qui écoute qui ?

                  Une voix s'est imposée à moi ; une voix venue témoigner et confesser un enfant martyr, le meurtre d'une femme, le décès accidentel d'une autre, une résistance aussi héroïque que vaine, et pour finir : un vieillard désabusé. De quoi remplir une vie... sans aucun doute !

    Composé de touches d'imprécations, de réflexions, de déclamations, de soliloques joints en forme de dialogue, d'impulsions violentes et de moments de silences, ces confessions sont une tentative d'écriture atonale qui offre la possibilité de lire les quatre premiers chapitres dans l'ordre que l'on veut ; ce qui devrait autoriser un grand nombre de combinaisons de lecture.


    Thèmes abordés : l'irrécusable douleur de l'insurmontable ; la révolte face au tragique dans l'existence, et l'espoir de la résilience.

     


     
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    ______Les brèves (plus ou moins brèves) de Serge ULESKI

     

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                  La vérité tient en quelques mots, et le mensonge... en tout un roman.

      

                 

    En proie à la nostalgie... 

    Et si, ce qui nous attire, nous séduit, nous émeut dans tout ce qui touche de près et de loin à hier, était le fait que ce morceau de vie qu'est le passé, est derrière nous ? Et on ajoutera, soulagés : "Ouf ! Plus de peur que de mal !" 

    Car... qui nous rappellera que vivre demeure une expérience que l'on préféra toujours avoir derrière soi et non... devant ?

     

     

    Fragments, figures de style, effets rhétoriques, parfois satiriques ou caricaturales…

    Maximes, syllogismes, aphorismes, tantôt inédits, tantôt glanés dans les textes de l’auteur (romans et billets de blogs)…

    Plus de trois cents brèves – plus ou moins brèves -, pour se dépêcher d’en sourire ou d’en rire ; ou bien encore, d’y réfléchir.

     

     

    Il faut taire les crimes, ceux de tous les jours car, les nommer, tous ces crimes d'exception, anonymes et insoupçonnables, c'est en faire des maux incurables, des maux privés de l'espoir de l'oubli.  

    Heureuse soit la victime à qui la société n'a pas notifié et qualifié le crime commis sur elle ! Car, elle n'aura alors qu'un seul poids à porter : celui de son propre jugement et seulement le sien. Et là, ô miracle ! L'esprit peut se révéler d'une magnanimité surprenante, lui qui est capable d'accueillir le pardon, ou bien l'oubli comme le naufragé accueille son sauveteur.

     

     
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    _______________TRANSIT (Théâtre)

     

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                Les personnages principaux de cette pièce de théâtre en un acte sont les suivants : un juge, un philosophe, un syndicaliste et un député.

    Autres personnages : un médecin, un infirmier, une jeune femme et un tire-au-flanc manchot (bras droit amputé).

    Le lieu : la salle commune et vétuste d'un foyer d'hébergement.

                 Tout au long de la pièce, le silence sera la règle et la parole, l'exception : surdité, mutisme et immobilisme - on ne veut pas entendre, on ne veut pas répondre, on ne veut pas bouger.

    Ces silences devront néanmoins... être joués. Ils le seront par le syndicaliste et le juge seuls, sauf instruction contraire. Durant ces pauses, tous deux doivent se montrer très tendus, exaspérés et accablés : ils sont plongés dans leurs pensées, un poids énorme semble les écraser, à l'intérieur d'eux, se livre une bataille.

    A titre d'exemples, ils pourront utiliser des éclats de rires brefs, des ricanements, des haussements d'épaules, tête que l'on jette en arrière, gémissements ponctués de longs silences, soupirs lourds et bruyants, râles, gestes furtifs, des bribes de phrases incohérentes et des phrases courtes mais compréhensibles celles-là (ces phrases sont notées dans le texte).

     
    Le député qui ne connaît ni l'identité ni la fonction du juge, du syndicaliste et du philosophe, accueillera ces silences avec anxiété. Il n'aura qu'un souci : les rompre.

    Le philosophe, lui, demeurera étranger à tout ce qui peut se faire ou se dire dans la salle commune de ce foyer.

     

    ***


                        Qui a forcé tous ces personnages à se retrouver dans ce lieu ? Qu'est-ce qui les réunit ? Pourquoi ce silence que tous cherchent à imposer à l'exception du député ? 

    C'est là tout l'enjeu de cette pièce.

     

     

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    _____Marquis de Sade : complaisance et omissions

     

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                « Célébration » du bicentenaire de la mort de Sade, exposition au Musée d’Orsay… manifestement, on n’en a jamais fini avec Sade ! Il va, il vient ; des universitaires,  des chercheurs, des auteurs  et autres « animateurs culturels médiatiques » nous le rappellent régulièrement à notre bon souvenir.

               Mais au fait, qui est Sade ? Et qui sont ceux qui s’obstinent à le faire exister ?  Pour(-)quoi et contre qui ?

              C’est tout le sujet de cet ouvrage dont toutes les citations (en italique) sont extraites de  « La philosophie dans le boudoir » qui a pour auteur Donatien Alphonse François de Sade, tantôt comte, tantôt marquis.

     

     

    ***

     


    Conférence inaugurale "Sade. Attaquer le soleil... par musee-orsay

     

                   A l’ouverture de la conférence de presse, en tant que commissaire générale de l’exposition « Sade. Attraper le soleil », Annie Lebrun aura ces mots : « Sade, c’est un changement de sensibilité. »

                      Tout est dit. Nous sommes maintenant prévenus.

     

    Pour prolonger cliquez : Marquis de Sade - complaisance et omissions

     

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    _______Ad hominem: Politique et médias

     

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                 Présenté sous la forme d’un Abécédaire, les articles et billet publiés sous le titre "Ad hominem" appartiennent aux catégories suivantes du blog de l’auteur : Politique, médias, minorités, société et actualité…

               Hommes et femmes politique, hommes et femmes des médias, penseurs, historiens, acteurs de la dissidence sur Internet… on y retrouvera entre autres : Jacques Attali, Julien Assenge, François Bayrou, Bush junior, Michel Collon, Harlem Désir, Dieudonné, Robert Faurisson, Michel Glouscard, Bernard-Henri Lévy, Obama, Karl Marx, Audrey Pulvar, Michel Rocard, Saint Augustin, Nicolas Sarkozy, Alain Soral, Benjamain Stora, Christiane Taubira, Manuel Valls, Hubert Védrine, Zemmour… et beaucoup d’autres encore… dans un regard tantôt féroce, tantôt caustique, compassionnel aussi, sur ceux qui font l’actualité, parfois à leur corps défendant , et alors qu’ils souhaiteraient sûrement qu’on les oublie.

     

    Pour prolonger, cliquez : Médias et désinformation ainsi que Politique et actualité


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    _______La France et le fascisme

     

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                   Qu'en est-il de cette France que l'on dit "fille aînée du fascisme" ? A l'heure où  "Ni droite ni gauche. L’idéologie fasciste en France",  paru en 1983, est repris en collection de poche avec une nouvelle préface de l’auteur sur près de 150 pages ; en effet, à en croire l'historien Sternhell, la France serait aussi " la fille aînée du fascisme". Rien moins.

                   Cet opuscule d'une cinquantaine de pages se propose de répondre à cette question et d'en proposer d'autres à la réflexion du lecteur car, ce qui doit nous intéresser n’est pas tant de savoir si la France est la « fille aînée du fascisme » mais bien plutôt ce questionnement-ci : pourquoi certains historiens et politologues ont manifestement besoin de le penser alors qu'aucune définition du fascisme ne semble possible, tout en tenant compte du fait que jamais en France il n’a existé un Etat fasciste, et qui plus est… librement consenti ?

     

    Pour prolonger, cliquez : La France et le fascisme : autant de questions sans

    réponses 


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    __________La France et le sionisme : domination et chantage  

     

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              A l’heure où, en voyage d’Etat en Israël en novembre 2013 , François Hollande, Président de la République française, adresse un chant d’amour éternel à Israël dans la résidence privée de Netanyahu, chef d’un gouvernement à la tête d’une coalition d’extrême droite…

    A l’heure du bannissement de Dieudonné - plus de dix ans de persécution -, à la suite d’un sketch qui dénonçait la politique d’un Etat qui n’a, aujourd’hui, plus rien à envier à l’Afrique du Sud du temps de l’Apartheid…

    Et alors que l'Etat israélien jouit, ici en France, d'un soutien quasi inconditionnel de la classe politique en général et du PS en particulier, et ce jusqu'au sommet de l'Etat français, soutien concomitant avec une adhésion pleine et entière à la politique de l’Otan et à un mondialisme qui n’est dans les faits qu’une remise en cause de tous nos acquis sociaux et démocratiques ainsi que de notre patrimoine culturel, le tout en violation de notre tradition diplomatique qui a fait notre rayonnement et notre force une tradition qui avait pour objectif la recherche d'un équilibre face à des pays et des cultures hégémoniques à la soif excessive de domination...

                Cet ouvrage se propose d’exposer au grand jour, jour après jour, la démission de l’Etat, de la quasi-totalité de la classe politique, des intellectuels, du monde de la culture et des médias, tous terrorisés à l’idée de s’opposer à la préséance d’une idéologie seulement capable, d’organiser le malheur partout où elle est dominante : là-bas : bombardements civils, assassinats et expropriation ; ici : division, violence, chantage et bannissement.

     

    Pour prolonger, cliquez : Sionisme ? Vous avez dit "sionisme" ?

     

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  • Commémoration de l'attentat de Nice : commémoration de la honte

     

     

    Une cérémonie de commémoration en hommage aux victimes de l’attentat du 14 juillet aura lieu cet après-midi à Nice à 16 heures. Il y a un an, 86 personnes trouvaient la mort après l’attaque au camion sur la promenade des Anglais. Plusieurs dizaines de familles de victimes participeront à ce recueillement, Christian Estrosi, Gérard Collomb et Emmanuel Macron sont également attendus.

                Une cérémonie de commémoration en hommage aux victimes de l’attentat du 14 juillet a eu lieu cet après-midi à Nice à 16 heures. Il y a un an, 86 personnes trouvaient la mort après l’attaque au camion sur la promenade des Anglais. Plusieurs dizaines de familles de victimes ont participé à ce recueillement, Christian Estrosi, Gérard Collomb et Emmanuel Macron étaient présents.

     

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                     Si notre époque peut être créditée d'une chose, c'est bien d'avoir contribué comme jamais auparavant au sentiment de honte que les commémorations d'événements comme ceux de Nice et d'ailleurs nous inspirent : honte pour les victimes directes et indirectes (familles et proches) ainsi que ceux qui ont survécu ; honte en particulier qu'elles acceptent de s'asseoir aux côtés de leurs bourreaux : représentants de l'Etat français, représentants de tous les Etats directement ou indirectement impliqués dans une politique concertée de destruction massive de ces 20 dernières années dans l’indifférence la plus totale.

    Car si nos "démocraties" sont mal préparées pour lutter contre le terrorisme à en croire nos experts, universitaires et autres chercheurs, en revanche, force est de constater que ces mêmes démocraties sont manifestement superbement douées pour plonger dans le chaos des régions entières du globe (de l'Afghanistan à la Libye en passant par le Mali par ricochet), livrant ainsi des millions d'êtres humains, privés de la protection d'un Etat - frontières, police, armée -  qu'ils avaient mais qu'ils n'ont plus, à la merci de forces d'une violence inouïe dans le cadre d'une alliance occidentale - avec le soutien tantôt actif, tantôt passif, des Monarchies du Golfe et d'Israël, et d'une Europe dans un rôle supplétif mais dévastateur -, qui a pour point nodal les politiques à la fois économiques et militaires développées depuis les événements du 11 septembre 2001 par les USA ; politiques aux centaines de milliers de morts et de réfugiés sur les routes, et aux millions de sans-abris.

    Commémoration de l'attentat de Nice

                    Face à tous ces peuples décimés, tous Musulmans... ici en France et sur notre continent, attentat après attentat, les Européens semblent donc accepter leur sort autant par lâcheté que par ignorance ; une ignorance bien commode qui favorise la résignation et la croyance en la fatalité ; et puis aussi, et puis surtout, par épuisement à la fois psychique et... disons intellectuel, tous somnolant devant leurs écrans de télé dès 20 heures : et à ce sujet, la propagande des médias de ces dernières années a définitivement eu raison de leur sens critique ainsi que de leur capacité d'analyse : la recherche et l'identification des causes premières.

                    Du terrorisme, les Etats en ressortent toujours plus forts (nouvelles lois liberticides, réformes constitutionnelles) et le Peuple toujours plus apeuré et plus faible ; plus résigné encore, prêt, fin prêt pour un nouveau dressage, tout chien qu’il est dans sa niche. De là, cette conclusion : "Si vous voulez la fin du terrorisme, préparez la fin de l’Etat !"...

    Commémoration de l'attentat de Nice

                    Et c'est alors que le dégoût nous monte à la gorge ; dégoût pour ces commémorations de la honte pour les victimes autant que pour leurs bourreaux quand on sait qu’aujourd’hui, tout un chacun a la possibilité de savoir pour(-)quoi il meurt quand il meurt et s’il est encore en vie, pour(-)quoi demain il ne le sera plus : Internet, qui est à la fois toute la mémoire du monde et tout son pouvoir d’investigation - analyses et témoignages -, y pourvoit largement avec une précision et une pertinence redoutables depuis une bonne vingtaine d’années.  

                   Aussi…

                   Etats, médias avec leurs porte-micros serviles aux questions et commentaires abjectes, classe politique, bourreaux et victimes confondus… il serait temps qu’à leur sujet, plus aucune larme ne soit versée de concert avec les larmes de crocodiles des uns mêlées aux larmes de la résignation et de l’ignorance des autres même si... pleurer avec  son bourreau qui lui ne pleure pas mais pérore et se vante - ll faut dire que c’est la seule manifestation de compassion qu’il est capable d’afficher ; chercher du réconfort auprès de la main qui tue et meurtrit à jamais ceux qui en réchappent ;  accepter la caresse qui apaise, c’est sans doute le seul stratagème qu’une humanité à genoux a trouvé pour ne jamais affronter en face ce bourreau qui maintenant vous humilie en vous privant de votre droit à la justice d’autant plus que ces victimes-là savent par avance qu’il n’y a jamais eu de tribunal pour ces bourreaux-là.

    Aussi, leur faire face à tous ces bourreaux et à leurs parasites (médias et associations de bienfaisance), c’est être assurés de la défaite et c’est aussi, et c’est surtout, n’être plus jamais psychiquement capable, une fois le combat perdu, une fois humiliés, de re-intégrer la communauté humaine : celle qui se maintient dans le mensonge et la lâcheté. Se risquer à une telle impuissance, à une telle fin de non-recevoir, c’est tout simplement se condamner à la folie… sans doute la plus grande souffrance qui soit.

                  Si les grandes douleurs sont muettes, ce n’est pas simplement parce qu’elles sont authentiques, c’est aussi et c’est surtout parce qu’elles savent qu’elles ne peuvent trouver personne avec laquelle partager cette marée dévastatrice, cette coulée de boue, qui leur faut pourtant endiguer pour ne pas sombrer tout à fait, emportées.

    Si les grandes douleurs sont muettes car, quand elles hurlent c’est à l’intérieur, c’est qu’elles sont informées, d'une lucidité dévastatrice ; elles savent que le seul réconfort qui leur sera offert sera celui de la main par laquelle cette douleur a vu le jour ; une main, une voix, une caresse responsables et coupables.

    Et s’il y a un procès à faire à notre époque, c’est de forcer toutes ces victimes à coups de grandes messes médiatiques abjectes, a accepter cette injustice incommensurable pour ne pas mourir de douleur, de haine et de folie car nul autre choix ne s'offre à elles.

     

    ***

                      On ne le dira jamais assez : salauds de politiciens !

     

     

    1 - On se reportera aux actions des familles des victimes de L'attentat-suicide du 8 mai 2002 à Karachi, au Pakistan, qui a provoqué la mort de 14 personnes, dont 11 employés français de la Direction des constructions navales.

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    Pour prolonger, cliquez : Attentats et représailles

     

     

     

     

     

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  • Simone Weil : pesanteur et grâce

     

    simone weil au panthéon emmanuel macron

     

     » Que savez-vous  de votre douleur en moi ? »

    (Bartleby – Hermann Melville)

     

             Agrégée de philosophie en 1931 à l'âge de 22 ans, Simone Weil aura tout sacrifié (santé, confort matériel, palmes et carrière académiques) à la vérité de l'existence et à son destin auquel elle n'aura pas cherché à échapper, s'y livrant tout entière.

    Elève d’Alain, admiratrice de Platon, de conviction révolutionnaire, très vite elle milita dans les rangs de l’extrême gauche. Elle aura couru la révolution aussi longtemps que ses forces physiques le lui permettaient… en Espagne et en URSS. Antistalinienne, elle disait : « Il faut accueillir  toutes les opinions et les loger verticalement à des niveaux convenables. »

                 Cette petite femme décédée à l'âge de 34 ans de tuberculose, chétive, de santé précaire, aura partagé le sort des ouvriers agricoles et celui des ouvriers de l'industrie automobile, chez Renault, comme fraiseuse, car à ses yeux : « Contempler le social, constitue une purification aussi efficace que se retirer du monde ».

     

                 

     

                Rétablir l’équilibre en se portant du côté des opprimés, helléniste, elle ne faisait qu’une avec ses idées et ses expériences. Issue d'un milieu cultivé, elle haïssait l’argent ; elle y voyait le Mal absolu, corrupteur de toutes les cultures et de tous les Peuples. Elle condamnait une culture ignorante de l'univers et du sacré sources de toute morale universelle. Très tôt, elle a considéré le "déracinement" des Peuples comme une calamité, la plus grave maladie morale d’un siècle de l’argent et de la marchandise, car ce déracinement abolit les devoirs de l’homme envers l’homme, encourageant une liberté sans spiritualité, une liberté vide et abstraite.

               Agnostique, elle éprouvera ce qu’il est convenu d’appeler « la présence du Christ », à la fin des années 30. Les évangiles deviendront alors son livre de chevet. Profondeur rare d’une vie spirituelle intense, Pascal, Saint Jean de la Croix, sainte Thérèse de Lisieux succèderont à Platon.

    En 1941, elle écrivait : « Dieu a créé un monde qui est, non le meilleur possible mais comporte tous les degrés de bien et de mal. Or, aujourd’hui, nous sommes au point où il est le plus mauvais possible ».

     

                    « … Lumière pour l’esprit et nourriture pour l’âme, l‘œuvre de Simone Weil n’a pas à être « actualisé » parce qu’elle émane de ce sommet de l’être qui surplombe tous les temps et tous les lieux (…) car la vraie lumière ne se décolore pas et les vraies sources n’ont jamais  besoin d’être rafraîchies. Et qui dit temporel dit aussi universel. Le fait que j’ai eu le privilège immérité de présenter au public le premier livre de Simone Weil m’a valu d’innombrables témoignages issus des quatre coins de l’univers. Et ce qui m’a le plus frappé dans ces témoignages, c’est qu’ils venaient des êtres les plus divers par leur origine, leur rang social, leur milieu culturel, etc… et que tous avaient été également marqués jusqu’au fond de l’âme par la lecture d’une œuvre où ils avaient trouvé la révélation d’une vérité intérieure attendue en vain jusque-là. Au crépuscule du siècle où l’accélération de l’histoire a fait surgir et s’écrouler tant d’idoles, ce livre apparaît de plus en plus comme un message d’éternité adressé à l’homme éternel, ce « néant capable de Dieu », esclave de la pesanteur et libéré par la grâce« . – Gustave Thibon – post-scriptum de 1990 à la préface de l’édition de février 1947.

     

                  Tuer le moi de l’intérieur, voilà la bataille à mener ! L’offrir en sacrifice en s’exposant nue et sans défense à toutes les vicissitudes de la vie. Théologie et métaphysique, la pesanteur c’est la loi de la création, la condition de l’homme et seule la grâce peut nous permettre de nous y soustraire car seule la grâce nous permet de nous « décréer » pour rejoindre Dieu : « Dire au Christ comme saint Pierre : Je te resterai fidèle, c’était déjà le trahir car c’était supposer en soi et non dans la grâce la source de la fidélité ».

    Privée d’armure, Simone Weil est l’anti-héroïne par excellence car le saint est nu, toujours ! Pour Simone Weil, le bien ne peut être qu’une nécessité intérieure : on ne peut pas faire autrement. A propos du Mal, Simone Weil écrira : "Si quelqu'un me fait du mal, il faut désirer que ce mal ne me dégrade pas par amour pour celui qui me l'inflige et ce, afin qu'il n'ait pas vraiment fait du mal"... seule condition qui permette le pardon tout en rendant à tout un chacun son humanité même si ses actes semblent l'en avoir exclu. Et à ce propos, rares sont ceux qui savent se montrer à la hauteur de leur martyre et de leur histoire même si quelques exceptions individuelles existent car, regroupées en communauté, les victimes ont tôt fait de rejoindre en acte leurs bourreaux selon le principe qui veut que nous ayons tous de bonnes raisons d'être ce que l'on est et de faire ce que l'on fait.

    La pire des atrocités devrait pousser la victime, dans un élan irrépressible, à la sainteté... quasiment. Certes ! Le calendrier n'y suffirait pas. Aussi, on pourra longtemps regretter que Simone Weil n’ait pas vu l’Europe libérée car nul doute, elle aurait su comme personne nous rappeler que les pires atrocités et injustices nous rapprochent du divin, de Dieu et de la grâce… et obligent ses victimes plus que les bourreaux à une exemplarité qui toucherait alors à la sainteté, elle qui l’a toujours frôlée de ses ailes d'ange turbulent.

     

                "L’extrême grandeur du Christianisme vient de ce qu’il ne cherche pas un remède surnaturel contre la souffrance mais un usage surnaturel de la souffrance" : souffrance expiatrice de celui qui veut le bien tout en ignorant le mal qui le lie contre une souffrance rédemptrice, celle de l’innocence... fascinée par l’absolue et l’éternel, son unique vœu était de ne plus faire écran entre Dieu et les hommes et de disparaître de son œuvre... une œuvre qui nous réconcilie avec le Christianisme, loin de ceux qui ne savent que nous en offrir une lecture et une interprétation unidimensionnelles.

               Qu’il soit ici permis de dire que le siècle qui est le nôtre sera non pas religieux mais... notre siècle sera celui de l’enracinement et de la spiritualité ou bien… il ne sera qu’un nouvel enfer sans purgatoire pour le plus grand nombre, et pas seulement pour les plus faibles d'entre nous.

     

     

                       

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  • Sérénade à deux: Lubitsch et Wilder

     

    ernst lubitsch serge uleski

     

    Ernst Lubitsch né à Berlin en 1892, décède à Los Angeles en 1947.

     

     

     

     

    billy wilder serge uleski

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Billy Wilder, né en Pologne en 1906, décède en 2002 à Beverly Hills

     

                Un Ernst Lubitsch européen jusqu'au bout des ongles, aux influences hongroises, allemandes et anglaises...

    Un Billy Wilder satirique et corrosif (avec "Front page" - portrait sans concessions des journalistes de la presse de caniveau, et de la presse... tout court)...

    Eternels optimistes, tous deux indécrottables humanistes, moralistes sans prêchi-prêcha et farouchement opposés à l'apologie du "tout cynisme"...

    Cinéastes des sans-grades, des humbles et des petits... toujours porteurs d'une promesse pour ici et maintenant : les derniers seront les premiers ! Il suffit pour cela de patienter non pas une éternité mais une heure trente : le temps d'un film.

    Deux maîtres incontestables de la Comédie... aux scénarii et dialogues d'une écriture d'une exemplarité et d'une efficacité redoutables, jamais égalée, à l'exception, peut-être, de Sacha Guitry pour la France, et plus récemment : Albert Dupontel avec « Le créateur ».

                  Fort de cet héritage, certes, le rajout de Woody Allen s'imposerait sans l'ombre d'un doute, et celui de Mel Brooks aussi (en particulier, pour son film "Les producteurs")... à cela près : réalisateur-acteur... force est de constater que Woody Allen n'est intéressé que par Woody Allen ; préoccupation en opposition frontale avec la tradition humaniste, altruiste et non égoïstique de Lubitsch et de Wilder ; tradition avec laquelle Mel Brooks, réalisateur-acteur, sera le premier à rompre ; le cynisme triomphant des scénarii de Mel Brooks (le vice a raison sur la vertu : le mensonge sur la vérité) dont il se délectera sans retenue, plantera le premier clou dans le cercueil de l'héritage cinématographiquement moraliste de Lubitsch et de Wilder.

    Notons que ce cynisme-là voit le jour - jusqu'à s'imposer partout en Occident (en France de Funès remplacera Fernandel et Bourvil) - dans les années d'après-guerre.

     

    Mais alors, pourquoi après et pas avant ?

    La question est posée.

     

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                Si au royaume des aveugles, les borgnes sont rois, quand on connaît le niveau des comédies "à la française" -  scénarii indigents, écriture affligeante, aucun idée de rythme et de mise en scène -, on ne peut qu’arriver à la conclusion suivante : les réalisateurs de ces comédies (Blanc, Jugnot, Leconte, Poiré, Chabat, Mergault et consorts) n'ont sans aucun doute jamais vu les films de Lubitsch et de Wilder - pour ne rien dire de Capra ! Car, dans le cas contraire, l'autocensure aidant tous ceux qui ont besoin d'être aidés dans leur jugement, serait-il présomptueux d'affirmer que quatre-vingt-dix pour cent des comédies françaises de ces quarante dernières années n'auraient jamais vu le jour ?

     

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  • Quand France Culture s'attaque au "complotisme" avec Karl Popper

     

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                                      Le philosophe des sciences Karl Popper et les théories du complot.

                   « Il existe une thèse, que j’appellerai la thèse du complot, selon laquelle il suffirait, pour expliquer un phénomène social, de découvrir ceux qui ont intérêt à ce qu’il se produise. Elle part de l’idée erronée que tout ce qui se passe dans une société, guerre, chômage, pénurie, pauvreté, etc (...). Je ne nie évidemment pas l’existence de complots. Ceux-ci se multiplient même chaque fois que des gens croyant à leur efficacité accèdent au pouvoir.»

                                Karl Popper, La société ouverte et ses ennemis [1962-1966]

     

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                     Complotisme ? Vous avez dit "complotisme"...
     
                    ... Là, c'est France culture qui joue, non pas à se faire peur, mais à se faire du bien (ICI) car c'est bon pour la carrière, toutes les carrières, que de ranger sous l'épithète disqualifiant de "complotiste" tous ceux qui refusent de croire que tout ce qu'on nous dit est tout ce qu'il faut savoir.
     
     
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                    "Je ne nie évidemment pas l’existence de complots. Ceux-ci se multiplient même chaque fois que des gens croyant à leur efficacité accèdent au pouvoir." - dixit notre philosophe Popper, le roi du popcorn.
     
    Reste maintenant à FC d'être capable de dire quand il y a complot et quand il n'y a pas complot. N'attendez pas : FC en est incapable. Cette incapacité et cette impuissance sont la condition sinequanone du maintien de tous ceux qui y travaillent : en priorité sa rédaction et ses journalistes.
     
                     Un conseil tout de même : FC ferait bien de s'abstenir de participer à ce qu'on nommera " le complot de la dénonciation calomnieuse de complotiste "... dénonciation aux fins de discréditer un adversaire idéologique et politique ; en particulier tous ceux qui, comme un fait exprès, auraient le tort d'être très critiques à l'endroit du " mondialisme", de la construction européenne, de l'Otan, des USA, d'Israël ainsi que de la relation qu'entretiennent l'Europe en général et la France en particulier, avec les Monarchies du Golfe.
     
    De plus, tous savent qu'il n'y a pas de carrière politique, médiatique et artistique digne de ce nom, sinon à la marge et dans la marge, pour quiconque s'avise de se faire l'écho de toutes ces critiques car aucun d'entre eux ne peut souhaiter partager le sort de ceux que l'on disqualifie à coups d'épithètes tels que "populiste", "complotiste", "rouge-brun", fasciste...
     
    Et puis : antisémite - jackpot !... euh... à l'envers :  là, tu perds tout.
     
    Soit dit en passant... étrange l'oubli de l'épithète "raciste"...
     
     
                       Vraiment : force est de constater que le maccarthysme des années 50 n'aurait rien à envier à celui des années 2000.

     

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  • Qui réussira à nous vendre l’idée de "Simone Veil au Panthéon" aux sceptiques que nous sommes ?

                                            

                   Décès de Madame Simone Veil  à son domicile parisien de la place Vauban le 30 juin 2017, à quelques jours de son 90e anniversaire, et c'est la presse qui perd pied. En effet, on ne compte plus les Unes toutes plus idiotes les unes que les autres. Jugez vous-mêmes :

    - Simone Veil : icône pour la lutte des droits des femmes

    - Simone Veil a traversé l'histoire et elle a fait l'histoire

    - Simone Veil, une femme debout

    - Simone Veil, une femme française

    - Simone Veil, une grande dame en Chanel

    - Simone Veil, la vie à bras le corps

    - Simone Veil, la disparition d'un mythe

    - Simone Veil, une histoire de France... etc... etc... etc...

     

                      Vraiment, c'est dans ces moments-là,  moments privilégiés, que l'on réalise par qui cette presse hyper-réactive est dirigée : par des imbéciles d'une imbécillité sans nom ; une presse de ventriloques. D'où le niveau de l'information, un niveau abyssal, délivré par cette presse tout au long de l'année.

     

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                        A ceux qui s'opposeront à ce billet - nul doute, ils seront nombreux ! - on pourra leur préciser ceci : « Rassurez-vous ! Vous venez simplement de découvrir l’exercice que l’on peut faire de la liberté d'expression, à savoir : tout ce que vous n'auriez jamais pu souhaiter entendre et lire. » Manifestement vous n'en avez pas besoin de cette liberté puisque vous semblez penser ce que tout le monde pense sur un sujet quel qu'il soit ; en revanche : moi si, j'en ai besoin ; et je ne suis certainement pas le seul ! Aussi, n'en dégoûtez pas les autres.

     

    simone veil ira au panthéon,simone weil et le déracinement,emmanuel macron dit oui à simone veil au panthéon

     

     "Aux Grands hommes la patrie reconnaissante"

     

                    Après l'Académie française, élue 2008 au fauteuil 13, Macron, l’homme qui aime nous surprendre et qui n’a peur de rien, capable de prendre des risques auxquels peu d’entre nous se risquerait… Macron l’a annoncé : la ministre de la santé de Giscard d’Estaing, Simone Veil, ira rejoindre son mari au Panthéon.

    A noter le fait que cette décision fait l’unanimité… l’unanimité parmi ceux qui la soutiennent, c’est sûr ! D'autres, perplexes, se taisent ou bien ricanent sous cape et médisent. 

    S’il est tentant de croire que ceux qui se rangent derrière cette décision le font par conviction - et c’est à ceux-là que ce billet s’adresse -, on pourra tout aussi bien penser que d’autres acquiescent avec zèle sans doute parce qu’ils n’imaginent pas qu’ils puissent  - dans le sens de… qu’ils soient autorisés sans préjudices pour eux-mêmes et leur carrière professionnelle médias, politique et show-biz ainsi que pour leurs proches - s’y opposer ouvertement : «  Comment ça ? Simone Veil au Panthéon, pourquoi faire ? » Et d’autres encore qui doivent très certainement soutenir cette décision, conscients du fait que personne, jamais, ne leur reprochera de l'avoir fait, ni demain ni dans dix mille ans. Et par les temps qui courent, c’est sacrément utile d’être irréprochable sur certains sujets en particulier.

    Face à cette unanimité multifactorielle, unanimité tous azimuts, qu’il nous soit permis, à nous qui n’avons rien à gagner ni rien à perdre, à nous qui sommes libres comme l’air, de douter du bien-fondé de cette décision : "Simone Veil au Panthéon". Il est vrai que nous ne risquons rien en rendant public ce doute d’autant plus qu’aucun tribunal, même pas celui de l’Histoire, ne pourra nous condamner pour l’avoir fait.

    Aussi, selon le grand principe suivant (base du droit pénal) « Tout ce qui n’est pas interdit est permis » en accord avec le libre arbitre et la libre conscience de chacun, et puis surtout, parce que notre belle et grande démocratie d’opinions médiatique et politique éprise de controverses et de débats francs et honnêtes n’aime rien tant que les remises en cause dérangeantes, tolérante qu’elle est, tellement tolérante cette démocratie ! et plus particulièrement avec ceux qui refusent le prêt-à-dire-oui, le prêt-à-ne-pas-penser car, lucide et avisée, notre démocratie a compris ceci : toute remise en cause est salutaire ; de ce questionnement naît la pensée, une pensée digne de ce nom ; à savoir : une pensée capable de démasquer les tenants d’une dictature molle avec les faibles et impitoyable avec ceux seraient tentés, justement, de lui arracher son masque de carnaval et de tartuffe à cette dictature à la fois molle et impitoyable.

    N’est-ce pas ?

    Gardons à l’esprit toutefois que l’on ne persécute jamais le mensonge ; en revanche, on ne compte plus ceux qui y ont laissé leur carrière et leur vie pour avoir dit et parfois même, hurlé la vérité.

    Qu’à cela ne tienne !

    Pour toutes ces raisons, passons en revue les faits qui nous sont rappelés – faits qui justifieraient la présence panthéonesque (à ne pas confondre avec « pantalonnade ») de Madame Veil ; rappels destinés sans doute aux « défaillants de la mémoire » et puis aux autres : les ignorants et à ceux qu’étaient pas nés :

    Alors oui, il y a eu la loi sur l’avortement quand la grande bourgeoisie, ménopausée et giscardienne de surcroît, se piquait de féminisme. Mais cette loi c’est le parlement qu’il l’a votée à la majorité ( toute la gauche, le centre et une partie de la droite) et non Simone Veil ! Certes, il y a eu quelques éclats de voix, des cris, des insultes aussi, mais tout est rentré dans l’ordre rapidement ; en revanche, notre ministre de la santé et le gouvernement auquel elle appartenait, ont soigneusement oublié, tête en l’air qu’ils sont, de mettre l’argent sur la table afin que les hôpitaux, tous les hôpitaux, puissent répondre à la demande ; aujourd’hui encore, l’avortement est sous-financé.

    Rappelons aussi l’absence de mobilisation de ceux qui s’opposaient farouchement à cette loi ;  que l’on ne nous raconte donc pas d’histoire : si mobilisation il y a eue… ce sursaut anti-avortement n’avait rien de comparable aux millions de contestataires qui ont occupé les rues contre « Le mariage pour tous » - projet de loi instrumentalisé ad nauseam par le parti de l’instrumentalisation par excellence - diversion, diversion quand tu nous tiens ! - le plus souvent au détriment des droits des salariés : le PS.

    Là encore, à propos de cette loi sur l’avortement, si quelques-uns ont donné de la voix, il n’était pas des millions. Loin s’en faut.

    Avec cet épisode politique des années 70 et la place qu’y occupe la ministre de la santé d’alors, Simone Veil, il semblerait que l’on nous fasse le coup de l’abolition de la peine de mort conduite par Robert Badinter en 1981 à l’arrivée des troupes de Mitterrand.  Là encore, personne n’a occupé la rue pour s’opposer à cette abolition ; rien de comparable cette contestation, là encore, sous Mitterrand, à la mobilisation du mouvement de l’Ecole libre contre la loi Savary et la menace qu’aurait fait peser sur l’enseignement confessionnellement privé »  la réforme de son financement et de son contrat avec l’Etat.

    Pour revenir à cette abolition, précisons que personne n’a exigé que soit maintenue cette peine de mort qui ne concernait plus que quelques têtes, ici et là, tous les dix ans. Graciés le plus souvent qu’ils étaient tous ces infortunés !  Car, très vite, il s’est avéré que la peine de mort n’était qu’un sujet de discussion du café du commerce vite épuisé, entre deux rots, après deux ou trois pastis.

    A cette occasion, Badinter, avec la complicité des réseaux PS et le soutien des médias, s’est forgé du jour au lendemain une réputation d’homme politique courageux et téméraire à moindre frais, sans coup férir pour ainsi dire même si ce dernier ne pouvait pourtant pas ignorer ceci : à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.

    N'empêche ! Badinter au Panthéon, prochainement ? Ante mortem tellement il y aurait urgence !

                                 (Dites ! laissez-lui le temps de mourir quand même !)

     

                   Toujours à propos de Simone Veil et l'idée de sa panthéonisation, les Européistes, inconditionnellement serviles, intégristes et autres culs-bénis de l’U.E aux carrières lucratives particulièrement ascensionnelles en comparaison avec leurs compétences et talents, nous rappellent qu’elle a été une grande, une très grande européenne.

    Il s'agit sans doute de sa contribution au rapprochement franco-allemand dans les années 70. Merci pour l'Euromark alors ! Même si dans les faits, tous ont contribué à livrer la France à l'Allemagne (à ne pas confondre avec  de Gaulle qui a œuvré à la réconciliation) de Giscard à Mitterrand, avec toutes les conséquences que l'on sait ;  ironie de l'histoire - avec Simone Veil, c’est donc la victime qui consacre et sacre son bourreau. Il est vrai qu’il y a tellement de façons de gagner une guerre ! La perdre en est une.

    Quand on sait ce qu’est devenue cette Europe sous Giscard, Mitterrand et leurs successeurs – à savoir, un trou noir pour les salariés et les patriotes amoureux de leur pays ; un pays dépecé à chaque directive de la Commission qu’un Parlement sans courage, sans volonté ne contrôle plus - chômage, baisse du pouvoir d’achat, souveraineté vendue contre un plat de lentilles pour les uns – nous tous ! - et des carrières mirobolantes pour les autres ; finalement, une Europe instrument d’un mondialisme sans honneur ni justice.

     

                                 (Pareillement, et pour ne pas faire les choses à moitié : Jacques Delors au Panthéon ante mortem, lui aussi ?)

     

                                Toujours partants, vraiment ?

     

    Rien n'y fait : tous persistent et re-signeraient si besoin était pour Simone Veil.

    Alors bien sûr, il y a eu Auschwitz : là, on est dans le dur, dans le viagra. No joke ! On sort l’artillerie lourde : la grosse Bertha ! Une tonne qu’elle pèse… non … mille tonnes… en millions ! De quoi être inquiets tout de même car là, ça sent le coup fourré et la possibilité d'un chantage redoutable ; un chantage à ciel ouvert, décapotable et cabriolé : chantage à l'antisémitisme et... et... chantage au négationnisme, carrément ! sans passer par la case "révisionniste" qui plus est.

    Là, je meurs. Que dis-je : là, nous mourons tous, six pieds sous terre sans rémission.

    Mais, rassurez-nous vite alors ! A Auschwitz, Madame Simone Veil y est allée contrainte et forcée ? C’est bien ça ? On ne se trompe pas ? A aucun moment il n’a été question pour elle d’y aller… disons par solidarité envers ceux qui ne pouvaient pas ne pas y aller… ou bien encore, parce que cela lui aurait échappé qu’il aurait été encore possible pour elle et d'autres, de se soustraire à l’injonction, non pas « Auschwitz ou la mort » mais bien plutôt : « Auschwitz et la mort ! » - d’une pierre deux coups…

                    (Que voulez-vous ; c’est encore et c’est toujours cette satanée efficacité allemande qui jamais ne fait faux bon !)

                Alors : c’est bien ça ? Oui ? Non ?

     

                  Et pour finir, et sans honte, tellement l'impunité leur est garantie à tous, les partisans du Panthéon pour Simone Veil nous rappellent que cette dernière a été toute sa vie durant un soutien indéfectible à un état étranger qui répond du nom d’Israël : non contents d'avoir été une grande féministe, une grande européenne, une grande déportée (y en avait-il des petits ?), ses supporters croient nous convaincre de la nécessité de sa retraite au Panthéon sous prétexte qu'elle aurait été une grande israélienne.

    Là, les choses se gâtent sérieusement car enfin, un tel soutien mérite-t-il le Panthéon ? La réponse est d’une telle évidence depuis 1967 ! Il suffit de penser aux multiples résolutions de l’ONU et plus important encore : à la remise en cause dans le traitement des êtres humains de toute notion de droit, de justice et d’une morale humaniste par un régime et une politique dont il n’y a plus rien à sauver.  

    Toujours sur le même sujet, on pourra à loisir voir et revoir les images d'une Simone Veil somnolente, piquant du nez, le nez dans son assiette, chaque année, au dîner du CRIF, cette autre officine israélienne vindicative et insultante, pendant qu'à la tribune, ses dignitaires continuent de trainer la France dans la boue de l'antisémitisme, tout en sommant sa classe politique jusqu'au sommet de l'Etat, de se plier avant de rompre et de se soumettre aux desiderata israéliens : une humiliation dans le déshonneur d'une lâcheté sans nom car personne ne lèvera le petit doigt pour dénoncer ce hold-up de voyous : surtout pas Simone Veil.

    On ne se refait pas. Jamais.

    Disons les choses : ce soutien au CRIF et à Israël ne mérite rien, d’autant plus qu’il ne s’est jamais accompagné d’un mot, d’un seul, en faveur d’un peuple spolié, humilié, volé, martyrisé, maintenant vaincu, à genoux, silencieux qui répond du nom de Peuple palestinien.

     

                    Alors… toujours partisans d’une "Simone Veil au Panthéon" et qui plus est, après Voltaire, Rousseau, Jaurès, Marie Curie, Zola, Hugo, Jean Zay, Geneviève de Gaulle, Jean Moulin... ? Faits d’armes, de science, de philosophie, de littérature, de politique et autres exploits (1)…

    La question demeure et le "pour quoi" aussi.

    Après un "Aux grands hommes la patrie reconnaissante" inscrit sur le fronton de l'édifice Panthéon, d’aucuns pourraient arguer en faveur d’une sorte de « démocratisation » du droit d’entrée au Panthéon. Après Simone Veil, les caissières de chez Auchan ou de chez Casino - « Aux salariés payés au lance-pierres, la Grande distribution reconnaissance » -…ou bien les salariés licenciés à cinquante ans, condamnés à l’oisiveté et à la pauvreté ; merci la robotisation, les délocalisations et le mondialisme : « aux salariés sacrifiés, le grand Capital reconnaissant » …

    Oui, non ?

    Reste alors, "le fait du Prince" ; un Prince président enclin à penser par opportunisme politique qu’il aurait tout à gagner en autorisant un tel ou une telle à franchir le seuil de cette église maintenant républicaine et laïque (un nouveau concept) - « Aux hommes et femmes d’influence le Président et ses chances de ré-élection reconnaissants » ; puis, plus tard, une maîtresse, un beau-frère, une belle-sœur…

    Oui ? Non ? Comment ça ? Vous hésitez encore ?

     

                  Après l'Académie française qui a fait de Simone Veil une académicienne sans œuvre (un nouveau concept ?), aujourd'hui le Panthéon, c'est déjà et c'est encore rompre avec le sens à donner à toute prise de décision, qui plus est, émanant d'un Etat qui se doit de demeurer avisé et responsable en lieu et place d'un Etat capricieux et mal-avisé ; cette perte de sens et de cohérence marque l'érosion de l'idée, qui ne se décrète pas, d'excellence et de sacrifice puisque rien d'important ne peut être accompli sans ces deux prérequis.  

     

                  Mais alors : vendez-nous l’idée de Simone Veil au Panthéon  !

    Des arguments que diable !

    Si ! Si ! Vendez-nous l’idée de Simone Veil au Panthéon !!

    Tenez ! Dites-nous que ça ne nous coûtera pas un sou et que les frais seront pris en charge par la famille de la défunte…

    Vendez-nous l’idée de Simone Veil au Panthéon !!!

    Les caractéristiques, les avantages… à court, moyen et pourquoi pas, longs, très longs termes !

    Allez ! Vendez-nous l’idée de Simone Veil au Panthéon !!!

    Dites-nous, que nous tous dormirons mieux avec Simone Veil reposant au Panthéon plutôt qu’ailleurs ! Parce que le sommeil c’est pas rien non plus ! Et que Simone Veil au Panthéon c'est bon pour notre santé à tous !

    Mais dites quelque chose, de grâce ! Car c’est maintenant ou jamais ! Nous sommes tout ouïe ! Parlez !

    Vendez-nous l’idée de Simone Veil au Panthéon !!!!

     

     

    1 - "Simone Veil au Panthéon ?" après Voltaire, Rousseau, Jaurès, Marie Curie, Zola, Hugo, Jean Moulin ! Mais alors quid de Simone Veil ? Même si l'on doit en toute objectivité faire le constat suivant : depuis la fin de la seconde guerre mondiale, où trouver des candidats à une inhumation au Panthéon ? Dure dure la réponse ! "Simone Veil au Panthéon ?" A l'avenir, il faudra donc s'attendre à d'autres complaisance et "excentricités" de ce genre faute de candidats susceptibles de se hisser à la hauteur de la liste présentée au début de cette note. Quelques suggestions néanmoins pour ne pas désespérer : Charles de Gaulle, Picasso, Aimé Césaire, Pierre Boulez ; et puis aussi plus loin dans le passé : Simone Weil (la philosophe militante décédée en 1943) et Charles-Maurice de Talleyrand (diplomate décédé en 1838). Là, on reprend de la hauteur sans l'ombre d'un doute.

     

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    simone weil n'ira pas au panthéon, simone veil au panthéon emmanuel macron dit oui

                   Veil pour Weil, au prénom identique, c'est une autre figure qui s'impose sans l'ombre d'un doute : Simone Weil, ce double V doublement méritant.

    Agrégée de philosophie en 1931 à l’âge de 22 ans, Simone Weil aura tout sacrifié (santé, confort matériel, palmes et carrière académiques) à la vérité de l’existence et à son destin auquel elle n’aura pas cherché à échapper, s’y livrant tout entière. Ce petit bout de femme têtue et courageuse, décédée à Londres de la tuberculose après son départ de France au moment de l’arrivée des troupes allemandes, aura partagé le sort des ouvriers agricoles et celui des ouvriers de l’industrie automobile, chez Renault, comme fraiseuse, car à ses yeux : « Contempler le social, constitue une purification aussi efficace que se retirer du monde ».

    Elève d’Alain, admiratrice de Platon, de conviction révolutionnaire, très vite elle milita dans les rangs de l’extrême gauche. Elle a couru la révolution aussi longtemps que ses forces physiques le lui permettaient… en Espagne ; antistalinienne, en Russie.

    Issue d’un milieu cultivé, elle condamnait une culture ignorante de l’univers et du sacré sources de toute morale universelle. Très tôt, elle a considéré le « déracinement » des Peuples comme une calamité, la plus grave maladie morale d’un siècle de l’argent et de la marchandise, car ce déracinement abolit les devoirs de l’homme envers l’homme, encourageant une liberté sans spiritualité, une liberté vide et abstraite.

                   

               Agnostique, elle éprouvera ce qu’il est convenu d’appeler « la présence du Christ », à la fin des années 30. Les évangiles deviendront alors son livre de chevet. Profondeur rare d’une vie spirituelle intense, Pascal, Saint Jean de la Croix, sainte Thérèse de Lisieux succèderont à Platon.

               Toute son œuvre sert la prédiction suivante : le siècle qui est le nôtre sera non pas religieux mais… notre siècle sera celui de l’enracinement et de la spiritualité ou bien… il ne sera qu’un nouvel enfer sans purgatoire pour le plus grand nombre, et pas seulement pour les plus faibles d’entre nous.

                 Alors oui ! Cette Simone-là, cette Simone W... Weil-là... au Panthéon ? Mais oui ! Mille fois oui !

     

     

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  • ABBA ou quand les dancing queens et kings montent sur scène


                   


                    Fondé à Stockholm en novembre 1972, ABBA - initiales des quatre prénoms des membres du groupe -, tout comme sa musique pensée en palindrome, le nom du groupe et sa musique se lisent aussi bien à l’endroit qu’à l’envers émoticône smile:-), groupe « auteurs, compositeurs, arrangeurs et producteurs » composé de deux couples, époux et épouses, ABBA c’est près de 400 millions d’albums vendus sur une période de 10 ans.

    C'est ce qu'on appelle " rencontrer son public".

    Issu d'un pays, la Suède, obscur et sans audience (sauf votre respect Monsieur Bergman), excepté pour ses auteurs de polars un peu lourdingues et poussifs plus spécialement dans leur adaptation télévisuelle à rallonge, si ABBA c’est aussi une musique pour employés de bureau et autres secrétaires encore fardées d’une journée de travail sans joie ni rêve, amateurs hautement professionnels, avec ABBA c’est le public qui monte sur la scène car ABBA pourrait sans difficulté occuper la place de leurs fans : pour preuve, dans la chorégraphie minimaliste d’Agnetha Fältskog et d’Anni-Frid Lyngstad - l'une blonde, l'autre brune car il en faut pour tous les goûts -!, les deux épouses du groupe, dans le titre "Dancing Queen", vous n’y trouverez aucun désir d’en mettre plein la vue à qui que ce soit, comme un fait exprès.

    Si aujourd’hui plus personne ne miserait un Euro sur le physique des deux époux, Benny Andersson et Björn Ulvaeus, au fil des ans, et longtemps après la dissolution du groupe (à partir de 1982), personne n’en réchappe : ni un bobo du Marais, ni un « plouc » sur son tracteur ou dans sa cour de ferme fourche à la main, ni un trader ou cadre moyen et supérieur non plus, ni un ado du continent indien, et sans doute aussi un Africain dans sa brousse avec son arc et ses flèches parti à la chasse au lion sous l’œil de la caméra d’un Jean Rouch, ni un pygmée... pourquoi pas aussi…

    Vraiment, personne n'y résiste ! Car, qui n’a pas un jour fredonné une de leurs mélodies ?

                  ABBA c’est un concept d’une redoutable efficacité marchande mais pas seulement ; ABBA c’est aussi et surtout un concept d’un optimisme à toute épreuve : c’est «le bonheur infini d'être né au monde (plus particulièrement dans les années 70 sans doute aussi) mis à la portée d’ados crédules à souhait » ; ce sont « les 15 ans » toujours renouvelés, même à 40, génération après génération, de tous ceux, reines et rois, "dancing queens and Kings" qui, très tôt, ont pu croire que le monde leur appartenait, car cette musique-là est faite pour ça : « Demain vous appartient ; il ne vous arrivera jamais rien de fâcheux. Aussi, consommez-nous sans modération ! »

                   Trente ans avant tous les autres, et autant après, ABBA c’est la world-music de variété, la première dans sa catégorie, au sommet de son art de séduction, même auprès des plus réticents car ces derniers n’aiment pas qu’on leur force les oreilles ni la main, d’autant plus qu’ils sont sur le point, à leur grande honte, de succomber.

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  • La tentation de l’eugénisme : Michel Drac et ses auteurs

                  

     

                   Dans tout ce qui nous est présenté là par Michel Drac, et contrairement à ce qui est affirmé, il n'y a pas une seule information que l'on pourrait qualifier de "scientifique". Certes, il y a de l'histoire, de l'économie, de la sociologie, de la culture, de la statistique, de la psychologie, de l’ethnologie sans doute aussi mais pas de science ; et sûrement pas de génétique ni de biologie.

    Rien de surprenant à cela puisque le livre qui fait l’objet de la note de lecture de Michel Drac, - « Dysgénisme, la détérioration génétique dans les populations modernes » -  a pour auteur Richard Lynn qui n’est qu’un psychologue, c’est- à dire : vous et moi qui le sommes tout autant que lui… psychologues car pas plus bêtes que la moyenne de ceux que l’on dit plutôt intelligents, observateurs et perspicaces.

    Car enfin... nous dire que les enfants des profs réussissent mieux que les enfants de parents de Moulinex, tout en omettant soigneusement de préciser que... contrairement aux pauvres, les riches transmettent non seulement un patrimoine matériel mais aussi un patrimoine sous la forme d’un environnement plus propice au développement intellectuel et autres de leurs descendants… pour mieux conclure par ce qui suit : le QI des riches est statistiquement plus élevé que celui des pauvres…  c’est sûr, nous n'avons pas besoin du soutien d'aucune science digne de ce nom pour en arriver à une telle conclusion !

    Rappelons au passage, car on ne le dira jamais assez manifestement, que le talent, l'intelligence, le génie ne sont pas héréditaires ni la bêtise : tous les enfants d'Igor Stravinski, de Bach, de Picasso, de Pissarro, de Marx, de Pasteur et de Einstein (fratrie de 3 et 9 enfants) nous l'ont salutairement prouvé ; ce qui nous a permis de passer à autre chose en musique, en peinture, en économie politique, en médecine et en physique même si l’on doit reconnaître en toute bonne foi que les marmots de tous les esprits supérieurs précédemment cités savaient très certainement se tenir à table, et ce bien mieux que ceux des pauvres.

    A la décharge de tous ces descendants plutôt discrets donc, gardons à l’esprit les évidences suivantes : plus l’ascendant occupe le devant de la scène, moins on entend parler de sa descendance et moins celle-ci semble nourrir le désir d’emboîter le pas de leur géniteur ou génitrice plus connus sous les noms de père et de mère car plus on parle de soi ou bien, plus l’on fait parler de soi, plus la voix de sa descendance peine à se faire entendre pour peu, et c’est pas certain du tout, que cette descendance ait quelque chose à dire.

     

                    N’empêche… continuons à dire les choses : cela n'aura échappé à personne, l'eugénisme est une vieille lune portée par des individus qui, comme un fait exprès, n'ont jamais soutenu - mais… est-ce un hasard ? - les politiques destinées à atténuer les conséquences dévastatrices de la pauvreté sur les êtres humains : conséquences économiques, psychologiques, culturelles et psychiques : Hugo, Dickens, Zola, Engels dans "la situation de la classe ouvrière en Angleterre » de 1842, n’ont pas cessé de nous en parler pour mieux les dénoncer.

    Encore une fois, est-ce une coïncidence ce profil récurrent propre aux souteneurs de thèses eugénistes ?

    Plus anti-scientifiques et anti-intellectuelles que les thèses eugénistes (refus de la rigueur et refus de la recherche des causes derrière les effets), vous ne trouverez sans doute pas ! 

    Volontairement oublieuses de la corrélation entre les conditions d’existence et le niveau intellectuel et la bonne santé physique des intéressés – un corps robuste dans une tête bien faite -, toutes les thèses eugénistes ne sont qu’une immense illusion fruit d’un fantasme de toute puissance et de pureté auto-centrée car on l’aura aisément remarqué : il est souvent question de «  mon ethnie, ma race, ma culture… » contre celles de tous les autres ; en effet, on n’a jamais vu un eugéniste blanc saluer la supériorité « génétique » d’un Noir ou d’un Asiatique - et vice versa : un Asiatique ( Japonais de surcroît) celle d’un Européen.

    Toutefois, auprès de tous les eugénistes ulcérés à l’idée d’une détérioration génétique  du patrimoine de l’humanité dont il faudrait tenir responsables tous les damnés de la terre - nommément les exploités à la santé plus que précaire -, phénomène qui répond du nom de dysgénisme, risquons la prédiction suivante : il n'est pas certain du tout que le monde de demain ait  besoin de 8 milliards et plus d'individus au QI élevé ; la révolution numérique, la robotique, l’informatique devraient aisément faire l’économie d’un nombre croissant de travailleurs non-qualifiés et qualifiés, diplômés du supérieur ; d'autant plus que les pauvres - c'est à dire : les imbéciles... selon les auteurs que Drac nous présentent -, permettent aussi et surtout aux riches  - il suffit de se reporter aux théories issues de tous les mouvements de lutte contre le fatalisme d’un déterminisme têtu, disons…. de Jésus Christ :-) à Karl Marx - de mener une vie tranquille qui les protège des affres de la misère, de la pauvreté ou de la précarité, de la mal-bouffe et de l’abrutissement télévisuel.

    Pour cette raison, il nous faudra très certainement attendre longtemps avant que les riches ne choisissent de se débarrasser des pauvres « responsable de la détérioration du patrimoine génétique de l’humanité » selon les analyses et les conclusions des auteurs que Michel Drac, thuriféraire, accompagne à l’office.

     

                     Dans les faits, une transmission de patrimoine d’ordre génétique spécifique à chaque classe - pire ou mieux encore, à chaque ethnie reconnue comme telle ( les Blancs, les Noirs, les Asiatiques, les Hispaniques - et les Inuits ?) - n’est admise par aucun membre de la communauté scientifique.

    A propos de l’alcoolisme, par exemple, et même si cette croyance a perduré jusque dans les années 30 avec Bernanos ( « Journal d’un curé de campagne » et « Sous le soleil de Satan ») il n’y avait que Zola au 19è siècle ( dans Nana entre autres romans) et ses contemporains, même les plus éclairés et les plus compassionnels, pour penser que cet alcoolisme ravageur était une maladie héréditaire ; affirmation qui ressemble fort autant à un lapsus qu’à un préjugé de bourgeois inexpiable.  Comme quoi : on a beau être de bonne foi et de bonne volonté, on finit toujours par revenir à la case départ. Chassez le naturel, c’est le mépris qui revient au galop ! Mépris et préjugés de classe.

    En revanche, on peut sans prendre le risque de se tromper affirmer que ce sont bel et bien les conditions d’existence  propices à l’alcoolisme qui pouvaient sous Zola, être considérées comme un déterminisme de classe ; et aujourd’hui encore, avec l’ajout des drogues dures, dans certains métiers physiquement et psychiquement pénibles : la bourse et le bâtiment – golden boys et immigrés de chez Bouygues et Eiffage côte à côte et fraternels, unis  dans une même souffrance ; finiront-ils par partager la même litière et les mêmes commodités :  les bungalows modulaires et les sanitaires de chez Algéco ?

    Rien n’est moins improbable au nom d’un « Salariés souffreteux de toutes les classes, unissez-vous ! »

     

                    On pourra dès maintenant légitimement s'interroger : qui peut bien se soucier de savoir qui des Noirs, des Blancs, des Hispaniques et des Asiatiques ont le QI le plus élevé en tant que groupe ethnique alors qu’aucune science n’est capable d’apporter un éclairage « scientifique... justement ! » à ce sujet ? Quelles sont donc les motivations réelles de ceux qui n’ont de cesse de s’en soucier ? Michel Drac y reviendra à propos d'un autre ouvrage tout aussi farfelu "Race, évolution et comportement (John Rushton) ICI .Et enfin, quel usage comptent-t-ils faire de données aussi loufoques qui n’expliquent ni n’éclairent rien, en particulier à propos de la question suivante : qui fait quoi, à qui, comment, où, pourquoi et pour le compte de qui ? Alors qu'il s'agit là sans doute de la seule question qui importe vraiment.

     

                    Après réflexion, toutes ces thèses eugénistes pourraient finalement tout aussi bien servir un projet progressiste (projet qui nous rapprocherait de la justice des conditions d’existence) ; non pas : « supprimons physiquement les pauvres responsables de la dégénérescence de l’espèce humaine », en priorité ceux qui appartiennent à des ethnies reconnues comme inférieures par ces eugénistes et leurs statisticiens ad hoc qui ne renoncent jamais ! mais bien plutôt : « Supprimons la pauvreté ! » afin que chacun puisse transmettre un environnement familiale et sociale propice au développement physique et intellectuel de sa descendance.

    Là encore, à propos du point de vue eugéniste, force est de constater ceci : ce que l’on pense ne nous aiderait-il pas aussi à nous consoler de tout ce qu’on n’est pas et ne sera jamais, à regret ? Car, compensation, tout n’est que compensation ! Tenez ! Prenez Nietzsche ! Nietzsche qui tenait à peine debout, d’une santé précaire à la fois physique et mentale, glorifiait le corps ; ce corps athlète et guerrier ; ce corps conquérant et triomphant. Michel Drac, quand à lui, semble se tirer une balle dans le pied en soutenant à mots à peine couverts tous ces théoriciens eugénistes car enfin : ces auteurs, ceux qu’ils citent, s’ils avaient aujourd’hui la main, au moment de décider de qui il convient de débarrasser la planète, selon des critères non pas intellectuels mais d’aptitudes physiques cette fois-ci… car les eugénistes accordent tout autant d’importance à l’intellect qu’aux muscles, s’accorderaient-ils, tous ces eugénistes, pour  gracier un Michel Drac qui, faute d’être épargné, accepterait alors de se « retirer », contraint et forcé ou bien, altruiste et héroïque, ferait un saut dans le vide, et ce pour mieux contribuer à la fin de la dégénérescence physique de l’espèce humaine qui semble lui aussi le tenir tant à cœur... jusqu’à la crise cardiaque ?

    Sans vouloir être désobligeant ou exagérément pessimiste pour Michel Drac comme pour Nietzsche, on peut légitimement douter du fait que ces eugénistes fassent preuve de mansuétude à leur égard.

    Mais alors, glorifier ce qu’on ne sera jamais, est-ce rechercher inconsciemment une punition suprême et ultime auprès de ceux chez lesquels cette punition tarde à venir ? Est-ce aussi se jeter dans la gueule du loup eugéniste ? Un châtiment cette punition tant désirée, pour ce que l’on ne supporte plus de ne pas être : brillant dans tous les registres, au point et au poil, au sommet, et sans vertige, de tout le potentiel humain ?

                    Pauvres sont les pauvres, riches sont les riches, jamais ils ne se rencontreront ! C’est Kipling qui nous fait la leçon. Mais alors, que l’on nous prouve qu’il y a bien une transmission génétique propre aux pauvres et une autre propre aux riches ; la transmission d’un patrimoine génétique étanche.

    Parler de patrimoine génétique de l’humanité et tenir pour responsable de sa détérioration - selon les classes et les ethnies, fatalement, parce que tel est le but ultime de ceux qui raisonnent autour de la notion de « patrimoine et de transmission » en lien direct avec une pseudo science qui n’a plus rien à voir avec la génétique ni la biologie - la baisse drastique dans les sociétés développées du taux de mortalité infantile qui a favorisé les êtres humains aux existences les plus précaires, là où les taux de mortalité étaient les plus élevés,  est une gageure doublée d’une escroquerie intellectuelle et scientifique car il n’y a qu’un seul patrimoine génétique humain identique à 99,99%, transmissible donc autant par des QI de 140 que des QI de 70, des pauvres comme des riches  - il sera beaucoup  question de ce test psychométrique dans l’exposé de Michel Drac et des auteurs qu’il tient pour références -, à l’exception des principales maladies génétiques héréditaires ou non, cancers inclus : la mucoviscidose, la neurofibromatose de type 1, la trisomie 1, l’hémophilie, les myopathies, la drépanocytose et autres maladies dégénérative : Alzheimer, Creutzfeldt Jakob

    Un patrimoine unique donc « constitué de la totalité des gènes présents sur l'ensemble des chromosomes caractéristiques de l’espèce humaine. » Or, cette totalité est identique chez les Noirs comme chez les Blancs, chez les Pauvres comme chez les Riches, dans les pays développés comme chez ceux qui le sont moins ou pas du tout.

    Quant à affirmer que la mortalité infantile qui ferait partie « du processus d’élimination des héritages génétiques défavorables » serait d’ordre naturel… c’est oublier un peu vite que si nous ne sommes pas tous « égaux » devant la maladie, nous le sommes d’autant moins qu’il se trouve ou pas un médecin et des moyens hospitaliers performants à proximité ou bien à 10 heures de vol pour ceux qui n’auront pas droit au moindre retard car pour eux, c’est maintenant ou jamais !

    La nature, cette force cruelle et muette qui jamais ne rend des comptes, a bon dos dans ce cas d’espèce comme dans tant d’autres.

     

                     Au cours de cette vidéo, une « sélection pré-natale des embryons » est évoquée sans plus de détails. Mais alors, est-il question d’effectuer un test de QI intra-utérin sur le l’embryon devenu fœtus ? Ou bien, faut-il interdire aux indigents et aux classes populaires de se reproduire, sans oublier les critères ethniques pour un eugénisme pas simplement de classes, mais un eugénisme racialiste (1) ? (vidéo à 1.00.00)

    Dans l’attente d’un début de réponse à cette question, mentionnons cette autre donnée scientifique : «Tous les hommes descendent d'une même population d'Afrique noire, qui s'est scindée en sept branches au fur et à mesure du départ de petits groupes dits fondateurs. Leurs descendants se sont retrouvés isolés par des barrières géographiques (montagnes, océans...), favorisant ainsi une légère divergence génétique. » - Howard Cann, de la fondation Jean-Dausset.

                 A l’exception des maladies héréditaires, les spécificités d’une transmission ne peut être que d’ordre matériel, culturel et familial, fruit d’un environnement propice ou non, c’est selon, au développement intellectuel et social de sa descendance car les conditions d’existence chez l’être humain qui vont de l’extrême pauvreté à une richesse irreprésentable matériellement et mentalement tellement celle-ci dépasse l’entendement avec toutes les conséquences sur la transmission non plus d’un patrimoine génétique inégal mais des conditions d’existence et des opportunités de développement humain, ces conditions-là sont quasi- scientifiquement analysables avec l’aide des disciplines suivantes : histoire, sociologie, ethnologie, économie, diététique, médecine notamment préventive…

    Le seul cas admis à propos de l’utilisation de l’expression « appauvrissement du patrimoine génétique » est le suivant : lorsqu’il est question de la disparition irrémédiables des centaines de variétés d'animaux domestiques et des milliers de cultivars végétaux.

     

                    Conclusion :

                     La tentation de l’eugénisme, c’est ce qui arrive quand on se refuse à se situer soit vraiment à droite (« … seuls ceux qui savent faire des affaires ont raison ! Et pour cette raison, on doit leur foutre la paix !»), soit vraiment à gauche (la recherche des causes premières d’ordre sociale, historique et économique est une exigence absolue) ; en d’autres termes, quand on refuse et Marx et Adam Smith (puis Friedman, caricature absurde de ce même Smith), la politique ayant le vide en horreur, c’est alors qu’une troisième voie émerge du brouillard et c’est alors que l’on vous présente un tableau noir à la craie blanche sur lequel il est dit que les « Noirs abrutis – QI faible - font plus de gosses que les Blancs tout aussi demeurés. Comprenez : à QI égal et pauvreté similaire, les Noirs sont quand même plus cons que les Blancs – vidéo à 00.50.00 - tout en soupçonnant les Indiens (pas les Cheyennes ni les Apaches... mais les Indiens hindous) inclus dans les dites "statistiques de la population asiatique" de faire baisser le QI de cette dernière que Michel Drac place au-dessus des Blancs (2).

    Et là on touche le fond : ridicule et bêtise.

    Exhaustivité oblige, sans doute : un second et dernier tableau se fera un devoir de confirmer l’assertion précédente : côté QI, les Noirs seraient en queue de liste - vidéo à 00.56.40

                        Après cinquante minutes d’exposé, faut dire qu’on la sentait venir quand même un peu cette conclusion présentée avec le plus grand sérieux par Michel Drac. Et là, qui peut bien faire l’économie de penser que l’on ne se dirige pas une fois encore, une fois de plus, vers une impasse en forme de cul-de-sac ? Car que tous ces eugénistes aux motivations compensatrices ne se fassent aucune illusion : tous finiront par passer à la trappe et le fait que certains d’entre eux aient la naïveté de penser qu’ils y passeront en dernier n’y change rien : les machettes et les fours ne connaîtront aucun répit quand le moment sera venu de « sauver le patrimoine génétique des plus forts en QI, en muscles et en gueule ». Car cette révolution -là dévorera aussi sûrement ses enfants que les précédentes.

     

     

    1 - Autre sujet, autre problématique : dans ce contexte, on aura une pensée pour le transhumanisme, cette sorte d’eugénisme à l’envers : en effet, on ne cherche pas à se débarrasser des plus faibles mais bien plutôt à réserver à une population diagnostiquée comme possédant tous les attributs propres à la domination, de pouvoir dominer davantage encore ; et ce faisant, augmenter leur avantage comparatif ; les autres, exclus, végéteront en dehors de la sphère transhumaniste.... sans doute appelés à servir cette classe transhumanisée jusqu’au bout des ongles...

    Cela dit, difficile de se projeter sur 50 ou 100 ans et d’être capable de définir les rapports de classes qui seront alors en jeu : qui travaillera, pour qui, dans quelles conditions... pour répondre à quels besoins etc....
     

    2- En ce qui concerne la Chine, on imaginera le niveau de scientificité des études des eugénistes auprès d’une population de près de 1 400 000 000 d’habitants (chiffre de 2017)...

    Face à une telle population, même "10 millions d’Einstein chinois" ne parviendraient pas statistiquement à compenser pour une population active dont 80% sont « abrutis » le soir venu (ou le matin) par des conditions de travail dignes du 19e siècle (dans un contexte européen) et proche d’un traitement que l’on pourrait sans difficulté qualifier d’inhumain : quant à leur QI à tous...
     
    Alors, de là à en faire une population dont le QI serait le plus élevé au monde.... et pareillement, mais à contrario, en ce qui concerne les populations « Africaines », les moins vernies côté intelligence, nous prépare-t-on une nouvelle campagne autour « du péril jaune » dans le genre : "Beware ! Too smart by half to be trusted, these chinese people !"
    Lien permanent Catégories : AA - Serge ULESKI, littérature et essais 0 commentaire
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