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  • Georges Brassens : la mort lente des idées et de l'engagement


                                             

     

                     "Mourir pour des idées, d'accord ! mais de mort lente."
     
                      Brassens aimé ! Brassens adulé  ! Brassens célébré ! Brassens, en veux-tu en voilà  ! France Culture, France Inter, RTL, Arte, France 2... Brassens est partout. Tout le show business a chanté et chante  un Brassens irréprochable, un Brassens tellement "futé", tellement caustique et drôle à la fois, un Brassens impertinent aussi... tenez : un Brassens anarchiste.
     
                       "Mourir pour des idées, d'accord ! mais de mort lente."
     
    Alors ? Rebelle Brassens ? Anticonformiste Brassens ? Sans doute a-t-il pensé qu'il suffisait d'être antimilitariste et anticlérical (la belle affaire !) pour se dire "anarchiste" et tenir debout en tant qu'homme ; Brassens ainsi que  son public et les médias qui n'ont pas cessé de nous "vendre" un Brassens courageux, téméraire et anticonformiste. D'autres, en revanche, savent quel prix il faut payer pour le rester " Homme" dans la paix comme dans la guerre, face à ceux qui veulent faire de vous un esclave.
     
    Le texte de la chanson présenté plus haut devrait nous éclairer : dans cette chanson, Brassens prend le parti d'assimiler  tout engagement à caractère politique, toute philosophie morale, à du fanatisme : les engagés sont des enragés ; les considérations morales et éthiques... de la moraline de la pire espèce ; tour de passe-passe bien commode quand on a pour "petite philosophie de vie" une seule préoccupation majeure : garder ses distances, se tenir éloigné de tout échauffement cérébral à caractère politique et/ou intellectuel.
     
    Et puis, le texte de cette autre chanson : "Les deux oncles" (1) ; texte dans lequel Brassens refuse d’opposer au chasseur de Juifs et de Communistes le Résistant : ses deux oncles en l'occurrence. Il est vrai que Brassens choisira le STO ; compromis entre le choix du collabo et celui du Résistant ? Ou bien, s'est-il agi de botter en touche (2) ?
     
     
                         "Mourir pour des idées, d'accord ! mais de mort lente."
     
                         Après l'évocation des qualités de rugbyman de ce troubadour nonchalant qu'est Brassens, une autre question s'impose : anti-intello primaire Brassens ? Philistin Brassens ? Il est vrai qu'il s'est vanté de connaître par cœur le répertoire de Louis Mariano  et de Tino Rossi : l'Espagne et la Corse : anisette et farniente - 40° à l'ombre ; de quoi contraindre tout un chacun à l'immobilité et à l'indifférence : "Trop chaud, trop, vraiment trop chaud !"
     
                   Il semblerait que Brassens, figure national, ait réussi, mine de rien, subrepticement pour ainsi dire, à l'insu de tous, et de son public en particulier,  ce tour de force qui consiste à passer à côté de son époque, de toutes les époques : dès 1940 donc. Comme quoi, on prend vite le pli quand on commence tôt : en effet, dans ses textes, on ne trouvera rien qui puisse nous ramener aux années 60 et 70 : aucune actualité, aucun de leurs enjeux sociétaux et politiques ( un Alain Souchon aura fait mieux, beaucoup mieux dans ce domaine, c'est vous dire !).
                    
                Que Brassens soit célébré, qu'il fasse l’unanimité dans tous les milieux de la chanson et dans la bourgeoisie ( de son vivant et aujourd'hui davantage encore puisque c'est bien cette bourgeoisie qui continue de mettre en scène sa postérité), mais quasiment ignoré chez l’ouvrier des années 60 et 70, rien de surprenant : les chansons de Brassens, le personnage,  réconcilient toutes les insouciances, tous les égoïsmes, toutes les indifférences, tous les individualismes bourgeois et tous les imbéciles heureux  car, manifestement, Brassens  ne s'est dérangé pour personne et n'a dérangé que quelques grenouilles de bénitier et autres culs serrés, contrairement à cette autre voix, symphonique celui-là et fort en gueule : Léo Ferré. Scandaleusement ignoré des grands médias , absent des célébrations, boudé par la jeune génération du show-business, Léo Ferré aura épousé tous les soubresauts de notre société - de la guerre d'Algérie à Mai 68, du monde du travail, d'une jeunesse à la recherche d'une cause à défendre à l'abêtissement de la société de consommation -, il aura été de toutes les époques, témoin et pourfendeur...
     
                 Et puis aussi, et puis surtout, il aura été le seul poète, authentiquement poète, sans rival excepté chez les plus grands (Baudelaire, Rimbaud, Apollinaire, Césaire, Char), que la chanson, le music-hall, la scène et une production discographique d'une richesse sans égale, aient  jamais porté jusqu'à tous les sommets.
     
                     Si un train peut en cacher un autre, Brassens, c'est le recours contre la célébration et la transmission de l'œuvre d'un "artiste total" finalement bien encombrant.
     
     
     
     
    1- Un lien utile à propos d'une autre  chanson « les deux oncles ».... : http://www.analysebrassens.com/?page=texte&id=88&corriger=0.646&analysebrassens=eaefe7465b4654c59bfcb4d125c60455
     
     
    2- Le sujet de ce billet ne consiste pas à juger l’attitude de Brassens durant l’occupation... mais sa discographie (deux chansons en particulier) et l’idée que s’en font son public, les gens du métier et les médias : ce que l’on a cherché à nous vendre avec Brassens ; un Brassens aujourd’hui omniprésent. Brassens adulé face à Ferré ignoré... ce n’est évidemment pas un accident ; la raison, on la trouve dans les chansons de Brassens et dans l’œuvre de Ferré. Aucune prise de risque , aucune mise en danger chez Brassens, il y a chez lui quelque chose qui relève de l'imposture et de la recherche d'un grand confort.
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  • Harcèlement, chantage sexuel, agression…

     
     
                      Ca sert aussi à ça la notoriété, la célébrité, l'argent et le pouvoir : acteurs, artistes, chanteurs, animateurs de télé, journalistes, producteurs, élus politiques... se servir, s'en mettre plein la braguette : Strauss-Kahn en était l'archétype.
     
    Incapables de se contenter de celles qui disent " oui" ( et pourtant, il paraît qu'elles sont nombreuses dans certains milieux), il leur faut aussi celles qui disent "non !" Prédation sans fin… arrogants, sans pitié, pourris-gâtés, tous se paient aussi sur « la bête » comme sur cette actrice prête à tout pour tourner dans le film qui lancera sa carrière ; pour cette raison, elles sont toutes vulnérables et les hommes le savent. Mais qu’elles comprennent ceci : à chaque fois qu'une d'entre elles cède, elle prépare toutes les autres à subir le même sort ; après tout, il y a harcèlement lorsque la femme dit "non !"et que l'homme insiste. Lorsqu'elle dit "oui" .... la question ne se pose même plus.
     
    Mais alors : "Qui sont-elles toutes les autres pour dire "non ?" s'interroge le harceleur.
     

    Weinstein Producteur de cinéma, polanski accusé de viol, haziza suspendu de lcp, ramadan accusé de viol, harcèlement, chantage sexuel

     
       
     
     
     
     
     
     
     
     
                    A la lumière des récits qui sont rendus public par toutes ces femmes harcelées, on découvre sans surprise, là encore, ceci : celles qui ont dit manifestement "oui" et qui ont ainsi échappé aux affres du harcèlement, sont celles qui, après avoir été sans aucun doute récompensées, n'ont pas eu assez de mots culpabilisants pour décourager leurs congénères qui s'évertuent à dire "non", de rendre public des comportements du sexe opposé inacceptables ; en effet, les dernières révélations de toutes ces femmes qui s'étaient confiées ont révélé ceci : ces femmes victimes de harcèlement n'ont pu que déplorer le fait que leurs congénères, occupant le plus souvent des postes à responsabilité, les encourageaient à se taire ; et quand on sait que... plus il y aura de femmes ambitieuses et carriéristes, plus le harcèlement sera un recours pour ceux qui souhaitent profiter de leur position pour obtenir des faveurs d'ordre sexuel... celles qui disent « non » ont donc du souci à se faire car elles ne pourront manifestement pas compter sur la solidarité de celles qui ont dit "oui".
     
    Quant à celles que se sont tues durant toutes ces années pour ne pas compromettre leur carrière, c'est sûr : les hommes ne sont pas près de renoncer à tenter leur chance avec celles qui s'apprêtent à entrer dans cette même carrière. Quant à celles qui refuseront soit de se taire soit "d'y passer"... elles se sentiront bien seules puisque manifestement, elles ne pourront pas compter sur le soutien de leurs.... rivales.
     
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  • Gérard Filoche, Tweeter, «  Macron and Co » : ou quand la vérité est antisémite

    gérard filoche, procès en antisémitisme, le tweet de gérard filoche

                                         Analyse du montagephoto qui accompagne le tweet de Gérard Filoche : Emmanuel Macron a les bras levés devant un globe terrestre, le bras orné d’un brassard ressemblant à un accoutrement nazi, sur fond de drapeaux américain et israélien et de photos de Patrick Drahi, Jacob Rothschild et Jacques Attali 

     

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                    Considéré comme la caricature la plus antisémite de l’histoire récente de l’antisémitisme ( même Charlie Hebdo n’aurait pas osé, lui qui, dans les faits, n’ose plus rien depuis longtemps déjà !) le Tweet ravageur de Gérard Filoche et le montagephoto qui l'accompagne,  n'en finit pas de mettre le feu aux médias de nos milliardaires, à la classe politique, aux réseaux sociaux, au CRIF, à la LICRA, chez SOS -racisme qui ne voulait pas être en reste, et aux tribunaux, sans doute aussi, dans peu de temps.

    Et pourtant : il faudrait pouvoir raison garder : or, la quasi totalité des médias ne le souhaite pas. Dont acte. Faut dire que l'aubaine est  trop belle, bien trop belle  de Marianne au Figaro en passant par le Nouvelobs et le PS : "se faire" enfin Filoche ! Filoche, le trublion de la fausse gauche, gauche pépère, gauche socialo-centriste et Macroniste ; Filoche,  jusqu’à récemment,  était  membre du Bureau national du Parti socialiste, membre de la CGT et d'Attac ;  finalement, il sera débarqué du PS en 48H chrono.

    Cela faisait des années que nous étions nombreux à suggérer à Gérard Filoche de quitter ce PS déshonorant pour toute la gauche.

     

     

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    gérard filoche et son tweet jugé antisémiste,gérard filoche exclu du ps

    Maurits Cornelis ESCHER : Relativité (quand toutes les perspectives se valent - ndlr)

     

     

                 Qu'il soit maintenant permis de faire les commentaires suivants  à propos du montagephoto qui accompagne le tweet de Filoche, considéré  "antisémite" avant même d'être jugé :

    1 - Pas d'erreur possible : BFM-TV est bel et bien un soutien inconditionnel de Macron ; pour s’en convaincre il suffit de s’y coller de 18h à 20h une semaine durant ; Patrick Drahi en est le propriétaire et de la chaîne israélienne i24news aussi, soit dit en passant...

    2 - Jacques Attali est bien l'un de ceux qui sont allés chercher ce même Macron afin d'anticiper sur la défaite programmée de Hollande qui ne pourrait pas se représenter...

    3- Le drapeau israélien,  lui, a toute sa place donc, rapport à Drahi et Attali pour lesquels le soleil se lève et se couche avec cet Etat étranger qu'est Israël ; mille fois, ils nous l'ont fait savoir : Attali en particulier avec des histoires à dormir debout telle que :  « Jérusalem capitale du monde ». Rien que ça !

                            Délire communautaire monomaniaque, quand tu nous tiens... et que tu en tiens un, c'est sûr, tu ne le lâches pas !   

    Quant à la Banque et la présence d'un des membres de la dynastie Rothschild, illustre famille depuis le 19è siècle... il est vrai que l'on aurait pu choisir une autre figure bancaire archétypale même si cette banque en particulier  a bien été l’employeur de Macron.

    Le brassard quant à lui, est certes inapproprié : Macron n'est pas un Nazi et ceux qui l'entourent, le soutiennent, le couvent, le chouchoutent, le cajolent et bordent son lit le soir, non plus.

                 Aussi, force est de constater ceci : sur le fond, tout fait sens dans ce montagephoto à propos de ce qu'est Macron -  personnalité et programme : après tout et son contraire, un chef d’Etat n'est-il pas à l’image des intérêts qu’il sert ainsi que  de ceux qui l’ont promu car, pour gagner une élection, il faut être candidat et pour l’être, il faut des soutiens puissants.

                Jugé antisémite, la condamnation du tweet de Gérard Filoche est unanime ;  tous les personnels des médias ne s’y sont pas trompés car on ne peut décidément pas cacher très longtemps pour qui on travaille, et par voie de conséquence, par qui on est payés.

               Mais alors, est-ce à dire que la vérité des faits, la vérité des hommes et de leurs engagements et autres copinages, serait antisémite, fatalement ? Bien sûr que non.

     

                  Filoche et son tweet ne méritent pas un tel vacarme même si les faux-culs et autres Tartufes se sont donnés le mot après s'être réveillés. Force est de constater que l'instrumentalisation de la lutte contre l'antisémitisme est de retour - si tant est qu'elle se soit absentée dernièrement -.... et sa dénonciation a donc de beaux jours devant elle car l'une ne va pas sans l'autre même si, franchement, nous tous aimerions pouvoir nous occuper d'autre chose. Hélas, on ne peut pas décemment ignorer cette instrumentalisation car elle nous concerne tous, bien plus que le véritable antisémitisme qui ne concerne que quelques hurluberlus nostalgiques ; et puis ceci encore : moins on dénonce la mauvaise foi, les groupies communautaires imbéciles (excusez ce pléonasme) et les salauds, plus ils prospèrent.

                 Ne renonçons donc jamais à dénoncer tous ceux qui s’y vautrent dans cette instrumentalisation même si l'on sera charitable en épargnant néanmoins ceux qui doivent se soumettre et jouer les ventriloques pour continuer de faire bouillir la marmite car, quand ils se confient, quand ils se lâchent, à l’abri des oreilles indiscrètes de leurs employeurs, très vite, il nous est donné à réaliser ceci  : tous les craignent tout en les méprisant.  

    Unique consolation. Maigre consolation… mais…. consolation quand même pour nous tous : tout n'est pas perdu donc ! Et peut-être qu'un jour... tous décideront de  s'émanciper après des années d'esclavage...

    Mais... ne rêvons pas.

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  • Gérard Miller à la direction de « Le Média » : déception et soupçon....

    le media avec gérard miller, gérard miller déception et soupçon

     

                     Ce billet pour communiquer un grand étonnement :  voilà que "Le Média", web-TV qui se veut participative, lancée en octobre 2017 par des proches de Mélenchon et du mouvement « Les Insoumis », à l'occasion de son premier "direct", un mois après son lancement, pour faire le « point d'étape », décide d'afficher Gérard Miller en maître de cérémonie.

    Grande est notre surprise donc. Et la question suivante s’impose sans délai : d'où vient ce Gérard Miller resté pourtant très discret durant la première phase de lancement de « Le Média » ? Et puis aussi : Comment s'est-il fait connaître auprès du grand public ces 20 dernières années ? Et la réponse ne tardera pas à venir : Miller a fait partie de "la bande à Ruquier" - composée de Claude Sarraute, Christine Bravo, Isabelle Mergault, Philippe Geluck, Pierre Bénichou, Isabelle Alonso et Isabelle Motrot - que des révolutionnaires sur TF 1, France 2, France Inter et Europe 1 ! - dans les années 90 et 2000, au sein d'une équipe "showbizz", adepte d'un "politiquement correct" lâche et veule, à l’humour infantile et sans danger pour personne, entre gourdes et trouducs.

    Plus tard, on le trouvera chez Drucker puis sur RTL.

    Miller a donc eu, ces dernières années, la fâcheuse habitude de se trouver partout là où il ne faut pas quand on se dit appartenir à une gauche décomplexée.

                    Oui, Miller vient donc tout droit de chez Ruquier ! Un Ruquier qui s’est avéré être au fil des ans et sur toutes les chaînes de radios et télés, ce grand benêt des médias de masse qui pratique un humour fatigué et lourd comme une souche.

     

    Aussi, avec la venue de cet histrion de télé qui, en 2016 et 2017, pensait encore que le FN était un danger pour la démocratie - un Millet qui a donc plus de 10 ans de retard dans sa compréhension du jeu politique français pourtant pas si opaque que ça ! -, on peut légitimement flairer le danger suivant : la récupération et le détournement ; un peu comme dans les années 80 avec la "Marche pour l'égalité" conduite majoritairement par des Français issus de l'immigration et de notre histoire coloniale ; mouvement qui finira sous la bannière "SOS racisme" une fois tous les acteurs de cette marche évincés ; un « SOS » piloté par un Julien Dray et d'autres, tous membres du PS. Chacun sait ce qu'il en est advenu de l'égalité.

     

    le media avec gérard miller, gérard miller déception et soupçon

                       Certes, sous la tutelle de Miller, on se rendra compte très vite comment l'équipe de 'Le Média" est capable de dialoguer avec tous ceux qui n'ont pas attendu la création de ce nouveau média, à savoir : tous les acteurs de la ré-information et de la contre-information qui sont présents sur Internet depuis dix ans  car aucun d’entre eux n’a attendu la fine équipe de LE Media pour s'organiser et donner de la voix ; et parfois, à des centaines de milliers d’exemplaires ; de plus, une grande partie de ces activistes du Net sont issus, là encore, des quartiers populaires et de l’immigration post-coloniale ; d'où notre méfiance extrême, voire notre déception dans le souvenir ce qu’il est advenu de « La marche pour l’égalité ». 

    Décidément, on ne peut s’empêcher de penser  qu' avec la création de ce nouveau média, il s'agissait aussi et sûrement de proposer des têtes nouvelles, n’est-ce pas ? Alors que… force est de constater ceci : Miller, ça fait vraiment "réchauffé" ; de plus, si l'histoire nous est d'un enseignement quelconque, sa présence pourrait fort bien ressembler à une tentative de contrôle et d’encadrement d’un danger que le « système » a très vite identifié : que la gauche, la vraie, choisisse la rupture définitive avec tous les médias dominants et une classe politique sans vision, sinon une seule : la carrière.

    Que les acteurs de ce nouveau média aient dû accepter la présence de Miller à sa tête semble indiquer que rien ne peut se faire sans lui. Et ça, c’est encore une mauvaise nouvelle car, pour toutes les raisons déjà explicitées, nous sommes nombreux à penser qu’il est préférable de pouvoir se passer d'un Gérard Miller. En revanche, un Frédéric Lordon aurait été un vrai bonus : son parcours, son intégrité, ses capacités d'analyse du réel.... tout le prédestine  à jouer un rôle majeur dans un web-média novateur, dissident et radical... dans le sens de... une rigueur à toute épreuve face à la vérité, face à toutes les vérités.
     

                   Faible conceptuellement, médiocre dans ses capacités à pouvoir comprendre  les véritables enjeux du combat politique, ignorant tout le travail de ré-information que des acteurs d'internet ont permis depuis plus de 10 ans, ce qui est aussi et surtout en cause chez Miller c'est son parcours à la fois opportuniste d'un point de vue financier et egocentrique qui s'accompagne d'un besoin manifeste de reconnaissance auprès du plus grand nombre ; décidément, aucune des qualités requises aujourd'hui pour conduire un projet tel que "Le Média" qui se veut participatif et  qui demande un collectif tournant, toujours changeant, mobile... interchangeable.

    Aussi, la question demeure : comment Miller s'est-il imposé dans le lancement de ce "nouveau" média ? A coups de milliers d'euros ?

    Toutes les conditions sont réunies pour une déception à venir chez des milliers de "socio"... ainsi nommés.
     

                    Miller, c'est le soupçon d'un retour au PS des années 80 et 90 - le PS de la grande instrumentalisation pour le pire de toutes les luttes ; Miller c’est le PS qui n’est pas mort ; Miller c’est le PS qui bouge encore ; Miller c’est le nouveau visage d’un PS qui passe à autre chose pour mieux s’en revenir là où il est le plus à l’aise : dans la manipulation des aspirations à plus de justice et dans la trahison. Et que Miller soit d’extrême gauche n’est pas fait pour nous rassurer puisque tous les trotskistes ont fini soit au PS, soit dans les médias - animateur, pseudo-journaliste, directeur de l’information - ou bien Commissaire européen.

    En ce qui concerne Miller, la télé, la radio, l'animation… il a donné. Son parcourt se poursuit donc comme celui de tant d’autres avant lui depuis trente ans. Miller ne fera pas exception. D'où notre extrême réserve face à « Le Média ».

     

    Pour prolonger, cliquez : Qui est Gérard Miller

     
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  • Mourir pour Charlie Hebdo

     

                     Le 5 Janvier 2016, un hommage a été rendu aux victimes de la rédaction de Charlie Hebdo ; victimes de ce qui peut être considéré comme un assassinat politique. Une plaque commémorative a ainsi été inaugurée à Paris sur les lieux de l'attentat.

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    Billet de blog publié en Janvier 2016

     

     

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                    Philippe Val, patron de Charlie Hebdo avant sa nomination à France Inter sous Sarkozy en 2009.

     

     

    Attentat dans les locaux du journal Charlie Hebdo

     

    Wolinski et Cabu, deux membres historiques de ce journal sont décédés.

     

                  Longtemps on pourra se demander ce que ces deux caricaturistes, figures majeures de la presse satirique, faisaient encore à Charlie Hebdo qui, depuis dix ans, a fait de l'insulte, de l'humiliation de l'Islam et de son prophète à coups de pleines pages plus dégradantes les unes que les autres, son fonds de commerce au nom d'une liberté d'expression sans but ni raison, sans queue ni tête, une liberté à fonds perdus qui n’explique rien et n’entrevoie rien ; une liberté sans conscience ni intelligence : pas d’analyse ni de mise en perspective ; une liberté d’enfants terribles qui, tragiquement, ont oublié les enjeux politiques et géo-stratégiques derrière l'instrumentalisation d'un Islamisme aveugle et cruel, à l’heure de la volte face diplomatique de la France menée par le trio Hollande-Valls-Fabius en violation de notre tradition ; une France qui se tient désormais aux côtés de l’Empire (Atlantisme, sionisme et monarchies pétrolières) sans nuances et sans complexe.

    Aussi, on peut être légitimement autorisés à se demander ce qui faisait courir Charlie Hebdo : la liberté d’expression ?

     

              Tous ceux qui pensent pouvoir tenir le monde en respect un crayon à la main à coups de caricatures souvent talentueuses devront au plus vite réaliser que le refus de prendre en compte le monde qui est le nôtre aujourd’hui, dans toute sa complexité et plus important encore, dans toute sa perversité, ce refus-là devra manifestement se payer très cher au moment où « l’humanité est sur le point de connaître en quelques décennies, le plus important changement global de toute son histoire, le choix de la stratégie du chaos étant ouvertement assumé par les puissances de l’argent. »

    Cette politique du chaos ciblera une terre en particulier, celle de l'Islam : Moyen-Orient, Proche-Orient et une partie du grand Maghreb.

    Il semblerait que Wolinski et Cabu, septuagénaires, aient décroché de cette réalité-là depuis une bonne vingtaine d’années et qu’ils en aient payé le prix le plus élevé : la mort. Philippe Val, un temps leur patron, qui a conduit le virage idéologique de Charlie Hebdo avant d'être nommé à la tête de France Inter en 2009 sous la présidence de Sarkozy (1) - virage qui rapprochera l'hebdomadaire d'une idéologie mondialiste, atlantiste et sioniste -, portera une lourde responsabilité dans l'acharnement vécu comme anti-musulman d'une rédaction contre une religion en particulier.

    Le dessinateur Siné, licencié par Val, aura été le premier à vivre avec violence cette volte-face éditoriale qui ne pouvait que conduire l'hebdomadaire et ses salariés droit dans le mur. 

     

                 Mais alors, fallait-il, et faut-il mourir pour Charlie Hebdo ?

    Bêtes et méchants - tels  ils se revendiquaient -, il semblerait que Wolinski et Cabu aient fini par trouver plus méchants qu'eux, et sans doute aussi, plus bêtes. Et la question suivante s'impose : pourquoi ces deux-là sont-ils restés si longtemps, non pas "méchants" mais "bêtes" ?

    Intégrisme religieux contre intégrisme anti-religieux (2), la liberté de représenter le prophète de la deuxième religion de France, Mahomet nu couché sur le ventre les fesses à l’air, tout en accompagnant cette représentation du commentaire  suivant : « Et mes fesses, tu les aimes mes fesses ? »… fallait-il mourir pour cette liberté-là ?

    Il est vraiment temps que l’on nous remémore dans quelles circonstances le combat pour la liberté d’expression a gagné ses titres et ses lettres de noblesse qui sont les siens aujourd’hui.

     

               Rappelons que la critique de la religion, le Catholicisme en particulier, ici en France, a toujours reposé sur la dénonciation d’une chape de plomb sur les consciences et la lutte contre une organisation de l’existence liberticide et intransigeante, parfois cruelle, tentaculaire, de l’Ancien régime à la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, et bien après encore… jusque dans le dernier village français, jusqu’à la dernière chasuble et soutane et le dernier viol d’une conscience qui aspire à une liberté seule capable de hisser l’être humain au sommet de tous les possibles.

    Tout au long de cette lutte, les représailles de l'institution religieuse n'épargneront personne.

    La critique du sionisme, bras armé du Judaïsme, trouve elle sa justification dans le fait que cette idéologie a pris en otage les Juifs de France (3), les médias et occupe tous les lieux de pouvoir et de la représentation politique jusqu’au plus haut niveau de l’Etat français ; cette critique sans complaisance, critique jusqu’à la dernière kippa, trouve sa légitimité dans la lutte contre une idéologie qui divise notre pays, ternit son image sur la scène mondiale et paralyse son pouvoir d’initiative au service de l’instauration d’un autre rapport au monde entre les Etats, les Continents, les Nations, les Cultures et les Civilisations.

    Là encore, dans cette lutte contre cette idéologie d'une intolérance inouïe - soumettez-vous ou disparaissez ! -, les représailles n'épargnent personne. Dieudonné, entre autres, en paiera le prix fort : le bannissement ; car c'est en 2003 qu'un pays s'est laissé dicter que la liberté d'expression s'arrêtait à Dieudonné. Depuis, l'étau ne s'est pas desserré.

     

                 En revanche, s’en prendre à l’Islam, semaine après semaine, une religion, la religion la plus pauvre de France, une religion sans pouvoir, sans moyens, sans représentation autre que dégradante à dessein - notez que les plus lettrés, articulés et avisés de cette communauté sont le plus souvent ignorés ou exclus par les médias dominants -, dont les fidèles ont pour lieux de prière des locaux sordides et dont une grande partie partage une condition sociale déterminée par l’occupation d’emplois ingrats et pénibles… tout ça avait-il vraiment quelque chose d’héroïque ?

    Quant aux groupes qui, de par le monde, commettent des actes inqualifiables au nom d’une certaine conception de l’Islam, s’en repaître à longueur de colonnes, des mois durant, et là encore, sans travail d’information digne de ce nom, - qui sont-ils ? D'où viennent-ils ? Qui les finance ? Quels intérêts servent-ils ? -, relevait d’une conception quelque peu immature et irresponsable de ce que sont la presse, l’information, le lecteur et ce à quoi Charlie Hebdo pouvait bien penser contribuer : à une meilleure compréhension de tous les mécanismes de désinformation et de manipulation destinés à nous renvoyer l’image d’un monde décidément illisible et ainsi nous inciter à nous en désengager ?

    De ça, on peut en douter.

     

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               "Ne vous arrêtez jamais à la mort car elle n'éclaire à la fois rien et tout !"

     

                Cet attentat très ciblé - véritable assassinat politique - arrive au pire moment pour la communauté musulmane prise en tenaille, d'aucuns diront "pris en otage", entre les livres de Zemmour et de Houellebecq, les interventions d'un Finkielkraut ou d'une Elisabeth Lévy,  et des médias impliqués dans une course à l’audience qui les condamne inévitablement à commettre les pires outrages contre l’intelligence et la justice dans la stigmatisation d'une communauté et d'une géographie (les quartiers, les banlieues...) qui n’avaient vraiment pas besoin d’une telle attention.

     

                De plus, avec un Président au fond du trou, un Crif toujours sur le pied de guerre, une presse subventionnée courageuse mais pas téméraire, souvent de parti pris, et des médias de masse qui feront, nul doute, entre deux pauses publicitaires, des choux gras de cette tragédie… le moment est vraiment venu de se taire et de les observer tous autant qu’ils sont : ils nous en apprendront tellement sur eux-mêmes et sur le monde qu’ils nous préparent pour demain. Il sera toujours temps alors de revenir et d’en tirer les conclusions qui s’imposent.

    On pense déjà au pire.

     

     

                Charlie Hebdo par Denis Robert

     

     

    1 - Qui, dans les années 70 et 80 aurait pu prédire que le rédacteur en chef de Charlie Hebdo serait nommé par la droite, et qui plus est, par un Sarkozy... à la direction de France Inter ? Avec Val, Charlie Hebdo a tranquillement descendu la même pente que le PS. Profits records... distribution de dividendes de plusieurs centaines de milliers d'Euros pour Val et Cabu, les deux principaux actionnaires.

     

    2 - On peut douter qu’il y ait jamais eu ce qu’on peut appeler « une pensée » chez un Wolinski ou chez un Cabu ; moins encore chez un Choron professeur auto-proclamé...

    Et l'on se souviendra que cette "petite bande de joyeux lurons" avait quand même beaucoup de mal avec ceux qui ne pensaient pas comme eux. On les disait plutôt sectaires... pour ne rien dire de leur caricature récurrente du Français moyen - et toute la classe ouvrière avec lui -, systématiquement assimilé à un beauf raciste, alcoolique, et antisémite, accompagnée d'une représentation le plus souvent machiste et dégradante des femmes.

     

    3 - Le questionnement à propos du danger que représente l'élite juive sioniste pour le Juif du quotidien (en France ou en Israël) n'est pas nouveau. Le dernier questionnement concerne le génocide nazi. Une étude qui répond au titre de "Quels juifs furent exterminés ?" est disponible ICI ; une étude qui interroge l'histoire du génocide des Juifs à travers le prisme de "la lutte des classes" au sein de cette communauté : à partir de 1933, qui a décidé, au sein de la communauté juive, de "qui pourra quitter l'Europe - pour la Grande Bretagne, la Palestine ou les USA -, et qui ne le pourra pas" ; "Qui vivra et qui mourra".

     

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  • Quand Charlie Hebdo persiste et signe : c'était en 2016

     

     Billet publié en Janvier 2016

     

     

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                                       Dessin de Riss, salarié de Charlie Hebdo, qui essentialise l'Arabe et/ou le Musulman, voué dès sa naissance au viol et au meurtre.

                      Le journal d'extrême droite "Minute", en particulier celui des années 70, n'aurait pas fait pire.

    Il y a bien quelque chose de pourri chez Charlie.

     

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    Riss ou le courage des lâches

     

                    A propos de Aylan, âgé de 5 ans, cet enfant de réfugiés syriens rejeté par la mer, échoué sur une plage de Bodrum, en Turquie, le 2 septembre 2015, après un naufrage et une noyade, Charlie Hebdo, ce nid de vipères islamophobes irresponsables et racistes, en a remis une couche suite aux agressions sexuelles "en bande organisée" à Cologne le soir du Nouvel an ; agressions attribuées à des migrants et des réfugiés accueillis récemment par l'Allemagne.

     

                   Aussi, qu'il soit permis de rappeler ceci à propos du dessin de Riss :

     

                  Jamais Charlie Hebdo ne se serait permis un tel propos, si cet enfant de 5 ans n'avait pas été arabe et musulman car, à ce sujet, tout est permis : dénigrements, instrumentalisation, diffamation, insultes et mépris.

                     D'où la nécessité de dénoncer sans relâche une complaisance inouïe à l'endroit de cet hebdo.

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    Riss ou la bêtise dans le mépris

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  • Catalogne : la construction européenne face au défi démocratique

                                La justice espagnole a lancé vendredi un mandat d'arrêt contre Carles Puigdemont, destitué par Madrid et quatre de ses "ministres", arrivés lundi à Bruxelles.  Sera-t-il extradé par la Belgique ?
     
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    Dimanche 1er octobre 2017 référendum pour l'indépendance de la catalogne, madrid, barcelone,

     
                     Des milliers de personnes se sont aussi réunies dans la capitale espagnole à la veille du référendum d'autodétermination en Catalogne demain dimanche 1er octobre 2017. Des milliers de policier sont appelés en renfort pour tenter d'empêcher le déroulement de ce référendum interdit par Madrid.
     
    Les Capitales européennes volent au secours de l'Etat espagnol.... c'est sûr :  entre faux -
    Etats (Etats eunuques) dépossédés par la Commission de Bruxelles, on se serre les coudes, manifestement.
     
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                   L'Europe et la démocratie : cette Europe-là n'a de cesse de nous rappeler jusqu'où ne pas aller trop loin ; c'est-à-dire... jusqu'où faire valoir ses droits dans le cadre de constitutions nationales et européenne dites démocratiques...
     
    Contrôle de la Commission des budgets des Etats-membres ; Commission à la tête de laquelle on trouvera un ex-premier ministre luxembourgeois qui a sciemment organisé l'exonération fiscale de multinationales les plus rentables...
     
    Sanctions, menaces : répression, arrestation, emprisonnement des leaders indépendantistes catalans , des Catalans interdits de référendum...
     
    l'Europe persiste et signe donc : elle confirme toutes nos craintes car, il y a trente ans, si on se serait sans doute opposés à ce désir d'indépendance des Catalans.... au nom de la solidarité économique des régions et des Etats européens entre eux... aujourd'hui, quand on a compris qu'elle était la nature du projet européen et les intérêts que l'Europe protège avec la complicité du Parlement de Strasbourg et des exécutifs des Etats membres... on ne peut que soutenir ce désir de se libérer d'une Espagne totalement à la merci (tout comme la France...) d'une Commission européenne garante du bon déroulement d'un projet mondialiste sans justice, sans courage ni honneur ; un projet porté par des cyniques - cyniques et veules, au mépris consommé, des opportunistes aux salaires mirobolants et des lobbies de multinationales sans vergogne ; une Europe d'irresponsables incapables de voir plus loin que le plan de carrière promis à tous ceux qui servent sans état d'âme car tous ont compris que seuls ceux qui savent aujourd'hui obéir, commanderont demain.
     
    Aussi, on ne peut que soutenir ce désir d'indépendance des Catalans... désir libératoire : on ne subit plus ; on reprend les rênes de la conduite
    de son avenir.
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  • Donald Trump président : un an déjà

                   "L’une des grandes réalisations du système doctrinal a été de détourner la colère du secteur des entreprises vers le gouvernement qui met en œuvre les programmes que le secteur des entreprises conçoit, comme les ententes de protection des entreprises et des droits des investisseurs, qui sont uniformément décrites comme “Accords commerciaux” dans les médias. Avec tous ses défauts, le gouvernement est, dans une certaine mesure, sous influence et contrôle populaire, contrairement au secteur des entreprises. Il est très avantageux pour le monde des affaires d’entretenir la haine pour les bureaucrates gouvernementaux à lunettes et de chasser de l’esprit des gens l’idée subversive que le gouvernement pourrait devenir un instrument de la volonté populaire, un gouvernement par et pour le peuple."

     

                  "Trump à la Maison-Blanche" : Noam Chomsky

     

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                       Donald Trump : "Plus oecuménique que moi, tu meurs !"

     

    Donald Trump prête serment lors de son investiture vendredi 20 janvier à Washington.
                                               
             Donald Trump prête serment lors de son investiture ce vendredi 20 janvier 2017 à Washington ; unTrump qui aura gagné deux batailles : la première contre son propre parti qui n'en voulait pas ; la seconde contre  Hilary Clinton.
    Un nouveau président donc ; un président de rupture, un président qui se veut volontariste et pragmatique en opposition directe avec les huit années d'une Présidence Obama, présidence prétentieuse et guindée à la manière des nouveaux riches ( pour Obama.... sa réussite en politique), proche des Clinton finalement même s'il s'agit là, avec les Obama, d'un affairisme d'une autre nature ; une présidence de gérant de paille dont Bernie Sanders, candidat à la primaire démocrate, a su nous révéler toute la supercherie : toujours plus d'inégalités sous Obama, toujours plus de bombes et toujours plus de sourires et de sermons car plus Obama bombardait plus il souriait et plus il parlait d'autre chose.
    On compense comme on peut sans doute.
             
                                                           
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                   Donald Trump serait anti-establishment ?

                   Mauvaise blague, mauvaise analyse : Trump, c'est les USA qui passent à autre chose.

    Pour preuve, ce qui suit : Trump ne touchera pas à Wall-street, ni à la relation avec Israël et l’Arabie Saoudite. Quant à la Russie, les USA savent que ce pays-continent n’a aucun poids économique, technologique, culturel et militaire. Ils n’ont donc plus de temps à perdre. La préoccupation des USA c’est l’Asie. Et là encore, dans ses propos, Trump est au rendez-vous contre la Chine.

     

                    De plus, gardons à l'esprit que l'électorat de Trump (électorat indirect qui nomme les "grands électeurs"  - avec  50% d'abstention soit dit en passant - qui ont la charge de désigner  alors le prochain président) ne concerne pas simplement les "petits Blancs marginalisés" ; une partie de la classe moyenne républicaine a voté Trump ; et une partie des minorités visibles aussi.

    Car Trump n'est qu'un écran de fumée oligarchique destiné à embarquer sur le bateau de l'hégémonie US sur le monde (culture, innovation technologique et armement) les laissés-pour-compte toujours plus nombreux qui menacent l'intégrité de la société américaine autour de son drapeau et de sa force de frappe et autre désir de domination sans partage ; c'est la classe ouvrière qui soutient et fait la guerre (Irak, Afghanistan..), pas la bourgeoisie et les classes qui profitent du mondialisme.

    Aussi, pas de domination US sur le monde sans le soutien des classes exploitées mais fières d'appartenir à la première puissance militaire et technologique. Or, ces classes étaient sur le point de rompre avec ce projet de domination - de s'en désolidariser - à force de ne pas en récolter une partie des fruits économiques.

     

    ***

     

                   Qu'à cela ne tienne ! Si l'on en croit tout ce que Trump a pu déclarer ces six derniers mois, avec ce nouveau président des USA fraîchement élu - mal élu qui plus est car minoritaire - tout le monde devrait pouvoir y trouver son compte : les sionistes impénitents partisans du Grand Israël (1), les anti-atlantistes, les opposants au TAFTA, les Keynésiens,  les protectionnistes, les patriotes, les fans de Poutine, les anti-impérialistes, les anti-mondialistes, les partisans de la sortie de l'U.E, les nationalistes, les suprémacistes blancs, les ruraux, les citadins, les pourfendeurs de l'OTAN, les trous du cul du Ku Klux Klan aux cagoules mal ajustées à la Tarantino...

    De la gauche à la droite, de l'extrême gauche à l'extrême droite, il y en aura donc pour tout le monde car contrairement à ce que les médias dominants ne cessent de nous asséner : plus oecuménique que Trump, tu meurs !

                  Tout ce beau petit monde pourra-t-il néanmoins s'y retrouver sans prendre le risque de s'y perdre avec ce nouveau concept qu'est Trump ? Concept attrape-tout - tout ce qui vole à sa portée -, car à trop vouloir plaire au plus grand nombre, ne risque-t-on pas de mécontenter tout le monde, chacun restant sur sa faim ?

                   Si, pour l'heure,Trump est unanimement détesté par les médias, on peut néanmoins parier que ces mêmes médias sauront très vite opérer une volte-face qui nous expliquera que Trump, finalement, n'est pas dépourvu de bon sens, et plus particulièrement une fois que ceux qui signent les chèques de cette classe médiatique sans gêne composée de chroniqueurs et d'animateurs de l'actualité - nouvelle fonction des journalistes des médias de masse -,  seront rassurés ainsi que Wall Street : gel des salaires, réductions massives des charges pour les entreprises, avec Trump, des affaires juteuses sont encore possibles et la réduction des inégalités peut bien attendre :

                  "Restez pauvres mais fiers d'être Américains car vos exploiteurs seront certifiés Yankees pure souche, les capitaux et les bénéfices aussi !"

     

               Trump c'est la continuation d'Obama par d'autres moyens, tout comme Obama aura été la continuation de Bush-fils... en particulier, dans la relation des USA avec le reste du monde.

    Trump, c'est le retour de l'unilatéralisme qui signe la fin d'un multilatéralisme qui n'est qu'une impasse  et qu'une perte de temps pour une puissance comme les USA : trop lent, trop pesant ce multilatéralisme ! Car, avec l'unilatéralisme (et une dose de bilatéralisme, les USA retrouvent leur position de force à 1 contre 1, autant dire à 1 contre personne (et pas seulement dans le domaine économique) ; plus de tergiversations alors : exception culturelle française, OGM ou pas OGM, quel droit du travail, quelles normes  sanitaires etc...

    Aussi, prêter aux USA qui ne veulent toujours pas partager le monde, des intentions isolationnistes, c'est vraiment passer à côté de l'essentiel.

    Dans ces circonstances, avec le retour de l'unilatéralisme américain, ayons une pensée pour cette Grande Bretagne sortie de l'U.E qui joue gros, très gros maintenant face aux USA. Compte-elle sur la City pour faire contre-poids lors des négociations avec Trump ?

    On le saura très vite.

     

    ***

     

                  Pour finir, précisons ceci : le Système pour tous les anti-systèmes qui ne savent pas encore qu'ils sont toujours à sa merci et à son service, ne baisse jamais les bras. Aussi, une seule solution : les lui couper. Or, Trump n'est pas un Robespierre, juste un "Pousse-toi de là que je m'y mette !" car cela fait des lustres que la classe auquelle appartient Trump, des pères fondateurs esclavagistes aux milliardaires d'aujourd'hui, finance les campagnes électorales des présidents élus.

    Il était sans doute temps pour cette classe de cesser de diriger les USA par procuration. C'est maintenant fait. C'en est donc fini des Présidents de paille comme les gérants du même nom !

     

     

    1 - Trump et les médias à propos d'Israël et le feu-vert donné à Netanyahu pour la continuation de la colonisation de Jerusalem et de la Cisjordanie par le nouveau président des USA : comment les médias vont-ils gérer l'actualité d'une parole anti-israélienne censurée depuis les années 80 et l'arrivée du PS à l'Elysée, dans le contexte d'une détestation de Trump et d'une adhésion complète aux pressions sionistes en France par ces mêmes médias ?

     

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          Pour prolonger, cliquez : Trump à la Maison blanche - bas les masques !

     

    ainsi que ... Trump et les médias : pourquoi tant de haine

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