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  • Georges Brassens : la mort lente des idées et de l'engagement


                                             

     

                     "Mourir pour des idées, d'accord ! mais de mort lente."
     
                      Brassens aimé ! Brassens adulé  ! Brassens célébré ! Brassens, en veux-tu en voilà  ! France Culture, France Inter, RTL, Arte, France 2... Brassens est partout. Tout le show business a chanté et chante  un Brassens irréprochable, un Brassens tellement "futé", tellement caustique et drôle à la fois, un Brassens impertinent aussi... tenez : un Brassens anarchiste.
     
                       "Mourir pour des idées, d'accord ! mais de mort lente."
     
    Alors ? Rebelle Brassens ? Anticonformiste Brassens ? Sans doute a-t-il pensé qu'il suffisait d'être antimilitariste et anticlérical (la belle affaire !) pour se dire "anarchiste" et tenir debout en tant qu'homme ; Brassens ainsi que  son public et les médias qui n'ont pas cessé de nous "vendre" un Brassens courageux, téméraire et anticonformiste. D'autres, en revanche, savent quel prix il faut payer pour le rester " Homme" dans la paix comme dans la guerre, face à ceux qui veulent faire de vous un esclave.
     
    Le texte de la chanson présenté plus haut devrait nous éclairer : dans cette chanson, Brassens prend le parti d'assimiler  tout engagement à caractère politique, toute philosophie morale, à du fanatisme : les engagés sont des enragés ; les considérations morales et éthiques... de la moraline de la pire espèce ; tour de passe-passe bien commode quand on a pour "petite philosophie de vie" une seule préoccupation majeure : garder ses distances, se tenir éloigné de tout échauffement cérébral à caractère politique et/ou intellectuel.
     
    Et puis, le texte de cette autre chanson : "Les deux oncles" (1) ; texte dans lequel Brassens refuse d’opposer au chasseur de Juifs et de Communistes le Résistant : ses deux oncles en l'occurrence. Il est vrai que Brassens choisira le STO ; compromis entre le choix du collabo et celui du Résistant ? Ou bien, s'est-il agi de botter en touche (2) ?
     
     
                         "Mourir pour des idées, d'accord ! mais de mort lente."
     
                         Après l'évocation des qualités de rugbyman de ce troubadour nonchalant qu'est Brassens, une autre question s'impose : anti-intello primaire Brassens ? Philistin Brassens ? Il est vrai qu'il s'est vanté de connaître par cœur le répertoire de Louis Mariano  et de Tino Rossi : l'Espagne et la Corse : anisette et farniente - 40° à l'ombre ; de quoi contraindre tout un chacun à l'immobilité et à l'indifférence : "Trop chaud, trop, vraiment trop chaud !"
     
                   Il semblerait que Brassens, figure national, ait réussi, mine de rien, subrepticement pour ainsi dire, à l'insu de tous, et de son public en particulier,  ce tour de force qui consiste à passer à côté de son époque, de toutes les époques : dès 1940 donc. Comme quoi, on prend vite le pli quand on commence tôt : en effet, dans ses textes, on ne trouvera rien qui puisse nous ramener aux années 60 et 70 : aucune actualité, aucun de leurs enjeux sociétaux et politiques ( un Alain Souchon aura fait mieux, beaucoup mieux dans ce domaine, c'est vous dire !).
                    
                Que Brassens soit célébré, qu'il fasse l’unanimité dans tous les milieux de la chanson et dans la bourgeoisie ( de son vivant et aujourd'hui davantage encore puisque c'est bien cette bourgeoisie qui continue de mettre en scène sa postérité), mais quasiment ignoré chez l’ouvrier des années 60 et 70, rien de surprenant : les chansons de Brassens, le personnage,  réconcilient toutes les insouciances, tous les égoïsmes, toutes les indifférences, tous les individualismes bourgeois et tous les imbéciles heureux  car, manifestement, Brassens  ne s'est dérangé pour personne et n'a dérangé que quelques grenouilles de bénitier et autres culs serrés, contrairement à cette autre voix, symphonique celui-là et fort en gueule : Léo Ferré. Scandaleusement ignoré des grands médias , absent des célébrations, boudé par la jeune génération du show-business, Léo Ferré aura épousé tous les soubresauts de notre société - de la guerre d'Algérie à Mai 68, du monde du travail, d'une jeunesse à la recherche d'une cause à défendre à l'abêtissement de la société de consommation -, il aura été de toutes les époques, témoin et pourfendeur...
     
                 Et puis aussi, et puis surtout, il aura été le seul poète, authentiquement poète, sans rival excepté chez les plus grands (Baudelaire, Rimbaud, Apollinaire, Césaire, Char), que la chanson, le music-hall, la scène et une production discographique d'une richesse sans égale, aient  jamais porté jusqu'à tous les sommets.
     
                     Si un train peut en cacher un autre, Brassens, c'est le recours contre la célébration et la transmission de l'œuvre d'un "artiste total" finalement bien encombrant.
     
     
     
     
    1- Un lien utile à propos d'une autre  chanson « les deux oncles ».... : http://www.analysebrassens.com/?page=texte&id=88&corriger=0.646&analysebrassens=eaefe7465b4654c59bfcb4d125c60455
     
     
    2- Le sujet de ce billet ne consiste pas à juger l’attitude de Brassens durant l’occupation... mais sa discographie (deux chansons en particulier) et l’idée que s’en font son public, les gens du métier et les médias : ce que l’on a cherché à nous vendre avec Brassens ; un Brassens aujourd’hui omniprésent. Brassens adulé face à Ferré ignoré... ce n’est évidemment pas un accident ; la raison, on la trouve dans les chansons de Brassens et dans l’œuvre de Ferré. Aucune prise de risque , aucune mise en danger chez Brassens, il y a chez lui quelque chose qui relève de l'imposture et de la recherche d'un grand confort.
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  • Harcèlement, chantage sexuel, agression…

     
     
                      Ca sert aussi à ça la notoriété, la célébrité, l'argent et le pouvoir : acteurs, artistes, chanteurs, animateurs de télé, journalistes, producteurs, élus politiques... se servir, s'en mettre plein la braguette : Strauss-Kahn en était l'archétype.
     
    Incapables de se contenter de celles qui disent " oui" ( et pourtant, il paraît qu'elles sont nombreuses dans certains milieux), il leur faut aussi celles qui disent "non !" Prédation sans fin… arrogants, sans pitié, pourris-gâtés, tous se paient aussi sur « la bête » comme sur cette actrice prête à tout pour tourner dans le film qui lancera sa carrière ; pour cette raison, elles sont toutes vulnérables et les hommes le savent. Mais qu’elles comprennent ceci : à chaque fois qu'une d'entre elles cède, elle prépare toutes les autres à subir le même sort ; après tout, il y a harcèlement lorsque la femme dit "non !"et que l'homme insiste. Lorsqu'elle dit "oui" .... la question ne se pose même plus.
     
    Mais alors : "Qui sont-elles toutes les autres pour dire "non ?" s'interroge le harceleur.
     

    Weinstein Producteur de cinéma, polanski accusé de viol, haziza suspendu de lcp, ramadan accusé de viol, harcèlement, chantage sexuel

     
       
     
     
     
     
     
     
     
     
                    A la lumière des récits qui sont rendus public par toutes ces femmes harcelées, on découvre sans surprise, là encore, ceci : celles qui ont dit manifestement "oui" et qui ont ainsi échappé aux affres du harcèlement, sont celles qui, après avoir été sans aucun doute récompensées, n'ont pas eu assez de mots culpabilisants pour décourager leurs congénères qui s'évertuent à dire "non", de rendre public des comportements du sexe opposé inacceptables ; en effet, les dernières révélations de toutes ces femmes qui s'étaient confiées ont révélé ceci : ces femmes victimes de harcèlement n'ont pu que déplorer le fait que leurs congénères, occupant le plus souvent des postes à responsabilité, les encourageaient à se taire ; et quand on sait que... plus il y aura de femmes ambitieuses et carriéristes, plus le harcèlement sera un recours pour ceux qui souhaitent profiter de leur position pour obtenir des faveurs d'ordre sexuel... celles qui disent « non » ont donc du souci à se faire car elles ne pourront manifestement pas compter sur la solidarité de celles qui ont dit "oui".
     
    Quant à celles que se sont tues durant toutes ces années pour ne pas compromettre leur carrière, c'est sûr : les hommes ne sont pas près de renoncer à tenter leur chance avec celles qui s'apprêtent à entrer dans cette même carrière. Quant à celles qui refuseront soit de se taire soit "d'y passer"... elles se sentiront bien seules puisque manifestement, elles ne pourront pas compter sur le soutien de leurs.... rivales.
     
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  • Gérard Filoche, Tweeter, «  Macron and Co » : ou quand la vérité est antisémite

    gérard filoche, procès en antisémitisme, le tweet de gérard filoche

                                         Analyse du montagephoto qui accompagne le tweet de Gérard Filoche : Emmanuel Macron a les bras levés devant un globe terrestre, le bras orné d’un brassard ressemblant à un accoutrement nazi, sur fond de drapeaux américain et israélien et de photos de Patrick Drahi, Jacob Rothschild et Jacques Attali 

     

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                    Considéré comme la caricature la plus antisémite de l’histoire récente de l’antisémitisme ( même Charlie Hebdo n’aurait pas osé, lui qui, dans les faits, n’ose plus rien depuis longtemps déjà !) le Tweet ravageur de Gérard Filoche et le montagephoto qui l'accompagne,  n'en finit pas de mettre le feu aux médias de nos milliardaires, à la classe politique, aux réseaux sociaux, au CRIF, à la LICRA, chez SOS -racisme qui ne voulait pas être en reste, et aux tribunaux, sans doute aussi, dans peu de temps.

    Et pourtant : il faudrait pouvoir raison garder : or, la quasi totalité des médias ne le souhaite pas. Dont acte. Faut dire que l'aubaine est  trop belle, bien trop belle  de Marianne au Figaro en passant par le Nouvelobs et le PS : "se faire" enfin Filoche ! Filoche, le trublion de la fausse gauche, gauche pépère, gauche socialo-centriste et Macroniste ; Filoche,  jusqu’à récemment,  était  membre du Bureau national du Parti socialiste, membre de la CGT et d'Attac ;  finalement, il sera débarqué du PS en 48H chrono.

    Cela faisait des années que nous étions nombreux à suggérer à Gérard Filoche de quitter ce PS déshonorant pour toute la gauche.

     

     

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    gérard filoche et son tweet jugé antisémiste,gérard filoche exclu du ps

    Maurits Cornelis ESCHER : Relativité (quand toutes les perspectives se valent - ndlr)

     

     

                 Qu'il soit maintenant permis de faire les commentaires suivants  à propos du montagephoto qui accompagne le tweet de Filoche, considéré  "antisémite" avant même d'être jugé :

    1 - Pas d'erreur possible : BFM-TV est bel et bien un soutien inconditionnel de Macron ; pour s’en convaincre il suffit de s’y coller de 18h à 20h une semaine durant ; Patrick Drahi en est le propriétaire et de la chaîne israélienne i24news aussi, soit dit en passant...

    2 - Jacques Attali est bien l'un de ceux qui sont allés chercher ce même Macron afin d'anticiper sur la défaite programmée de Hollande qui ne pourrait pas se représenter...

    3- Le drapeau israélien,  lui, a toute sa place donc, rapport à Drahi et Attali pour lesquels le soleil se lève et se couche avec cet Etat étranger qu'est Israël ; mille fois, ils nous l'ont fait savoir : Attali en particulier avec des histoires à dormir debout telle que :  « Jérusalem capitale du monde ». Rien que ça !

                            Délire communautaire monomaniaque, quand tu nous tiens... et que tu en tiens un, c'est sûr, tu ne le lâches pas !   

    Quant à la Banque et la présence d'un des membres de la dynastie Rothschild, illustre famille depuis le 19è siècle... il est vrai que l'on aurait pu choisir une autre figure bancaire archétypale même si cette banque en particulier  a bien été l’employeur de Macron.

    Le brassard quant à lui, est certes inapproprié : Macron n'est pas un Nazi et ceux qui l'entourent, le soutiennent, le couvent, le chouchoutent, le cajolent et bordent son lit le soir, non plus.

                 Aussi, force est de constater ceci : sur le fond, tout fait sens dans ce montagephoto à propos de ce qu'est Macron -  personnalité et programme : après tout et son contraire, un chef d’Etat n'est-il pas à l’image des intérêts qu’il sert ainsi que  de ceux qui l’ont promu car, pour gagner une élection, il faut être candidat et pour l’être, il faut des soutiens puissants.

                Jugé antisémite, la condamnation du tweet de Gérard Filoche est unanime ;  tous les personnels des médias ne s’y sont pas trompés car on ne peut décidément pas cacher très longtemps pour qui on travaille, et par voie de conséquence, par qui on est payés.

               Mais alors, est-ce à dire que la vérité des faits, la vérité des hommes et de leurs engagements et autres copinages, serait antisémite, fatalement ? Bien sûr que non.

     

                  Filoche et son tweet ne méritent pas un tel vacarme même si les faux-culs et autres Tartufes se sont donnés le mot après s'être réveillés. Force est de constater que l'instrumentalisation de la lutte contre l'antisémitisme est de retour - si tant est qu'elle se soit absentée dernièrement -.... et sa dénonciation a donc de beaux jours devant elle car l'une ne va pas sans l'autre même si, franchement, nous tous aimerions pouvoir nous occuper d'autre chose. Hélas, on ne peut pas décemment ignorer cette instrumentalisation car elle nous concerne tous, bien plus que le véritable antisémitisme qui ne concerne que quelques hurluberlus nostalgiques ; et puis ceci encore : moins on dénonce la mauvaise foi, les groupies communautaires imbéciles (excusez ce pléonasme) et les salauds, plus ils prospèrent.

                 Ne renonçons donc jamais à dénoncer tous ceux qui s’y vautrent dans cette instrumentalisation même si l'on sera charitable en épargnant néanmoins ceux qui doivent se soumettre et jouer les ventriloques pour continuer de faire bouillir la marmite car, quand ils se confient, quand ils se lâchent, à l’abri des oreilles indiscrètes de leurs employeurs, très vite, il nous est donné à réaliser ceci  : tous les craignent tout en les méprisant.  

    Unique consolation. Maigre consolation… mais…. consolation quand même pour nous tous : tout n'est pas perdu donc ! Et peut-être qu'un jour... tous décideront de  s'émanciper après des années d'esclavage...

    Mais... ne rêvons pas.

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  • Gérard Miller à la direction de « Le Média » : déception et soupçon....

    le media avec gérard miller, gérard miller déception et soupçon

     

                     Ce billet pour communiquer un grand étonnement :  voilà que "Le Média", web-TV qui se veut participative, lancée en octobre 2017 par des proches de Mélenchon et du mouvement « Les Insoumis », à l'occasion de son premier "direct" un mois après son lancement, pour faire le « point d'étape », décide d'afficher Gérard Miller en maître de cérémonie.

    Grande est notre surprise donc. Et la question suivante s’impose sans délai : d'où vient ce Gérard Miller resté pourtant très discret durant la première phase de lancement de « Le Média » ? Et puis aussi : Comment s'est-il fait connaître auprès du grand public ces 20 dernières années ? Et la réponse ne tardera pas à venir : Miller vient de la télé ; il a fait partie de "la bande à Ruquier" - composée de Claude Sarraute, Christine Bravo, Isabelle Mergault, Philippe Geluck, Pierre Bénichou, Isabelle Alonso et Isabelle Motrot - que des révolutionnaires sur TF 1, France 2, France Inter et Europe 1 ! - dans les années 90 et 2000, au sein d'une équipe "showbizz", adepte d'un "politiquement correct" lâche et veule, à l’humour infantile et sans danger pour personne, entre gourdes et trouducs.

    Plus tard, on le trouvera chez Drucker puis sur RTL.

    Miller a donc eu, ces dernières années, la fâcheuse habitude de se trouver partout là où il ne faut pas quand on se dit appartenir à une gauche décomplexée.

                    Oui, Miller vient donc tout droit de chez Ruquier ! Un Ruquier qui s’est avéré être au fil des ans et sur toutes les chaînes de radios et télés, ce grand benêt des médias de masse qui pratique un humour fatigué et lourd comme une souche.

                 

    Aussi, avec la venue de cet histrion de télé qui, en 2016 et 2017, pensait encore que le FN était un danger pour la démocratie - un Millet qui a donc plus de 10 ans de retard dans sa compréhension du jeu politique français pourtant pas si opaque que ça ! -, on peut légitimement flairer le danger suivant : la récupération et le détournement ; un peu comme dans les années 80 avec la "Marche pour l'égalité" conduite majoritairement par des Français issus de l'immigration et de notre histoire coloniale ; mouvement qui finira sous la bannière "SOS racisme" une fois tous les acteurs de cette marche évincés ; un « SOS » piloté par un Julien Dray et d'autres, tous membres du PS. Chacun sait ce qu'il en est advenu de l'égalité.

     

    le media avec gérard miller, gérard miller déception et soupçon

                       Certes, sous la tutelle de Miller, on se rendra compte très vite comment l'équipe de 'Le Média" est capable de dialoguer avec tous ceux qui n'ont pas attendu la création de ce nouveau média, à savoir : tous les acteurs de la ré-information et de la contre-information qui sont présents sur Internet depuis dix ans  car aucun d’entre eux n’a attendu pour s'organiser et donner de la voix ; et parfois, à des centaines de milliers d’exemplaires ; de plus, une grande partie de ces activistes du Net sont issus, là encore, des quartiers populaires et de l’immigration post-coloniale ; d'où notre méfiance extrême, voire notre déception dans le souvenir ce qu’il est advenu de « La marche pour l’égalité ».  Décidément, on ne peut s’empêcher de penser  qu' avec la création de ce nouveau média, il s'agissait aussi et sûrement de proposer des têtes nouvelles. N’est-ce pas ? Alors que… force est de constater ceci : Miller, ça fait vraiment "réchauffé" ; de plus, si l'histoire nous est d'un enseignement quelconque, sa présence pourrait fort bien ressembler à une tentative de contrôle et d’encadrement d’un danger que le « système » a très vite identifié : que la gauche, la vraie, choisisse la rupture définitive avec tous les médias dominants et une classe politique sans vision, sinon une seule : la carrière et la défense des intérêts de ceux qui sont susceptibles de l'y faire entrer et prospérer.

    Que les acteurs de ce nouveau média aient dû accepter la présence de Miller à sa tête semble indiquer que rien ne peut se faire sans lui. Et ça, c’est encore une mauvaise nouvelle car, pour toutes les raisons déjà explicitées, nous sommes nombreux à penser qu’il est préférable de pouvoir se passer d'un Gérard Miller. En revanche, un Frédéric Lordon aurait été un vrai bonus : son parcours, son intégrité, ses capacités d'analyse du réel.... tout le prédestine  à jouer un rôle majeur dans un web-média novateur, dissident et radical... dans le sens de... une rigueur à toute épreuve face à la vérité, face à toutes les vérités.
     

                   Faible conceptuellement, médiocre dans ses capacités à pouvoir comprendre  les véritables enjeux du combat politique, ignorant tout le travail de ré-information que des acteurs d'internet ont permis depuis 15 ans, ce qui est aussi et surtout en cause chez Miller c'est son parcours à la fois opportuniste d'un point de vue pécunier, egocentrique qui s'accompagne d'un besoin manifeste de reconnaissance auprès du plus grand nombre ; décidément, aucune des qualités requises aujourd'hui pour conduire un projet tel que "Le Média" qui se veut participatif et  qui demande un collectif tournant, toujours changeant, mobile... interchangeable.

    Aussi, la question à nouveau question : comment Miller s'est-il imposé ? A coups de milliers d'euros ?

    Toutes les conditions sont réunies pour une déception à venir chez des milliers de "socio"... ainsi nommés.
     

    Miller, c'est le soupçon d'un retour au PS des années 80 et 90 - le PS de la grande instrumentalisation pour le pire de toutes les luttes ; Miller c’est le PS qui n’est pas mort ; Miller c’est le PS qui bouge encore ; Miller c’est le nouveau visage d’un PS qui passe à autre chose pour mieux s’en revenir là où il est le plus à l’aise : dans la manipulation des aspirations à plus de justice et dans la trahison. Et que Miller soit d’extrême gauche n’est pas fait pour nous rassurer puisque tous les trotskistes ont fini soit au PS, soit dans les médias - animateur, pseudo-journaliste, directeur de l’information - ou bien Commissaire européen.

    En ce qui concerne Miller, la télé, la radio, l'animation… il a donné. Son parcourt se poursuit donc comme celui de tant d’autres avant lui depuis trente ans. Miller ne fera pas exception. D'où notre extrême réserve face à « Le Média ».

     
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  • Mourir pour Charlie Hebdo

     

                     Le 5 Janvier 2016, un hommage a été rendu aux victimes de la rédaction de Charlie Hebdo ; victimes de ce qui peut être considéré comme un assassinat politique. Une plaque commémorative a ainsi été inaugurée à Paris sur les lieux de l'attentat.

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    Billet de blog publié en Janvier 2016

     

     

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                    Philippe Val, patron de Charlie Hebdo avant sa nomination à France Inter sous Sarkozy en 2009.

     

     

    Attentat dans les locaux du journal Charlie Hebdo

     

    Wolinski et Cabu, deux membres historiques de ce journal sont décédés.

     

                  Longtemps on pourra se demander ce que ces deux caricaturistes, figures majeures de la presse satirique, faisaient encore à Charlie Hebdo qui, depuis dix ans, a fait de l'insulte, de l'humiliation de l'Islam et de son prophète à coups de pleines pages plus dégradantes les unes que les autres, son fonds de commerce au nom d'une liberté d'expression sans but ni raison, sans queue ni tête, une liberté à fonds perdus qui n’explique rien et n’entrevoie rien ; une liberté sans conscience ni intelligence : pas d’analyse ni de mise en perspective ; une liberté d’enfants terribles qui, tragiquement, ont oublié les enjeux politiques et géo-stratégiques derrière l'instrumentalisation d'un Islamisme aveugle et cruel, à l’heure de la volte face diplomatique de la France menée par le trio Hollande-Valls-Fabius en violation de notre tradition ; une France qui se tient désormais aux côtés de l’Empire (Atlantisme, sionisme et monarchies pétrolières) sans nuances et sans complexe.

    Aussi, on peut être légitimement autorisés à se demander ce qui faisait courir Charlie Hebdo : la liberté d’expression ?

     

              Tous ceux qui pensent pouvoir tenir le monde en respect un crayon à la main à coups de caricatures souvent talentueuses devront au plus vite réaliser que le refus de prendre en compte le monde qui est le nôtre aujourd’hui, dans toute sa complexité et plus important encore, dans toute sa perversité, ce refus-là devra manifestement se payer très cher au moment où « l’humanité est sur le point de connaître en quelques décennies, le plus important changement global de toute son histoire, le choix de la stratégie du chaos étant ouvertement assumé par les puissances de l’argent. »

    Cette politique du chaos ciblera une terre en particulier, celle de l'Islam : Moyen-Orient, Proche-Orient et une partie du grand Maghreb.

    Il semblerait que Wolinski et Cabu, septuagénaires, aient décroché de cette réalité-là depuis une bonne vingtaine d’années et qu’ils en aient payé le prix le plus élevé : la mort. Philippe Val, un temps leur patron, qui a conduit le virage idéologique de Charlie Hebdo avant d'être nommé à la tête de France Inter en 2009 sous la présidence de Sarkozy (1) - virage qui rapprochera l'hebdomadaire d'une idéologie mondialiste, atlantiste et sioniste -, portera une lourde responsabilité dans l'acharnement vécu comme anti-musulman d'une rédaction contre une religion en particulier.

    Le dessinateur Siné, licencié par Val, aura été le premier à vivre avec violence cette volte-face éditoriale qui ne pouvait que conduire l'hebdomadaire et ses salariés droit dans le mur. 

     

                 Mais alors, fallait-il, et faut-il mourir pour Charlie Hebdo ?

    Bêtes et méchants - tels  ils se revendiquaient -, il semblerait que Wolinski et Cabu aient fini par trouver plus méchants qu'eux, et sans doute aussi, plus bêtes. Et la question suivante s'impose : pourquoi ces deux-là sont-ils restés si longtemps, non pas "méchants" mais "bêtes" ?

    Intégrisme religieux contre intégrisme anti-religieux (2), la liberté de représenter le prophète de la deuxième religion de France, Mahomet nu couché sur le ventre les fesses à l’air, tout en accompagnant cette représentation du commentaire  suivant : « Et mes fesses, tu les aimes mes fesses ? »… fallait-il mourir pour cette liberté-là ?

    Il est vraiment temps que l’on nous remémore dans quelles circonstances le combat pour la liberté d’expression a gagné ses titres et ses lettres de noblesse qui sont les siens aujourd’hui.

     

               Rappelons que la critique de la religion, le Catholicisme en particulier, ici en France, a toujours reposé sur la dénonciation d’une chape de plomb sur les consciences et la lutte contre une organisation de l’existence liberticide et intransigeante, parfois cruelle, tentaculaire, de l’Ancien régime à la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, et bien après encore… jusque dans le dernier village français, jusqu’à la dernière chasuble et soutane et le dernier viol d’une conscience qui aspire à une liberté seule capable de hisser l’être humain au sommet de tous les possibles.

    Tout au long de cette lutte, les représailles de l'institution religieuse n'épargneront personne.

    La critique du sionisme, bras armé du Judaïsme, trouve elle sa justification dans le fait que cette idéologie a pris en otage les Juifs de France (3), les médias et occupe tous les lieux de pouvoir et de la représentation politique jusqu’au plus haut niveau de l’Etat français ; cette critique sans complaisance, critique jusqu’à la dernière kippa, trouve sa légitimité dans la lutte contre une idéologie qui divise notre pays, ternit son image sur la scène mondiale et paralyse son pouvoir d’initiative au service de l’instauration d’un autre rapport au monde entre les Etats, les Continents, les Nations, les Cultures et les Civilisations.

    Là encore, dans cette lutte contre cette idéologie d'une intolérance inouïe - soumettez-vous ou disparaissez ! -, les représailles n'épargnent personne. Dieudonné, entre autres, en paiera le prix fort : le bannissement ; car c'est en 2003 qu'un pays s'est laissé dicter que la liberté d'expression s'arrêtait à Dieudonné. Depuis, l'étau ne s'est pas desserré.

     

                 En revanche, s’en prendre à l’Islam, semaine après semaine, une religion, la religion la plus pauvre de France, une religion sans pouvoir, sans moyens, sans représentation autre que dégradante à dessein - notez que les plus lettrés, articulés et avisés de cette communauté sont le plus souvent ignorés ou exclus par les médias dominants -, dont les fidèles ont pour lieux de prière des locaux sordides et dont une grande partie partage une condition sociale déterminée par l’occupation d’emplois ingrats et pénibles… tout ça avait-il vraiment quelque chose d’héroïque ?

    Quant aux groupes qui, de par le monde, commettent des actes inqualifiables au nom d’une certaine conception de l’Islam, s’en repaître à longueur de colonnes, des mois durant, et là encore, sans travail d’information digne de ce nom, - qui sont-ils ? D'où viennent-ils ? Qui les finance ? Quels intérêts servent-ils ? -, relevait d’une conception quelque peu immature et irresponsable de ce que sont la presse, l’information, le lecteur et ce à quoi Charlie Hebdo pouvait bien penser contribuer : à une meilleure compréhension de tous les mécanismes de désinformation et de manipulation destinés à nous renvoyer l’image d’un monde décidément illisible et ainsi nous inciter à nous en désengager ?

    De ça, on peut en douter.

     

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               "Ne vous arrêtez jamais à la mort car elle n'éclaire à la fois rien et tout !"

     

                Cet attentat très ciblé - véritable assassinat politique - arrive au pire moment pour la communauté musulmane prise en tenaille, d'aucuns diront "pris en otage", entre les livres de Zemmour et de Houellebecq, les interventions d'un Finkielkraut ou d'une Elisabeth Lévy,  et des médias impliqués dans une course à l’audience qui les condamne inévitablement à commettre les pires outrages contre l’intelligence et la justice dans la stigmatisation d'une communauté et d'une géographie (les quartiers, les banlieues...) qui n’avaient vraiment pas besoin d’une telle attention.

     

                De plus, avec un Président au fond du trou, un Crif toujours sur le pied de guerre, une presse subventionnée courageuse mais pas téméraire, souvent de parti pris, et des médias de masse qui feront, nul doute, entre deux pauses publicitaires, des choux gras de cette tragédie… le moment est vraiment venu de se taire et de les observer tous autant qu’ils sont : ils nous en apprendront tellement sur eux-mêmes et sur le monde qu’ils nous préparent pour demain. Il sera toujours temps alors de revenir et d’en tirer les conclusions qui s’imposent.

    On pense déjà au pire.

     

     

                Charlie Hebdo par Denis Robert

     

     

    1 - Qui, dans les années 70 et 80 aurait pu prédire que le rédacteur en chef de Charlie Hebdo serait nommé par la droite, et qui plus est, par un Sarkozy... à la direction de France Inter ? Avec Val, Charlie Hebdo a tranquillement descendu la même pente que le PS. Profits records... distribution de dividendes de plusieurs centaines de milliers d'Euros pour Val et Cabu, les deux principaux actionnaires.

     

    2 - On peut douter qu’il y ait jamais eu ce qu’on peut appeler « une pensée » chez un Wolinski ou chez un Cabu ; moins encore chez un Choron professeur auto-proclamé...

    Et l'on se souviendra que cette "petite bande de joyeux lurons" avait quand même beaucoup de mal avec ceux qui ne pensaient pas comme eux. On les disait plutôt sectaires... pour ne rien dire de leur caricature récurrente du Français moyen - et toute la classe ouvrière avec lui -, systématiquement assimilé à un beauf raciste, alcoolique, et antisémite, accompagnée d'une représentation le plus souvent machiste et dégradante des femmes.

     

    3 - Le questionnement à propos du danger que représente l'élite juive sioniste pour le Juif du quotidien (en France ou en Israël) n'est pas nouveau. Le dernier questionnement concerne le génocide nazi. Une étude qui répond au titre de "Quels juifs furent exterminés ?" est disponible ICI ; une étude qui interroge l'histoire du génocide des Juifs à travers le prisme de "la lutte des classes" au sein de cette communauté : à partir de 1933, qui a décidé, au sein de la communauté juive, de "qui pourra quitter l'Europe - pour la Grande Bretagne, la Palestine ou les USA -, et qui ne le pourra pas" ; "Qui vivra et qui mourra".

     

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  • Quand Charlie Hebdo persiste et signe : c'était en 2016

     

     Billet publié en Janvier 2016

     

     

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                                       Dessin de Riss, salarié de Charlie Hebdo, qui essentialise l'Arabe et/ou le Musulman, voué dès sa naissance au viol et au meurtre.

                      Le journal d'extrême droite "Minute", en particulier celui des années 70, n'aurait pas fait pire.

    Il y a bien quelque chose de pourri chez Charlie.

     

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    Riss ou le courage des lâches

     

                    A propos de Aylan, âgé de 5 ans, cet enfant de réfugiés syriens rejeté par la mer, échoué sur une plage de Bodrum, en Turquie, le 2 septembre 2015, après un naufrage et une noyade, Charlie Hebdo, ce nid de vipères islamophobes irresponsables et racistes, en a remis une couche suite aux agressions sexuelles "en bande organisée" à Cologne le soir du Nouvel an ; agressions attribuées à des migrants et des réfugiés accueillis récemment par l'Allemagne.

     

                   Aussi, qu'il soit permis de rappeler ceci à propos du dessin de Riss :

     

                  Jamais Charlie Hebdo ne se serait permis un tel propos, si cet enfant de 5 ans n'avait pas été arabe et musulman car, à ce sujet, tout est permis : dénigrements, instrumentalisation, diffamation, insultes et mépris.

                     D'où la nécessité de dénoncer sans relâche une complaisance inouïe à l'endroit de cet hebdo.

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    Riss ou la bêtise dans le mépris

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  • Mai 68 : bond, rebond et volée

     

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                    Au moment des événements, j’étais dans mon berceau ; ou plutôt, dans mon lit : à 20h, fallait être couché.

    J’ai découvert Mai 68, dix ans après le mois de mai de l'année 1968.

    Aujourd’hui encore, mais... trente ans plus tard, je serais bien en peine d'en partager le ressac, les remous, les tourbillons et d’accompagner le retour des tous les enfants prodigues en commentaires de toutes sortes sur cette époque, à leurs yeux, bénite entre toutes les époques. 

     Je pense aux discours qui ont été tenus et qui ont continué d'être débités ici et là, jusqu‘au début des années quatre-vingt ; je pense aussi à ceux qui les faisaient et les dé-faisaient tous ces discours, au gré des circonstances et de leurs humeurs.

    Ceux qui ont tenu le haut du pavé, sont allés exercer leur talent dans la publicité, à la radio, à la télé ou bien, dans des journaux qui n'étaient pas toujours révolutionnaires, dans des gouvernements aussi ; des gouvernements de centre-gauche ; et puis fatalement, des gouvernements de droite, les jours de vaches maigres.

                 Comble de paradoxe, et parce que le ridicule ne tue plus, d'autres encore ont fini chez les curés (ou les rabbins !) : "Après moi............ chacun pour soi et Dieu pour tous !"

    D'aucuns verront là une tentative d'y trouver son salut, rédemption incluse, au terme d’un engagement illusoire, et/ou d'un fourvoiement jugé, après coup, vraiment trop indigne.

                  Quoi qu'il en soit, tous ces convertis défroqués puis, reconvertis, dirigeaient des groupuscules dits d’extrême gauche (non, on ne ricane pas !). Je pense, en particulier, à la fameuse nébuleuse appelée "Gauche prolétarienne", entre autres groupuscules fameux et inconnus.

    Après Mao........................... Dieu.

    Soit.

    Ah ! Ces gauchistes alors ! Toujours en quête d’absolu ; toujours à la recherche d’un chef, d‘un capitaine ou d‘une mère maquerelle à qui remettre la caisse et les clefs en fin de journée.

                  A tous ces contestataires radicaux qui ont fini mercenaires - on pense à un Cohn-Bendit  - devenu au fil des ans un archétype, celui de  la trahison de la promesse que portait Mai 68 -, à un Henri Weber, à un Michel Field (aujourd'hui directeur de l'info de France-télévisions !)... et combien d'autres encore ! seul le pouvoir économique semble leur avoir échappé. Rien de surprenant à cela : dans les affaires, les dilettantes n‘y ont donc pas leur place car, foin des discours et de la limonade, dans ce milieu, on ne considère que les résultats : on vous jugera donc sur votre efficacité seule.

     


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                  Lame de fond ouvrière sans précédent (9 à 11 millions de grévistes), en Mai 68, des langues se sont déliées, des carrières et des vies ont été brisées pour ceux qui, en poste, ont pris quelques risques, dans le privé comme dans le public ; des vestes ont été retournées aussi.

    Des jeunesses ont été gâchées, d'autres perdues : on aura abandonné ses études pour poursuivre le beau rêve de Mai et ses leaders charismatiques (1).

    affaires,litttérature,mai 68,auteurs,bourgeoisie,business,cultureAprès Mai 68, on a fait un peu plus l’amour : les femmes notamment.

    On n’a plus fait la guerre. C'est vrai ! D’autres s’en sont chargés, sous d’autres tropiques, ailleurs, loin.

    Certes, on a mieux vécu après Mai 68 qu’avant : des OS de chez Renault ont pu gagner un peu plus en travaillant un peu moins. C’était toujours ça de pris ; même si leurs fils et filles ne sont pas allés, pour autant, au lycée, à l’Université et dans les grandes écoles ou bien, dans des filières qui comptent vraiment, pour y réussir...

    Et puis d'autres enfants encore, fruits d'une immigration de fin de guerres coloniales, d'indépendances et de travail. Ce peuple, alors invisible, a-t-il partagé l'esprit de Mai ? L'a-t-il seulement touché, sinon effleuré ?

    En mai, on a interdit d’interdire, avant de jeter le bébé avec l’eau du bain ; la culture savante, dénoncée comme bourgeoise, a fini par raser les murs, tête baissée...

                  Et puis le divertissement est arrivé, tête haute, triomphant sans conteste, Sylvester Stallone se voyant remettre les insignes de chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres par un Jack Lang amusé ; Renaud et Guillaume Durand (chanteur et animateur de télé au vocabulaire de 300 mots), pour tenter de nous faire oublier Léo Ferré, Maurice Clavel et leurs contemporains.

               Certes ! Il y a fort à parier que les entrepreneurs de spectacles ne viendront pas nous vendre l’égalité des chances, la liberté et la fraternité, ni nous parler de la réalité et de la vérité des faits, des choses et des évènements de la condition humaine. Et pas d'utopie ni de théorie critique fumeuses non plus. Nul doute : ces producteurs-là seront tous irréprochables parce que... intègres ; et intègres parce que... sans projet... pour les siècles des siècles.

               Mais alors ! A qui les générations qui nous succéderont, demanderont-elles des comptes ? Et sur quoi ?

     

     

    1 - La filiation la plus importante de mai 68 était la tendance anarcho-marxiste et la tendance situ-libertaire : Lefeuvre, Castoriadis, Lefort, Lyotard, Lebebvre, Debord, Vaneigem et d'autres encore, tous déjà adultes et actifs depuis les années 50.

     

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    affaires,litttérature,mai 68,auteurs,bourgeoisie,business,cultureQue reste-t-il de Mai 68 ?

    Une fabuleuse mobilisation du monde du salariat et quarante ans plus tard, un de Gaulle visionnaire qui avait tout compris dans le domaine des affaires extérieures et tout ignoré à l'intérieur - le Peuple français, sa famille -, un peu comme ses héros à la carrière professionnelle époustouflante qui ont raté leur vie d’homme… vie de père et de mari.

    Bien sûr, les événements de Mai ont permis à la société française de combler le retard accumulé sous de Gaulle dans le domaine de la libération des moeurs, sans oublier les "usages" et les droits en vigueur dans l’entreprise, dans les universités, la famille : leur abandon ou leur réforme.

    Néanmoins, distinguons le Mai des ouvriers et le Mai d’une jeunesse étudiante appartenant à un milieu privilégié. Les aspirations toutes légitimes de cette jeunesse nous ont tout de même conduits vers cette société du divertissement-plaisir qu’est la nôtre aujourd’hui avec sa haine envers quiconque refuse de s’amuser ou bien, quiconque n’en a pas les moyens ; haine de l’échec aussi.

                    Et si, du côté des étudiants principalement, ce mouvement avait été un mouvement individualiste, hédoniste et matérialiste ? Penchants qui, à l’âge adulte, exigent des revenus confortables. Ce qui expliquerait bien des comportements quelques années plus tard et tout au long des années 80 et 90.

                     Souvenons-nous de l’expression ironique (sinon tragique) : "Et dire que ça a fait Mai 68 !"

     

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  • Bataclan : 2 ans déjà - pour quoi je meurs ?

                      Billet de blog rédigé en novembre 2015

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                         Attentats Paris, Barcelone, Londres, Bruxelles :

                                         « Pour quoi je meurs ? »

     

                   "La réponse aux assassins doit être plus de fraternité, plus de démocratie, plus d'amour mais pas moins de débat."

         Jean-Luc Mélenchon, dimanche 15 novembre 2015 au sortir de l'Elysée.

      

     

                    Toutes ces voix brisées, sanglots dans la voix, tous ces visages, jeunes le plus souvent, les yeux rougis d’avoir trop pleuré... tous ces témoignages (1) diffusés tout au long de la soirée de Vendredi 13 novembre 2015, semblent ne poser qu’une question : « Pourquoi je meurs ? » car, tous sont morts ce soir-là, autant ceux qui n’en sont pas revenus que ceux qui en ont « réchappé » car on ne réchappe de rien, du moins jamais vraiment, quand il s’est trouvé qu’ils étaient trop nombreux autour de vous à ne pas avoir eu cette ultime chance.

     

                   Difficile néanmoins d’accepter qu’aucune réponse ne soit apportée à cette question lancinante « Pour(-)quoi je meurs ? ». Question qui n’est pas près de cesser de hanter tous ceux qu’elle a déjà commencé de vampiriser.

    Et c’est alors que l’on prend son courage à deux mains pour tenter d’expliquer deux ou trois choses :

                   Pourquoi je meurs ? demandez-vous...  eh bien, permettez-moi de vous dire que le jour où vous vous déciderez à ne plus accepter de vivre dans l’ignorance, alors, ce jour-là, vous aurez non seulement la réponse à votre question mais... d'une pierre deux coups, à votre douleur et à votre peur, vous substituerez une colère bienfaitrice car salvatrice. Mais attention ! Pas n’importe quelle colère ! Pas la colère dont l’Etat fait des choux gras ; la colère dont l’Etat se nourrit jusqu’à en devenir obèse, car cette colère-là renforce son pouvoir ; alors non ! pas cette colère, cette fameuse colère, celle qui nous est le plus souvent donnée à voir et entendre les jours des grandes catastrophes, la colère de l’ignorance bien évidemment ! Celle qui prend les effets pour les causes et ce faisant, se trompe de cible.

    Et pour ce qui est des tueries de ce vendredi 13 censé être la « Journée de la gentillesse » - eh oui ! le plus sérieusement du monde ! -, il est bien évidemment question de cette colère qui oubliera dans les jours à venir, soyons-en certains, de se tourner vers le palais de l’Elysée, l’hôtel Matignon et les façades du ministère des affaires étrangères, quai d’Orsay, ainsi que vers les ambassades des Etats-Unis et d’Israël ; deux Etats qui ont pris le contrôle de notre politique étrangère avec nos "dirigeants" - Hollande, Valls et Fabius - qui vouent "un amour éternel" à ces deux Etats (2) qui représentent un véritable danger pour la paix dans le monde depuis une bonne vingtaine d'années.

     

                   « Vous ne vous occupez pas de politique, monsieur ; je vous plains, car un jour la politique s'occupera de vous. »

                   Royer-Collard (à Sainte Beuve)

     

                   Alors oui ! Il est bel et bien question de substituer à cette colère de l'ignorance entretenue par l'Etat et ses relais médiatiques, la colère de ceux qui savent ! Aussi, travaillons tous ensemble à faire en sorte que ce soit la colère de ceux qui n’ont plus peur car, demain, ils sauront pour(-)quoi ils sont en danger de mort… que ce soit cette colère-là qui triomphe car, à l'avenir, seule cette colère nous protégera : elle fera en sorte que les événements de ce 13 novembre 2015 aient une probabilité de récurrence bien plus faible, voire nulle, car nous tous alors, exigerons de l'Etat qu'il cesse de nous mettre en danger pour son seul profit dans la gestion de carrières politiques mirobolantes auprès d'une oligarchie mondiale sans foi ni loi.

    Car enfin… doit-on une fois encore rappeler ceci ?

    La seule colère que l’Etat accepte, c’est la colère de l'ignorance qui le rend plus fort et fait de vous un être plus dépendant encore ; un citoyen désarmé réclamant à cor et à cri "protection et considération" sans soupçonner toutefois qu'il ne saurait en être question étant donné les choix qui sont faits par cet Etat qui a failli. De cette colère-là, l’Etat s’en repaît ; rien de surprenant à cela, puisque c’est ce même Etat qui en est à l’origine ; cette colère-là, l’Etat et ses relais médiatiques ont tout mis en œuvre pour qu’elle soit votre seul recours les jours de catastrophes, les jours où dans votre chair, vous êtes atteint… dans votre chair et dans votre psychisme ; et tous les psys de la terre n’y changeront rien ; et toutes les cellules de soutien psycho-machin, cellules post-traumatiques non plus !

    Cette colère, colère de l’ignorance qui se trompera fatalement d’objet, l’Etat (et les médias) l’entretient - il vous la garde au chaud pour ainsi dire ! - tout au long de l’année en vous gardant dans l’ignorance car il sait  que cette colère quasi « stratégique », vous la lui rendrez au centuple lorsque vous lui remettrez les « pleins pouvoirs » au cri de « Protégez-nous ! » ; une injonction crédule et suicidaire car, l’Etat ne protège que l’Etat. De plus, jamais un acte terroriste n’a mis en danger l’Etat ; l’Etat sort toujours plus fort d’une campagne d’attentats, et les victimes et leur famille plus faibles et plus dépendants encore.

     


                     Valls jure de "détruire" Daech ; un Valls grenouille de la politique qui n'a de cesse de chercher à se faire aussi grosse que le boeuf.

     

                    Aussi, attendons-nous dans les mois à venir à un Etat-providence croupion, Etat certes fauché mais anticipons dès maintenant un Etat mastodonte dans ses fonctions régaliennes - surveiller et punir -, tout en gardant à l'esprit qu'il n'est pas sûr, mais pas sûr du tout, que cette surveillance et ce goût pour le châtiment nous mettent à l'abri du pire.

     

    ***

     

                 Nous avons incriminé l'Etat, reste alors ses relais ; le premier de ses relais : les médias et le mensonge par omission.

                 Face à ces témoignages qui nous sont proposés depuis deux jours comme autant d’aveux d’ignorance, il nous faudra encore une fois mettre en cause tous ces journalistes payés pour ne jamais expliquer pour(-)quoi 129 personnes sont mortes et 300 sont blessées ; bilan encore provisoire. Des petites mains du journaliste à 1800 euros par mois, costume bon marché, micro d’une main, parapluie de l’autre, les jours de pluie, des journaux de 20H, pour mieux nous expliquer qu’ils ne savent rien - car ce qu’ils savent, ils font bien de le garder pour eux s’ils souhaitent garder ce qui n'est plus qu'un « job » -, aux journalistes-vedettes et stars à raison de dizaines de milliers d’euros par mois… tous contribuent, jour après jour, à entretenir cette colère à venir, cette colère de l’ignorance qui protègera l’Etat et ses politiques de toute remise en cause les jours de grandes catastrophes : jours de colère justement ! Ce qui nous promet dans les années à venir des milliers de vies détruites, sidérées qui ne trouveront aucune raison de recommencer à espérer car leur colère à tous, celle entretenue par l’Etat et les médias, ne les sauvera pas.

     

     

     

     

    1 - A propos de tous ces micros-trottoirs, ceux du lendemain Samedi 14 novembre en particulier, déjà plus sereins, on notera le fait que les interviewés semblent avoir un mal fou à parler de ce qu'ils ressentent et de ce qu'ils croient avoir compris avec leurs propres mots  ; en effet, on ne peut pas ne pas remarquer l'usage d'expressions et de formules toutes faites venues tout droit des journalistes des médias dominants ainsi que de la classe politique : "Avec ces attentats, Daech tente de provoquer une guerre civile en France" ; ou bien encore : "C'est à notre mode de vie, à notre civilisation auxquels Daech s'attaque !" etc...

    A ce sujet, notons que, comme un fait exprès, dans les médias et dans la classe politique, seuls ceux qui valident la politique de l'Etat PS souscrivent à cette interprétation des attentats.

    Alors que l'on pourrait tout aussi bien dire que les attentats de Daech n'ont qu'un but : faire plier l'Etat PS à propos de sa politique étrangère : que l'Etat PS  renonce à s'aligner sur l'Otan et les USA (Arabie Saoudite et Israël accessoirement)  ; en effet, cela n'aura échappé à personne le fait que jamais l'Etat français n'a été aussi proche de l'Otan, des USA, d'Israël et de l'Arabie Saoudite, cette alliée de revers contre l'Irak, l'Iran et la Syrie.

     

    2 - Car enfin, depuis quand est-ce dans l'intérêt de la France de jouer Israël contre les Palestiniens, l'Ukraine contre la Russie, les USA contre Poutine, l'Arabie Saoudite contre l'Iran, Boko Haram contre Khadafi, Daech né de la destruction de l'Irak, financé par l'Arabie Saoudite contre Bachar al-Assad...

    Il y a bien quelque chose de  pourri au royaume de la diplomatie française ! Nul doute !

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  • Cérémonies du 11 novembre, avez-vous dit ?

    Première publication en novembre 2014

     

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                Doit-on rappeler que l’armistice signé le 11novembre1918 à 11h11marque la fin des combats de la Première Guerre mondiale qui a fait plus de 18 millions de morts (1,7 million pour la France) dont la moitié de civils ainsi que 21 millions d'invalides (4,2 millions pour la France) et de mutilés toutes nationalités confondues ?

                 Même date mais autre année : faut-il aussi rappeler que le 11 novembre 1920, une tombe du Soldat inconnu sera installée sous l'arc de Triomphe de la place de l'Étoile à Paris, et en 1923, une flamme éternelle ?

    Il s'agit d'un soldat non identifié (reconnu français), censé représenter tous les soldats tués au cours de cette guerre. 

    Précision importante : la tombe est faite en granite de Vire, commune du Calvados (14),  là où l’on produit la célèbre andouille.

     

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               Première Guerre mondiale...

               Huit millions et demi de Français seront appelés ; un sur cinq y laissera sa vie, sa pauvre et maigre vie, à raison de 900 par jour, et autant de mutilés - un bras, une jambe, des yeux, la vue… -, en Flandres, en Artois, dans la Somme, en Île-de-France, au Chemin des Dames, en Champagne, à Verdun et en Lorraine

    Tenez ! 27000 morts en une seule journée le 22 août 1914 «à coups de crosse, à coups de poignards, à coups de bombes et de mitraille». 

    Pour une guerre joyeuse dans ses premières semaines… on peut dire qu’en 4 ans, le spectacle tournera au cauchemar puis à la tragédie car cette boucherie et ce scandale qu’est cette guerre dont on cherche encore aujourd’hui la grandeur, feront des Français un indécrottable Peuple pacifiste au cri de « plus jamais ça ! » et des Allemands humiliés par un traité de Versailles piloté par un Clemenceau intraitable et imprévoyant, d’impatients revanchards trépignant jusqu’à l’arrivée du Guide suprême  - le Führer -, pour porter cette rage-là, cette fureur justement ! à son paroxysme à la hauteur de 60 millions de morts, dont 40 millions de civils.

             Tiens, au fait ! 18 millions de morts pour la première, 60 pour la seconde… combien pour la prochaine ?

     

               Jean Renoir dans « La grande illusion » nous "vendra" un conflit de 14-18 mené dans un esprit chevaleresque et aristocratique, alors qu’il s’est le plus souvent agi de bouchers gantés, le petit doigt sur la couture du pantalon civil et militaire, impeccables certes !  Habiles dans le maniement de leur lorgnon, c’est vrai ! mais bouchers quand même ! Et leurs épouses, marraines de guerre, n’y changeront rien ; colis sous le bras, chacune viendra ajouter une touche obscène à ce sacrifice sans scrupule et sans objet qu’est cette première guerre mondiale.

    S’il faut parfois savoir se taire avant de parler, décidément, il y a des réalisateurs qui feraient bien de retenir un « Moteur ! » avant de donner le signal de faire tourner la caméra d'un projet cinématographique qui soumettra à notre perspicacité des questions qui n’en sont pas et des réponses… pas davantage. En effet, les de Boëldieu et les von Rauffenstein, héros d’un film fâcheux d'un fils dont le père était quand même mieux inspiré, pinceau d’une main, palette de l’autre, n’étaient au mieux qu’une exception qui confirme la règle, au pire une fiction d’une naïveté insultante pour les millions de pauvres bougres qui y laissèrent leur vie. Car, dans les faits, les Rauffenstein et les de Boëldieu de ces années-là avaient la rancune sournoise ; n'en doutons pas un seul instant, ils étaient bien trop contents de précipiter sous la mitraille des gueux souvent grévistes et revêches, sans doute pour leur apprendre à obéir une fois pour toutes les fois, la dernière, où ils auront été tentés de n’en faire qu’à leur tête d’ouvriers et d’artisans décidément indomptables.

    Quelques jours avant sa mort et le début d'un grand chambardement, Jaurès ne s'est-il pas adressé à eux en ces termes :

                  « Quoi qu’il en soit, citoyens, et je dis ces choses avec une sorte de désespoir, il n’y a plus, au moment où nous sommes menacés de meurtre et, de sauvagerie, qu’une chance pour le maintien de la paix et le salut de la civilisation, c’est que le prolétariat rassemble toutes ses forces qui comptent un grand nombre de frères, Français, Anglais, Allemands, Italiens, Russes et que nous demandions à ces milliers d’hommes de s’unir pour que le battement unanime de leurs cœurs écarte l’horrible cauchemar ». Discours de jean Jaurès – le dernier -, contre la menace de la guerre totale cinq jours avant son assassinat - prononcé à Lyon-Vaise le 25 Juillet 1914.

     

              Mille assauts mortels pour rien, pour une médaille, l’avancement d’un officier, et à l’arrière, une société civile qui demande de l’action, du sang et des obus, de la chair qui virevolte. Des millions d’êtres humains dont on a disposé sans retenue, sans compter, en toute impunité ; du « prolétaire », de la « populace » que l’on prenait soin de soûler avant la charge hors des tranchées  - de la vinasse d’êtres humain -,  sans jamais devoir rendre des comptes sur la mort d’un seul d’entre eux.

    En revanche, gare à ceux qui refusaient d’y aller…  de monter à l’ennemi, de jaillir hors du parapet pour s’en prendre une, une première pour quelques uns, mais surtout : une dernière pour un grand nombre d’entre eux !

    Le « on » de «dont on a disposé sans retenue », c'est celui d'une Révolution industrielle qui accouchera d’une bourgeoisie marchande et affairiste qui a fait fortune à la tête des mouroirs industriels du XIX siècle et dont le porte-monnaie débordait de la sueur, du sang et des larmes des personnages des romans de Dickens, de Hugo, de Zola et bien plus tard d’Orwell.

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    Que tous retrouvent leur visage !

     

     

                  " Le ravin et les talus qui s’étendent sur plusieurs kilomètres ne sont plus qu’une vaste nécropole. Partout, des cadavres momifiés, squelettiques, réduits à l’état de petits tas mêlés de boue rougeâtre... parfois un pied ou bien un morceau d’étoffe émergent çà et là et indiquent un cadavre. Il y en a des quantités formidables... On voit une face à la Ramsès qui émerge d’un sac haché, recroquevillé dessous, des tibias, des fémurs, des os des mains ou des pieds serrés comme des osselets... Ce ne sont plus des cadavres mais des amas d’ordures desséchés... affreusement mutilés, la figure gonflée, noire comme une tête de nègre, la chair tuméfiée pleine d’insectes et de vers ramassés en tas..." - Henri Barbusse, le 15 octobre 1915.

     

               Oui ! Derrière le bleuet de la couleur de l’uniforme que portaient les nouveaux appelés – d’un bleu horizon -. se cachait la fleur de Lys et les bilans des entreprises esclavagistes et prospères du Comité des forges  (aujourd’hui Medef) sur le dos d'une condition ouvrière dont les accès de révolte et de colère étaient régulièrement réprimés dans le sang du sabre, de la baïonnette et de la mitraille.

    Alors, vraiment ! Octobre 1917 en mémoire, il est regrettable que cette guerre n’ait pas mené, ici en France, à une seconde Révolution française avec force guillotine et autres pelotons d’exécution ! Regrettable encore que toutes ces gueules cassées, reflet que leur tendait le miroir d’un mental traumatique, n’aient pas pu casser la gueule à d’autres visages, rasés de près ceux-là, intacts, le nez fier et arrogant, sûr de son droit, la mâchoire puissante, prête à broyer d’un coup d’un seul n’importe quelle insoumission comme on casse du prolo emmerdeur et syndiqué à la CGT qui avait alors tout juste 20 ans.

     

     

                Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée l’orage" (Jean Jaurès)

     

                Certes, pendant et après cette guerre menée aux frais des travailleurs de tous les pays, la chirurgie en général et la chirurgie faciale en particulier auront fait un grand bon en avant,  même si en 1870, et bien avant encore, avec l’Empereur  - ce Corse qui ne tenait pas en place -, porteur de guerres incessantes, cette chirurgie-là avait déjà été abondamment sollicitée !

    Notons au passage que toutes ces guerres dévastatrices du XIXe siècle trouveront leur apogée dans la première guerre mondiale, la dernière boucherie militaire qui mettra à contribution le soldat et son barda de plusieurs kilos en attendant  les grandes boucheries des bombardements massifs de civils de la seconde guerre mondiale - 75000 morts en quelques secondes à Hiroshima et à Nagasaki ! Sans doute le plus grand crime raciste de l’histoire soit dit en passant -, et des guerres suivantes : Indochine, Algérie, Vietnam, Cambodge, Timor Oriental, Bangladesh, Irak, Gaza …  

     

    ***

                           


                                                         La marseillaise - Léo Ferré

     

     

                Cérémonies du 11 novembre, avez-vous dit ?

                 Président de la République (passé et présent), Président du Sénat, Président de l’assemblée nationale, Premier ministre, un gouvernement au complet, le maire de Paris, des képis en veux-tu en voilà, des poitrines bardées de médailles - espérons qu’elles n’auront pas été volées sur la vie de pauvres bougres qui auront eu tout juste le temps de voir, le temps d'une image-éclair, et pour la dernière fois, le visage d’un être aimé -, il ne manquait personne à l'arc de Triomphe, excepté le MEDEF, porte parole du CAC 40.

                Tous réunis donc... portrait d'hommes et de femmes qui ne feraient pas le poids, même tous ensemble, devant n’importe quel conseil d’administration d’une de nos trans-nationales ! Alors sous la mitraille, vous pensez bien ! 

    Quant à contrevenir aux ordres que leur sont donnés…

    Seules les familles endeuillées des soldats récemment tombés au champ du déshonneur de la Françafrique et quelques médaillés octogénaires forceront le respect ; on aurait aimé les serrer dans nos bras… pour sûr, ils méritaient le déplacement, à défaut… un regard par la fenêtre ouverte du petit écran. Car la guerre de 14-18 dans le bruit et la fureur de l’acier et des agonisants qui hurlent, ce sont des luttes économiques qui opposent les grandes puissances du moment : Allemagne, France, Angleterre ; expansion impérialiste, conquête coloniale, conquête des marchés, les Balkans, le Moyen Orient et les premières gouttes de pétrole…

    Fiez-vous à l’odeur du sang si vous voulez trouver de l’or ! C’est imparable !

     

                   Ernst Hasse, président de la Ligue pangermaniste en 1905 : "L’égoisme sain de la race nous commande de planter nos poteaux frontières dans le territoire étranger, comme nous l’avons fait à Metz, plutôt... Ces terres coloniales de l’avenir se composent ... des vastes territoires occupés par les Polonais, les Tchèques, les Magyars, les Slovaques, les Slovènes, les Ladins, les Rhétiens, les Wallons, les Lituaniens, les Estoniens et les Finlandais. Tant que les territoires de ces petits peuples, mal faits pour créer des Etats nationaux, n’auront pas été répartis entre les grands Etats de l’Europe centrale, l’Europe ne pourra jamais avoir, n’aura jamais la paix. Cette répartition coûtera naturellement de dures guerres" (1).

     

               Et devenez quoi ! Dans le contexte qui est le nôtre aujourd’hui, à l’heure de toutes les destructions de ces vingt dernières années au Moyen-Orient et en Afrique-noire avec pour seule motivation le contrôle des ressources énergétiques car, qui contrôle ces ressources contrôle le développement des concurrents et leur place dans le concert des Nations ainsi que leur influence, la France y jouant un rôle de supplétif avec la destruction de la Libye qui aura pour conséquence la déstabilisation du Mali et une autre intervention française qui n’a pas, il est vrai, que des inconvénients non plus - elle met l'aviation française à une heure de toutes les capitales de l’Afrique francophone subsaharienne -,

    Pas étonnant donc que notre classe, ou caste, politique et médiatique soit si à l’aise avec toutes ces commémorations et qu’elle se fasse l’écho de ce sacrifice-là, celui de 14-18, avec autant de pompe en porte-parole d’une parole de l’arrière, celle des planqués et des larbins consciencieux contre la promesse de carrières mirobolantes ; et même s’ils ne tirent plus les ficelles, n’empêche que leur assurance vie à tous est tout aussi à l’épreuve des balles que celle de leurs prédécesseurs ! Bien à l’abri qu’ils sont de cette autre guerre mondiale qu’est le mondialisme et dans laquelle les injonctions « Engagez-vous ! » et « Mobilisation générale !» ont été remplacées par « Soumettez-vous ! » ; comprenez : accepter de renoncer à vos droits, à vos salaires, à l’espoir d’une démocratie toujours en mouvement et florissante sous la protection d’un Etat-arbitre prévoyant et innovant.

               A la Marseillaise et à cet élan patriotique d’un 11 novembre 2014, à ce centenaire de la boucherie, à cette marseillaise-là, refuge en dernier ressort des crapules d’un patriotisme dont seuls les sans-grade paient chèrement le prix, on opposera le chant des partisans et un maquis : celui de la dissidence car, face au mondialisme, à cette classe politique-là et à cette caste médiatique jean-foutre d’une complaisance inouïe face à ses devoirs, qu’il soit permis ici d’affirmer en toute lucidité, que nous… héros du quotidien, sommes tous, à terme, des poilus en sursis aux gueules cassées.

     

     

     

    1 - Cela ne nous rappelle donc rien ? L’expansionnisme de l’Empire : cette alliance USA- Europe-Israël-Qatar-Arabie-saoudite

    Hasse (phonétiquement « trou du cul » en anglais) sera le défenseur d'un nationalisme völkisch, consistant notamment dans l'acquisition et le développement d'un Empire colonial allemand, dans l'expansion territoriale de la puissance allemande en Europe, et dans l'accroissement de sa puissance navale et militaire.

     

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    ainsi que Verdun, le centenaire

     

     

     

                 "Les croix de bois"film réalisé par Raymond Bernard (réalisateur "Les Misérables" avec Harry Baur 1934) , sorti en 1932, adapté du roman Les Croix de bois de Roland Dorgelès.

     

     

     

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  • 14-18 : du chemin des Dames à Verdun

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                               Première grande boucherie du 20ème siècle après celle des guerres napoléoniennes du 19e.

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               Première Guerre mondiale...

               Huit millions et demi de Français seront appelés ; un sur cinq y laissera sa vie, sa pauvre et maigre vie, à raison de 900 par jour, et autant de mutilés - un bras, une jambe, des yeux, la vue… -, en Flandres, en Artois, dans la Somme, en Île-de-France, au Chemin des Dames, en Champagne, à Verdun et en Lorraine

    Tenez ! 27000 morts en une seule journée le 22 août 1914 «à coups de crosse, à coups de poignards, à coups de bombes et de mitraille». 

    Pour une guerre joyeuse dans ses premières semaines… on peut dire qu’en 4 ans, le spectacle tournera au cauchemar puis à la tragédie car cette boucherie et ce scandale qu’est cette guerre dont on cherche encore aujourd’hui la grandeur, feront des Français un indécrottable Peuple pacifiste au cri de « plus jamais ça ! » et des Allemands humiliés par un traité de Versailles et un Clemenceau intraitables et imprévoyants, d’impatients revanchards trépignant jusqu’à l’arrivée du Guide suprême  - le Führer -, pour porter cette rage-là, cette fureur justement ! à son paroxysme à la hauteur de 60 millions de morts, dont 40 millions de civils.

                 Tiens, au fait ! 18 millions de morts pour la première, 60 pour la seconde… combien pour la prochaine ?

     

               Jean Renoir dans « La grande illusion » nous présentera un conflit mené dans un esprit chevaleresque et aristocratique, alors qu’il s’est le plus souvent agi de bouchers gantés, le petit doigt sur la couture du pantalon civil et militaire, impeccables certes !  Habiles dans le maniement de leur lorgnon, c’est vrai ! mais bouchers quand même ! Et leurs épouses, marraines de guerre, n’y changeront rien ; chacun de leurs colis viendra ajouter une touche obscène à ce sacrifice sans scrupule et sans objet qu’est cette première guerre mondiale.

    S’il faut parfois savoir se taire avant de parler, décidément, il y a des réalisateurs qui feraient bien de retenir un « Moteur ! » avant de donner le signal de faire tourner la caméra d'un projet cinématographique qui soumettra à notre perspicacité des questions qui n’en sont pas et des réponses… pas davantage. En effet, les de Boëldieu et les von Rauffenstein, héros d’un film fâcheux d'un fils dont le père était quand même mieux inspiré, pinceau d’une main, palette de l’autre, n’étaient au mieux qu’une exception qui confirme la règle, au pire une fiction d’une naïveté insultante pour les millions de pauvres bougres qui y laissèrent leur vie. Dans les faits, les Rauffenstein et de Boëldieu de ces années-là avaient la rancune sournoise ; n'en doutons pas un seul instant, ils étaient bien trop contents de précipiter sous la mitraille des gueux souvent grévistes et revêches, sans doute pour leur apprendre à obéir une fois pour toutes les fois, la dernière, où ils auront été tentés de n’en faire qu’à leur tête d’ouvriers et d’artisans décidément indomptables.

    Quelques jours avant sa mort et le début d'un grand chambardement, Jaurès ne s'est-il pas adressé à eux en ces termes :

                  « Quoi qu’il en soit, citoyens, et je dis ces choses avec une sorte de désespoir, il n’y a plus, au moment où nous sommes menacés de meurtre et, de sauvagerie, qu’une chance pour le maintien de la paix et le salut de la civilisation, c’est que le prolétariat rassemble toutes ses forces qui comptent un grand nombre de frères, Français, Anglais, Allemands, Italiens, Russes et que nous demandions à ces milliers d’hommes de s’unir pour que le battement unanime de leurs cœurs écarte l’horrible cauchemar ». Discours de jean Jaurès – le dernier -, contre la menace de la guerre totale cinq jours avant son assassinat - prononcé à Lyon-Vaise le 25 Juillet 1914.

     

                      Mille assauts mortels pour rien, pour une médaille, l’avancement d’un officier, et à l’arrière, une société civile qui demande de l’action, du sang et des obus, de la chair qui virevolte. Des millions d’êtres humains dont on a disposé sans retenue, sans compter, en toute impunité ; du « prolétaire », de la « populace » que l’on prenait soin de soûler avant la charge hors des tranchées  - de la vinasse d’êtres humain -,  sans jamais devoir rendre des comptes sur la mort d’un seul d’entre eux.

    En revanche, gare à ceux qui refusaient d’y aller…  de monter à l’ennemi, de jaillir hors du parapet pour s’en prendre une, une première pour quelques uns, mais surtout : une dernière pour un grand nombre d’entre eux !

    Le « on » de «dont on a disposé sans retenue », ce sont les castes nobles, castes féodales et bourgeoises,  Ancien Régime  - faut croire  que la Révolution française n’avait pas pu finir son travail -,  et Révolution industrielle qui accouchera d’une bourgeoisie marchande et affairiste qui a fait fortune à la tête des mouroirs industriels du XIX siècle ; des noms à rallonge donc, des noms à particule, et puis, les autres… privés d’ancêtres illustres mais dont le porte-monnaie débordait de la sueur, du sang et des larmes des personnages des romans de Dickens, de Hugo, de Zola et bien plus tard d’Orwell.

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    Que tous retrouvent leur visage !

     

     

                  " Le ravin et les talus qui s’étendent sur plusieurs kilomètres ne sont plus qu’une vaste nécropole. Partout, des cadavres momifiés, squelettiques, réduits à l’état de petits tas mêlés de boue rougeâtre... parfois un pied ou bien un morceau d’étoffe émergent çà et là et indiquent un cadavre. Il y en a des quantités formidables... On voit une face à la Ramsès qui émerge d’un sac haché, recroquevillé dessous, des tibias, des fémurs, des os des mains ou des pieds serrés comme des osselets... Ce ne sont plus des cadavres mais des amas d’ordures desséchés... affreusement mutilés, la figure gonflée, noire comme une tête de nègre, la chair tuméfiée pleine d’insectes et de vers ramassés en tas..." - Henri Barbusse, le 15 octobre 1915.

               Oui ! Derrière le bleuet de la couleur de l’uniforme que portaient les nouveaux appelés – d’un bleu horizon -. se cachait la fleur de Lys et les bilans des entreprises esclavagistes et prospères du Comité des forges  (aujourd’hui Medef) sur le dos d'une condition ouvrière dont les accès de révolte et de colère étaient régulièrement réprimés dans le sang du sabre, de la baïonnette et de la mitraille. Eh oui ! Déjà !

    Alors, vraiment ! Octobre 1917 en mémoire, il est regrettable que cette guerre n’ait pas mené, ici en France, à une seconde Révolution française avec force guillotine et autres pelotons d’exécution ! Regrettable encore que toutes ces gueules cassées, reflet que leur tendait le miroir d’un mental traumatique, n’aient pas pu casser la gueule à d’autres visages, rasés de près ceux-là, intacts, le nez fier et arrogant, sûr de son droit, la mâchoire puissante, prête à broyer d’un coup d’un seul n’importe quelle insoumission comme on casse du prolo emmerdeur et syndiqué à la CGT qui avait alors tout juste 20 ans.

     

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                Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée l’orage" (Jean Jaurès)

     

                Certes, pendant et après cette guerre menée aux frais des travailleurs de tous les pays, la chirurgie en général et la chirurgie faciale en particulier, auront fait un grand bon en avant,  même si en 1870, et bien avant encore, avec l’Empereur  - ce Corse qui ne tenait pas en place -, porteur de guerres incessantes, cette chirurgie-là avait déjà été abondamment sollicitée !

    Notons au passage que toutes ces guerres dévastatrices trouveront leur apogée dans la première guerre mondiale, la dernière boucherie militaire qui mettra à contribution le soldat et son barda de plusieurs kilos en attendant  les grandes boucheries des bombardements massifs de civils de la seconde guerre mondiale - 75000 morts en quelques secondes à Hiroshima et à Nagasaki, le plus grand crime raciste de l’histoire -, et des guerres suivantes : Indochine, Algérie, Vietnam, Cambodge, Timor Oriental, Bangladesh, Irak, Gaza …  

     

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                 Centenaire de la bataille de Verdun...

    Un Président, une Chancelière, des képis en veux-tu en voilà, des poitrines bardées de médailles - espérons qu’elles n’auront pas été volées sur la vie de pauvres bougres qui auront eu tout juste le temps de voir, le temps d'une image- éclair, et pour la dernière fois, le visage d’un être aimé -, il ne manquait plus que le Medef, porte parole du CAC 40.

                Tous réunis donc... soit dit en passant... belle brochette qui ne ferait pas le poids, même tous ensemble, devant n’importe quel conseil d’administration d’une de nos trans-nationales ! Alors sous la mitraille, vous pensez bien ! Quant à contrevenir aux ordres que leur auraient été donnés…

    Seules les familles endeuillées des soldats récemment tombés au champ du déshonneur de la Françafrique et quelques médaillés octogénaires forceront le respect ; on aurait aimé les serrer dans nos bras… pour sûr, ils méritaient le déplacement, à défaut… un regard par la fenêtre ouverte du petit écran.

    Car la guerre de 14-18 dans le bruit et la fureur de l’acier et des agonisants qui hurlent, ce sont des luttes économiques qui opposent les grandes puissances du moment : Allemagne, France, Angleterre ; expansion impérialiste, conquête coloniale, conquête des marchés, les Balkans, le Moyen Orient et les premières gouttes de pétrole…

    Fiez-vous à l’odeur du sang si vous voulez trouver de l’or ! C’est imparable !

     

                   Ernst Hasse, président de la Ligue pangermaniste en 1905 : "L’égoisme sain de la race nous commande de planter nos poteaux frontières dans le territoire étranger, comme nous l’avons fait à Metz, plutôt... Ces terres coloniales de l’avenir se composent ... des vastes territoires occupés par les Polonais, les Tchèques, les Magyars, les Slovaques, les Slovènes, les Ladins, les Rhétiens, les Wallons, les Lituaniens, les Estoniens et les Finlandais. Tant que les territoires de ces petits peuples, mal faits pour créer des Etats nationaux, n’auront pas été répartis entre les grands Etats de l’Europe centrale, l’Europe ne pourra jamais avoir, n’aura jamais la paix. Cette répartition coûtera naturellement de dures guerres" (1).

     

               Et devenez quoi ! Dans le contexte qui est le nôtre aujourd’hui, à l’heure de toutes les destructions de ces vingt dernières années au Moyen-Orient et en Afrique-noire avec pour seule motivation le contrôle des ressources énergétiques car, qui contrôle ces ressources contrôle le développement des concurrents et leur place dans le concert des Nations ainsi que leur influence, la France y jouant un rôle de supplétif avec la destruction de la Libye qui aura pour conséquence la déstabilisation du Mali et une autre intervention française qui n’a pas, il est vrai, que des inconvénients non plus - elle met l'aviation française à une heure de toutes les capitales de l’Afrique francophone subsaharienne -,

    Pas étonnant donc que notre classe, ou caste, politique et médiatique soit si à l’aise avec toutes ces commémorations et qu’elle se fasse l’écho de ce sacrifice-là, celui de 14-18, avec autant de pompe en porte-parole d’une parole de l’arrière, celle des planqués et des larbins consciencieux contre la promesse de carrières mirobolantes ; et même s’ils ne tirent plus les ficelles, n’empêche que leur assurance vie à tous est tout aussi à l’épreuve des balles que celle de leurs prédécesseurs ! Bien à l’abri qu’ils sont de cette autre guerre mondiale qu’est le mondialisme et dans laquelle les injonctions « Engagez-vous ! » et « Mobilisation générale !» ont été remplacées par « Soumettez-vous ! » ; comprenez : accepter de renoncer à vos droits, à vos salaires, à l’espoir d’une démocratie toujours en mouvement et florissante et à la protection d’un Etat-arbitre prévoyant et innovant.

               A ce centenaire de la boucherie de Verdun, à cette marseillaise-là, refuge en dernier ressort des crapules d’un patriotisme dont seuls les sans-grade paient chèrement le prix, on opposera le Chant des partisans et un maquis : celui de la dissidence car, face au mondialisme, à cette classe politique-là et à cette caste médiatique jean-foutre d’une complaisance inouïe face à ses devoirs, qu’il soit permis ici d’affirmer en toute lucidité, que nous… héros du quotidien, sommes tous, à terme, des poilus en sursis aux gueules cassées.

     

     

    1 - Cela ne nous rappelle donc pas l’expansionnisme de l’Empire étasunien ?

    Hasse (phonétiquement « trou du cul » en anglais) sera le défenseur d'un nationalisme völkisch, consistant notamment dans l'acquisition et le développement d'un Empire colonial allemand, dans l'expansion territoriale de la puissance allemande en Europe, et dans l'accroissement de sa puissance navale et militaire.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Les-enfants-humiliés-de-Georges-Bernanos

     

     

     

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