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  • Benjamin Stora, l'Algérie, la France et nous...


                         En réponse au billet suivant : Benjamin Stora : avec l'Algérie, Hollande doit faire des «gestes d’apaisement mémoriel»


                              A l'occasion du 50è anniversaire de l'indépendance de l'Algérie.


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                        Difficile de manœuvrer avec cet Etat algérien non démocratique et non républicain, qui n'a eu de cesse d'humilier sa population depuis l'Indépendance ; Etat policier et militaire dirigé par un FLN historique qui s'est avéré n'avoir aucun projet pour le Peuple algérien excepté pour les cadres de ce même FLN : que les villas des colons acquises sur le dos, les muscles, la sueur, le sang et les larmes des indigènes changent de propriétaires.


    Et le fait que cet Etat ne gêne personne à l'International et qu'on lui fiche une paix royale, ne change rien à l'affaire : il s'agit bien d'un Etat auquel on doit s'abstenir d'adresser des signes de soutien quels qu'ils soient.


    Aussi…


    Dans tout le travail sur la mémoire, la responsabilité et la condamnation des crimes de la colonisation, gardons-nous bien d'y associer de près ou de loin, directement ou indirectement, cet Etat algérien et ses nombreux relais universitaires et autres chercheurs, intellectuels propagandistes qui mangent à la gamelle du FLN depuis l’Indépendance.


    Ce qui n'exclue pas, bien évidemment, de collaborer avec des intellectuels résistants algériens réfugiés en France.


    Avec ce travail que nous nous devons d’abord à nous-mêmes, le Peuple algérien saura sans aucun doute y voir de la part de la France le désir de continuer de scruter son Histoire coloniale et de poursuivre cette recherche d’une  réconciliation féconde (1) entre les deux Peuples des deux rives de la Méditerranée.


    Et c’est là le meilleur service que l’on puisse rendre au Peuple algérien ; Peuple autant meurtri par la colonisation que par l’échec de son Indépendance.


    Car, si l'on doit quoi que ce soit à qui que ce soit, ce n'est certainement pas à cet Etat algérien mais bien plutôt au Peuple algérien, tout en gardant à l'esprit qu'il serait mal venu de lui donner plus qu'il n'en demande à ce sujet : souvenez-vous, à l'occasion de la dernière visite de Jacques Chirac, il était bien plus question de visas que de repentance (2).
     

                                                                 ***
     

                   A l'occasion de cette entretien de Monsieur Stora repris par le Journal Algérie 360°, ce dernier déclare : "...l’Algérie a aujourd’hui les clefs de toute une série de conflits qui secouent la région saharienne."


    Qu'il soit permis ici de répondre ceci : de grâce, que l'avenir nous préserve d'une telle Algérie ! car alors, realpolitik oblige ! le Peuple algérien ne serait pas près de voir la fin de son calvaire.


    Monsieur Stora poursuit : "S’il peut y avoir une relance d’une stratégie d’union méditerranéenne, cela devra passer, pour beaucoup, par l’Algérie."


    Si Monsieur Stora doit s'occuper d'autre chose que d'Histoire - de géo-politique par exemple, et de formulation des voeux pieux qui ne reposent sur aucune réalité de terrain -, qu'il lui soit vivement conseillé de se soucier en priorité du Peuple algérien, de sa liberté et de son bien-être... et moins de cet Etat algérien et ce régime FLN dont il n'y a rien à sauver depuis la confiscation des richesses de l'Algérie qu'on appelle abusivement : Indépendance.

    La realpolitik n'est pas l'affaire de la société civile et moins encore, des historiens. Chacun sa place selon ses compétences et ses attributions. Elu par personne, Monsieur Stora (3) n'a aucune légitimité ; et le fait qu’il soit originaire d’Algérie ne l’oblige en rien vis-à-vis du FLN et ne l'autorise pas non plus à trahir le Peuple algérien. De plus, les gouvernements français successifs ont très bien su jusqu'à présent doser leurs rapports avec l'Etat algérien (4).


    L'Histoire n'est pas tout (même si... moins on fait de politique plus on fait d'Histoire !). Aussi, on devrait pouvoir attendre des historiens chercheurs comme Monsieur Stora qu’ils fassent preuve d’un minimum de sens politique ; les bonnes intentions et les bons sentiments n’excusent rien ; il suffit de se rendre dans un tribunal pour le vérifier (5).


    Et si ce qui semble être une proximité de Monsieur Stora avec l'Etat algérien devait se confirmer, elle serait aussi regrettable que condamnable car ce n'est pas là la place d'un chercheur, et qui plus est, un chercheur comptable et redevable de fonds publics.


    _____________


     
    1 - Au sujet de cette soi-disant absence de réconciliation entre les deux Peuples... avec une population qui, pour 75% d'entre elle, n'était pas née au moment de la guerre d'Algérie, une population qui est loin d'être dupe d'un FLN manipulateur et diviseur ; FLN auquel cette population n'accorde plus aucune attention ni aucun crédit...


    Français de France, rendez-vous en Algérie, vous y serez très bien reçus par la population, dans les grandes villes comme dans les campagnes ; et plus encore si vous et vos ascendants n'ont jamais gagné un centime sur le dos d'un autochtone du Maghreb à l'époque de la colonisation, et même après.

     
    2 - C'est le 50è anniversaire de l'Indépendance de l'Algérie. C'est l'occasion ou jamais pour le Peuple algérien de poser  la question suivante à ceux qui dirigent l'Algérie depuis 50 ans :" Qu'avez-vous fait de notre Indépendance ?".

     
    3 - Stora, pourquoi lui ? Et pourquoi faire ? Par condescendance à l'égard du Peuple algérien et de son Etat ? Par culpabilité ? Stora appartenant à une communauté qui a fait le choix d’une Algérie française, et puis… l'exil. Ou bien parce que Monsieur Stora qui se rend souvent en Algérie, aime le confort des villas du FLN et leurs piscines ? Par méconnaissance des enjeux politiques et diplomatiques ?

    Bien qu'expatrié (les Juifs étaient chez eux en Algérie, d'où le terme "expatrié"), Stora semble afficher une condescendance digne d'une mentalité de colon faisant l'aumône à un Peuple pourtant doublement humilié par la colonisation et par l'échec de son indépendance.

    Paradoxe suprême : cet historien n'a pas de mots assez durs contre la colonisation française de l'Algérie  dont il pense qu'il n'y a rien à sauver même si on doit tout de même risquer cette question : originaire d'Algérie, sans cette colonisation, Monsieur Stora aurait-il fait des études à lycée Janson-de-Sailly à Paris avant un doctorat en histoire ?

    Cette autre question aussi : si cette colonisation était aussi détestable et criminelle, pourquoi la famille Stora a-t-elle quitté l'Algérie au moment où le Peuple Algérien s'est donné les moyens militaires et politiques d'une autodétermination qui porte le nom d'indépendance ? Ou bien, alors, une fois adulte, pourquoi Monsieur Stora n'est-il pas retourné en Algérie pour partager avec ce peuple tout le potentiel d'une telle indépendance ?

    On l'aura compris : le souci majeur de Stora n'est pas le bien-être du peuple algérien ; la cible de Stora, c'est la France : l'abaisser, l'empêcher  de redresse la tête sur la scène internationale ; une France dont la politique étrangère serait d'inspiration gaulliste ; et là, c'est Israël, toujours et encore Israël qui pointe le bout de son nez ; Israël et le refus d'une grande partie de la France d'accepter la politique de cet Etat "voyou" qui ne respecte aucune loi internationale.

    La psychanalyse aurait sans doute aussi son mot à dire en ce qui concerne "le cas Stora" : cet Algérien d'adoption française qui a refusé de partager le sort des Algériens d'une Algérie indépendante et qui a fait le choix du colonisateur : le procès fait à la France dispense manifestement les "Stora" de l'histoire coloniale française - et ils sont nombreux - de faire leur propre examen de conscience ; du moins, le croient-ils car... qu'ils sachent que nous ne sommes pas dupes : nous, dont les parents n'ont jamais gagné un seul kopeck sur le dos d'un Algérien exploité, spolié et humilié, ne porterons certainement pas le poids de cette culpabilité qui doit être celle des "Stora de l'histoire coloniale française" et la leur seule face aux colonisés de tous les temps.


    4 - En ce qui concerne l'Etat français, ce qui peut empêcher, sinon retarder, un éventuel geste de reconnaissance d'une  responsabilité  et d'une culpabilité à propos de l'histoire coloniale franco-algérienne, et ce au plus haut niveau, c'est la nature du régime qui lui ferait alors face ; régime qui interdit toute faiblesse car cette faiblesse serait alors exploitée au détriment du Peuple algérien et contre ses intérêts ; si par intérêts on entend : liberté et justice.
     
    5 - Monsieur Stora qui est considéré par ceux qui s'opposent au régime algérien comme l'historien agréé auprès de ce régime qu'il conseille par ailleurs non pas à propos de la justice et de la liberté pour le Peuple algérien mais en ce qui concerne une politique géostratégique, n'est sûrement pas autorisé à faire de la politique avec l'Histoire, et moins encore sur un sujet qui engage la France face à un Etat qui n'est pas un Etat comme les autres ; et cela change tout.
     
    Même si, en fin d'analyse, ici en France, c'est bien la même complaisance que l'on retrouve ; une complaisance  de clientélisme à l'égard de l'Etat d'Israël comme de l'Etat algérien - parce que... les Juifs de France, parce que... les Français algériens ; complaisance (ou soumission) directement proportionnelle au poids culturel, économique, politique et historique des clientèles concernées par cette soumission : moindre avec l'Algérie, quasi totale avec Israël.

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  • Dans le regard d'Antonioni

     

     

     

     
                Avec Blow-up (1), sorti en 1966, le réalisateur italien Michelangelo Antonioni mettra à mal notre capacité à ne jamais douter d'un fait, même et surtout... irréfutable, agrandissement après agrandissement (traduction du titre du film) aux confins du possible et de l'improbable, jusque dans les dernières secondes de son film, lorsque  Thomas, photographe professionnel (David Hennings dans le rôle), disparaît, là, sous nos yeux, comme happé par une révélation aussi saisissante que salvatrice...

    Et alors qu'à proximité se joue une partie de tennis sans raquettes ni balle, mimée par deux joyeux drilles entourés de gais lurons ; partie de tennis qui sauvera notre photographe de l'angoisse de ne jamais pouvoir partager avec quiconque la découverte d'un corps sans vie étendu dans un parc, assassiné par balle et dont il ne reste au petit matin plus aucune trace (2).

           Privé de son appareil-photo, l'impossibilité de partager une telle découverte et le risque d'enfermement dans une incommunicabilité psychiquement dommageable, cette partie de tennis et la participation active de David Hennings les annuleront d'un coup d'un seul, puisque notre photographe prendra une décision qui le sauvera : il retournera aux deux mimes qui la lui réclament, une balle invisible sortie du cours ; décision qui lui fera prendre conscience de l'existence d'une possibilité jusque là insoupçonnée : ce qui est peut très bien n'avoir jamais été.

                    Alors pourquoi chercher à le partager - ce quelque chose -, avec qui que ce soit tout en étant dans l'incapacité de le faire ?

     

     

                  En effet, cette partie de tennis fantôme (vidéo à 2.40) auquelle il prête son concours comme par inadvertance, lui offre maintenant la possibilité de choisir une autre réalité qui n'aura besoin de l'assentiment de personne : non ! ce corps sans vie étendu dans un parc au pied d'un buisson n'a jamais été ! (d'autant plus que cette découverte est sans témoin et qu'il n'en reste aucune preuve matérielle)...

    Oui ! cette partie de tennis sans balle ni raquettes a bien lieu ici et maintenant... (nombreux sont ceux qui peuvent en témoigner)... Antonioni prenant là quelques risques avec la raison (et la morale ?) en nous suggérant que toutes les réalités se valent pour peu que l'on y souscrive et que l'on ne soit pas le seul... car de nos jours, c'est le nombre qui sanctifie, a fortiori le ralliement au plus grand nombre, même sur la base du mensonge, qui nous apaise ; et plus encore... après une tentative de se désolidariser de ce mensonge - situation anxiogène, toujours !

     

     

    1 - Inspiré d'une nouvelle Las babas del diablo (Les fils de la Vierge) de Julio Cortázar.

    2 - Dans ce film, il n'est pas question de douter de quoi que ce soit, d'une réalité ou d'une autre...  en revanche, il est surtout question d'être le témoin d'un événement majeur, un crime, que l'on ne peut partager avec personne faute de pouvoir apporter la preuve de la réalité de cet événement. Situation anxiogène par excellence : souffrance et perte de repères. Avec Antonioni, il est aussi question de savoir comment, pour rechercher l'apaisement, on choisit de se dire que cet événement peut tout aussi bien n'avoir jamais eu lien. Et plus radical encore : qu'il ait eu lieu importe peu car seul importe ce que l'on peut partager comme expérience. Tout ce qui ne peut pas être partagé n'existe pas ou n'a pas existé, car une expérience traumatique qui ne peut pas être partagée est insoutenable ; cad : invivable... socialement (à moins de vivre sur une île déserte dans un environnement a-social : là où aucun partage n'est envisageable).

    D'où la tentation du déni ou de la négation de l'événement avec l'assentiment et le soutien moral du plus grand nombre.

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  • Vers une société d’abondance frugale

    Contresens et controverses sur la décroissance 

     

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    Dans cet ouvrage Serge Latouche convoquera à la barre Paul Lafargue, Marcel Gaucher, Ivan Illich, Paul Ariès, Yves Cochet, Cornélius Castoriadis, André Gorz et bien d’autres encore pour plaider la cause des objecteurs de croissance.

    Seul projet politique capable de redonner sens à la gauche, la décroissance se fonde sur la critique radicale du libéralisme économique et renoue avec l’inspiration originelle du socialisme.

                         « Même si nos regrets sont directement proportionnels aux excès du progrès », on ne reviendra pas en arrière pour autant car il s’agit tout simplement de cesser d’aspirer à une croissance illimitée du PIB.

                 Baudrillard avait déjà tout compris lorsqu’il expliquait : « La croissance  produit des biens et de besoins mais elle ne les produit pas au même rythme. Il en résulte une paupérisation psychologique, un état d’insatisfaction généralisée qui définit la société de croissance comme le contraire d’une  société d’abondance. »

    Et la conclusion suivante s’impose déjà à nous pour peu que l’on y réfléchisse de très près : « La véritable pauvreté réside dans la perte de l’autonomie et la toxicodépendance au consumérisme. Aussi, être dépendants signifie être pauvres ou misérables ; en revanche, être indépendants c’est accepter de ne pas s’enrichir ».

                  Avec la décroissance, nous sommes en présence de quatre facteurs :

     

    1 – Une baisse de la productivité théorique globale : rejet des techniques polluantes, de l’usage abusif des énergies fossiles et de équipements énergivores.

    2 – La relocalisation des activités et l’arrêt de l’exploitation du Sud.

    3 – La réorientation des emplois vers des secteurs d’activité écologiques.

    4 – Changement de mode de vie par la suppression des besoins inutiles et superfétatoires.

                   La recherche scientifique, comme le souligne André Gorz, sert le complexe industriel technoscientifique ; elle n’a le plus souvent aucun souci de l’intérêt général.

    Castoriadis quant à lui, réalise très tôt « qu’il nous faut une véritable démocratie instaurant des processus de réflexion et de délibération le plus larges possible ; une démocratie disposant d’une véritable information  lui permettant d’exercer un jugement sûr car il est illusoire de penser que l’on peut sortir du productivisme sans restaurer la démocratie, et plus encore lorsque l’on sait que tous les débats autour du nucléaire, des OGM et des nanotechnologies sont truqués et les référendums refusés. »

    C’est sûr : un projet politique démocratique radicale est indissociable d’un projet écologique basé sur la décroissance car un tel projet se heurtera fatalement des intérêts privés colossaux.

    Pour cette raison, le projet « décroissance » s’inscrit inévitablement  dans celui d’une émancipation de l’humanité et de la réalisation d’une société autonome par une maîtrise rationnelle non pas de la nature par l’économie et la technique mais de nos besoins par une redéfinition de ce qui doit être produit, comment, où et à quelle fin.

                 Paul Ariès rappelle que le pétrole et le nucléaire du Parti socialiste comparés à celui de l’UMP ne sont pas plus écolo. La sortie du productivisme est donc nécessaire car la croissance et le développement  sont croissance de l’accumulation du capital, exploitation de la force de travail et destruction sans limite de la nature.

    Arrive alors sur le tapis, le sujet ou le problème, c’est selon, de la surpopulation  car « si tout le monde vivait comme les Australiens, d’ores et déjà, le monde serait surpeuplé et il faudrait éliminer les neuf dixièmes de la population car on ne pourrait pas faire vivre plus de 500 millions de personnes. » Aussi, qu’il y ait 10 millions ou 10 milliards d’habitants…  la dynamique  de l’économie de marché capitaliste dévorera toute la biosphère.

    Inutile de nier ou de tourner autour du pot : l’espèce humaine doit impérativement trouver au plus vite les moyens de stabiliser sa (sur)population : « La question est de savoir si cette stabilisation sera imposée par les événements, par des politiques autoritaires, par des méthodes fondées sur la coercition, voire sur la barbarie : avortement obligatoire, infanticide, criminalisation de l’immigration, personnes âgées considérées comme un poids insoutenable, retour de la peine de mort pour éviter une population carcérale trop importante… etc…»

               Persévérer dans le mythe de la croissance comme aujourd’hui, c'est-à-dire dans le maintien d’une société de croissance à la recherche d’une croissance disparue, c’est se condamner à l’austérité imposée, et par voie de conséquence, à la combinaison la plus injuste du gaspillage dans la pénurie : nous sommes déjà dans une inégalité scandaleuse puisque moins de 20% de la population consomment  86% des ressources de la planète.

    De plus, il n’y a  rien de pire qu’une société de croissance sans croissance ; elle n’engendre que chômage et pauvreté : précisément ce qu'il nous est donné de vivre depuis près de trente ans. Et une mondialisation qui n’est qu’une guerre contre les salaires, les droits sociaux, les Etats providence et la démocratie ne nous sera d'aucun secours non plus.

    Il faudra donc aussi changer de mondialisation.

     

                  Reste la question épineuse : comment mettre en œuvre cette société d'abondance frugale tout en se donnant les moyens de contrer « une cosmocratie mondiale regroupant les oligarchies économiques et financières qui, sans décision explicite, vide la politique de sa substance et impose ses volontés. Tous les gouvernements sont les fonctionnaires généreusement rétribués du capital et les instruments de la petite internationale des nouveaux maîtres du monde.»

                 Si tout est dans l'exécution - mise en oeuvre... (baïonnettes et guillotine ?) -, la bataille sera rude.

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    Pour prolonger, cliquez : Pierre Rabhi

     

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  • Johnny Hallyday, le retour de l'enfant prodige : veau gras et célébration

     

     

    johnny halliday est mort

     

                 De sa première télévision au côté de Line Renaud à l’âge de 17 ans, en Jean-Philippe Smet effacé et timide, aux concerts-festins-gargantuesques d'un Johnny Hallyday démiurge devant un public composé de plusieurs dizaines de milliers de fans dans les années 70 jusqu’aux années 2000…

    Nietzschéen sans le soupçonner pour n’avoir jamais lu Nietzsche, dans son parcours en forme de « Deviens qui tu es ! », Johnny Hallyday aura aussi été, très certainement, un modèle pour son public dans l'intimité d'une relation d'une grande intensité émotionnelle  - modèle de volonté et de persévérance -, deux générations durant.

    Rage de vaincre dans une dépense d'énergie exceptionnelle sur la durée, Johnny  a conquis la France comme s’il s’agissait de conquérir le monde : avec démesure et dans la surenchère : toujours plus de lumière, toujours plus de musiciens, plus de voix, plus de places à prendre d’assaut.

    Nous qui étions proches d’un Ferré, d’un Bernard Lavilliers, des auteurs- compositeurs-interprètes, dans ces mêmes années 70, jamais avares de mots lorsqu’il s’agissait de conspuer une "chanson de variété" sans queue ni tête, nous tous avons fini par nous y faire (1) : c’est sûr, Johnny Hallyday ne partirait pas ; il faudra faire avec ; il sera là pour longtemps et aujourd’hui pour plus longtemps encore : l’éternité ?

    Il faut le rappeler : les publics de tous ces artistes ne se mélangeaient pas ; très clivées ces années 70, jusque dans la chanson dite populaire, à un point que l’on n'imagine pas aujourd’hui ! de Lavilliers à Claude François, de Maxime le Forestier à… Johnny Hallyday justement, tous nous nous ignorions superbement. D’un côté l’ouvrier déjà à la tâche au sortir de son adolescence, en majorité mâle – les fans de Johnny, les lève-tôt, ceux qui n’ont pas le droit à l’erreur, lui qui avait tous les droits : droits à tous les excès ; les mêmes qui lui ont permis de se relever, mille fois,  et d’aller jusqu’au bout, tout au bout…toute énergie consommée ; de l’autre, les traînards des lycées et des facs, quelques glandeurs aussi,  qui souhaitaient changer le monde avant même d’y être entrés de plain-pied.

     

                       Authentique artiste populaire aux fans à la dévotion touchante d’une fidélité à toute épreuve, héros auprès d’un public qui ne s’y est pas trompé, il était leur "winner"  à tous ;  eux qui se situaient que trop rarement du côté des vainqueurs.

    Artiste de variété le plus moqué, son public un temps méprisé, avec  « la réconciliation » des années 90 puisque le jeu n’en valait plus la chandelle - suite à la trahison du PS, il n’était plus nécessaire de se penser « à gauche » contre une droite et ses beaufs -, tout rentra dans l'ordre : Maxime le Forestier écrira pour Johnny et le quotidien Libé saura en dire du bien : c’est vous dire, c’est tout dire ! Un Johnny qui  jouira alors d’une impunité à toute épreuve auprès de tous : public,  médias et classe politique.

    Trente glorieuses, société de consommation.... indissociable de  la frénésie  Rock n'Roll-esque, Johnny Hallyday c'est aussi un fait social et un fait économique : il aura été l'instrument  d'un nouveau concept  à but très lucratif venu tout droit, là encore, des USA : "La jeunesse" et le Jeunisme... "Johnny l'idole des jeunes" en pilier d'un consumérisme encore en gestation mais qui ne demandera qu'à s'imposer partout, en tout lieu et pour finir, en chacun de nous.

    Caricaturé par tous ceux qui en ont fait un commerce (2), les sarcasmes ne l’atteignaient pas ; du moins, il s’est bien gardé de le montrer ; jamais capricieux, si Johnny Hallyday a fait du cinéma, jamais il n’a « fait sa star ». 

    Finalement, c’est le public de Johnny qui s’est imposé à nous car nous aurions été mal venus de continuer de le bouder ou de le ridiculiser plus longtemps : à gauche on pouvait encore « snober » l’artiste mais pas son public ; pas ce public-là en tout cas : classe ouvrière oblige ; c’était donc devenu un devoir que de reconnaître le bien-fondé, la justesse de leur engouement et sa nécessité à la fois émotionnelle et psychique : le partage, l’appropriation, l’intériorisation et la fierté de soi retrouvée dans la communion et le soutien à cet artiste mille fois rappelé sur la scène et  dont ils entretenaient la célébrité et le tonus - ils le maintenaient en tension -  car c’est bel et bien le public de Johnny qui a fait Johnny Hallyday et non le matraquage radiophonique et télévisuelle des maisons de disques.

    La classe politique n’était pas en reste. Tous s’y précipitèrent, tous s’y frottèrent, s’y collèrent – s’y vautrèrent  -, auprès de cette figure maintenant iconique. Il faut croire que Johnny lavait plus blanc que blanc malgré lui qui ne savait pas leur dire non : Giscard, Chirac et Sarkozy. Tous ont gagné leur élection. Johnny portait chance.                      

     

                      Si Eddy Mitchell a épousé le Rock n’roll du bout des lèvres, avec parcimonie, précautionneux – à chaque jour suffit sa peine de chanter et de vivre ; son public plus féminin que celui d'Hallyday, n’avait aucun goût pour l’hybris  -, Johnny choisira très vite de prendre  le Rock n'roll au mot, à la lettre ; acteur majeur de la scène Rock à la sauce française,  il y investira tout jusqu’à y laisser sa santé.

    Il s’est approprié le Rock, cette grande gifle rythmique des années 50, jusqu’à en faire une exclusivité française, bien française ; trop français alors Johnny comme on pouvait l’être dans les années 60 et 70, parmi une minorité de quelques millions d’invisibles durs au labeur ; d’où le fait qu’il ait été si peu suivi des Français issus d’une culture autre qu’occidentale.

    Symbole sexuel masculin par excellence, un des premiers dans le contexte français, il a joué, usé et abusé de son corps comme de sa voix ; dans le vacarme et la fureur de vivre, ses fans, au fil des ans, ont sans doute pu craindre qu'il ne soit plus à la hauteur de son destin après un précédent tragique : celui d'un Elvis décédé à l'âge de 44 ans.

    Halliday savait ce qu'on attendait de lui. Il s'y est plié. Même s’il n’a ni écrit ni composé aucune des chansons de son répertoire,  à l'exception de deux titres, c’est bien lui, en les interprétant, qui leur donnera la vie ; et quelle vie ! A chaque naissance, le nouveau-né dionysiaque venait au monde avec tapage ;  il pouvait alors  être tentant de  confondre les grandes gueules avec les grandes voix.

    Ce Mick Jagger français privé des Rolling Stone roulera sa bosse de scène en scène, 60 années durant. On peut soupçonner que Johnny n’a rien calculé ; d’autres s’en sont très certainement chargés ; lui fonçait tout droit, sans se poser de question, craignant ni le ridicule ni le faux-pas. Les amitiés qui l’entouraient n’étaient pas toujours désintéressées ; faut dire qu’on le disait généreux : il ne savait pas dire non,  là encore.

     

                       Sa mort, la mort de ce gladiateur du rock et de la scène, c’est aussi un retour : le retour de l’enfant prodige. Nul doute que son public saura tuer le veau gras car un Johnny Hallyday, ça ne se commémore pas, ça se célèbre porté en triomphe. Aussi, rendons-leur à tous leur idole ;  donnons  à son public la primeur d’une célébration qui n’aura rien à devoir à personne.

     

    1 - Un peu comme avec Jean d’Ormesson qui vient de nous quitter : d'Ormesson n'avait pas grand-chose à dire mais il le disait bien ; ce qui fait qu'on a tous fini par croire qu'il avait quelque chose à dire : en cela, c'était bien un homme de son temps. Et tous s’y sont laissés prendre.

    2 - La dernière "Une" de Charlie Hebdo aurait été drôle si Johnny avait pu triompher de cette maladie qui l’a emporté ; parti quelques jours après sa publication, la blague tombe à l’eau ; mais c’est là, les risques du métier de caricaturiste.

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  • Voyage de noce de Macron sur le Continent noir de la Françafrique

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                          Pour Macron, "... le développement de l’Afrique passe par la baisse de la fécondité"; et ceux qui savent de quoi ils parlent quand ils en parlent, de lui répliquer : "La baisse de la fécondité passe par le développement".

                          La tournée africaine de Macron et le procès de la  surpopulation, comme si la situation africaine aussi complexe soit-elle avait quelque chose à voir avec un diagnostic de surpopulation ; demandez donc à ce qu'on appelle la Françafrique, cette domination du plus faible au service des multinationales françaises, de l'infantilisation des Africains et de la corruption de sa classe politique : des autoroutes là où des hôpitaux sont attendus... des poulets d'exportation qui inondent le marché local contre l'indépendance alimentaire d'un pays, d'un continent...

    Quant à la vieille antienne de la petite bourgeoisie des centre-villes de province ( auquelle Macron ne cessera jamais d'appartenir en président condamné à l'anecdote !) qui reproche à la pauvreté... ses enfants, un seul commentaire s'impose sous la forme d'une injonction : Chiche Macron ! Arrange-toi pour que l'aide au développement versée par l'UE serve les besoins des Africains et plus ceux nos multinationales !


                                         

                 

    Les plus futés auront réalisé que ce voyage en Afrique n'est pas destiné à une audience africaine mais bien française ; on notera au passage que les interventions de Macron, amplement relayées par les médias, sont destinées à flatter le parti-pris d'un électorat qui s'étend du centre-gauche à l'extrême droite ; aussi, ce voyage, c'est encore Macron qui ratisse large et qui ne cesse de ratisser très large ; un Macron en campagne, condamné à l'anecdote et à la démagogie dans un franc-parler qui, là encore, flatte toutes les ignorances, tous les préjugés et autres partis-pris. Après les "fainéants", les faiseurs de bordel, les "gens qui ne sont rien"... c'est le tour de l'Afrique et des Africains mais....... vue de l'Europe.
     
    Décidément, aucune terre ne doit échapper au laboureur qu'est Macron ; pas de friche ; au diable la jachère ! Force est de reconnaître que c'est d'un cynisme d'une efficacité redoutable digne d'un opportunisme rarement égalé ; mais c'est aussi et surtout dégueulasse car c'est le refus la perfectibilité de l'être humain : cet homme-là qu'est Macron et ceux qui l'entourent, le conseillent et le pilotent, tous misent manifestement et sans honte ni pitié, sur un homme stupide et borné, content de l'être, pour mieux servir les intérêts d'une domination qui ne veut à aucun pris de la possibilité de cette perfectibilité.
     
    La Fontaine n'a donc jamais eu autant raison :" Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute". On peut déjà prédire que les imbéciles paieront cher, très cher, cette complaisance de Macron à leur égard.

    _____________

     

    C'est François-Xavier Verschave, décédé en juin 2005, qui a forgé et décrit le concept de « Françafrique » ; terme parodiant l’expression la "France-Afrique" de Félix Houphouët-Boigny.

    La « Françafrique » est ce volet occulte de la politique de la France en Afrique. Les deux principaux ouvrages qui traitent ce sujet sont  : La Françafrique (Stock, 1999) et Noir silence (Les Arènes, 2000) :

                 "... Dès son retour au pouvoir en 1958, De Gaulle comprend qu’il est acculé à accorder les indépendances africaines. Les discours décolonisateurs américain et soviétique renforcent en effet le mouvement des peuples. Il accorde donc ces indépendances : c’est la face émergée de l’iceberg, toute blanche, "la France amie de l’Afrique", etc. En même temps, De Gaulle demande à son bras droit Jacques Foccart de mettre en place un système de dépendance intégrale : il s’agit de conserver un cortège d’États clients, l’accès à des matières premières stratégiques, et la dîme pour son parti politique. Sous la légalité proclamée s’installe donc une illégalité de fait. Organiser cette illégalité sur quarante années n’a pu se faire que par des moyens illégaux, inavoués.

    Foccart commence par sélectionner des chefs d’État "amis de la France" - par la propagande, des fraudes électorales massives, et deux punitions exemplaires : l’épouvantable répression des indépendantistes camerounais, l’élimination du président togolais élu malgré la fraude, Sylvanus Olympio. Le seul rescapé de ses complots, Sékou Touré, en deviendra paranoïaque. Foccart tient son "pré-carré" par un contrôle économique, monétaire, militaire et barbouzard. La convertibilité du franc CFA permet tous les circuits parallèles d’évasion de capitaux, de la rente des matières premières et de l’aide publique au développement. Paris impose une série d’accords militaires léonins, largement secrets. Chaque chef d’État est chaperonné par un officier de la DGSE, qui en principe le protège, mais peut aussi favoriser son élimination, comme dans le cas d’Olympio. Les Services français recourent au besoin à des groupes de mercenaires ou des officines de vente d’armes... " - Association Survie

                                Jamais Macron ne vous contera cette histoire-là.

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                    Jomo Kenyatta, Ruben Um Nyobè, Patrice Lumumba, Kwame Nkrumah, Malcolm X, Mehdi Ben Barka, Amílcar Cabral, Thomas Sankara...

                   Jamais vous n'entendrez parler de ceux qui ont inspiré et dirigé les luttes d'émancipation et d'indépendance sur le Continent africain.  Quant à leur rendre hommage tout en validant leurs analyses et leurs actions... n'y comptez même pas !

     

     

    Saïd Bouamama : « Les figures de la révolution africaine »

     

     



    Francafrique par survivant

       

    Survie : cette association a trois objectifs principaux : ramener à la raison démocratique la politique de la France en Afrique (lutte contre la Françafrique et le néocolonialisme), combattre la banalisation du génocide et réinventer la solidarité internationale par la promotion des Biens Publics mondiaux.

    Se reporter à l'ouvrage : La gloire des imposteurs par Aminata Traoré, sociologue.

     

               Si en  20 ans, l'association "Survie" a pu une ou deux fois s'exprimer sur les médias nationaux (RFI en autres), les analyses de ce collectif et les révélations du caractère scandaleux de cette Françafrique néo-colonialiste, surpassent de très loin et de très haut le moindre travail dit "journalistique" de toutes les rédactions  sur ce sujet comme sur tous les autres.

     

     

                La complainte, le cri, la révolte à peine contenue d'un Africain, Malick Noël Seck, exaspéré par une francophonie qui n'est que le bras armé de la Françafrique et une élite africaine tout au service des multinationales françaises : des autoroutes là où des hôpitaux sont attendus... des poulets d'exportation qui inondent le marché local contre l'indépendance alimentaire d'un pays, d'un continent...

     

                  Jamais il ne nous sera donné d'entendre cette complainte dans nos médias.

     

    Kemi Seba : panafricaniste de nationalité française exilé pour les uns, de retour sur la terre de ses ascendants pour les autres : l'Afrique.

     

                   Une fois encore, jamais vous ne... etc... etc...

     

    ***

     


                 Là où le football - opium des Peuples africains francophones,  avec ses gladiateurs, ses forçats et ses mercenaires qui en Europe, assurent le spectacle, de Marseille (en 1ère division) à Le Poiré-sur-vie (en national) -, semble servir d'exutoire à une information sous influence et sous conditions, celles dictées par nos multinationales et l'Elysée en VRP de leurs intérêts - financement d'Etat oblige ! -, c'est tout un Continent qui est  méprisé comme aucun autre.

                  

     

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    Pour prolonger, cliquez : La Françafrique sous les présidences Sarkozy et Hollande

     

     

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  • "Les Porcs" : dernier ouvrage de Marc-Edouard Nabe


                      

                       Marc-Édouard Nabe a publié « Les Porcs », livre autobiographique et politique : Internet, la dissidence, les années 2000 ; Alain Soral, Dieudonné et beaucoup d'autres qui ont côtoyé l'écrivain. Cela faisait plus de quatre ans que la sortie du livre était annoncée.

    Dans cette interview, Nabe traite de la chronologie des faits. Mon commentaire, ci-après, concerne la prestation de Nabe chez Taddéï en 2014 ; c'est son retour dans les médias (retour éphémère) ; son sujet  : la galaxie Soral et Dieudonné accusée de « complotisme ».

     


       

                            Les raisons avancées par Nabe à propos de son attaque frontale contre Soral et Dieudonné (leur complotisme) chez Taddéï en 2014 (vidéo ci-dessous), après une longue absence forcée, ne pèsent guère en comparaison des attaques dont ces deux protagonistes font l’objet par le Système depuis dix ans car, dans les faits,  la démarche de Nabe chez Taddéi ( un des épisodes les plus fameux des prestations télévisées de l'auteur) servait admirablement les détracteurs de ces deux activistes ; l’attaque de Nabe apportait de l’eau à leur moulin, sans l’ombre d’un doute ; le fait que Nabe n’en ait tiré aucun profit (Nabe a pour réputation d’être antisémite) ne change rien à l’affaire : Nabe a joué avec le système pour contribuer à discréditer et diaboliser Dieudonné et Soral (après l'antisémitisme - rajout d'une  nouvelle charge portée par Nabe : le complotisme ). D’autant plus que la thèse d’un Dieudonné et d’un Soral complotistes est difficilement soutenable. La guerre faite à Soral et à Dieudonné concerne principalement le fait qu’ils aient "dit la vérité "  quant à l’influence du sionisme sur la France : influence sur la  politique étrangère de la France, contrôle de la parole dans les médias, intervention dans les affaires culturelles ; culpabilisation et diabolisation de tout soutien des populations françaises d’origine arabo-musulmane en majorité, en faveur de la cause palestinienne ; chantage à l'antisémitisme... pour résumer : leur dénonciation à tous les deux de la LICRA, de l’UEJF et du CRIF comme officines israéliennes, est la principale raison de leur persécution. 
        

     
                         

     

                    Nabe ne peut pas avoir ignoré que le Système buvait du petit lait ce soir-là chez Taddéï . Nabe, dans le déni, fait donc preuve d’une mauvaise foi consommée, mâtinée sans doute aussi d’une gêne proche de la honte (et le remords ?) lorsqu'il affirme trois ans plus tard, le contraire car, dans les faits, chez Taddéï, Nabe a bel et bien cherché à retrouver le chemin des médias après de nombreuses années de boycott et à faire le buzz sur le dos d’un Soral et d’un Dieudonné. Il faut dire que Nabe n’a jamais assumé ses choix et leurs conséquences : le bannissement des médias mainstream ; médias qui, dans les années 70 et 80 ont "fait" Marc-Edouard Nabe ; et c’est là toute sa faiblesse contrairement à Soral et à Dieudonné qu’Internet à sauver de l’oubli tout en gardant à l’esprit que  ces derniers se sont données très vite les moyens de rebondir après leur exclusion de la scène médiatique pour l'un et de la scène "tout court" pour l'autre. Nabe, hélas pour lui, n’a rien mis en œuvre à la suite de son bannissement. De cette exclusion, de cet isolement, il en souffre, c’est sûr ! Il n'a jamais cessé d'en souffrir ; pour cet enfant ui a pour père un  artiste de music-hall, le clarinettiste Zanini, rien n’est pire pour lui que ce silence, cette indifférence de la scène médiatique à son égard.

    Son attaque contre Soral et Dieudonné, c’est indéniablement une attaque contre leur succès car force est de reconnaître Dieudonné et Soral n’ont jamais été aussi présents que depuis qu’ils sont absents.

     _____________

     

                      A propos des attentats du 11 septembre 2001 : Nabe face à Thierry Meyssan…

                      Nabe s’est mal remis de l’échec de sa tentative en 2001 de rallier à lui tous ceux qui, en France, s’étaient réjouis des événements du 11 Septembre - il souhaitait cibler en priorité les Français de culture arabo-musulmane -, avec la publication de l’ouvrage "Une lueur d’espoir" – comprenez : espoir pour les Nations arabes suite à ces événements  -, qui fait l’éloge de Ben Laden, ange exterminateur et vengeur d’une Amérique dont il n’y a plus rien à sauver.

    Précisons ceci : profondément blessé par le rejet du Système à son égard  - l'édition, les médias, la classe politique française - , depuis les années 80, Nabe, ce pas-tout-à-fait français (origines italienne, libanaise et grecque)  avait épousé, sans condition, sans nuance, sans vigilance ni auto-critique, la cause, ou du moins ce qu'il croyait être...  la cause du monde arabe -  Arabes musulmans, Musulmans arabes... population la plus détestée, la plus stigmatisée en Europe - contre la France, sa culture, son histoire, son passé et son présent.

    Après son bannissement des médias bien des années plus tôt, ce nouvel  échec de Nabe, cette-fois à propos de son interprétation des événements de septembre 2001, isolera Nabe de la sphère "dissidente"  qui s'était repliée sur Internet  car Nabe commettra une erreur : il refusera de questionner la version de ces événements. Comment le pouvait-il quand on connaît ses motivations réelles ? A ses yeux, ces événements devaient être l’œuvre de Ben-Laden seul. Or, les « Arabes de France » ont voulu le beurre et l’argent du beurre : un « Ben Laden tout puissant » et la dénonciation des opérations sous fausses bannières, ou faux drapeaux, de l’Etat profond américain (CIA et NSA) ; Thierry Meyssan, lui, l’a fait ; il parlera d’imposture à propos de la version US des événements du 11 Septembre et c’est lui qui « raflera la mise ».

                Dépité, Nabe choisira de se faire oublier ; il aura au moins réussi ça ! Après un ouvrage sur DSK jugé "ingérable" par les médias... très vite, Nabe est allé cuver son échec comme on cuve un mauvais vin ; il est retourné à la peinture… ou bien plutôt… au dessin, coloriste pas dépourvu de talent 

     

                      Pour poursuivre, cliquez : Nabe, un regard sur ses années 2000

    Lien permanent Catégories : AA - Serge ULESKI, littérature et essais, Marc Edouard Nabe 0 commentaire
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