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  • George Steiner : Le pèlerin de tous les possibles

     

     

              george-steiner.jpgGeorge Steiner, c'est ce ver luisant de l'intelligence à chaque fois que la nuit recouvre l'entendement. Ôte de l’humanité, cette humanité, il la reçoit tout en étant reçu par elle : " La patrie c’est là où on peut travailler… là où on vous laisse travailler."

     

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              Il est un des plus virulents critiques de la politique d’Israël : « Torturer un être humain, c’est le transcendant du mal absolu ; plutôt se tuer que le faire !"

    Or, Israël devra continuer de torturer.

    George Steiner, c'est aussi et surtout la meilleure réponse que l’on puisse adresser, ici en France, à un BHL, à un Zemmour, à un Finkielkraut, à une E. Lévy, à un Goldnadel, à des médias et une grande partie de la classe politique… comme autant de figures emblématique du naufrage de tout un héritage et de la descente aux enfers d'une raison d'être au monde défaillante et corrompue ; déliquescence qui semble aujourd’hui irréversible.

     

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                   George Steiner : La barbarie de l'ignorance

     

     

                 Antoine Spire jadis producteur sur France Culture, remercié par une gourde, Laure Adler alors qu'elle prenait la direction de France Culture... s'entretient avec George Steiner autour de la re-publication de son ouvrage sur Heidegger. 

    Ils évoquent la fascination des penseurs juifs pour Wagner, Nietzsche et Heidegger et plus largement, la fascination des intellectuels pour les systèmes totalitaires : URSS et Chine.

    Au sujet de Heidegger et son engagement auprès des Nazis, un Heidegger qui a formé une grande partie des intellectuels du XXè siècle, Steiner fera la remarque suivante : "Le plus grand des penseurs peut être le plus petit des hommes."

    Antoine Spire insiste sur l'absence de l’être humain, de l’individu humain, l’a-humanisme de Heidegger comme une sorte de « planète vide dans le soleil grec du matin ».

    Héritier des pré-socratiques, très grand élève d’Aristote, peut-on suggérer que « Heidegger s’est retiré du monde dans le langage » ?

    Steiner réplique que tout notre vocabulaire écologique pourrait bel et bien venir des premiers écrits de Heidegger, ceux des années 20 après la catastrophe de la première guerre mondiale : la dénonciation de la mécanisation totale, brutale, anonyme de la vie par l’être humain pour une exploitation totale de la planète en lieu et place d’un désir de vie, un désir de laisser vivre la vie.

    Plus tard, il sera question du langage et de son origine ; ce miracle qui définit l’homme car l’homme c’est l’animal qui parle, puis la déconstruction qui mettra en cause la correspondance entre le langage et la réalité : la communication. Arrive alors le doute généralisé qui a pour conséquence la remise en cause de l’autorité qui repose sur la confiance et la compétence.

    Déconstruction de la personne humaine aussi qui nous laisse avec une énergie terrible d’absence : le vide plein du souvenir de ce qui n’est plus.

     

                 Sans Dieu, avec la perte du sujet, qu’est-ce qui est encore possible ?

    Michel-Ange, Bach, Beethoven, Shakespeare, Dostoïevski…  les anciennes formes ne reviendront pas. L’Histoire ne serait alors que du passé ? Et notre époque... l'épilogue, comme une grande fatigue de l’Histoire?

     

                George Steiner souhaite conclure avec ceci : "L’esprit humain est indestructible."

    Et c'est là une raison d'espérer encore.

     

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    George Steiner à propos de son roman "Le Transport de A.H".

     

     

                 Si on peut regretter chez Steiner des lacunes dans le domaine de la politique - qui fait quoi, à qui, où, comment, pourquoi et pour le compte de qui -, ainsi qu'à propos des apports de la psychanalyse que George Steiner rejette, la psychologie des Peuples et des Nations aussi, lui, le voyageur solitaire, il n’en demeure pas moins qu’il y a un reproche que l’on ne pourra jamais adresser à George Steiner : c’est de ne pas comprendre ceux qui ont fait l'Histoire ainsi que les auteurs qu’il a lus, contrairement à d'autres, aussi cultivés que bêtes.

     

     

    Pour prolonger, cliquez : Steiner, un diamant d'intelligence

     

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                  Version Papier : de l'Art, de la littérature et autres considérations

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  • George Steiner : un diamant d'intelligence

     

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                "Un souci extrême de la vérité cache très certainement une passion dévorante pour le mensonge. Quant à savoir comment l'esprit se masque lui-même cette probabilité...

    Dominer cette dualité, c'est être envers soi-même un agent double, c'est se nourrir à un ultime degré d'ironie à la fois juvénile et raffinée, de la trahison de soi-même."

     

    George Steiner à propos de l'historien et critique d'art Anthony Blunt, espion britannique, agent double au profit de l'URSS.

     

               

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    Ecrivain anglo-franco-américain, né à Paris le 23 avril 1929. Théoricien de la traduction, expert en littérature comparée et docteur honoris causa d’un grand nombre d’universités de par le monde, George Steiner est plus connu du grand public comme essayiste, critique littéraire et philosophe.

     

     

                  Sur Soljenitsyne...

    Sciemment ou non, quiconque offre une explication diagnostique, si pieuse, voire réprobatrice soit-elle, érode, aplanit jusqu'à vouer à l'oubli l'irrémédiable concrétude de la mort sous la torture de tel homme ou de telle femme, de la mort de faim de cet enfant-ci. La sainteté du détail infime obsède Soljenitsyne. Comme chez Dante, les noms propres sortent en cascade de sa plume. Si nous voulons prier pour les torturés à mort, il le sait, nous devons mémoriser leurs noms et les articuler, par millions, dans un incessant requiem de nomination.

     

                  A propos de l'oeuvre de Graham Greene...

    Greene sait que le plus esseulé des hommes est celui qui n'a point de secret - ou, plus exactement, qui n'a personne auprès de qui trahir un secret.

     

                  Thomas Bernhard : Vienne et l'Autriche...

    Le pays, la société, qu'il a mille fois raison de fustiger pour son passé nazi, sa bigoterie et ses risibles autosatisfactions est aussi le berceau et le cadre d'une large part de ce que la modernité compte de plus fécond et de plus significatif. La culture qui a accouché d'Hitler a aussi nourri Freud, Wittgenstein, Mahler, Rilke, Kafka, Kraus, Broch, Musil...

     

                   Après la chute du mur de Berlin...

    Seule la violence tyrannique peut étouffer l'égotisme humain, l'appétit de gaspillage et d'ostentation. Et ceux qui exercent cette violence se flétrissent à leur tour dans la corruption. Cette connaissance nous diminue car, elle amplifie le beuglement de l'argent.

     

                      Naturellement, il n'est pas insignifiant que Steiner soit un lecteur fabuleusement savant, qu'il parle couramment plusieurs langues et qu'il soit aussi à l'aise pour disserter de Platon, Heidegger et de Simone Weil que pour nous entretenir de Fernando Pessoa ou d'Alexandre Soljenitsyne (Robert Boyers - en introduction à l'ouvrage " Chroniques du New Yorker).

     

                 Sur B.B, plus connu sous le nom de Bertolt Brecht...

    Aucun poète lyrique, aucun dramaturge, aucun pamphlétaire n'a donné une voix aussi perçante aux hymnes à l'argent, n'a rendu plus tangible la puanteur de la cupidité.

     

                 Et puis cette longue élégie, cette souffrance amoureuse pour un peuple martyr...

    L'histoire russe est faite de souffrances et d'humiliations presque inconcevables. Mais le tourment comme l'abjection nourrissent les racines d'une vision messianique... jusqu'à se traduire dans l'idiome du slavophile orthodoxe ou dans le sécularisme du communisme. Le seul fait que la Russie ait survécu sous un Staline, comme sous un Ivan le Terrible témoigne d'une étrangeté de destinée créatrice ; et tous les grands écrivains russes sont là pour en témoigner.

     

                   Sur Céline...

    La haine chez Céline est le ressort de l'imagination, du déchaînement d'éloquence. D'ordinaire la haine a le souffle court mais chez une poignée de maîtres une misanthropie enragée, une nausée à la face du monde engendrent de grands desseins. Le monotone de l'abomination devient symphonique. Mettez "l'homme" là où une formule insensée indique "le y...pin", et vous aurez chez Céline des passages d'une grandeur biblique.

     

                 Au sujet du "couple" de Gaulle-Malraux...

    Pour l'un comme pour l'autre, la vie était essentiellement affaire de style. Tous deux avaient une conscience presque sensuelle des grands mouvements de l'éternité. En de Gaulle, Malraux reconnut l'incarnation suprême du "pouvoir comme geste imaginatif". En Malraux, de Gaulle perçut un témoin idéal et le mémorialiste de son propre scénario de grandeur (La condition humaine, L'espoir...).

     

               Soudain, une apparition-recension d'outre-tombe : Celan

    La syntaxe est comprimée dans une sorte de tension implosive. Les modificatifs, les détours pronominaux, les conjonctions  qui ont donné au discours occidental moderne sa fluidité logique, son ouverture à la compréhension et à la paraphrase sont finement éliminés au burin. Celan frappe d'anathème la causerie qui est le contraire du "dire".

     

                Et d'autres encore... Simone Weil, Russel, Canetti, Koestler, Foucault...

     

                 Plus de cent trente articles écrits par George Steiner pour le prestigieux magazine américain The New Yorker entre 1967 et 1997.

     

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  • Une contre-histoire de la construction européenne avec François Asselineau

               Conférence de François Asselineau sur la construction européenne :extrait - Vidéo de la conférence dans son intégralité (4 heures) à l'adresse suivante http://www.youtube.com/watch?v=V98JGcnlTOQ

     

               Révolution américaine – liberté du commerce, libre échange et domination -, contre  Révolution française - liberté, égalité et fraternité -,...

    Deux Révolutions, deux projets irréconciliables.. l'un devant s'effacer devant la détermination et la puissance de l'autre...

    Monet et Robert Schuman dont les discours étaient écrits à Washington, Margaret Thatcher et son importation d'un Friedman étasunien à la théorie économique et financière destructrice de la civilisation européenne, et Tony Blair comme autant d’agents américains au service d’une Europe qui jamais ne sera autorisée à faire contrepoids aux Etats-Unis avec un Jacques Delors en imbécile-utile d'un projet anti-européen...

    La vision française d'une Europe indépendante à six ne progressera plus après la chute de Gaulle face aux Etats-Unis maître d’ouvrage d'une Europe sans pouvoir et sans voix, Président après Président, de Eisenhower à Clinton, et ses agents maîtres d’œuvre dont la collaboration et l'action culmineront avec l'intervention anglo-française en Libye : les Etats-Unis l'avaient rêvé (et ordonné ?), l'Europe l'a fait !

    De l'élargissement à 27 comme pour mieux étouffer en elle toutes velléités d’indépendance ou d’autonomie... à la tentative d’intégration de la Turquie (œuvre de Tony Blair - avec l’élargissement) comme ultime  tentative de noyer l'Europe une bonne fois pour toutes...

    Enchaîner l’adversaire (La France en priorité) jusqu’à ce qu’il ne puisse plus se mouvoir, se défendre et contre-attaquer… c'est le stratagème des chaînes: Otan et U.E pour une domination à la fois militaire et civile d'une Europe de 27 co-propriétaires avec pour syndic les Etats-Unis dans le rôle de fédérateur d'un projet européen sur lequel on ne crachera jamais assez.

     

                 Merci à François Asselineau pour cette contre-histoire de la construction européenne. Et au passage on ne manquera pas de remarquer qu’il n'y a plus aujourd'hui que ces "gens-là", les "infréquentables"  - et pour cause -,  qui soient capables d'éclairer le mensonge d’où qu’il vienne….

    Rien de surprenant à cela :  les hommes brillants ne sont jamais aussi brillants que lorsqu’ils ne sont pas aux affaires… et plus encore quand ils n’ont pratiquement aucun espoir d'y parvenir.

    Le bannissement aurait-il  finalement du bon ?

     

                 Mais alors, que celui qui n'a été encore banni se taise à jamais ! C'est qu'il n'a jamais eu et n'aura jamais quoi que ce soit d'important à nous révéler sur le passé, le présent... et pour l'avenir.

    Au passage, on ne remerciera jamais assez Internet, preuve irréfutable s’il en est une… parmi tant d’autres… que le système est capable aussi de se tirer une balle dans le pied avec cette possibilité donnée à tout un chacun d’éclairer le mensonge et de rétablir la vérité.

    Mais alors… que toute la mémoire du monde qu’est Internet demeure à jamais accessible, et son danger sera plus grand encore et le mensonge plus vulnérable que jamais !

    Car, une conférence comme celle d’Asselineau force la réflexion suivante : il est grand temps de se décider à sortir de l’ombre et de l’oubli tous ceux qui, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, ont été bannis de toutes les ressources et références textuelles, lexicales et bibliographiques, black-listés par centaines, exclus de tous les podiums et dont la moindre évocation condamne à l’exil et à la ruine… 

    Mais alors... que la lumière soit ! 

    Précipitons-nous sans plus attendre dans tous les cimetières ! Tels des feux follets, parcourons leurs allées ! Dès maintenant, dans l'urgence d'une nécessité absolue, ouvrons les tombeaux, fouillons les tombes et les cercueils ! Que l'on perquisitionne les bibliothèques aussi.. et leur sous-sol ! Investissons les vestiaires ! Faisons les poches des manteaux pour à coup sûr, y trouver des ouvrages vendus sous cape mais sans rire, avec le plus grand sérieux du monde donc, d’un murmure, d’un signe, d’un regard à la fois complice et anxieux, avide de vérités encore insoupçonnables…

    Car l’ignorance et la falsification sont bel et bien les armes les plus efficace de toutes les tyrannies molles…

    Et que ceux qui n’ont pas renoncé à affronter tout ce qu’ils ignorent encore contribuent jour après jour à cette nouvelle exigence de réhabilitation fruit d’une pensée qui ne reconnaît qu’un seul intérêt : celui de la vérité des faits et des stratégies qui se cachent derrière le mensonge qui a pour vitrine des hommes et des femmes dont la médiocrité des analyses et des exposés depuis plus d’un demi-siècle - médiocrité et lâcheté sans précédents dans l’Histoire -, n’a d’égale que la pauvreté de leur curriculum vitae. 

              Car notre salut, et celui d'une époque humiliée et résignée, c’est bien dans la haine que nous ne manquerons de susciter que nous le trouverons.

     

     

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                Une Europe à 27, une Europe inopérante, une Grande-Bretagne cheval de Troie étasunien… c’est sûr, de Gaulle n’avait rien à faire dans ce tableau, il n'avait aucune place dans ce projet !


    De Gaulle contre les USA (4sur4) par gaune_692

     

               Pour illustrer cette contre-histoire de la construction européenne, le rappel de l'action d’un de Gaulle aux commandes de la France.

    De Gaulle en 1962 : « Dans un monde où tout se ramène à la menace d'un conflit général, l'idée d'une Europe occidentale unie et qui aurait assez de force, assez de moyens et assez de cohésion pour exister par elle -même,  cette idée - là apparaît tout naturellement. L’Europe occidentale - qu'il s'agisse de son action vis-à-vis des autres Peuples, ou de sa propre défense, ou de sa contribution au développement des régions qui en ont besoin, ou de son devoir d'équilibre et de détente internationale - doit se constituer politiquement. »

    Reconnaissance de la Chine de Mao, traité d’union avec l’Allemagne contre les USA, politique de détente avec l’URSS, retrait de la France de l’Otan en 1966…

    De Gaulle est condamné.

    Et c’est alors que Mai 68 arrive, celui des étudiants - faut-il y voir la main des Etat-Unis ? Coup de grâce qui mettra K.O en moins d’un an le Gaullisme.

     

                Le référendum sur « le projet de loi relatif à la création de régions et à la rénovation du Sénat » aura lieu un certain 27 avril 1969. La proposition est rejetée. Fidèle à sa promesse de Gaulle démissionne.

    Référendum-prétexte à sa démission ? De Gaulle avait-il tout simplement compris qu’il n’était pas de taille à livrer seul, sans majorité politique et sans soutien en Europe, cette bataille d'une France autonome dans une Europe indépendante ?

     

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  • Georges Simenon et les femmes : il était une fois...

     

     

     

                     Si l’être humain est au centre de l’œuvre de Simenon, et si les personnages en sont le  point de départ, les femmes en occupent souvent la ligne, et à l’arrivée, on les retrouve tout aussi nombreuses.

    Les femmes, Simenon les a toutes rencontrées : la femme adultère, la femme battue, la femme empoisonneuse, la femme le diable au corps qui cache une brisure, une fêlure, une faille, un traumatisme, un manque, un gouffre…

    Fidélité faite femme, trahison... femmes de mareyeurs, femme de mariniers ; énergies que rien ni personne ne saurait épuiser dans l’animalité d’une relation brutale d’une existence dans tous ses états… oisives et bavardes, elles attendent leur mari sur le pas de leur porte ; actives, elles vous serviront un repas sans broncher ou bien vociférant, tablier autour de la taille, torchon d’une main… et tous se briseront contre ce bloc humain qu’elles dressent devant l’intrus.

     

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                  Contradictions, paradoxes, énigmes, Simenon a observé les femmes comme on le ferait d’un phénomène en action : frénétiques, en ébullition, rebelles, femme dépensière, femme qui thésaurise, femme aux mille lettres d’amour, il les a toutes vécues et il a tout compris de leurs faiblesses, de leur cruauté et de leur malheur passé, présent et encore à venir ; lui qui ne se repose jamais !

    Animales, certaines de ces femmes sentent tout : le moindre malaise de l’âme, le plus petit frémissement de la conscience. Très souvent des femmes sans enfant, un peu comme si tout l’amour dont elles sont capables leur avait été enlevé… et puis de mauvaises mères aussi, indignes, castratrices, accapareuses, et d’autres encore, dévouées, sacrificielles jusqu’au crime et qui, privées d’hommes et de mari, ont dû très tôt renoncer à une vie… de femme justement.

    Spontanées, intuitives, sensuelles, instinctives et redoutables, mordantes, des femmes au plus simple de l’écriture, mais géantes, toujours ! Qu’elles servent le bien ou le mal, des instincts les plus dégradants comme des desseins les plus nobles… elles portent avec elles et en elles toute l’Histoire du monde et toutes les histoires d’un Simenon insatiable : des femmes  qui, à trente ans, ont déjà épuisé toute leur force ; d'autres qui se sont laissées vieillir lentement comme un bon vin et qui, la cinquantaine passée, demeurent plus que jamais capables d’en remontrer à la terre entière. Femmes éteintes…  bougies à la flamme soufflée qui fument encore sans éclairer sinon une nuit noire comme le destin qui guette sa proie dans une allée devenue soudain impasse de fin de vie.

    Chahutées, bousculées par des hommes qu’un mal incurable torture…rien n’est gratuit chez elles ; dans chacun de leur acte, même au plus fort d’une cruauté proche de la démence car elles ne s’appartiennent pas toujours, contre toutes les formes de dépréciation de soi dans une organisation de l'existence qui a pour seule mécanique infernale  la soumission au moins-disant émotionnel qui engorge tous nos désirs, il leur arrive de commettre l’irréparable ; et c’est alors que… d’un premier jet, sans plan, elles se laissent agir ; ce n’est que plus tard qu’elles rendront des comptes ou bien qu’elles se tairont mutiques et désespérées du plus loin qu’elles se souviennent.

     

               Comiques, burlesques, perdues pour la raison, en retrait, effacées, écrasées, laissées pour mortes… identités multiples, phénomènes hors norme à l’image de l’auteur, en elles tout est nécessité psychologique et quand elle tombe la robe... panique, effroi, c’est tout un monde qui retient son souffle, celui des hommes qui ne savent pas encore comment ils se feront dévorer, même si parfois ce sont elles aussi qui retiennent le peu de vie qu’il leur reste à battre sur le pavé dans une existence sans but car le fort épargne rarement le faible, même les jours de sortie pour un bal de la misère noire.

    Candides, enfantines, d’un naturel désarmant, ingénues tombées des nues, ingrates, jeunes et déjà gâtées, sans cœur ni esprit, elles ont souvent de qui tenir : leur mère. Femmes du Milieu, femmes de parlementaires ou de ministres, maîtresses, comédiennes, prostituées rangées ou non des voitures, femmes au train de vie dispendieux...

     

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                   Roman après roman, c’est avec elles que Simenon a rendez-vous car… toutes ces femmes sont vraies, bien réelles. Simenon a vécu longtemps avec elles ; il les a toutes comme entraperçues, devinées, dévoilées derrière un comptoir, dans une boutique, au bras de leur mari ou d’un amant. Sans doute a-t-il croisé une fois leur regard, une fraction de seconde pour une éternité contenant déjà toute une vie sur deux cents pages….vie honnête ou bien mensongère, malheur, grandeur et décadence. A leur insu, il a tout compris d’elles, tout prévu, avant même qu’elles ne vivent un destin, le leur, encore à venir car la fiction est redoutable ; celle de Simenon plus encore : elle doit tout à la réalité.

    Mais alors, toutes ces femmes ont-elles soupçonné un instant qu’elles aient pu à ce point stimuler l’imagination d'un Georges Simenon qui affirmait pourtant en manquer cruellement ?

    Au moment précis où l’on croit fixer leur personnalité, elles déroutent, dévient, font volte-face et c’est de dos comme face à un mur qu’il faut maintenant poursuivre plus loin l’investigation de leurs motivations les plus secrètes, moteur de toute l’histoire d’une vie qui a basculé car toutes ces femmes ne se refont pas. Non ! Jamais !

     

                 De tous les milieux, de toutes les professions plus que de toutes les « classes sociales », comme autant de personnages, comme autant d’esquisses d’un monde qui ne leur appartient pas toujours… elles remettront sur le métier, contraintes et forcées, cent fois leur vie et leur existence… car pour toutes ces femmes seul existe ce que l'on fait exister, avec détermination, après un travail acharné, pour ne pas se contenter, négligeant et sans courage, de le rêver jusqu’à l'ébranlement de tous les repères.

    Solitude, humiliation dans une vie conjugale en situation d'échec, une existence qui semble à jamais figée, une vie sans lumière, subversives jusqu’à s'extraire d'un monde interdit d'extase, plébéiennes, femmes de notables, ces femmes... Simenon les a forcées jusqu’aux personnalités et caractères les plus audacieux. Touché par leur détresse sans toutefois reconnaître tous les ponts qu’il a sans doute inconsciemment dressés entre elles et lui, même coupables, Simenon aura toujours plus de sympathie et d'empathie pour elles que pour leurs victimes souvent socialement plus élevées ou plus chanceuses.

    Leur dignité à toutes frappera le lecteur peu soucieux de comprendre que Simenon n’est pas en-dessous ni au-dessus de la vérité de leur condition mais ailleurs, là où tout jugement est suspendu. A toutes il leur épargnera donc les affres d’un jugement lapidaire car Simenon sait que pour juger les autres il faut avoir été au moins une fois accusé.

     

                 Qu'importe le style ! Toutes ces femmes trônent au-dessus de l’écriture qui les a engendrées, et Simenon n’aura de cesse de déchiffrer leur propre énigme quels que soient les actes commis car leur vérité est loin de n’être que romanesque, et pour cette raison, il les excusera toutes.

    Folâtres, amoureuses, excentriques, criminelles, victimes, bourreaux, il les aura toutes côtoyées, puis... proche,  très proche, au plus près de leurs attraits, défauts et qualités… il les aura touchées aussi, chair et sang sous une veine palpitante comme un cœur qui bat trop fort ; il a su nous les rendre plus vivantes encore, là, sous nos yeux, en moins de mots qu’il faut pour le dire et l’écrire d’une écriture qui n’a qu’une seule prétention : nous rappeler d’où l’on vient… même sans y être allés,  avant de nous révéler à nous-mêmes tels que nous ne sommes pas et tels que nous ne serons sans doute jamais, ou bien encore, tels que nous aurions très bien pu être si par malheur, tout ce qui nous conduit à la déchéance en avait décidé ainsi en prenant le dessus sur tout ce qui nous condamne aux yeux d'une société aussi indifférente que cruelle.

     

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    Mentionnons au passage la biographie de Simenon par Pierre Assouline, énorme pavé qui se veut exhaustif mais qui se perd et perd en intensité au fil des pages et de sa lecture ...

    Génie impalpable, génie de Simenon, génie insaisissable, génie de l’artisan et de son labeur dans le silence de la tâche à accomplir, Balzac du 20e siècle et Maupassant des années cinquante… Simenon ne sera jamais au-dessus de ses personnages ; aussi, c'est bien dans ses personnages qu'il faut aller le chercher. D’où l’inutilité d’une biographie, et plus encore, d’une bio de 750 pages.

    Pour célébrer Simenon, on pensera plutôt à une épître, d’un seul jet, dans un seul souffle, tous ses personnages d’un seul trait, toute une vie, mille vies, de la comédie au drame, de la farce à la tragédie selon un ordre secret car cosmique - ordre supérieur à notre entendement jusqu’au moment où l’ordre est donné -, et qui fait que chez Simenon tout un chacun peut encore espérer recevoir ce qui lui est dû : la bascule de la guillotine, le cachot d’une prison sans rémission, la chambre d’un hôpital  psychiatrique… ou bien une justice qui viendra réparer tout le tort causé même si la consolation est brève car rien ne s’oublie jamais vraiment !

    Il faut relire Simenon, une grande leçon de modestie, un auteur si proche de ses lecteurs. Un des plus grands humanistes du XXe siècle.

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  • Duo Marsault dessinateur, Papacito chroniqueur bloggeur


     

                             

     

                                              Marsault dessinateur-créateur BD pour lequel la virilité c'est  se tenir droits sur ses valeurs et ne pas céder de terrain : honnêteté et responsabilité individuelle.

     

                                              Son site : Marsault Breum


                                           

     

                                                       Drôle, sérieux et chaotique

                           

     

    Punchlines parodiques, richesse lexicale, invention langagière époustouflante ...

    délire et maîtrise

     

     


     

     

                                                                             Editions RING ICI

     

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                         Un autre regard sur nos deux comparses : regard critique et sarcastique de Alain Soral, tout aussi drôle...

     

                             
                                    

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  • Rapport Borloo sur les banlieues : pour Alain Finkielkraut, un investissement sur l’anéantissement de notre civilisation

     

     

     

                  

                                             Finkielkraut à propos du "Plan banlieues" de Jean-Louis Borloo à 16:52

     

                    Et Finkielkraut de moquer Jean-Louis Borloo dans cette vidéo ..... lorsque ce dernier affirme à propos de son rapport sur les banlieues, ce qui s'avère être pourtant une évidence : " Ces jeunes des quartiers populaires relégués, c'est notre avenir, c'est la France demain !" - jeunes d'origine arabo-musulmane et sub-saharienne, cela va sans dire.

    Finkielkraut après Zemmour et quelques autres, qui a "carte blanche" quand il s'agit de vider son sac en public, semaine après semaine, jouissant d'une impunité à toute épreuve - impunité qui est en soi une véritable déclaration de haine -....

    Finkielkraut donc de sur-enchérir (vidéo à 19:30) : " Dans cent ans, les historiens pourront nous expliquer comment notre civilisation a investi des milliards dans son propre anéantissement !"

    Même Zemmour n'aurait pas osé.

                   Manifestement, Finkielkraut ne s'entend plus parler et son entourage avec lui car, ne nous trompons pas, ce ne sont pas les mots qui ont dépassé sa pensée, mais bien plutôt sa pensée qui ne s'autorise plus aucune retenue ; absence de retenue qui rend illusoire tout espoir de remédier à la difficulté de la mise en oeuvre d'un "vivre ensemble" même a minima.

    Et si la bêtise, le manque de jugement et de discernement, l'absence de retenue et de décence sont sans vergogne opposés à toute démarche éprise de justice et d'humanité au nom d'une soi-disant nécessité à débattre, c'est bien avec l'horreur de notre monde dans toute son horreur que l'on nous demandera de dialoguer ; nul doute, nombreux sont ceux qui sortiront laminés face à cette horreur : les propos de Finkielkraut, dans le contexte de notre actualité en particulier, c'est aussi toute l'horreur du monde dans toute son horreur.

    Dont acte.

                      Membre de l'Académie française, producteur à France Culture Finkielkraut ! Mais alors, que ces deux "institutions" ne se fassent aucune illusion : c'est bel et bien un salaud qu'ils ont accueilli dans leur rang.

    Une seule conclusion s'impose maintenant à propos de cet individu : flirtant avec un racisme éhonté, heureusement pour nous tous et en particulier, pour la lutte contre l'antisémitisme, que Finkielkraut est juif, dans le cas contraire, il n'est pas difficile de conjecturer de quelle infamie supplémentaire il se couvrirait.

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  • La nécessité de "Brigitte Macron à l'Elysée" aujourd'hui.... et demain bien plus encore...

    brigitte à l'élysée.JPG

     

     

                    Macron n'a qu'un électorat : la quinzaine d'oligarques et leurs relais sur le terrain qui lui ont permis d'être candidat et de se retrouver au second tour de l'élection présidentielle face à MLP ( coaching, financement, mise au pas des rédactions des médias qui font l'opinion par leurs propriétaires, flingage de Fillon au profit de MLP et la disparition concomitante du PS, avec un Mélenchon non présidentiable pour seul recours).

    Et si Macron demeure le Président le plus mal élu de la 5è République, reconnaissons toutefois qu’il a fallu à cette oligarchie miser plus que parier pour  un candidat qui soit, après un travail de mise à niveau,  "présidentiable" et pas seulement par défaut ! Ce qu'aura été Macron.

    C'est donc bel et bien cette oligarchie, cet  "électorat de niche" qui décidera de la reconduction ou non de Macron à l'Elysée selon qu'il sera ou non encore capable de porter leur projet.

                  Condamné à sur-jouer son rôle de "président", si ceux qui seront appelés à valider une nouvelle fois sa candidature se lassent de cet instrument (entre les mains de stratèges cyniques et machiavéliques) qu'est Macron (instrument de la Commission européenne, elle-même à la solde du projet mondialiste de ces 20 dernières années), il se pourrait bien que "Brigitte" soit appelée à la rescousse pour faire diversion ; une Brigitte écran de fumée ; arbre qui cacherait une adhésion minoritaire au renouvellement du mandat de Macron à l’Elysée ; et c'est alors que Macron serait ré-élu ( même et surtout dans le contexte d'une abstention record au second tour en 2022) par une "minorité majoritaire" d'électeurs qui auront préféré comme Première dame, Brigitte à toute autre ainsi qu'un candidat - époux de Brigitte  - déjà président malgré tout, pour ne rien dire d'électeurs people-isés comme jamais.

                    N'oublions pas que ce sont les moins politisés mais les plus intéressés ( classe moyenne dans le souci de préserver leur niveau de vie sans prendre le risque d'un candidat soucieux de réduire les inégalités ou bien d'un candidat "frexit") qui votent au second tour.

                      Dans les mois à venir, attendons-nous donc, à la manière du couple Kennedy, le premier couple de la "politique- spectacle" et  de la Com comme concept outrancier (1), à devoir faire face à une intensification d'une communication qui aura pour centralité...  l'identité du "couple Macron" avec "Brigitte" en première ligne : nul doute, les rédactions de Gala, Elle et Paris Match s'en pourlèchent déjà les babines.  

     

     

    1 - John Kennedy... jeune et beau gosse, Chef d'Etat "people" (avec son épouse Jacqueline qu'il a très vite délaissée une fois son devoir accompli - lui faire deux enfants) pour des gogos assoiffés de boniments (Jacqueline Kennedy n'aura jamais été heureuse en ménage)

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  • Macron aux USA : de Funès en Amérique

    macron aux usa avec trump

     

                          ".. dans l'intimité affective..... " Voilà que France culture tombe dans le panneau ou bien feint d'y tomber  ; FC doit sans doute prendre son auditoire pour des gogos : ce qui n'est entièrement faux !

                         Mais alors, jusqu'où FC va sombrer ?

                         A suivre..

     
     
     
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                  Accolades et embrassades, esbroufe et rhétorique stérile car sans moyens, comme pour mieux se soumettre ensuite............... c'est tout ce que Macron, la grenouille face au beauf, était venu chercher ; c'est tout ce que Macron peut s'offrir ;  c'est tout ce que Macron peut espérer...
    last but not least : c'est tout ce que Macron a besoin pour, une fois de retour en France, obtenir des médias des commentaires plus que positifs qui feront que, dans quelques jours, des sondages complaisants annonceront qu'une majorité d'électeurs considèrent la visite de "Macron aux USA" a été un franc succès.
     
                L'image, l'image, l'image, l'image !
     
                Pauvres sondés ! Qui vous sauvera du naufrage de vos réponses ?
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  • Pascal Boniface agressé et insulté à son arrivée à l’aéroport de Tel-Aviv

     

                     Si dans les années 70, la parole était plus difficile à faire entendre, en revanche, la parole était plus authentique car il n'y avait pas autant de choses à ne pas dire"- Serge ULESKI

     
                           
                                      

                             Pascal Boniface, directeur de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS), a été agressé à son arrivée en Israël à l'aéroport de Tel-Aviv. Alors qu’il était invité pour une conférence par le Consul général de France à Jérusalem, il a été victime d’insultes et de crachats dans l'indifférence générale.

    Le Consul général de France à Jérusalem, Pierre Cochard, a décidé de réagir de manière diplomatique et a dénoncé cette agression.

     

     

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                  Pascal Boniface insulté et bousculé à l'aéroport de Tel-Aviv,dans l'indifférence générale ! Décidément, il y a bien quelque chose de pourri sous le ciel israélien et plus grand-chose à sauver non plus.

                 Ici en France, pas un commentaire, aucune prise de parole individuelle, pas un mot pour dénoncer cette agression délibérée : seul un compte-rendu dans le pure style d'une dépêche de l'AFP  est privilégié : ni dénonciation, ni solidarité, ni compassion.

    Là, force est de constater qu'il ne s'agit plus simplement d'un "deux-poids-deux-mensures" d'un cynisme consommé mais bien plutôt d'un désir punitif qui a pour arme "le silence" ; un silence qui en dit long : "Boniface ne méritait pas mieux !" Voilà ce qui nous est hurlé ! Punition que l'on réserve à tous ceux qui disent la vérité à propos de ce qu'il nous faut bien nous résoudre à appeler "Israël en France" - sionisme et chantage à l'antisémitisme -, de Dieudonné en 2003 (ceux qui ont cru pouvoir en réchapper en restant indifférent au sort de cet humoriste dans les mois qui ont suivi son sketch sur France 3, en seront pour leurs frais !), à Pascal Boniface en 2018, sans oublier ces milliers d'anonymes dont les carrières ont été brisées : universitaires, hommes et femmes politiques, journalistes et artistes. La France n'a plus rien à envier au maccarthysme des années 50 (aux USA) : après la chasse aux communistes, la chasse à tous ceux qui refusent de se taire à propos de cet "Israël en France" et de ses officines (CRIF, UEJF) est ouverte.

                Tous les amoureux de la liberté d'opinion doivent se faire entendre sans hésiter et sans tarder.

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  • "Manifeste contre le nouvel antisémitisme " ou comment Philippe Val persiste et signe

    "Manifeste contre le nouvel antisémitisme " ou comment  Philippe Val persiste et signe 

     

                Ce manifeste, rédigé par Philippe Val et que publie Le Parisien réunit plus de 250 signataires.

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                     L'antisémitisme est mort avec la défaite du nazisme. Reste alors des officines telles que le CRIF et l'Agence Juive (ainsi que leurs relais dans les médias et réseaux sociaux : Causeur, Le monde juif ou Dreuz.info-  site qui a pour seul contenu "a haine) qui sont au service non pas de la concorde mais de la discorde en soutenant bec et ongle un Etat étranger, Israël, dont il n'y a plus rien à sauver depuis 1967, tout en tordant le bras à notre diplomatie dont il n'y a plus rien à attendre non plus, sans oublier le cynisme de l'exploitation du ressentiment aux fins de procès en antisémitisme contre tous ceux qui seraient tentés de remettre en cause la légitimité et les agissements de toutes ces officines qui jouissent d'une impunité sans précédent.

                     A propos de  ce manifeste… il nous suffira de découvrir que l’homme qui en est à l’origine répond du nom de Philippe Val appuyé par Manuel Valls pour nous en détourner illico presto d’autant plus que parmi les signataires, on retrouve présents ad nauseam dans tous les médias dominants, tous les leaders de toutes les campagnes islamophobes depuis 20 ans… de France Culture à RTL en passant par le Figaro, Causeur, Atlantico -  Finkielkraut, BHL, Haziza, Taguieff, Bruckner en tête car l’occasion était trop belle. Faut croire !

                     Aussi, force est de constater que ce manifeste c'est "Philippe Val patron de Charlie Hebdo par d'autres moyens" ; un Philippe Val privé de tribune depuis son départ de cet hebdo et qui devait trouver le temps long.

    Notons au passage que ce manifeste a principalement trouvé « preneurs » , dans une écrasante majorité, parmi les membres de la communauté juive seule ; en particulier dans les milieux du show-business, divertissement et journalisme. Qu’est-ce à dire ? A-t-on encore le droit de ne pas signer un tel manifeste ? Si c’est le cas - et c'est manifestement le cas -, c’est une bonne nouvelle pour la démocratie et la pluralité des opinions.

                    Ci-après, un commentaire d'un internaute d'origine maghrébine : "Nous avons accueilli les juifs quand ils ont été contraints de quitter l’Andalousie, nous avons protégé les juifs pendant la deuxième guerre mondiale quand les européens les dénonçaient aux nazis pour qu’ils soient déportés. Et vous venez nous donner des leçons sur la cohabitation avec les juifs?"...........................................

                     Empressons-nous d'affirmer ceci : la dernière chose dont a besoin la France aujourd'hui c'est bien d'un tel manifeste ; tout en ajoutant : "Sortez de votre tour d'ivoire médiatico-victimaire, sortez du confort de vos télés, radios et journaux et partez donc à la rencontre de tous les Musulmans si vous en avez le courage car, en ce qui vous concerne, c'est une nécessité absolue si vous devez rétablir la concorde et la confiance !"

     

    ***

     

                    De plus, ce manifeste arrive trop tard pour la raison suivante : tout le monde a bien compris que nous, les non-Juifs, sommes tous antisémites ; par voie de conséquence, toute agression ou tout crime crapuleux l'est aussi lorsque la victime s'avère être juive. La volonté farouche de faire en sorte que tout écrit, tout acte, toute critique relèvent potentiellement de l'antisémitisme si celui ou celle qui n'est alors « plus qu'un Juif » est pris pour cible (critiquer Fabius en son temps, relevait de l'antisémitisme pour les intervenants juifs des réseaux sociaux) ne fait plus de doute à nos yeux.

    Mais attention ! Instrumentalisation à outrance = banalisation, discrédit et indifférence.

    Et à ce sujet : en ce qui concerne les "crimes crapuleux"... penser que "tous les Juifs ont de l'argent", n'a pas grand-chose à voir avec l'antisémitisme ; c'est un préjugé comme beaucoup préjugés à propos de beaucoup d'autres groupes humains : nationalités, ethnies, classes sociales... mais l'on peut aisément comprendre, gardant à l'esprit l'agenda politique du CRIF, que tout relève potentiel de l'antisémitisme si celui ou celle qui est d’abord et surtout un 'Juif", est pris pour cible.

    Ce qu'on pourra difficilement leur pardonner à tous (UEJF Comprise) c'est d'avoir fait de "nos Juifs français » ou « Français juifs" des Israéliens ; certes avec leur consentement mais n'empêche... les "élites" juives ou plus exactement "les leaders juifs d'opinion" car les élites ne peuvent être que morales et intellectuelles ( et à ce sujet : avec Zemmour, BHL, E. Lévy, Enrico Macias, Yvan Attal et Finkielkraut... bonjour les dégâts ! ) sont les pires ennemis des "Juifs du quotidien" que nous côtoyons tous tous les jours, et ce depuis des lustres.... l'histoire devrait très certainement le confirmer pour peu que l'on cherche et que l'on se décide à trouver.

                    On aura aussi une pensée pour ceux dont l'identité juive s'est construite ou bien repose, sur l'antisémitisme seul ; pathologie ou bien calcul politique cynique, pour ceux-là, il est question d'être en position de demander des comptes à tout un chacun (non juif cela va sans dire !), à tout moment, pour mieux se garder d'en rendre à qui que ce soit car, face au mal (l’antisémitisme), le bien ( la lutte contre l’antisémitisme) est inévitablement irréprochable. Derrière cette attitude, peut-on espérer trouver une culpabilité consciente chez les uns, inconsciente chez les autres (sur la question palestinienne entre autres et les procès politiques en antisémitisme, d’une malhonnêteté sans nom, contre les partisans de cette même cause palestinienne – en priorité ceux d’origine arabo-musulmane auxquels il est fait interdiction de manifester publiquement leur solidarité avec ce petit peuple sans défense ) ; culpabilité gérable seulement à travers la lutte contre l'antisémitisme ? Antisémitisme avéré ou pas.

    La rédemption est-elle possible alors ?

     

                    Tous les hommes et les femmes avertis connaissent l'agenda politique derrière cette vaste campagne d'instrumentalisation et de culpabilisation.

    Notons aussi que les hommes et les femmes derrière cette stratégie (CRIF en tête et les médias qui le soutiennent, soit la quasi-totalité) sont près d' arriver à leur fin lorsqu'un Président de la République déclare ceci : "Toucher à un juif c'est toucher à toute la France".... (soit dit en passant : aucune communauté n'a fait l'objet d'une telle considération qui fleurte  maintenant avec le « sacré ») ; déclaration irresponsable vite instrumentalisée de la manière suivante : "Toucher à un Juif, c'est toucher à tous les Juifs !"... et pour reprendre l’exemple de Fabius (ou de Moscovici : souvenez-vous de l’instrumentalisation du commentaire de Mélenchon à son sujet) : « Toucher à Fabius ce n’est pas simplement toucher à la France mais c’est aussi et surtout toucher à tous les Juifs"... la boucle bouclée. Il n’a donc pas plus de Fabius que de Moscovici ; il n’y a qu’un Juif, lequel est indissociable de sa communauté (Fabius est tous les Juifs).

    Et c’est maintenant cette communauté qui ne fait plus qu’une et que l’on place au-dessus de la raison critique contre toutes les autres raisons au monde de rester pourtant lucides et vigilants car il est parfois bon de garder à l’esprit que l’on est le plus souvent son pire ennemi : régime d'exception. C’est là bien la dernière chose dont la France a besoin aujourd’hui. Cette stratégie représente donc un danger de tout premier ordre pour notre pays. 

                      Oui, ce manifeste arrive trop tard car nous sommes tous de moins en moins dupes des réelles motivations de ceux qui l'ont pensé, même si nous sommes sans illusions : ce manifeste peut encore duper les uns, manipuler les autres, en contenter plus d’un et plus d’une et finalement parvenir à ostraciser et à diaboliser plusieurs millions de membres de la communauté nationale française, parmi les moins à même de pouvoir se défendre, à savoir : tout Français issu de la culture arabo-musulmane. 

                     Là encore, c’est bien la dernière chose dont la France a besoin. 

     


                         

     

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