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  • Gérard Collomb : le "Javert" de la place Beauvau

    gérard collomb, javert de la place beauvau

     

                   Et dire qu'il a été membre du PS ! Vraiment, ce parti nous aura tout fait !

     

    ***

                  Indépendamment de sa fonction et de "ses" décisions, il y a bien quelque chose de laborieux chez cet homme-là - le ton, son timbre de voix, son élocution, son phrasé, tout semble y contribuer ; quelque chose qui relèverait d'un manque de sophistication comme un manque de culture... une lourdeur aussi... une épaisseur, un surplus de matière grasse qui serait venue se loger dans son cortex chez celui qui a été le maire de la 4è ville de France : Lyon.

    Profil de garçon de course aux ordres et fier de livrer toujours à l'heure Gérard Collomb ?

                 Sans charme, sans charisme, d'un seul bloc comme un seul tout d'une seule couleur et sans nuance dans une fatalité d'être au monde tel qu'il est... n'y pouvant rien, comme résigné, dans les faits cet homme sans joie n'a aucune manière d'être ce qu'il est (contrairement à... disons... un Pasqua en son temps ; et même s'il nous était insupportable)... aucun don : d'où cette fatalité qui semble l'accabler, finalement.

                Mais alors, comment les Lyonnais ont-ils pu passer à côté de ce qui pourrait bien être la vérité de ce personnage aussi fâcheux que "malheureux" durant toutes ces années à la tête de leur ville ? Surprenant et alarmant ! Est-ce parce qu'il leur a toujours promis de garder leur ville "propre" sur elle, même si... sale à l'intérieur ? Cette promesse d'ordre et de propreté serait donc la marque d'engagement de ceux dont le destin est de se vouer corps et âme à une médiocrité aussi banale que navrante - la définition même du larbin ?

                 Victor Hugo ne l'aurait pas renié : ministre l'intérieur rectiligne et dur à la tâche, Gérard Collomb est bien le "Javert" de la place Beauvau.

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  • Bombardier de la démocratie, démocrate à l'artillerie lourde, Serge Dassault est mort

    serge dassault est mort

     

                 Pilleur de fonds publics ( à propos du budget défense : tout pour son entreprise et rien pour une coordination des projets au sein des industries européennes de l'armement - projet Rafale aux dizaines de milliards gaspillés pour une indépendance nationale au service des intérêts des USA, d'Israël et des monarchies du Golfe)...

    Fraudeur électoral et fiscal...

    Corrupteur...

    Salué par toute la classe médiatique et politique (sans doute les a-t-il tous arrosés à un moment ou à un autre ) - une classe politique qui lui aura tout accordé et tout pardonné en retour - 

    Un grand homme, assurément ! Et tous ne s'y sont pas trompés :  on ne pourra pas leur reprocher de ne pas savoir ce qu'ils lui doivent même si Dassault est très certainement un homme à qui il est préférable de ne rien devoir.

    Mais... choisit-on toujours ?

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  • "High noon" de Fred Zinnemann

     

    high noon, le train sifflera trois fois

    "Le train sifflera trois fois" (High noon - Gary Cooper - Grace Kelly) de Fred Zinnemann -1952 

     

                    Une histoire de courage et de lâcheté, de responsabilité individuelle et collective, dualisme et ambivalence de notre nature humaine...

    Une histoire d'abandon...

    Une histoire d'amour aussi ; un amour qui force la remise en cause de principes que l'on croyait intangibles par amour et pour l'amour de l'autre ; cet autre tellement plus grand que soi et dont notre abandon provoquerait la mort ; cette mort qui annoncerait alors notre déchéance morale.

    Un western est un grand western lorsqu'il est bien plus qu'un western...

                   Un sans faute d'une heure vingt ce film  aux enjeux clairs d'une grande lucidité du réalisateur autrichien Fred Zinneman !

     

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  • Eloge du populisme

     

                 Le populiste, c'est l'autre, toujours ! L'adversaire en l’occurrence. Sa dénonciation n'explique rien mais révèle tout : un parti pris de classe dans le style : "Si c'était différent, ce serait pire encore ! "... tendance bourgeois des centre-villes, pétés de tunes et morts de trouille – classe politique, universitaires et journalistes-chroniqueurs des grands médias.

    Même à sciences-Po, on sait que ce vocable n'a qu'une fonction : discréditer auprès d'un électorat bien ordonné et propre sur lui, un adversaire politique ; un véritable attrape nigauds cette dénonciation pour des gogos de l'anti-populisme, petites classes moyennes qui se retrouvent tous immanquablement à se tirer une balle dans le pied en votant pour une politique de la soumission du plus fort sur le dos des plus faibles.

     

    Un débat autour, sur et à propos du Populisme


                  "Le Peuple est une réalité vivante dont l'être-ensemble est politique. Cet être-ensemble populiste est un être qui réagit à la place vide de la direction politique ; il correspond à un moment de la vie des démocraties où le Peuple se met à contre coeur à faire de la politique car il désespère de l'attitude des gouvernants qui n'en font plus. Le populisme est l'aspiration non encore réalisée de ce désir de politique."

     

                                         Vincent Coussedière

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                   A la mémoire des Peuples délaissés, ignorés et oubliés

     

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                  Si le populisme prend ses racines dans la défense des vertus civiques, en revanche, le mondialisme et plus généralement le libéralisme économique mondialisé qui nous y a menés - un libéralisme des années 70 conduit par le trio infernal « Friedman, Thatcher et Reagan » -, a sans l’ombre d’un doute affaibli les fondements moraux et économiques de l’Etat, et par voie de conséquence, de tout ou partie d’une classe politique qui n’a pas su et voulu servir de contrepoids à la domination d’un marché qui a tout emporté et tout miné… voire tout décapé : famille, quartier, école, entreprises.

    Car, cet Etat défaillant a bien pour origine une classe politique qui a sciemment organisé son impuissance à coups de traités européens et de réformes en échange de la promesse de carrières politiques nationales, européennes et mondiales mirobolantes. En effet, nul n’ignore qu’aucun homme politique ne peut survivre s’il s’oppose à cette guerre contre les salaires, l'Etat providence et la démocratie qu'est le mondialisme, et même dans les marges ; il suffit d’observer la carrière de ceux qui s'y sont risqués : des miettes de perspectives… en comparaison de ceux qui ont soutenu et accompagné, tout en se laissant guider, un libéralisme économique accoucheur d’un mondialisme  pour lequel les êtres humains ne sont que des moyens entièrement voués à maximiser les profits.

                    Le populisme n’est pas conservateur ; il est circonspect… circonspection fortement teintée de ce qu’on ne sait plus nommer, à savoir : le sens commun ou le bon sens ; car, le populisme a du flair : il renifle les arnaques à des kilomètres à la ronde et celle, entre autres, de l’hymne dominant aux réformes sociétales qui cachent mal une tentative de liquidation de nos acquis sociaux - diversion oblige ! -, comme autant de masques portés par une domination sans scrupules : division dans un premier temps ; liquidation dans un second temps d’un modèle qui repose sur la sécurité, la stabilité et un certain souci de justice sociale. 

    Et c’est sans doute pour cette raison que vous ne trouverez personne parmi ceux qui assument ce qu’on appelle « le principe de réalité » (ces millions de salariés dans les RER, les bus, les Tramways, les trains et les bouchons dès 5 heures le matin) pour dénoncer ce populisme ; seuls les médias dominants et la classe politique aux affaires  - ou appelée à y revenir ou bien à y entrer -, et quelques universitaires, ont recours à sa dénonciation aux seules fins de disqualifier et de stigmatiser ceux qui seraient susceptibles d'exiger que l'on nous rende des comptes, à nous les gueux ; marqués du stigmate du populisme, ceux-là n’ont alors plus qu’une option : faire leurs valises et disparaître : « Circulez ! Y a rien à voir ! ».

               Une fois laminés les espoirs d’un système capables de dépasser, comme pour mieux les réconcilier, tous les particularismes, qu’ils soient de classe, de nationalité, de religion et/ou d’ethnie, à l’heure où moins de 10 % de la population détient 83 % du patrimoine mondial, alors que 3 % vont à 70 % des habitants dans le cadre d'une dérive techno-totalitaire au service d’un marché universel paranoïaque et schizophrène et comme souris de laboratoire, un citoyen cobaye qui n’est dans les faits qu’un travailleur corvéable à merci en compétition avec tous les autres, du Nord au Sud, d’Est en Ouest - salaire moyen net à 1500 euros contre salaire moyen net à 250 euros -, dans ces conditions, il est évident qu'aucune prise en compte de l’intérêt commun n’est à attendre : le progrès est bel et bien mort ; "progrès" dans le sens d'une recherche d'une plus grande justice... sociale, notamment !

    Certes, on ira plus vite mais on reculera, on régressera comme jamais auparavant ! Moins de sécurité, plus de fragmentation ; obsolescence systématique et fulgurance de la production d'un profit optimal en opposition frontale avec l'aspiration pour un monde régi par la raison du plus vertueux ; raison civique s'entend : responsabilité et solidarité au service d’une société qui subordonne l’intérêt privé au bien public ; car le populisme déplore le déclin des institutions civiques que des centres commerciaux tape-à-l’œil ne remplaceront jamais : en effet, la marchandisation à marche forcée de la vie sociale isole et crée des frustrations sans nombre.

    De plus, le populisme sait, pressent, devine que faute de normes communes, la tolérance a tôt fait de basculer dans l’indifférence, le dédain, le mépris et le repli sur soi dans un entre-soi aussi excommunicateur qu’exclusif dont les humbles et les sans-grades seront les victimes expiatoires car, suspendre son jugement sur des questions qui touchent au vivre-ensemble, au comment et au pour quoi, c’est faire le choix de l’abandon d’une société de la responsabilité et de la solidarité collective, un des creusets de la culture civique.

    Basé sur le droit, ce qui présuppose que des individus respectant le droit d’autrui attendent en retour qu’autrui en fasse de même, quand l’Etat abandonne la société et se détourne du citoyen, ce dernier a tôt fait de le renier, vengeur… car,  si un mal peut être un bien, le vice n’a jamais servi la vertu publique qui reste le seul fondement des démocraties ; or, un Etat défaillant soutenu par toute une caste pour laquelle la politique c’est les affaires et les affaires c’est de la politique… détruit la démocratie aussi sûrement qu’il la salit ; une démocratie en danger quand l’indifférence et la complaisance règnent aux côtés d’un relativisme moral et culturel qui n’est le plus souvent qu’un renoncement et une propension à l’apathie : plus d’espace protégé ; toute convention passant à la trappe, c’est alors que le cynisme et le crime paient comme jamais auparavant… et tous les conflits sont réglés – comprenez : envenimés et exacerbés -  par la violence seule.

     

               Parlement belge en 2014 : intervention du député Laurent Louis ; ce trublion indépendant présente les grandes lignes de son programme pour la prochaine législature s'il est réélu. Il ne le sera pas.

     

                  Souvenons-nous : les individus pouvaient, hier encore, espérer être un jour les meilleurs juges de leurs propres intérêts ; aujourd’hui, impossible pour eux d’y parvenir dans un monde où seul le marché mondialisé a voix au chapitre. Cycle ruineux qui enchaîne endettement et surproduction, quand le retour sur investissement devient la seule mesure universelle de valeur, c’est le public qui couche avec le privé, l’Etat avec le marché, faute de rechercher une autre voie : le sens et le bien communs. 

    Revigorer la société civile, sociabilité informelle du café, de la rue et de tout autre lieu intermédiaire ; restaurer une vie civique et la confiance sociale - confiance publique de tous les jours ; établir un lien au-delà d’un voisinage accidentel, imposé et subi, tout en gardant à l’esprit ce qui suit : appartenir, c’est développer un surcroît de conscience ; en revanche, être de nulle part, c’est se condamner à errer comme une âme en peine sans responsabilité et sans devoir. 

                Si la compassion est une chose et le respect une autre, peut-on reprocher au populisme de penser, intuitivement, qu’en dernier ressort, le respect élève et la pitié rabaisse ? Le droit responsabilise et l’aumône humilie car le populisme n’a pas renoncé à exiger des uns et des autres : estime de soi, autonomie, initiative, responsabilité.

    Haï d’une caste économico-politico-médiatique qui n’est décidément pas disposée à répondre de son mépris et de ses choix comme d’autres de leurs actes et de leurs crimes, le populisme souhaite réconcilier la politique, l’Etat et la morale loin d’un faux dilemme : libéralisme économique et moral contre autoritarisme.

    Adepte du gouvernement direct du peuple par lui-même, seulement possible à un niveau local, le populisme nous rappelle que ce ne doit pas être l’individu isolé qui constitue l’unité de base de la démocratie mais la nation : cette communauté de destin solidaire. Et si les conflits sont encouragés car le consensus ne fait jamais recette, le populisme porte en lui la certitude que seul ce qui est proche nous sauve, et que seule une réduction du champ du marché et la limitation du pouvoir des multinationales et des oligarchies viendront à bout d’injustices criantes qui sont, à terme, mortelles pour la démocratie et incompatibles avec toute forme de société.

                Ambivalent mais jamais incohérent, le populisme soupçonne le processus politique d’être dominé par une élite vorace, grassement rémunérée et manipulatrice : fausse polarisation…  féminisme contre la famille, libéralisme contre protectionnisme, liberté contre justice, le local contre l’international -, alors que la société a autant besoin du féminisme que de la famille, de libéralisme et de protectionnisme, autant de liberté que de justice, de local et d’international !

     

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                  On l'aura compris : le populisme est la mauvaise conscience d'une classe politique capable tous les reniements, de toutes les trahisons et de toutes les corruptions une fois élue car le populisme a pour fondements  le respect et la responsabilité (de quoi inquiéter plus d’un et plus d’une, c'est sûr !) ; sa préoccupation première est le bien commun contre l’individualisme égoïste et le cynisme (là, franchement, ça se gâte !).

                 Il est donc grand temps de réhabiliter la pratique du populisme en lui donnant enfin ses premières lettres de noblesse. 

     
                                 

     

                                               

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    Pour prolonger, cliquez : Penser le populisme et radicaliser la démocratie

     

     

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  • L'exigence du retour au Conseil National de la Résistance

      

     

            Victoire de Macron ; disparition du PS ; éclatement de l a droite dite "républicaine"... c'est sûr :  une nouvelle alliance s'impose ; un travail de refondation du projet politique et des pratiques militantes aussi.

              Sur le mode du Conseil National de la Résistance (CNR) de l'après guerre, cette nouvelle alliance devra réunir les souverainistes... Asselineau, Dupont-Aignan... le Parti Communiste, les Insoumis, les frondeurs qui se seront enfin décidés à quitter le PS, les Ecologistes (2) en rupture et l'extrême gauche.

    Il faut réorienter les finalités économiques et réinventer un processus de délibération collective, investir dans l'écologie, l'éducation, la culture, la santé et la vie associative et aller chercher l’argent de l’évasion fiscale car, plus il y aura de souveraineté et plus il y aura de gauche moins il y aura de FN.

     

    1

    Le CNR qui s’est réuni pour la première fois, le 27 mai 1943 à Paris, regroupait :

    • huit mouvements de RÉSISTANCE intérieure...
    • deux confédérations syndicales de l’époque : CGT (réunifiée) et CFTC...
    • six  principaux partis reconnaissant la France Libre : le parti communiste, le parti socialiste, les radicaux, la droite républicaine et les démocrates-chrétiens.

     

    2 - Loin des apparatchiks tel que ceux qui ont rejoint Macron en 2016 qui n'a d'écolo que le label et qui n'a jamais lu ni Illich, Gorz, Castoriadis, René Dumont, Murray Bookchin, Latouche, Paul Ariès et d'autres.

     

        

     

                    Documentaire sur le Conseil National de la Résistance de la seconde guerre mondial.

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  • Jean Baudrillard et la société de consommation

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                  Dans la continuité de Guy Debord avec sa "Société du spectacle" (1),  cinq années plus tard, c'est Jean Baudrillard * qui nous propose un portrait de notre  société de consommation ; nous sommes alors en 1972 et déjà, dans cet ouvrage, tout nous est conté ou presque. Viendra plus tard, du même auteur, un autre regard, celui de  "La disparition du réel" : il s'agira de cette même  société de consommation qui a fini par tout recouvrir, tout absorber...  pour ne plus rien nous rendre sinon une fiction sans réalité contre laquelle s'opposer puisque plus rien ne l'est (réel) dans sa représentation-célébration permanente, fiction  triomphante sans regrets ni remords d'aucune sorte et nous tous avec elle... enfin... presque car nous ne sommes plus dans les années 70 ni dans celles des années 90 ; le temps a passé, vite, très vite, nous sommes déjà, si l'on peut dire, en 2020... et il semblerait que l'on soit tous appelés à consommer de l'anti-consommation ;  et c'est sans doute et c'est encore une nouvelle "non-réalité", une autre fiction qui nous sera proposée, lucrative pour les uns, ludique pour les autres  pour un temps seulement, avant la venue d'une nouvelle  dépression collective. 

     

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                             « La consommation est là pour satisfaire la production »

     

    ".............. la circulation, l’achat, la vente, l’appropriation de biens et d’objets/signes différenciés constituent aujourd’hui notre langage, notre code, celui par où la société entière communique et se parle. Telle est la structure de la consommation, sa langue en regard de laquelle les besoins et les jouissances individuels ne sont que des effets de parole.

    Vorace de réalité, la chose vue, télévisée le plus souvent, c’est précisément que « je n’y étais pas ». C’est alors le plus vrai que le vrai qui compte ; le fait d’y être sans y être allé : c’est le phantasme ; pas de contexte, pas d’élucidation mais bien plutôt : la sidération.

    Le déclassement des produits est le fait que « le coût du progrès rapide dans la production de richesses est la mobilité de la main-d’œuvre et donc l’instabilité de l’emploi ; renouvellement, recyclage des hommes et des femmes qui a pour résultat une hantise générale de l’insécurité.

    Les dépenses privées ou collectives sont le plus souvent destinées à faire face aux dysfonctions plutôt qu’à accroître les satisfactions positives.

    Partout on touche à un point où la dynamique de la croissance et de l’abondance tourne sur elle-même. Les acteurs de ce système que sont les consommateurs s’épuisent alors à survivre.

    Des illusions comptables additionnent des facteurs visibles et mesurables, nuisances et éléments positifs dans l’illogisme le plus total mais pas du tout innocent. C’est l’aboutissement chiffré logique de la finalité de la production pour elle-même : toute chose produite est sacralisée par le fait même de l’être.

    La société de consommation a besoin de ses objets pour être et plus précisément elle a besoin de les détruire. C’est la raison pour laquelle la destruction reste l’alternative fondamentale à la production.

    Il est évident que la destruction ( et le recyclage – ndlr) est vouée à devenir une des fonctions prépondérantes de la société post-industrielle.

    Il n’y a de droit à l’espace, à la propriété, au travail… qu’à partir du moment où il n’y a plus d’espace, de propriété et de travail pour tout le monde. L’apparition de ces droits brandis comme slogans, est donc symptomatique du passage des éléments concernés (espace, propriété, travail, air pur, loisirs) au rang de privilèges de classe ou de caste ; y voir là la transformation progressive de toutes les valeurs en formes productives : profit économique et privilège social.

    Filière inversée par opposition à la « filière classique » où l’initiative est censée appartenir au consommateur, ici c’est l’entreprise de production qui contrôle les comportements des consommateurs, dirige et modèle les attitudes sociales  et les besoins. C’est la dictature totale de l’ordre de production.

    Cette filière inversée détruit le mythe fondamental qui est que, dans le système économique, c’est l’individu qui exerce le pouvoir : « L’homme n’est devenu un objet de science pour l’homme ( aujourd’hui le psycho- marketing – ndlr) que depuis que les automobiles sont devenues plus difficiles à vendre qu’à fabriquer ». Aucune stabilisation de la demande n’est alors plus possible.

    On ne se rend pas compte à quel point le dressage actuel à la consommation est l’équivalent et le prolongement du grand dressage du 19è siècle des populations rurales au travail industriel.

                         (Si l'oisiveté est la mère des vices, la non-consommation peut-être alors considérée comme une attitude asociale, voire… anti-sociale et hostile : « Qui êtes-vous pour ne pas consommer ? » - ndlr)

     

    La vérité de la consommation c’est qu’elle est non une fonction de jouissance mais une fonction de production et donc non pas individuelle mais immédiatement et totalement collective.

    La meilleure preuve que la consommation n’est pas la jouissance est que celle-ci est contrainte et institutionnalisée non pas comme droit mais comme devoir du citoyen : « Tu consommeras ! »

    La consommation peut donc se substituer à toutes les idéologies  et assumer l’intégration de toute une société, art et religions......" - Jean Baudrillard

     

                         ( Ces 20 dernières années, aujourd’hui et demain plus encore, les faits nous ont montré, nous montrent et continueront de montrer que si la consommation s’est belle et bien substituée à l’Art et aux idéologies, en revanche, elle ne peut en aucun cas se substituer aux religions, du moins... pas longtemps. A l'avenir, il faudra aussi compter avec elles  - ndlr

     

    1 - Baudrillard l'explicitera un peu plus clairement cette société, la prolongeant...  en nous présentant la société du spectacle de la consommation de la marchandise du tout marchand car  la marchandise c'est plus fort que nous, plus fort que tout.  

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    Pour prolonger, cliquez : Le meurtre, moteur de la production humaine

     

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  • L'hebdomadaire Marianne : harcèlement ad hominem et déchéance

    Maryam Pougetoux, élue de l'UNEF

    Maryam Pougetoux, élue de l'UNEF (Union Nationale des Etudiants de France) 

     

                  Jour après jour sur les réseaux sociaux, semaine après semaine, Marianne - hebdo créé en 1997 par Jean-François Kahn et Maurice Szafran destiné à des lecteurs de gauche - nous offre un exemple de harcèlement médiatique parfait ; sa cible : cette jeune femme musulmane voilée élue de l’UNEF sous couvert de mener un combat laïc et féministe, alors que cette jeune femme, Maryam Pougetoux, aspire simplement à ce que son identité "musulmane" soit connue et reconnue sans mauvais procès ;  seuls les imbéciles (un féminisme sans intelligence - on y reviendra) et les salauds conduiront ce procès aux arrières pensées bien identifiées en ce qui concerne ces derniers car, n'ayons aucun doute à ce sujet :  c'est encore, et c'est toujours...et c'est d'abord le Musulman, puis l'Arabe puis le Palestinien, incarné dans  une seule et même personne, qui est visé.

    Maryam Pougetoux, élue de l'UNEF (Union Nationale des Etudiants de France) charlie hebdo

     Marianne, Charlie Hebdo, Zemmour, MLP.... même combat ?  

     

    Maryam Pougetoux, élue de l'UNEF (Union Nationale des Etudiants de France), yassine bellatar

    Yassine Belattar n'y échappe pas :  Marianne ne manque jamais de nous faire savoir que les saillies drolatiques de cet humoriste contre  Manuel Valls (très proche d’Israël lui aussi) l'indispose au plus haut point : on retrouve là encore le procès d'intention contre le Musulman-Arabe-Palestinien.

                  (Soit dit en passant, on reconnaît la proximité d'un titre de presse  avec l'Etat d'Israël et tous ses relais ici en France (médias, milieux artistiques et classe politique) à sa manière de couvrir les événements qui touchent au traitement de "la question palestinienne" par ce même Etat - 1

     

                  Mais alors, dans cet acharnement ad hominem, est-ce que Marianne réalise seulement que sa rédaction court après, comme pour mieux les y rejoindre, les identitaires, le public de Zemmour, l'extrême droite et les fous d'Israël ?

    Comment Marianne en est arrivé à harceler les Musulmans hommes et femmes (ces dernières lorsqu’elles portent un voile) fiers de l'être et qui ne s'en excuseront pas ?

    Il n'y a pas  de hasard, simplement un parti pris tranché et indéfectible comme une maladie qui rejette toute thérapie : la haine de l'Arabe français solidaire du sort injuste et cruel d'un Peuple frère : les Palestiniens  à l'égard desquels on leur interdit tout élan public solidaire. 

    Aux uns tout est permis, aux autres... rien ; à moins de demander l'autorisation.

    Pour preuve le fait que les plus virulents et méprisants à l'endroit des Musulmans français (Finkielkraut, E. Lévy, Charlie Hebdo, Eric Zemmour, Taguief, Val, Bensoussan, Bruckner, Haziza, Habib Meyer, Fourest, A Badinter .... )  sont tous proches d'Israël et des officines qui le représentent ici sur notre sol : CRIF, UEJF et LICRA, entre autres. 

    Car enfin, Marianne se garde  bien de dénoncer et de stigmatiser un autre syndicat d'étudiants, communautaire celui-là - l'UEJF (Union des Juifs de France) véritable  officine israélienne qui ne s'en cache même plus et pour lequel kippa, Israël, Torah, sionisme, judaïsme... porte une identité et un projet uniques, indissociables - et ce sous prétexte que leurs élus et adhérents portent leur kippa non pas sur mais dans leur tête ; port de la kippa qui, lui, en revanche, exprime, affiche bel et bien, et sans ambiguïté, un soutien indéfectible à un Etat "hors la loi" Israël ; cet Etat et sa politique de colonisation ; un Etat qui est aussi une religion.

     

    maryam pougetoux,élue de l'unef (union nationale des etudiants de france)

                 Atlantico, qui n'est jamais qu'un Figaro 3.0 ( très complaisant à l'égard d'un  Israël considéré comme le meilleur allié de tous les islamophobes et autres racistes ici en France) ne souhaite pas manifestement être en reste ; il accompagne jour après jour, semaine après semaine, Marianne dans son harcèlement de la jeune élue. Et c'est alors que l'on assiste à la convergence islamophobe de la fausse gauche (Marianne - celle qui soutient Manuel Walls et Israël par ricochet) et la vraie droite... proche du FN.

    Et c'est maintenant Marianne  qui a bien du mal à cacher cette convergence

    Dur dur le maintien d'un cap à gauche  !

    Quant à ce féminisme sournois, malhonnête, pervers et méprisant ( dans le genre : "Certes les femmes qui portent le voile ont le droit de penser qu'elles sont inférieurs aux hommes mais sûrement pas en tant que féministes alors !" -  sur France Culture, le 25 mai 2018 dans l'émission animé par  Hervé Gardette "du grain à moudre" ; comprenez : "Les femmes ont le droit d'être connes et soumises !") à l'endroit des femmes musulmanes alors que dans les faits, il y a autant de raisons derrière ce voile qu'il y a de femmes qui choisissent de le porter...

    Que ce féminisme dévoyée, sans compassion ni empathie, sache qu'il nous trouvera au rendez-vous à chaque fois qu'il s'avèrera nécessaire de lui tenir tête et de le dénoncer pour ce qu'il est : un féminisme sans culture, sans nuances et sans intelligence ; un féminisme de gourdes et de crétins quand ce sont les hommes qui le soutiennent.

     

     

    1 - On remarquera sans difficulté le phénomène suivant : les commentaires des internautes sur tout ce qui touche de près ou de loin aux Musulmans et aux Palestiniens, dans la version Facebook de Marianne, ressemblent  un peu plus chaque jour aux commentaires que l'on peut trouver sur Causeur.fr et Atlantico. 

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    maryam pougetoux,élue de l'unef (union nationale des etudiants de france)

     maryam pougetoux,élue de l'unef (union nationale des etudiants de france)

     

                     Force est de constater ce qui suit tout en le déplorant  : l'Etat, les médias, les Institutions et la quasi totalité de la classe politique, ne tolèrent que les "collabeurs" ( Malek Bouthi et Jamel Debbouze en tête ou la "nounou noire" des films américains des années 50) :  ceux qui feront tout pour faire oublier qu'ils sont aussi arabes et/ou musulmans ou africains (sympathisants de la cause palestinienne) dans l'espoir de se faire une place au soleil ; il est là le vrai racisme de l'Etat, des médias, des institutions et de la quasi-totalité de la classe politique : dans la condamnation et l'ostracisme du fils et de la fille des "colonisés" d'hier qui refusent aujourd'hui de se soumettre ; c'est à dire : acceptation des discriminations, acceptation d'un Zemmour présent dans tous les médias, des caricatures insultantes de Charlie Hebdo qui essentialisent l’Arabe et le Musulman semaine après semaine, d'un Finkielkraut sans retenue sur France Culture, de l'absence de débats autour de la question "immigration et colonisation"... etc...

                     La liste est longue ;  aussi longue que le mépris qui touche des populations sans voix, et ce dans l’indifférence la plus totale.

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  • Alternative européenne : Italie 1 - France 0 ?


     

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                 Luigi Di Maio et Matteo Salvini : la défaite de Bruxelles.

    Les chefs de file du Mouvement 5 étoiles (M5S - assimilé "gauche alternative et souverainiste") et de la Ligue ( assimilé extrême droite régionaliste) ont conclu un accord de gouvernement le 17 mai dernier.

    Le nom de Giuseppe Conte pour diriger le gouvernement a été proposé au président de la République le lundi 21 mai.

    Au programme : frein à l'immigration ; fin des restrictions budgétaires au profit d'une relance interne ; réforme fiscale ; revenu de citoyenneté mais... pas de sortie de l'Euro : "Revenir à la situation des origines dans laquelle les États européens étaient mus par une intention sincère de paix, de fraternité, de coopération et de solidarité".

    Reste à savoir si l'Italie, ses choix politiques et son nouveau gouvernement prendront très vite l'eau avant de boire la tasse, partageant ainsi le destin des Grecs et de leur  gouvernement Tsipras.

    De plus... gare au veto présidentiel et aux pressions de la Commission européenne ! Premier Ministre, ministres, le président Sergio Mattarella peut s'opposer à tout candidat que l'alliance majoritaire au parlement - 5 étoiles M5S (1) et  la Ligue -  proposerait et ainsi, voler les Italiens de leur victoire électorale ; c'est la démocratie qui s'en trouverait affaiblie ; frustration et colère, les vieux démons des années 70 (les années de plomb !) pourraient bel et bien resurgir, d'autant plus que... refus après refus, la formation d'un "gouvernement de technocrates" sans base électorale pourrait être le choix de ce président-agent de l'orthodoxie de la Commission européenne et garant de la soumission des Italiens

    à ses diktats.

     


                         

    luigi di maio et matteo salvini,la défaite de bruxelles. les chefs de file du mouvement 5 étoile

    Reste alors, la destitution : le parlement italien peut voter le départ d'un président qui refuserait de tenir compte du résultat des urnes. Quant à la Commission....

                  Qu'à cela ne tienne : l'Italie demeure dans les mois à venir le pays européen dont il faudra suite l'actualité au jour le jour : nouveau test pour ceux qui cherchent une alternative à cette Europe concentrationnaire : pas de sortie possible sinon dans la souffrance, le discrédit... - et la mort économique et financière ?

     

                                                                          _________________

     

     Pendant ce temps-là... ici, en France...

     

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    Aude Lancelin  reçoit Elsa FaucillonEric CoquerelGérard Filoche (2)Gaël Quirante et Alexandre Devecchio ; sujet du débat : la politique de classe du gouvernement, le rôle de la gauche et le réveil de la lutte. 

                                    Vidéo ICI

     

                       

                       Convergence des luttes et luttes des classes...

    Certes, classes il y a ! Conscience de classe, c'est moins sûr. Convergence des classes ? Pour en douter, il suffit de se reporter à l'analyse sociologique  des résultats des élections de ces vingt dernières années. 

    Les classes populaires lors des consultations électorales présentent les caractéristiques suivantes :  abstention massive (1er parti de France) ; vote FN majoritaire ; une petite minorité composée de militants  très politisés ; et puis, last but not least : une conscience identitaire purement religieuse qui exclut tout engagement politique a-religieux ou laïc.

                            

                     Convergence des luttes et luttes des classes...

     

    Les classes moyennes : stabilité (ceux dont l’avenir n’est pas menaçant à moyen terme – 10 ans ; ceux concernés par une réelle menace de déclassement-relégation; et ceux qui peuvent encore compter (ils ont les bons diplômes, une expérience, des acquis professionnels de valeur) sur quelques promesses de promotion et d’ascension sociale.

     

                         Convergence des luttes et luttes des classes... 

     

    Après l’urbanité, place à la ruralité aux classes non définies : prospérité des gros exploitants agricoles ( céréaliers) ; endettement et pauvreté des petits ; isolement des autres ; absence de culture politique ; colère non canalisable ; re-vote FN et abstention.

     

                        Convergence des luttes et luttes des classes... avez-vous dit !  

     

    On peut légitimement s'interroger à propos de ceux que Aude Ancelin a réuni autour de la table en ces termes : combien pèseront-ils aux prochaines échéances électorales : 10, 12, 15 % ?

    Il serait temps de cesser de croire qu'une hirondelle en grève annonce le printemps d'un mouvement social sans précédent car seules les urnes font tomber un gouvernement et un président...

    Dans le contexte d'une abstention record chez les classes populaires... tout ce petit monde semble avoir oublié qu’aujourd'hui le clivage n'est plus entre la droite et la gauche ; le clivage, toutes classes confondues, se situent à un niveau Européen : ceux qui souhaitent continuer avec l'Europe telle qu'elle se déploie depuis trente et les autres qui  cherchent non pas à la réformer puisqu’elle n’est pas réformable mais bien plutôt, à s’en éloigner, voire s’en séparer ; ce clivage implique, car tout est lié et indissociable, les préoccupations suivantes pour ou contre : immigration (réfugiés, les besoins en main d’œuvre, le regroupement familiale), restriction budgétaire ( appauvrissement de l’Etat providence et des services publics vitaux) et la mise en concurrence des travailleurs européens ; pour résumer : toutes les politiques qui remettent en cause de notre contrat social depuis la fin de la seconde guerre mondiale ( CNR) tout en gardant à l'esprit que  ce contrat diffère en fonction des pays : le contrat social allemand ou danois n’a rien à voir avec le contrat social français.

    Contre cette Europe de la gestion d'une pénurie organisée ( budgétaire) et structurelle (démographique), on aura identifié les courants et autres mouvements suivants  :

    • Les souverainistes (les Gaullistes.... de Dupont-Aignan à Asselineau),
    • L'extrême droite
    • Le NPA et Lutte ouvrière 
    • Les Insoumis.          

     

                 Souhaitons  bon courage non plus à  la convergence des luttes mais cette fois-ci,  à la convergence des bulletins de vote de tout ce beau monde. 

    Certes, on peut encore envisager une mobilisation qui, bien que minoritaire tout en faisant beaucoup de bruit,  serait susceptible de pouvoir compter  sur un  soutien "tacite" - du bout des lèvres - d'une partie de la classe moyenne qui, dans le meilleur des cas, devrait opter pour une attitude de "wait and see" ; attitude porteuse de toutes les ambiguïtés possibles car cette classe étant très inconstante, elle pourra à tout moment se retourner contre ceux qui auront occupé la rue et bloqué qui les transports, qui les avions, qui la poste, qui les autoroutes, les administrations... car les classes moyennes ne prendront aucun risque avec  leur argent : l'Euro. En cas de coup dur, tous iront se réfugier chez Macron ou son successeur.

                         Reste alors l’option italienne (alliance - "gauche alternative souverainiste"- extrême droite régionaliste - de tous ceux qui souhaitent débarquer la classe politique qui a soutenu le projet mondialiste de la Commission européenne sous domination allemande) d’une Italie qui n'est pas la France : Mussolini y est encore très largement respecté (3), alors qu’en France, c'est la figure de Charles de Gaulle (contre Pétain) ;  traduit en terme d'électorat, c’est donc à une véritable incompatibilité historique, politique et morale auquelle  cette fameuse  (et fumeuse ) Convergence des luttes des classes est confrontée ; incompatibilité irréconciliable : l'extrême droite face aux gaullistes-souverainistes et ces derniers face aux Insoumis et NPA.

     

                    Italie 1 – France 0… non pas face à l’Italie mais face au projet mondialiste européen. Et c’est alors que le piège se referme sur eux tous pour le plus grand profit de qui ? Devinez ! 

     

     

    1 - En plus de la critique du système politique et financier, le Mouvement 5 Étoiles défend une écologie radicale en cinq points : l’eau publique, le transport durable, le développement durable, le droit à l’accès à Internet et l’écologie. Le mouvement mise sur la démocratie participative ; en matière de relations internationales, le M5S est non-interventionnisme.

    2 -  A l'écoute de Gérard Filoche, on réalise à quel point trente ou quarante ans au PS, ne vous permettent plus de comprendre qui que ce soit, et plus encore, le corps électoral en général et le vote ou non vote des classes populaires en particulier. Il serait temps que les Filoche de l'engagement politique comprennent qu'un être humain ce n'est pas simplement qu'une feuille de paie en fin de mois. 

     

    3 - Mussolini... dans toutes les classes : de l'universitaire au pizzaïolo... Mussolini et le football, ultimes raisons pour tout italien de rester fier de l'être. "Et l'Empire romain ?" direz-vous ! Mussolini y pourvoie dans les mémoires ; quant à la Renaissance - sa peinture, son architecture, ses fresques, ses lettres, ses sculptures : un italien qui a passé sa soirée devant son téléviseur à regarder la Raï Uno aura tout oublié de la splendeur du Quattrocento au saut du lit le lendemain matin.

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  • Auteurs, critiques et littérature : Nabe et l'enculé

     

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                  Les critiques boudant le dernier livre de Marc-Edouard Nabe à propos de l’affaire DSK, l’Enculé, je me suis dit qu'il fallait bien que quelqu’un s’y colle (1)...

    Et pour revenir à ces critiques (2), en attendant d'en venir à Nabe et à son ouvrage, critiques qui, et cela n’aura échappé à personne, ne découvrent le plus souvent, et parfois même exclusivement, la littérature qu'à travers le service de presse des éditeurs…

    En effet, on n’a jamais vu un critique acheter un livre ; et les livres de Nabe étant auto-édités, pas moyen de se les procurer à l’œil : faut raquer. Et un critique… ça raque pas !

    Dommage d’ailleurs, car, comme pour le cinéma, s’ils devaient débourser quelques euros pour faire leur métier, cela changerait du tout au tout la donne : pour commencer, ces critiquent liraient beaucoup moins de livres… moins et mieux ; et nul doute qu’ils seraient plus exigeants et donc, moins indulgents avec des livres pour lesquels il leur aura fallu débourser quelque argent !

    Aussi... soit dit en passant, et pour cette raison qui en vaut bien d’autres... un conseil : évitez de prendre pour argent comptant l’avis de ceux qui n’en dépensent jamais ! Et gardez-vous bien de côtoyer ces professionnels de la lecture - professionnel non pas dans le sens de « compétent » mais… dans le sens de… « qui tire un revenu de son activité » !

    .

    ***

    .

                    A la fois récipiendaires et garçons de course des services de presse, marathoniens de la lecture, compte-rendu après compte-rendu qu’ils appellent abusivement critiques… pour ne rien dire de ceux qui ne commentent que les livres qu’ils ont aimés (3) parmi ceux qui leur sont adressés par des éditeurs qui jettent leurs livres par les fenêtres comme d’autres leur argent...

    Tout bien considéré, et toute chose étant égale par ailleurs, même si on sera bien en peine de savoir qui et quoi…

    Curieux tout de même ce métier de critique, quand on y pense ! Car, tout comme les libraires dont on ne sait déjà plus quoi faire, difficile d'ignorer, quand on prend la peine et le temps d'y réfléchir un peu... le fait que tous ces tâcherons passeront finalement leur vie de lecteurs-critiques-professionnels à ne découvrir une littérature que  seuls les éditeurs auront bien voulu leur faire connaître… et pas n’importe quels éditeurs : une trentaine tout au plus, tous confinés, à quelques exceptions près, dans notre belle capitale que plus personne ne peut d’ailleurs s’offrir le luxe d’habiter, excepté en célibataire, ou à deux, couple stérile de préférence, ou bien franchement hostile à toute vie familiale, dans un 40m2 bien tassés.

    Un autre conseil alors : côté lecture, détournez-vous de ceux qui jamais ne choisissent les ouvrages qu'ils lisent ou vendent - critiques et libraires confondus.

    Une dernière chose avant d’en venir à Nabe : une idée... comme ça ! Et si demain on décidait d’interdire cette activité de critique, de toute façon ingrate et superflue (4), aux auteurs ? Oui ! Aux auteurs qui, le plus souvent, font de la critique comme d'autres font la plonge chez Mc Donald pour payer leurs études, tout en gardant à l’esprit ce qui suit : passer son temps à lire les livres des autres, quand on sait le temps que ça prend d'écrire les siens (5)...

    Alors oui ! A tous ces auteurs, si on leur interdisait de faire de la critique… la littérature s'en porterait beaucoup mieux, et puis aussi, cela permettrait, en partie, de mettre fin aux conflits d’intérêts que cette double identité-activité d'auteur-critique engendre inévitablement : complaisance à l’égard des auteurs appartenant au même éditeur que notre critique ; et plus sournois encore : critiques dithyrambiques comme autant d'appels du pied vers la maison d’édition que ce même critique meurt d’envie de rejoindre…

    Alors, combien de membres cette corporation perdrait-elle si cette interdiction devait être appliquée ?

    D’aucuns pensent qu’il ne resterait que le tronc pour une activité sans queue ni tête.

     

     

    1 - D'autant plus que je sais maintenant que j'ai plus de lecteurs que Nabe : lecteurs à la fois payants et non payants. Aussi, n’étant pas moi-même un enculé, je m’empresse de lui donner un petit coup de pouce.

    2 – Et les « critiques » du Nouvelobs aussi ; sans doute pour ne pas être en reste : rien donc sur le dernier ouvrage de Nabe.

    3 - La bonne blague ! Comme si cela nous importait qu’ils les aient aimés – ils feraient bien mieux de les comprendre et de se demander d’où vient leur rejet !

    4 - A quelques exceptions près – pour rester sur le Net, notre maison commune à tous… pensez à visiter le site STALKER

    5 – Un auteur qui se respecte ne lit que les livres dont il a besoin pour écrire les siens ; et ces livres-là, ne sont pas si nombreux !

     

    ***

    .

                   Mais trêve de bavardages ! Revenons à l'Enculé de Nabe, son dernier ouvrage. Et à ce sujet, laissons la parole à l’auteur...

     

     

      

    Bonne découverte et bonne lecture à tous !

     

    _________________

     

    Pour commander le livre : cliquez l’Enculé

    Pour prolonger : cliquez ... Marc-Edouard Nabe : le "no-mén !" de la littérature

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  • L'anguille... mystère, obscurité et solitude

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                   Saumâtres, douces ou salées, l'anguille est de toutes les eaux. Peu avenante avec ses yeux aveugles, peu engageante, personne ne souhaitera s'attarder sur ce poisson ; seule sa nage, une nage d'une élégance rare, sereine, sauve l'anguille de la vindicte populaire injuste et parfois superstitieuse, qui touche la plupart des espèces serpentiformes car, quoi que l'on puisse dire à son sujet, il y a définitivement quelque chose de mystérieux chez l'anguille ; quelque chose d'indéchiffrable aussi.

    D'ailleurs, le vocable "poisson" ne convient pas car il y a de l'animal chez ce poisson solitaire et hautain ; de plus, sa capacité à vivre et à survivre hors de l'eau, des jours durant, increvable, est surprenante ; et cette endurance force un questionnement admiratif.

     

    La nage de l'anguille argentée

     

                   Un instant captive, l'anguille ne se trompe jamais de direction lorsqu'elle vous échappe et qu'il est question pour elle de regagner l'eau, serpentant parmi les hautes herbes, très vite aussi insaisissable qu'introuvable ; et si seul un papier journal l'immobilisera car elle ne se résout jamais une fois prise à l'hameçon, la gueule grande ouverte, se débattant, impuissante mais courageuse, pour un peu on jugerait qu'on pourrait l'entendre hurler ! Et pourtant, l’anguille est sans doute le plus silencieux de tous les poissons, et plus encore lorsqu'elle se déplace tout près du fond comme pour ne jamais perdre le contact avec la terre, sous l'eau, son refuge, dans un trou, d'une mare à canards, d'un ruisseau, estuaire...  jusqu'à une profondeur qui s'évalue en milliers de brasses lorsque la mer des Sargasses l'accueille, dans l’océan Atlantique nord bordé par le Gulf Stream, là où elle se reproduit avant de mourir, devoir et destin accomplis, toujours silencieuse, à l'abri de tous les regards, et là aussi où elle a vu le jour dans l’obscurité de profundis et des abysses – ne la nomme-t-on pas « anguille abyssale » ! -, avant de remonter nos cours d’eau douce ou saumâtre à la pleine lumière après un voyage de plusieurs dizaines de milliers de kilomètres.

    Aujourd’hui, on parle de "mythe" à propos de ce voyage à la Jules Verne, l’anguille étant tout à fait capable, nous affirme-t-on, de frayer dans nos estuaires salés et vaseux, plus près, bien plus près donc du lieu où elle passera sa vie d’adulte.

     

                    Alors que la carpe avec ses yeux tout ronds, son regard tendre et ses lèvres charnues,  recherche  la main de l’homme qui la nourrit au pain, argentée, jaune, grise, l’anguille l’ignore superbement ; paisible, laissant à sa cousine de mer, la murène, l’agressivité propre aux prédateurs, indépendante, elle ne compte que sur elle qui ne sort de son trou que la nuit pour se nourrir avant de regagner l’obscurité... encore l’obscurité ! Faut bien dire que la lumière l'agresse et que les rayons du soleil sont une souffrance ! Sans doute ne cesse-t-elle jamais de revivre sa naissance et le milieu marin qui a recueilli ses premières ondulations de civelle dans des eaux profondes et insondables.

    Alors que d'autres s'agitent, vont et viennent, montent et descendent, sautent, jaillissent, du fond de sa cache toute la journée durant, trou vaseux et noir comme la nuit, immobile, détachée de tout, à quoi peut bien penser cette anguille à l'oisiveté aristocratique ?

    Mystère ! Encore le mystère !

     

    ***

     

                    Dégradation et fragmentation de son habitat, métaux lourds, dioxines, pesticides... bien que son espérance de vie soit évaluée à 25 ans, on la dit en voie d’extinction, menacée de toutes parts comme tant d’autres espèces.

                    La comtesse des eaux douces, saumâtres et salées, se laissera-t-elle décimer, impuissante, résignée puis définitivement vaincue ?

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