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  • Souveraineté, légitimité et légalité avec Jacques Sapir

     

     

    sapir, sputnik

                              Un texte important de Jacques Sapir qui réhabilite trois notions : Souveraineté, Légitimité et Légalité, à la fois du point de vue de leurs conséquences sur la société mais aussi de leur hiérarchisation :

     

                « … les États d’Europe sont aujourd’hui, et pour longtemps encore, des États-Nations. C’est la souveraineté qu’ils ont acquise qui leur donne ce pouvoir de « dire le juste ». Bien sûr, un État souverain peut être « injuste », ou en d’autres termes illégitime. Mais un État qui ne serait plus pleinement souverain ne peut produire le « juste ». De ce point de vue, la souveraineté fonde la légitimité même si cette dernière ne s’y réduit pas.

    Ceci permet de comprendre pourquoi il faudra revenir sur ces trois notions, Souveraineté,Légitimité et Légalité, à la fois du point de vue de leurs conséquences sur la société mais aussi de leur hiérarchisation. Ces trois notions permettent de penser un Ordre Démocratique, qui s’oppose à la fois à l’ordre centralisé des sociétés autoritaires et à l’ordre spontané de la société de marché. Il peut d’ailleurs y avoir une hybridation entre ces deux ordres, quand l’ordre planifié vient organiser de manière coercitive et non démocratique le cadre dans lequel l’ordre spontané va ensuite jouer.

    La souveraineté est indispensable à la constitution de la légitimité, et cette dernière nécessaire pour que la légalité ne soit pas le voile du droit sur l’oppression. De ce point de vue il y a un désaccord fondamental entre la vision engendrée par les institutions européennes d’une légalité se définissant par elle-même, sans référence avec la légitimité, et la vision traditionnelle qui fait de la légalité la fille de la légitimité. Cette vision des institutions européennes aboutit à la neutralisation de la question de la souveraineté.

    On comprend le mécanisme. Si le légal peut se dire juste par lui-même, sans qu’il y ait besoin d’une instance capable de produire le juste avant le légal, alors on peut se débarrasser de la souveraineté. Mais, sauf à proclamer que le législateur est omniscient et parfaitement informé, comment prétendre que la loi sera toujours « juste » et adaptée ? Ceci est, par ailleurs le strict symétrique de la pensée néoclassique en économie qui a besoin, pour fonctionner et produire le néo-libéralisme, de la double hypothèse de l’omniscience et de la parfaite information. La tentative de négation si ce n’est de la souveraineté du moins de sa possibilité d’exercice est un point constant des juristes de l’Union Européenne. Mais ceci produit des effets ravageurs dans le cas français.

    La notion d’Ordre Démocratique assise sur la hiérarchisation des SouverainetéLégitimitéet Légalité aboutit à une critique profonde et radicale des institutions européennes. »

     

    Le texte dans son intégralité ICI

     

     

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              Jacques Sapir est un économiste français, directeur d’études à l’EHESS .

    Ses travaux de chercheur se sont orientés dans trois dimensions, l’étude de l’économie russe et de la transition, l’analyse des crises financières et des recherches théoriques sur les institutions économiques et les interactions entre les comportements individuels. Il a poursuivi ses recherches à partir de 2000 sur les interactions entre les régimes de change, la structuration des systèmes financiers et les instabilités macroéconomiques. Depuis 2007 il s’est impliqué dans l’analyse de la crise financière actuelle, et en particulier dans la crise de la zone Euro.

     

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  • Des nouvelles du Rap avec Kimto Vasquez

     

                 L'artiste s'entretient avec David L'Epée - intellectuel indépendant (tel qu'il se définit) de nationalité suisse engagé en politique.

     

     

                      Une tête bien faite, une maturité accomplie... serein, déterminé et sûr de lui... c'est Kimto Vasquez !

     

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    Tonton du café du commerce (recueil hérétique) - Kimto Vasquez

      

    Une très belle production

     

     

     

     

    Pour prolonger... cliquez Rap et rappeurs

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  • Dans les cendres fumantes, chercher l’or et l’argent

     

    gaza 2008

    Gaza 2008

     

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                 « C’est autour de l’argent que se fait tout ce bruit ; c’est l’argent qui fatigue les échos du forum, qui met les fils aux prises avec leurs pères, qui prépare des poisons, qui confie le glaive aux sicaires aussi bien qu’aux légions. Oui, l’argent est  partout souillé de sang humain ; pour l’argent, maris et femmes troublent par leurs querelles le silence des nuits ; la foule se presse devant le tribunal des juges ; enfin… si les rois massacrent et pillent, s’ils renversent des cités, oeuvre des siècles, c’est pour aller, dans leurs cendres fumantes, chercher l’or et l’argent.

    Et si vous daignez abaisser la vue sur ces coffres-forts cachés dans les plus obscurs recoins, vous direz : « Voilà donc la cause de ces cris de fureur, de ces yeux sortant de leurs orbites ; c’est pour cela que hurle la chicane dans nos palais de justice, et que des juges, évoqués de si loin, s’en viennent décider, entre deux plaideurs, de quel côté la loi favorise le plus la cupidité. » Je parle de coffres-forts ! Et pour une poignée de menu cuivre, pour un denier que détourne un esclave, ce vieillard, qui va mourir sans héritiers entre dans des convulsions de rage. Et pour la plus modique fraction d’intérêt, cet usurier infirme, qui, les pieds et les mains rongés de goutte, n’est pas en état de comparaître, crie incessamment et par ses mandataires poursuit, au fort de ses accès, le recouvrement de quelques sous.

    Quand vous m’étaleriez toute cette masse de métaux qu’on ne cesse d’arracher du sein de la terre ; quand vous mettriez au jour tout ce qu’enfouit de trésors cette avarice qui rend à la terre ce qu’elle lui a si mal à propos ravi, je n’estime pas tout cet amas digne de faire sourciller le sage. Combien il se doit rire de ce qui nous arrache tant de larmes ! » – extrait du titre « L’art d’apaiser la colère » de Sénèque.

                  … et combien il se doit pleurer de ce qui nous indiffère au plus haut point : comment cet argent est amassé et sur le dos de qui.

     

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    Photo : Gaza 2008 (REUTERS/Jerry Lampen).

     

    Pour prolonger, cliquez : Serge ULESKI en littérature

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  • George Carlin : l'oncle d'Amérique de Dieudonné

                       Election américaine oblige !

     

     

                Décédé en 2008, à l'âge de 71 ans, George Carlin aura fait rire et penser, 50 années durant, des millions d'Américains et d'anglophones.

     

     

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    "Ca s'appelle "le rêve américain" car, pour y croire, il faut être endormi".

     

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                        Dans un monde où la bêtise et le mensonge sont rois, rien n'est plus drôle et plus terrifiante que la vérité.

     

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                     Satiriste et polémiste d'origine irlandaise, George Carlin n'épargnera personne : Présidents, gouvernements et leur politique, la société moderne américaine, les religions, les communautés, les lobbies... il ne connaîtra aucun tabou, il s'autorisera tout ; il abordera tous les sujets sans retenue ni auto-censure.

     

     

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    Pour prolonger, cliquez : Les vidéos de George Carlin

     

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  • Musée Soulages : un Rodez d’acier à l’ombre d’une cathédrale

     

     

                 

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    Cinq volumes d’acier, le fruit d’une architecture réduite à sa plus simple dimension et absence d’expression ; cinq conteneurs abandonnés à la rouille – manque plus que les quais d’un port et le son d’une corne de brume -, au service d’une architecture où rien ne doit dépasser, pas un cheveu et sûrement pas une mèche rebelle ; architecture au ras de pâquerettes, rasée de près...

    Dès maintenant, précisons que les parties émergées du musée qui n’abritent aucune œuvre  - les 500 tableaux du peintre sont relégués dans un 2e sous-sol, parking et tombeau -, semblent dans les faits, et contre toute attente, davantage destinées à dissuader les visiteurs de franchir le seuil d’un hall sans accueil, d’une boutique et d’un restaurant... que de s'y ruer. 

     

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     A propos de ce restaurant-brasserie nommé "Café Bras", d’une imbécillité et d’une idiotie rares dans sa prétention à pouvoir assurer la continuité de l’ouvrage, matière, lumière et espace jusque dans l’assiette, une brochure ne reculera devant aucun commentaire : « Café Bras présente une offre alternant bistronomie et gastronomie dans l’esprit de l’œuvre de Soulages.»

    On ne savait pas que la peinture de Soulages était à ce point comestible. Mais alors, il doit s'agir très certainement d’une nourriture de l’âme ! Rassurez-nous !

     

                  Tout comme ce musée inénarrable, ce lieu de "restauration récréative" se voudrait ouvert sur la ville de Rodez et ses habitants ! Quand on connaît le prix moyen d’un repas... c’est à désespérer d’une bourgeoisie qui se paie une nouvelle fois la tête du populo ; et que ce populo soit aveyronnais ne change rien et ne nous sera d'aucune consolation.

    Verrouiller à double tour, imperméable, infranchissable, force est de se dire que ce qui se croit être de l’architecture a cent ans de retard car Le Corbusier n’aurait pas fait pire avec le béton et un bâtiment qui ferme la porte à toute convivialité ou rencontre fortuite avec l’œuvre de Soulages ; mieux vaut alors savoir où l’on va avant de se trouver nez à nez avec cet ouvrage impossible.

    Architecture de mort... et mort de l’architecture - mort représentée par ces bunkers et blockhaus venus tout droit du mur de l’Atlantique et des côtes normandes dans une sorte de fascination-répulsion à rebours pour les édifices du 3e Reich -, c’est donc toujours la même histoire que l’on nous raconte : la mort, encore et toujours la mort !

    Mais alors... à quand le rajout sur un de ces cinq cachots d'acier, d’une DCA qui prendrait pour cibles, pourquoi pas, la cathédrale de Rodez et tous les édifices dans un rayon de 60 kilomètres ne serait-ce que pour rappeler aux architectes à l’origine de cette architecture qui interdit tous les débats, tous les commentaires et toutes les conversations - car, de quoi peut-on bien parler devant une telle dictature de la matière ! -, qu’il a existé, une fois…  une Architecture avec un A majuscule.

     

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                 Si on lève les yeux, tournant le dos au musée, ou bien... passant outre, seule la cathédrale Notre-Dame sauve les lieux, trois cents mètres plus loin, et plus haut. On sera donc charitable pas tant envers les architectes Aranda, Pigem et Vilalta (agence RCR), espagnols-catalans qu'à l'égard du peintre Pierre Soulages dont «… les peintures sont des maisons zen ;  les trois quarts d'une maison zen dont le spectateur fait le quart restant. Ses tries noires, huilées, donnent à voir le rideau de fer baissé du magasin de Dieu. » C. Bobin 

     

                Nul doute qu'en ce qui concerne ce bâtiment qui se voudrait «musée », c’est bien là tout l’art contemporain (pop art, art brut, art conceptuel, peluches et fric, art trou de balle mon cul sur la commode !) qui triomphe encore une fois ; un art contemporain d'une prétention grotesque puisque cet art privé d'Art croit pouvoir encadrer, soutenir et prendre en charge l’Art moderne qui, il faut le rappeler, est l’aboutissement  d’une « tradition », d’une continuité qui va des grottes de Lascaux à Zao Wou-Ki en passant par Dali et Picasso : travail, métier, savoir-faire, recherche... un Art... art de vivre même et surtout fauchés.

    A aucun moment il n’est question de la main de l’homme à propos de ces bâtiments... comme la cathédrale de Rodez nous le rappelle tragiquement, mais bien plutôt de raccourcis-clavier, d’une souris laser et d’un logiciel de la marque Archicad pour une production d’espaces et de volumes à la queue leu leu, aux kilomètres carrés, en veux-tu, en voilà ! Car enfin... où est la fièvre de l’Art dans ces monolithes horizontaux ? Où trouver une fièvre spirituelle comparable à cette fièvre qui a érigé la cathédrale Notre-Dame de Rodez  - cordages, échafaudages,  poutres, sueur, sang et eau… "Ho ! Hisse ! Ho ! Hisse !", petites mains d’un Christianisme aux cent métiers, mille ans de savoir faire ?

    Et à défaut d’une fièvre… où trouver dans cette anomalie environnementale un enthousiasme pour l’architecture, une passion même contrôlée pour l’Art et le partage d’une inspiration ou d’un élan avec le plus grand nombre ?

     

                     Confrontés à une telle indigence conceptuelle, reste alors à développer autour de cette « pathologie » tout un discours… discours-escrocs, discours de commande du type : «... la rouille pestiférée, vecteur du tétanos, se mue en rhizomes de teinte brun-orangé et le noir, honni pour sa connotation mortuaire et satanique en plaques et lames sombres captant chaque variation de l’intensité lumineuse… »

    Il est dit aussi que l’équipe responsable de ce bâtiment est « férue d’une clarté spatiale des espaces » : il est vrai que le message est on ne peut plus clair et l’acier aussi. On nous précise que cet édifice qui se veut ou se voudrait un écho à l’œuvre de Soulages…, serait le fruit d’une admiration partagée, entre l’artiste et les architectes pour les églises romanes : et là, on reste sans voix.

    Certes, on pourra toujours se consoler et saluer le fait que ce bâtiment n’aura pas à vieillir car l'acier Corten, acier auto-patiné à corrosion superficielle forcée, utilisé pour son aspect et sa résistance aux conditions atmosphériques, a tout prévu : personne n’aura à gérer techniquement et financièrement sa décrépitude ; à peine né, le voilà déjà vieillard, pour l’heure encore enraciné dans le sol et encastré dans une colline ; il ne lui reste plus qu’à pourrir sur pied, avant de sombrer : pluies diluviennes, affaissement et glissement de terrain... 

    Pourvu que cela arrive un jour de fermeture !

    Les architectes, maintenant paysagistes - c’est une brochure qui affirme contre toute évidence que l’acier Corten s’intègre dans l’environnement paysager -,  évoquent sans rire un dialogue permanent entre la nature et l’acier ; quand on sait que ce bâtiment raye littéralement de la carte de Rodez le jardin public du Foirail…dont le kiosque de la fin du XIXe siècle modeste en superficie, et pour peu qu’on s’y attarde, a pourtant mille fois plus de présence et de charme que cette menace architecturale qu’est ce « musée »...

    Car enfin, des milliers de tonnes d’acier  et quelques plantes vertes n’ont jamais établi un dialogue quel qu’il soit avec qui et quoi que ce soit mais bien plutôt, dans le camp de l'acier, un  « Ferme ta gueule, c’est moi qui parle ! » sans contestation possible.

     

    ***


                   Certes, Rodez reste une ville médiocre, sans architecture digne de ce nom ; mais alors quelle punition !

                   Qui donc décide dans cette ville, et depuis quand ? Marc Censi, le maire actuel ? Lui et son équipe de la communauté d’agglomération du Grand Rodez ?

    Certes, ce lieu ouvert depuis le mois de mai comble Pierre Soulages ; de plus, c’est une réussite commerciale, et comme l’argent sanctifie et le commerce aussi… on nous priera très certainement d’aller voir ailleurs si cela se fait que de déplorer, non pas tant ce projet car l’œuvre de Pierre Soulages méritent ce retour sur sa terre natale loin d’un Paris de happy-few de moins en moins heureux, mais bien plutôt ce mépris sans doute sans précédent pour l’être humain et pour la vue dans le domaine de l’architecture muséale qu’est cette construction si peu construite finalement.

     

                   Pauvre architecture ! Pauvre enseignement ! Pauvre modèle de prise de décision communale et démocratique ! Contraints et forcés, comme si l’organisation au quotidien de l’existence qui nous est imposée n’y suffisait pas, les Ruthénois, habitants de Rodez,  devront apprendre à vivre avec cette nouvelle violence qui leur est faite car les architectes oublient un peu trop souvent que  l’architecture est malheureusement « publique » : pas moyen d’y échapper et d’en réchapper !

     

    ____________________

     

     

    Les outrenoirs de Pierre Soulages : une nouvelle géométrie par Serge ULESKI

     

                     Sauvons ce qui peut encore l’être : l’œuvre de l’artiste – les outrenoirs

     

               

    Diaporama des œuvres de Pierre Soulages (photos : copyright Serge ULESKI- reproduction interdite sans son accord)  

     

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  • Penser l'humanité aujourd'hui avec le Transhumanisme

     

    Si le mal a une racine, c’est sûrement celle qui a été coupée.

     

    Jupiter voyant nos fautes, 
    Dit un jour du haut des airs : 
    « Remplissons de nouveaux hôtes 
    Les cantons de l’Univers 
    Habités par cette race 
    Qui m’importune et me lasse. 
    Va-t’en, Mercure, aux Enfers : 
    Amène-moi la furie 
    La plus cruelle des trois. 
    Race que j’ai trop chérie, 
    Tu périras cette fois. »

    Jean de la Fontaine ICI

     

     ***

     

    "Je suis anthropologue ! L'anthropologie, vous connaissez ?

    - Pas vraiment ! Enfin... vaguement.

    - C'est pas grave. Laissez-moi vous expliquer une ou deux choses, car il est important que vous compreniez tout de nous. Les psychiatres, les sociologues, tous ces représentants d'une science approximative et mollassonne, sans oublier les commentateurs, les politologues, les éditorialistes, les éducateurs et animateurs de quartiers - chefs de bandes inclus... tous ces gens-là ne progressent plus dans leurs analyses. Depuis des années, ils font du surplace. Ils bégayent. Ils tergiversent sans fin et sans but et sans résultats. Mais on va les mettre tous d‘accord car l'entrée dans le nouveau siècle se fait sous l'empire des sciences fondamentales : sciences pures et dures, biologie génétique et anthropologie au service des techno-sciences. Finies donc les sciences discursives, pareuses et lâches ! Fini l'amour de son prochain par amour pour soi ! Finie la charité ! Finie l'aumône ! Fini le soulagement de la souffrance pour atténuer le malaise de ceux que cette souffrance dérange ! Finie la culpabilité intermittente et éphémère parce que ... culpabilité d'humeur et non de conviction, des classes supérieurement émotives ! Finies les tentatives de médiations, d'explications et d'insertion et de réinsertion structurantes. A partir d'aujourd'hui, on ne cherche plus les arrangements à l'amiable. On n'explique plus, on n'insère plus ! On ordonne et on exige le silence ! Oui, Monsieur, on ordonne et... pour finir, on balaie devant notre porte toutes ces thérapies avortées. Notre science n'a plus besoin du retour au sein de notre normalité sociale et économique de ceux qui s'en sont écartés. Nous n'avons plus besoin de l'adhésion de ceux qui ne veulent ni comprendre ni adhérer. Vous ne voulez pas marcher droit ? Eh bien, rassurez-vous, plus personne ne vous demandera de marcher car, bientôt, vous ne marcherez plus. Aujourd'hui, nous avons élaboré une stratégie de substitution face à l'incurie de tous ces acteurs politiques et sociaux. Déboutés, ils sont ! Nous sommes sur le point de conclure et de transformer tous les essais. Nous sont maintenant capables d'apporter des solutions à tous les problèmes. Comprenez bien une chose : l'histoire de l'humanité est une bombe à retardement qui court à sa perte. Face à la déchéance de notre humanité, on peut rester les bras croisés mais... on peut aussi faire quelque chose, et vous savez quoi ?

    - Non. Dites un peu pour voir.

    - Supprimez l'être humain en tant que tel. Voilà ce qu'on doit faire.

    - Vous avez bu ?!

    - Vous dites ?

    - Vous êtes ivre !

    - Ivre ? Oui mais... d'une nouvelle ivresse : l'ivresse de ceux qui touchent au but. L'ivresse de celui qui est sur le point de franchir la ligne d'arrivée en tête, seul et sans conteste. Sachez qu'on ne guérit un malade mortellement atteint qu‘en le supprimant. Et supprimer l'être humain, c'est supprimer sa déchéance. Mais... vous devez vous dire :"Ils sont cinglés !" N'est-ce pas ?

    - Cinglés, je sais pas mais... ivres, certainement.

    - Vous ne comprenez pas ce qui nous motive. Notre savoir progresse plus vite que le développement intellectuel des êtres humains car nos sciences sont le fruit d'une conception exponentielle du développement de toutes les connaissances. D'où l'incompréhension de nos contemporains face au monde dans lequel ils vivent et dans lequel nous nous proposons, dès demain, de les faire vivre. Ca va beaucoup trop vite pour eux qui vont si lentement. Face à l'accélération des connaissances scientifiques, le fossé se creuse. Cette humanité-là, avec son égalitarisme infernal et têtu ne sera jamais à la hauteur de tous ces nouveaux enjeux. Elle ne sera jamais assez mûre et... elle ne le sera jamais assez tôt. D'ailleurs, vous-même, vous êtes, que vous le vouliez ou non, l'incarnation vivante de cette chute de niveau de compréhension et d'adaptation au nouvel état du monde. L'être humain n'a pas encore pris l'exacte mesure des conséquences des nouvelles technologies, alors, vous pensez bien : lui demander de comprendre l'ingénierie génétique et le concept de l'homme démonté, ré-assemblé et réinventé... parce que c'est bien de ça qu'il s'agit. Oui ! Monsieur ! L'homme réinventé du tout au tout !

    - C'est pas rien votre projet.

    - Aujourd'hui, nous avons la rage de conclure une fois pour toutes les fois où nous nous sommes arrêtés à mi-parcours pour regarder le train nous passer sous le nez à cause de types comme vous. Oui, c'est bien la rage de conclure, de tout conclure, qui nous anime et qui nous pousse en avant. Nous sommes au début d'une conclusion et d'une forclusion exemplaires : celles de l'homme concluant, définitif et forclos dans une finitude à sens unique et sans issue, comprenez : sans échappatoire ! Un vrai cul de sac, cette forclusion ! Enfin libre et responsable, l'homme n'aura plus qu'une seule origine : lui-même. Lui-même comme début et comme fin. Lui-même avec pour seul géniteur : la science. La seule origine de l'homme sera sa naissance, le jour de sa naissance et seule la science sera autorisée à se pencher sur son berceau. L'homme sera à lui tout seul... le père, le fils, la mère, l'oeuf, le coq, la poule et seule la science sera autorisée à pondre. Nous supprimons l'être humain pour mieux le libérer des malédictions de sa condition et des imperfections de sa nature car, c'est au delà de l'humain et de son histoire chaotique que nous irons chercher les outils nécessaires à la construction d'un monde enfin prévisible, un monde qui saura triompher de la nature humaine : nature égoïste, paresseuse, immature ; nature rebelle et réfractaire au changement et au sacrifice. Nous voulons un homme qui n'aura d'humain que le nom, un homme coulé dans un moule unique, indifférencié, un homme né sans cordon ombilical, un homme au-dessus de tout soupçon, sans mémoire, sans tradition et fatalement sans imagination, sans conscience et sans contradictions. Nos médias et tous les moyens modernes de diffusion et de communication y contribuent déjà, mais ce n'est pas suffisant. Après le décervelage et l'abrutissement, viendra la déshumanisation de cette espèce maudite. Finies les résistances des patients au processus thérapeutique ! Nous proposons aux gens de votre espèce, non pas de se soigner mais... nous leur proposons... sans vanité et jusqu'à l'ultime conséquence du don de soi ... de servir un projet inouï : servir et mourir ! Servir en mourant pour mieux servir les intérêts de la communauté scientifique. Cher Monsieur, nous travaillons au sens propre et au premier degré, sans gants, sans poésie et sans métaphore.

    - Vraiment ?

    - Nous allons enfin mettre la main basse sur tout ce qui touche de près ou de loin au vivant car quiconque contrôle le vivant, contrôle aussi et par voie de conséquence, la mort. Le processus de planification et d'instrumentation de l'être humain est en route et il cavale, il court... il court ce processus comme le furet quand il court... et rien ne pourra l'arrêter. Toutes les forces du progrès viendront modifier toutes les conceptions et ébranler toutes nos certitudes moralisantes. Et je défie de me prouver le contraire ? Trouvez-moi une voie et un domaine de recherche qui aient été entr'ouverts puis un jour, refermés, abandonnés à jamais ? Cherchez ! Vous n'en trouverez pas car personne ne fera le choix de l'ignorance. Personne ! Ils attendent de tout de nous et de cette nouvelle connaissance. Mais au réveil et devant le miroir de leur salle de bains, je peux vous dire qu'ils ne se reconnaîtront plus... parce qu'ils ne s'y... retrouveront plus... Sachez une chose Monsieur : la connaissance a deux têtes. Avec la roue, nous avons découvert la bicyclette et une nouvelle façon de torturer ; avec le fer, nous avons inventé le chaudron pour y faire cuire le Bœuf bourguignon mais aussi, l‘épée pour trancher les têtes. La radiographie nous a conduit tout droit à la bombe atomique. Eh bien, avec l'homme réinventé et recomposé, nous aurons aboli et la maladie et la mort, en échange de quoi, nous exercerons un contrôle absolu sur tous ces humains qui ne veulent plus mourir. Oui, il est là le prix à payer ! Nous contrôlerons et leur vie et leur mort ! Mais sachez une chose  : cette vie sans souffrance et sans la mort, cette vie-là devra se mériter. Les autres, ceux qui n'auront finalement rien mérité, les troubles fêtes, les aigris, les éternels insatisfaits, ceux-là nous apporteront la matière première dont nous aurons besoin ; matière génétique, bien évidemment ! Alors, ce sera... au pied, couché, pas bougé ! Sinon... à la trappe ! Et hop ! Direction... le labo !

    - Je vois.

    - Tous les crédits ont été votés. On est blindés. On est pleins aux as. Tous les feux sont au vert ! Alléluia !"

     

     

    Extrait du titre "Des apôtres, des anges et des démons" - Copyright Serge ULESKI

     

     

     

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  • Louis de Funès : la réhabilitation

             

                    Acteur tantôt ignoré, tantôt décrié par la critique des années 60 et 70, souvent conspué par les cinéphiles de ces mêmes années autant pour ses films que pour ses rôles, mal aimé par tous ceux qui ont tourné avec lui - techniciens et réalisateurs inclus -, mais populaire chez tous les autres...

    A l'heure où Fernandel et Bourvil sont plongés dans l'oubli (leurs scénaristes, dialoguistes et réalisateurs avec eux), de Funès rayonne et trône. Télérama, le quotidien Le Monde... toute la presse rend hommage à cet acteur-onomatopée et mauvais mime ; un ouvrage lui tresse des lauriers ; la jeunesse ne tarit pas d’éloges à son sujet : oui, les jeunes aiment de Funès ! On évoque des « de Funès-party » jusque tard dans la nuit.

     

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                     Autre temps, autres mœurs : on a perdu Fernandel, Michel Simon, on nous imposera de Funès... de Funès auprès de Bourvil, avant de perdre ce dernier aussi. On a perdu l'homme de la rue, droit, réservé, honnête, plutôt généreux, un peu naïf par la force des choses… et pour toute consolation, on nous a servi un personnage sans qualité, cupide, inculte, arriviste, violent et accapareur, sans un seul regard critique de ceux qui le mettaient en scène, des scénaristes, des dialoguistes... dans des films sans point de vue, le plus souvent.

    En effet, on remarquera l'absence totale d'humour et d'auto-dérision, voire de distance, dans les personnages qu'incarne de Funès ; rien non plus dans son jeu d'acteur. Au cirque, chez les clowns, et pour peu qu'il ait pu y trouver une place - et rien n'est moins sûr -, de Funès ne serait non pas l'Auguste (personnage au nez rouge, loufoque, grotesque et attachant), mais le contre-pitre (celui qui ne comprend rien à rien), et pas n'importe lequel : un contre-pitre qui se prendrait alors - sans toutefois soupçonner un instant en lui cette supercherie -, pour le clown blanc (personnage digne, élégant, malicieux), et fatalement... pour cette grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf, et ce bien qu'il ne possède aucune des qualités de l'une ni de l'autre.

     

                      Fort d'un soutien populaire qui ne s'est jamais relâché, ce personnage égocentrique dont chacun de ses rôles est dépourvu de qualités humaines, fait donc aujourd'hui l'unanimité dans la presse cinéphilique comme dans l'édition et même chez France Culture.

    Ce qui frappe, c’est l’absence de regard critique chez tous les agents de ce qu’il faut bien appeler « la réhabilitation de Louis de Funès » ; tous n’ont pas de mots assez forts pour exprimer leur admiration pour cet acteur "génial" et de célébrer, un petit homme au visage ingrat, un personnage-archétypal sur-excité, mesquin, méprisant, avare, obtus, borné, envieux, impitoyable avec les faibles et docile avec les puissants.

            

                       Sans doute dupes de ce qui nous est donné à rire - même si, après tout, rien ne nous empêche de nous demander au détriment de qui et de quoi on rit -, célébrer aujourd’hui le cinéma d’un de Funès sans y jeter un regard critique, n’est-ce pas célébrer la loi du plus lâche face aux puissants ainsi que la loi du plus méchant face aux plus faibles ?  Car, à  y réfléchir de plus près : tout ce qui est mal n'est-il pas bon, et ne fait-il pas du bien ? Aussi, rire avec Louis de Funès, à défaut de rire de lui, n’est-ce pas rire de tout ce qu’on n’ose pas soi-même assumer car, tout ce qu’on a rêvé, de Funès ne l’a t-il pas fait ?

    Rire exutoire que ce rire-là ; rire du faible à propos d’un plus faible que lui. Belle revanche des vaincus ou des humiliés qui s’ignorent, heureux de l’être ! Et aujourd’hui encore, ce rire n'en finit pas de résonner, génération après génération… tocsin de l'âme... âme funès-te pour une société humaine en décomposition.

    Malheur aux vaincus !

     

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  • Peuples d'entre les peuples

     

                Qui nous contera l’histoire de tous ces peuples empêchés et qui, décidément, ne parviennent pas à se faire une idée de ce que pourrait être leur avenir ?

    Au mieux maltraités, au pire massacrés, ils sont un peu comme ces enfants mis au monde et abandonnés à leur triste sort, très vite et très tôt livrés à la violence et à l'arbitraire. Même si l'exil est toujours possible, rappelons néanmoins que derrière chaque "adoption" il y a un abandon, car, on n'a qu'un pays, celui qui aurait dû être le sien, tout comme un enfant n'aura jamais qu'un père et qu'une mère, celui  et celle qui auraient dû être ses parents.

    Ils ne peuvent alors compter tous ces peuples, que sur un sursaut moral : un véritable miracle dans certain cas ! Quant à réunir les conditions propices à l’épanouissement de plus grand nombre avec le souci de l’élever à l’infinité de tous les possibles en tant qu'êtres humains debout sur leurs jambes dans toute leur plénitude, chacun selon ses ambitions, ses aspirations et ses capacités… mieux vaut ne pas y penser du tout.

     

                   Privés d’attention, plantés, là, derrière les barreaux d'une vaste prison avec en poche l'espoir illusionné d’un avenir qui semble continuellement leur faire face, mais… de dos, quand ils trouvent encore la force de se retourner, pour mieux le voir disparaître... comment ces peuples font-ils pour ne pas dépérir tellement on ne leur a jamais autorisé à espérer quoi que ce soit  pour eux-mêmes ? Car, tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se brise contre un mur d’indifférence ou d'une flatterie condescendante et crasse aux intérêts souvent éloignés de tout ce qui pourrait, en ce qui les concerne, ressembler à une solution, ou du moins, à un espoir de solution dans un avenir proche. 

                Mais alors, quelles fautes ont-ils bien pu commettre pour mériter un sort aussi cruel et injuste : dénuement, abandon et mépris ? 

    Chair, viande, corps sans bras, sans jambes, sans tête, par centaines de milliers, sous des tonnes de bombes, corps ouverts comme des sacs, hommes, femmes, enfants, sans âge et de tous les âges... ces peuples-là ne meurent pas : ils crèvent !

              S’il n’y a pas de peuples maudits - car enfin, qui pourrait se risquer à affirmer le contraire et à rendre un tel verdict ! -, il y a bien des peuples marqués comme on marque du bétail car ils ont tout simplement le malheur, tous ces peuples, d’être au centre d’enjeux géopolitiques et stratégiques colossaux, indépassables ; enjeux relatifs à la présence de richesses naturelles abondantes ; en premier lieu : terres arables, eau, gaz, pétrole, or et diamant ; enjeux d’exploitation, et tout aussi importants, enjeux d’acheminement aussi qui interdisent à tous ces peuples d’espérer une quelconque indépendance, voire... un semblant d’autonomie quant à leur destin collectif, tout en étant dans l’obligation de faire le deuil de l’idée d’une élite dirigeante qui aurait à cœur de leur garantir sécurité et prospérité ; élite elle-même otage d’enjeux qui interdisent, là aussi, toute considération morale : il sera alors question pour cette élite de servir, de se soumettre à la loi du plus fort, ou bien de périr car tout sera alors mis en œuvre pour remplacer cette élite rebelle : coup d’état, assassinat, soulèvement provoqué et contrôlé… campagne de diabolisation, menaces financières et économiques, famine et guerre civile sous faux drapeaux.

    Mais alors, comment ces peuples peuvent-ils espérer conjurer la malédiction de ces ressources naturelles qui les placent à l’épicentre de toutes les conflagrations à l'origine desquelles on trouvera des stratégies d'un cynisme inouïe qu'aucun cri de révolte ne pourra jamais faire reculer ?

                   Ici, en Occident, on évoque des catégories bien calibrées de nos démocraties qui nous empêcheraient de prendre du recul et de relativiser l'humiliation ou le massacre de tous ces peuples : on pensera bien évidemment au Peuple palestinien (1) et aux régions d'Afrique, du Maghreb, Moyen et Proche Orient ; relativisme qui, dans les faits, cache un « ils ne méritent pas mieux de toute façon !» d’un mépris qui renvoie  aux calendes grecques toute culture disons… humaniste qui fait pourtant de nous, et d’aucuns l’ignorent encore manifestement, des êtres humains ; un relativisme pratiqué par des acteurs souvent impliqués directement ou indirectement dans le martyr de ces peuples : soit à la hauteur d’un soutien actif et aveugle à leurs bourreaux par solidarité tribale (mentalité rupestre de Néandertal ; solidarité de boue et de fange) en ce qui concerne Israël par exemple... et ce n'est qu'un exemple,  même si... le plus criant, car on en trouvera d'autres ; et puis enfin : relativisme motivé par des intérêts de carrière politique et/ou de prospérité économique car pour ces acteurs-là : « Business is business ! » en tous lieux et circonstances.

    Faut croire alors que tous les damnés de la terre ne se ressemblent pas. Et puis, ne trouve-t-on pas toujours plus damnés que soi ? Et qui peut bien avoir envie d'être le dernier d'entre eux ?

    Et s'il ne faut jamais cracher dans la soupe,  et plus encore, s’il ne faut jamais cracher contre le vent, force est de reconnaître que ces "catégories" qui nous rendraient aveugles et imperméables à toute prise de recul propre à un relativisme dit « salutaire et sage », ont la fâcheuse habitude de porter les noms de "Raison d'Etat", "Intérêts supérieurs", "Etat profond", dans la corruption d'un véritable système de gestion économique et politique des peuples à une échelle mondiale qui n'est plus contestable ; les corrompus n’étant que des marionnettes à l’espérance de vie souvent plutôt courte entre les mains de leurs corrupteurs que l’on imaginera hilares en secret, du rire de ceux qui raflent la mise les mains dans le sang, le visage éclaboussé par quelques lambeaux de chair humaine ; quant à l’odeur, c’est grisés par les gaz de décomposition des cadavres, entre deux flammèches de feux follets, qu’ils poursuivent leurs actions et transactions dans un état second, état propre à la sidération car, là encore, on les imaginera sidérés d’une sidération de vainqueurs dont la victoire totale rencontre leurs propres attentes au-delà de toutes les espérances, la réalité dépassant toujours les prévisions d'une fiction d'outre-tombe et de tiroir-caisse :

                     Les uns : « Putain ! Qu’est-ce qu’on leur a mis ! Après ça, s'il leur reste encore l'espoir de pouvoir encore espérer quoi que ce soit pour eux-mêmes, c'est que vraiment... "

                     Et les autres, quelque part dans Manhattan, poudre blanche plein les narines : "Qu’est-ce que j’me suis mis comme blé dans les fouilles ! »

     

     

    1 - Peuple le plus proche de nous finalement de par le soutien que ses bourreaux recueillent,  ici en France, auprès des leaders des associations communautaires, dans tous les médias dominants et dans la quasi totalité de la classe politique jusqu'au sommet de l'Etat français. 

     

                                  

                                            L'eau, c'est la souffrance des femmes - Colette Magny.

     

     

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  • Penser l'éducation aujourd'hui avec la SCOP "Le Pavé"

     

     

     

    Le mensonge de l'ascension sociale

    30% d'ouvriers en france : 1% à l'université.

    L'école et la démocratisation des savoirs ou la démocratisation des élites ?

    Condorcet contre Lepeletier de Saint-Fargeau

    Mais alors... fallait-il empêcher les riches d'apprendre plus vite que les pauvres ?

     

    Une histoire de l'Education.

     

     

               Conférence gesticulée : un témoignage de  Franck Lepage*,  fondateurde la SCOP Le pavé,  coopérative d'éducation populaire (c'est ICI).

     

     

     

    SCOP Le Pavé - organisme de formation agréé ( oui, oui, sans rire !)

     

    INSTRUIRE POUR REVOLTER

     

     

                  "... parce qu’il nous semble essentiel et urgent de réhabiliter l’éducation populaire, à la fois comme enjeu d’éducation politique et de transformation sociale, et comme méthode d’intervention...

    ... parce qu’il y a un déficit de transmission et d’éducation... partons de témoignages, réapprenons à écouter les cultures politiques des uns et des autres, prenons conscience de l’urgence de réponses collectives...

    Parce qu’il faut du temps pour établir la confiance, s’entendre sur les mots, analyser les pratiques, repérer les contradictions, construire du sens...

    Parce que nous voulons que les « agents » (re)deviennent des « acteurs » qui ont tous une histoire qui a produit leurs représentations, qui a façonné leurs valeurs, nous proposons un travail sur les « histoires de vie », comme éléments d’éclairage des pratiques et des postures professionnelles.

    Partageons et colportons ce que chacun sait des manières de résister à la domination capitaliste en créant une encyclopédie populaire sous la forme de conférences gesticulées,  une encyclopédie critique de notre société : le site de l’Université gesticulante ici. et ici aussi les conferenciersgesticulants.com. "

                          

     

              La Culture en france  de Christiane Faure au PS-Jack Lang en passant par Malraux

     

     Une autre histoire de la culture, celle d'une "Education Populaire dont ils n'ont pas voulue !"    

     

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    Le site de la SCOP Le Pavé : http://www.scoplepave.org/

     

    * Franck LEPAGE

    • Chargé de la culture à la fédération française des MJC
    • Chargé de recherche à l’institut National de la Jeunesse et de l’Education populaire, chargé de l’offre publique de réflexion sur l’éducation populaire auprès de la ministre de la jeunesse et des sports. (Documentation française)
    • Rédacteur du livre noir de l’animation socioculturelle. Collectif CGT USPAOC. Publication L’Harmattan
    • Expert Jeunesse auprès de l’Organisation Internationale de la Francophonie.
    • Auteur d’un ouvrage sur les politiques jeunesses dans cinq pays émergents de l’Europe centrale et orientale (Publication OIF) et d’une étude sur l’évaluation des programmes jeunesse de l’OIF en lien avec les Objectifs du millénaire pour le développement (ONU)
    • Franck Lepage a quitté la SCOP Le Pavé en Avril 2012 pour se consacrer entièrement à l’accompagnement des conférences gesticulées. Son travail reste en lien avec le Pavé et le réseau des quatre coopératives d’éducation populaire : "la grenaille".

     

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  • De la marche des Beurs à SOS racisme : une histoire inédite...

     

    Manipulation, rejet, condescendance et exploitation

    ou quand cette marche pour l'égalité, marche fraternelle, se transforme entre les mains de SOS Racisme en une campagne de culpabilisation de tout ce qui de près ou de loin ressemble à un Français dit " de souche" : opposition frontale et division manichéenne et machiavélique du corps social entre racistes et anti-racistes 20 années durant.


    Farida Belghoul rencontre E&R (1/2) par ERTV

     


                    "À la fin de l'année 1983, suite aux incidents de l'été entre des jeunes de la banlieue lyonnaise et la police, se déroulait la « Marche pour l'égalité et contre le racisme », plus connue sous le nom de "Marche des Beurs"...

     


    Farida Belghoul rencontre E&R (2/2) par ERTV

     


                 "L'année suivante, une jeune femme du nom de Farida Belghoul organisait une seconde marche : « Convergence 84 ». Vingt-neuf ans plus tard, elle livre sa version de l'histoire, qui diffère radicalement du roman antiraciste officiel."

     


              Conférence d’Alain Soral, Farida Belghoul et Mathias Cardet à l’issue de la projection du documentaire : « De l’antiracisme à Égalité & Réconciliation : rencontre avec Farida Belghoul » par ERTV

     


                             

     

                   (à la 30e minute, une analyse percutante de l'anti-racisme à la sauce PS et de l'instrumentalisation des minorités ; à 1h.05  un plaidoyer vibrant pour le vivre-ensemble)

     

     

     

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