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  • La France en question chez les artistes populaires : une longue tradition qui n'est pas près de mourir

                           

                                        La France de Ferré comparée à une prostituée... 


                                       

     

                                          La France de Renaud : Vichy et ce sport national qu'est la délation qui n'en finissent pas de hanter son présent... 


                               

                         La France de Kery James qui, sous une forme hexagonale, n'est jamais que le reflet de la nature et de l'état de la relation nord-sud (à une échelle mondiale cette fois-ci) depuis quatre siècles : colonialisme, pillage des ressources et infériorisation. 

     

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                        Ferré, Renaud, Kery James.... des années 60 à  aujourd'hui, de la chanson dite "à texte" à la chanson populaire (non moins authentique et engagée... même si moins écrite), plus tard encore, avec les slameurs du rap, nombreux sont les artistes qui ont convoqué la France au tribunal de son passé et de son présent. 

                    Seul Jean Ferrat tentera la synthèse, dressant un tableau que d'aucuns qualifieront d'équilibré et d'honnête de cette même France : 


                                   

     

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  • Que faire du cinéma de Bertrand Tavernier ?

     

    tavernier bertrand et le cinéma

    Tavernier par-ci, Tavernier par-là...

    Même France-Inter n'est pas en reste qui parle d'une "balade enchantée à travers le cinéma avec pour compagnon de route, le cinéaste Bertrand Tavernier." - ICI

    Le cinéma de Bertrand Tavernier (né 1941)-  réalisateur qui ne sera jamais un cinéaste à notre grand regret puisqu'il semble que ce soit difficile de faire sans lui... omniprésent dans les médias qu'il est -, a la fâcheuse habitude de s'écrire et de se déployer, là, sous nos yeux,  à gros, très gros traits... feutre et Stabilo rouge vif ; sans doute Tavernier craint que l'on rate son propos ; en effet, le cinéma de Tavernier est un cinéma à message ; du moins telle semble être son ambition.

                     Les films de Tavernier sont comme ses interventions : sur-écrits, sur-joués ; Tavernier n'est pas un sanguin, c'est un addict du pathos car tout est pathos et affects chez lui. 

                   Si Tavernier fait partie de ces réalisateurs qui ont commencé leur carrière comme critique.... - or, on savait la critique facile... du moins, plus facile que l'Art cinématographique - pour cette raison, il aurait vraiment dû se méfier car force est de constater que Tavernier n'a jamais compris que le cinéma c'est la révélation (dans le meilleur des cas : Tarkovski, Bergman...) et non la démonstration. Quant aux acteurs, tous devraient savoir qu'il ne faut jamais rien montrer ; il faut tout simplement "être".

                 Mais alors : que faire du cinéma de Bertrand Tavernier ? La réponse ne tardera pas : poubelle-3-c32b2.jpg

     

     

     

     

     

    1 - Dans la brume électrique (In the Electric Mist)- dans ce film de 2009, bien que bavard, il n'est pas sûr que le réalisateur ait su (et compris lui-même) le message qu'il a tenté de faire passer à nous pauvres spectateurs. Il est vrai que c'est tellement difficile d'avoir quelque chose à dire ; tout aussi difficile de savoir le dire... pour ne rien dire des cas où on pensait avoir quelque chose à dire.... à tort : n'ayant, dans les faits, rien à dire. Tavernier semble le candidat parfait pour ce genre de méprise.

     

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  • Un rap de patriote avec Tepa

     


     

     

                   "Le chant des partisans 2.0" 

                   

                Asselineau en voix off, clocher et cloches d'église, 403 Peugeot, drapeau tricolore...  c'est Tepa avec son rap de patriote.

     

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  • Frédéric Taddéï : le retour !

    Frédéric Taddeï démarre la semaine prochaine une émission quotidienne sur la chaîne russe RT.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Frédéric Taddeï démarre une émission quotidienne sur la chaîne russe RT - Russia Today : Interdit d'interdire à 19h du lundi au jeudi.

     


                                       

                    Evincé de la télévision, Taddeï fait face à France-Inter après l'annonce de sa venue sur RT - Russia Today.

    Ce jour-là, force est de reconnaître que Frédéric Taddeï se sera bien battu contre une "journaliste" entièrement dédiée à le discréditer sur un plan moral ( à défaut de pouvoir le discréditer sur un plan professionnel car ces gens-là ne renoncent jamais lorsqu'il est question de satisfaire les désirs de ceux qui paient leur salaire !) pour son arrivée sur Russia Today que l'on dit sous influence poutinienne.

    Même si sa réputation d'animateur télé qui n'a peur de rien ni de personne est largement usurpée, Taddeï et son engagement en faveur du débat, de tous les débats sur tous les sujets avec tous les intervenants compétents quels qu'ils soient, demeurent indispensables. 

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                      "Début septembre 2016. Retrouvailles entre Taddeï et Marc-Edouard Nabe. Ils ne s’étaient pas vus depuis janvier 2015. Nabe reproche à son ami d’avoir été assez timoré pour ne pas l’inviter pendant plusieurs années à « Ce soir ou jamais ! », jusqu’au fameux passage du 10 janvier 2014. Peu d’images, donc, mais beaucoup de son."

     

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  • Karl Marx : 3 manuscrits de 1844 ou quand le marxisme est un humanisme

     


              marx 3 manuscrits de 1844  Les trois manuscrits de 1844 sont les premiers écrits de Marx qui abordent l’économie politique – cette science du malheur. Il a alors 26 ans.

    Dans ces trois manuscrits, Marx n'aura de cesse de poser la question suivante à propos de cette "science"  : « Que fait-elle de l’homme ? » ; et plus encore : « Que fait-elle à l’homme ? » Il sera le premier des économistes à le faire (1), tout en prenant soin de dénoncer une économie politique qui, jusqu’alors, refusait de reconnaître l’aliénation dans le travail, ne voyant dans l’ouvrier, tout comme son employeur qui l’exploite sans vergogne, qu’une bête de somme.

    "L’inhumanité" des économistes aussi avérée vient du fait qu’ils travaillent une réalité économique considérée comme un absolu ; or, on ne critique pas un absolu, et seul importe l’évidence de ce qui nous est donné, la science économique se condamnant, par voie de conséquence,  à n’être jamais qu’une phénoménologie d’une réalité aliénée. Pour l’économiste sans conscience,  dans son discours idéologique, l’homme devient ce qu’il est dans la réalité de la société bourgeoise ; et rien d’autre.

    Et Marx d’opposer à cette paresse et à cette lâcheté de la pensée un verdict sans appel : « La communauté dont l’ouvrier est isolé est une communauté bien plus considérable que la communauté politique. La communauté dont l’isole son propre travail est sa vie même… la moralité humaine, l’activité humaine, les plaisirs humains, en un mot : tout l’être humain. »

    La classe ouvrière et sa condition incarneront pour Marx «la perte totale de l’homme ».

                     Plus aucun doute n’est alors permis : le marxisme est bel et bien un humanisme d’une force d’analyse compassionnelle sans précédent.



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    1 - Le premier parmi tous ceux qui l'avaient précédé : Smith, Mill, Ricardo. Notez que Charles Fourier n'était pas économiste mais philosophe.

     

     

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  • "Le Capital ": les Libéraux se rebiffent et répondent à Thomas Piketty


                               
                               

     

                   "Le Capital" best seller mondial de Thomas Piketti vendu à plus d'un million d'exemplaires, publié en 2013 aux éditions du Seuil, étudie la dynamique de la répartition des revenus et des patrimoines dans les pays développés depuis le XVIIIᵉ siècle. 


                               

     

                                          La réponse des Libéraux à l'ouvrage de Thomas Piketti : critique reposant principalement sur la contestation des chiffres  et du modèle théorique du travail présenté par l'auteur.

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  • Blanche Gardin : un humour pour rien ou pour si peu

     
     
                  De Blanche Gardin, nouvelle coqueluche féminine de la scène du rire, peut-on dire qu'elle est à l'humour chez les lectrices de "Elle" ce que JM Bigard est à l'humour chez celles de "Télé -7 jours" : un humour pour rien ou pour si peu ?
     
    Car, là où une grossièreté transgressive serait attendue ( à défaut d'un humour subversif d'activiste militante ; mais pour ça, encore faut-il être politisé ! ), c'est bien une trivialité vulgaire qui semble dominer : une faute impardonnable pour tout artiste, humoriste qui plus est, cette vulgarité qui est le plus souvent "de la grossièreté sans talent ni art".
     

                           
     
                   Privée de charisme ( aucune manière d'être ce qu'elle est... sinon dans " l'insignifiant" contrairement à disons.... une Foresti dont on peut penser ce que l'on voudra - n'empêche ! -, et dans les années 70-80... la remarquable Zouc), une mise en scène au panier (de son corps, de son visage... aucun accompagnement ni soutien de son texte excepté des bras qui brassent de l'air, maladroite), sans métier, difficile de ne pas voir chez Gardin la lycéenne de Terminale (privée de mecs dignes de ce nom ; par exemple : des mecs dont on n'aurait pas à se plaindre ; et de la pratique de la fellation non plus - 1),  occupée à faire rire ses copines pour compenser un manque d'audace relationnelle inter-sexe et d'aptitude et d'appétence pour les études ; une dissipée qui n'aurait toujours pas raccroché 20 ans plus tard ; rien de surprenant à cela cependant car, à faire l'intéressante, Gardin a tout simplement oublié de passer son BAC contrairement à ces mêmes copines qui, tout en couchant avec des mecs dignes de ce nom avec force fellation, n'ont pas raté cette épreuve déterminante par tout avenir académique.
     
    Humour sexué (préoccupations et points de vue féminins) - voire sexiste -, humour destiné à des femmes trentenaires (sans doute diplômées... même si d'universités médiocres, par opposition à la clientèle de caissières de supermarché de JM Bigard), se jugeant sûrement vigilantes et futées car conscientes bien que dépolitisées (2), Gardin est à l'humour ce que peut être un Philippe Katerine à la chanson ; et elle n'est pas la seule, lui non plus, hélas ; toute une génération aussi translucide que transparente qui n'a rien vécu, à qui l'on n'a rien donné à vivre non plus, et qui, par conséquent, n'a pour seule grille de lecture du monde et de son quotidien, qu'un nombril, un cordon ombilical mal sectionné gisant à portée de main dans une expérience de vie minuscule, sans profondeur ni hauteur ; d'où les thématiques abordés par tous ces humoristes sans histoire.
     
    Un vrai tour de force dans "l'inadéquat" cette nouvelle école du rire (majoritairement féminine) et de la chansonnette !
     
                    "Blanche Ariel Marie Gardin", c'est son nom ! Ou bien plutôt celui de ses parents. Ce qui confirme nos craintes : Gardin a rejoint le business-show (Pas de show si pas de business !) "en l'état" si l'on peut dire, brut de surcroît ; de sa chambre d'ado (attardée ?) à la scène : direct ! Sans transition, sans médiation, sans transformation (sans transmutation-transfiguration ?) et sans réflexion : qu'est-ce qu'un artiste ? Comment il se construit ? Qu'est-ce qui sépare l'artiste de son audience : celui ou celle qui fait et celle ou celui qui regarde faire ? Qu'est-ce que l'humour ? Qu'est-ce que le rire ? Sa finalité ? Son utilité ?
     
    Autant de questions qu'elle ne s'est jamais posée : ce constat est criant de vérité lorsqu'elle monte sur scène ; même si elle n'est pas la seule ; en effet, ils et elles sont des dizaines dans son cas ; ce qui en dit long sur leur ambition artistique à tous et sur ceux qui les pilotent.
     
    A ce sujet, Gardin ( et d'autres) pourra toujours se reporter à l'ouvrage suivant  : "Paradoxe sur le comédien" de Denis Diderot (ICI)
     
                             
     
                   ( de la part de Gardin on notera la lèche en faveur de ceux qui pensent que, bon an mal an, la liberté d'expression se porte bien  dans les médias dominants tout en apportant la contraction à ceux qui se plaignent d'une censure sans précédent dans ces mêmes médias (vidéo à 2.00) - au moins, Blanche sait-elle qui et quoi il faut craindre quand on veut faire son trou dans l'humour  ; on pourra néanmoins saluer sa petite pique à propos du cas "Polanski")
     
     
     
                    Culottée et transgressive Blanche Gardin ? En comparaison.. . un Gaspart Proust - autre humoriste politiquement-incorrect décidément très correct - pourrait paraître vraiment subversif dans le sens de : remise en cause de l'ordre établi, de tout l'ordre établi ; ce qui n'est pas le cas bien évidemment en ce qui concerne ce dernier : provocateur transgressif en pure perte pour tout le monde.
     
    Certes, on pourra objecter que Gardin aurait tort de bouder son succès ( un peu de notoriété et d'argent) : c'est vrai ! même si elle doit bien ignorer qu'elle entre dans la carrière avec un CDD en poche ; en effet, difficile de voir en Blanche Gardin entre autres, un potentiel laissant présager une longue carrière, pour ne rien dire de ceux qui font la pluie et le beau temps et qui décideront, un jour, qu'il est grand temps de passer à autre chose en ce qui concerne l'humour et les humoristes : on a pris, on jettera !
     
                      Rappelons toutefois que ce n'est pas la personne "Blanche Gardin née en telle année à tel endroit" qui est en cause mais ceux qui s'évertuent à nous faire croire que Blanche Gardin - et combien d'autres récemment ? -, c'est important : à savoir... Canal + qui, en 20 ans, a évacué l'intelligence, le courage et la subversion de toute ambition d'ordre humoristique. Canal +... l'humour merdique (dépolitisé et sans culture - les Nuls, Jamel Debouzze... humour collabo - 3 ) qui n'en finit pas de ruisseler sur deux générations...
     
    Merci pour l'odeur !
     
    Dans les faits, tous ces intervenants, leurs sketchs et autres chansons, n'auraient jamais dû quitter les chambres à coucher qui ont vus naître deux ou trois blagues pour les uns et deux accords de guitare pour les autres.
     
    Mais alors, qui les en a donc sortis, et pour quel dessein ?
     
    Les producteurs, les agents artistiques ne s'y sont pas trompés : ruiner à jamais tout esprit d'excellence et de courage au profit d'un projet qui aurait pour seule ambition : "Musique et rire mis à la portée de tous", public et artistes ?
     
    Il est vrai que cela fait 20 ans que l'on a autorisé le public à monter sur la scène... et pour quel résultat !
     
                       Si la jeunesse (même toute relative) est devenue un véritable naufrage et la vieillesse une calamité sociale et économique ingérable, pour toutes ces raisons qui en valent bien d'autres, Blanche Gardin, ses consoeurs et confrères (ainsi que leur public) sont plus un symptôme socio-culturel qu'un courant auquel l'on pourrait attribuer une quelconque valeur d'ordre artistique ! alors qu'il s'agit pour ces humoristes d'aller chercher dans le public une thérapie susceptibles de soigner les bobos de la petite enfance et de l'adolescence.... mais vingt ans après.
     
    Aussi, c'est bien un humour régressif qui nous est proposé ; un humour dépressif aussi qui rabaisse et vous rend plus faible encore ; un humour qui a pour seuls engagement... et position : celle du foetus suçant son pouce. Et c'est encore la même entreprise d'infantilisation qui se poursuit, et ce depuis les années 60 avec son consumérisme débilitant.
     
    Car enfin...
     
    Où est cet art qu'est le rire dans cette démarche de Gardin, consoeurs et confrères ? Parmi tous ces "comiques" où trouver un rire de résistance contre notre impuissance, un rire qui permet de reprendre la main et le pouvoir sur nos vies, où donc ? 
     
                      Tout comme pour la littérature ( Houellebecq), c'est la déprime, encore et toujours la déprime qui nous est servie. 
     
     
    1 - Gardin oublie de préciser que la vaste majorité des femmes sont incompétentes sur une fellation ; rien de surprenant puisque seules les prostituées savent y faire : normal, c'est leur métier. Pour ce qui est du cunilingus, même constat du côté des hommes : seules les lesbiennes sont compétentes pour des raisons évidentes.
     
    2 - A propos de son mini-sketch sur "la merde à la télé", Gardin se garde bien de mentionner les émissions, les producteurs et les animateurs concernés.
     
    En ce qui concerne son traitement des réfugiés, là encore Gardin se dégonfle : le politiquement-incorrect ne consiste pas à dénoncer la xénophobie mais ceux qui sont responsables de la destruction de toute une région (depuis 2001) avec pour conséquence des millions de morts et de déplacés : Bush junior, Obama, Cameron et Sarkozy (Afghanistan, Irak, Syrie et Libye) pour le plus grand bénéfice de trois Etats voyous : USA, Israël et Arabie Saoudite.
     
                    "Allez, encore un effort Blanche : t'y est presque ! Mais ça va vite tanguer si tu t'y mets sérieusement ! j'espère que t'as le pied marin."
     
     
    3 - Debouzze qui dans ses sketchs n'a pas cessé d'incarner le petit beur menteur, voleur et inculte : merci pour eux !
     
     
     
                                             
                                                                             L'admirable Zouc
     
     
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  • Homme et femme, assurément !

     

                      A l'heure des "Etudes sur le genre" (gender studies), travaillant notamment sur la construction sociale des stéréotypes associés au genre... un autre regard est proposé ; un regard beaucoup moins polémique puisqu'il prend en compte... devenez quoi ? La réalité : cette expérience subjective aussi têtue qu'indépassable.

     

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                       Les hommes existent bien et les femmes aussi !

                      Ceux qui nous le rappellent sont ceux qui, nés "homme", n’ont qu’un désir : être femme ; et celles qui, nées "femme", n’ont qu’un souhait : devenir homme.

    Il suffit de se pencher sur leur souffrance à tous, souffrance de corps et d’esprit,  jusqu’à se donner la mort parfois, même après une opération et un changement d’état civil, pour réaliser à quel point un homme est "homme" au masculin tout simplement parce qu’il ne lui viendrait pas à l’idée de souhaiter être une femme, et la femme… être un homme, en l'absence d'un appel intérieur, voire... d'un cri, d'une exigence incompressible pareille à une douleur insoutenable.


                    
    Les hommes existent bien et les femmes aussi !

                     Curieusement, ce n’est pas la norme qui confirme cet état de fait mais bien plutôt la rupture avec cette norme qui nous guide, nous tire et nous ramène vers cette loi d’une nature décidément têtue et dictatoriale qui plonge dans le désespoir celles et ceux qu’elle maltraite injustement ; une nature qu’il serait néanmoins vain de dissocier de la culture car enfin...  un transsexuel n'est-il pas autant guidé par la nature que par la culture ? Celle d'une civilisation auquelle il appartient et qui lui aura permis d'identifier le mal qui le ronge ainsi que la possibilité d'une remise en cause souvent impensable aujourd'hui encore sous d’autres tropiques ; remise en cause qui prendra pour cible une naissance qui, pour tout le monde, bafoue la liberté puisqu'on ne choisit pas "son sexe", et qui, pour quelques uns, est à l'origine d'une bévue qui frise la bavure, la nature demeurant la seule responsable.

                     Qu’il soit alors simplement permis à chaque être humain d’être ce qu’il doit être et qui il doit être pour se tenir debout, fier et digne ! Même si on ira jusqu'à lui conseiller, s'il appartient à une minorité, d'éviter de s'attaquer frontalement à une majorité (1) sans pitié à l’endroit de ceux qui osent semer le doute quant au bien-fondé d'une arrogance qui n'est, le plus souvent, que le fruit d’une ignorance doublée d'une intolérance et d’un manque de compassion irrémissibles.

                     La vérité est un mille-feuilles, et rares sont ceux qui demandent du rab car, avec elle, on est très vite rassasiés.

     

    1 - La stratégie qui consiste à conspuer la majorité afin de parvenir à trouver sa place en tant que minorité - et plus encore si cette minorité est privée de tout prestige et d'influence -, est une erreur que cette majorité fait payer très cher à quiconque s'obstine à vouloir la discréditer ; quant au choix d'une posture victimaire, déjà très sollicitée sans relâche, il semblerait que l'on ait épuisé chez cette majorité toute l'attention compassionnelle dont elle est humainement capable ; il ne restera alors plus que quelques miettes qui combleront difficilement toute espèce d'appétit, pantagruélique de surcroît, de commisération générale pour une cause qui, pourtant, en vaut bien d'autres.

     

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                           Une version de "Comme ils disent" de Charles Aznavour par le transformer de langue anglaise : Lola Lasagne

     

    Homme d'hier, femme d'aujourd'hui

    « Dites-moi : vous avez été un homme, et puis, vous vous êtes fait opérer ; maintenant que vous êtes une femme, comment ça se présente pour vous ?

    - Je ne me suis jamais sentie aussi seule. J'étais déjà pas très entourée quand j‘étais travesti, mais là, vraiment c'est le désert. La communauté homo me rejette. Quant à moi, je n'ai plus besoin d'elle maintenant que je ne suis plus pédé. Après mon opération, j'ai quitté Kévin. J'avais pas envie qu'il couche avec moi comme on couche avec une bête curieuse.

    - Je pensais à une chose : vous avez été hétéro. Ensuite, vous avez été homo et puis, travesti. Aujourd‘hui, vous êtes une femme et donc, vous êtes à nouveau hétéro. C‘est ça, non ?

    - Le jour où je me suis fait opérer, j'ai gagné en cohérence vis à vis de moi-même, c'est sûr. Mais ce que j'ai gagné d'un côté, je l'ai perdu de l'autre. Aux yeux de la société, je suis quoi ? Un homo, un hétéro, un travesti, un transsexuel ou bien... une femme ? Quand je couche avec un homme, qui suis-je aux yeux de la société ? Et puis, l'homme qui couche avec moi, qui est-il ? Et moi, qui suis-je si je ne sais pas qui est celui qui couche avec moi et pourquoi il couche avec moi cet homme qui ne sait pas lui-même. Il s'agit peut-être d'un excentrique... ou bien, d'un simple curieux. Moi, je suis sûre d'une chose : je suis une femme ! Quand je vivais avec Jacqueline, nous formions aux yeux de la société un couple hétéro : Jacqueline couchait avec moi parce que j'étais un homme. Quand je l'ai quittée pour vivre avec Kévin, aux yeux de la société, j'étais pédé ; Kévin était pédé et on nous reconnaissait comme un couple de pédés. Mais avec Kévin et... tout au fond de moi, je savais que cette situation était provisoire parce que moi seule, je savais qui je voulais être. Et maintenant voilà que je suis une femme ! Bien qu'on ne me considère pas comme telle, et même si... quand je couche avec un homme, eh bien cet homme, je le désire comme peut le désirer une femme. Mais cet homme, couche-t-il avec moi parce que je suis une femme ? Dans ce cas, pourquoi ne couche-t-il pas avec une femme qui l'a toujours été... femme ? Que vient-il chercher chez-moi ? Vient-il chercher un transsexuel parce qu'à ses yeux et aux yeux de la société je ne serai jamais vraiment une femme ? C'est vrai, je ne peux pas avoir d'enfants. Mais est-ce à dire que les femmes stériles ne sont pas des femmes ? Dites-moi ! Soyez honnête ! Vous... vous coucheriez avec moi... comme un homme couche avec une femme ?

    - En ce moment j'ai pas trop la tête à ça.

    - Le doute s'est installé en moi : le doute vis à vis des autres. Et ce doute, je ne parviens plus à m'en débarrasser. J'ai commencé hétéro, ensuite j'ai été homo puis travesti puis transsexuel disons ; après mon opération, enfin femme, j'ai cru réintégrer la communauté hétéro. Mais aux yeux de la société, j'ai perdu en cohérence, car cette société ne me considèrera jamais comme une femme. Demandez donc à celles qui le sont depuis leur naissance ! Demandez-leur et vous verrez ! Le doute, encore le doute. Oui, le doute en ce qui concerne mes partenaires. Je ne saurai jamais vraiment si l'homme qui couche avec moi me désire en tant que femme ; il se peut qu'il veuille me flatter en me reconnaissant comme telle. Mais lui dans son for intérieur, il sait pourquoi il couche avec moi, et pire encore, il ne le sait peut-être pas. Tout ce qu'il sait c'est qu'il me désire. Mais il peut très bien s'agir d'un hétéro qui veut savoir l'effet que ça fait de coucher avec un transsexuel : un curieux, quoi ! Il me regarde peut-être comme une forme... comme une espèce hybride.

    - Ne leur dites rien : "Ni vu ni connu" genre...

    - Tôt ou tard, il le faudra bien. Alors, aujourd'hui je ne sais plus ce qu'on vient chercher chez-moi. Vous voyez ! Le doute, encore le doute ! A quoi bon être qui on souhaite si tout autour de vous, tout contrarie et déforme l'image que vous avez de vous-même ! Alors, est-ce qu'il est plus important d'accepter d'être ce que les gens veulent que vous soyez, quitte à ne plus être ce que vous souhaitez être, ou bien, est-il plus important d'être ce que vous êtes réellement et même, si vous devez en souffrir ? Et puis, on peut toujours s'obstiner mais sait-on jamais qui on est et ce qu'on doit être et ce qu'il faudrait être ? Et les autres, ils peuvent toujours s'acharner contre vous mais savent-ils réellement ce qu'ils souhaitent ? Eux-mêmes, savent-ils réellement qui je dois être et qui ils sont ? C'est comme un combat. A la fin quelqu'un doit céder. J'imagine qu'il doit toujours y avoir un vainqueur et un vaincu ! Si je renonce à lutter, est-ce que je continuerai de souffrir ? Et si je m'obstine, cette souffrance aura-t-elle une fin ? C'est moi qui ai tout à perdre dans cette affaire. Alors, pourquoi ne me laisseraient-ils pas gagner ? Ils ne perdent rien sinon quelques préjugés. Mais... j'ai peu d'espoir : où est ma cohérence si je suis la seule à pouvoir l'expliquer cette cohérence... à l'intérieur... cohérence qui m'est refusée à l'extérieur ? Car à leurs yeux, je n'ai pas de sens ! Mais alors, comment vit-on dans ces conditions ? Aujourd'hui, je ne peux plus faire marche arrière. Je me suis fait couper... eh oui ! plus de zizi... plus rien ! Ma condition est irréversible et ce mal est donc incurable. Est-ce que j'ai bien fait d'aller jusqu'à l'opération ? Parce que... aujourd'hui, je suis là, plantée sur mes talons, femme mais seule et inutile. Quand j'y pense ! Tous ces efforts, en vain. Cette lutte acharnée, toutes ces années ! Cette lutte pour rien. »  

     

    Extrait du titre : "Paroles d'hommes" - chapitre 4 - Copyright Serge ULESKI. Tous droits réservés

     

     

                      Documentaire de Ginger Force : "Un pavé dans la mare" - chaîne youtube : ICI


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  • M comme Malédiction

     

    To the memory of an angel...

     

    A la mémoire de Béatrice Athévain

     

             Et alors qu'on ne lui avait rien demandé (et ses enfants non plus - leur père s'étant fait la belle, lui qui n'avait aucun goût pour tout ce qui touchait de près ou de loin à la littérature - il ne lisait... ou plutôt, il ne regardait... que de la BD), en une quinzaine d'années, Béatrice aura tout sacrifié à l'écriture avant de tirer sa révérence.

    Son oeuvre ?

    Un ouvrage retenu par un éditeur dans les années 90 "Fragments, interstices et incises" (oui, je sais ! Le titre ne lui aura été d'aucun secours) ; éditeur qui... depuis, a mis la clé sous la porte ; et six titres restés à ce jour inédits et... introuvables - ce qui n'arrange rien.

    Existent-ils ? N'existent-ils pas ces inédits ? Ont-ils été détruits par son auteur juste avant qu'elle ne décide de... ?

    Affaire à suivre... pour peu qu'il y ait des volontaires.

     

    ***

     

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              Ce billet est aussi dédié à tous les obsessionnels compulsifs de l'écriture. 

     

     

             Ils ne se déplacent jamais sans un stylo et un carnet ; leur hantise : se trouver dans l'impossibilité de pouvoir noter une idée, une phrase, un mot ; et de ce fait : les oublier.

    Une peur panique pareille à une phobie : plutôt mourir que de courir ce risque !

     

                   Mais... comment taire cette voix qui hurle à l’intérieur, ou bien qui chuchote ? Cette voix qui ne vous lâche pas jusqu’au moment où n’y tenant plus, on sort un carnet pour noter à la hâte trois mots, dix lignes, tout en sachant que l‘on y reviendra cent fois, mille fois, et que ce n’est que le début d’un travail harassant.

    Ils ne vivent que pour elle, tous ces don Quichotte de la littérature,  y retournant sans cesse, et n’y trouvant qu’un soulagement, qu’une libération bien éphémère.

    Après toutes ces années, qui ne chercherait pas à lui échapper, même pour un temps ? Qui ne serait pas tenté d’apprendre à l’ignorer ou bien, à contrôler son débit, et même, pouvoir faire “comme si de rien n’était”, comme si cette voix n’était pas là... cette voix qui, sans relâche vous force, et vous pousse jusqu'à ce que vous lui cédiez et qu’elle s’apaise en vous en attendant la prochaine fois, la prochaine heure ?

    Tous vous le confirmeront : une malédiction cette voix pour laquelle ils ont tout sacrifié ; un supplice qui absorbe, qui recouvre tout, qui vous prend tout et qui ne vous rend rien.

    Maudits ils sont !

     

                      Mais alors... qui les délivrera de cette malédiction qu'ils portent en eux comme une brûlure ?

     

     

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    Photos : M le Maudit, film de Fritz Lang de 1931

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  • Pair, impasse et manque

     

             Rien à faire ! Non ! Vraiment ! Pas moyen d'échapper à l'Autre ! Il est nos moindres gestes. Il est ce qu'on n'osait plus être ou bien, ce qu'on ne soupçonnait pas. Il est celui par qui le scandale arrive cet Autre qui nous mine car, il est la liberté qu'on se refuse à soi-même dans l'espoir qu'il en fasse de même. Passe-droit, il aura tous les devoirs de notre charge. Impulsion du matin, insomnie du soir, il est toutes nos craintes, aussi irraisonnées soient-elles. Par son absence, il est tous les reflets devant le miroir. Il est toutes nos humeurs. Il est celui qu'on chérit le plus au monde et celui qu'on maudit quand impitoyablement, le manque nous gratifie d'un doute insupportable car il est la peur ! Oui ! La peur ! Quand de le perdre, on a peur et puis, peur encore... peur qu'il ne s'égare et qu'il oublie de rebrousser chemin et ce faisant, qu'il nous oublie à jamais car, on n'en sort pas. Non ! L'Autre, c'est l'enclos, la barrière et le dernier horizon. Il nous prive de toute issue. Après lui, le précipice ! Brisé, démembré, disloqué, en miettes inconsolables ! Volets fermés, rideaux tirés, porte verrouillée, il est la suffocation et la panique dans un espace qui se réduit à quatre murs et un plafond. Un ravage cet Autre ! Un cauchemar torrentiel son absence dont la rage et l'irréductibilité absolue de sa force vous terrifient et charrient des flots d'images avec pour seul thème récurrent le manque, encore le manque et la peur de ne jamais pouvoir le combler ce manque insondable, qui vous aveugle et vous pousse au vertige.

    Et c'est alors qu'elle a pensé : "Un lit ! Vite ! Un lit !" Sa vie et tous les empires de tous les sens contre un lit ! Un lit pour s'y retrouver seule avant de l'y retrouver et donner libre cours à une nouvelle tentative héroïque de survie et ne pas... surtout pas, sombrer dans la folie du manque.

    Un lit ! Vite ! un lit pour y faire le lit de retrouvailles fantasmées jusqu'à la déraison et s'empresser de le rêver... lui, encore et toujours ! Se lover dans son souvenir, le cajoler, le contempler béate et puis, l'écouter et lui parler aussi. Plus qu'un lit, son dernier refuge d'une urgence absolue dans lequel elle ira chercher un apaisement et un soulagement qui viendront résorber les hématomes d'un quotidien qui... pour ne pas l'épargner, invente sans cesse de nouvelles exigences, de nouveaux devoirs ; ecchymoses d'une existence dont elle ne retire rien faute de pouvoir en extraire quoi que ce soit qui en vaille la peine, sinon, les restes qu'on voudra bien lui laisser : miettes d'accalmie et de bonheur.

    Vite ! La chambre et puis, un lit avant l'arrivée de cet intrus insupportable dont la présence, même passive vous révolte et vous indigne. Une gêne haïssable la venue de ce conjoint. Bien plus encore... un viol, cette présence dans ce lit qu'elle avait cru pouvoir destiner à la remémoration de leur dernière rencontre : regards, paroles, gestes, sourires, éclats de voix, rires, gémissements, pleurs et puis, le silence quand tout est dit, lui à ses côtés comme une unique et dernière assurance contre la désespérance, toute peur maîtrisée, tout danger écarté, apaisée.

    Un lit mais… une porte aussi ! Dernier rempart ! Forteresse de son désir de ne plus rien voir et de ne plus rien entendre. Ah ! Cette porte que l'on ouvre pour mieux la refermer sur un monde qui a la prétention de vous faire oublier une raison d'être et de demeurer enjouée et debout envers et contre tous. Un monde étouffant d'inutilité et d'agitations incompréhensibles, à la longue... devenues étrangères, incongrues ; une vie aux responsabilités épuisantes, aux contraintes stériles et sans équivalence et sans réciprocité : un fardeau indigne cette vie !

    Oui ! Un lit et une porte pour ne plus entendre cette voix qui gronde sans raison et qui porte au delà des murs de ce foyer guerrier toute l'étendue d'une autorité dont l'exercice imbécile et veule achève de vous faire désespérer de tout, et de soi-même. Jappements inconséquents, aboiements indistincts et assommants ; ceux d'un chien face au danger qui se retire et qui n'avait de menace que l'idée que s'en faisait cet animal ; mille injonctions aux motifs inavouables d'intolérance et d'égoïsme ; intarissables de prétextes, ces injonctions qui viennent une nouvelle fois signifier à cette humanité maintenant inconsolable, eh bien, que rien ne saurait justifier l'éventualité de la menace d'une tentative de rébellion.

    Oui ! Une porte et puis, un lit. Un lit pour y trouver enfin le sommeil et poursuivre en rêve le grand récit de leurs rencontres, après y avoir pleuré toutes les larmes dont notre humanité est capable quand tout la heurte, la blesse, face à cette vie qui lui refuse un destin juste et enviable.

    Et encore un lit mais... pour y prier aussi... quand elle ne pourra plus le quitter ce lit, vaincue au terme d'une résistance farouche, terrassée par l'immensité de la tâche qui l'attend... au pied et au saut de ce même lit, et derrière cette porte, incapable de retrousser ses manches et de revêtir le tablier d'un laminoir haïssable qui a raison et vient à bout de tous les entêtements aussi légitimes soient-ils.

    Un lit pour y prier qu'il ne devienne jamais sa tombe ; une tombe au marbre noir et lourd d'une défaite que d'aucuns jugeront... sans gloire et sans honneur.

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    Extrait du titre : " Cinq ans, cinq nuits"

    A propos de l'ouvrage... cliquez Cinq ans, cinq nuits

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