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Zemmour à France Culture chez Finkielkraut… enfin la consécration !

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Zemmour était l'invité de Finkielkraut sur France Culture ce samedi 17 novembre 2018...

Zemmour et sa réhabilitation du Pétain de la Seconde guerre mondiale… Pétain et sa « Révolution nationale »...

Un Zemmour qui, lors de son intervention, choisira volontairement et sans gêne, de débarrasser la politique de la morale ; en effet, pour Zemmour, Bismarck et Hitler, c’est la même Allemagne ; Pétain et de Gaulle, la même France - feignant perfidement de penser qu’il est vain et sans objet d’interroger la nature du projet politique, voire civilisationnel, des uns et des autres.

Derrière Bismarck, il y a Goethe... (le sommet de la culture européenne du 18è et du 19è siècles) ; derrière Hitler un projet racialiste a-humaniste et un ramassis de sociopathes meurtriers.

Derrière Pétain à l'ego sénile, une "Révolution nationale de la haine" conduite par des crapules et une milice d'assassins. 

Zemmour le sait parfaitement. Il n’ignore rien.  

Plus hypocrite (faux-cul) comme approche et comme pré-supposé... vous ne trouverez pas ! Zemmour avançant masqué... même si plus loin, dans ce billet, on saura lever ce masque. 

               Mais alors, face à un tel parti-pris, quelles peuvent bien être les motivations réelles de Zemmour ? En d’autres termes : pourquoi Zemmour a-t-il besoin de penser ce qu’il pense et de l’afficher en public avec autant de détermination ? Et puis aussi  : pourquoi Zemmour souhaite nous faire croire qu’il pense ce qu’il dit ?

Un Zemmour pour lequel, en définitive, seule la France qui signera et gérera l’Armistice, la France de Vichy, trouve grâce à ses yeux en ce qui concerne tout le 20è siècle.

              Certes, depuis quelques années, il semblerait que Zemmour n’ait qu’un projet : faire payer à ceux qui ont « dirigé »  la France, des années 30 à aujourd’hui ( excluant au passage les hommes de la France de Vichy, de Pétain à Laval en passant par Doriot), leurs choix politiques suivants - de toute la classe politique à l’exception du FN; à savoir : le recul du Catholicisme (dont la mission devrait aujourd'hui consister à peser de tout son poids sur l’influence de l’Islam sur la société Française, selon Zemmour et ses acolytes :  E. Lévy de Causeur et d'autres), la figure de Gaulle chef d'une Résistance héroïque au rôle centrale dans la libération de la France, la fin de l’Empire, la décolonisation, la défaite de l’OAS, l’immigration et le regroupement familiale, la prise de pouvoir de l’ U.E et de sa Commission, le refus d’une communauté musulmane bouc-émissaire par la condamnation de l’Islamophobie, l'influence de la communauté juive ashkénaze mondialiste (mondialisation qui signe l’arrêt de mort des Nations et du contrôle des frontières – de Attali à Soros ), un PS passé maître dans l’instrumentalisation de l’antiracisme - et par voie de conséquence, l’instrumentation du racisme (avant la volte-face antimusulmane et anti-anti-raciste d’un Manuel Valls) -, et enfin : la promotion de la parole féministe…

Et c’est là, sans doute, toute l’histoire de Zemmour et de sa communauté qui nous est contée : l'expatriation-expropriation du Maghreb (l'Algérie en ce qui le concerne), une fois l’Empire démantelé.

 

                    Aussi, avec Zemmour, journaliste-essayiste, jamais l’analyse suivante ne s’est autant vérifiée : nos partis-pris ( à ne pas confondre avec la pensée) ont pour origine nos affects ; on trouvera donc toujours des affects au départ de tout parti-pris. Prendre parti c'est tremper ses affects dans sa propre histoire. Arguments, détestations... pour cette raison,  jamais les interventions de Zemmour, ses provocations, ses polémiques, n’auront été autant la manifestation par excellence de son histoire ; jamais les affects n'auront autant déterminé son parcours, donnant raison à la théorie suivante : sans affect, aucun parti-pris n'est possible car ce ne sont pas les idées qui mènent le monde mais bien plutôt l'histoire - la petite et la grande histoire, individuelle et collective -, et les affects s'y rapportant.

Pas d’engagement puissant et total, irréversible dont les fondements ne nous touchent de plein fouet donc.

Parti pris qui enlève à Zemmour tout espoir d’être un jour considéré comme un intellectuel, ce dernier demeure par excellence, l’homme du ressentiment historique : celui des vaincus car, tout Zemmour renvoie à ses origines et à l’histoire coloniale et dé-coloniale de la France.

 

                 Inutile de se voiler la face : le moteur de Zemmour, ce qui le meut,  demeure plus que jamais la haine de l’Arabe, de l’Africain, du Musulman et de tous ceux qu’il tient pour responsables  du déclin d’un pays jadis conquérant ( notamment sur les plus faibles !), ainsi que  le deuil impossible de la fin de la domination de la ce pays nommé la France, sur une partie du monde - Maghreb et Afrique noire en particulier en ce qui concerne les préoccupations de Zemmour ; domination qui permettait de soumettre (et de priver de droits et de citoyenneté) , toutes les populations précitées ; populations qui auraient alors été privées de toute influence et de toute représentation ; populations corvéables à merci (1).

Tous les lecteurs-suiveurs et tous les membres du fan-club de Zemmour partagent cette analyse et cette aversion à l'égard de ces populations. 

Pour cette raison, on peut rappeler encore une fois que Zemmour, au fond, tout au fond, ce n'est jamais que la continuation de la guerre d’Algérie par d’autres moyens. Aussi, c’est bien sur notre République des années 30 à aujourd’hui, que Zemmour n'a de cesse de cracher, faute de perspectives politiques permettant de mettre un terme définitif à cette France-là ; un Zemmour vaincu de l’histoire, qui n’a trouvé qu'un seul exutoire à titre de consolation, et bien qu'il demeure dans les faits inconsolable :  opposer aux bien-pensants, à la caste politico-médiatico-économique d'une France sans plus d'Empire, sans plus d'influence... « la France de Vichy » qui, à ses yeux, réunissait toutes les qualités requises et toutes les vertus : en effet, la "Révolution nationale" de Pétain consistait à réhabiliter le Catholicisme, à cantonner les femmes dans un rôle de génitrice pour repeupler la France, faire la guerre au communisme et au gaullisme ainsi qu'à la composante juive au sein de ces deux familles politiques, même si Zemmour oublie au passage la perte totale sous le régime de Vichy et la collaboration, de souveraineté et du pouvoir de décision de ce pays dont il chérie tant la grandeur passée, car, c'est à mots à peine couverts que Zemmour souhaite nous faire comprendre ceci : « Finalement, il aurait mieux valu Hitler et la Révolution nationale de Pétain que de Gaulle, Churchill, l'intervention américaine, la perte de l’Empire et l’immigration arabe et africaine ; musulmane de surcroît. »

Puis cette dernière surenchère : « De tout temps, l’occupant a tous les droits  : se servir, violer, torturer, tuer et anéantir. Les Allemands n’étaient pas pires que tous ceux qui les ont précédés dans l’Histoire ».

Est-ce Zemmour qui fait du Desproges mais... au premier degré, sans la saveur de la transgression et de l'humour noir ?

Faut bien dire que Zemmour, ç’a toujours été le collège qui fait la leçon au lycée, et ce n’est pas parce qu’il a été bon élève jusqu’au bac qu’il faut le prendre au sérieux d’autant plus que, c’est sûr, là, l’essayiste est à fond et à bout sans doute aussi ; à bout de course ; il ne peut pas faire plus, ne peut pas faire pire ; Zemmour porte l’estocade tout en feignant d’ignorer le droit, les conventions internationales – les notions de crime de guerre, crime contre l’humanité, les tribunaux internationaux pour en juger -  d’autant plus que dans ces conditions (Hitler, Pétain et Mussolini prenant le contrôle de l’Europe) , Zemmour et sa petite famille auraient pu compter, au mieux, sur un statut « d’esclaves » ;  au pire : tous les Zemmour seraient passés à la trappe  car ces « leaders admirables » se seraient assurés,  après l’avoir rencontré à sa  demande  ( Zemmour : « Bonjour Messieurs Goebbels  et Eichmann, j’aime beaucoup ce que vous faites ! ») qu’ils ne ratent pas le train de 18H en partance pour l’Est..  

Parce que les affects sont bien plus forts que la raison ou la prudence, là c'est bien le masque de Zemmour qui tombe ; un Zemmour qui n'hésite pas à se saborder, sans grand risque néanmoins puisque cet individu jouit d'une impunité morale quasi totale ( après avoir insulté des années durant chez Ruquiez et le service public, les radios nationales privées et la presse, les minorités maghrébines et africaines) : en cela, il est bien un homme de son temps ; celui d'une France qui se couche devant Zemmour et ses soutiens ; d'où le tapis rouge déroulé et la tribune que France Culture lui a offert ce samedi-ci. 

 

               Plus qu’un seul projet pour Zemmour : prendre à contre-pied Républicains et démocrates partisans de cette France responsable de tous ses maux de tête à lui, Eric Zemmour, de toutes ses nuits sans sommeil, de ses obsessions, les siennes et celles de sa communauté séfarade (2).

Même si l’effet recherché est clair (choquer !),  les interventions, le positionnement de Zemmour n’ont rien de rationnels ; pathos, affects, une grande partie de ses arguments et de ses interprétations de l’Histoire repose sur l’embrouillamini suivant  :  uchronie, anachronisme, archaïsme et une dose de politique-fantasme, le tout supposé pallier son impuissance et son indigence intellectuelles par une irrationalité paroxystique bien que « encore contrôlée médiatiquement »,  à l’origine de laquelle on trouvera un ressentiment qui croît année après année, maintenant difficilement gérable car  Zemmour ne sait plus que faire de ce ressentiment et de son racisme qui le dévorent un peu plus chaque jour  ; son racisme et la haine de cette France qui n’a pas su rester en Algérie ; cette France qui a commis « le crime inexpiable d’accueillir des millions d’Arabes et de Musulmans »… cette France haïssable.

Car enfin, on est en droit de s'interroger : quelles pouvaient bien être les affinités cuturelles d’un Zemmour originaire du Maghreb ( à l'exception de l'anti-gaullisme ; et l'anti-féminisme : machisme méditerranéen archaïque oblige !), avec l’Action française, le Catholicisme, l'anti-communisme, et puis enfin, ironie suprême : une haine qui a pour cible l'élite juive ashkénaze dite alors "cosmopolique", aujourd'hui mondialiste (3) ?

             Ne cherchons pas plus loin : décidément, le ressentiment et le racisme demeurent un moteur d’une puissance redoutable ; ces derniers peuvent emprunter des voies surprenantes mais pas impénétrables pour autant ! 

 

 

1 - Les minorités maghrébines des années 60 et 70 : invisibles et silencieuses, occupées à creuser des trous au marteau piqueur.

2  - On ne manquera pas de noter le fait suivant - fait certifié : Zemmour est très soutenu, apprécié, encouragé par cette communauté juive maghrébine - les jeunes en particulier ; jeunes et déjà bornés au sein d'une culture qui ne connait pas l'auto-critique ; petits soldats sionistes de salon - entre deux séries américaines débilitantes -, revanchards et haineux contre tout ce qui ressemble à un Musulman ou à un Arabe et leurs soutiens traditionnels de gauche :  "Merci papa, merci maman !"

Qui a dit que les traditions se perdaient car les filles et fils n’ont jamais autant ressemblé à leurs parents !

3 - Le racisme et un soutien indéfectible à Israël jusqu’au suicide moral sont en train de « ronger » de l’intérieur la communauté juive de France ; comparé au passé (l’avant Seconde guerre mondiale principalement)  jamais le niveau n’a été aussi bas intellectuellement. Jugez plutôt : Finkielkraut, BHL, Attali (qui ne sert à rien sinon son ego imbécile et surdimensionné), Bruel, Enrico Mathias et Hanouna.

Israël, ça rend bête et méchant. 

Et comme cela ne suffit pas : cette communauté est en train de se déchirer entre les Zemmour et les Attali :

  • Le Juif national-sioniste (principalement séfarade : Juifs maghrébins du magazine Causeur) qui a pour modèle de société Israël ; non pas l’Israël de la gay-pride et de Tel-Aviv mais l’Israël de la colonisation, de l’apartheid et des bombardements des populations palestiniennes si elles ne se tiennent pas tranquilles...
  • Le juif sioniste immigrationniste et internationaliste que Zemmour exècre : Attali et Soros.

 

Ces deux courants savent néanmoins se réconcilier (n’en doutons pas un seul instant : Finkielkraut, Attali, Zemmour, les deux Lévy  - homme et femme...) non seulement autour du racisme anti-arabe, anti-musulman et anti-africain mais aussi à propos de la question israélienne -  pays hors la loi qui prospère sur le dos de centaines de milliers de Palestiniens vaincus, humiliés, méprisés, occupés et assassinés, le plus souvent, en toute impunité.

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Pour prolonger, cliquez : Zemmour, E. Lévy, Finkielkraut and co

 

 

 

Lien permanent Catégories : Israël en France : E. Lévy, BHL, val, valls, Zemmo 0 commentaire

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