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  • Antonin Artaud par Colette Magny : confessions

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    .                  Mort au monde... Antonin Artaud nous revient plus vivant que jamais avec ce texte lu par Colette Magny *

     

    Artaud, la voix de l'anti-psychiatrie ?

     

                  "... Je dis ce que j'ai vu et ce que je crois ; et qui dira que je n'ai pas vu ce que j'ai vu, je lui déchire maintenant la tête. Car je suis une irrémissible Brute, et il en sera ainsi jusqu'à ce que le Temps ne soit plus le Temps.

    Ni le Ciel ni l'Enfer, s'ils existent, ne peuvent rien contre cette brutalité qu'ils m'ont imposée, peut-être pour que je les serve… Qui sait ? En tout cas, pour m'en déchirer.

    Ce qui est, je le vois avec certitude. Ce qui n'est pas, je le ferai, si je le dois. Voilà longtemps que j'ai senti le Vide, mais que j'ai refusé de me jeter dans le Vide. J'ai été lâche comme tout ce que je vois. Quand j'ai cru que je refusais ce monde, je sais maintenant que je refusais le Vide. Car je sais que ce monde n'est pas et je sais comment il n'est pas. Ce dont j'ai souffert jusqu'ici, c'est d'avoir refusé le Vide. Le Vide qui était déjà en moi.

    Je sais qu'on a voulu m'éclairer par le Vide et que j'ai refusé de me laisser éclairer. Si l'on a fait de moi un bûcher, c'était pour me guérir d'être au monde. Et le monde m'a tout enlevé. J'ai lutté pour essayer d'exister, pour essayer de consentir aux formes (à toutes les formes) dont la délirante illusion d'être au monde a revêtu la réalité.

    Je ne veux plus être un Illusionné. Mort au monde ; à ce qui fait pour tous les autres le monde, tombé enfin, tombé, monté dans ce vide que je refusais, j'ai un corps qui subit le monde, et dégorge la réalité. J'ai assez de ce mouvement de lune qui me fait appeler ce que je refuse et refuser ce que j'ai appelé.

    Il faut finir. Il faut enfin trancher avec ce monde qu'un Être en moi, cet Être que je ne peux plus appeler, puisque s'il vient je tombe dans le Vide, cet Être a toujours refusé. C'est fait. Je suis vraiment tombé dans le Vide depuis que tout, - de ce qui fait ce monde, - vient d'achever de me désespérer. Car on ne sait que l'on n'est plus au monde que quand on voit qu'il vous a bien quitté.

    Morts, les autres ne sont pas séparés : ils tournent encore autour de leurs cadavres, et je sais comment les morts tournent autour de leurs cadavres depuis exactement trente-trois Siècles que mon Double n'a cessé de tourner.

    Or, n'étant plus je vois ce qui est. Je me suis vraiment identifié avec cet Être, cet Être qui a cessé d'exister. Et cet Être m'a tout révélé. Je le savais, mais je ne pouvais pas le dire, et si je peux commencer à le dire, c'est que j'ai quitté la réalité..."            

      

           Une pensée pour tous ceux qui se savent séparés d'eux-mêmes dans leur relation avec le monde ; monde que l'on ne peut décidément pas refuser d'habiter, volontairement ou bien comme contraint par un envoûtement aujourd'hui encore mystérieux (et la schizophrénie est un tel envoûtement, une telle maladie)... qu'au prix d'un énorme préjudice à soi-même.

             A leur famille aussi.

     

     


    * Une Collette Magny qui a pu, à un moment de sa vie, se sentir, elle aussi, comme... séparée.

     

     

    Spleen - Charles Baudelaire (1821 - 1867)


                          A Pierre.

     

     

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  • Beethoven : un compositeur en crue

                       Qu'il soit dit en passant ce qui suit :

                      Science et Art, la musique dite classique (musique écrite, lu et interprétée), c'est de la dialectique... dialectique et rhétorique musicales s'entend.

                      Musique-argument, musique-raisonnement, musique dite savante dont il faut pouvoir suivre le cheminement, le développement jusqu'à sa conclusion définitive ou provisoire, la science de cette musique est dans sa dialectique et son Art dans sa rhétorique ; elle est donc là, bien là, l'exigence de cette musique, de Bach à Debussy, de Wagner à Pierre Boulez ; cette exigence, c'est sans aucun doute ce qui la distingue de la musique dite "populaire" (musique de variété, music pop, rock et autres) ; d'où sa marginalité et son isolement.
     
                      Qu'à cela ne tienne !

     

    Claudio Arrau - Beethoven - Piano Sonata No 30 in E major, Op 109

     

                 Dans le troisième mouvement de cette sonate (vidéo à 6.54) composée en 1820, on trouvera tous "les pianos" à venir ; celui de Schubert, de Chopin, de Scriabine, de Debussy, de Rachmaninov - un piano symphonique, orchestral dans le finale de la sonate juste avant le retour du thème ; et puis... Ravel qui s'en fera l'écho avec sa "Pavane pour une infante défunte"  un siècle plus tard. Un mouvement qui, certes, annonce l'avenir mais qui n'oublie pas de saluer aussi le passé ; celui d'un J.S Bach presque totalement oublié du vivant de Beethoven.

    Un 3è mouvement en "forme variation" même si Beethoven semble ne plus y croire après trente années de pratique ; aussi on parlera bien plutôt de développement-variation ; développement en spirale comme dans un tourbillon en cercle concentrique qui s'enroule et se déroule.

    Un mouvement lent, cantabile, placé contre toute attente, à la fin de la sonate ; un 3e mouvement qui "avale" les deux précédents avec une fausse berceuse qui ne trouvera jamais un vrai repos ; Est-ce Beethoven en lutte avec ses insomnies, insomniaque et seul face à la nuit ?

    Six minutes pour les deux premiers  ; quatorze pour le 3è : une sonate en déséquilibre donc qui annonce la 9e symphonie (1822) avec dans les choeurs, ses aigus inattendus, voire... invraisemblables, décriés, hurlés... et sa forme éclatée... car pour Beethoven, tout était trop étroit, trop étriqué, toujours !


                                                 

                                                      (Grande Fugue  - opus 133 - année 1826)

     

                     Beethoven ne pouvait penser la musique qu'en crue, débordante... une musique réfractaire à toutes les camisoles stylistiques et formelles : c'est la "forme sonate" qui s'efface alors avant d'être proprement balayée tout comme la symphonie.

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  • Kémi Seba invité chez Thinkerview


                               

     

                      Le mouvement Rastafari, ciment du panafricanisme, et la tradition vaudou, primordiale, et les tradipracticiens, gardiens de la tradition africaine.

     

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    Un esprit clair, une démarche positive... une lucidité exigeante... bien que né en France, Kemi Seba a élu domicile en Afrique depuis dix ans.

    Trois axes guident aujourd'hui la pensée panafricaine de Kémi Seba : l'autodétermination (à l'opposé de tout afrocentrisme), l'antivictimisation et le courage héroïque (ce qu'il nomme "la virilité des Peuples").

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  • En finir avec l'utopie d'un "Référendum d'Initiative Populaire et Citoyen" à l'heure du mondialisme et des Gilets jaunes ?


     

                 Quelle que soit l’issue de ce soulèvement, rappelons que les Gilets jaunes - cette France abstentionniste (1) qui a compris qu’elle n’avait plus rien à attendre des médias, de la classe politique et des syndicats en ce qui concerne leurs luttes pour une vie décente car tout ce beau petit monde ne rechignerait pas à les laisser mourir ou bien plutôt crever, à petit feu, en silence et dans l’indifférence la plus absolue ( comme pour ces agriculteurs, faillite après faillite, suicide après suicide sous le regard indifférent de la FNSEA et d'une Confédération paysanne étrangement muette), assurés que les naufragés du continent africain seront à terme appelés alors à occuper leurs emplois mais à 60% du SMIC pour un plein temps, cela va sans dire ! Car, dans le cas contraire, à quoi bon !.....

    Force est de reconnaître que cette France Gilets Jaunes - alliance inédite du prolétariat, des classes populaires, des retraités, des chômeurs, des classes moyennes et de la petite bourgeoisie (commerçants et artisans) -, a bel et bien créé un précédent : elle a prouvé au plus grand nombre qu’il n’était plus nécessaire d’attendre quoi que ce soit de tous ces acteurs alliés et complices ( pour rappel : les médias, la classe politique et les syndicats) : alliés dans l’intérêt ; complice dans le crime pour non-assistance à foyers en danger ; même si à propos d'une de leurs revendications - "référendum d'initiative populaire et citoyen" - ce mouvement semble bien naïf.  

                      
                       

     

    Etienne Chouard qui réfléchit depuis des années sur l'état de notre démocratie - star d'internet, il défend le tirage au sort et le référendum d’initiative populaire depuis 13 ans - obsédé par les lieux dits de "pouvoir" (l'Assemblée nationale en priorité) - a, pour son malheur, 50 ans de retard dans ses préconisations même si ses analyses et son diagnostic demeurent pertinents car ce professeur d'économie et de droit semble refuser de comprendre que le "pouvoir" n’est plus à l’Assemblée, et moins encore à Matignon, à l’Elysée ou au Sénat. Quant au conseil constitutionnel... et conseil d'Etat...

    N'empêche.... référendum d’initiative populaire en-veux-tu-en-voilà ! d'aucuns mentionnent la Suisse (2), pays longtemps considéré comme propre à l'extérieur (mais sale au-dedans) ; car, si comparaison n'est pas raison, rappelons ceci à propos des restrictions qui encadrent ce fameux référendum : toute initiative comme la « révision de la constitution » doit être validée, en dernier ressort,  par l’Assemblée fédérale composée d’élus au suffrage universel : l’équivalent de notre Congrès.

    En revanche, il est vrai que les Suisses peuvent proposer en toute liberté de voter à propos... par exemple... de l'interdiction ou non des minarets ou bien en faveur de "Six voies pour l'autoroute A1 entre Zurich et Berne". Pour le reste… des restrictions insurmontables protègent les leviers du pouvoir économique et financier. Pas folle la guêpe ! Pour preuve : aucun Suisse n’avait voté pour le "secret bancaire" qui a si longtemps permis aux  « plus riches » du monde entier de spolier le budget des Etats à la hauteur de centaines de milliards et plus des années durant... en échappant à l’impôt.

     

                Mais enfin, et pour revenir au débat français autour de ce référendum, tous les partisans de cette initiative n’auraient-ils alors jamais entendu parler du "mondialisme" (ou de la mondialisation) sous la contrainte duquel tous les gouvernements européens sont placés ? 

    Et puis aussi ceci : qui peut bien avoir besoin d’espérer que ceux qui ont pensé "cette mondialisation et ce mondialisme" que ces derniers n’ont qu’un désir : satisfaire nos désirs : plus de salaire, plus de qualité de vie, plus d’air pur, plus d’argent pour la santé, plus de justice et plus de fraternité, plus, plus, plus ! Alors que ce projet mondialiste sans honneur ni justice a pour coeur de cible l'Europe, là où les protections sociales sont les plus élevées avec la Commission européenne ( sans oublier la dictature de l'Euro) relais de ce mondialisme qui met en concurrence le travailleur de Clermont-Ferrand avec le travailleur roumain ; le travailleur roumain avec le travailleur chinois ; sans oublier l'Euro qui met toutes les économies européennes en concurrence avec celle de l'Allemagne et son mode production ainsi que son modèle social d'une nature masochiste et sacrificielle. 

    D'autant plus que si Macron est bien l'homme de ceux qui sont allés le chercher et qui lui ont permis d'être candidat (la banque (BNP), les assurances (AXA), les dix milliardaires qui possèdent les médias français : information ICI ; Macron est aussi l’homme de Bercy ; un Bercy sous l’œil scrutateur de la Commission européenne (la super-structure)…  une commission sous  contrôle des Marchés financiers (l’hyper-structure)… instrument qui fracasse les pactes sociaux européens en mettant en concurrence l’ouvrier de Clermont-Ferrand avec l’ouvrier roumain ; ce dernier avec celui de Shanghai.

    Et encore : qui donc a pu oublier que toutes les politiques menées depuis trente ans ne recueillent l’adhésion d’aucune majorité ? La seule majorité constatée est la suivante : abstention record, vote RN (FN) et extrême gauche - majorité divisée à jamais ; majorité stérile, le tout savamment orchestré et entretenu par tous les gouvernements. Et pour cause : il n’est question que de baisses des salaires, baisses des retraites, baisse du financement de tous les services publics, mise en danger de notre protection sociale et de notre liberté d’expression.

    De plus, ne nous faisons aucune illusion : dans les décennies à venir, les acteurs du mondialisme sauront gérer la fin de la croissance, le renoncement de l’utilisation des énergies fossiles faute de pouvoir les rendre inoffensives et un mode de production et de consommation tout autre pour le plus grand bénéfice d’une partie de l’humanité contre une autre ; aussi on peut prédire ceci  : ceux qui aujourd’hui vivent mal, vivront plus mal encore ; et ceux qui vivent relativement bien iront rejoindre les rangs de ceux qui, aujourd’hui, ne cessent de sombrer.

     

                 Dans le cas où ce type de référendum permettrait de reprendre le dessus sur notre Constitution et une représentation nationale qui ne représente plus qu'elle même, si possible sur des questions vitales et non périphériques, voire anecdotiques...

    - Aucune possibilité d'y parvenir sans une sortie de l'U.E et de l'Euro ainsi que le rétablissement de nos frontières douanières dans les domaines de notre économie marchande et de la finance. 

    - Aucune possibilité d'y parvenir sans un soutien et un vote massif des classes moyennes en faveur de ce retrait  ; or, ces classes ne risqueront rien et certainement pas ce grand saut dans l'inconnu. Quant aux actions qui pourraient être mises en place pour obtenir gain de cause (blocage  et autres) , ces mêmes classes auront tôt fait de demander que l'Etat et l'ordre reprennent toute sa place.

    - Commission européenne, marchés financiers et tous les acteurs du mondialisme (en sous-main)... tous feront la guerre à cette France sécessionniste ; une guerre sans merci que les classes moyennes refuseront de mener jusqu'à son terme : la défaite.

                 Est-il nécessaire de préciser qu'au Loto, nous aurions tous plus de chances de gagner le gros lot ?  

                 Mais alors, pourquoi faire très "compliqué" quand on peut faire plus "simple", plus réaliste et plus efficace ? Il faut cesser de se raconter des histoires, et de perdre du temps, un temps précieux qui concerne des vies gâchées, des vies sans horizon ni perspectives !

    Aussi, empressons-nous d'affirmer ceci : il n’y a qu’un modèle d'action pour ceux qui refusent la soumission : les « Gilets jaunes » - ce petit peuple de Coluche insaisissable, impalpable mais très cohérent et conséquent - et bien évidemment «  Notre dame des Landes » (3) et les "bonnets rouges" ; du local (fermeture école, hôpitaux, entreprises, alerte environnementale) au national… car il semblerait que la rue soit le nouveau et le dernier lieu de l’expression démocratique et de la manifestation de cette expression dans le cadre des revendications de demain car, force est de constater, dans le contexte d'un monde globalisé, que tous les partisans du "référendum d'initiative populaire" ratent dramatiquement leur cible avant de tomber de haut et de se fracasser sur un réel qui ne pardonne rien, en passant à côté de l'établissement d'un rapport de force sans lequel aucune bataille ne peut être gagnée ; une bataille qui n'a qu'un seul objectif : "une vie décente pour des hommes et des femmes qui se donnent les moyens de se tenir debout", ici et maintenant et certainement pas dans dix mille ans,  face à la tentation toujours renouvelée, qui jamais ne baisse les bras, d'une injustice sociale aveugle qui ne connaît ni ne reconnaît ses millions de victimes. 

                 Président(s), gouvernements, députés, sénateurs, maires, conseillers municipaux, départementaux, régionaux, syndicats et médias... encore une fois, rappelons ceci : les Gilets Jaunes ont révélé au plus grand nombre qu’il n’était plus nécessaire d’attendre quoi que ce soit de tous ces acteurs ;  dans les années à venir, les plus précaires des classes populaires et bientôt d'une grande partie des classes moyennes, devront tous s’organiser sans eux dans chacune de leur lutte tout en comptant sur notre soutien.

     

    ***

     

                A vos "fichier S" (4) pour atteinte à la sécurité de l'Etat !  - (comprenez : "... pour atteinte aux intérêts de l'oligarchie mondiale des Etats mondialisés".

                Pauvre police.

     

     

     

    1 - C'est cette France abstentionniste ( cette abstention que nous avions pris l’habitude de déplorer) qui a trouvé la solution, la seule qui vaille ; et l’ironie c’est qu’elle est venue de cette France-là cette solution et non de nous tous, hyper-politisés, mobilisés à chaque élection. 

    Sans doute est-ce dans l’ordre des choses ; des électeurs démissionnaires étaient tout désignés pour continuer d'exister en tant que citoyens en inventant d’autres gestes politiques contre un rituel électoral vide de sens.

     

    2 - La Suisse est vraiment le dernier exemple à prendre en considération ; en aucun ce pays  grand comme un mouchoir de poche ne peut servir d'étalon-démocratique pour les raisons suivantes : c’est un pays confidentiel sans rayonnement international ; il n’a aucun poids culturel, politique, économique, diplomatique et militaire  ; ce n’est pas une puissance nucléaire ; il n’a aucun passé historique de dimension mondiale ; il n’est le concurrent de personne et pour cette raison, il ne dérange personne, plus particulièrement depuis qu’il a été mis au pas au sujet du « secret bancaire », partiellement du moins  : il ne dérange les ambitions d’aucune puissance puisqu'il est sans ressources naturelles ; pour toutes ces raisons, et contrairement à la France, c’est un pays qui bénéficie donc d’une indépendance non négligeable dans l’organisation démocratique de ses institutions ; aussi, se référer à la Suisse face à la France, c’est encore une fois passé totalement à côté de l'importance de la prise en compte de la réalité écrasante des rapports de force et de la réalité tout court : là on retrouve chez les partisans de ce fameux référendum d’initiative.... le déni au profit d’une utopie qui jamais ne doit connaître d’accomplissement : une utopie condamnée à l’errance ; aucun lieu où se poser, construire, bâtir : finalement, c’est un peu comme une religion cet engagement à caractère quasi-millénariste.

    La Suisse "pays sale à l’intérieur "... car sa prospérité a longtemps reposé sur le "secret bancaire" et sur l’accueil complaisant des milliards de la fraude fiscale qui ruine les budgets des Etats, ainsi que... le blanchiment des années durant de l’argent de toutes les mafias  : drogue et traite humaine.

    Soit dit en passant, on pourra s’interroger sur le fait qu’aucune initiative du type (RIC ou RIP) ne se soit attaquée à ce « secret bancaire » et ses conséquences à la fois immorales et anti-citoyennes  : le blanchiment de l’argent sale et le statut de la Suisse comme « pays refuge » du refus du consentement à l’impôt des élites financières étrangères.

    Pas folle non plus la guêpe citoyenne ?

     

    3 - A noter ceci : "Référendum pour Notre-Dame-des-Landes : le oui l’emporte à 55,17 %. Les électeurs de Loire-Atlantique se prononçaient, dimanche, sur le projet de transfert de l’aéroport de Nantes Atlantique sur la commune de Notre-Dame-des-Landes : ICI.

    Le gouvernement passera outre : il n'y aura pas de transfert de l'aéroport. Qui s'en est ému ? Pas les partisans du RIC ou RIP (référendum d'initiative citoyen et populaire) qui était contre ce projet.

    Qu'est-ce à dire ? On est pour le RIC lorsqu'il vous donne raison. Dans le cas contraire, on préfère oublier la consultation qui a eu lieu ? 

     

    - Pour info, sachez que les zadistes sont fichés "fichier S" : info ICI

     

     

     

     

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  • Il est 20h Monsieur Macron !

    les annonces de macron aux gilets jaunes

      

                Emmanuel Macron s'est exprimé lundi soir, depuis l'Élysée, dans une allocution enregistrée dans l'après-midi, pour tenter de mettre un terme à la crise des "gilets jaunes". Il a annoncé de mesures en faveur du pouvoir d'achat. 

     

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                    Les annonces de Macron en réponse aux revendications des Gilets Jaunes ne remettent rien en question, et les foyers qui vivent avec le SMIC et les retraités sous le seuil de pauvreté garderont la tête sous l’eau car aucune des mesures annoncées leur permettra de remonter à la surface ; rien donc sur l’augmentation des revenus (les 100£ annoncés ne concernent pas le SMIC, qui n'augmentera que de 20 euros, mais "la prime d'activité" versée chaque année sous condition ; cette prime touchera uniquement 1/3 des salariés payés au SMIC : ICI on trouvera une explication claire) pour cette population dans laquelle c’est l’abstention et le vote FN stérile qui dominent ; population qui n’intéresse personne ; ni le politique ni les médias. 

    Seules les classes moyennes pourront se réjouir : grâce aux Gilets Jaunes, ils ont échappé à la hausse des carburants, de l'électricité et du gaz sans être sorties se faire gazer et matraquer. 

                  Pour ces raisons, à propos de ces mesures, on pourra aussi faire le commentaire suivant : ceux qui n'ont besoin de rien seront satisfaits ; les autres... non ! Car ces derniers savent qu'ils garderont la tête sous l'eau.

    Mais alors, le gouvernement Philippe leur aurait-il fait peur pour mieux leur faire accepter la noyade qui est la leur depuis des années ?

    Ces annonces confirment sans l'ombre d'un doute le fait suivant : Macron c’est l’homme de Bercy ; un Bercy sous l’œil scrutateur de la Commission européenne (la super-structure)…  une commission sous  contrôle des Marchés financiers (l’hyper-structure - épée de Damoclès du mondialisme)… instruments qui fracassent les pactes sociaux européens et les cultures en mettant en concurrence l’ouvrier de Clermont-Ferrand avec l’ouvrier roumain ; ce dernier avec celui de Shanghai.

    Seconde confirmation : ce président le plus mal élu de la cinquième République, est bien "le président des Riches" qui ne seront à aucun moment mis à contribution ; et ce n'est pas qu'un slogan ; c'est le résultat "d'un pacte de non agression " signé entre eux et lui (1) ;  eux qui sont allés le chercher alors qu'il était à Bercy ; eux qui ont eu la bêtise et la faiblesse de penser, eux qui ne se trompent que rarement dans le choix de celle ou celui qui sera appelé à les servir, qu'ils pourraient faire de cet enfant roi, pourri gâté depuis son adolescence, un Président avec la majuscule de rigueur  ; alors qu'ils ont fait de ce capricieux arrogant, tout juste le gardien grossier de leurs intérêts à ciel ouvert car il ne s'en cache ni ne s'en défend même plus.

     

    1BNP, AXA, Jacques Attali (entremetteur professionnel à la tête d'une agence de cover-girls et de cover-boys de la politique qui ont pour clients l'Hyperclasse), milliardaires des médias : Pierre Bergé, Niel et Pigasse, Patrick Drahi (via BFM-TV) … liste "complète" ICI (quotidien régional Sud-Ouest).

     

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  • Gilets Jaunes, médias et classe politique

     

     

     

                             « La branche a cru dompter ses feuilles… mais elle en portera le deuil » - Jean-Michel Caradec Mai 68

     

                                          Vous avez dit « Gilets jaunes » ?

     

    gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

     

    Difficile de ne pas déplorer à quel point le métier de journaliste s’est effondré sous le poids d’une caste qui n’est que la représentation de la défense de ses intérêts sur leur propre lieu de travail devant un micro et des caméras ; et tous se lèvent le matin avec une seule idée en tête : fustiger la moindre velléité de remise en cause des privilèges des classes supérieures car les privilèges de cette classe sont les leurs ; aussi, quiconque menace cette classe, menace le personnel médiatique : Elkrief sur BFM-TV demeure l’archétype du journaliste menaçant, le mépris chevillé au corps envers tous ceux qui refusent de se soumettre : grévistes, syndicalistes, activistes. C’est la raison pour laquelle tous sont bien plus à l’aise face à MLP dont l’électorat, par leur vote, neutralise toute possibilité d’alternative politique réelle depuis 30 ans.

    Ce qui a changé au fil des ans c’est qu’on ne peut plus ignorer, pour l’avoir enfin compris, ce qui suit :  tout ce personnel médiatique (au côté du personnel politique, unique client de ces médias avec les annonceurs publicitaires - notez qu’ils se nourrissent l’un l’autre) ne veut pas savoir, ne veut plus savoir et ne doit pas savoir ce qui est vécu par ceux qui vivent mal ;  d’une octogénaire telle que Michèle Cotta présente sur les plateaux de télé aujourd’hui encore (1), à Arlette Chabot sexagénaire (virée de la direction de l'information de France Télévisions mais toujours présente car ces gens-là ne renoncent jamais !) puis la quadragénaire Sonia Mabrouk au ton inquisitorial et relâché, « une maladroite » aux dents aussi longues que son désir de faire carrière mais sans en avoir la manière : ne jamais oublier que l’arrivisme demande des qualités et un savoir-faire - pensez ne serait-ce qu’à un Julien Sorel ou à un Eugène de Rastignac.

    Au côté de ces hyper-cadres et cadres de l’information de classe, gourdes et valets (de Pujadas à un Jean-Michel Aphatie) confortablement installés dans des studios radio et télé hyper protégés, ce sont leurs petites mains, prolétaires-journalistes payés un jour sur deux, qui, sans état d’âme, sont envoyés au casse-pipe, à savoir : sur le terrain, là où une colère va croissante devant une organisation de la représentation du réel qui n’est, au mieux, qu’un mensonge par omission ; au pire, de la propagande de classe.

    Pourquoi cette colère dans les sondages et de la rue à l’égard des médias ? Certainement parce que tous ne supportent plus de les entendre affirmer, matin, midi et soir, qu’il n'y a pas d'alternative et qu'il leur faut s’accoutumer à vivre avec des élites qui sont de véritables traîtres de la cause des Peuples, sous le prétexte suivant : si c'était différent, ce serait pire encore.

    De la colère donc ; colère et exaspération face à des Médias sans courage mais prompts aux anathèmes et qui se refusent à « pénétrer le réel » dans toute sa complexité. En effet, ils n’ont qu’une seule mission : lui "casser la gueule !" à ce réel afin qu’il se taise, alors que cette colère devrait  intéresser tout journaliste digne de ce nom car elle touche à l’actualité sociale, morale et politique de notre société ; actualité que l’on retrouve le soir des élections - abstention massive et vote FN -, à l’heure où un Macron fait « propre sur lui » et par ricochet, fait « France propre sur elle » dans ce miroir aux alouettes que les médias nous tendent chaque jour aux côtés d’une classe politique aux ordres d’un projet européen qui n’est que l’instrument d’un mondialisme fossoyeur de notre contrat social. Cette colère est pourtant essentielle à qui souhaite comprendre les ravages de trente ans de cynisme politique et médiatique et de lâcheté morale.

    La démission face au réel de tous ces médias leur permettra-elle de sauver leurs places et leurs têtes ? Rien n’est moins sûr car médias et classe politique sont inextricablement soudés : la chute du journalisme et la chute de la volonté politique sont concomitantes ; l’une entraîne l’autre et vice versa.

    Après le pourrissement, la putréfaction, de complaisance en relâchement, force est de constater une fois de plus que jamais ces médias ne seront à la hauteur de ce qu’ils croient défendre, alors que seule la recherche de la vérité importe. D'ailleurs, ne devrait-on pas finalement vivre que pour ça : la vérité de soi, et la vérité en soi, surtout lorsqu’elle n’est pas bonne à dire car elle fragilise le pouvoir des dominants ?

     

                     

                         Fabrice Epelboin est un spécialiste des réseaux sociaux et contributeur régulier à Reflets.info, un blog spécialisé.

     

                    Menacés par Internet et les milliers d’internautes créateurs de contenu dédié à la contre-information, les médias ne baissent jamais les bras ; ils ne s’en laissent pas compter ; pyromanes, ils savent allumer des contre-feux comme la dénonciation des fakenews qui sont à ces médias ce que l'hôpital est à la charité car le mensonge par omission qui caractérise une grande partie de l'information ( le refus de la recherche des causes, le refus de nommer les hommes et les femmes derrière ces causes) n’est-ce pas déjà en soi de la fakenews ?

    Propagande pour propagande… quittes à devoir accepter que 80% des Français s'informent principalement auprès des médias dominants, médias de masse (télé, radio, journaux, hebdos),  dans ce contexte, rappelons en passant qu’il est important que tous puissent avoir accès à toutes les propagandes : de RT France (télé russe francophone) à BFM-TV en passant par  Radio et France télévision tout en gardant à l’esprit qu’à la question  "qui fait quoi,  à qui, où, comment, pour(-)quoi et pour le compte de qui ?"… seuls Internet et les sites dits de ré-information et de contre-information semblent à même d’y répondre avec une franchise et une expertise précieuses ; pour cette raison, ils représentent une richesse décidément inestimable.

    Après la « fakenews », autre arme à la disposition des médias pour contrer Internet : la théorie de "la théorie du complot" ou comment discréditer un adversaire en l'accusant de « complotisme » sans toutefois être capable de répondre à la question suivante :  où finit la ré-information et l’investigation, où commence le complotisme conspirationniste ?

    Ne nous y trompons pas : ce sont précisément ceux que cette ré-information-contre-information met en danger, à savoir les médias dominants soutenus par la classe politique et les grandes entreprises, qui, arbitrairement, en décident.  En cela, le "conspirationniste" est la mauvaise conscience de tous ceux qui ont choisi un jour de placer leur avenir professionnel et leur confort personnel au-dessus de la vérité au profit de la falsification des faits.

    On cache sa honte comme on peut : en procès d'intention récurrents et lâches. Quant à la dénonciation du populisme… même à sciences-Po, on sait que ce vocable n'a qu'une fonction : discréditer auprès d'un électorat bien ordonné un adversaire politique ; pour cette raison, « le populiste » c'est l'autre, toujours ! Sa dénonciation n'explique rien mais révèle tout : un parti pris de classe, tendance « bourgeois des centres-villes, pétés de tunes et morts de trouille » : classe politique, universitaires et journalistes-chroniqueurs.

    Mais alors, que tous se rassurent car, personne n'a besoin de la lanterne des partis dits "populistes" ou des « complotistes » pour éclairer avec justesse la qualité de sa vie, sa dégradation et pour désigner les responsables, ni pour comprendre que l’ennemi des classes populaires n’est pas le Musulman qu’on leur jette en pâture sans sourciller, comme un os à ronger… mais bien plutôt cette bourgeoisie des centres-villes et les rentiers du foncier et de la finance qui regardent travailler les autres.

    Ca aussi, les Gilets Jaunes l’ont bien compris.

    gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

                   Pour se racheter, quand la critique les menace d’un peu trop près, pour se donner bonne conscience, il est vrai que la spécialité des médias d'Etat ou privés, France Culture en tête, c'est la célébration des vaincus de l’histoire mais... longtemps après leur défaite et leur décès : Proudhon, Marx, Rosa Luxembourg, Guy Debord… une fois qu’ils ne représentent plus aucun danger pour l’ordre économique : l’économie, le nerf de la guerre de classes.

    Aussi, ce n'est sûrement pas la carte de la France qui s'obscurcit avec ce mouvement des Gilets Jaunes.... ce sont bien plutôt des médias ventriloques de gouvernements qui n'en finissent pas de nous dire qu'il n'y a pas d'alternative ; des médias , notons-le, qui ont adulé un Barack Obama qui flattait leur conscience de Blancs alors que c’est Bernie Sanders qui viendra nous révéler à quel point ces médias se sont moqués comme de l’an 40 du bilan économique et social d’Obama qui, à l’extérieur, il faut le rappeler, affichera le tableau de chasse suivant : la destruction de la Libye ainsi que de la Syrie.

    En définitive, il se pourrait bien que les Gilets Jaunes aient pris conscience de ceci : après la caste politique, cette caste médiatique dont les patrons sont milliardaires, une caste passée au crible depuis 20 ans - le profil de ses membres, leurs agissements, le décryptage de leur manière de traiter l’info (voir les travaux d’Acrimed et de Pierre Carles) - n’a pas cessé d’être un danger pour la démocratie ; un danger croissant.

    Aussi, il est temps que les " journalistes de la désinformation par omission et du mensonge éhonté", assument leurs responsabilités.

    Après tout, qui a dit qu'un bon journaliste est un journaliste au chômage ou bien, un journaliste à la tête de son propre média, indépendant de surcroît et dans la mesure du possible !

     

                          Vous avez dit « Gilets jaunes » ?

     

    Comme un fait exprès, dès la première semaine de mobilisation, les médias n’ont pas hésité à se faire l’écho d’« un mensonge d’Etat » car les raisons de la sur-taxation des carburants est à trouver non pas auprès des différents rapports du GIEC mais bien plutôt auprès de Bercy : fange arrogante, autoritaire et anti-démocratique au service d’un fascisme monétariste ; véritable Etat dans l’Etat ce Bercy sur lequel un ministre des finances n’a pas plus de poids qu’un balayeur ! Un Bercy entièrement dédié au respect des directives et des traités signés par des chefs de gouvernement et des chefs d’Etat jean-foutre à la grande satisfaction d’une Commission qui n’en finit pas de travailler à la destruction de l’Europe en s’attaquant à son modèle social, et par voie de conséquence, à sa civilisation.

    Que l’on ne se fasse aucune illusion : il semblerait que la prétendue  « conversion écologique » soit d’une part le cache-sexe d’un racket organisé des foyers français les plus modestes pour commencer et d’autre part, que celle-ci… tout comme la liquidation de notre industrie dans les années 80, se fasse sur le dos des classes populaires et des petites classes moyennes, une nouvelle fois, sacrifiées pour le bien-être à venir des chérubins de l’hyper-classe et des classes supérieures de nos centres-villes.

    Là encore, les médias et la presse confirmeront leur incapacité à faire ce pour quoi les contribuables français subventionnent à hauteur de plusieurs millions d'euros par an des titres au bord de la faillite intellectuelle et financière.

    Non rentable, il est vrai que l’utilité de cette presse est ailleurs : dans l’exercice de moyens de pression sur les concurrents économiques car sa capacité de nuisance envers ceux qui seraient tentés de remettre en cause les intérêts des entreprises de ses actionnaires est infinie ; financement des campagnes électorales, bourrage de crâne et soutien inconditionnel au candidat qui s'engage alors à se faire le gardien des intérêts des entreprises du CAC 40 et bien au-delà, : ceux d'une l'oligarchie mondialisée.

    Aucune diversité des points de vue ; tous appartiennent à la même classe ; tous habitent les mêmes quartiers et dépensent leur argent dans les mêmes lieux,  et tous sont dans des logiques identiques de carrière… là encore, force est de constater que la seule et vraie menace contre la démocratie ce sont ces médias dont les propriétaires n'ont aucun intérêt à une information honnête susceptible de faire de leurs audiences des citoyens avisés, informés et critiques, car tous savent qu'il n'a pas de carrière médiatique, politique, artiste, universitaire et économique dignes de ce nom, pour tous ceux qui partageraient cette aversion pour un mondialisme sans honneur et sans justice. La classe politique n’ignore pas non plus ce risque qui est une véritable menace portée sur eux tous.

    Pour preuve… lorsque le Premier ministre a exposé devant les parlementaires son "plan de sortie de crise Gilets jaunes », notons qu'aucun des intervenants ne mentionnera le lien entre "trois semaines d'obstination de Macron : « On ne change pas de cap !" et un Bercy placé sous l'oeil scrutateur de la Commission européenne... elle-même sous le contrôle des marchés financiers et des acteurs d'un mondialisme sans honneur ni justice qui n'a qu'un but : la baisse des salaires, la paupérisation des services publics et de la protection sociale... (chômage, maladie et retraite) avec l'Europe comme coeur de cible bien évidemment puisque c'est le lieu dans lequel toutes ces protections sont les plus élevées.

    Quant au Parlement de Strasbourg  à l'absentéisme sans égal : on y compte plus de lobbyistes que de députés même lorsque l'hémicycle est au complet.

     

    gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

    CRS face aux Gilets jaunes : des pauvres contre des pauvres !

     

     

                     Il est bon de garder à l'esprit que la liberté d'expression, la liberté de rassemblement protègent ceux qui en ont besoin bien qu'ils ne soient pas si nombreux finalement ; d’où la faiblesse avec laquelle ces libertés sont défendues d’autant plus que les politiques n’oublient jamais de mettre à l’honneur la police et la gendarmerie alors que tous les gouvernements les méprisent : les militaires montés sur Paris dans le cadre de la lutte contre le terrorisme seront logés dans des locaux insalubres (couchage indigne, pas de douche), et dans les commissariats ce sont des rats et des cafards qui prospèrent ; là, l’hypocrisie est à son comble ; elle dit tout de la scélératesse de ceux qui font face aux Gilets Jaunes.

    L’hypocrisie et le mépris, encore le mépris ! Et pas un mot des médias à ce sujet.

    Il est surprenant qu’il n’y ait pas eu de défections du côté de ces forces de l’ordre ; et de la justice pareillement méprisée par les gouvernements !

    Devoir de réserve oblige ?

    Des CRS, des gendarmes blessés ? Certes ! Mais... de mentionner dans le détail les centaines de blessés Gilets jaunes (grenades GLI – F4 à l’usage contesté et balles en caoutchouc),  ceux qui ont perdu une main, un oeil.... et d'autres… souffrant de séquelles à vie, les médias s’en sont bien gardés.

     

    gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

    Macron, quant à lui, est soupçonné d’avoir cherché le chaos et d'avoir joué la montre dans sa gestion de la contestation, tout en s’assurant que les médias se fassent les relais des dégradations commises ; c’est la raison pour laquelle il choisira, dès son retour d’Argentine, d’aller le matin même, avec les médias « vers la casse et la souillure » dans un seul but : rallier à lui des classes moyennes indignées et effrayées, classes sans lesquelles il ne peut espérer  « avoir le dessus » sur les foyers qui n’ont de cesse de « boire la tasse » sur-représentés et sur-mobilisés chez les Gilets Jaunes ; classe sacrifiée sur l’autel non pas d’une transition écologique fantomatique mais bien plutôt sur les exigences monétaristes des marchés financiers :  ces fossoyeurs de la souveraineté des Etats et des Peuples.

    Cris d’orfraie et posture, la Marianne énuclée de l’Arc de triomphe fera un temps la Une ; un Arc de Triomphe symbole de la République ? Voyons ça de plus près : 1806 construction - 1836 finition ; de Napoléon 1er Empereur à Louis Philippe roi de France issu de la Restauration – volet 2 après Charles X.

    Mais alors, où est alors la République dans ce monument ?

    Tombe du soldat inconnu souillée ? Là encore, où était la République dans cette boucherie des classes populaires de 14-18 ?  

    La Marianne énuclée de l’Arc de triomphe dans la défaite de la macronie, n’est-elle pas finalement le vrai visage de notre République, gueule cassée, borgne, énuclée de ses classes populaires et du souci d’une justice sociale qu’il nous faut toujours et encore déplorer ?

    Casse des vitrines, mobilier urbain, manque à gagner des commerçants…  rappelons que la démocratie, ce n’est pas gratuit : c'est payant. Ca coûte ! Reste alors pour tout un chacun de trouver un pays dans lequel, même au nom de démocratie, il est interdit d'interférer avec la bonne marche des affaires !

     

     

                  Avec un ministre de l’intérieur cynique et manipulateur - de la graine de politicien c’est sûr ! petite main servile de toutes les figures de proue  des grandes erreurs tragiques de l'histoire (les historiens oublient souvent l’entourage de ces figures) -, l'obsession des Etats c'est de faire contre mauvaise fortune un bon usage opportuniste des circonstances auxquelles ils sont confrontés car cette colère du peuple, l’Etat et les médias l’entretiennent - il vous la garde au chaud pour ainsi dire ! - tout au long de l’année dans l’espoir que vous la lui rendiez bientôt au centuple lorsque vous lui remettrez les « pleins pouvoirs » au cri de « Protégez-nous ! » ; une injonction crédule et suicidaire car, l’Etat ne protège que l’Etat. Et l’Etat sort toujours plus fort d'une tentative de remise en cause, et le Peuple plus faible et plus dépendant encore.

    Toute l’année durant, les médias – leurs éditorialistes en particulier - moquent les demandes d’augmentation de salaire, se félicitent des cadeaux fiscaux des plus riches au nom de la sacro-sainte « compétitivité de nos entreprises » dans lesquelles ces chroniqueurs et autres experts ne mettent jamais les pieds ; aujourd'hui, ils reçoivent les Gilets jaunes et feignent de comprendre leur situation. Mais alors, tous ces Gilets jaunes présents dans les médias réalisent-ils qu’ils sont « en garde à vue » ? Car enfin, questions après questions, tous ces médias n’attendent-ils pas qu’ils dérapent ou bien qu’ils cèdent à leur insu, et qu’ils finissent par adhérer à cette logique médiatique et gouvernementale d’une résignation qui n’ose pas dire son nom ou du moins, d’une sorte de fléchissement de leur volonté ?

    La Fontaine n'a jamais eu autant raison :" Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute".

    France Info, BFM-TV, LCI et Cnews qui a sans doute pris la mesure de l’événement en choisissant des commentateurs de football (Pascal Praud entre autres, animateur de propos de café du commerce) pour accueillir les Gilets Jaunes et leur parole, certes pour l’heure les médias flattent le mouvement et pour certains d’entre eux, manifestement pas mécontents d’être face aux caméras, leur ego. Demain viendra la saturation ; et si les résultats ne sont pas au rendez-vous, le sentiment d’être face à une coquille vide ; vide de sens, vide d'efficacité, vide de perspectives et vide d’espoir. C'est alors que la diabolisation, le rejet, le mépris seront de mise à nouveau (chassez le naturel il revient au galop !) car, les yeux rivés sur les sondages quant à leur popularité à tous, déjà à l'affût, bientôt la machine étatique et médiatique se mettra en marche ; un seul objectif discréditer ces hommes et ces femmes : atteinte à la sécurité de l'Etat, poujadisme, populisme, racisme, antisémitisme, fascisme et nazisme, la boucle bouclée … ils seront alors responsables de tous les maux ;  entre autres : des milliards de manque à gagner pour notre économie alors que le seul responsable se trouve à l'Elysée ; l'Elysée et sa catastrophique gestion de la crise depuis 4 semaines. 

    En plein marasme, France Culture apeurée (décidément, on ne peut pas cacher longtemps d’où l’on vient !) pose la question suivante, sans doute dans le but de se rassurer : qu’est-ce qui fonde un refus inconditionnel de la violence ? interroge cette radio à propos de ceux qui, dans leur combat, auraient banni le recours à la violence pour obtenir gain de cause.

    Si on écarte un temps les esprits prompts à la soumission (celui des brebis de l'existence face aux loups), on s'empressera de répondre que ce refus inconditionnel du recours à la violence sur les personnes et sur les biens trouve son fondement auprès d'une classe qui n'a pas besoin d'y recourir (ou qui n'en a plus besoin) excepté dans le cadre et sous le masque de la gestion économique, politique et sociale de leur propre pays ou d'un projet tel que l'U.E : cadeaux fiscaux aux plus aisés, baisses des salaires et des retraites, paupérisation de l'Etat providence, attaque des services publics.... en particulier : l'hôpital et la Sécurité sociale ; violence sourde, intime, extrême dans les faits, dans ses applications, dans son vécu.

    De plus, ignorer que TOUT est violence... c’est ignorer l’Histoire ; certes, la violence des dominants n'est jamais analysée ni commentée par ceux qui les servent (le personnel médiatique, la bourgeoisie et ses universitaires – sociologues principalement)  qui sont aussi les seuls autorisés à prendre la parole dans les médias et à traiter ce sujet ( médias que possèdent les dominants, leurs patrons et clients à tous) ; personnel médiatique payé pour ne commenter que la violence des dominés ; violence dont les médias se repaissent : un vrai régal toutes ces images ! Une opportunité de plus à saisir par ceux dont le travail consiste à discréditer, ridiculiser, fanatiser tous ceux qui refusent de « crever » en silence, humiliés et déshumanisés (alcool, dépérissement physique, suicide) ; victimes collatérales expiatoires… par milliers, par millions… minuscules, anonymes, excepté pour leur famille.

    Il est temps que France Culture cesse de tenter de se hisser plus haut que son véritable souci pour les classes populaires ; il suffit de se reporter au programme « les Matins de France Culture » animé par un Guillaume Erner pour se convaincre de la superficialité de ce souci. Aussi, on conseillera à cette radio de se contenter de diffuser les archives de nos derniers grands esprits (des années 30 aux années 70) avant l’effondrement : le journalisme politique c'est un vrai métier ; or, ce métier n’est pas celui de cette radio.

     

                                   Vous avez dit Gilets Jaunes ?

     

    Les Gilets jaunes, cette alliance inédite du prolétariat, des classes populaires, des retraités, des chômeurs, des classes moyennes et de la petite bourgeoisie (commerçants et artisans) représente un véritable danger pour le Système (2).

    Les causes de cette alliance inespérée sont bien évidemment le déclassement et le tassement qui s’en est suivi des classes moyennes dont les revenus rejoignent à quelques centaines d’euros près, ceux des classes populaires.

     

    gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

    Macron et la Macronie, cette bulle politique aurait-elle alors explosé en vol ? Certes, Macron est tout nu ; finies les gamineries jupitériennes de ce Président enfant roi, défiant, arrogant et orgueilleux, qui s’est brûlé les ailes tout seul ; il est tombé du haut de son propre poids : poids plume ; de dédale en dédale, Icare n’est pas près de sortir de son labyrinthe !

    Car c’est toute la com de Macron qui s’effondre et toute la classe politique et médiatique qui n’a pas fini de payer cette « com » dont ils se sont fait les relais, cirque ridicule à leur échelle à tous, mise en scène insultante de bêtise et d’indignité à l’échelle des foyers qui peuvent tout juste nourrir leurs enfants dans l’humiliation d’une mère et d’un père qui ne peuvent répondre à leurs besoins ; ce qui en dit long sur ceux qui entourent et conseillent Macron.

    On évoque à propos des troupes de Macron élues à l’Assemblée, la société civile ? Mais quelle société civile ? La médiocrité et l’inexpérience de ces troupes permet surtout d’imposer le silence et la mise au pas d’hommes et de femmes sans culture politique, sans recul historique, sans caractère, sans volonté. Pour cette raison, est-il présomptueux de prédire que tous ces élus de la dernière heure, dont c’est le premier mandat, ne peuvent plus espérer faire carrière tout comme leur leader et gourou ? Ce qui n’est certainement pas une mauvaise nouvelle en soi. Il leur faudra, comme nous tous, aller bosser ! 

    Trop pressé de répondre aux desiderata de ceux qui l’ont accompagné jusqu’à la porte de l’Elysée, sans doute Macron a-t-il pensé que les classes populaires françaises étaient suffisamment désillusionnées, comme brisées, à genoux - on pensera aux Grecs, aux Portugais ou aux Espagnols (des « peuples paillasson » sur lesquels l’oligarchie mondiale s’essuie les pieds à loisir ?) -,  pour se laisser dévaster et mourir en silence.

                   Lourde responsabilité que celle des médias ; leurs têtes d’affiche ont soutenu la candidature de Macron dans lequel très vite, tous se sont reconnus car, pour les plus jeunes d’entre eux, Macron c’est eux par procuration ; rêves de grandeur et ambitions illimitées (présenter le JT de 20H ?) ; quant aux installés quinquas et sexagénaires : « Lui, Macron, saura enfumer les électeurs et protéger nos intérêts ! » ; lourde responsabilité aussi de ceux qui ont fait de cet enfant pourri-gâté, le pire des hommes à la tête d’un Etat dans le contexte qui est le nôtre aujourd’hui, un candidat à la présidence mettant tout en oeuvre pour qu’il soit assuré d’être élu. Ces médias et ces hommes-là issus de la banque, de l'assurance, accessoirement de la politique, magnats des médias et autres millionnaires, ont mis la France en danger pour le seul bénéfice de leurs intérêts : BNP, AXA, Jacques Attali (entremetteur professionnel à la tête d'une agence de cover-girls et de cover-boys de la politique qui ont pour clients l'Hyperclasse), Michel Collomb, Pierre Bergé, Niel et Pigasse, Patrick Drahi (via BFM-TV) … liste "complète" ICI (quotidien régional Sud-Ouest).

    Macron maintenant en difficulté ? Evidemment, rien n’est jamais perdu pour ces mécènes de la politique ; soyons assurés qu’en 2022, de leur chapeau sortira un « non présidentiable » ( attention ! il se pourrait bien que MLP ne puisse plus service de repoussoir) seul opposant au candidat sortant « du système » ( Macron ou un autre si ce dernier n’est plus jugé capable de porter les réformes qu’ils exigent - tout comme pour Hollande ; et ça, ils le sauront très vite...), alors que seule une crise pourrait faire que tout l’édifice érigé voilà 30 ans et plus (depuis la défaite de la gauche en 1983) s’effondre même s’il est pour l’heure impossible de penser à un candidat, un parti, un mouvement... capable d’être à la hauteur de cet enjeu-là ; celui d’une crise aux conséquences irréversibles.

    Quant au Premier ministre, pour le remplacer, on évoque François Bayrou… homme sans qualité qui attend, tapi dans l'ombre, qu'un plus mauvais que lui échoue car Bayrou semble avoir compris que l'on trouve toujours plus médiocre, plus soumis (Bayrou, fils de métayer, est obsédé par le remboursement de la dette) que soi ! C'est sûr ! Macron n'est rien, juste un agent de l'oligarchie mondiale ; Bayrou se propose sans doute d'être un peu moins que rien.

    Aujourd’hui, finalement, être candidat à une élection n'est-ce pas déjà, et surtout, avoir démissionné en trahissant :  refus de tenir tête à ce projet mondialiste sans honneur ni justice qui fracasse les pactes sociaux et les cultures ? Aussi, il faudra sans doute que les Gilets jaunes se débrouillent seuls, ne comptant que sur eux pour inventer des formes alternatives d'organisation de nos existences car la macro-politique est morte et bien morte ; des taux d'abstention record à toutes les élections ne sont pas près de fléchir ; la rupture, le retrait sont consommés.

    Nous y reviendrons plus tard.

     

                     La peur  des éditorialistes, des chroniqueurs et autres intervenants des médias, de Natacha Polony (3) à Philippe Bilger (rebelle sans cause), à propos de ce mouvement - où va-t-il ce mouvement, où s’arrêtera-t-il ?- cette peur-là n’est pas nouvelle ; cette peur est vieille de mille ans ; c’est la peur de la Bourgeoisie ( en tant que catégorie et classe politiques et économiques) quand en bas ça bouge ; il ne s’agit pas d’une peur qui serait le fruit d’une analyse des événements et de leurs acteurs - une analyse distanciée, lucide, objective, informée et avisée -, mais d’une peur propre à ceux qui voient leur confort moral (« Je suis un type bien finalement ! » - jusqu’au jour où il leur faut demander et soutenir que l’on tire sur la foule) et leur confort matériel (« Ce mouvement, qu’est-ce que ça va me coûter, qu’est-ce qu’ils vont me prendre, qu’est-ce que je vais perdre ? ») menacés ; car tout au fond de lui,  le Bourgeois (ou le social-traître quand il est question d’un individu issu des classes populaires maintenant sorti du rang) sait qu’il est un salaud ; c’est la raison pour laquelle il choisit la violence verbale (voyez les prestations des Goupil et des Cohn-Bendit face aux Gilets jaunes  ! Et dire qu’ils ont fait Mai 68 ! Tous ont pris 40 kilos depuis : régime foie gras, caviar, meilleurs crus du bordelais et de la Bourgogne oblige !) ou bien la violence des armes et des véhicules blindés dès qu’il se sait contesté jusqu’à la remise en cause de son statut et de ses privilèges.

    Quant aux syndicats…

    Abandonnés par ces syndicats du public et du privé lâches et veules, à la tête desquels la bourgeoisie, des carriéristes, des planqués ( Comment échapper au travail !), des mous du genou ont su se positionner au fil des ans, de compromis en compromis avec les organisations patronales… on se souviendra longtemps que les syndicats-bastille-république auront refusé de prendre le « train Gilets jaunes » en marche pour la simple raison qu'ils ne souhaitent pas monter dans un train dont ils ne contrôlent ni la vitesse ni la destination, sans oublier le fait qu'ils ne décideront pas non plus du moment où il faudra descendre en marche ou à l'arrêt.

    Ah ! le contrôle, toujours le contrôle !

    Voyez ! Le peuple est dans la rue, les syndicats n'ont qu'un message : " Cachez ce peuple que l'on ne saurait voir sans trembler ! Aussi, qu'il rentre chez eux !" En religion, nous savions tous que c'est le Christ que l’on crucifierait une seconde fois si d'aventure il devait nous rendre visite ; en politique, c'est le petit peuple que l'on abandonne à son désespoir avant sans doute d'ordonner qu'on fasse donner la troupe et tirer au canon : les Guizot et les Thiers sont de retour.

    Obsolètes, caducs, ces syndicats sont eux aussi certainement en sursis. Force est de constater que, là encore, il faudra inventer un autre mode représentation, de résistance et d’établissement d’un rapport de force qui permette d'obtenir des résultats.

    Après les médias et la classe politique, il semblerait que ceux qui souhaitent sortir de la misère, de la pauvreté et de la précarité n’aient plus besoin d’eux non plus.  

     

                 Il faut bien reconnaître que… rusés, les médias ont très tôt exercé un « chantage à la récupération politique » contre les partis et les syndicats tentés de commenter ou de reprendre à leur compte les revendications des Gilets jaunes ; des députés ont été aussi visés par ce chantage ; ils mettront plus de deux semaines à passer outre car enfin, comment un élu local, élu d’une circonscription, pouvait-il rester indifférent ?

    C’était bien essayé de la part des médias qui sont aujourd’hui capables d’entraver en toute impunité le processus démocratique par le contrôle des élus et des corps intermédiaires face à un mouvement hors norme, et ce aux fins de l’isoler car, une règle une seule prévaut : ces mouvements ne doivent en aucun cas bénéficier d’un soutien institutionnel.

    Les médias seront donc parvenus à faire en sorte qu’un intérêt timide, qu’un soutien très confidentiel viennent encourager, voire soutenir, à mi-mot et à mi-voix, les actions et les revendications de Gilets jaunes autonomes et déterminés.

     

     

                   Depuis 20 ans « Le Système » avec la complicité encore une fois des médias et de la classe politique, a cru pouvoir miser sur des élections d’élus élus par défaut ; du député au Président ; dans ce contexte, on ne rappellera jamais assez combien Macron a été mal élu, ce qui n’empêche pas le mépris durant la gestion de la crise des Gilets Jaunes ;  un mépris consubstantiel à l’exercice du « pouvoir » car si tous ne peuvent pas ne pas être vus lorsqu’ils l’exercent, en revanche il est de la plus haute importance qu’aucun d’entre eux, dans la mesure du possible, ne soit le témoin des conséquences de son action au jour le jour. Dans le cas contraire, l’exercice du « pouvoir » deviendrait l’apanage de sociopathes et de pervers narcissiques seuls : des individus étanches ; aucune morale ne les atteindra, aucun regret, aucun remords.

    Pour preuve de ce mépris récurrent : la juxtaposition "menace de fin du monde" et "soucis de fin de mois"  de Macron n’aura qu'un but : écraser des soucis pécuniaires auxquels on ne peut plus apporter de réponse sous le poids d'un fléau mondial, car, en politique, plus on est impuissant, plus le mépris est un recours car ce sont bien des fantômes qui nous font face, des fantômes que ce soit à l’Elysée, à Matignon ou bien encore, à l’Assemblée nationale, tous partis confondus ; des fantômes, trou noir de la politique.

    C’est maintenant entendu : Macron c’est l’homme de Bercy ; un Bercy sous l’œil scrutateur de la Commission européenne (la super-structure)…  une commission sous  contrôle des Marchés financiers (l’hyper-structure)… instruments qui met en concurrence l’ouvrier de Clermont-Ferrand avec l’ouvrier roumain ; ce dernier avec celui de Shanghai.

    Nul doute : c’est bien l’hyper-structure mondialiste qui porte la responsabilité de la bascule de nombre de pays européens en faveur de régimes autoritaires même s’il est difficile de s’en désoler car, c’est bien des hommes de poigne qui seuls peuvent contrer une logique monétariste de type fascisant d’autant plus que ne sont pas l’intelligence, la responsabilité ni la clairvoyance qui guident l’hyper-classe mais une idéologie qui ne connait et ne reconnait que la compétitivité et la rentabilité : optimisation de la ressource humaine, sueur, sang et eau !

                  L’Elysée, Matignon, l’Assemblée Nationale, le Sénat, tous ces lieux de « non pouvoir » ! Bercy, la Commission, les Marchés financiers, c’est Macron qui disparaît minuscule, écrasé puis enseveli. Alors, vous pensez bien : un chef d’Etat pourquoi faire et pour faire quoi ?

    Comme un fait exprès, Macron ne l’est pas « chef d'Etat » et ne le sera jamais d’autant plus qu’il n’est pas nécessaire qu’il le soit ni attendu par ceux qui l’ont désigné même s’il aurait été bien plus approprié de le nommer à la tête d’un paradis fiscal (île de Malte ou de Jersey) là où il aurait fait sans doute des merveilles.

    Les Gilets jaunes eux sont à leur place ; ils persistent et semblent s’installer dans un rapport et une épreuve de force sur la longue durée.

     

                               Vous avez dit Gilets Jaunes ?

                               Médias dominants, classe politique, syndicats… jamais ils ne changeront, rien ni personne !

    Quelle que soit l’issue de ce soulèvement, rappelons que tous peuvent être fiers de leur action, fiers d'eux-mêmes car nous sommes fiers d'eux démesurément ! Qu'ils sachent aussi qu'on les aime et qu’on aime cette France abstentionniste qui est descendue dans la rue ; cette France qui a compris qu’elle n’avait plus rien à attendre des médias, de la classe politique et des syndicats en ce qui concerne ses luttes pour une vie décente car tout ce beau petit monde ne rechignerait pas à les laisser mourir ou bien plutôt, crever, à petit feu, en silence et dans l’indifférence la plus absolue ( comme pour ces agriculteurs, faillite après faillite, suicide après suicide), assurés que les naufragés du continent africain seront à terme appelés alors à occuper leurs emplois mais à 60% du SMIC pour un plein temps, cela va sans dire ! Car, dans le cas contraire, à quoi bon !     

    Les Gilets Jaunes ont créé un précédent : ils ont révélé au grand jour, prouvé au plus grand nombre, qu’il n’était plus nécessaire d’attendre quoi que ce soit de tous ces acteurs alliés et complices : alliés dans l’intérêt ; complice dans le crime pour non-assistance à foyers en danger

                 Aussi...

                 Président, gouvernements, députés, sénateurs, conseillers municipaux, départementaux, régionaux, maires, syndicats, médias dominants... tous devront s’organiser sans eux et à chaque fois que la colère sera nécessaire, et aussi longtemps que la tentation de « les tirer comme des lapins » ne sera pas une option :

     

              « Elections ? Vous avez dit élections ? Mais alors, qu’ils s’élisent tous entre eux ; qu’ils se démerdent ! Que la politique devienne le rendez-vous des partouzards ! Les élus ? Les membres d’un club échangiste pour une vaste orgie incestueuse ! Nous, les classes populaires, nous leur ferons les poches à la sortie des bordels et autres lupanars ! » aurait pu entonner ce petit peuple que Coluche n’aurait certainement pas désavoué.

     

     

    1 - Michèle Cotta, un demi-siècle au service des politiques, principalement de la fausse-gauche. Mais alors, comme elle les a aimés tous ces Mitterrand, ces Jospin, ces Chirac... fascinée qu'elle était et demeure ! Comme elle les a tous accompagnés, un genou à terre, puis deux, à hauteur de braguette… aujourd’hui encore présente sur les plateaux télés, occupée à trouver des excuses au jeune Macron : abjecte destinée que la sienne.

     

    2 - D’aucuns s’aventurent à conjecturer : « Heureusement qu'ils sont majoritairement blancs et catholiques de culture tous ces gilets jaunes ! Arabes et/ou Musulmans, les médias n’auraient sans doute pas hésité à évoquer un « Daech dans les rues de Paris ! Aux armes citoyens ! » ; et c’est alors que des voix se seraient élevées pour qu’on « les tire comme des lapins »... notamment du côté du magazine Causeur et de sa bande, E. Lévy en tête, sans oublier Zemmour, Finkielkraut, BHL, Goldnadel et consorts.

    Quant au FN…

     

    3 – Une Natacha Polony qui semble découvrir le monde chaque matin à son réveil  alors que ce qu’elle croit être « ses analyses » sont présentes sur Internet depuis 10 ans ; sans doute a-t-elle un public qui ne rechigne pas à être informé des années après tout le monde.

     

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  • Saïd Bouamama : Manuel stratégique de l'Afrique

     

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                Chercheur, SaÏd Bouamama a très tôt compris que ce n'est pas la distanciation qui crée le savoir mais la proximité.

                           Son ouvrage disponible ICI

     

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                   Si les pays dont le sol regorge de richesses (les minerais stratégiques) sont souvent les pays les plus pauvres, c’est pour la raison suivante : ces pays les plus pauvres sont les pays les plus convoités non pas par les pays dont les sols sont les plus riches mais par les pays les plus forts : or, le fort, pour le rester, se gardera bien d’offrir au plus faible de lui rendre justice.

    De plus, le fort n’a pas à négocier avec ces pays « aux sols les plus riches » qui sont les pays les plus faibles pour la simple raison que le faible ne peut que se vendre au plus fort à des conditions et à un prix qui lui échappera toujours.

    Gardons aussi à l'esprit ceci ; c'est le plus fort qui choisit son interlocuteur ; en priorité celui qu'il aura pris soin de corrompre...

    Parce que corruptible ?

    Certes, comme tout un chacun. Aucune spécificité africaine.

     

                         - Serge ULESKI

     

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  • Un hiver séculaire

     

     

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                C’est l’hiver. La terre tremble de froid, et sous son étreinte, dans un instant, elle se fendra en deux. Un froid palpable et tangible marche sur le monde : celui des anciens temps, revenu là pour en finir avec l’immense peuple des marais, des joncs et des grands herbages.

    Rien n’est plus troublant, plus inquiétant, plus effrayant que ce silence des marais gelés avec ces brouillards épais qui cachent des corps livides, des bouches muettes de vase ; dernier germe de vie dans une eau piégée sous la glace.

    Une rumeur passe dans les roseaux avant le retour d’un silence profond que le froid impose à quiconque tente d’afficher un semblant de vie. Même les brumes qui traînent sur les troncs d’arbres et qui enveloppent leurs branches les plus basses comme des voiles blancs de reines veuves restent là en suspend, figées.

    Soudain un cri, puis le gémissement bas d’une dernière clameur de vie. En chasse, le froid a frappé une nouvelle fois ; les yeux de sa victime le regardent résignée : un monde inconnaissable qui a eu sa vie propre, ses cris, ses voyages et ses mystères, palpite encore dans sa poitrine. Mais pour combien de temps encore ? Déchirée sa chair avant d’être brûlée par un froid du feu de dieu !

     

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                Au même instant, une chose noire au ventre d’argent tombe comme si l’on avait coupé la corde qui la tenait suspendue, laissant dans sa chute apparaître de longues taches rapides sur le firmament : c'est la mort hivernale qui raidit les joncs, fige le silence et gèle les eaux comme on glace le sang ; c'est le froid qui pénètre l'âme du monde.

    Quelque part au-dessus des marais, maintenant durs comme la pierre, un diamant en forme de cône s’élève lentement. Le cœur en feu, il monte à la rencontre d’un soleil qui n’éclaire plus : il est midi et il fait nuit.

    Une dernière plainte courte, répétée et déchirante après un cri strident... cette âme sans voix que le froid a abattue, a crié là sa dernière espérance de vie et son dernier adieu. 

     

                         Texte inspiré par la lecture de "l’Auberge" et "Amour" : deux contes de Guy Maupassant.

     


     

     

     

    Toutes les photos sont "copyright Serge ULESKI"

     

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  • Le temps de l’Avent : que tous nous soyons le messie de l'autre !

                                            

     

               Contre le développement insidieux de la culture de la peur qui paralyse et endort nos capacités de résistance ; contre le sommeil - cet état de relâchement…

    Pour ne pas laisser s’endormir notre conscience… tenir ferme…

               Voici l’Espérance… qui a pour centre vital la lutte et la désobéissance… car, plus on lutte plus on espère. Plus on se résigne à subir, plus grand est notre désespoir. Forfaiture de l’âme, pour cette raison, le désespoir est sans doute la plus haute trahison qui soit envers soi-même et notre prochain.

    L’Espérance n’est pas un don : elle se construit. L’Espérance va à l’encontre de la peur et conduit à une liberté intérieure sans précédent, à une écoute authentique des autres et de soi aussi. Elle annonce notre conversion : conversion à la résistance et à la dissidence.

    Faisons-nous disciples d’une seule maîtresse : l’Espérance !

              Joie d'être, joie d'accomplir chaque jour une tâche salutaire ! Verbe fait chair pour rassasier notre soif de justice pour tous les humiliés de la terre, l’Espérance est Action : ouverture enthousiaste au monde.

    L’avènement de cette Espérance est à la fois l’accomplissement de l’aventure humaine et l’achèvement d’une promesse car, il n’est pas dit ni écrit nulle part que nous soyons les esclaves d'une organisation de l'existence d'un cynisme d'une rare violence. Et si ce cynisme-là doit triompher, n'ayons aucune illusion : c'est bien toute notre humanité qui s'effondre.

    Règne de vie et de vérité, l’Espérance est endurance : nous devons avoir en elle une confiance absolue. Elle est le seul joug que nous acceptons de porter. Notre dépendance à la nature vorace et cruelle de ceux qui souhaitent nous dominer ne doit pas nous décourager ; notre Espérance nous rassemble et la pleine délivrance viendra de cette Espérance capable de franchir des montagnes car l’assise de cette Espérance, c’est notre détermination.

    A nous de transmettre des raisons d’espérer, tous ensemble, comme dans une course de relais. Aussi, relayons-nous les uns les autres. 

     

    ***


     

                 Le temps de l’Avent c’est la venue de cette Espérance qui nous enseigne la patience et nous fortifie chaque jour car nous savons que l’Espérance veille sur nous, même dans les heures les plus sombres et dans les prisons des corps et des âmes humiliés.

                  Le travail qui a été commencé ici ne s’arrêtera pas ; il ne connaîtra aucun achèvement ; il se poursuivra ici comme ailleurs avec le soutien de tous, et le mien à l'endroit de tous les autres : aussi, que tous nous soyons le messie de l'autre.

     

    * L'Avent du latin adventus : avènement, arrivée du Messie.

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    Howard Zinn est connu en tant qu’historien et politologue américain, Professeur au département de science politique de l’Université de Boston durant 24 ans. Il a également été un acteur de premier plan du mouvement des droits civiques et du courant pacifiste aux États-Unis.

    Matt Damon a fait ce discours le 31 Janvier 2012 dans le cadre d’un événement appelé "The People Speak, Live !", qui donne la parole aux rebelles, aux dissidents, et aux visionnaires d’hier et d’aujourd’hui.

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  • Macron inflexible : y aura-t-il un 4è acte Gilets jaunes ?

     

                    Les Gilets jaunes, cette alliance inédite du prolétariat  et de la petite bourgeoisie - alliance multi-ethnique... contrairement à ce qui nous est présenté par les médias et le business show (Y Belattar et M Kassovitz) : un danger pour le Système.

     

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    macron inflexible  y aura-t-il un 4è acte gilets jaunes

     

                   Après l'intervention de Macron au G20 à propos de la situation française, force est de constater ceci : cet homme n'est pas un chef d'Etat et ne le sera jamais ; c'est un enfant-roi orgueilleux, défiant, arrogant, capricieux et irresponsable ; le pire des hommes dans la situation qui est celle de la France depuis 15 jours, pour ne rien dire des semaines qui sont encore devant nous qui peuvent s'avérer tragiques. Et rien ni personne, manifestement, ne lui fera changer d'avis (ni ne le sauvera à terme ; pas même sa « maman » qui,  pourtant, l'accompagne partout !)

    Lourde responsabilité que celle des médias (1) ainsi que de ceux qui ont fait de cet enfant gâté un candidat lors de la dernière élection présidentielle, lui laissant croire qu'il pouvait occuper la fonction de Président, mettant tout en oeuvre pour que MLP soit au second tour et ainsi, qu’il soit assuré d’être élu. Ces médias et ces hommes-là issus de la banque, de l'assurance, accessoirement de la politique, magnats des médias (2) et autres millionnaires, ont mis la France en danger pour le seul bénéfice de leurs intérêts financiers, pour d'autres... de leur carrière médiatique et/ou politique, tous au service d'une idéologie mondialiste scélérate - idéologie sans honneur ni justice -, et alors que nous étions nombreux à réaliser que cet homme sans expérience, sans culture politique ni historique quant à ce que cela implique d'être à la tête d'un Etat et de le servir (les épisodes Sarkozy et Hollande nous auront amplement éclairés à ce sujet), ne pouvait en aucun cas occuper l’Elysée.

    Et pour ce qui est de son gouvernement, de son chef…

     

                            Difficile de ne pas déplorer à quel point le métier de journaliste s’est effondré sous le poids d’une caste qui n’est que la représentation de la défense de ses intérêts sur leur propre lieu de travail devant un micro et des caméras ; et tous se lèvent le matin avec une seule idée en tête : fustiger la moindre velléité de remise en cause des privilèges des classes supérieures ; car les privilèges de cette classe sont les leurs ; aussi, quiconque menace cette classe, menace le personnel médiatique : Elkrief sur BFM-TV demeure l’archétype du journaliste menaçant, le mépris chevillé au corps envers tous ceux qui refusent le statu quo : grévistes, syndicalistes, activistes ; c’est la raison pour laquelle tous sont bien plus à l’aise finalement face à MLP dont l’électorat, par leur vote, neutralise la gauche ; aujourd’hui, celle des Insoumis ; en revanche pas de cadeau pour un Mélenchon !

    Au côté de ces hyper-cadres de l’information de classe, confortablement installés dans des studios radio et télé hyper protégés, leurs petites mains, prolétaires-journalistes payés un jour sur deux, sont envoyés au casse-pipe, à savoir : le terrain, là où une colère va croissante devant une organisation de la représentation du réel qui n’est, au mieux, qu’un mensonge par omission ; au pire, de la propagande de classe. Vous voyez : rien « de politique » dans tout cela mais… tout « de personnel »… sans aucun doute.

     

                Confrontés à des députés LREM et ministres godillots (hommes et femmes petites mains serviles des figures de proue responsables toutes les erreurs tragiques de l'histoire), conseillers et communicants incompétents, déjà, l’on s’interroge : y aura-t-il un « acte 4 - Gilets jaunes » ?

    La plupart des commentateurs avisés n’osent l’imaginer car enfin, difficile de croire que cet homme ait pu réunir autour de lui un tel niveau de lâcheté, de servilité et d’incompétence, lui-même s’avérant en dessous de tout.

    A suivre donc...

     

     

    1 - Toute l'année durant, ils moquent les demandes d’augmentation de salaire, se félicitent des cadeaux fiscaux des plus riches ( dont ils sont) au nom de la "compétitivité de la France" ; aujourd'hui ils reçoivent les Gilets jaunes ; éditorialistes et journaleux télé et radio bourreaux des classes populaires… tous semblent se refaire une virginité sur le dos de ces Gilets jaunes sacrément bien disposés à leur égard. Comme quoi... 

     

    2 - BNP, AXA, Jacques Attali (entremetteur professionnel à la tête d'une agence de cover-girls et de cover-boys et autres tapins de la politique - ministres et présidents -, qui ont pour clients l'Hyperclasse mondialiste), Bergé, Niel et Pigasse, Michel Collomb, Patrick Drahi (via BFM-TV)... liste "complète" ICI : quotidien régional Sud-Ouest

     

                                                              ***

     

                   Alain Soral à propos des Gilets jaunes, cette alliance unique - et multi-ethnique... contrairement à ce qui nous est présenté par les médias - du prolétariat et de la petite bourgeoisie : danger imminent pour le Système.

     


                         

                     NB : on pourra faire l'économie d'écouter le passage à propos de la campagne contre les violences faites aux femmes

     

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    Pour prolonger, cliquez : Macron, l'homme de Bercy, de la Commission...

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