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Une courte réflexion à propos du couple Etat-Police-Armée dans le cadre du mouvement des Gilets Jaunes

 Billet publié en janvier 2019

 

police l'état et macron

 

                Il n'y a pas a priori de police républicaine ; il n'y a que des gouvernements républicains et une chaîne de commandement du même nom ; et de là, par voie de conséquence, des ordres et des agissements républicains ou non.

  

                L'option sécuritaire (dans un "mode terreur" censé dissuader les Gilets Jaunes de revenir la semaine suivante), choisi depuis trois mois par le locataire de l'Elysée et ceux qui l'entourent et le conseillent, à défaut d'une option de résolution de la crise par l'action politique, semble destinée autant à flatter qu'à rassurer les classes supérieures actives et retraitées qui composent sa base électorale ; car la peur de cette couche de la société n’est pas nouvelle ; cette peur est vieille de mille ans ; c’est la peur de la Bourgeoisie ( en tant que catégorie et classe politiques et économiques) quand "en bas" ça bouge et que ça n'en finit pas de bouger ; il s’agit d’une peur propre à ceux qui voient leur confort moral (« Je suis quelqu'un de bien finalement ! ») et leur confort matériel et physique (« Ce mouvement, qu’est-ce que ça va me coûter, qu’est-ce qu’ils vont me prendre, qu’est-ce que je vais y perdre ? ») menacés ; car tout au fond de lui, le Bourgeois (petit ou grand) dont le statut repose sur la spoliation du plus grand nombre, sait qu'il est un salaud et qu'il se comportera comme tel le moment  venu : il suffit de se reporter aux propos tenus par Luc Ferry qui recommande que la police "tire dans le tas".

Bombe lacrymogène, matraque, flashballs, grenades de désencerclement, canon à eau, Pasolini aurait écrit à propos de la relation manifestants/forces de l'ordre : "Des pauvres violentent d'autres pauvres !"

Aussi, grande est la tentation de conseiller aux membres dits "des forces de l'ordre" au service d'un ordre injuste et cynique, à ceux qui le peuvent, ceci  : "Quittez donc ce métier indigne et qui le sera davantage encore dans les années à venir car vous n'en avez pas fini de matraquer, d'éborgner du retraités à 800 euros et du salariés à 1200 euros mensuels !"

 

***

  

 

                                                             

 Cliquez ICI pour visioner la vidéo

 

                   Lynchage et tabassage gratuits d'une police maintenant indigne de toute considération dans le silence assourdissant des médecins, des avocats, des juges, de la ligne des droits de l'homme, de tous les corps intermédiaires et de la classe politique et médiatique...

 

 

                 

 

             Témoignage de la mère d’un gilet jaune, Adrien, blessé à la tête par un tir de flashball à Nantes : 5 jours en service de réanimation

  

gilets jaunes à terre.jpg

               La raison pour laquelle l’Etat couvre à chaque fois qu’il le peut, les bavures d'une police qu'il méprise ( salaires indignes, commissariats infestés de rats et de punaises, suppression de milliers d'emplois, des véhicules vétustes, des policiers dans l'obligation de financer leur matériel et leurs vêtements de protection etc.... ICI un billet à ce propos), est la suivante : cette complaisance à son égard permet à cet Etat d’éviter que cette même police comprenne qu'il la méprise au plus haut point sans pouvoir en faire l'économie pour autant car force est de constater ceci : plus l’Etat flatte et couvre les policiers, entre deux suicides, plus l'Etat se protège d’une prise de conscience qui remettrait en cause la servitude du policier vis à vis de son maître qu’est cet Etat méprisant. Les victimes des bavures tout au long de l'année, aujourd'hui le passage à tabac du gilet jaune isolé, sans défense ni protection (des dizaines de vidéo sur internet en témoignent), c'est l'exutoire auquel les deux partis, le couple Etat-Police, ont recours :  l'une pour éviter de rendre des comptes à sa police ; l'autre, pour trouver un peu de consolation face à leur humiliation que représentent leurs conditions de travail et leur rémunération, la lâcheté de leur hiérarchie et de leurs syndicats, dans l'exercice d'une violence dite "légale" car lorsque le faible est sans courage face au fort qui l'humilie, c'est alors qu'il prend pour cible un plus faible que lui. 

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                      La condition policière avec A. Langlois du syndicat Vigi

 

Pour prolonger, cliquez : Gilets Jaunes - le dossier

 

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