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Médiapart : un journalisme de receleurs au contact de barbouzes ?

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Perquisition à tort ou à raison…

Quoi que l'on puisse penser de l'indépendance de la justice en général et du parquet en particulier qui, pour sûr, ne l'est pas "indépendant" puisqu'il dépend du ministre de la justice, par conséquent.... de L'Elysée... 

Il est vrai que l'enregistrement (1) diffusé par Médiapart pose un sérieux problème : qui a ordonné cette écoute ? Un juge ? Dans le cas contraire, on est en droit non seulement de s'interroger mais de s'inquiéter aussi car cela signifie qu'il a des écoutes illégales d'entretiens téléphoniques privés qui sont proposées à la presse ; écoutes illégales "recelées" par les médias à des fins de diffusion !

Mais au nom de quoi et de qui un média croit pouvoir receler et diffuser une écoute illégale d’une conversation privée d'autant plus qu'elle ne représente aucun intérêt ?

Les propos recueillis par ces écoutes dont nul ne connaît le ou les personnes, ou les officines, qui les ont réalisées - et alors que cela demande du matériel sophistiqué - ainsi que le danger que représentent la banalisation et la validation des méthodes employées pour les obtenir en choisissant de les diffuser, ce même danger que nous fait courir le recel d'enregistrements illégaux de conversations privées qui ne rentrent pas dans le cadre de la protection de l'intérêt général, nous ne perdrons rien en les évaluant avec justesse et objectivité.

Si ces écoutes sont illégales (2), Médiapart doit rendre des comptes étant donné le peu d'intérêt qu'elle représente en lien avec l'affaire (3). Car nous tous avons tout à craindre… pas seulement de ces écoutes illégales mais de leur recel par des médias qui semblent s’être affranchis de leurs responsabilités vis-à-vis de la société civile et de la protection de notre vie privée à tous.

Cette "affaire" d’écoute illégale et de recel par un média" représente un danger imminent pour nous tous. Quant à cette rédaction de Médiapart qui n’est dans les faits qu’un journal "père-fouettard" (4) sans éthique, sans culture politique ni historique, manifestement elle croit pouvoir en toute impunité se faire le complice d’une écoute illégale qui, certes, aujourd’hui ne concerne qu'un Benalla (et par ricochet, un Macron dont on n'a rien à faire), mais demain... qui d’autre sera la cible de cette police parallèle sans visage, sans identité et de son receleur ?

Il n’y a pas une goutte d’éthique journalistique, citoyenne et démocratique dans la diffusion de cette écoute ! Car enfin, Médiapart n’avait-il pas qu’un devoir face à la proposition suivante : « Monsieur Plénel, j’ai (ou… nous avons) une écoute d’une conversation privée intéressante pour vous M. Plénel : ça concerne l’affaire Benalla ! Ca vous dit ? "

Un devoir, un seul : refuser et dénoncer cette proposition aurait dû être le réflexe de sa rédaction. Or, cette rédaction s’est précipitée sur ce qu’elle a cru être une opportunité aussi alléchante qu'inattendue sans prendre le temps de la juger pour ce qu'elle était : un piège d'ordre moral et éthique. 

                 Force est de constater au fil des ans qu’il y a vraiment un problème avec Médiapart dont la ligne éditoriale s’apparente définitivement à un journalisme de receleurs avec des barbouzes en guise de sources. 

Un nouveau concept journalistique ?

Non. Bien plutôt, une rédaction sans scrupules pour laquelle toute fin justifie tous les moyens car Médiapart ne se soucie que de Médiapart : le buzz, plus d'abonnés et sa bonne santé financière.

Aussi, Plenel doit s’expliquer et vite !

 

1 - Une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase, l’ex-responsable de la sécurité du parti LREM, lui aussi mis en examen pour les violences du 1er-Mai. 

2 Mon argument concerne uniquement l’enregistrement illégal de conversations téléphoniques privées qui ne relève d'aucune nécessité  - car on y trouvera aucune manifestation d'une vérité quelle qu'elle soit en lien direct avec l'affaire Benalla -  et de son recel par un organe de presse ; rien de comparable avec les lanceurs d’alerte et la fuite de documents ou l’enregistrement d’une conversion dans le cadre d’un préjudice grave pour l’intérêt général.  

3 - A noter que Médiapart n'a pas fait preuve de la même circonspection quand il s'est agi de la perquisition très controversée du parti LFI de Mélenchon.

4 - Nul doute que Plenel demandera à ses abonnés de voter Macron en 2022 tout comme en 2017, et ce au nom de la protection de notre démocratie. 

Ne soyons pas dupes : Plenel a une grande bouche, certes ! mais il est lui aussi un journaliste adepte du "politiquement correct" ambiant ; il est juste un peu plus sournois que ses confrères ; pour preuve : ses boucs-émissaires et ses têtes de turc sont ceux de toute la presse de nos milliardaires : Poutine, Erdogan, Trump, les gouvernements "populistes" d'Europe de l'est, l'Italie, Mélenchon etc... et ce sans nuances.

 

***

 


                       Conférence de presse de Médiapart organisée suite à la tentative de perquisition de ses locaux  lundi 4 février au matin, dans le cadre d'une enquête ouverte par le parquet pour, notamment, atteinte à la vie privée d'Alexandre Benalla.

 

                 Une réflexion à ce sujet :

                 Nous n'avons pas à choisir entre un journalisme de complaisance et un journalisme dit d’investigation mais sans éthique qui par ses moeurs, met en danger les populations en validant des écoutes illégales de conversations privées dépourvues d'intérêt... qui ne fait qu’avancer la cause de Médiapart et aucune autre en l’occurrence. 

Que le pouvoir judiciaire soit méprisé par l’Etat, on le sait (Sarkozy fut le premier à l’expliciter) ; c’est la raison pour laquelle il est sous-financé. Que les institutions le soient aussi, on le sait ; c’est la raison pour laquelle elles n’ont aucun pouvoir et la raison pour laquelle on y place des individus falots comme ce président à la tête de cette commission sénatoriale à propos de l’affaire Benalla... 

                 La conférence de presse de Médiapart à la suite de sa diffusion des écoutes, la sur-argumentation de sa rédaction dénotent un malaise avec un Plénel qui monte sur ses grands chevaux de course en respectabilité à propos de la liberté d’information tout en n'oubliant pas d'égratigner au passage, comme pour se racheter et donner des gages de bonne conduite et de soumission et ainsi éviter l’isolement :  Poutine, Trump, les souverainistes de l’Europe de l’Est, Erdogan, l’Italie, Mélenchon... alors que ce n’était pas le sujet et que personne ne lui demandait quoi que ce soit.

Il n’y a pas plus "politiquement correct" que Médiapart. Acculé, Plenel, mou des genoux, vendra toujours sa soi-disant indépendance rédactionnelle au moins offrant dans ce domaine : à ses confrères d’une presse aux ordres.

Quant à son attitude au moment de la création "du Média" et du lancement de son "contre journal de 20h", Médiapart se lancera dans des "directs" au quotidien... alors qu’il n’en proposait qu’un ou deux par mois... et ce pour contrer Le Média dans la même tranche horaire. 

Anti-intellectuel, Plenel pratique un journalisme de l’affect, tout dans l’émotion. Plenel n’a manifestement qu’un souci : Plenel - renvoyer en toutes circonstances une image positive de lui -même. En tant que journaliste, Plenel est à cette corporation dont le niveau de professionnalisme s’est effondré ce que les Enfoirés sont à la charité face à la pauvreté : rien ne lui coûte ; tout lui rapporte.

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