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  • Rencontres sur Internet : critères, pré-supposés et conditions à remplir...

     

             Les sites de rencontres sur Internet ont détrôné les petites annonces ; des millions d'internautes s’y bousculent chaque jour...

             Si choisir c'est exclure, rencontrer c'est effectuer une sélection cruelle et le plus souvent, sans état d'âme. Une nouvelle expérience porteuse de tous les dangers ces rencontres ! Expérience de soi vis à vis des autres et vice versa. Et Là, notre belle souveraineté du moi peut en prendre un sacré coup, et notre ego, hurler au supplice.

     

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              Critères, pré-supposés et conditions à remplir :

     

                Pour les hommes : être libres, nouvellement divorcés ou bien célibataires ; avoir une bonne situation ; quant au physique, les femmes leur pardonneront plus facilement les quelques imperfections dues à leur âge si ces dernières se limitent à l'embonpoint et à quelques cheveux en moins.

                Quand il s'agit d'établir une relation amoureuse sur le moyen et long termes, les femmes sans enfants à charge seront les plus chanceuses ; les autres devront redoubler d'énergie afin de relativiser les inconvénients de cette charge jusqu’à les faire disparaître comme par enchantement : charge et enfants compris.

    Pour couper court à toute demande de précisions, et pour ne plus avoir à y revenir, certaines femmes aborderont le sujet en ces termes : "Ils sont grands maintenant, ils peuvent se débrouiller, vous savez !" Comprenez : ils ont entre 15 et 17 ans et sont très certainement en pleine crise d'adolescence. Ce qui les rend sans doute débrouillards mais... invivables.

    On n’en soufflera mot.

    D'autres mentionneront une relation privilégiée : "Avec ma fille et mon fils, c'est un peu comme si j'étais leur copine". Ce qui signifie le plus souvent : j'ai renoncé à élever mes enfants maintenant qu'ils ont pris le dessus sur moi qui suis seule ; leur père étant le plus souvent indisponible ou bien encore, trop éloigné.

    Les hommes eux, ne parleront pas de leurs enfants pour n'avoir pas grand-chose à en dire, sinon qu'ils les aiment puisque c’est leur ex qui, le plus souvent, assume au quotidien la responsabilité et la charge de cet amour elliptique, discret et tout en nuances, chez ces pères absents.

     

                 Autant que faire se peut, et pour ce qu'il est possible d'en savoir tant que l'on n'a pas fait plus ample connaissance, on se rencontre dans sa classe - comprenez : dans sa tranche de salaire - ou bien, à défaut d'un même salaire, - déclassement oblige ! -, dans ce qu'on estime être ses repères et ses attributs culturels et dans la cadre d’affinités supposées identiques ou bien parallèles.

                 Ce qu'il faudra cacher pendant la période qui précède la rencontre - période dont on ne saurait faire l'économie, sinon au risque de perdre son temps -, pour les femmes : les rondeurs.

    Les hommes les plus avertis leur demanderont leur tour de taille ; au-delà de 40 : méfiance. Les femmes ne manqueront pas de mentionner une taille moindre : un 44 deviendra un 42 bien tassé.

    Après les enfants et les rondeurs, la ménopause devra elle aussi demeurer cachée ; ménopause qui porte en elle l'idée qu'au lit, une femme ménopausée est une femme sans envie, sans talent, sans enthousiasme, et par voie de conséquence, sans inspiration.

    Pour peu que la photo mise en ligne soit susceptible de la dissimuler, certains hommes devront dissimuler, dans la mesure du possible, une origine ethnique porteuse de préjugés qui les condamnent très vite à l'oubli. Ces derniers devront déployer des efforts surhumains pour rassurer et séduire. En cas d'échec, ils devront chasser là où ces stigmates identitaires n'en sont pas : chez celle ou celui qui les partage avant de les subir et d’en assumer tant bien que mal, toutes les conséquences. Entre victimes, on se sert les coudes, à n'en point douter.

     

              D'autres encore devront taire leurs appréhensions face à la performance qu’on attendra d'eux tôt ou tard ; appréhensions d’hommes et de femmes fraîchement sortis d'un divorce douloureux ; sans doute, gardent-ils en mémoire quelques vérités bien sonnées, et très certainement aussi, quelques mensonges qui leur ont été hurlés dans le fracas des comment, des pourquoi et des depuis combien de temps... qui ont mené le couple à la séparation avant un divorce traumatisant.

              Pour tous ces êtres en quête, mieux vaut ne pas parler d'un petit salaire - surtout pour les hommes -, ni du chômage ou du RSA - plus tolérés lorsque ce sont les femmes qui sont touchées. Un logement dans une ville, dans un quartier, un département qui ne jouit pas de la meilleure des réputations devra être tu.

    Car, ce qu'il faut dissimuler, les craintes qu'il faut apaiser, c'est le potentiel de dépendance et de nuisances que l’on peut représenter face à la peur de n'avoir que les inconvénients de cette nouvelle rencontre, et l'autre, que les avantages. Régression pour l'un, promotion pour l'autre : plus notre situation est précaire, plus il est important d'afficher une situation confortable, tout en sachant qu’il sera toujours temps de faire les comptes une fois qu’un lien aura été établi avec le nouveau partenaire.

               Pour toutes ces raisons, au moment de la rencontre, jamais la distinction entre le dedans et le dehors n'aura été aussi prononcée, aussi vive, aussi pertinente et aussi nécessaire pour quiconque souhaite éviter le rejet et l'échec.

     

    ***

     

               Et c'est alors qu'ils partent, hommes et femmes, l’espoir en poche, eux tous occupés à remettre cent fois l’ouvrage sur le métier : celui de leur vie et d'une existence après laquelle ils ne cessent de courir depuis qu’il leur faut en construire une autre, sous l’arc tout-puissant et tendu dans leur détermination, sans relâche, à la rencontre des meilleurs, des pires, des farfelus, des fiévreux ; les uns bardés de certitudes, les autres, incertains et fébriles.

    D'autres prennent la route sans enthousiasme, un rien blasés, la peur au ventre pour les novices, le trac - même après des mois ou des années d’expérience -, et pour certains d’entre eux, hommes et femmes confondus, habités par tous les ressentiments possibles envers le sexe opposé : ressentiments qu'ils chercheront à dissimuler autant que faire se peut.

    D'autres encore : les avisés ! Circonspects, d'une méfiance maladive, ils égrènent méthodiquement les personnalités des uns et des autres jusqu'à en oublier l'objet même de la rencontre : établir un lien, s'investir dans une nouvelle relation. Rigoureux mais... tête en l'air, ceux-là.

    Le moral en guenilles, d'aucuns s'accorderont une dernière chance ; baroud d’honneur avant de baisser définitivement le rideau, tout chargés qu'ils sont du poids des rencontres passées qui ont débouché sur des frustrations sans nombre, des déceptions cruelles, trompés, manipulés, chahutés, baladés sur des distances à vous couper le souffle, même pour les plus sportifs d’entre eux.

    Et pour finir : les impénitents.

    Infatigables, ils n'hésitent pas à plonger dans l’eau, même glacée, tête la première, en aveugle, quittes à en sortir défaits et déchirés une fois encore, une fois de plus... mais... jamais de trop, semble-t-il.

     

           

                       Extrait du titre : "La consolation" - chapitre 2 - Copyright © Serge ULESKI. Tous droits réservés.

     


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  • L'anguille... mystère, obscurité et solitude

    anguille.JPG

     

                   Etangs, mares à canard, ruisseau, estuaire...  saumâtres, douces ou salées, l'anguille est de toutes les eaux. Peu avenante avec ses yeux aveugles, peu engageante, personne ne souhaitera s'attarder sur ce poisson ; seule sa nage, une nage d'une élégance rare, sereine, sauve l'anguille de la vindicte populaire injuste et parfois superstitieuse, qui touche la plupart des espèces serpentiformes car, quoi que l'on puisse dire à son sujet, il y a définitivement quelque chose de mystérieux chez l'anguille ; quelque chose d'indéchiffrable aussi.

    D'ailleurs, le vocable "poisson" ne convient pas car il y a de l'animal chez ce poisson solitaire et hautain ; de plus, sa capacité à vivre et à survivre hors de l'eau, des jours durant, increvable, est surprenante ; et cette endurance force un questionnement admiratif.

     

    La nage de l'anguille argentée

     

                   Un instant captive, l'anguille ne se trompe jamais de direction lorsqu'elle vous échappe et qu'il est question pour elle de regagner l'eau, serpentant parmi les hautes herbes, très vite insaisissable. Elle ne se résout jamais une fois prise à l'hameçon, la gueule grande ouverte, se débattant, impuissante mais courageuse ; pour un peu on jugerait qu'on pourrait l'entendre hurler au supplice ; et pourtant, l’anguille est sans doute le plus silencieux de tous les poissons, et plus encore lorsqu'elle se déplace tout près du fond comme pour ne jamais perdre le contact avec la terre.

    Jusqu'à une profondeur qui s'évalue en milliers de brasses lorsque la mer des Sargasses l'accueille à nouveau, bien des années plus tard, dans l’océan Atlantique nord bordé par le Gulf Stream, c'est là que l'anguille se reproduit avant de mourir, devoir et destin accomplis, toujours silencieuse, à l'abri de tous les regards, car c'est là aussi qu'elle a vu le jour dans l’obscurité de profundis et des abysses – ne la nomme-t-on pas « anguille abyssale » ! -, avant de remonter nos cours d’eau douce ou saumâtre pour y vivre sa vie d'anguille adulte après un voyage de plusieurs dizaines de milliers de kilomètres.

    Aujourd’hui, on parle de "mythe" à propos de ce voyage à la Jules Verne, l’anguille étant tout à fait capable, nous affirme-t-on, de frayer dans nos estuaires salés et vaseux, plus près, bien plus près donc du lieu où elle passera sa vie d’adulte.

     

                    Alors que la carpe avec ses yeux tout ronds, son regard tendre et ses lèvres charnues,  recherche  la main de l’homme qui la nourrit au pain, argentée, jaune, grise, l’anguille l’ignore superbement ; paisible, laissant à sa cousine de mer, la murène, l’agressivité propre aux prédateurs, indépendante, elle ne compte que sur elle qui ne sort de son trou que la nuit pour se nourrir avant de regagner l’obscurité... encore l’obscurité ! Faut bien dire que la lumière l'agresse et que les rayons du soleil sont une souffrance. Sans doute ne cesse-t-elle jamais de revivre sa naissance et le milieu marin qui a recueilli ses premières ondulations de civelle dans des eaux insondables.

    Alors que d'autres s'agitent, vont et viennent, montent et descendent, sautent, jaillissent, tout saumons qu'ils sont, du fond de sa cache toute la journée durant, trou vaseux et noir comme la nuit, immobile, détachée de tout, à quoi peut bien penser cette anguille à l'oisiveté aristocratique ?

    Mystère ! Encore le mystère !

     

    ***

     

                    Dégradation et fragmentation de son habitat, métaux lourds, dioxines, pesticides... bien que son espérance de vie soit évaluée à 25 ans, on dit l'anguille en voie d’extinction, menacée de toutes parts comme tant d’autres espèces.

                    La comtesse des eaux douces, saumâtres et salées, se laissera-t-elle décimer, impuissante, résignée puis définitivement vaincue ?

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  • Election européenne : quand les abstentionnistes se réveilleront, toute la classe politique et les médias trembleront

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                           Nice, samedi 23 mars 2019 : Geneviève Legay, 73 ans, militante d’Attac, a été grièvement blessée lors d’une charge de policiers, dans le cadre de la 19e journée de mobilisation nationale des Gilets jaunes.

     

     

                   La violence qui s’abat sur les Gilets Jaunes depuis trois mois, cette violence-là a trente ans ; c’est la violence d'un « Il n’y a pas d’alternative !»

                   Si l'on peut considérer que c'est une erreur de personnaliser cette violence, et même si Castaner est bel et bien un voyou de la politique et Macron un garçon de course de l'oligarchie mondiale qui joue là, avec ce mouvement GJ, son avenir professionnel à l’international pour les 20 prochaines années car s’il cède,  il se condamne à l’oubli...

    Personnaliser à outrance cette violence de l’Etat, c’est ignorer ou bien c'est oublié que cette violence s’exerce sur toute la société depuis la rupture de 1983 et le virage du PS en direction de Maastricht, de l’Euro, puis avec Sarkozy et le traité de Lisbonne ; et si cette violence policière maintenant incontestable - violence condamnée par nombre d'institutions (de la France à l'U.E jusqu'à l'ONU) -, s'est exercée dès les premières semaines sur un "mode terreur" - dissuader à jamais les manifestants de revenir -, c’est pour la raison suivante : depuis Mai 68, jamais la rue n’a été occupé comme elle l’est aujourd’hui par les Gilets Jaunes tant dans la manière que sur la durée.

    Les Zadistes de Notre dame des Landes en savent quelque chose : cette violence, ils l'ont subie durant des mois même s'il s'est agi d'une violence moins médiatique parce que géographiquement circonscrite à propos d’une lutte « marginale » : celle de l’extension d’un aéroport de province.

     

    ***

     

     

    Résultat de recherche d'images pour "bulletin de vote et urne"

       ......................A voté !

     

     

                  Fin du Grand débat national... de diversion, gardant à l'esprit qu'aucune des revendications des Gilets Jaunes ne sera satisfaite ( augmentation significative des petites retraites et des petits salaires ; refonte de notre constitution), à l'occasion des Européennes, une nécessité semble s'imposer : le retour de tous les abstentionnistes vers les urnes avec à l'esprit, cet impératif : "Tout sauf Macron !"

                 Les Gilets jaunes, les Bonnets rouges, les activistes de Notre dame des Landes ont apporté la preuve que le lieu de l'expression d’un rapport de force en faveur de la justice sociale, de l'écologie et d'une vie décente n'est plus à l'Assemblée avec ses députés godillots ni au Sénat avec des sénateurs  somnolents, peinards, confortablement installés dans leur rémunération dès l'âge de trente ans.  

    Aussi, reste à espérer que les Gilets Jaunes dans leur ensemble sauront évaluer à sa juste valeur, mais sans complaisance ni relâchement, l’importance de cette révélation car, ce qui ne doit pas pour autant être remis en cause ce sont la nécessité et l'exigence suivantes : que les Gilets jaunes n’oublient surtout pas leur colère à toutes les élections : que ceux qui ne votaient plus, reviennent vers les urnes ! 

    Les Européennes sont une élection pour les classes moyennes (plutôt le haut de cette classe) et les classes supérieures ; d'où un fort taux d'abstention scrutin après scrutin ; or, depuis trente ans, le "Système" compte sur les abstentionnistes  pour continuer de détruire tout ce qui a été construit depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.        

    Affaiblir le locataire de l’Elysée, et ceux de Matignon, passe par un vote massif anti-LAREM, anti-LR aussi à titre préventif en ce qui concerne ce parti, dans l'impossibilité de se tourner vers MLP, il sera inévitablement appelé, tôt ou tard, à servir de force d'appoint à un Macron en difficulté.

    N'oublions pas non plus de "finir le travail" commencé voilà dix ans contre le PS qui bouge encore alors que l'on pouvait raisonnablement penser qu'il était mort.

    Seule la peur chez les élus LAREM les forcera à faire pression sur Matignon et l'Elysée : peur de cette sanction électorale qui ne se relâchera pas ; des centaines de mandats en danger... locaux, nationaux et européens. 

    Gardons à l'esprit cette peur qui est la leur : ne pas pouvoir faire "carrière" en politique, de devoir y renoncer.  

    Il est vraiment temps de brandir la menace du "licenciement" pour tous ces élus ( primo-élus en grande partie) alors que nous semblons oublier que nous sommes leur patron à tous. Aussi, pour cette raison, ne pas voter c'est se démobiliser et permettre au locataire de l'Elysée et aux médias de relativiser l'importance de la contestation dans les rues depuis trois mois, et demain dans les urnes.

     

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                   A tous, il faut leur infliger la plus grande des sanctions qui soit : la sanction électorale qui provoquera d'ici deux ans, une crise de régime sans précédent (et non plus "une crise politique", une de plus ! sans conséquence sérieuse que la classe du même nom s'empressera de gérer sans difficulté), car quand les abstentionnistes de ces 20 dernières années se réveilleront, ce sont la classe politique et les médias qui trembleront.

    Soyez-en assurés !

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  • Dieudonné ou quand l'actualité ne peut plus se passer de lui

     

                   dieudonné                      Dieudonné, mardi dernier, au palais de justice de Paris.

     

    Le polémiste comparaît jusqu’au 3 avril devant le tribunal correctionnel de Paris. Il serait question de fraude fiscale.

    Un petit comité de soutien est présent. Quelques rires éclatent, certains demandent un selfie.

     

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                       C'est sûr ! Rien n’est plus politique que Dieudonné le métis qui porte en lui l’assurance du maître et la révolte de l’opprimé - un métissage qui est une force ! Dieudonné, son public, ses détracteurs et tout ce qu’un gouvernement est capable de mettre en oeuvre pour tenter de le faire taire hurlent à la politique. Même le silence de ceux qui ne pipent mot, terrés et terrorisés à l'idée de rendre justice à son immense talent, hurle politique, hurle à la politique.

    Tout est éminemment politique sur le phénomène Dieudonné. Et c’est là que toutes les forces coalisées se rejoignent et œuvrent et tirent dans le même sens, tous tenus d’obtempérer - Dieudonné ne s'exprimera pas, il ne doit pas être entendu ! - jusqu'au ridicule et la honte, l'épuisement pour d'autres.

    Un Dieudonné Spartacus du rire, là où l'humoriste, ainsi nommé, cesse d'être un esclave et ce faisant, libère tous les autres humoristes de la malédiction d'un humour tiroir-caisse, un humour de flagorneur, et pour voie de conséquence, un humour affligeant comme tout ce qui rabaisse l'homme à ce qu'il croit savoir de lui-même, qui n'est le plus souvent que ce qu'on a daigné lui enseigner ou bien ce qu'on a souhaité lui faire espérer de lui-même et des autres.

     

                     Procès après procès, Dieudonné demeure assurément le plus grand satiriste-activiste français depuis DADA, les surréalistes, Alphonse Allais, Jarry... et plus tôt, bien plus tôt : Molière.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Dieudonné, le phénomène

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  • Claude Nougaro : un pygmée occitan*

     Le 4 mars 2004, Claude Nougaro s’éteignait à l’âge de 74 ans

     

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                    Il a été et demeure notre meilleur auteur avec Léo Ferré, notre plus grande voix aussi et notre meilleur musicien (même s'il n'était pas instrumentiste... il y a des voix bien plus musiciennes encore !) - le plus complet, le plus authentique.

    "L'âme basanée", aucune musique ne lui résistait... aucune ne résistait à sa voix, à son verbe ; aucun rythme ne l'intimidait, aucune culture ! Preuve irréfutable d'un talent immense ; et peut-être aussi... de génie. 

    Alors oui, le "pygmée occitan" - tel il se définissait -, a bel et bien fini par grimper sur les cimes !

     

                        Un des textes les plus aboutis  de Nougaro : Toulouse to win, 30 ans après le Toulouse de l'enfance de l'artiste. C'est maintenant d'un Toulouse de la relégation, de la délinquance, du radicalisme religieux et de la drogue - la peste -, qu'il s'agit.

     

    La console du son nous console du reste
    Nous savons qu’il y a des bombes sous les vestes
    Et la misère sombre à couper au couteau
    Des colères qui luisent et des cames que testent
    Des enfants allumés par le feu de la peste
    Le monde est rempli de gangsters de Chicago
    Enfer et paradis entremêlent leurs tresses
    Je fabrique mes joies au prix de mes détresses
    Comme la môme Piaf je repars à zéro

     

     

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                     A l'heure où des marchands de soupe nous donnent à consommer de la musique comme on boit un café au comptoir, on réalise trop souvent tout le chemin parcouru à fuir tout ce que cet artiste (avec Léo Ferré) a laissé en héritage : rigueur, intégrité et excellence... tout ce que doit, pourtant, tout artiste à son public : le respect en retour de ce que cet artiste reçoit... pour avoir, il est vrai, tant donné, même et surtout ce qu'on n'attendait pas de lui parce qu'on ne le soupçonnait pas encore en lui... ni l'artiste non plus, peut-être.

     

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     * Se reporter au titre "Toulouse to win".

     

    Pour prolonger... cliquez Le Rap au secours de la chanson française

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  • Médiapart, le journal "Je t'informe quand je veux et si je veux !"

     

                 "Si vous voulez être informés dix ans après tout le monde, abonnez-vous à Médiapart !"


                                   

     

                       Journal avec une grande bouche qui aboie mais ne mord pas  (voyez du côté de la race canine) Fabrice Arfi salarié de Médiapart est dans ses petits souliers face à Aude Ancelin et Juan Branco : "Comment ça Monsieur Arfi, à l'élection présidentielle, Médiapart ne savait pas qui étaient ceux qui sont allés chercher Macron, qui le soutenaient et qui le finançaient ?!!!!????"

                       Faut se faire une raison : avec Médiapart, qui a reçu Macron au premier tour de l'élection présidentielle dernière, c'est "Je t'informe si je veux et quand je veux !"

                       En attendant, circulez ! Y a rien à voir puisqu'on vous le dit !

     

     

    * Ce n'est pas sans plaisir et sans ironie que l'on apprend que Xavier Niel (proprio du Monde et du Nouvelobs) est actionnaire de Médiapart. 

     

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    Pour prolonger, cliquez : Médiapart à tort et à travers

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  • Louis de Funès : la réhabilitation

              Une rétrospective Louis de Funès à la cinémathèque en 2020 fait grincer quelques dents

     

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                    Acteur tantôt ignoré, tantôt décrié par la critique des années 60 et 70, souvent conspué par les cinéphiles de ces mêmes années autant pour ses films que pour ses rôles, mal aimé par tous ceux qui ont tourné avec lui - techniciens et réalisateurs inclus -, mais populaire chez tous les autres...

    A l'heure où Fernandel et Bourvil sont plongés dans l'oubli (leurs scénaristes, dialoguistes et réalisateurs avec eux), de Funès rayonne et trône. Télérama, le quotidien Le Monde... toute la presse rend hommage à cet acteur-onomatopée et mauvais mime ; un ouvrage lui tresse des lauriers ; la jeunesse ne tarit pas d’éloges à son sujet : oui, les jeunes aiment de Funès ! On évoque des « de Funès-party » jusque tard dans la nuit.

                     Autre temps, autres mœurs : on a perdu Fernandel, Michel Simon, on nous imposera de Funès... de Funès auprès de Bourvil, avant de perdre ce dernier aussi. On a perdu l'homme de la rue, droit, réservé, honnête, plutôt généreux, un peu naïf par la force des choses… et pour toute consolation, on nous a servi un personnage sans qualité, cupide, inculte, arriviste, violent et accapareur, sans un seul regard critique de ceux qui le mettaient en scène, des scénaristes, des dialoguistes... dans des films sans point de vue, le plus souvent.

    En effet, on remarquera l'absence totale d'humour et d'auto-dérision, voire de distance, dans les personnages qu'incarne de Funès ; rien non plus dans son jeu d'acteur. Au cirque, chez les clowns, et pour peu qu'il ait pu y trouver une place - et rien n'est moins sûr -, de Funès ne serait non pas l'Auguste (personnage au nez rouge, loufoque, grotesque et attachant), mais le contre-pitre (celui qui ne comprend rien à rien), et pas n'importe lequel : un contre-pitre qui se prendrait alors - sans toutefois soupçonner un instant en lui cette supercherie -, pour le clown blanc (personnage digne, élégant, malicieux), et fatalement... pour cette grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf, et ce bien qu'il ne possède aucune des qualités de l'une ni de l'autre.

     

                      Fort d'un soutien populaire qui ne s'est jamais relâché, ce personnage égocentrique dont chacun de ses rôles est dépourvu de qualités humaines, fait donc aujourd'hui l'unanimité dans la presse cinéphile comme dans l'édition et même chez France Culture.

    Ce qui frappe, c’est l’absence de regard critique chez tous les agents de ce qu’il faut bien appeler « la réhabilitation de Louis de Funès » ; tous n’ont pas de mots assez forts pour exprimer leur admiration pour cet acteur "génial" et de célébrer, un petit homme au visage ingrat, un personnage-archétypal sur-excité, mesquin, méprisant, avare, obtus, borné, envieux, impitoyable avec les faibles et docile avec les puissants.

            

                       Sans doute dupes de ce qui nous est donné à rire - même si, après tout, rien ne nous empêche de nous demander au détriment de qui et de quoi on rit -, célébrer aujourd’hui le cinéma d’un de Funès sans y jeter un regard critique, n’est-ce pas célébrer la loi du plus lâche face aux puissants ainsi que la loi du plus méchant face aux plus faibles ?  Car, à  y réfléchir de plus près : tout ce qui est mal n'est-il pas bon, et ne fait-il pas du bien ? Aussi, rire avec Louis de Funès, à défaut de rire de lui, n’est-ce pas rire de tout ce qu’on n’ose pas soi-même assumer car, tout ce qu’on a rêvé, de Funès ne l’a t-il pas fait ?

    Rire exutoire que ce rire-là ; rire du faible à propos d’un plus faible que lui. Belle revanche des vaincus ou des humiliés qui s’ignorent, heureux de l’être ! Et aujourd’hui encore, ce rire n'en finit pas de résonner, génération après génération… tocsin de l'âme... âme funès-te pour une société humaine en décomposition.

    Malheur aux vaincus !

     

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    Pour prolonger, cliquez : Cinéma... de salle en salle

     

     

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  • Cendres d'hommes, de femmes et d'enfants

     

    Vous ne voulez pas mourir trop tôt ?

     

    Engagez-vous dans l'armée !   

         

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    Suite à l'article de Jean-Yves Nau de Slate.fr

     

     

     Soldats français portant le cercueil d'un camarade, REUTERS/Ahmad Masood

     

     

                 A propos du taux de mortalité chez les militaires qui est de loin inférieur à celui des populations civiles, qui peut ignorer qu’un des buts de toute guerre, c’est de tester de nouveaux armements ?

     

    Quand l’occasion tarde à venir, eh bien, on la crée.

    Paradoxe suprême : plus l'armement est sophistiqué, plus ce sont les populations civiles qui trinquent ; on n'en a jamais autant massacrées depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.

     

    Aujourd'hui, les soldats ne veulent plus mourir, semble-t-il. Dans certains conflits, on échange même ces soldats contre des civils qu’on abandonne aux mains de leurs tortionnaires : c’était en Bosnie.

     

    Force est de reconnaître qu’un soldat, ça coûte cher : il faut le nourrir, l’habiller, le loger. Pensez à sa formation, à son entraînement... armes, bagages et matériel high-tech !

     

    Ne nous y trompons pas : l‘armée est dirigée aussi par des gestionnaires qui sont quotidiennement évalués sur leur capacité à obtenir le résultat qu’on attend d’eux mais... avec un minimum de pertes en hommes et en matériel. Les civils, eux, se comptent en milliards, et ils ne coûtent rien : pas d’investissement, pas de matériel high-tech.

     

    Le jour où l’on s’est autorisé à bombarder les populations des villes, des tonnes de bombes sur des milliers de civils - avant-hier le Vietnam, hier l’Irak, aujourd’hui la Palestine -, ce jour-là, on nous a fait savoir qu’un soldat n’avait pas de prix et qu’un civil ne valait rien.

     

                Aussi... pour un peu, et sans qu'on nous y pousse, on en viendrait bien à penser : "Puisque leur armement ne nous protège plus, nous les civils... exigeons qu'ils nous le rendent cet argent, notre argent ! Argent parti en cendres d’hommes, de femmes et d’enfants !"

     

     

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  • Gilets Jaunes : une militante d'Attac, âgée de 73 ans, a été grièvement blessée lors d'une charge de la police

     

    gilets jaunes : une militante d'attac,âgée de 73 ans,a été grièvement blessée à la tête lors d'une charge de la polic

     

                     Nice, samedi 23 mars 2019

                  Geneviève Legay, 73 ans, militante d’Attac, a été grièvement blessée lors d’une charge de policiers, dans le cadre de la 19e journée de mobilisation nationale des Gilets jaunes.

     

    gilets jaunes : une militante d'attac,âgée de 73 ans,a été grièvement blessée à la tête lors d'une charge de la polic

     

                       Verbatim Macron : "Quand on est fragile, on ne se met pas dans des situations comme celle-ci ..."

                                         

    Gilets Jaunes : une militante d'Attac, âgée de 73 ans, a été grièvement blessée à la tête lors d'une charge de la police

                         

                 "Elle l'a bien cherché cette Geneviève !" - allez, dis-le Macron !

     

     
                             

          

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  • Humour, rire et justice

     

     

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              Sortie par effraction de toutes les impasses, hors de l’espace et hors du temps, dans une autre dimension, les mécanismes du rire sont complexes ; ils se dérobent à l’analyse exhaustive car avec le rire, le talent et le génie, il reste toujours une part d’inconnu.

    Le rire est magique d’une magie blanche et noire ; quand il est gris, le rire est retournement et détournement de l’insupportable même s’il en garde la trace et la marque car il n’oblitère rien, ne répare rien mais il permet de souffler un peu, consolateur, avant de côtoyer à nouveau des oppresseurs têtus et insatiables.

    Le rire est libération quand il met en scène un dépeçage des conventions, des hypocrisies et des machinations ; il libère l'esclave ; il permet de sortir de l’enfermement.

               Bergson disait : « Le rire n’a pas plus grand ennemi que l’émotion. Le comique s’adresse à l’intelligence pure ». Coeur de pierre donc, mais source d’énergie radicale, il est une ouverture sans précédent vers l’inouï, l’inédit et la liberté.

              Rire, humour… humour et rire, il arrive aussi que le rire rende justice à ceux qui en sont privés. Belle revanche des déshérités alors !

     

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                      Dieudonné, parce que... le plus talentueux et le plus courageux, sinon le seul.

    Un Dieudonné Spartacus du rire, là où l'humoriste, ainsi nommé, cesse d'être un esclave et ce faisant, libère tous les autres humoristes de la malédiction d'un humour tiroir-caisse, un humour de flagorneur, et pour voie de conséquence, un humour affligeant  comme tout ce qui rabaisse l'homme à ce qu'il croit savoir de lui-même, qui n'est le plus souvent que ce qu'on a daigné lui enseigner ou bien ce qu'on a souhaité lui faire espérer de lui-même et des autres.

     

    Pour prolonger, cliquez : Dieudonné, le Spartacus du rire

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