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Militant LCR hier, enseignant HEC aujourd'hui, Stéphane Rozès : renégat ou repenti ?

 

 stéphane rozès sur les gilets jaunes

 

               Fils d'un directeur commercial et d'une directrice d'école, né le 22 avril 1957 à Paris, Stéphane Rozès militera à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) du milieu des années 70 au milieu des années 80, puis au Parti socialiste (1).

Un temps patron de BVA et de la Sofres, Stéphane Rozès, omniprésent dans les médias, enseigne à HEC et Science-po tout en étant à la tête d'un cabinet privé de consultants.

               Très courtisé par les chaînes d'info en continu, depuis quelques semaines Rozès croit manifestement parler des Gilets Jaunes quand il a prétention d' analyser les tenants et les aboutissants, le comment et le pourquoi, de ce mouvement ; il aimerait sans doute aussi que l’on croit qu’il s’en soucie.

Dans les faits, cet homme au ton très professoral, incapable de sortir de son rôle d'enseignant, n'a qu'une seule préoccupation tout comme ses confrères des plateaux de télé : est-ce que Macron va pouvoir continuer, et le système avec lui ; ce système qui a permis à ce même Macron d'occuper l'Elysée avec 18% des inscrits au premier tour ; ce système qui a fait de Rozès, l’ancien gauchiste, le prof des riches et de leurs enfants.

Or, pour parler des gilets jaunes et être un peu près certain de ne pas trop se tromper, encore faut-il avoir quitté l'école à 16 ans et être condamné à organiser son existence et celle de ses proches, sa famille, autour d'un budget mensuel qui s'élève entre 900 et 1200 euros ; en d'autres termes, il faut avoir besoin de tout ou bien encore : être privés de tout.

A propos de ce commentateur qui n'a besoin de rien et qui a la naïveté ou la vanité de se dire ou de se croire professionnel, objectif et dépourvu de préjugés (de classe) dans ses analyses - c'est du moins ce qu'il prétendait récemment chez Aude Ancelin  -,  grande est la tentation de lui demander, tout comme à ceux qui n'ont rien à dire, de se taire, tout simplement, même s'il est vrai que l'on pourrait tout aussi bien conseiller vivement à cet analyste d'écouter et puis aussi, de partager un peu de la vie de ceux dont il se croit autorisé à leur expliquer qui ils sont et où ils vont.

              Qu’il soit permis de rappeler à cet ancien gauchiste de la LCR, ceci : « Monsieur Rozès, ces Gilets Jaunes sont tout ce que vous ne serez jamais pour n'avoir jamais rien partagé avec eux : frustration, humiliation, colère et doute quant à leurs chances d'obtenir gain de cause car pour eux tous, c'est aussi et surtout une question de vie ou de mort sociale. »

                A bon entendeur...

 

               

                                            

1 - Stéphane Rozès et le syndrome mai-68 : Gauchiste à 20 ans, membre du PS à trente, puis à la tête d' entreprises spécialisées dans  la manipulation de l'opinion publique (instituts de sondage), entre deux leçons dans des Ecoles de bourrage de crâne et une omniprésence dans les médias mainstream pour nous dire à demi-mot "Si c'était différent, ce serait pire encore !"... comment alors interdire à tout individu âgé de moins de 50 ans, un engagement à l'extrême gauche quand on sait ce qui reste de cet engagement une fois retombée la fièvre d'une jeunesse avide d'utopie ? 

Parce que... bon, arrive un moment où ça va bien comme ça !

 

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Pour prolonger, cliquez : Les Gilets Jaunes - le dossier

 

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