Mesure d'audience ROI statistique webanalytics par litterature"WebAnalytics"

Avertir le modérateur

- Page 2

  • Dialogues désaccordés : Eric Naulleau seul et impuissant face à Alain Soral

     

     


    Naulleau Soral.jpg

                

    Si les imbéciles osent tout, et c’est d’ailleurs à cela qu’on les reconnaît… avec l'ouvrage "Dialogues désaccordés", Eric Naulleau - ancien critique littéraire-éditeur, aujourd'hui animateur télé et football -, a pris le risque de monter sur un ring qui ne manquera pas d’exposer, dès le premier round, juste avant un K.O et la fin des hostilités faute de combattant, non seulement sa propre vacuité intellectuelle et autres insuffisances mais aussi, chez toute une frange dite « de gauche » qui se résume le plus souvent à un engagement auprès du PS et accessoirement aux côtés des Verts (ce qu'il faut bien appeler maintenant : la 2e droite), l’absence totale d’instruments et d’outils d’évaluation critique (1) d’une modernité pourtant mille fois passée au crible d’une lecture et d’une interprétation sans concessions, de Marx le prophète à Michel Clouscard le penseur prémonitoire au jugement sûr, sans oublier de faire un détour par Guy Debord dont les analyses n’ont fait que se bonifier au fil du temps, Jean-Jacques Rousseau couvrant d’une aile protectrice tout ce beau petit monde…

     

    Une frange indissociable des médias dominants  - médias qui n’ont pas cessé de sonner le glas de l’intelligence et de la création (2) depuis trente ans -, sous le haut patronage des procureurs d’un Parti dont le terrorisme d’une bien-pensance de tartuffe – terrorisme qui cache mal un abandon des classes populaires jetées en pâture à une autre forme de terreur, nommément… la jungle ultra-libérale -,  a figé les consciences, gelé les esprits, épuisé les personnalités, dompté les caractères, fait taire ceux qui hurlaient à la douleur,  jusqu’à la promesse d’un verdict de mort sociale contre quiconque refuserait de s’y conformer.


    Un tel coup porté à l’individu dans ce qu’il y a de plus imprévisible dans son développement et dans sa perfectibilité, individu qui sera toujours bien plus que ce qu’il croit savoir de lui-même qui n’est que ce qu’on aura bien voulu daigner lui enseigner et lui laisser espérer pour lui-même… un tel coup porté à l’intelligence, au courage et au talent est très certainement sans précédent dans l’Histoire.

     

    Et Naulleau, aussi fragile que soit sa position, aussi terne que soit sa personnalité et falot son esprit, à la fois victime et acteur, Naulleau, consciemment ou non, s’inscrit sans l’ombre d’un doute dans cette stratégie de « dynamique du déclin » - défaite et épuisement : épuisement dans le sens de « se vider » -, qui n’a qu’un seul objet : verrouiller toute remise en cause d’une organisation de l’existence qui, depuis trente ans, ne recueille plus l’assentiment de ce qui pourrait ressembler à une majorité  d’individus privés de citoyenneté : « Allez ! Par ici l’humain-marchandise et l’humain-optimisation des moyens de production planétaire ! Et que ça saute ! »


    Quant aux autres intervenants des médias, animateurs d'audimat à la césure publicitaire... à force de faire l’âne pour avoir de l’avoine ne finit-on pas bourricot ?


                Si la littérature auquelle Naulleau prétend consacrer sa vie peut aider à penser le monde tel qu’il est et tel qu’il a été, force est de constater qu’il semblerait que cette littérature soit impuissante à former des esprits affûtés, coupant comme des couteaux, tranchant comme des rasoirs ; une littérature d’une lucidité terrifiante  face à cet avenir qui nous guette et nous attend à tous les tournants ; d’où son déclin au bénéfice d’une écriture de l’anecdote et d’un quotidien sans passé ni avenir ; un quotidien absent de son propre présent pour s’en être retiré : il est vrai que la réalité intéresse les utopistes seuls ; de là leur désir d'en changer ; les autres l’ignorent pour mieux s’en accommoder.

     

    ***

                     

    Naulleau en entretien - autopsie d'un coma éthylique : la tension artérielle intellectuelle est basse, la fréquence respiratoire et la température analytique ne cesse de diminuer. Le coma éthylique de type "critique" nécessite alors une hospitalisation en urgence car il peut, faute de soins, provoquer un épuisement  proche de la connerie  ; épuisement aux lésions cérébrales quasi irréversibles".

     

                Dans cet entretien réalisé par le collectif "Les non-alignés", Eric Naulleau, tendu, le sourire crispé, le regard inquiet, tente manifestement d’assurer ses arrières et de verrouiller son avenir - pour peu qu’il lui en reste un après cette association lexicale de malfaiteurs qui ne manquera pas, et ne manque déjà pas, de susciter une indignation qui confirme, une fois encore, l’indigence morale et intellectuelle dans laquelle toute une classe médiatico-politico-intellectuelle a sombré (3); indigence à la racine de laquelle on trouvera, pour certains d’entre eux, des décennies de désintérêt, voire de mépris,  à propos de la question sociale, lieu de tous les dangers pour des esprits fébriles, apeurés, aux préoccupations principalement carriéristes et vénales.

     

    Jugez plutôt : pour Naulleau… à propos des évènements du 11 septembre 2001 : « Non vraiment, à moins de chercher la petite bête, tout va bien. Tout a été dit. Rien à redire. » En ce qui concerne Dieudonné : « Il me donne envie de gerber ». A propos de sa propre éviction de France 2 : «  J'ai beau chercher… je ne sais toujours pas pourquoi on m'a remercié. C’est arrivé comme ça sans doute.»

     

    Pour sûr ! Il n’y a pas de hasard car, aujourd’hui plus personne ne peut nier que tous ces avis aussi tranchés qu’automatiques, sorte de jugements-réflexes, sont bel et bien la véritable, la première et sans doute la seule condition sine qua non pour quiconque souhaite continuer de manger à la gamelle de l’audiovisuelle et des autres médias (radios, journaux, revues) ! Un Naulleau qui n'a rien oublié et qui a pris goût au caviar des années durant alors qu'il appartenait, grassement payé, au staff de l’émission « On n’est pas couché » de Laurent Ruquier (autre pilier de bar de l’audiovisuel, relève de Drucker ?) dans laquelle notre critique littéraire proposait le plus sérieusement du monde, et donc… sans rire, de défendre la littérature face à des auteurs-invités qui, pourtant, n’affichaient que rarement une ambition que l’on pouvait qualifier sans ironie… de « littéraire », jusqu’à s’acharner sur une pauvre Mathilda May et un Francis Lalanne qui n’avaient rien demandé (à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire)… alors qu’un Nabe, un Houellebecq, le dernier Le Clézio ou Queffélec sur lequel on n’en finit pas de bâiller ou bien un Sollers, un ouvrage de plus, sans intérêt, bâclé, vantard et paresseux, un Yann Moix courant après sa queue et un G. Dantec après une science fiction déjà passée et repassée, auraient quelque peu permis à Naulleau de sortir la tête haute d’affrontements aussi salutaires que fructueux, et les téléspectateurs plus avisés encore.


                 Aujourd’hui Eric Naulleau oeuvre avec Zemmour sur un canal de diffusion audiovisuelle plus confidentielle - Paris première ( Ah les médias ! Quand ça vous tient !) ; situation plus enviable que celle d’un d’éditeur plus intimiste, Naulleau lui-même... avant son incursion-intrusion dans les médias ; et pour rien n’arranger… un éditeur spécialisé dans la littérature d’Europe de l’Est, avec une préférence pour la Bulgarie ; pitance plus qu’incertaine donc puisqu’elle condamne Naulleau à vivre de subventions de l’Etat et des Régions en faveur du livre : aides à la traduction, à l’édition et à la diffusion.


    Pour revenir à cet entretien-vidéo, s'il nous est d’une utilité quelconque… il nous permet de présumer ceci : après cette interview, contrat rempli, Eric Naulleau sortira très certainement sain et sauf de cette publication avec Alain Soral ; publication casse-gueule pour quiconque souhaite éviter une relégation médiatique quasi automatique. Faut dire qu’il y a des expériences, culinaires ou non, qui sont irréversibles - un avant et un après -, car, une fois le caviar passé,  le pâté et les rillettes, voire même le foie gras, ont alors un sale goût : celui d’un retour à la case départ, à une petite vie, petite et terne. Aussi, il y a fort à parier que Naulleau n’ait aucune envie d’y retourner : la littérature est un vrai sacrifice ; et tout le monde n’a pas l’étoffe d’un martyr…

     

                  En revanche, Alain Soral sortira de cette association éphémère mais riche en enseignements, plus fort encore : ce qui n’est que justice. Puissante synthèse du système d'analyse soralien par l'auteur lui-même, cet ouvrage, à n'en point douter, récompense le talent, le flair, l’intelligence,  la prise de risque et des années de travail de lecture et de réflexion qu'un bannissement des médias a favorisés, alors que ces mêmes médias en ont épuisé plus d'un et lassé plus d'une, téléspectatrices et téléspectateurs confondus ; comme quoi, tout comme pour Dieudonné et tant d'autres, le bannissement est porteur de vertus insoupçonnables et surprenantes, le piège se refermant sur ses instigateurs ! Et l'on n'oubliera pas de s'intéresser à une hypothèse folle mais prometteuse d’un Julien Gunzinger avec ou sans conditionnel : « Les verges qu’il (Naulleau) tend à Soral pour se faire battre sont trop nombreuses pour être le fait du hasard. Naulleau est (serait-il – ndlr) le cheval de Troie de Soral dans le système (?). »

     

    Tout un programme ! Programme vaste d'une ruse d'une perversité déjà délectable.


    A suivre.

     

    _____________________

     


    1 – D’où leur incapacité à tous à « affronter » Alain Soral.  On retrouvera la même impuissance face au FN. L’esprit humain, tout comme la nature, a le vide en horreur ; or cette bien-pensance et la soumission de tous les partis de gouvernement à la dictature d’une mondialisation qui n’est in fine qu’une guerre contre les salaires, les droits sociaux et démocratiques et la culture humaniste des Peuples d’Europe, ont créé un tel appel d’air que c’est à un véritable ouragan auquel on doit faire face.

     

    2 - de Cyril Hanouna à Yves Calvi (d'une extrême à l'autre : de la bêtise et l'allégeance sans condition car on ne mord pas la main qui vous nourrit), en passant par Laurent Ruquier, Natacha Polony  et Aymeric Caron ; puis l’inénarrable Michel Drucker, le doyen des doyens, tout juste capable de parasiter, des années durant, la notoriété et la célébrité de ses invités pour assurer sa propre promotion et avancement de carrière : en effet, qui Drucker a-t-il sorti de l’ombre en 40 ans de Télévision, sinon lui-même ? Sa personnalité étant bien en mal de nous donner une raison, une seule, de vouloir l’en faire sortir autrement.


    3 Pierre Jourde  - ancien compagnon de route de Naulleau dans l'édition et la critique littéraire -, choisit dans son blog sur Bibliobs de botter en touche à propos de l’ouvrage Naulleau-Soral ; une fois encore, on assiste à la faillite de la pensée chez cette frange : cette fois-ci, il ne s’agira pas de journalistes ou bien d'animateurs de télé mais... d’auteurs sans lecteurs, mais néanmoins présents et actifs dans les médias dominants. Tout en recourant à l’insulte, Jourde préfère donc botter en touche mais pas n’importe comment ni n’importe où non plus puisqu'il choisit à dessein de se vautrer, tout se prenant les pieds dans le tapis au passage, dans la dénonciation hors sujet d’un « révisionnisme" qu'il prend pour un "négationniste" dont, pour son malheur, il ne maîtrise manifestement ni les tenants ni les aboutissants, et ce très certainement dans le seul souci de continuer de s’assurer la bienveillance de France Culture à son égard (entre autres médias), auprès de Finkielkraut en particulier, sans oublier des vacances tous frais payés à Jérusalem sous le prétexte de travaux de recherches au Centre Français. Et quand on sait ce qui se passe dans cette ville aussi sainte que convoitée mais… d’un appétit vorace - annexion des quartiers dits « arabes » et expulsions sans nombre par la puissance dominante, et sans partage, dans cette région, Israël pour ne pas la nommer, en violation de toutes les lois internationales -, c'est à se demander comment font des gens comme Jourde pour regarder ailleurs.


    ____________________



    Alain Soral dédicace "Dialogues désaccordés" à... par kontrekulture



    Pour prolonger, cliquez  Le fascisme langagier ou la dictature d'une langue de bois paroxystique



        L'ouvrage "Dialogues désaccordés" au format PDF, cliquez ICI

    Lien permanent Catégories : Medias, désinformation et ré-information, Politique et actualité 0 commentaire
  • Requiem

     

    deux journalistes tués au mali.jpg

     

                   "Deux journalistes français ont été enlevés et tués samedi dans le nord du Mali. Ghislaine Dupont et Claude Verlon, envoyés spéciaux de Radio France Internationale (RFI), se trouvaient à Kidal."

     

    ***

     

                   A l'heure où la perte de confiance de la population envers les journalistes et la grande presse en général est presque totale... jamais on n'a eu à déplorer autant de morts dans le rang de ceux qui, manifestement, sont chargés de ne plus nous informer, ou si peu ou bien si mal.

    Doit-on alors parler de l'augmentation des décès de "journalistes" (plus de deux cents l'année dernière !) dans le cadre du non-exercice de leur profession ? Augmentation directement proportionnelle au mensonge par omission ou par ignorance dans le meilleur des cas - mensonge dénoncé par tous les médias alternatifs depuis trente ans -, et dans le pire : désinformation et manipulations délibérées dans tous les médias dominants (1)

    Connivences, consensus et  conformisme (2)… il est vrai que  la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir politique  ; médias à la tête desquels on trouvera de véritables épurateurs et pourfendeurs impitoyables depuis plus de 40 ans de toute pensée économique et politique alternative d’où qu’elle vienne.

                   Mais alors... est-ce à dire que plus l'information se porte mal... moins on nous informe, plus les journalistes meurent ?

     

    C'est à croire !

     

    Dans tous les cas, on n'admettra que c'est vraiment cher payé quand on connaît la qualité de l'information qui nous est communiquée, son indépendance et sa profondeur de pénétration du réel : ce qui nous est montré autant que ce qui nous est caché.

     ______________________

     

    1 - Ou bien alors... doit-on exonérer tous les journalistes au sein d'une organisation de l'information sans lien de causalité, sans chaîne de responsabilités, sans hiérarchie, dans une dilution entière de l'action journalistique, dans un flou sinon artistique, du moins, décisionnel complet... sans responsable ni coupable ou bien alors..  l'actionnaire qui a bon dos et qui paie rubis sur ongle.

    Nombreux sont ceux qui critiquent les médias dominants ; et ces mêmes médias ne se font pas de cadeau entre eux, face à la concurrence féroce sur le marché de la "non-information" pour la captation-répartition de la manne publicitaire sans laquelle ils ne peuvent compter survivre. Mais rares sont ceux qui sont disposés à demander à l'individu "journaliste" de faire face à sa responsabilité personnelle dans son travail de sape d'une information honnête, intelligente et audacieuse : intuition et flair.

     


    2 - Flics, journalistes, matons, enseignants... tous sont méprisés (voyez leur niveau de formation et leur salaire !) car pour le système... ces métiers ne produisent rien sinon la nécessité encore et encore d'un contrôle et d'une prise en charge de centaines de millions d'individus qu'il faut sans cesse rappeler à l'ordre d'un ordre moral et social aux ordres et qui, très tôt, a déjà choisi et nommé ses chefs.


                   Pour prolonger, cliquez  Le journalisme d'investigation

    Lien permanent Catégories : Medias, désinformation et ré-information 0 commentaire
  • Suicide : le monde paysan en première ligne

     

     

                  Deux suicides par jour, 350 exploitations agricoles disparaissent chaque semaine... il faudra bien, tôt ou tard que l'on nous rende des comptes (1) à propos de tous ces suicides et pour l'humiliation du monde paysan.

    Humiliation des uns ! Corruption des autres ! Surproduction, malbouffe, dumping agricole sur le marché mondial comme pour mieux tuer le moindre espoir pour les petits pays émergents de parvenir un jour à une autonomie alimentaire : Afrique, Asie, Amérique du Sud principalement…

    Oui ! Nous rendre des comptes pour nous avoir dépossédés, nous citadins ! Car à chaque fois qu’un paysan se suicide, à chaque fois qu’une exploitation agricole meurt, c’est notre chance d’y retourner, sans même y être jamais allés, tout en étant capables d’en indiquer la route, et du doigt… le chemin, qui s’évanouit à jamais.

     

                   Certes ! On nous veut sans racines, évoluant hors-sol tout comme cet élevage du même nom - élevage indigne ! On nous veut sans lien direct avec une géographie aujourd’hui moribonde - désert affectif, territoires privés de labeur car, sans travail, pas de vie… pas de vie pas de liens…

    Mais alors, que l’on nous rende au moins nos morts ! Toutes ces voix éteintes comme autant d'accents et d'expériences de vie à jamais réduits au silence ! Tous ces corps usés et meurtris, bottes de sept lieues aux pieds, cul et mains terreux… âmes en sueur et à bout de souffle, dévastées par une identité raillée et défaite !

     

    Oui ! Qu'on nous les rende tous ces corps ! Qu'on puisse les célébrer une dernière fois avant de commémorer leur sacrifice à tous  - héros malgré eux -, et nous décider à rendre un verdict sans appel contre une organisation de l'existence qui n'en finit pas de se passer de nous.

     

    _______________________

     

    1 – la FNSEA, le Crédit Agricole, la grande distribution, l’UE et la PAC, l’OMC et l’Accord transatlantique à venir…

     

     

               

    Lien permanent Catégories : Politique et actualité 0 commentaire
  • L'anti-fascisme de théâtre et la dictature de la marchandise par Francis Cousin

     

                  "La conscience révolutionnaire est d'abord un acte d'intelligence et d'élucidation"

     

     

    (courtesy of... Cercle des volontaires)

     

     

             Marx, Orwell, Guy Debord et... last but not least... le Christ

    contre la dictature mondiale des marchands

    et retrouver la communauté humaine du "produire" humain.

     

    __________________

     

    Pour prolonger, cliquez  À propos de « L’Être contre l’Avoir » de Francis Cousin

     

    Francis Cousin, L’Être contre l’Avoir. Pour une critique radicale et définitive du faux omniprésent…, Le retour aux sources, 2012.

    Lien permanent Catégories : Francis Cousin philo-analyste, Medias, désinformation et ré-information, Politique et actualité 0 commentaire
  • Taubira insultée ! Taubira humiliée !


                   Lors d'un déplacement vendredi de Christiane Taubira à la cour d'appel d'Angers (Maine-et-Loire), une adolescente de 12 ans qui faisait partie d'un groupe d'opposants au mariage pour tous, réunis à l'extérieur de l'édifice, avait comparé la ministre de la Justice à une "guenon".

     

    Le parquet de Paris a ouvert le 21 octobre une enquête préliminaire après les propos d'une ex-candidate du Front national aux municipales qui avait comparé Taubira à un singe.

     

    ***

     

    2013-10-21T155832Z_1_APAE99K18DS00_RTROPTP_3_OFRTP-FRANCE-TAUBIRA-FN-20131021-b62a8.jpg



                 "C’est sans doute un signe des temps : les « inquiétudes » de Christiane Taubira sur la société française ne retiennent pas l’attention. La ministre de la justice a été insultée deux fois en une semaine par des propos racistes ; elle s’est émue hier d’un relâchement public, mais personne ne l’a noté." Hubert Vertas, France Culture.


    D’aucuns s’étonnent de la passivité de toute une classe médiatique et politique d'ordinaire si prompte à s'indigner pour un peu, pour un tout, pour un rien !

    Mais alors, que l'on prenne la peine de regarder la vérité en face : cette passivité est à l’image du mépris (et dans le meilleur des cas : dédain et condescendance) dans lequel, en France, la communauté noire est tenue, pour ne rien dire de l’incompétence de ceux qui sont censés la défendre.

    Et quand ils osent relever la tête... ce sont des procès sans nombre auxquels il leur faut faire face au nom de la lutte contre une "concurrence victimaire" qui remettrait en cause une unité nationale fantomatique et dans laquelle, soit dit en passant, ce sont toujours les mêmes qui font bloc, front et barrage.


    __________________________


    Pour prolonger, cliquez Kemi Seba

    Lien permanent Catégories : Medias, désinformation et ré-information, Politique et actualité 0 commentaire
  • La France en face : documentaire, service public et mondialisation

     

     

     

    La France en face documentaire de 87' diffusé  le 28-10-2013  par France 3

     

                 "Résultat de trente ans de changements, la France a aujourd'hui deux visages. Dans les 25 métropoles qui totalisent 40% de la population sont concentrés les cadres, les techniciens spécialisés et l'essentiel des immigrés. C'est là que 80% du PIB du pays est produit. Hors de ces villes, dans le reste de la France, se retrouvent des millions d'employés et d'ouvriers, qui constituent la «France des fragilités». Ils vivent dans la précarité et constatent le fossé grandissant qui les sépare des urbains entrés dans l'ère numérique. A travers des rencontres, des témoignages et l'étude de travaux de spécialistes, c'est le portrait d'une France oubliée qui apparaît."

     

    Documentaire dans son intégralité ICI

     

    ***

     


                  Contrairement à ce qui nous est présenté dans le synopsis, ce documentaire joue manifestement la carte de la mondialisation. En effet,  combien de fois nous est-il asséné le fait que seuls ceux qui sont dans la mondialisation s'en sortent  - comprendre : ceux qui résident dans les métropoles (1) -, et pas les autres, oublieux du fait que dans tous ces bassins d'emplois les salaires ne permettent ni de se loger ni d'avoir des loisirs.

     

    En dehors de la mondialisation et une UE totalement dédiée à son déploiement, point de salut donc ! Alors que c'est précisément cette mondialisation qui condamne 60% de la population française (et plus encore) à l'isolement, à la précarité, sans possibilité de faire le moindre projet : une vie au jour le jour.

     

    Sans doute est-ce là le point de vue qu'il faut afficher pour que France télévision achète ce documentaire qui n'analyse rien et ne nous apprend pas grand-chose de
    nouveau ; et bien évidemment : aucune remise en cause de ce nouvel ordre ni de ceux qui servent un système qui, depuis trente ans, détruit les Peuples, les Nations, les métiers et les conditions de vie.

     

    Voix off compatissante, que personne ne soit dupe ! Démonstratif, ce documentaire n'explique rien. Pour un peu, il prendrait même les effets pour les causes.

     

    ***

     

     

                    Allez France 3, encore un effort !

     

    ______________

     

    1 - Assomption somme toute puérile à propos de la place des métropoles dans la mondialisation, et plus près de nous, dans l'UE.

    Lien permanent Catégories : Medias, désinformation et ré-information 0 commentaire
  • "La quenelle" expliquée

     

    quenelle,dieudonné,égalité et reconciliation,quenelle d'or,dissidence,subversion,médias,politique,actualité,société

    Dieudonné et Tony Parker

     

               "La quenelle" est, dans un premier temps, un mime du « Fist Fucking » (pénétration d’un partenaire ou d’une partenaire sexuel avec le poing) ; c’est la raison pour laquelle ce geste s'accompagne souvent de l’expression « Dans ton cul !»

    Geste de ralliement de tous les dissidents, "la quenelle" est bel et bien un geste de subversion contre l’ordre établi, contre le système et la pensée unique. On peut l’assimiler au doigt d’honneur.

               A propos de la « quenelle » un indice de mesure est établi comme suit :


     - Quenelle de 175 qui indique la profondeur de la pénétration (on ne sait pas si ce sont des mm, cm, pouce, etc.)
     - Quenelle de 300
     - Quenelle épaulée
     - Quenelle tétée

    .... et autant de grades : le grade ultime étant celui de «Maître quenellier »

     

    Chaque année, une cérémonie de remise de prix nommée « La Quenelle d’Or » récompense, à l’instar des Oscars, Césars ou autres 7 d’Or, ceux qui ont « glissé » les plus grosses quenelles au système. Ce prix récompense plusieurs catégories de quenelles : politique, sport, art contemporain, littérature, essais...

                        Déjà, on lui prédit un brillant avenir. Aussi... longue vie à "La quenelle" !

     

                         

    Mérée Drante : "La Quenelle" en chanson !

     

    __________________                  

     

    Merci à Fabrizio sur Agoravox à qui l'on doit toutes ces précisions.

     

    Lien permanent Catégories : Dieudonné : le phénomène, Medias, désinformation et ré-information, Politique et actualité 0 commentaire
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu