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  • Charlie Hebdo versus Dieudonné…

     

                   "Avec Charlie Hebdo c'est toujours drôle ; avec Dieudonné, jamais ! Cherchez l'erreur ! Cherchez qui dérange et tape sur qui et quoi ? Et qui ne dérange personne sinon les petits, les humbles et parfois même les plus faibles de notre société, les dominés."

     

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               A la question "Pourquoi Charlie Hebdo c'est bien et Dieudonné c'est mal " les titres dans la presse se succèdent.

     

                  « Pourquoi Dieudonné est-il attaqué alors que Charlie Hebdo peut faire des “unes” sur la religion » ?

    La question revient, lancinante, depuis la tuerie dans les locaux de Charlie Hebdo. A en croire cette même presse, elle correspondrait à une interrogation d'une partie des lecteurs.

     

                     « Pourquoi cette différence de traitement entre Dieudonné et Charlie Hebdo ? »

               Ironie de la situation : cette question met en cause un Dieudonné dont on peut affirmer, sans trop risquer de se tromper, qu’il est celui qui, de la scène humoristique, est le plus proche, dans l’esprit, de Charlie Hebdo, celui des années 70, avant l’ère Philippe Val. A ce propos, Dieudonné a travaillé un temps avec l’un d’entre eux.

     

                 « Que recouvre la formule « liberté d'expression », et pourquoi s’arrête-elle à Dieudonné ?»

                 Inutile de préciser que tous répondent à cette question en mettant en cause Dieudonné : « Les caricatures de Charlie visent une idéologie et non pas une communauté en tant que telle ; c'est ce qui distingue Charlie Hebdo des discours de Dieudonné. Il y a une tolérance quand il y a un second degré et la volonté d'amuser sans intention de nuire à autrui. »

            Ce juriste n’a sans doute jamais vu une caricature de Charlie Hebdo et n’a jamais assisté à un spectacle de Dieudonné.

     

           Qu'à cela ne tienne ! Libé, Nouvelobs, Médiapart, l’Express, le Figaro, tous s’y sont frottés à cette question - Pourquoi Charlie Hebdo c’est bien et Dieudonné c’est mal -, comme si l’on pouvait en toute impartialité y répondre à l’heure où il est maintenant prouvé depuis le bannissement des médias de l’humoriste en 2003 à la suite d’un sketch sur France 3 qui mettait en scène un colon juif des territoires occupés de Palestine… que quiconque manifeste de la sympathie à l'égard de Dieudonné se verra sanctionner : chômage (des salariés licenciés, des lycéens renvoyés à la suite de la publication de quenelles), menace physique, procès en sorcellerie, perte de la possibilité d’une carrière dans les domaines suivants : la politique, le divertissement et les médias.

            Juristes, chroniqueurs, rédacteurs en chef, tous nous expliquent que … avec Charlie Hebdo, ça part toujours d’un bon sentiment mais qu’en revanche, avec Dieudonné, c’est bel et bien un humour haineux qui nous est proposé : un humour antisémite, raciste et négationniste.

    Or, jamais Dieudonné n’a été condamné pour négationnisme. A juste titre, il ne l’est pas. Bien au contraire, il n’a cessé de dénoncer l’utilisation à des fins commerciales et politiques de domination du génocide des Juifs au détriment, ici, en France, d’une histoire nationale qui accorderait à tous les crimes et à toutes les souffrances la même importance, la même audience et la même représentation ; et par voie de conséquence : la même reconnaissance et empathie en dehors de toute recherche d’un traitement d’exception en faveur d’une communauté en particulier.

    De plus, jamais Dieudonné n’a été condamné pour racisme. Quant à son antisémitisme supposé, Dieudonné n’a jamais eu que deux cibles : le CRIF et la LICRA, tous deux responsables depuis 2003 de son bannissement des médias et d’un véritable acharnement que l’on peut à juste titre comparer à une chasse à l’homme comme on peut en mener contre des délinquants, voire des terroristes : d’où le « Je suis Charlie Coulibaly » de Dieudonné ; comprenez : « Tout comme Charlie Hebdo, je suis un  transgressif mais que l’on traque comme un terroriste ».

     

                    Froisser la mémoire des uns est un délit. Froisser la Foi des autres est un délice - Le journal de Personne

             A propos de Charlie Hebdo et sa représentation du prophète Mohamed, des pays comme l’Iran ont su renvoyer la balle ; ils proposeront de répondre aux provocations en organisant un concours international de caricatures sur le génocide juif des Nazis.

    C’était une idée ; elle avait le mérite de l’intelligence ; elle ne manquait pas d'esprit non plus.

    En revanche, ici, en France, face à Dieudonné, seule la répression est de mise. De là à penser que pour les uns tout est permis et que pour les autres rien ne l’est… deux poids, deux mesures…

    Cette initiative conduite par l’Iran, non reprise ici en France, a permis de démontrer "… que le pouvoir occidental ment quand il prétend que les démocraties avancées mettent la liberté au-dessus du blasphème et du sacré, alors que c’est un interdit quasi religieux qui frappe quiconque souhaite caricaturer le génocide juif (dans sa version et son instrumentalisation à des fins commerciales et politiques... s'entend)".

    Moquerie, insultes, représentations obscènes, voire pornographiques du génocide juif ? N'y pensez même pas ! On hurlera alors au blasphème et à la transgression antisémite ; le mot magique est lâché ; il ferme toutes les portes et n’en ouvre qu’une seule : celle des tribunaux qui prononceront alors des condamnations qui ruineront socialement et économiquement tout individu qui serait jugé coupable, même au nom du droit à l’humour, au blasphème, à la transgression ou plus simplement à la liberté d’expression. 

            On ajoutera ceci à propos de la fausse interrogation qui oppose Charlie Hebdo (ou Zemmour pour l'occasion) à Dieudonné : lorsque l’on s’interroge un instant sur le curriculum vitae de ceux auxquels on s’adresse pour trancher cette question  - juristes et avocats pénalistes ,entre autres -, très vite on ne peut pas ne pas s'apercevoir que ces derniers ont pour clients - mais est-ce un hasard ? -, Charlie Hebdo justement ! Ou bien le CRIF et la LICRA ; d'autres défendent qui un Houellebecq, qui les FEMEN, qui un Eric Zemmour lorsque ces derniers font l’objet de poursuites pour « incitation à la haine » ou pour « diffamation » car, dans les faits, en dehors de tout ce beau monde, vous ne trouverez aucune autorité morale et intellectuelle au dessus de tout soupçon pour condamner Dieudonné sans réserve.

    Et comme un fait exprès, on peut menacer ou injurier l’humoriste sans pour autant prendre le risque d’un procès ou d'une condamnation :

    -      « A quoi voulez-vous vous attendre avec Dieudonné ? C’est jamais qu’ un nègre » (animateur de télé québécois)

    -      « Les services secrets devraient s’occuper de Dieudonné » (Michel Onfray)

    -      « Dieudonné devrait être  fusillé séance tenante » (Philippe Tesson)

     

     

    ***  

       

           La problématique « pourquoi Charlie Hebdo c’est bien et pourquoi Dieudonné c’est caca » s’articule avec, d’un côté, un journal (Charlie Hebdo) qui prend pour cible la religion d’une population la plus faible et la plus discriminée en Europe - une population appartenant massivement aux classes populaires (1)  -, et de l'autre, un Dieudonné qui, dès 2003, a pris pour cible non pas une communauté mais une idéologie, le sionisme, d’une brutalité sans équivalent dans l’histoire récente, représentée ici en France par le CRIF, la LICRA, l’UEJF et la LDJ. Une idéologie qui a ses entrées non pas dans les foyers de la Sonacotra, ni dans les quartiers relégués ou chez les salariés des multinationales du BTP aux travaux pénibles et sous-payés, mais bien plutôt à l’Elysée, à Matignon, au Parlement, au Sénat et dans tous les médias de masse soit en tant qu’actionnaires, soit en tant que chroniqueurs, journalistes, directeurs et directrices de l’information : si vous avez un doute, merci de vous reporter à la liste des invités au dîner du CRIF chaque année ou plus simplement de passer une semaine en compagnie de France 2, Europe 1 et BFM-TV à l'heure de "l'information".

     

     

              Satire et droit à l’humour, un si long combat judiciaire contre Dieudonné

     

             Oui, tous ces journaux tentent d’expliquer à leurs lecteurs pourquoi « Charlie Hebdo c’est bien et Dieudonné ça pue » : or, à la lecture des commentaires postés, il semblerait qu’ils n’y parviennent que difficilement. Cela ne surprendra personne car rien n’est plus convaincant que la vérité ! Rien ne recueille autant l’adhésion du plus grand nombre que la vérité ! Dites la vérité, non seulement vous ferez rire le monde entier mais tout aussi salutaire : personne ne la contestera car, en ce qui concerne le sujet qui nous occupe plus spécialement, cette vérité sera porteuse d’une exigence à la fois intellectuelle, factuelle, morale et humaniste ; pour cette raison, la vérité est belle, égalitaire et fraternelle ; le mensonge est laid ; il salit tout ce qu’il recouvre. Il est destiné à la domination de quelques uns sur le plus grand nombre, toujours !  Et par les temps qui courent, la vérité… donc la beauté, n’a pas de prix et c’est la raison pour laquelle ils sont si peu nombreux à pouvoir se l’offrir.

              La vérité ? C’est la recette de Dieudonné : dites la vérité et tout le monde éclate de rire comme libéré d’un poids immense, celui du mensonge auquel nous sommes tous tenus… et c’est alors que l’on en redemande car rien n’est plus lourd à porter que le mensonge imposé qui se sait mensonge contre le meurtre de la vérité.

    Par conséquent… si Charlie Hebdo avait tenté de prendre pour cible un colon juif des territoires occupés ou un certain Moïse - ou bien encore... tenez ! Pire ou mieux, c’est au choix ! -, les présidents du CRIF les plus récents (Prasquier et Cukierman...) - et il y a de quoi ! - eh bien, vous pouvez parier que le premier procès que ce journal aurait perdu l’aurait ruiné en quinze jours et toute l'équipe de Charlie serait encore de ce monde aujourd'hui ; morte socialement et professionnellement mais vivante quand même, cette équipe qui n'en serait plus une !

    A ce sujet, on peut se reporter au témoignage du caricaturiste Siné, licencié par Val pour antisémitisme qu'aucun tribunal n'a validé : c'est ICI.


                Alors : "Pourquoi Charlie Hebdo c’est bien, et pourquoi Dieudonné est un terroriste ?"

            Charlie Hebdo prend pour cible les locataires des foyers Sonacotra et des quartiers relégués (2). Dieudonné ceux de l’Elysée, de Matignon et de l’Assemblée nationale, le CRIF et la LICRA.

    Les uns ont les moyens de se défendre. Et comment ! Les autres pas ; d’où, après des années infructueuses d’indignation face à la surdité de la société, le recours au terrorisme car si l’humour est la forme supérieure du désespoir, le terrorisme, comme chacun sait, est l’arme de dominés pris au piège d’une injustice que rien ne semble pouvoir réparer.

    Aussi, on peut sans se tromper affirmer que la tuerie dans les locaux de Charlie Hebdo marque l’impuissance de la communauté musulmane de France à imposer, contrairement au CRIF avec le soutien de la Licra (ou bien, les associations homosexuelles - par exemple), le cadre dans lequel il sera permis de se moquer d’elle, de la ridiculiser, de la caricaturer ou de l’attaquer frontalement. Et c’est cette incapacité-là, dans une société aux préjugés tenaces contre cette population, contre son histoire, sa religion, ses mœurs et sa langue (3)… à propos de laquelle nous devons tous nous interroger : peut-on encore longtemps dénier à l’Islam de France le droit de se défendre et d'imposer dans un cadre républicain des limites à ceux qui veulent "s'en prendre à elle" ? Sans pour autant donner dans une intolérance qui n'aurait plus rien à envier à un terrorisme moral et politique.

               Voyez plutôt ! Tout rapport de force aussi modeste soit-il lui est tellement défavorable, voire impossible à imposer, qu’à l’aune des tueries de Paris et de Vincennes, des voix s’élèvent sans honte ni gêne pour demander ceci  : « Il serait temps qu’à l’école on puisse enseigner aux enfants des quartiers l’antiracisme et la tolérance »...

    Et quand on sait que l’on s’adresse là aux Français issus de la culture arabo-musulmane et/ou africaine, c'est à dire aux deux groupes les plus discriminés en Europe - éducation, travail, logement et reconnaissance citoyenne -, c'est dire tout le chemin qu'il nous reste à parcourir pour accorder toute l'attention nécessaire à ceux qui en auront le plus besoin dans les années à venir.

     

     

    1 - Charlie Hebdo, une analyse de l'intérieur ICI

    2 - ou bien le Catholicisme, une religion à terre en Europe.

    3 - La France qui a "marché" ce dimanche 11 janvier 2015, c'est la France de souche majoritairement européenne ; une France moyennement éduquée à très éduquée ; la France des centres de nos villes et de la proche périphérie ; c'est la France qui vote. Alors que la France qui ne s'est pas mobilisée dimanche, c'est la France des quartiers dits "sensibles", la France issu de la colonisation et de l'immigration ; France de culture arabo-musulmane et d'Afrique noire, la France discriminée, la France rurale aussi, abandonnée à son triste sort ; la France qui ne vote pas ou plus. Or, c'est cette France-là qui aura besoin de toute notre attention, de tous nos soins dans les années à venir.

    Pour son malheur, la classe politique s'intéresse en priorité à ceux qui votent, et la police à ceux qui cassent. Aussi, on peut être pessimistes quant aux capacités de cette classe politique à tirer les leçons adéquates des tueries de ces derniers jours.

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    Pour prolonger, cliquez : Le phénomène Dieudonné

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  • Une mineure de 14 ans mise en examen pour apologie du terrorisme : Christiane Taubira sombre définitivement

     

                    A l'heure où Dieudonné a bien failli être "interdit de scène" et ses fans de spectacle à Metz et à Strasbourg ces deux derniers jours....

                      - dieu merci, il semblerait qu'il existe encore en France quelques juges indépendants !

     

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    Une Christiane Taubira encadrée

    Amnesty International interpelle la France sur ses arrestations

     

     

                   ... une mineure de 14 ans a été mise en examen mercredi par un juge des enfants de Nantes pour apologie du terrorisme, après avoir menacé lundi des contrôleurs dans le tramway de "sortir les kalachnikovs", a-t-on appris de sources judiciaires.

                   Un adolescent de 16 ans a été placé en garde à vue pour avoir diffusé sur son compte Facebook un dessin "représentant un personnage avec le journal Charlie-Hebdo, touché par des balles, et accompagné d'un commentaire « ironique ».

                   Un homme de 34 ans, qui avait fait l'apologie des frères Kouachi lors de son arrestation en état d'ivresse après un accident de voiture la semaine dernière, a été condamné lundi à quatre ans de prison à Valenciennes.

     

     

                      Des dizaines de procédures ouvertes pour "apologie" du terrorisme : manifestement des instructions sont données par le Parquet, Taubira, Valls et Hollande

                   Dans ces circonstances, comment ne pas conseiller à Christiane Taubira de quitter dans les meilleurs délais ce gouvernement ; dans le cas contraire, qu'elle sache qu'elle y laissera le peu de crédit ou/et de respect que nous, à gauche, pouvons encore lui accorder.

     

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    Pour prolonger, cliquezexcès judicaires - Bruno Rebstock, avocat

     

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  • Censure du web : alliance PS et UMP

     

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                 L'Assemblée nationale a voté jeudi matin le projet de loi "lutte contre le terrorisme", porté par Bernard Cazeneuve sous l'impulsion de Manuel Valls. Le ministre de l'Intérieur a fait adopter, dans un grand exercice d'acrobatie politique, l'article 9 qui prévoit le blocage des sites internet par l'exécutif, sans décision préalable du pouvoir judiciaire : une mesure contre laquelle il avait voté lorsqu'il était député et que l'UMP l'avait proposée en 2010.

    Cette mesure était soutenue par les groupes PS, UMP, UDI ou encore SRC, illustrant bien l'éternel fantasme de contrôle d'Internet qui rassemble droite et gauche, dans un consensus plus que perturbant.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Le PS doit mourir pour que la gauche renaisse

     

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  • Les inénarrables de l'information sur France Culture

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    Marc Voinchet anime le 7-9 de France culture cinq jours par semaine.

     

              Falot et transparent, avec Voinchet, c'est l'invité qui fait Marc Voinchet. A l'écoute de ses interlocuteurs - d'un Régis Debray par exemple, les jours de grâce, de plus en plus rares au demeurant -, on réalise alors tout le chemin qu'il lui reste à parcourir pour espérer comprendre de quoi il est question, et alors que c’est lui qui les pose ; et puis aussi, de quoi ses invités parlent… de quoi il en retourne, le plus souvent très vite laissé sur le bas côté de la route incapable qu'il est de se rendre vers une destination quelconque par ses propres moyens : sans doute Marc Voinchet a-t-il abusé de l’auto-stop dans sa jeunesse.

     
            Voinchet accueille chaque matin les chroniqueurs qui lui sont imposés par ses employeurs : un Hubert Védrine qui n'a plus rien à dire depuis dix ans, tout occupé qu'il est à gérer son petit business de consultant international ; aussi  « Pas de vague ! Surtout pas de vague ! » Une Caroline Fourest  portée à bout de bras par BHL et qui survit médiatiquement grâce à ce dernier, au prix de tous les abaissement et de tous les parti pris auxquels il est possible de se plier et de se conformer : toujours du côté de ceux qui cognent... sur les plus fragiles qui plus est, Caroline Fourest !

    Détendu et heureux, Marc Voinchet écoute tous ces chroniqueurs, encourageant les uns, relançant les autres, une petite poussette ici et là ; sa rédaction lui imposerait la présence d'un Chimpanzé qu'il se ferait primate tout en trouvant ça très très drôle, voire même spirituel.

     

              Tenez ! Une chose ! On ne commente jamais assez les voix de ceux qui parlent à la radio ; on a tort : on devrait car la voix dit tout, non pas tant de celui qui parle que de ceux qui ont recruté cette voix. Absolument tout. Aussi,à propos de Marc Voinchet et de tous les autres, vous pouvez parier que tous ces gens ont été recrutés au son de leur voix :

     

    « Parlez dans ce micro, un peu pour voir !

    - Vous ne voulez pas que je vous parle d'abord de mon   parcours ?

    - Non. C'est pas la peine. On s'en fout M'sieur Voinchet de votre parcours: on recrute pas un randonneur ni un marathonien. Bon alors, parlez pour voir !

    - ……………………….

    - Plus près, dans le micro !

    -.................

    - Très bien ! Vous avez la voix qu’il faut.

    - La voix qu’il faut ?

    - Oui. La petite musique qu’il nous faut, je sais que vous saurez la jouer et la chanter.

    - La musique ? Chanter, jouer ? Mais je...

    - Tranquillisez-vous, c'est une musique facile, à deux temps... une musique binaire et primaire. Une berceuse si vous préférez. Allez, rhabillez-vous ! Vous commencez dès demain. »

     

                 France Culture, c’est France Musique finalement mais c’est pas toute la musique non plus ; faut pas rêver ! Mozart, Brahms, Schubert dans l’ordre et dans le désordre avec toutes les permutations possibles - musique de fond aussi, tout au fond.

     

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    Brice couturier.

              Chroniqueur germanophile, des années durant, Brice Couturier a eu pour mission sur France culture, de nous vendre le modèle allemand, celui de Schröder, une consoeur allemande à ses côtés.

    Américanophile, atlantiste, néo-libéral, néo-conservateur, européiste convaincu et béat, va-t-en-guerre (excusez tous ces pléonasmes !)... et pour finir, guantanamophile, d’aucuns disent que, décidément, Brice Couturier file un mauvais coton ; d’autres, au contraire,… la laine qu’il faut ; une laine tondue sur le dos de tous les damnés de la terre dans une tonte qui ne tolère aucune contestation.

                 Quiconque est de bonne foi ne saurait néanmoins reprocher à ce « Brice de Nice » de faire l’âne comme tant d’autres soucieux de garder leur emploi et de prospérer dans la carrière : politique, journalisme et divertissement. N’ayez aucun doute : Bruce Couturier est ce qu’il dit qui est ce qu’il croit : Brice Couturier est un homme de religion, un homme de toutes les religions, sauf une - inutile de préciser laquelle -, car, homme de toutes les doxas, homme-béquille, Brice Couturier aime qu’on pense à sa place. Et vous pouvez parier qu’il se croit anticonformiste ; et en moins de mots qu’il faut pour le dire : un homme libre, libre et rebelle, un vrai !

     

               Est-il nécessaire de préciser que vous ne trouverez pas son contraire sur France Culture ? Non, bien sûr. Son contraire serait inassimilable par une rédaction qui n’a plus rien à envier à celle de ses confrères ; et ces confrères-là sont en faillite. A ce sujet, il serait peut-être temps que le CSA, régulateur de la mort du pluralisme dans les médias, s'intéresse cette anomalie au nom de la pluralité non pas de l'information mais des points de vue propagandistes.

     

              Brice Couturier est à la fois le monde tel qu'il est, tel qu'il sera et tel qu’il doit être quand on se moque de savoir s’il est bon qu’il soit ce qu’il est ou bien quand on manque d’ambition pour le genre humain ou que l'on a la lâcheté de croire que si ce monde était différent, eh bien… il serait pire encore. Aussi, sur le vu de ses attributs, de ses allégeances et de son cv-bréviaire, il vraiment surprenant que Brice Couturier, chroniqueur et contradicteur ventriloque et métronome, n'ait pas encore été nommé à la tête de France Culture ! Mieux… de France télévisions ; ou bien du journal Le Monde ! Que sais-je encore ! Tenez : du CSA ! Et pour finir : le fauteuil de l’Elysée.

    Comment ? Vous dites ? Celui qui l’occupe aujourd’hui remplit à merveille sa tâche : celle qui lui a été assignée par ceux qui ont permis qu’il soit candidat ; ce qui lui donnait un chance sur deux d’être élu ?

    Soit.

                 N’empêche, directeur ou Président… avec Brice Couturier,  ce serait pire encore, c'est-à-dire : mieux, tellement mieux ; car aujourd’hui, la politique du pire est bel et bien la politique du meilleur.

     

     

    Tara Schlegel (désolé, je n'ai pas trouvé de photo plus "flatteuse"... si l'intéressée pouvait toutefois m'en faire parvenir une qui... ) : livrée à elle-même entre 18h et 18h20, reine de l'information de surface et technicienne de la même spécialité, la fée du logis de la rédaction de France culture, munie de son saut, de son balai et de sa serpillière, Tara Schlegel fait le ménage en 20 minutes : et c’est alors qu’au terme de son intervention, tout devient clair ; tout est propre, limpide ; vous pouvez toujours chercher ! Vous ne trouverez pas une tache, pas une poussière ; inutile de passer derrière elle : la messe est dite et le ménage a été fait de fond en comble jusqu’au lendemain - même lieu, même heure ! - après un repassage vers 22H la veille au soir pour éteindre toutes les lumières : celles de l’entendement.

     

               Tara Schlegel est payée pour ne connaître que le présent de l'indicatif : il est, elle est, ils sont. Du bas de son prompteur, du haut des certitudes de ceux qui en rédige le contenu, sa présentation de l'actualité colle au plus près de tout ce qu'il faut dire quand on ne se reconnaît même plus le devoir d'aller chercher l'information non pas dans l’écume mais bien plutôt dans les abysses.

    Pour cette raison, et pour beaucoup d'autres encore sans doute, on sera tentés de penser que Tara Schlegel est à l’information ce que ce que Procter & Gamble est aux produits d'hygiène et d'entretien - lessive et Monsieur Propre ; et quand on sait que France Culture est interdite de publicité, la porte fermée et verrouillée, reste alors la fenêtre ou les conduits d'aération ?

    Allez savoir ce qu'on ne saura jamais ! Les voies des multinationales ne sont-elles pas tout aussi impénétrables que celle de Qui vous savez mais que l'on ne nommera pas ici car on ne veut pas d'histoires avec qui que ce soit.

     

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    Dernier élu : Hervé Garette. Il anime une émission de débat, « Du grain à moudre » ; une émission de plus depuis que le débat a remplacé le travail d’enquête. Et quand on sait que ces émissions, au format éculé, sont animées par des journalistes… on ne pourra que déplorer ce qu’est devenu ce métier.

    Avec Hervé Garette tout est dans la voix et dans le ton : flagorneur d’invités venus défendre, le plus souvent, un pré-carré au conflit d’intérêt toujours aussi sûr de son bon droit, Garette se gardera bien de s'en plaindre selon le constat suivant, érigé par la profession en véritable principe : « Si on ne doit inviter que des gens de bonne foi, honnêtes et libres, on ne pourra plus inviter personne ! »

    Toutefois, des amateurs-professionnels comme Garette oublient de préciser ceci ; ces gens honnêtes et libres… ce n’est pas parce qu’ils n’existent pas ou plus que l’on ne les entend pas mais bien plutôt parce qu’ils sont considérés comme inaudibles aujourd’hui… tout en gardant à l’esprit la crainte majeure des animateurs d’émission de débat : ne plus pouvoir réunir autour d’une table les heureux élus appelés à débattre de tout, de rien… et de son contraire, et alors que cela n’a plus aucune espèce d’importance car, aujourd’hui ,ce qui importe, ce n’est pas le débat mais la confrontation, à l’heure où le rapport de force en faveur d’une oligarchie vorace et intolérante qui a pris le contrôle de toutes les rédactions des médias de masse, n’a jamais été aussi défavorable aux plus faibles.

               Plus proche d'un animateur de RTL dans le ton, dans la forme et le fond, ou bien d’une émission telle que « Le téléphone sonne » sur France Inter qui, au fil des ans, semble n’avoir qu’un souci : comment éviter de passer à l’antenne l’auditeur trouble-fête ? Des auditeurs qui ne reculent devant aucun stratagème pour passer le portique de sécurité d’une liberté d’expression sur laquelle on a depuis longtemps tiré la chasse, Hervé Garette et toute cette rédaction de France Culture c’est la politesse dont crève toutes les démocraties ; un petit maillon, certes, mais un de plus dans la longue chaîne de cette mort silencieuse qui, de temps à autre, donne de la voix et dont, ces derniers jours on a pu entendre aussi l’écho… en rafale. 

     

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    Cliquez : Les rencontres de pétrarque, un non-événement...

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  • Dieudonné, à nouveau en danger...

     

     

                              "Avec Charlie Hebdo c'est toujours drôle ; avec Dieudonné, jamais ! Cherchez l'erreur ! Cherchez qui dérange et tape sur qui et quoi ? Et qui ne dérange personne sinon les petits, les humbles et parfois même les plus faibles de notre société, les dominés."

     

              Interpellé ce mercredi 15 janvier à 7 heures à son domicile en Eure-et-Loir par dix policiers, Dieudonné a été placé en garde à vue. Il sera jugé en correctionnelle pour « apologie du terrorisme », après avoir déclaré sur Facebook qu’il se sentait "Charlie Coulibaly ".

     

     

                   "Le parquet de Paris a décidé de le convoquer « à une audience ultérieure » à l’issue de sa garde à vue, en cours d’achèvement mercredi en début de soirée" - AFP.

              

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             Plus gros vendeur de billets de spectacle...

     

    Que l'on ait donc la présence d'esprit de se poser la question suivante : qui aujourd'hui en France fait vivre la démocratie et la liberté d'expression - si par démocratie et liberté d'expression on entend autre chose qu'un débat télévisée entre... Mélenchon et Copé, arbitré par un Pujadas -, Dieudonné ou ceux qui tentent de le faire taire ?

     

              "Le premier qui trouve Dieudonné drôle perd son job : journalistes, artistes, producteurs, animateurs, presse, radios et télés."

     

                  Dieudonné "vient" de l'anti-racisme et de l'anti-communautarisme. Aujourd'hui encore, à ses spectacles, on y rencontre toute la France et toutes les France. Qu'il soit permis ici de rappeler ce qui suit : si dans les années 40, cela demandait sans aucun doute beaucoup plus de courage d'être un résistant (communiste ou gaulliste, juif ou pas) que d'écrire dans "Je suis partout", aujourd'hui, force est de reconnaître qu'il faut un courage sans limite pour être Dieudonné plutôt qu'un représentant du CRIF et de la LICRA, un Zemmour, un Finkielkraut ou un Philippe Tesson.

     

               Avec ces nouvelles menaces contre Dieudonné, c'est bien le plus grand humoriste de la langue française et le plus grand satiriste que l'on tente de censurer et de bâillonner.

    Aussi, ne cessons jamais de dénoncer cette vendetta de plus de dix ans et de soutenir l'artiste Dieudonné.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Dieudonné, Molière et l'Art contemporain par

    François-Laurent Balssa

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  • Bientôt les pleins pouvoirs ?

     

    L'Histoire bégaiera-t-elle ?

    Les députes voteront-ils les pleins pouvoirs à...

    Valls ?

     

     


                  Standing ovation ce mardi 13 janvier 2015 pour le discours de Manuel Valls à l'Assemblée Nationale.

                  Si l'Histoire nous est d'une utilité quelconque, cette unanimité de l'Assemblée ne présage rien de bon.

     

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               Ah, ces députés tout même ! À quatre reprises au cours d'un discours d'une trentaine de minutes, tous les députés se lèveront comme un seul homme pour applaudir Manuel Valls.


          Quel sort réservera-t-on à celui qui sera le premier à cesser d'applaudir ?

      

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    Pour prolonger, cliquez : Le 11 janvier 2015 : il était une fois...

     

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  • "Charlie à tout prix ?" par Frédéric Lordon

     

                    Si l'information est la somme de tous les points de vue, alors on peut aujourd'hui affirmer que l'information est sans doute définitivement morte et enterrée avec les tueries de Charlie Hebdo et du supermarché de Vincennes en ce qui concerne les médias dits "dominants".

                    Avec Le monde, Libération, France Culture, France 2, BFM-TV... entre autres organes de presse et de diffusion, un problème majeur est posé : celui d'une information honnête, compétente, proche d'une recherche de la vérité, de toutes les vérités dans le souci  de coller au plus près du réel... de tous les réels : situations, ressentis, opinions, analyses, interprétations... 

     

                   Face à ce mur médiatique de l'omission, face à ce barrage de paroles  destiné à étouffer toutes les voix un tant soit peu dissidentes, confrontés à cette volonté délibérée de ne pas offrir à un public majeur et adulte toutes les clés de la compréhension des événements de ces derniers jours, que nous reste-t-il comme recours ? Quelles actions ? Vers qui nous tourner ? Peut-on attendre encore quoi que ce soit du CSA qui, depuis sa création, n'est que la tombe du pluralisme et de la liberté d'expression dans l'audiovisuel ?

    La question est posée.

     

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                    Ci-dessous, un extrait d'un point de vue qu'aucun média "mainstream" n'acceptera d'entendre : celui de Frédéric Lordon, économiste et philosophe, qui nous propose une réflexion autour du slogan "Je suis Charlie" relatif aux événements de la semaine dernière.

    Ce texte est tiré d’une intervention à la soirée « La dissidence, pas le silence ! », organisée par le journal Fakir à la Bourse du travail à Paris le 12 janvier 2015.

     

     

     

                    "... quand « Charlie » désigne – et c’est bien sûr cette lecture immédiate qui avait tout chance d’imposer sa force d’évidence – quand « Charlie », donc, désigne non plus des personnes privées, ni des principes généraux, mais des personnes publiques rassemblées dans un journal. On peut sans la moindre contradiction avoir été accablé par la tragédie humaine et n’avoir pas varié quant à l’avis que ce journal nous inspirait – pour ma part il était un objet de violent désaccord politique. Si, comme il était assez logique de l’entendre, « Je suis Charlie » était une injonction à s’assimiler au journal Charlie, cette injonction-là m’était impossible. Je ne suis pas Charlie, et je ne pouvais pas l’être, à aucun moment.

    Je le pouvais d’autant moins que cette formule a aussi fonctionné comme une sommation. Et nous avons en quelques heures basculé dans un régime de commandement inséparablement émotionnel et politique. Dès ses premiers moments, la diffusion comme traînée de poudre du « Je suis Charlie » a fait irrésistiblement penser au « Nous sommes tous américains » du journal Le Monde du 12 septembre 2001. Il n’a pas fallu une demi-journée pour que cette réminiscence se confirme, et c’est Libération qui s’est chargé de faire passer le mot d’ordre à la première personne du pluriel : « Nous sommes tous Charlie » — bienvenue dans le monde de l’unanimité décrétée, et malheur aux réfractaires. Et puis surtout célébrons la liberté de penser sous l’écrasement de tout dissensus, en mélangeant subrepticement l’émotion de la tragédie et l’adhésion politique implicite à une ligne éditoriale. Ceci d’ailleurs au point de faire à la presse anglo-saxonne le procès de se montrer hypocrite et insuffisamment solidaire (obéissante) quand elle refuse de republier les caricatures. Il fallait donc traverser au moins une mer pour avoir quelque chance de retrouver des têtes froides, et entendre cet argument normalement élémentaire que défendre la liberté d’expression n’implique pas d’endosser les expressions de ceux dont on défend la liberté.

     

    Mais cette unanimité sous injonction était surtout bien faite pour que s’y engouffrent toutes sortes de récupérateurs. Les médias d’abord, dont on pouvait être sûr que, dans un réflexe opportuniste somme toute très semblable à celui des pouvoirs politiques dont ils partagent le discrédit, ils ne manqueraient pas pareille occasion de s’envelopper dans la « liberté de la presse », cet asile de leur turpitude. A l’image par exemple de Libération, qui organise avec une publicité aussi ostentatoire que possible l’hébergement de Charlie Hebdo. Libération, ce rafiot, vendu à tous les pouvoirs temporels, auto-institué dernière demeure de la liberté d’expression ! — peut-être en tous les sens du terme d’ailleurs. Et combien de la même farine derrière Libé pour faire de la surenchère dans le Charlisme ?"

     

                             Le texte dans son intégralité ICI

     

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  • Dimanche 11 janvier 2015 : il était une fois...

    chef d'etat hollande netanyahu.jpg


                     Ils sont venus, ils sont tous là ! Carré de tête de la manifestation : Cameron, Jean-Claude Juncker, Merkel, Netanyahu, Hollande, le ministre américain de la Justice Eric Holder, le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg...

    Grande Bretagne, Allemagne, Otan, USA, Israël, Qatar, Mali... près de 50 chefs d'Etat et de gouvernement, hier dimanche 11 janvier 2015, ont marché en hommage aux victimes des derniers attentats qui ont fait 17 morts (20 avec les assaillants).

    Si on a pu remarquer l'absence de la Russie et de l’Asie, rien ne devait néanmoins nous surprendre car... contrairement à ce qui a pu être proclamé par Hollande et  les médias, Paris n’a pas été "la capitale du monde" ce dimanche-là mais la capitale de ceux qui bombardent, plus surprenant... la capitale de ceux qui sont bombardés (l'inénarrable président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas était présent : dans les cercles autorisés on l'appelle "le baladeur" car il aime les balades ; il aime aussi se faire balader), ainsi que la capitale de ceux qui financent  tous les groupes djihadistes de la planète jusque dans nos banlieues françaises : le Qatar et deux ou trois monarchies du Golfe, elles aussi présentes.

     

     

                    La marche des hypocrites pompiers pyromanes…

                   Tous les valets et autres serviteurs de l’oligarchie nationale, européenne et mondiale principalement occidentale étaient donc présents : fauteurs de guerres, financiers des salafistes et takfiristes ! 

    Ne soyons pas dupes : ils sont tous venus enlacer la France pour mieux l'étouffer sans doute dans la crainte que les événements dramatiques de ces derniers jours ne fassent réfléchir notre pays quant sa politique étrangère de ralliement inconditionnel aux USA, à Israël et aux monarchies du Golfe. 

    L’unanimité du soutien de la France d’Etats responsables du chaos en terre d’Islam pour avoir délibérément ouvert la boîte de pandore d’une religion d’une complexité inouïe, tout en livrant des millions de Musulmans (et autres) maintenant sans Etat, sans frontières, sans police, sans armée, sans protection ni droits à un arbitraire d'une rare cruauté - groupes djihadistes proches de nos alliés du Golfe -, prouve que la France a bel et bien sombré et qu'elle s’est ralliée au pire : à une politique qui a fait la preuve de son échec depuis 20 ans si on exclut toutefois le chaos comme stratégie acceptable dans la conduite des affaires du monde et de sa domination.

                 Mais alors, cette charge, cette pression sur la France annoncent-elles un « Patriot Act » à la française ? 

     

    ***

     

    11 janvier 2015.jpg

     

                 Un rassemblement et une marche historiques : plus de 3,7 millions de Français ont défilé en hommage aux 17 victimes des tueries de la semaine.

                  Marche contre l’intolérance ? Manifestation pour la défense de la liberté d'expression ? Rassemblement apolitique ?

    Il semblerait que les Français ont eu très peur; d'où cette mobilisation.

     

                   Avec cette manifestation historique qui semble rejeter "la politique", ou se situer comme "en-dehors" sinon au-delà, parmi les trois millions et plus de participants à la marche "Je suis Charlie", un grand nombre a sans doute vu dans les événements de ces derniers jours non pas la manifestation d’une cause mais bien plutôt celle d’un effet. Or, la tuerie dans les locaux de Charlie Hebdo et celle du supermarché de Vincennes auraient pourtant dû provoquer le réveil d'une prise de conscience des causes qui nous y ont menés et par voie de conséquence, à une prise de conscience politique. Aussi, ce qui semble être le rejet de cette conscience-là par toute une population aujourd'hui dépolitisée qui a trouvé à s'exprimer dimanche, annonce, qu'on le veuille ou non, des déceptions sans nombre dans les mois et les années à venir car personne, aucune société, ne peut échapper à la politique ou s'en extraire :

    - Doit-on accepter que la classe politique se laisse tenter par le maintien d'une pression sécuritaire jusqu'à la prochaine élection présidentielle à des fins électoralistes et dans l'espoir d'une prise de contrôle accrue sur notre liberté d'expression et de mouvement jusqu'au coeur dans notre intimité à grand renfort de nouvelles lois liberticides ?

    - Quelles conclusions tirer de notre ralliement à une politique étrangère atlantiste ?

    - Peut-on faire l’économie de nous interroger sur une représentation de l’Islam qui, islamophobie consciente ou inconsciente, semaine après semaine, humilie ses croyants tout en les marginalisant ?

    - La communauté juive de France peut-elle continuer de confier sa représentation à des associations qui ne sont que des officines d’un Etat étranger, Israël en l'occurrence, qui a fait la preuve de son incapacité à bâtir un état moderne, responsable, respectueux des lois internationales et dont la classe politique et les premiers ministres successifs sont devenus les véritables ennemis mortels de cette communauté, ici, sur le sol de notre République ?

    - Doit-on refuser de mettre un terme au dénigrement systématique de la France, de son passé qui désarme des millions de français issus de l’immigration ou de la colonisation et les laisse sans identité enviable autre que celle de la religion ?


    - Peut-on continuer avec la promotion d'un économisme pour lequel il n'y a de vérités qu'économiques... ratios et calculs ?

    - Peut-on nier plus longtemps encore le racisme institutionnel qui a tout recouvert : logement, travail, études, considération citoyenne ?

     

                           Là, c'est la politique qui frappe à la porte. Assourdissant !

     

    ***

     

                 « Vous avez voulu l’homme purement horizontal ; le résultat est qu’on se prend en pleine gueule une pseudo-verticalité caricaturale et meurtrière car il y a des gens qui ne renonceront pas à chercher et à trouver de la valeur dans un monde qui en est cruellement dépourvu.» - Gollum

     

    une femme musulmane attentat paris.jpg

     

                      " Il y a ceux qui se servent du clivage identitaire pour opposer les uns aux autres, et ceux qui se serviront de cette richesse de la différence pour transcender l’individu à travers une cause collective. C’est tout l’enjeu aujourd’hui, sur le plan philosophique, identitaire et économique. Est-ce que notre projet de société est « le chacun pour soi » ou « le chacun pour tous » ? Il faudrait retrouver cet esprit du Conseil national de la Résistance, lorsque après la guerre, la paix est apparue comme quelque chose d’essentiel.

    Aujourd’hui, nous vivons une dislocation sociale, des infarctus territoriaux, la marginalisation de minorités et d'exclus. Les responsables politiques ont le choix entre deux réponses. Soit, flatter la petitesse des comportements en faisant croire que la survie individuelle passera par la destruction de l’autre ou, au contraire, élever les individus et montrer que la société du bien est la société du lien. Mais quand on laisse croire à l’opinion que la solution est dans le rejet de l’autre et dans l’amalgame, la responsabilité est très lourde. Nous avons des intégrismes partout, dans toutes les religions et, aujourd’hui, au contraire, au nom de la laïcité, il faut renforcer le dialogue interculturel, développer dans les systèmes éducatifs, non pas l’ignorance des religions mais la connaissance. Pour être plus heureux il faut développer des liens de solidarité, de proximité, d’échange et de spiritualité." - Jean-Paul-Delevoye - texte dans son intégralité ICI

     
               Au cours de tous ces événements, d'aucuns se sont encore une fois plaints que "les Musulmans" ne se soient pas mobilisés pour crier "Je suis Charlie !"

    Parmi les trois millions et plus de marcheurs, dimanche dernier, les quartiers dits "sensibles" étaient-ils présents ? Nos banlieues reléguées ont-elles marché elles  aussi ?

    Résistance passive, majorité silencieuse… embarras... après tout, que sommes-nous tous ici en droit d'attendre de qui que ce soit ? De plus : de quelle légitimité morale pouvons-nous nous réclamer face à une population qui depuis plus de trois générations affronte une discrimination de tous les instants : patronymes et lieux de résidence stigmatisants, délit de "sale gueule", contrôles policiers incessants avec tutoiement et mépris de rigueur ?

    Que pouvons-nous demander et attendre de tous ceux qui ont été témoins, dès leur enfance, de l'humiliation de leurs parents au guichet de nos administrations, dans les établissements scolaires, face aux autorités de police ?

    Et puis surtout, que penser de l’absente de compassion, une absence revendiquée, institutionnalisée, d’un sang froid total, têtue et assumée, comme une punition divine, d'une intransigeance quasi inhumaine, d'une violence contenue, incommensurable, d'une froideur d'une arrogance sans précédent, celle que confère une impunité totale, absolue ; une indifférence viscérale pour cette population et le sort qui lui est fait par ceux qui, tel un véritable poison, pelures de notre République, n’ont de cesse de la traîner dans la boue tantôt de l’antisémitisme, tantôt de l’intégrisme religieux, tantôt d'une délinquance qui serait congénitale… et auxquels des médias irresponsables qui n'ont, il est vrai, de compte à rendre qu'à leurs patrons, et leurs patrons à leurs actionnaires qui appartiennent à l’oligarchie mondiale de l'armement, de la banque et de l'industrie du luxe, tendent un micro, tous les jours de la semaine, sept jours par semaine, toute l'année durant et ce depuis des années... sans relâche et sans  remords ?

    Les questions sont posées.

     

     ***

     

    je suis charlie.jpg


    Etre ou ne pas être "Charlie"...

     

                   Soyons lucides car le danger contre la liberté d’expression n’est pas à chercher du côté d’un massacre dans les locaux d’un hebdomadaire dit satirique aux caricatures pornographiquement libertaires à propos d'une actualité qui n'en est pas une, ou bien à la marge en ce qui concerne les difficultés que peuvent rencontrer  nos sociétés occidentales ; acharnement qui relève plus d’un souci à caractère obsessionnel que d’un réel désir de s’attaquer à ce qui représente un vrai danger pour notre société : les puissances de l’argent ainsi qu'une organisation de l'existence qui ne recueille l’assentiment que d’un nombre de plus en plus restreint d’individus en Europe ; d’où la chape de plomb des médias qui recouvre toutes les analyses dissidentes.

    Là est le vrai danger pour la liberté d’expression ; et ce danger ira croissant au fur et à mesure de l'avancée d'un mondialisme qui n'est qu'une guerre contre les Peuples, les Nations, les Etats providence, la démocratie représentative qui ne représente déjà plus personne, les droits sociaux, le droit du travail, l'identité de chacun d'entre nous, et nous tous ensemble.

                     Or, ce danger, il s'est affiché sans vergogne, sous notre barbe, dans le cortège qui a regroupé une cinquantaine de chefs d'Etat valets de ce mondialisme-là, et ce en plein Paris, un certain 11 janvier 2015, boulevard Voltaire...

                          Avec une arrogance et une impunité maintenant historiques.

     

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  • Conversation secrète sur le perron de l'Elysée un dimanche 11 janvier 2015

    sarkozy,hollande,charlie hebdo

          

             Hollande accueille Sarkozy sur le perron de l'Elysée ce dimanche 11 janvier 2015 ; une marche est prévue en hommage aux victimes  des événements de ces derniers jours. Un micro placé à proximité a pu capter cet échange entre nos deux compères :

     

    " Quel veinard tu fais ! Une chance pareille... à ta place, je...

    - A ma place, tu quoi ?

    - Ta Julie Gayet, tu sais où elle est en ce moment ?

    - Qu'est-ce que t'essaies de me dire ?

    - Rien. Rien. Sinon que t'es un veinard, c'est tout. Ca m'aurait bien rendu service un événement pareil pour ma ré-élection de 2012.

    - Attends ! Ca se fait pas comme ça ! Ca fait deux ans qu'on y travaille. Deux années interminables. On attendait, on attendait qu'ils réagissent... ça venait pas, et puis...

    - C'est venu.

    - Oui. Et c'est beau, très beau.

    - Faut être patients, c'est tout.

    - C'est vrai : tout arrive à qui sait attendre. Remarque, avec la politique qu'est la nôtre ici et là-bas, on peut espérer un événement pareil tous les deux ans.

    - Au moins. Mais... reconnais que je t'ai un peu aidé quand même. J'ai été le premier à rejoindre "le camp du bien, du mieux et du pire" à la demande de nos alliés.

    - C'est vrai. T'as ouvert la voie. Cela dit, te plains pas, toi aussi t'as eu ta chance.

    - Ma chance ?

    - Oui, avec Mohammed Merah.

    - C'est pas comparable ! Regarde le monde, regarde tous ces ploucs, aujourd'hui ils sont tous "Charlie" !

    - Charlie et Charlotte ...

    - Charlotte ?

    - Laisse, c'est une plaisanterie.

    - Tu crois que c'est le moment ?

    - Non mais, c'est pas grave. C'est le plus grand et le plus beau jour de ma vie.

    - Encore ?

    - Encore quoi ?

    - T'as dit la même chose quand t'es allé au Mali après l'intervention de notre armée.

    - J'ai dit ça moi ? Le Mali ? Comme c'est loin déjà."

     

     

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  • Communautarisme, otages et victimes

     


           

    ujfp,israël,palestine,ps,chérif et saïd kouachi,32 et 34 ans ; amedy coulibaly,32 ans

                                       
               Une prise d'otages a eu lieu vendredi après-midi dans un supermarché casher de la porte de Vincennes. Cinq personnes sont mortes dont l'assaillant Amedy Coulibaly ; quatre autres sont blessées.
     
    Le preneur d'otage mentionnera une action commise en représailles de la politique d'un Etat, Israël, qui assassine "nos frères de Palestine".


     
     
    ***
     
     

               Il est vraiment temps que la communauté juive de France sorte de sa réserve et de son mutisme et qu’elle reprenne son destin en mains... qu'elle se soulève contre ses élites et refuse d'être plus longtemps les dindons d'une farce tragique et meurtrière, et finalement les otages et les victimes d'un Etat étranger, Israël, à l'origine d'une politique dont il n'y a rien à sauver.

    Car, jamais on n'aura observé,ici en France, jusqu'au plus haut niveau de la représentation nationale, partis politiques , PS en tête, et médias inclus,  un tel silence complice à propos de cet Etat, un tel soutien d'associations, de ligues et de conseils communautarisés à un degré tel (d'aucuns diront "tribalisés") que toute condamnation aussi modérée soit-elle de la politique d’Israël à l'encontre du Peuple palestinien - assassinats, meurtres, bombardements civils, colonisation, occupation, humiliation -, ne peut même plus être envisagée.  

     

                 Alors oui ! la communauté juive de France a tout intérêt à rappeler à ses représentants et autres porte-parole auto-proclamés qui ne représentent qu'eux-mêmes le plus souvent, et d'autres encore... des intérêts purement étrangers, qu'elle ne saurait être éternellement associée à la politique d'un pays qui a fait depuis longtemps la preuve de son incapacité à se conduire comme un Etat à la fois moderne, responsable et respectueux des lois internationales.

     

                Cette dissociation est d'une urgence absolue car rien ne saurait justifier le risque que l'on fait courir à notre République et à notre vivre-ensemble dans la concorde et la solidarité. 

     

               
     
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