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  • Nouvelle vague

                       

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                         Godard, Truffaut and Co… ou quand les rebelles ne sont jamais que des domestiques en mal de nouveaux maîtres à servir ! 

     

    ***

    Godard découvre Eastwood ; Truffaut Hitchcock.

    Conspuer le cinéma des années 30,40 et 50, cinéma dit de « papa » comme a pu le faire la « nouvelle vague » pour mieux s’empresser quelques années plus tard de célébrer Hitchcock et Eastwood…

    Comble du ridicule, sinon de bêtise, c’est Godard, fan inconditionnel qui, en 1998, tête baissée, plein d'humilité, remettra intimidé un César d'honneur à son idole : un Eastwood condescendant comme ce n'est pas permis puisque ce dernier se croira obligé de nous expliquer combien les inventions de Godard ont influencé le cinéma mondial... le sien excepté.

    Imperméable le cinéma d’Eastwood !

    Pas touche donc !

     

    ***  

     

            Avec un film tel que "Le mépris", Godard nous montrera avec brio à quel point sa génération n’a pas les outils intellectuels ni culturels pour penser un auteur grec de la stature de Homère, indépendamment de cet autre auteur qu’est Moravia, Godard réduisant l'Odyssée à une histoire de crise du couple ; et la présence de Fritz Lang ne sauvera rien, et pas davantage le pastiche musical de Delerue venu tout droit de chez Mahler !...

    Autant pour cette soi-disant avant-garde cinématographique qui s'appuie sur le top 50 de la musique romantique pour faire « son cinéma » ! Et alors qu’un réalisateur comme Kubrick, qui n’a jamais eu à cracher sur la tombe de quiconque pour exister, tout occupé qu’il était à servir et à parfaire, film après film, son métier et son Art, sera bien plus avisé : en 1969, il ne se contentera pas seulement des Strauss - Richard et Johann ; il nous présentera dans 2001, l’Odyssée de l’espace, un compositeur contemporain majeur : György Ligeti, roumain/hongrois naturalisé autrichien, né en1923 et mort en 2006.

     

                   Après Godard et Eastwood, c’est au tour de Truffaut ; un Truffaut qui découvre Hitchcock et son cinéma cocktail Martini–dry avec cerise et nœud pap, ce qui convenait très bien à la tenue vestimentaire de ce même Truffaut - costume, chemise, cravate en cadre moyen d'une entreprise très moyenne ; un Truffaut qui aura le mauvais goût de nous proposer une Nuit américaine dans un terrain vague situé à la périphérie de la ville de Nice...

    Nuit américaine façon « friches industrielles » ?

    D’une laideur photographique et scénique sans nom ce film, et plus encore lorsque l'on ose penser à ce que l’association « nuit et Amérique » est capable de faire surgir dans l’imaginaire de tout cinéphile qui se respecte...

    Cette bourde, sinon cette bavure artistique, résume à merveille tout le cinéma de la vaguelette qu’aura été ce mouvement, son amateurisme, son absence de maîtrise technique, son cinéma sans souffle qui ne dira jamais rien d'autre que ce qu'il nous donnera à voir et à entendre ; cinéma « … que c’est pas la peine » comme disait Piala…

     

              Une nouvelle vague au vague à l'âme approximatif et au cinéma de terrain du même nom : terrain vague donc ; nouvelle vague dont les films, à de très rares exceptions près, n'arriveront jamais à la cheville du meilleur du cinéma français des années 30, 40 et 50, sinon chez Cassavetes mais… à dix mille kilomètres de là ; ou bien, longtemps, longtemps après : pensez donc ! Il nous faudra attendre 20 ans "Les fantômes du chapelier " et "La cérémonie" de Chabrol.

     

    Pour prolonger, cliquez : Cinéma, de salle en salle, de film en film

     

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  • Dans la peau de Mouammar Kadhafi...

     

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                ... l'homme qui, avec Nasser, a fait rêvé des millions d'Arabes et d'Africains ! Contrairement à ceux qui l'ont exécuté qui n'ont jamais fait rêver qui que ce soit, excepté, peut-être, le temps d'une campagne électorale de trois semaines pour deux d'entre eux (Cameron et Sarkozy). Quant au troisième larron, un sigle - BHL -, force est de reconnaître que nous sommes bien en peine, depuis quarante ans, de lui assigner un domaine de compétence et de lui reconnaître quelque mérite que ce soit (littéraire, intellectuel, artistique, journalistique) même si la question de savoir à quoi il sert et qui, est sans ambiguïté (1).

     

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                      On l'aura compris : Mouammar Kadhafi n'est plus.

    Qu'à cela ne tienne ! Dans son roman sorti en Août, "La dernière nuit du Raïs, l'auteur algérien, Yasmina Khadra, ressuscite Mouammar Kadhafi en se glissant dans sa peau : « J'ai écrit en état de transe. Il y a eu des effets secondaires purement physiques pendant l'écriture : j'étais vraiment Kadhafi ! » confie Khadra.

     

    Dommage toutefois que cet ouvrage n'ait pas été écrit dans la langue de Kadhafi qui est aussi celle de l'auteur (2) mais bien plutôt dans la langue de" l'ancienne" puissance coloniale de la région, ainsi que dans la langue de ses assassins doublement assassins soit dit en passant puisque... l'assassinat de Kadhafi a plongé la Libye qui n'est plus tout comme son leader, dans un chaos qui a pour conséquence tragique ce qui suit : ce qui reste de la Libye est aujourd'hui le principal tremplin de la migration vers l’Europe ; des populations que plus rien n'arrêtent, prennent tous les risques pour rejoindre la côte européenne.

     

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    Pas un mois n’a passé sans la découverte de centaines de cadavres à côté d’embarcations de fortune. L’année 2014 a battu un triste record : celui du nombre de migrants ayant trouvé la mort en tentant de traverser la mer Méditerranée. Au moins 3.419 migrants ont perdu la vie depuis janvier sur « la route la plus mortelle du monde », a annoncé l’agence des Nations Unies en charge des réfugiés, l’UNHCR.

     

     

     

    1- Se reporter à la page suivante : La Libye révolutionnaire de Françoise Petit Demange.

     

     

    2 - Yasmina Khadra, athlète littéraire coureur de prix et amateur de gastronomie française : la Coupole, Closerie des Lilas, café de Flore, Lipp et Flo ? Une chose est certaine : Khadra a une excellente mémoire : il n'a pas oublié qui sont les maîtres et leur langue !

     

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    Pour prolonger, cliquez : de la Lybie à la cour pénale

     

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  • Bernard-Henri Lévy-Sarkozy : de la Libye à la Tunisie, de l'Elysée à la Cour Pénale Internationale

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                        Le corps de cet enfant syrien de 5 ans s'est échoué sur une plage de Bodrum, en Turquie, le 2 septembre 2015  : Michel Onfray pose clairement les responsabilités...

     

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          Billet rédigé le 1er juillet 2015

     

                    Au lendemain de l'attaque qui a fait 38 morts à Sousse en Tunisie, Olivier Ravanello revient sur les responsabilités de la France dans ce qui se passe actuellement en Libye : "La France a plus que les autres une responsabilité sur ce qui se passe en Tunisie, parce que nous sommes responsables de la situation en Libye".

    La région est déstabilisée depuis la chute du régime Kadhafi, ce qui a un impact direct sur son voisin, la Tunisie : "C'est la France qui a cru simplement que l'initiative d'un "philosophe"pouvait suffire..."

     

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                Sarkozy, Cameron et BHL en Libye en 2011, fiers du devoir accompli : un nouveau théâtre chaotique d'opérations destinées à garantir les intérêts de tous à l'exception des Libyens et des peuples de toute une région qui s'étend du Mali à la Tunisie en passant pour l'Egypte vient d'être ouvert par l'Etat français et un "philosophe" en carton-pâte. Nul doute, ce théâtre jouera à guichet fermé côté horreurs.

     

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                 Compte tenu de la destruction de la Libye, devenue le principal tremplin de la migration vers l’Europe, les réfugiés prennent tous les risques pour rejoindre la côte européenne.

               Pas un mois n’a passé sans la découverte de centaines de cadavres à côté d’embarcations de fortune. L’année 2014 a battu un triste record : celui du nombre de migrants ayant trouvé la mort en tentant de traverser la mer Méditerranée. Au moins 3.419 migrants ont perdu la vie depuis janvier sur « la route la plus mortelle du monde », a annoncé l’agence des Nations Unies en charge des réfugiés, l’UNHCR.

     

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              A la lumière des faits et des informations dont nous disposons aujourd'hui, à quand un Tribunal pénal international pour la Libye ?

    Qui demandera l’ouverture d’une procédure d’enquête ?

    Alors que le système judiciaire français ne s’y résoudra jamais, la Cour Pénale internationale pourrait-t-elle exercer sa compétence ? L’initiative en matière d’enquête et de jugement lui reviendra-t-elle ?

                Et puis enfin.. qui, de la cour pénale internationale (CPI) ou du  tribunal pénal international (TPI), juridictions chargées de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité, de crime d'agression et de crime de guerre, reconnaîtra coupables Bernard-Henri Lévy et Nicolas Sarkozy ?

    La question est posée. On peut maintenant se mettre à rêver à une Justice majusculaire.

     

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          Sur la chute de Kadhafi et la destruction de la Libye : Le soleil noir de l'Occident

     

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  • Naufrage en méditerranée

     

                           Le corps d'un enfant syrien de 5 ans s'est échoué sur une plage de Bodrum, en Turquie, le 2 septembre 2015.

     

        Billet rédigé en Avril 2015 pour contrer les arguments et autres commentaires de blogueurs ignorants et jean-foutre (1), et d’une presse qui ne peut guère nous cacher bien longtemps qui sont ses propriétaires.

     

               Naufrage en méditerranée : dix jours se sont écoulés

     

               Une semaine s’est écoulée depuis la plus grave tragédie en mer Méditerranée : le naufrage d’un chalutier qui a fait quelque 725 morts, après la disparition de 450 autres migrants la semaine précédente.

    Alors que L'ONU accuse l'UE de transformer la Méditerranée en «vaste cimetière», l’hécatombe a contraint les Européens à réagir.

    Au terme d’une réunion convoquée en urgence par l’U.E,  quelques moyens supplémentaires ont été dégagés ; un budget qui avait été divisé par trois en 2014, a été rétabli, soit 9 millions d’euros par mois ; une broutille pour les 27 membres de l’U.E.

    En dehors de l’Italie, de l’île de Malte et de l’Espagne, aucun pays ne s’est engagé à prendre en charge les migrants qui risquent leur vie en Méditerranée, alors que chaque jour, entre 500 et 1 000 personnes sont récupérées par les garde-côtes italiens ou des navires marchands. Plus de 11 000 l’ont été en une seule semaine. Originaires essentiellement d’Afrique subsaharienne et du Moyen-Orient, en particulier de Syrie, dans une région mise à sac par l'Otan au profit des intérêts étasuniens, saoudiens et israéliens, ces migrants s’efforcent de gagner l’Europe en traversant la Méditerranée sur des radeaux de fortune.

    La Libye, un pays sans Etat, sans armée, sans police, aujourd’hui détruit par l’intervention franco-américaine contre Kadhafi , est la plaque tournante des passeurs ; 90% des embarcations quittent un port libyen.

    Pendant leur périple, les passeurs forcent les candidats à l'exil à changer au moins trois fois d'embarcation - femmes, enfant, bébés... -, d’où les risques de naufrage car les bateaux sont surchargés. Des voyages toujours très périlleux pour les candidats à l'exil et leur famille ; boat-people... voyages aux naufrages meurtriers : en 2014, 3.000 migrants ont perdu la vie entre les côtes libyennes et la Sicile.

    Des années 90 à aujourd'hui,  20.000 personnes auraient péri avant même de toucher les côtes européennes.

    Le nombre d’arrivées s'est élevé à 130.000 en 2014, contre 40 .000 en moyenne, chaque année, depuis l’an 2000.

    Grillages, barbelés, des militaires qui montent la garde, la plupart des migrants attendent depuis des mois que leur demande d’asile soit examinée.

     

     

     

    ***

     

                    Ne soyons pas dupes pour autant ! Avec cet exode, avec ces morts et ces réfugiés sans avenir, c’est toute l’Afrique qui vient nous rappeler des politiques économiques iniques qui affament celui qui cultive la terre, assoiffent celui qui apporte l'eau et réduisent à la misère celui qui voit passer entre ses mains des matières non seulement premières mais précieuses ; des politiques criminelles telles que la destruction de la Libye ; des politiques d’instrumentalisation des antagonismes qui plongent des régions entières dans le chaos ; vente d’armes, corruption passive et active pour le plus grand profit des multinationales et des Etats à leur merci.

                   Et c’est alors que chaque zone de conflit, une fois sécurisée à la périphérie – la Capitale et les régions riches en ressources, le reste du territoire étant livré au chaos -, se voit dotée d’une base militaire (US massivement ; et la France dans les marges… le Mali dernièrement).

     

    ***

     

                     
                       Vous voulez donc savoir où en est l'Afrique et les politiques de domination, de vol et de spoliation des multinationales à son endroit ? Allez donc à Lampedusa et en Sicile, à Mineo, faire un stage en géopolitique et en économie dite mondialisée et interdépendante !

                       Ici, la presse, les journalistes, la classe politique, les commentaires d'internautes ne cessent d'assener ouvertement ou bien à grand renfort de litotes : "On ne peut pas accueillir toute la misère du monde !"

    La misère ? Mais... qu'est-ce que cette misère ? De quelle misère s'agit-il ?  Parlez-nous de cette misère africaine et mondiale alors !

    Si l’on prend en considération notre mode de développement et de croissance qui repose bel et bien sur le pillage des ressources, la guerre pour le contrôle de ces ressources et leur acheminement en bon ordre, la corruption pour s'assurer de la bienveillance des dirigeants des régions convoitées et l'asservissement du plus grand nombre, ici comme là-bas, il sera aisé pour tout un chacun de faire un lien avec les événements de ces dernières semaines en méditerranée.

    Les autres, les plus nombreux, à la fois jean-foutre et de loin, de très loin concernés, dans une compassion conditionnelle et intermittente qui n’est le plus souvent qu’un miroir – je compatis avec celui qui me ressemble, ou bien celui qui se soumet à l’idée que je me fais d’un être humain « civilisé », et encore, avec celui dont je contrôle peu pou prou l’existence par procuration, par le truchement d’un mode d’organisation de l’existence dont je suis le principal bénéficiaire sur le dos de ce dernier -, ces autres-là donc se contenteront des analyses des médias dominants qui les nourrissent en information comme on nourrit des porcs : consumérisme oblige !

    Médias dominants dont l’idéologie est celle de leurs propriétaires (armement, agro-alimentaire et industrie du luxe), sans oublier le volet politique de cette affaire : le racisme ou bien plutôt le racialisme : le Noir, l’Africain n’a pas vocation à être heureux puisqu’il ne connaît pas les raisons de son malheur : lui-même, lui et sa culture, lui et sa civilisation arriérée et la corruption de ses « élites ».

    A propos de cette corruption, la France est sur le point d’atteindre le dernier degré  ; les sommes volées, détournées, captées par la corruption sous l’œil complaisant, voire bienveillant du pouvoir politique et administratif jusqu’au niveau des procureurs, s’élèvent à 600 milliards d’euros, soit 1/3 du budget français.

    Les ventes d’armes représentent une partie importante de cette corruption ; le «Secret défense » invoqué à chaque fois qu’il est question de mener une enquête sur le versement de rétro-commissions n’a alors qu’un but : décourager quiconque de poursuivre les investigations.

     

                L’Afrique des indépendances formelles pour mieux assurer son aliénation culturelle, économique et politique… l’Afrique cet « arrière-monde d’un Occident repu », l’Afrique, puis la révolte d'un Africain, Malick Noël Seck, membre du front national de salut public, exaspéré par une francophonie qui n'est que le bras armé de la Françafrique et une élite africaine tout au service des multinationales françaises : des autoroutes là où des hôpitaux sont attendus... des poulets d'exportation qui inondent le marché local contre l'indépendance alimentaire d'un pays, d'un continent...

    Quant à cette aide qui permet de maintenir insidieusement une forme de domination occidentale qui perdure depuis l'époque coloniale.

    On pourra à loisir se promener dans les arnaques de cette aide au développement et de la dette ICI.

     

     ***

     

                   En tout état de cause, le pire serait que nous acceptions  l'indifférence des institutions de notre pays et de celles de l'Europe, de tous ses lieux de décisions, face aux centaines de noyés venus d'Afrique car, n'ayons aucune illusion : notre indifférence face à l'indigence des mesures qui seront prises  par l'Europe pour sauver nos frères et soeurs en humanité pourrait bel et bien à terme encourager ces mêmes institutions à faire preuve de la même indifférence à l'endroit de nous tous, et en premier, les humbles, les sans-grades et les plus fragiles, face aux catastrophes sociales et environnementales qui ne manqueront pas de nous frapper dans les décennies à venir : l'Histoire nous enseigne qu'il ne faut jamais encourager un Etat à ne pas agir face à une catastrophe humaine même si celle-ci semble nous concerner qu'indirectement et de loin.

    Ce qui en jeu aujourd'hui, c'est notre capacité à ne pas se satisfaire du cynisme des Etats et des Institutions internationales car, moins on humanise les problèmes, plus on court le risque d'une gestion inhumaine des catastrophes, jusqu'à une déshumanisation générale.

     

     

    1 - Ici, sur le Nouvelobs, dans un blog en particulier, un blog sans altérité, sans culture qui est une véritable auge communautaire de fange et de boue.

     

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  • Paris 3 Septembre 2015 : le coup de force de la FN-SEA

              

             

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    Les agriculteurs montent à Paris

                       

     

                       Bras armé syndical de la droite française depuis les années 60 et de la filière agro-alimentaire avec ses exportations qui ruinent les économies de l'Afrique et de l'Asie... dans un modèle de production qui a coûté à l’Europe et à la France en particulier, son indépendance alimentaire avec ses importations tout aussi dévastatrices…

                     Cartel et mafia, la FNSEA (La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) monte sur Paris ; des centaines de machines agricoles escortées par la police qui, aux abords de Paris, accordent la priorité à leurs engins au détriment des automobilistes qui se rendent sur leur lieu de travail, sont attendues ; la FNSEA montre sa force et intimide l'Etat qui optempère : Valls est très fortement encouragé à recevoir tout ce petit monde car, ayant épuisé la patience et les finances de Bruxelles, c'est maintenant l'Etat français qui est sommé de mettre la main à la poche pour continuer de subventionner une agriculture responsable des pires dégradations de notre environnement : l’eau, la terre, nos paysages, notre littoral, la qualité de nos aliments et la désertification de nos campagnes…

    Une agriculture dans l'impasse : impasse économique, impasse écologique, impasse sanitaire, impasse sociale ; en effet, ce sont des centaines d'exploitations qui ferment chaque jour ;  chaque année, ce sont des centaines de cancers d'agriculteurs contaminés et des suicides d’exploitants pris dans la nasse de la dette.

     

                    Et comme un fait exprès : jamais l’agriculture productiviste et son relais syndical qu’est la FNSEA n’ont été autant dominants à l’heure où la confédération paysanne a totalement disparu du paysage politique (José Bové est parti cachetonner à Bruxelles).

    Jamais l’écologie politique, militante, une écologie qui sache établir un rapport de force face à une classe politique sous le contrôle totale d’un productivisme sans conscience ni vision, n’a été aussi absente, vaincue et finalement abandonnée par les Verts eux-mêmes qui refuseront - mais… s’en souvient-on encore ? -, d’occuper le ministère qui leur est pourtant consacré tout en acceptant des postes de ministres dans le premier gouvernement de la non-présidence de François Hollande.

                   Mais alors : qui fera le procès de la FNSEA avant de nous en débarrasser à jamais ? Et qui fera enfin entendre raison aux agriculteurs piégés dans un productivisme mortifère, vecteur d’un projet civilisationnel nihiliste dont nous pâtissons tous ?

     

                  C'est maintenant ou jamais : sabre au clair, il faut porter l'estocade !

     

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    Pour prolonger, cliquez : Salon de l'agriculture - vitrine d'essence nihiliste

     

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  • Marc-Edouard Nabe et sa revue Patience : lancement de son 2e numéro

     

     

                     Marc-Edouard Nabe revient sur les événements de Janvier dernier dans les locaux de Charlie Hebdo dont Nabe a bien connu les fondateurs dans les années 70 et 80.

    A propos de ces événements, Nabe fait le pari suivant : Hitler aurait été charlie. Pour sûr !

               Pari risqué mais qui ne manque de courage, de culot et de pertinence à bien y réfléchir.

     

     

              Lancement du 2e numéro de la revue Patience tourné le 20 août 2015 par Charles Branco, à la rue des Trois-Portes, Paris V.

     

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    Pour prolonger, cliquez :Charlie Hebdo - récits et chroniques

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  • Quand Mélenchon dit non

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                      Jean-Pierre Chevènement qui souhaite être l’instituteur d’une gauche républicaine et d’une République refondée (ICI), accueillante aux républicains des deux rives propose une première rencontre - qui sera suivie de trois autres -  le 26 septembre sur un premier thème : « Europe et souveraineté ». Le but est d’offrir à la France une alternative républicaine.

    Seront invités : Régis Debray, Michel Onfray ( ?!), Alain Supiot, Arnaud Montebourg, Jacques Mézard, Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Dupont-Aignan, Didier Boulaud. Car Jean-Pierre Chevènement pense que seul le débat de fond fera bouger les lignes.

     

                      « Je ne participerai pas à ton colloque du 26 septembre. Je t’avais bien informé en amont de mon refus complet d’être associé de quelque façon que ce soit à l’idée lourdement erronée à mes yeux de « l’alliance des républicains des deux rives »

    Dixit Mélenchon.

     

                    Jean-Luc Mélenchon sur son blog (ICI) a donc répondu "niet !"  à Jean-Pierre Chevènement. A la place, Mélenchon propose une "conférence internationale pour le plan B"...

    Avec qui ?

    Devinez !

    Avec la Grèce (Tsipras ? Syriza ? Les dissidents de Syriza ? Varoufakis ?)  et Podemos en Espagne ; un Podemos en chute libre dans les sondages !

    Alors, c'est sûr, tout ce beau petit monde va peser lourd, très lourd sur la scène internationale ! Et Mélenchon aussi.

     

    ***

     

    Charité bien ordonnée commence par soi-même et chez soi

     

               On peut franchement regretter que Mélenchon n'ait toujours pas compris ceci : pour changer la donne et faire bouger les lignes, il faut tout miser sur le poids à la fois symbolique et réel de la France : aussi, ce plan B c'est en France qu'il faut le penser et l'organiser.

    Comme un fait exprès, ce que propose Chevènement ressemble fort à un Plan B d'ordre politique. 

     

                    Avec le "non !" de Mélenchon à Chevènement, tout devient clair : il y a donc fort à parier que Mélenchon finisse seul, très seul et tout seul...  en « agité de service » des médias et des réseaux sociaux, à la fois alibi et animateur d’une vie politique pseudo-démocratique sans queue ni tête ; et qui plus est : sans troupe ; ce qui est déjà le cas ; alors qu'il faut dès maintenant commencer à réfléchir à une alliance qui partirait de Dupont-Aignan et couvrirait tout le spectre de gauche, jusqu'à son l'extrême - pourquoi pas ! - sans oublier de passer par Asselineau et les dissidents des Verts et du PS.

    C'est bel et bien d'une alliance patriotique et européenne qu'il s'agit ; une alliance libérée de l'axe américano-israélo-saoudien ; une alliance proche de la Chine, de l' Inde, de la Russie ; une alliance fraternelle (et respectueuse) avec l'Afrique et l'Amérique du Sud, tout en soutenant sans faille la cause palestinienne - et s'en donner réellement les moyens ! - et tout en reconnaissant à l'Iran un rôle majeur à un niveau régional et international ; sans oublier un retrait total de nos troupes et de nos agents de la Libye à l'Afghanistan, de l’Irak à la Syrie dans une région plongée dans un chaos géopolitique savamment organisé par l’axe précédemment cité.

    Car, en ce qui concerne cette région, c'est l'après chaos qu'il nous faut préparer : et la meilleure façon de le faire, c'est, pour l'heure, de s'en tenir éloignés.

    Aussi, que ceux qui ont mis le feu l'éteignent !

     

                   Autre regret : Mélenchon aurait dû comprendre que le mondialisme, notre ennemi mortel (et non la mondialisation qui relève de la technique et de la science) - le mondialisme donc, cette guerre contre l'Etat nation, l'Etat providence, les salaires, le droit du travail, la liberté d'information et d'expression - n'est ni de droite ni de gauche mais ailleurs : là où triomphe la maximisation du retour sur investissement du capital humain ; un être humain comme moyen et non comme fin.

                 Nul doute : ce mondialisme-là nécessite une autre lecture de la scène politique française ; une lecture stratégique et tacticienne.

     

                     Jean-Luc Mélenchon en Août 2015 : "l'indépendance de la France est une nécessité".

     

     

                      Certes, on peut difficilement reprocher à Mélenchon de ne pas faire, le plus souvent,  le bon diagnostic. Dommage qu'il soit aussi mauvais en tant que stratège et tacticien.

                     Aussi, plus faible sera son score électoral plus élevé sera le ton de sa voix.

                     Finira-t-il par hurler ?

     

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    Pour prolonger, cliquez : Continuer de porter la crise au coeur du PS

     

     

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