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A découvrir : Serge ULESKI, ouvrages et entretien - Page 2

  • Marquis de Sade - complaisance et omissions : Serge ULESKI en littérature

     

     

                « Célébration » du bicentenaire de la mort de Sade, exposition au Musée d’Orsay… manifestement, on n’en a jamais fini avec Sade ! Il va, il vient ; des universitaires,  des chercheurs, des auteurs  et autres « animateurs culturels médiatiques » nous le rappellent régulièrement à notre bon souvenir.

     

     

     

    Conférence inaugurale "Sade. Attaquer le soleil... par musee-orsay

     

                   Le 17 octobre 2017 à 12h
    Auditorium du musée d'Orsay

    Annie Le Brun, écrivain, et Laurence des Cars, directrice du musée de l'Orangerie, commissaires de l'exposition "Sade. Attaquer le soleil", discutent de Sade. 
    A l’ouverture de la conférence de presse, Annie Lebrun aura ces mots : « Sade, c’est un changement de sensibilité. »

                      Tout est dit. Nous sommes maintenant prévenus.

     

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                Mais au fait, qui est Sade ? Et qui sont celles et ceux qui s’évertuent à le faire exister tout en omettant soigneusement de préciser que Sade était un pornographe grapho-maniaque, sociopathe et tortionnaire ?

              C’est tout le sujet de l'ouvrage Marquis de Sade - complaisance et omissions dont toutes les citations (en italique) sont extraites de  « La philosophie dans le boudoir » qui a pour auteur Donatien Alphonse François de Sade, tantôt comte, tantôt marquis.

     

                           L'ouvrage est disponible ICI

     

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  • Paroles d'hommes : Serge ULESKI en littérature

     

    ___________Paroles d'hommes 

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                  Arrive un jour où l'on décide de tout quitter pour échapper à tout ce qui nous empêche d’être... ce que l‘on croit pouvoir être, pensant à tort qu’il est encore possible d’être quelqu’un d’autre. Sur son chemin, on croise le rédacteur en chef auto-proclamé d'un magazine à la publication aussi hasardeuse qu'hypothétique ; ce personnage qui est aux sciences sociales ce que Knock est à la médecine, a comme projet un reportage sur une communauté rurale soupçonnée d'abriter des hommes aux mœurs d’une sauvagerie inqualifiable.

    Sans emploi et sans attaches, pensant n'avoir plus rien à perdre, ayant déjà tout perdu ou presque, on se dit : "Pourquoi pas ? Allez ! Va pour l’enquête ! Et puis... vogue la galère !" On prend la route. Les rencontres et les interviews se succèdent, l'enquête progresse mais... patatras ! L’itinéraire emprunté est un piège, et notre enquêteur malheureux progressera pas à pas vers une crucifixion sans gloire, sans honneur et sans rédemption.

     

    Thèmes abordés : l'impossibilité du pardon - La trans-sexualité et la question ontologique - Pulsions libidinales : frustrations et conflits - L'incommunicabilité - Le dépit amoureux et la trahison - Manipulation : mensonge et/ou vérité ?

    Et bien d'autres thèmes encore puisque... comme annoncé précédemment : "Ce qui est, n'est pas car il s'agit toujours d'autre chose... autre chose et autre part... et puis, ailleurs aussi !"

     

    Choix stylistique : cette farce tragique est écrite comme on diffuserait un événement en direct : dans l'urgence, caméra sur l'épaule.

     

     

    Entretien avec l'auteur : cliquez Paroles d'hommes

     

     

    L'ouvrage est disponible ICI

     

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  • Serge ULESKI - ouvrages et entretiens

    Soutenir un auteur, c'est le lire et en parler autour de soi

    Merci à celles et ceux qui me soutiennent en commandant mes ouvrages

     

     

     

    ____________de l'Art, de la littérature et autres considérations

     

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                 Présenté sous la forme d’un Abécédaire, le matériau de cet ouvrage a pour origine le blog de l’auteur ; les articles reproduits ici appartiennent aux deux catégories suivantes : « Littérature, auteurs et écriture » - « Artistes pour, envers et contre tous »

               Angot, Antonioni, Arendt à propos de la crise de culture, Michel Audiard père et fils, Bobin Christian, Céline, Camus et Sartre, Casanova, Césaria Evora, Virginie Despentes, Dieudonné, Marcel Duchamp, Clint Easwood, Finkielkraut, de Funès, Godard, Haenel, Houellebecq, Lanzmann et d’autres encore… comme autant d’entrées et de sorties vers une meilleure, sinon une autre compréhension des auteurs, des artistes et autres, tantôt controversés, tantôt unanimement salués.

     

    Pour prolonger, cliquez : Art et culture et Littérature et écriture

     

     L'ouvrage est disponible ICI

     

     

    ____________des apôtres, des anges et des démons

                                 

    des apôtres, des anges et des démons serge uleski amazon


          

                « Le monde moderne regorge de disgraciés obscurs, de déclassés sans nombre, d'otages en sursis dans l'attente de la sentence que ne manquera pas de prononcer une organisation de l'existence qui a pour seul moteur : la haine de l'échec. Alors... aujourd'hui, sans honte et en toute impunité, et sans risquer d'être contredit, on peut crier à l'endroit de tous les Bouvard et Pécuchet et Don Quichotte de la réussite : Malheur aux ratés ! »

                Ce récit réunit dans le fond et dans la forme, les caractéristiques du roman, du conte, de l'essai et du pamphlet jusqu'aux confins de l'ironie et de la satire.

    Les trois premiers chapitres nous présentent un à un, Matthieu, Gabriel et Luc ; le lecteur aura tout le loisir de définir ce à quoi ces trois figures se rapportent, même si l'on peut d'ores et déjà parler d'abandon, d'échec et de folie, tantôt douce tantôt amère.

    Le quatrième chapitre introduit une dernière figure - Paul - et réunit, pour la première fois, les quatre personnages dans un même lieu, au cours d'une soirée d'une brutalité insoupçonnable.

    Le cinquième et avant-dernier chapitre abandonne Matthieu, Gabriel, Luc et Paul. Maintenant seul, comme coupé de ses personnages, un destin funeste viendra percuter de plein fouet notre narrateur.

    Dans le sixième et dernier chapitre qui n'occupe qu'une trentaine de lignes, une nouvelle voix se fait entendre en nous livrant une des nombreuses clés possibles de cette épopée.



    Thèmes abordés : le journalisme, la médecine, les femmes, la traite négrière, le show-business, l'art contemporain, la publicité, le marketing, le milieu de l'édition, le couple, la vie urbaine, l'évolution de notre espèce, la guerre, le ressentiment et la revanche de "classe", l'ingénierie sociale, l'anthropologie politique et la génétique.



              Texte libertin, assurément ! Dans la tradition du 18è siècle (Diderot ?) : libertinage de libre penseur dans l'exercice d'une prospective qui ouvre la porte à toutes les fictions sociales et politiques.

     

               A propos "Des apôtres..." cliquez entretien avec l'auteur

     

                       Extrait proposé - cliquez   Des apôtres extrait.pdf

                      (Ne pas fermer le PDF après lecture : faites "page précédente")

     

     

     

    Extrait audio

     

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    ________Cinéma ! De film en film, de salle en salle

     

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                    Cinéma qui ne cessera jamais de hanter nos mémoires... sons, images, voix, musiques, lieux, acteurs, réalisateurs, auteurs, scénaristes, compositeurs, décorateurs, monteurs (le plus souvent monteuses), chefs opérateurs...


    Cinéma d’hier, de demain, encore à naître...

    Cinéma mort-né !


    Et puis, l’autre cinéma, déjà perdu pour tout le monde : films dont les scénarios dorment à jamais au fond des tiroirs ou dans l’imaginaire de ces mêmes auteurs, cinéastes et producteurs.

    Le Cinéma nous offrira toujours plus que ce qu’il nous donne à voir, à entendre et à comprendre. Art métaphysique par excellence, quand il y a « Cinéma », il y a… transcendance, toujours !

    A la fois indéfinissable et irrésistible, ce à quoi nous sommes confrontés est bien plus grand que nous… spectateurs ! Bien plus grand, et bien plus haut aussi !

    Transcendance donc, et puis… immanence !

    Car, cette imposante confrontation avec tous les réels qu’est le cinéma nous est bien destinée ; elle nous rejoint et nous aussi ; et c’est ensemble que nous cheminons.

    Aussi… à chacun son cinéma !

    Et c’est alors qu’on pensera à un FILM UNIQUE qui réunira tous les films... pour que jamais on n'en soit séparés et qu'on ne les oublie...

     

     Pour prolonger, cliquez : Serge ULESKI sur le cinéma

     

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    ___________Je me souviens

     

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              Work in progress par définition, et puis... par nécessité aussi, sinon par nature, ce "Je me souviens" puisqu’on n’en finit jamais de se souvenir comme on ne cesse jamais d’oublier !


    Dans la première partie de cet ouvrage, et dans une certaine mesure, l'esprit de mes "Je me souviens" s'inspirera des "Je me souviens" de Georges Perec venus tout droit de chez Joe Brainard dont, aujourd'hui encore, nul ne sait de qui il s'est inspiré pour écrire ses "I remember".

    Dans la seconde partie, c'est de... demain dont je tenterai de me souvenir : de demain... dans... disons 50 ou 100 ans.

                Quant à savoir si ma tentative aura pour but de " retrouver un souvenir presque oublié... commun, sinon à tous, du moins à beaucoup" …

    Comme il s'agira de demain, on comprendra aisément que cette section s'adresse en priorité à des lecteurs qui ont une très bonne mémoire de l'avenir : pas du leur mais de l'avenir de ceux qui les suivront et qu'ils auront - par voie de conséquence -, précédés de peu mais suffisamment pour qu'ils les considèrent déjà - tous ces suiveurs -, comme leurs successeurs.

     

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    ___________Pièce à conviction

     

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    La vérité, c'est aussi et surtout dans les faits divers que vous la trouverez.

     

               Vous vous demandez dans quel monde vous vivez, dans quel pays, dans quelle ville, dans quel quartier ? Intéressez-vous donc aux faits divers et ne relâchez pas votre attention car tous ces faits divers sont aussi et surtout, des faits emblématiques de notre société qui demeure - quoi qu'on en dise - indomptable malgré tous ses garde-fous.

    Miroir déformant ou pas, le fait divers - pour peu qu'un traitement responsable lui soit réservé - viendra nous rappeler des logiques de comportement que l'on croyait révolues, une géographie urbaine ou rurale insoupçonnable, des conditions de vie scandaleuses mais aussi : mille transgressions, mille intolérances, mille traumatismes, mille injustices...

    Si la rubrique des faits divers est souvent celle des pauvres - rubrique-tombeau que personne n'ira fleurir - elle est aussi celle des fous.

     

    ***

     

    NB : ce texte n'est pas un polar !

     

                Trois longues années à découvrir les cadavres de dix adolescentes. Trois ans d'enquête à interroger des dizaines de suspects et des centaines de témoins éventuels, jusqu'au jour où l'on découvre dans le baluchon d'un sans-abri mort de froid, huit carnets. Après la lecture de ces carnets, la police ne tardera pas à faire un rapprochement entre ce cadavre et les viols et meurtres des dix adolescentes. Ce sont les analyses scientifiques qui finiront par établir avec certitude la culpabilité de l'auteur de ce "Journal" désormais considéré comme... "Pièce à conviction".

     

    Ce qui ne vous tue pas... fait de vous... un monstre !

     

    Comment revisiter le monde érotique et cruel du Marquis de Sade et chez Lautréamont, les forces obscures de l'irrationnel et de l'inconscient ?

    Ce récit est une tentative de réponse loin de toute analyse psychologique. D'où la forme adoptée : celle du "Journal intime".

    Parole de tueur donc ! Loin de la parole psychiatrique et, en ce qui concerne la parole du journalisme d'enquête, cette dernière est réduite à sa plus simple expression : celle de l'exposition des faits.

     

    Choix stylistique : celui d'une écriture subliminale censée incarner l'enfermement de notre tueur dans la négation de la réalité et du caractère injustifiable des actes qu'il commet. Des coupures de presse, insérées tout du long, renverront sans ménagement le lecteur à cette réalité décidément... têtue ! Aussi têtue que les faits qui nous sont rapportés dans ce journal.

     

     

    Extrait proposé - cliquez :  Pièce à conviction carnet 6 extrait.pdf

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                                                                        Extrait audio

     

     

     

    Entretien avec l'auteur : cliquez Pièce à conviction

     

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    ________Serge ULESKI - Morceaux choisis

     

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                La réalité psychologique de l’écriture est très complexe : tactique et stratégie y occupent une place importante. L’inspiration n’est pas tout : le but que l‘on s‘est fixé importe aussi.

     
    Comme un poisson dans l'eau... dans le vrai comme dans le faux, dans le bien comme dans le mal jusqu'à brouiller leurs frontières... pourquoi pas ? Tout en sachant comme nous le savons maintenant, que nous avons tous de bonnes raisons d'être ce que nous sommes et de le penser aussi (que nous avons de bonnes raisons) ; et bien malin ou présomptueux qui saura opposer La Vérité - et toute la vérité ! - au mensonge et exalter le Bien comme pour mieux conjurer tout le Mal qui est en nous et ce, sans sourciller et douter une seule seconde, insoucieux du fait suivant :

                Ce qui est... n'est pas ! Car il s'agit toujours d'autre chose ; autre chose et autre part... et puis, ailleurs aussi.

     

    ***

     

                 Rédigé sous la forme d’un Abécédaire, le matériau de ces morceaux choisis est issu des textes de l’auteur – romans et récits -, chez AMAZON ou bien, à paraître très prochainement chez ce dernier.

     

     Pour prolonger, cliquez : Littérature et écriture

     

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    _____Dieudonné, une résistance inespérée

     

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                   Banni des médias dominants - presse, télés, radios - depuis plus de dix ans à la suite d’un sketch sur FR3 qui mettait en scène un colon juif de Cisjordanie… Dieudonné a essuyé tous les affronts tout en faisant l’objet d’un nombre incalculables de mesures vexatoires et liberticides.

    D’une résistance et d’une persévérance hors du commun, Dieudonné a tenu bon ; et son public n’a jamais été aussi solidaire et nombreux qu’aujourd’hui.

     

    ***

     

                   Que l'on ne s'y trompe pas : « raconter » Dieudonné, ce phénomène... ce n'est pas seulement parler de Dieudonné ; c'est aussi, et surtout, s'intéresser à tous ceux qui ont tenté de l’empêcher de travailler et d’exercer librement son Art.

    Dates, noms, faits et gestes, ce qui a été dit et écrit par les uns et par les autres… raconter Dieudonné, c'est mettre à jour le fait suivant :  de cette étude, de cet examen, ni les magistrats, ni les médias, ni la classe politique, ni les gouvernements n'en sortent grandis, et moins encore les associations communautaires acharnées à abattre professionnellement et socialement un humoriste fils spirituel de Molière, de Voltaire et d'Alfred Jarry.

                   Ces chroniques sont présentées dans leur chronologie… de 2007 à aujourd’hui. On pourra ainsi mesurer l’évolution des analyses de l’auteur et le chemin parcouru par celui-ci vis-à-vis de la démarche d’un Dieudonné artiste et activiste politique.

     

    Pour prolonger, cliquez  : le phénomène Dieudonné

     

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                     Et si en littérature, le meilleur personnage qui soit était le lecteur ?! Car, n’est-ce pas le lecteur qui « fait » le livre ?

    Il suffit de penser à tout ce qu’un lecteur est capable d’investir dans la lecture d’un texte : le pire comme le meilleur !

     

     

    ___________Paroles d'hommes 

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                  Arrive un jour où l'on décide de tout quitter pour échapper à tout ce qui nous empêche d’être... ce que l‘on croit pouvoir être, pensant à tort qu’il est encore possible d’être quelqu’un d’autre. Sur son chemin, on croise le rédacteur en chef auto-proclamé d'un magazine à la publication aussi hasardeuse qu'hypothétique ; ce personnage qui est aux sciences sociales ce que Knock est à la médecine, a comme projet un reportage sur une communauté rurale soupçonnée d'abriter des hommes aux mœurs d’une sauvagerie inqualifiable.

    Sans emploi et sans attaches, pensant n'avoir plus rien à perdre, ayant déjà tout perdu ou presque, on se dit : "Pourquoi pas ? Allez ! Va pour l’enquête ! Et puis... vogue la galère !" On prend la route. Les rencontres et les interviews se succèdent, l'enquête progresse mais... patatras ! L’itinéraire emprunté est un piège, et notre enquêteur malheureux progressera pas à pas vers une crucifixion sans gloire, sans honneur et sans rédemption.

     

    Thèmes abordés : l'impossibilité du pardon - La trans-sexualité et la question ontologique - Pulsions libidinales : frustrations et conflits - L'incommunicabilité - Le dépit amoureux et la trahison - Manipulation : mensonge et/ou vérité ?

    Et bien d'autres thèmes encore puisque... comme annoncé précédemment : "Ce qui est, n'est pas car il s'agit toujours d'autre chose... autre chose et autre part... et puis, ailleurs aussi !"

     

    Choix stylistique : cette farce tragique est écrite comme on diffuserait un événement en direct : dans l'urgence, caméra sur l'épaule.

     

     

    Entretien avec l'auteur : cliquez Paroles d'hommes

     

     

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                   En tant qu'auteur, on peut n'avoir qu'un souhait : que son projet d'écriture, une fois arrivé à son terme, se transforme en un véritable projet de lecture de la part du lecteur.

     

    __________Cinq ans, cinq nuits

     

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    Prix  "Littérature et Internet" Edition 2014

     

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                    Seul existe ce que l'on fait exister, avec détermination, après un travail acharné, pour ne pas se contenter, négligeant et sans courage, de le rêver.

                     Substituant à une vie conjugale en situation d'échec une voie large et resplendissante qui devra la mener jusqu'à son parachèvement, une femme se propose d'intervenir dans son propre destin. Une rencontre, comme un nouvel éclairage inattendu sur une existence qui semblait à jamais figée, avec celui qui deviendra très vite son amant, et c'est l'ébranlement de tous les repères, l'abolition de tous les interdits.

    Dépendance totale ! Absorption, fusion ! A l'effort que fournira cette femme pour échapper à l'étouffement, on pourra mesurer la puissance de sa réaction contre un mariage insipide, sans souffle et épuisé. Dans cette quête d'un Nouveau Monde - fief de tous les excès - dans ce réarmement contre les forces de la désagrégation, ce sont vingt années qu'elle rachètera et expiera auprès de cet amant-étoile décroché contre toute raison ; vingt années d'une existence qui n'a connu de la volupté que le regret de son absence.

    Une ambition d'une intelligence folle et subversive, cet érotisme qui ne produit rien et qui n'a qu'un seul but : s'extraire d'un monde interdit d'extase. Mais... pour plus d'un, pour plus d'une, un outrage ce sursaut, cet élan, cette ambition démesurée !

    Alors... rien, non rien, ne lui sera épargné ni pardonné.

     

    ***

    Thèmes abordés : l'extase et la volupté, le culte de l'Autre, l'absence et le manque, vie conjugale et atrophie.

    Choix stylistique : préciosité et emphase jusqu'à l'exubérance et parfois même, l'extravagance mais... à dessein - bien évidemment ! -, puisqu'à la source de ce choix, on trouvera une provocation en règle et un procès d'intention contre toutes les formes de dépréciation de soi et contre une organisation de l'existence qui a pour seule mécanique infernale : la soumission à un moins-disant émotionnel et érotique qui engorge tous nos désirs.

     

              Extrait proposé : Cliquez cinq ans cinq nuits extrait blog.pdf

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    _______________________________
     
     

    Soutenir un auteur c'est le lire et en parler autour de soi

     
     

    ______________LA CONSOLATION

     

     

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                                     "Comment vivre sans choisir ? Comment vivre sans inconnu devant soi, sans espoir d'inédit, d'inattendu et d'inouï ?"

     

                Ce texte se déploie autour d'une femme divorcée après 25 ans de mariage. Les cinq premières années qui ont suivi son divorce sont des années fastes : elle recouvre, sa liberté. Mais très vite, à cinquante ans passés, c'est l'impasse : celle d'une organisation de l'existence au jour le jour.

     

                                "Depuis son divorce, voilà trois ans, elle a pris la vie, l'a quittée, l'a reprise, faisant l'impasse sur des jours, des semaines entières pendant lesquelles rien ne se passait et puis, hésitante, elle y est revenue à cette vie qui est la sienne aujourd'hui."

     

                La forme de ce roman est discursive. Le narrateur alterne le "elle" (le personnage de la femme), le "nous" (le personnage intégré à la communauté humaine) et le "on" que le lecteur (femme ou homme) aura tout le loisir de s’approprier ; il personnalise pour mieux dépersonnaliser, son personnage s'effaçant au profit d'une réalité plus vaste qu'elle : la condition de toutes celles - et accessoirement, de tous ceux - qui partagent... sa condition.

     

                               "Pourquoi nos vies seraient-elles si différentes puisque nous suivons tous, à quelques exceptions près, le même chemin ? Ne sommes-nous pas tous issus de la même branche, du même arbre, fruit d'une nécessité commune dictée par une loi dont les règles ne nous laissent guère le choix quand il s'agit de quitter les racines qui nous ont vus naître ?"

     

                Ce titre compte onze chapitres ; au neuvième, le lecteur possède tous les tenants et les aboutissants du personnage. Arrivent alors les deux derniers chapitres : le personnage a 55 ans et son destin, produit d’une sélection impitoyable, sera parfaitement accompli.

    Destin non conclusif, toutefois, puisque le lecteur se verra proposer un épilogue à deux voies, l'auteur ayant décidé de ne pas trancher.

     

                  Thèmes abordés : divorce, célibat, la souffrance au travail, la maternité, deuil, pardon et mémoire. 

           

               Extrait proposé : cliquez la consolation extrait.pdf

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    _________CONFESSIONS D'UN VENTRILOQUE

     

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                 Et si nous nous taisions ? Oui ! Nous taire pour mieux tendre l'oreille...

    Vous l'entendez maintenant ? L'entendez-vous cette plainte ?
      Elle gonfle. Elle exhale. Elle pousse ! Elle enfle. Elle est énorme à présent, et dans un instant, elle va éclater... Et tout s'achèvera en larmes, bien sûr.

     

    ***


                   Qui parle quand on parle ? Qui parle à qui ? Et qui écoute qui ?

                  Une voix s'est imposée à moi ; une voix venue témoigner et confesser un enfant martyr, le meurtre d'une femme, le décès accidentel d'une autre, une résistance aussi héroïque que vaine, et pour finir : un vieillard désabusé. De quoi remplir une vie... sans aucun doute !

    Composé de touches d'imprécations, de réflexions, de déclamations, de soliloques joints en forme de dialogue, d'impulsions violentes et de moments de silences, ces confessions sont une tentative d'écriture atonale qui offre la possibilité de lire les quatre premiers chapitres dans l'ordre que l'on veut ; ce qui devrait autoriser un grand nombre de combinaisons de lecture.


    Thèmes abordés : l'irrécusable douleur de l'insurmontable ; la révolte face au tragique dans l'existence, et l'espoir de la résilience.

     


     
    Extrait audio
     

     

    Extrait proposé : cliquez confessions extrait.pdf

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    ______Les brèves (plus ou moins brèves) de Serge ULESKI

     

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                  La vérité tient en quelques mots, et le mensonge... en tout un roman.

      

                 

    En proie à la nostalgie... 

    Et si, ce qui nous attire, nous séduit, nous émeut dans tout ce qui touche de près et de loin à hier, était le fait que ce morceau de vie qu'est le passé, est derrière nous ? Et on ajoutera, soulagés : "Ouf ! Plus de peur que de mal !" 

    Car... qui nous rappellera que vivre demeure une expérience que l'on préféra toujours avoir derrière soi et non... devant ?

     

     

    Fragments, figures de style, effets rhétoriques, parfois satiriques ou caricaturales…

    Maximes, syllogismes, aphorismes, tantôt inédits, tantôt glanés dans les textes de l’auteur (romans et billets de blogs)…

    Plus de trois cents brèves – plus ou moins brèves -, pour se dépêcher d’en sourire ou d’en rire ; ou bien encore, d’y réfléchir.

     

     

    Il faut taire les crimes, ceux de tous les jours car, les nommer, tous ces crimes d'exception, anonymes et insoupçonnables, c'est en faire des maux incurables, des maux privés de l'espoir de l'oubli.  

    Heureuse soit la victime à qui la société n'a pas notifié et qualifié le crime commis sur elle ! Car, elle n'aura alors qu'un seul poids à porter : celui de son propre jugement et seulement le sien. Et là, ô miracle ! L'esprit peut se révéler d'une magnanimité surprenante, lui qui est capable d'accueillir le pardon, ou bien l'oubli comme le naufragé accueille son sauveteur.

     

     
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    _______________TRANSIT (Théâtre)

     

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                Les personnages principaux de cette pièce de théâtre en un acte sont les suivants : un juge, un philosophe, un syndicaliste et un député.

    Autres personnages : un médecin, un infirmier, une jeune femme et un tire-au-flanc manchot (bras droit amputé).

    Le lieu : la salle commune et vétuste d'un foyer d'hébergement.

                 Tout au long de la pièce, le silence sera la règle et la parole, l'exception : surdité, mutisme et immobilisme - on ne veut pas entendre, on ne veut pas répondre, on ne veut pas bouger.

    Ces silences devront néanmoins... être joués. Ils le seront par le syndicaliste et le juge seuls, sauf instruction contraire. Durant ces pauses, tous deux doivent se montrer très tendus, exaspérés et accablés : ils sont plongés dans leurs pensées, un poids énorme semble les écraser, à l'intérieur d'eux, se livre une bataille.

    A titre d'exemples, ils pourront utiliser des éclats de rires brefs, des ricanements, des haussements d'épaules, tête que l'on jette en arrière, gémissements ponctués de longs silences, soupirs lourds et bruyants, râles, gestes furtifs, des bribes de phrases incohérentes et des phrases courtes mais compréhensibles celles-là (ces phrases sont notées dans le texte).

     
    Le député qui ne connaît ni l'identité ni la fonction du juge, du syndicaliste et du philosophe, accueillera ces silences avec anxiété. Il n'aura qu'un souci : les rompre.

    Le philosophe, lui, demeurera étranger à tout ce qui peut se faire ou se dire dans la salle commune de ce foyer.

     

    ***


                        Qui a forcé tous ces personnages à se retrouver dans ce lieu ? Qu'est-ce qui les réunit ? Pourquoi ce silence que tous cherchent à imposer à l'exception du député ? 

    C'est là tout l'enjeu de cette pièce.

     

     

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    _____Marquis de Sade : complaisance et omissions

     

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                « Célébration » du bicentenaire de la mort de Sade, exposition au Musée d’Orsay… manifestement, on n’en a jamais fini avec Sade ! Il va, il vient ; des universitaires,  des chercheurs, des auteurs  et autres « animateurs culturels médiatiques » nous le rappellent régulièrement à notre bon souvenir.

               Mais au fait, qui est Sade ? Et qui sont ceux qui s’obstinent à le faire exister ?  Pour(-)quoi et contre qui ?

              C’est tout le sujet de cet ouvrage dont toutes les citations (en italique) sont extraites de  « La philosophie dans le boudoir » qui a pour auteur Donatien Alphonse François de Sade, tantôt comte, tantôt marquis.

     

     

    ***

     


    Conférence inaugurale "Sade. Attaquer le soleil... par musee-orsay

     

                   A l’ouverture de la conférence de presse, en tant que commissaire générale de l’exposition « Sade. Attraper le soleil », Annie Lebrun aura ces mots : « Sade, c’est un changement de sensibilité. »

                      Tout est dit. Nous sommes maintenant prévenus.

     

    Pour prolonger cliquez : Marquis de Sade - complaisance et omissions

     

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    _______Ad hominem: Politique et médias

     

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                 Présenté sous la forme d’un Abécédaire, les articles et billet publiés sous le titre "Ad hominem" appartiennent aux catégories suivantes du blog de l’auteur : Politique, médias, minorités, société et actualité…

               Hommes et femmes politique, hommes et femmes des médias, penseurs, historiens, acteurs de la dissidence sur Internet… on y retrouvera entre autres : Jacques Attali, Julien Assenge, François Bayrou, Bush junior, Michel Collon, Harlem Désir, Dieudonné, Robert Faurisson, Michel Glouscard, Bernard-Henri Lévy, Obama, Karl Marx, Audrey Pulvar, Michel Rocard, Saint Augustin, Nicolas Sarkozy, Alain Soral, Benjamain Stora, Christiane Taubira, Manuel Valls, Hubert Védrine, Zemmour… et beaucoup d’autres encore… dans un regard tantôt féroce, tantôt caustique, compassionnel aussi, sur ceux qui font l’actualité, parfois à leur corps défendant , et alors qu’ils souhaiteraient sûrement qu’on les oublie.

     

    Pour prolonger, cliquez : Médias et désinformation ainsi que Politique et actualité


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    _______La France et le fascisme

     

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                   Qu'en est-il de cette France que l'on dit "fille aînée du fascisme" ? A l'heure où  "Ni droite ni gauche. L’idéologie fasciste en France",  paru en 1983, est repris en collection de poche avec une nouvelle préface de l’auteur sur près de 150 pages ; en effet, à en croire l'historien Sternhell, la France serait aussi " la fille aînée du fascisme". Rien moins.

                   Cet opuscule d'une cinquantaine de pages se propose de répondre à cette question et d'en proposer d'autres à la réflexion du lecteur car, ce qui doit nous intéresser n’est pas tant de savoir si la France est la « fille aînée du fascisme » mais bien plutôt ce questionnement-ci : pourquoi certains historiens et politologues ont manifestement besoin de le penser alors qu'aucune définition du fascisme ne semble possible, tout en tenant compte du fait que jamais en France il n’a existé un Etat fasciste, et qui plus est… librement consenti ?

     

    Pour prolonger, cliquez : La France et le fascisme : autant de questions sans

    réponses 


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    __________La France et le sionisme : domination et chantage  

     

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              A l’heure où, en voyage d’Etat en Israël en novembre 2013 , François Hollande, Président de la République française, adresse un chant d’amour éternel à Israël dans la résidence privée de Netanyahu, chef d’un gouvernement à la tête d’une coalition d’extrême droite…

    A l’heure du bannissement de Dieudonné - plus de dix ans de persécution -, à la suite d’un sketch qui dénonçait la politique d’un Etat qui n’a, aujourd’hui, plus rien à envier à l’Afrique du Sud du temps de l’Apartheid…

    Et alors que l'Etat israélien jouit, ici en France, d'un soutien quasi inconditionnel de la classe politique en général et du PS en particulier, et ce jusqu'au sommet de l'Etat français, soutien concomitant avec une adhésion pleine et entière à la politique de l’Otan et à un mondialisme qui n’est dans les faits qu’une remise en cause de tous nos acquis sociaux et démocratiques ainsi que de notre patrimoine culturel, le tout en violation de notre tradition diplomatique qui a fait notre rayonnement et notre force une tradition qui avait pour objectif la recherche d'un équilibre face à des pays et des cultures hégémoniques à la soif excessive de domination...

                Cet ouvrage se propose d’exposer au grand jour, jour après jour, la démission de l’Etat, de la quasi-totalité de la classe politique, des intellectuels, du monde de la culture et des médias, tous terrorisés à l’idée de s’opposer à la préséance d’une idéologie seulement capable, d’organiser le malheur partout où elle est dominante : là-bas : bombardements civils, assassinats et expropriation ; ici : division, violence, chantage et bannissement.

     

    Pour prolonger, cliquez : Sionisme ? Vous avez dit "sionisme" ?

     

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  • Confessions d'un ventriloque : Serge ULESKI en littérature


     

     

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                 Et si nous nous taisions ? Oui ! Nous taire pour mieux tendre l'oreille...

    Vous l'entendez maintenant ? L'entendez-vous cette plainte ?
      Elle gonfle. Elle exhale. Elle pousse ! Elle enfle. Elle est énorme à présent, et dans un instant, elle va éclater... Et tout s'achèvera en larmes, bien sûr.

     

    ***


                   Qui parle quand on parle ? Qui parle à qui ? Et qui écoute qui ?

                  Une voix s'est imposée ; une voix venue témoigner et confesser un enfant martyr, le meurtre d'une femme, le décès accidentel d'une autre, une résistance aussi héroïque que vaine, et pour finir : un vieillard désabusé. De quoi remplir une vie... sans aucun doute !

    Composé de touches d'imprécations, de réflexions, de déclamations, de soliloques joints en forme de dialogue, d'impulsions violentes et de moments de silences, ces confessions sont une tentative d'écriture atonale qui offre la possibilité de lire les quatre premiers chapitres dans l'ordre que l'on veut ; ce qui devrait autoriser un grand nombre de combinaisons de lecture.


    Thèmes abordés : l'irrécusable douleur de l'insurmontable ; la révolte face au tragique dans l'existence, et l'espoir de la résilience.

     


     
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  • Pièce à conviction : Serge ULESKI en littérature

     

     

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    La vérité, c'est aussi et surtout dans les faits divers que vous la trouverez.

     

               Vous vous demandez dans quel monde vous vivez, dans quel pays, dans quelle ville, dans quel quartier ? Intéressez-vous donc aux faits divers et ne relâchez pas votre attention car tous ces faits divers sont aussi et surtout, des faits emblématiques de notre société qui demeure - quoi qu'on en dise - indomptable malgré tous ses garde-fous.

    Miroir déformant ou pas, le fait divers - pour peu qu'un traitement responsable lui soit réservé - viendra nous rappeler des logiques de comportement que l'on croyait révolues, une géographie urbaine ou rurale insoupçonnable, des conditions de vie scandaleuses mais aussi : mille transgressions, mille intolérances, mille traumatismes, mille injustices...

    Si la rubrique des faits divers est souvent celle des pauvres - rubrique-tombeau que personne n'ira fleurir - elle est aussi celle des fous.

     

    ________________

     

    NB : ce texte n'est pas un polar !

     

                Trois longues années à découvrir les cadavres de dix adolescentes. Trois ans d'enquête à interroger des dizaines de suspects et des centaines de témoins éventuels, jusqu'au jour où l'on découvre dans le baluchon d'un sans-abri mort de froid, huit carnets. Après la lecture de ces carnets, la police ne tardera pas à faire un rapprochement entre ce cadavre et les viols et meurtres des dix adolescentes. Ce sont les analyses scientifiques qui finiront par établir avec certitude la culpabilité de l'auteur de ce "Journal" désormais considéré comme... "Pièce à conviction".

     

    ***

     

    Ce qui ne vous tue pas... fait de vous... un monstre !

     

                   Comment revisiter le monde érotique et cruel du Marquis de Sade et chez Lautréamont, les forces obscures de l'irrationnel et de l'inconscient ?

    Ce récit est une tentative de réponse loin de toute analyse psychologique. D'où la forme adoptée : celle du "Journal intime".

    Parole de tueur donc ! Loin de la parole psychiatrique et, en ce qui concerne la parole du journalisme d'enquête, cette dernière est réduite à sa plus simple expression : celle de l'exposition des faits.

     

    Choix stylistique : celui d'une écriture subliminale censée incarner l'enfermement de notre tueur dans la négation de la réalité et du caractère injustifiable des actes qu'il commet. Des coupures de presse, insérées tout du long, renverront sans ménagement le lecteur à cette réalité décidément... têtue ! Aussi têtue que les faits qui nous sont rapportés dans ce journal.

     

     

    Extrait proposé - cliquez :  Pièce à conviction carnet 6 extrait.pdf

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    Entretien avec l'auteur : cliquez Pièce à conviction

     

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  • La consolation : Serge ULESKI en littérature

     

    Soutenir un auteur, c'est le lire et en parler autour de soi 

     

    Merci à celles et ceux qui me soutiennent en commandant mes ouvrages

     

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                                     "Comment vivre sans choisir ? Comment vivre sans inconnu devant soi, sans espoir d'inédit, d'inattendu et d'inouï ?" 

                Ce texte se déploie autour d'une femme divorcée après 25 ans de mariage. Les cinq premières années qui ont suivi son divorce sont des années fastes : elle recouvre, sa liberté. Mais très vite, à cinquante ans passés, c'est l'impasse : celle d'une organisation de l'existence au jour le jour.

                                "Depuis son divorce, voilà trois ans, elle a pris la vie, l'a quittée, l'a reprise, faisant l'impasse sur des jours, des semaines entières pendant lesquelles rien ne se passait et puis, hésitante, elle y est revenue à cette vie qui est la sienne aujourd'hui."

     

                La forme de ce roman est discursive. Le narrateur alterne le "elle" (le personnage de la femme), le "nous" (le personnage intégré à la communauté humaine) et le "on" que le lecteur (femme ou homme) aura tout le loisir de s’approprier ; il personnalise pour mieux dépersonnaliser, son personnage s'effaçant au profit d'une réalité plus vaste qu'elle : la condition de toutes celles - et accessoirement, de tous ceux - qui partagent... sa condition.

                               "Pourquoi nos vies seraient-elles si différentes puisque nous suivons tous, à quelques exceptions près, le même chemin ? Ne sommes-nous pas tous issus de la même branche, du même arbre, fruit d'une nécessité commune dictée par une loi dont les règles ne nous laissent guère le choix quand il s'agit de quitter les racines qui nous ont vus naître ?"

                Ce titre compte onze chapitres ; au neuvième, le lecteur possède tous les tenants et les aboutissants du personnage. Arrivent alors les deux derniers chapitres : le personnage a 55 ans et son destin, produit d’une sélection impitoyable, sera parfaitement accompli.

    Destin non conclusif, toutefois, puisque le lecteur se verra proposer un épilogue à deux voies, l'auteur ayant décidé de ne pas trancher.

                  Thèmes abordés : divorce, célibat, la souffrance au travail, la maternité, deuil, pardon et mémoire. 

                                 Extrait proposé : cliquez la consolation extrait.pdf

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  • Cinéma ! De film en film, de salle en salle

     

     

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                    Cinéma qui ne cessera jamais de hanter nos mémoires... sons, images, voix, musiques, lieux, acteurs, réalisateurs, auteurs, scénaristes, compositeurs, décorateurs, monteurs (le plus souvent monteuses), chefs opérateurs...


    Cinéma d’hier, de demain, encore à naître...

    Cinéma mort-né !


    Et puis, l’autre cinéma, déjà perdu pour tout le monde : films dont les scénarios dorment à jamais au fond des tiroirs ou dans l’imaginaire de ces mêmes auteurs, cinéastes et producteurs.

    Le Cinéma nous offrira toujours plus que ce qu’il nous donne à voir, à entendre et à comprendre. Art métaphysique par excellence, quand il y a « Cinéma », il y a… transcendance, toujours !

    A la fois indéfinissable et irrésistible, ce à quoi nous sommes confrontés est bien plus grand que nous… spectateurs ! Bien plus grand, et bien plus haut aussi !

    Transcendance donc, et puis… immanence !

    Car, cette imposante confrontation avec tous les réels qu’est le cinéma nous est bien destinée ; elle nous rejoint et nous aussi ; et c’est ensemble que nous cheminons.

    Aussi… à chacun son cinéma !

    Et c’est alors qu’on pensera à un FILM UNIQUE qui réunira tous les films... pour que jamais on n'en soit séparés et qu'on ne les oublie...

     

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  • Pièce à conviction - entretien avec Serge ULESKI

         

                  Trois longues années à découvrir les cadavres de dix adolescentes. Trois ans d'enquête à interroger des dizaines de suspects et des centaines de témoins éventuels, jusqu'au jour où l'on découvre dans le baluchon d'un sans-abri mort de froid, huit carnets. Après la lecture de ces carnets, la police ne tardera pas à faire un rapprochement entre ce cadavre et les viols et meurtres des dix adolescentes. Ce sont les analyses scientifiques qui finiront par établir avec certitude la culpabilité de l'auteur de ce "Journal" désormais considéré comme... "Pièce à conviction".

     

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    Entretien réalisé par Gilles Lescure

     

    G. L - Avec le titre « Pièce à conviction », ta préoccupation, ç'a été l'écriture, et pas simplement le désir de nous raconter une histoire. Une écriture qui viendrait de Sade et de Lautréamont... ce que tu appelles : "Revisiter le monde érotique et cruel du Marquis de Sade et chez Lautréamont, les forces obscures de l'irrationnel et de l'inconscient..."


    S. ULESKI - Des images de films aussi : "M. le maudit ", "La nuit du chasseur ", et plus récemment : "Le voyage de Félicia" d'Anton Egoyan et "Scènes de crime" de Frédéric Schoendorffer dans sa dernière partie, lorsqu’on fait « la connaissance » d'un tueur qui s'interroge sur la représentation de la douleur qu'il inflige à ses victimes.


    - Quant à Sade et à Lautréamont…


    - J'avais envie de cette écriture là, c'est vrai, mais... pour dire autre chose. Il s'agit d'une écriture qui viendrait de Sade mais sans le côté : "Plus ça fait mal, plus la victime hurle, et plus on prend du plaisir." Et puis aussi : "L'autre, quand il n'est pas de la chair à canon, n'est que de la chair à plaisir." Plaisir à sens unique, bien sûr. Il faut lui rendre justice sur ce point : Sade a l'honnêteté d'éviter de nous dire que la victime en redemande. Rien de plus normal puisque c'est lui, Sade, qui crée puis contrôle et l'offre et la demande.


    - Il y a chez Sade le désir d'une immense provocation poussée jusqu'au grotesque. Un humour aussi.

    - C'est vrai. Les victimes de Sade n'en finissent pas de souffrir. Dans le monde réel, elles seraient mortes depuis longtemps.

     

    - Provocation qui va jusqu'à une désocialisation totale et assumée. Une provocation qu'on ne retrouve pas dans ton texte.

     

    - Tu ne mentionnes pas Georges Bataille ?

    - Comme on vient de le voir, Sade était réellement en rupture avec sa classe et tous les régimes. Bataille est un bourgeois cravaté. Ses écrits "pornographiques" - écrits consensuels sans conséquence, fantasmes d’ados, de séminariste avorté aussi, de premier communiant qui aurait mal digéré l'Eucharistie, des histoires de curé, de confessionnal, chasubles et petites culottes, franchement il ne manquait plus que les infirmières… des écrits sans style, sans écriture véritable, sans travail sur la langue...  -, ces écrits-là ont été le plus souvent publiés sous pseudos, tellement le courage lui faisait défaut à ce Bataille. Vraiment, il n'y a qu'un Yann Moix pour penser que ces écrits de Bataille... c'est important pour la littérature.

    - Pour revenir à ton texte... en ce qui concerne le tueur, dans "Pièce à conviction" la désocialisation est là ; elle deviendra totale. Cela dit, dans le journal de ce tueur en série, la provocation n'était pas nécessaire ni souhaitable ; cela aurait été très peu cohérent avec sa personnalité.

     
    - Pas de provocation donc mais... de la compassion. Ton tueur est un tueur compassionnel aussi absurde que celui puisse paraître. Avec la compassion, tu retournes Sade comme on retourne un sablier.


    - Compassion intermittente, fugace, limitée dans le temps. Tôt ou tard, le sablier devra être à nouveau retourné.


    - En introduction à ce journal, une précision nous est apportée : il s'agit d'un courrier écrit par un policier qui a enquêté sur les meurtres du tueur en série. Il adresse ce courrier à un de ses amis pour lui annoncer qu’il a enfin mis la main sur le tueur et que l'affaire est terminée. Ce policier écrit : "Ce type a sombré dans une folie meurtrière le jour où sa fille a été violée puis assassinée. Il a commencé par se venger en tuant le violeur et puis après, ça se complique : il s'en est pris à des jeunes filles." Et il s'empresse d'ajouter : "Va pour le meurtre du violeur ! Mais les viols et les assassinats de ces dix adolescentes ?! Comment y comprendre quelque chose ?" Ce titre « Pièce à conviction » est très écrit : référence pas seulement au cinéma - le cantique que chante Robert Mitchum dans "La nuit du chasseur " de Charles Laughton : « Leaning, leaning, save and secure from all alarms... » -, mais aussi à Shakespeare, à Yeats. Ton tueur était lettré et cinéphile.


    - Ca doit bien exister des tueurs en série lettrés et cinéphiles.


    - Tu t'es documenté ?


    - J’ai lu tout ce qui avait été écrit sur l’affaire Guy Georges.


    - C'est de là qu'est venue la réflexion suivante : " Ce qui ne vous tue pas fait de vous un monstre " ?

    - Dans le cas de Guy Georges, c'est ce que j'ai pensé à lisant sa bio, les dix premières années de sa vie.

    - Tu t'intéresses aux faits divers ?


    - J'aimerais m'y intéresser davantage. C'est tellement riche. Il y a tant de choses à découvrir. Mais... sache que les tueurs en série ne m'intéressent pas plus que ça. D'ailleurs à leur sujet, personne n'est capable de nous dire quoi que ce soit. Il y a la parole psychiatrique et la parole psychanalytique : une parole bavarde en ce qui concerne la psychanalyse, plutôt laconique en ce qui concerne la psychiatrie. Quand un psychiatre dit : "C'est un pervers narcissique" ou bien, "c'est un schizophrène ", qu'est-ce qu'il nous a dit, finalement ? Rien. Tout reste à dire. Tout reste à inventer. C'est le travail de l'auteur : comment le tueur vit-il quotidiennement le diagnostic que les psys rendront sur lui, tôt ou tard ? Ce diagnostic, c'est aussi un concept. Et le tueur en série n'a pas accès à ce concept ; il n'y souscrit donc pas et pour cette raison, ce diagnostic ne nous est d'aucun secours. Comment ce tueur raisonne-t-il autour de ce que les psys nous présentent comme étant sa maladie ? Comment vit-il ce qu'il est ? Comment fait-il pour être ce qu'il est et pour le rester ? La morale n'est pas en cause : le tueur en série, demeure, bien évidemment, un être humain. Je mets en scène un tueur en série. Je ne mets pas en scène un narcissique pervers, ou bien, un schizophrène ; ces diagnostic-concepts ne peuvent pas nous restituer la réalité de ce tueur. Et ce tueur n'est pas qu'un tueur. N’oublions jamais qu’un tueur en série passe le plus clair de son temps à ne pas tuer.


    - En ce qui concerne la rédaction de ce journal, dans ton synopsis, tu précises que tu as opté pour une écriture subliminale et hallucinée ; une écriture elliptique aussi. Les scènes de viol et de meurtre sont peu explicites, du moins, au début de son journal même si, plus on avance, plus les détails abondent ; en fait, le tueur consacre plus de temps à se remémorer l’agonie de ses victimes que les actes qu’il commet sur elles.


    - C'est dans leur agonie que sa compassion trouve sa place. Leur agonie, c'est bien évidemment celle de sa fille. Et puis, j'ai voulu éviter tout voyeurisme. En restant évasif, là encore, on est plus près de la réalité de ce tueur, de sa manière de vivre les actes qu'il commet. Le choix d'une écriture subliminale et hallucinée est aussi responsable de ce voile qui entoure ses actes.


    - On peut lire ce journal de la première page à la dernière ou bien, le feuilleter dans le désordre : la chronologie importe peu, finalement.


    - Oui. C'est très fragmenté. Il s'agit d'une prose discontinue : fragments dispersés, forme en archipel, cassures multiples, fractures, chaque entrée restant néanmoins indissociable de l'ensemble, l'unité se faisant autour du thème de sa fille violée et tuée, et de ses propres viols et meurtres. Son ancienne vie s'est désintégrée ; ce tueur tente d'en construire une autre, tout en recollant les morceaux qui appartiennent au passé : lui aussi a besoin de donner un sens à ce qu’il fait. Pour la lecture de ce titre, je recommande de le feuilleter comme on feuillette un recueil de poésie ou de nouvelles. Je conseille tout de même de commencer par les premières pages du premier carnet tout en terminant par les dernières pages du dernier carnet. Entre ces premières et dernières pages, on peut se promener, picorer ici et là.


    - Dans ce titre, tu ne tentes aucune analyse psychologique.


    - Pas dans le sens où on l'entend généralement. Et puis, n'oublie pas une chose : le narrateur, c'est le tueur ; il est le rédacteur de ce journal. Alors…


    - Finalement, est-ce que son journal n'est pas tout simplement une confession ? Ce qu’il est, ce qu’il vit. On peut même aller plus loin encore : et si tout n'était que mensonge dans ce journal ? Le viol et le meurtre de sa fille servant de prétexte à ses propres viols et meurtres. En te lisant - du moins, en lisant le journal de ce tueur -, j'ai pensé à l'ouvrage de Simenon, "Les fantômes du chapelier" et à l’adaptation du réalisateur Claude Chabrol : un jour d’exaspération, un mari étrangle sa femme tétraplégique et dépressive pour soulager sa souffrance et la sienne : sa épouse lui est devenue insupportable. Bien évidemment, personne ne doit savoir qu’il l’a tuée. Or, chaque année, les amies de sa femme se rendent chez elle pour lui fêter son anniversaire. Le mari se trouve donc dans l’obligation de supprimer toutes celles qui doivent lui rendre visite prochainement. Aussi longtemps que c'est là sa seule raison d'étrangler toutes ces femmes, amies de son épouse, tout semble aller bien pour lui ; son entreprise fait sens et elle ne lui révèle rien sur lui-même. En revanche, lorsqu’il en a fini avec elles, c’est alors qu’il découvre qu’il doit, qu’il faut qu’il continue d’étrangler des femmes ; ce n’est pas seulement un besoin psychique mais aussi, un besoin physique : celui du geste de la strangulation.


    - Et donc... dans "Pièce à conviction", tu penses qu'il se pourrait bien que la mort de sa fille et son désir de se rapprocher d'elle en faisant revivre son calvaire à d'autres jeunes filles - les psys appellent ça "le syndrome du miroir" -, ne soient qu'un prétexte pour commettre des viols et des assassinats ? Tu oublies une chose : ce tueur en série n'éprouve aucun plaisir lorsqu'il viole et tue.


    - C'est le sentiment qu'il nous donne lorsqu'on lit son journal. Peut-il éprouver du plaisir sans le soupçonner ou bien, en le refoulant, ce plaisir ? Après tout, il s'agit de la parole d'un fou, et de sa parole, toutes les interprétations sont possibles. De sa femme, par exemple, on ne sait rien. On découvre à la lecture de son journal qu'elle se serait suicidée peu de temps après le viol et le meurtre de leur fille.

     
    - Oui. C'est ce que semble nous dire ce tueur. Tu penses qu'il pourrait avoir tué sa femme ?


    - Non. Pas nécessairement. Le meurtre de leur fille et les conditions de ce meurtre ont très bien pu anéantir le couple. Ils peuvent très bien avoir été incapables de vivre cette tragédie à deux. Quant à sa relation avec sa fille, il en parle sur le ton de l'inceste. Dans son journal, il y a cette phrase : "Paternité qui n'a pas su trouver sa place... ".


    - Je ne sais pas s'il s'agit d'un inceste consommé ou bien fantasmé. Je ne sais pas si cet inceste fantasmé l'a été avant ou après la mort de sa fille. Je ne sais pas non plus s'il s'agit réellement d'un désir d'inceste ou bien, d’un désir de se rapprocher de sa fille, maintenant qu'elle est morte ; même si dans son journal, des informations données du vivant de sa fille laissent entendre qu'il entretenait avec elle une relation très très particulière. J'allais dire : très rapprochée.


    - Fusionnelle, c'est certain.


    - En revanche, le doute concernant l'inceste peut expliquer ou bien, éclairer le suicide de sa femme. C'est peut-être un élément. Même en tant qu'auteur, je n'en sais pas plus que toi, honnêtement.


    - Dans ce journal, on trouve des extraits des articles de presse qu'il a découpés. Et ces articles n'ont rien d'une écriture hallucinée ou subliminale.


    - J'ai voulu opposer au discours du tueur les faits dans leur réalité brute, celle du journalisme : les corps de ses victimes, ce qu'ils ont subi, les parents, l'entourage, les médias. Soudain, on réalise que ce type est tout simplement fou à lier, alors qu’on serait tenté de l'oublier - et l'auteur aussi -, à force de côtoyer cette machine infernale que sont tous les mécanismes psychiques auxquels il fait appel pour vivre et survivre aux viols et aux meurtres qu'il commet. Il suffit, pour cela, de confronter sa parole aux faits qui sont, comme chacun sait, têtus.


    - Ce tueur nous cache des actes : des mutilations sur ses victimes, il n'en parle pas.

     

    - Bien sûr ! Les tueurs en série cachent des choses et mentent comme nous tous.

     

    - Ce sont les articles de presse qui nous les révèlent. Pourquoi a t-il inséré ces articles ? Il les commente aussi.


    - Ces articles de presse sont ses seuls contacts avec l’extérieur ; et ses commentaires à leur sujet sont un défi qu'il lance à la réalité des faits d'un monde qui lui est devenu inaccessible parce que... totalement étranger.

     

    - A la lecture de ce journal, on tombe sur cette phrase : "Jamais, je n'aurais imaginé le malheur aussi bavard ! Alors, de là à penser qu'il serait payé à la ligne..." Là, le tueur fait de l'auto-dérision ?


    - Va savoir.


    - Le scarabée d'or, c'est une référence à Poe ?


    - Un clin d'œil.


    - Tu m’as dit dernièrement que tu as travaillé trois ans sur ce titre...


    - Il n'y a rien de plus monotone que la vie d'un tueur en série. Il fallait que je trouve un moyen de maintenir l'attention du lecteur. C'a été finalement mon plus gros problème. Il a fallu que j’opte pour une écriture erratique ; une écriture censée conjurer la monstruosité de la monotonie de la vie de ce tueur.

     
    - Un tel sujet, on ne peut le traiter qu'une fois ?


    - Sans aucun doute, on est plutôt content d'en sortir ; et je n’ai vraiment pas envie d'y retourner. Du reste, il ne faut pas hésiter à changer d'écriture.


    - Qu'importe l'histoire pourvu qu'on ait l'ivresse de l'écriture ?


    - Le défi aussi : qu'a t-on écrit ? A quelle écriture est-on capable de se confronter ; et ce faisant, quelle écriture affronter...»

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  • Cinq ans, cinq nuits - entretien avec l'auteur

     

    Cinq ans, cinq nuits - entretien avec l'auteur

     

     

                        Substituant à une vie conjugale en situation d'échec une voie large et resplendissante, une femme se propose d'intervenir dans son propre destin. Une rencontre, avec celui qui deviendra très vite son amant, et c'est l'ébranlement de tous les repères, l'abolition de tous les interdits.  

     

    Entretien réalisé par Gilles Lescure

     

     

    Gilles Lescure - Dans "Cinq ans, cinq nuits", de la relation amoureuse, tu ne traites que les aspects extase, volupté, culte de l'Autre, absence…

     

    Serge ULESKI - Les femmes rêvent toutes de volupté, d'extase, de sensualité, et si en plus, l'amour est là... Faut pas se tromper au sujet des femmes : elles ne rêvent pas que de pénis géants et de muscles saillants ! Dans ce texte, j'ai seulement traité ce que mes deux personnages ne vivaient pas dans leur couple respectif : tous deux sont mariés et n'ont jamais connu la sensualité.

     

    - La construction du titre est très elliptique. Ces cinq années sont très resserrées. Tu les parcours en deux cents pages.

     

    - Deux cent trente et une pages.

     

    - Sinon, ce récit, c'est un rêve, n'est-ce pas ?

     

    - On peut dire ça. Et comme pour le rêve, "le contenu manifeste est un raccourci du contenu latent". Dans "Cinq ans, cinq nuits", j'ai pris une histoire on ne peut plus banale : une femme et un homme mariés qui sont amants. Sur cette histoire-là, en revanche, j'ai greffé un univers langagier qu’on ne donne jamais, sinon rarement, à découvrir aux lecteurs, qui sont le plus souvent des lectrices…

     

    - Ce sont elles qui portent le roman.

     

    - Oui. Ce sont elles qui les lisent.

     

    - « Cinq ans, cinq nuits » c'est aussi un conte…

     

    - Sans aucun doute. Ces deux êtres n’auraient pas pu rester soudés et solidaires pendant cinq ans, dans les conditions d'existence qui étaient les leurs.

     

    - Et c'est aussi un pamphlet. Tu n’hésites pas à le mentionner dans sa présentation. Je te cite : « Dans ce texte, on trouvera une provocation en règle et un procès d'intention contre de tous les formes de dépréciation de soi et contre une organisation de l'existence qui a pour seule mécanique infernale : la soumission au moins-disant émotionnel qui engorge tous nos désirs». On ne peut pas être plus clair.

     

    - Je n’ai pas à dissimuler mes intentions.

     

    - Je te cite à nouveau : « Un monde radicalement tourné vers la production : hommes, femmes, enfants, bras, cerveaux, eux tous condamnés à produire sans relâche. Produire encore et toujours !»

     

    - De notre corps, qu'est-ce qu'on en fait ? Qu'est-ce que l'organisation de l'existence qui est la nôtre et qui nous est le plus souvent imposée, nous permet de faire de notre corps ? Celui du couple : ce corps à deux ; ces deux corps qui doivent ou ne doivent pas, qui peuvent encore ou qui ne peuvent pas se retrouver ; et quand ils se retrouvent, ça donne quoi ? Qu'en est-il de tout ce qui pouvait, à une époque, porter ces deux corps l'un vers l'autre ?

     

    - Le personnage féminin est au centre de l’histoire. Tu lui consacres près de 70% du texte.

     

    - L’histoire de cette femme n’est pas simplement la sienne mais celle de millions d’autres femmes mariées. Aussi, j’ai voulu rendre hommage à cette femme courageuse mais privée de moyens.

     

    - Tu écris des choses terribles sur le couple. Je te cite : « Tu ne vivras point ce qui ne t'est pas donné à vivre et que tu ne prendras pas non plus ! » Là tu parles de son couple à elle, de ce qu’elle y vit. Et puis encore : « Pour ne pas sombrer dans un questionnement effrayant, source d'instabilité et de conflits intérieurs insupportables, cadenassés que nous sommes, la peur du vertige qui nous tient au ventre et nous paralyse a tôt fait de nous dissuader de prendre notre essor et notre envol vers une nouvelle vie : celle qui exigera de nous, non pas... d'être, mais... de continuer d‘advenir. Négation de la vie même, cette soumission mortifère drapée de morgue et d'ennui, sans honneur et sans courage car, n'y a t-il rien qui vous rabaisse comme la résignation puisque pour elle, rien n'est plus mort que ce qui n'existe pas encore et qu'on ne fera jamais advenir. »

     

    - Plaidoyer contre la résignation. Rien de plus.

     

    - Je continue : « … cette insouciance fiévreuse qu'une organisation de l'existence ne manquera pas de tuer au quotidien ; extase avortée, hachée menue sous le poids de milles exigences tyranniques qui font de nous des nains de l'existence, des lilliputiens d'une liberté que l'on sait par avance inassimilable, des infinitésimaux de l'émotion, capricieux et sans volonté, exténués d'adaptation après mille tentatives de rébellion mort-nées, face aux usuriers sordides de la soumission. Car, le premier qui ose faire un pas vers ce qu'il est, en Don Quichotte de l'affirmation de soi... quiconque ose relever la tête de ses désirs avant de les empoigner par la tignasse, celui-là se verra gratifié d'une souffrance sans échappatoire et sans rédemption si par malheur, cette libération ne rencontre pas l'assentiment du plus petit commun dénominateur de la non-existence ; eux tous enterrés à ciel ouvert, les poumons gonflés de retenue, le sang empoisonné par le microbe de l'inhibition, les artères obstruées, le cerveau gélatineux et bouffi d'impuissance sous un épiderme aux mille peurs, aux milles cauchemars induits. »

     

     

    - Que l'on me prouve le contraire alors ! Avant d'écrire "Cinq ans, cinq nuits", j'ai beaucoup parlé à des hommes et des femmes qui vivent en couple, mariés ou pas. Je n'ai pas eu à inventer. Je te rassure.

     

    - Et encore : « Ah ! Notre pauvre corps mutilé ! Et nos membres ! Et cette main qui ne donne et ne se donne plus rien, n'en reçoit pas davantage et qui tend vers une amputation de fait comme on hurle, suppliant, à l'automutilation ! Et ces doigts qui n'ont plus la sensibilité du toucher ! Et nos yeux pour nous y mirer dans ceux de l'autre, la tête posée sur l'oreiller d'une enfance indemne qui livre en secret mille confessions, mille exploits chuchotés ! Nos lèvres pour goûter et s'abreuver à toutes les sources d'un désir lancinant et puis... nos vies ! Énergie fossilisée, nos vies à tous ! » C’est une attaque en règle contre le couple, la monogamie, le mariage, le concubinage, la vie à deux, non ?

     

    - Pas simplement. Quand je parle du couple, je m’adresse à cette vie de couple telle qu’aujourd’hui, on nous propose de la vivre.

     

    - Et la différence ?

     

    - Il n’est pas sûr que le couple soit a priori condamné à cette atrophie ; et la rupture n'est pas une fatalité non plus. J’ai rencontré des couples qui vivent, disons… en dehors de cette organisation purement marchande de l’existence ; des couples qui ont su profiter de tous les avantages de la libération de la relation homme-femme dans les années soixante-dix, sans les inconvénients de l'héritage de la société de consommation des années soixante ; société qui nous a menés, qu'on le veuille ou non, vers plus de stress, plus d'angoisse : envie, compétition, convoitise, rivalité, attentes irréalistes ; et puis, très vite... frustration et ressentiment ; des jugements lapidaires et hâtifs sont portés sur le ou la partenaire qu'on finit par repousser violemment. En revanche, chez ces couples qui ont su déjouer tous ces pièges, je peux t'affirmer que leur relation est totalement différence. La manière qu’a la vie de ces couples de se déployer dans le temps - sur 20 ans et plus -, est surprenante d'invention : on y communique dans ces couples. Le couple vieillit différemment. D'ailleurs, il ne vieillit pas : il se construit un passé et un futur dont la vision repose sur des fondations solides : tout ce qui a été humainement acquis par le couple, au fil des ans - humainement et pas seulement, matériellement acquis. Je te parle de couples avec enfants ; et je ne te parle pas de couples marginaux, non plus.

     

    - Dans le synopsis, en ce qui concerne ton écriture, tu parles de "préciosité et emphase jusqu'à l'exubérance et parfois même, l'extravagance."

     

    - Et j’ajoute : "à dessein". La provocation est là : dans le style que je choisis. J’ai voulu aussi m’essayer à une écriture qui transcende tout ce dont elle parle, tout ce qu'elle aborde concernant ces deux êtres.

     

    - Une écriture hallucinée ?

     

    - Il y a de ça aussi. Une écriture qui magnifie une histoire ordinaire, deux vies ordinaires, conduites par deux êtres ordinaires. C'est d'ailleurs cette écriture-là qui m'a fait me mettre au travail.

     

    - Et par moments, une écriture franchement érotique et sensuelle…

     

    - Une écriture de tous les jours aussi, une écriture du quotidien : dialogue entre deux amants qui ne font pas de dissertations sur l’amour quand ils sont au téléphone ou bien, dans une chambre d'hôtel, après des semaines tenus éloignés l’un de l’autre.

     

    - Une écriture acerbe, une écriture édifiante, violente parfois, sur le couple et le sort qu’il lui est fait.

     

    - Il le fallait. Mais rassure-toi ! Je ne pense pas que le couple soit condamné. Il correspond à un besoin chez l'être humain : stabilité, sécurité, reconnaissance et soutien ; ne pas être livré en pâture aux vicissitudes de la vie ou bien, à une forme narcissique de désir effréné de conquérir physiquement l'autre et tout ce qui se trouve à sa portée, en "prédateur" sans scrupules car, pour ceux-là, homme et femme confondus, c'est l'impasse assurée

     

    - Comme pour le couple alors, si j'en crois l'analyse que tu en fais ?

     

    - Sans doute. Mais... en ce qui concerne ces "prédateurs", avec au bout de cette impasse, la solitude en plus. Et cette solitude-là ne laisse, ne laissera et n'aura rien laissé derrière elle ; et sûrement pas de quoi se retourner. Ces hommes, ces femmes ne peuvent qu'aller vers toujours plus de solitude.»

     


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  • Des apôtres, des anges et des démons : Serge ULESKI en littérature

                                 

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                « Le monde moderne regorge de disgraciés obscurs, de déclassés sans nombre, d'otages en sursis dans l'attente de la sentence que ne manquera pas de prononcer une organisation de l'existence qui a pour seul moteur : la haine de l'échec. Alors... aujourd'hui, sans honte et en toute impunité, et sans risquer d'être contredit, on peut crier à l'endroit de tous les Bouvard et Pécuchet et Don Quichotte de la réussite : Malheur aux ratés ! »

                Ce récit réunit dans le fond et dans la forme, les caractéristiques du roman, du conte, de l'essai et du pamphlet jusqu'aux confins de l'ironie et de la satire.

    Les trois premiers chapitres nous présentent un à un, Matthieu, Gabriel et Luc ; le lecteur aura tout le loisir de définir ce à quoi ces trois figures se rapportent, même si l'on peut d'ores et déjà parler d'abandon, d'échec et de folie, tantôt douce tantôt amère.

    Le quatrième chapitre introduit une dernière figure - Paul - et réunit, pour la première fois, les quatre personnages dans un même lieu, au cours d'une soirée d'une brutalité insoupçonnable.

    Le cinquième et avant-dernier chapitre abandonne Matthieu, Gabriel, Luc et Paul. Maintenant seul, comme coupé de ses personnages, un destin funeste viendra percuter de plein fouet notre narrateur.

    Dans le sixième et dernier chapitre qui n'occupe qu'une trentaine de lignes, une nouvelle voix se fait entendre en nous livrant une des nombreuses clés possibles de cette épopée.



    Thèmes abordés : le journalisme, la médecine, les femmes, la traite négrière, le show-business, l'art contemporain, la publicité, le marketing, le milieu de l'édition, le couple, la vie urbaine, l'évolution de notre espèce, la guerre, le ressentiment et la revanche de "classe", l'ingénierie sociale, l'anthropologie politique et la génétique.



              Texte libertin, assurément ! Dans la tradition du 18è siècle (Diderot ?) : libertinage de libre penseur dans l'exercice d'une prospective qui ouvre la porte à toutes les fictions sociales et politiques.

     

               A propos "Des apôtres..." cliquez entretien avec l'auteur

     

                       Extrait proposé - cliquez   Des apôtres extrait.pdf

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