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Art et culture - Page 4

  • Casey : un rap France-Antilles au féminin-masculin

     

     

    Imaginaire colonial décomplexé qui délie les langues

     

     

               Sachez-le : Casey s'accorde au féminin

                Midinette Casey ? Entretien dans "Studio M" sur France Ô 

     

              "La crise de l'industrie du disque et du rap ? Ceux qui aiment ce qu'ils font n'ont aucun souci à se faire ; il y aura toujours un bout de trottoir pour eux "

     

                  Vaudou et exorcisme : " La nature a fauté, s'est plantée en beauté ; toi ton identité c'est d'être la créature ratée."

     

                       

    Autobiographie : une et multiple...

     

     Casey en entretien sur Radio Campus Grenoble

     

     

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  • Oedipe roi - de Pasolini

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                 "Je suis à l'abri car j'ai la vérité avec moi. Mais… qu'il est horrible  de savoir alors que ce n'est d'aucune utilité pour celui qui sait. Je savais. J'ai voulu oublier. " Tirésias - l'oracle -, s'adressant à Oedipe, roi de Thèbes.

     

    ***

     

                   Personne n’a autant pris au sérieux nos mythes et leur transmission que Pasolini, d'autant plus qu'avec ce cinéaste exigeant et sans concessions, c’est toujours à prendre ou à laisser. Alors on prend, bien sûr ! car l'on sait déjà que Pasolini nous rendra même ce qu'on lui a pris ; on en sera donc doublement récompensés.

                   Pasolini n’est pas un faiseur doué et malin, c’est un visionnaire et un militant. Tourné au Maroc, pour Œdipe roi (tragédie de Sophocle ;  429 av.J.C) porté à l’écran en 1967, Pasolini choisit un décor antique en l'état. Hurlements, cris, plaintes, rythmes, chants et musiques de tous les continents (Asie via le Japon), Œdipe roi de Pasolini c'est la leçon d'Artaud ; Artaud et son théâtre de la cruauté : le texte se tait, plus de bavardage ; c’est aussi un Art brut… brut de décoffrage avec ses visages "rupestres", arides, hommes, femmes et enfants du désert et d'un dur labeur sous la chaleur ; parures et armures fruits d’un choix à la fois extravagant et rustique, le tout appuyé par un casting composé d’amateurs entourés de quelques professionnels, la mise en scène primant sur la psychologie.

    Anti-intellectuel, anti-culturel, a-historique, l’Œdipe de Pasolini peut traverser le temps sans craindre de prendre une ride, une seule ou de s’attirer les quolibets d’un public indigent et avachi, aujourd'hui bien incapable de relever tout défi quel qu'il soit : esthétique, humain, artistique ou politique.

    Plus surprenant encore, ce cinéma-là de Pasolini, c’est aussi Jean Rouch et ses contes du Niger, avec ses mythes et ses jeux de rôles à tour de rôle.

    Et s'il faut bien reconnaître que... in fine, tous peignent, écrivent, composent et tournent le plus souvent pour les pires de la société (la bourgeoisie), l’œuvre de Pasolini (poèmes, romans, essais, films) est irrémédiablement anti-bourgeoise et anti-institutionnelle ; un parti pris quasi unique, cette volonté qui fut la sienne, de ne rien céder à qui et à quoi que ce soit, jusqu’à la fin, tragique au demeurant.

     

                  Aujourd’hui, le monde occidental ne survivrait pas à un film de Pasolini ; et c’est sans doute la raison pour laquelle il les ignore. Aussi, c’est un miracle que l’industrie du cinéma ne lui ait pas coupé les ailes en son temps puisque tout le cinéma de Pasolini est un cinéma contre l’industrie et la rentabilité (saint Matthieu, Médée).

    Le tiroir caisse ? Pasolini connaît pas ! Autant pour tous ces porcs - même quand ils n’en mangent pas - qui placent l’argent au centre de leur existence car ils ignorent tous autant qu’ils sont que l’indépendance financière ne sert pas à acheter une Ferrari mais à dire la vérité.

     

                     Pier Paolo Pasolini est sans doute un des dix réalisateurs  pour lequel on sera encore disposés à se tenir devant un écran de cinéma trois heures durant dans la pénombre d’une salle obscure, pour peu qu’on puisse y trouver un silence propice au recueillement nécessaire à ce 7e Art privé année après année de sa majuscule.

     

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  • Winterreise : le voyage musical de tous les voyages musicaux en toutes saisons


                                          
                                                 

    Franz Shubert 

    Dietrich Fischer Dieskau - voix

    Alfred Brendel - piano

    Janvier 1979

     

    ***

                   Une technique exceptionnelle (sans doute encore inégalée à ce jour) mise au service d'une interprétation d'une intelligence supérieure - Fischer Dieskau à la voix, Alfred Brendel - guest star -, au piano qui a délaissé un moment le répertoire de Beethoven pour partager un moment musical d'une grande intensité avec la plus grande voix de sa génération.

                   Winterreise (Voyage d'hiver) de Franz Schubert, écrit un an avant sa mort (1827), se compose de 24 lieder sur des poèmes de Wilhelm Müller ; "Le Voyage d'hiver" est l'œuvre la plus désespérée du compositeur ; très peu connu, mis à l'écart par le succès de son modèle Beethoven, Schubert vit à Vienne dans la maladie et la solitude.

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  • Panique chez Julien Duvivier

     

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    "Panique" de Julien Duvivier

     

                  ... ou quand "l'amour c'est la beauté du monde" (1) dans toute sa laideur : trahison, meurtre, manipulation et lynchage.

                  Le corps d'une femme retrouvé étranglée dans un terrain vague ; un locataire Monsieur Hire, tellement différent qu'il en devient d'abord énigmatique, puis antipathique, bientôt franchement indésirable et maintenant coupable de meurtre ( l'Etranger de Albert Camus n'est pas loin avec ce personnage maintenant archétypal de Meursault, condamné à mort pour ne pas avoir pleuré à l'enterrement de sa mère).

    C'en est assez, c'en est de trop ! C'est la panique dans tout un quartier qui bascule alors dans une chasse à l'homme, homme- bouc-émissaire, plutôt réussie puisque l'homme, ou bien plutôt la bête est tuée.

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                  "Panique", sorti en 1946, adapté d'un roman de Georges Simenon ( une fois de plus !) d'une grande modernité dans sa réalisation et son traitement en "post-production" - notamment sur le plan sonore -, c'est aussi, et c'est surtout et encore un autre film qui permet de découvrir ou de re-découvrir le niveau d'excellence du cinéma français des années 30 et 40 ainsi que ceux qui l'ont servi : producteurs, scénaristes, dialoguistes, metteurs en scène et acteurs - ici, Michel Simon, un des plus grands... sinon, le plus grand de sa génération.

     

    1 - Chanson-titre qui ouvre et clôt le film.

     

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  • L'anguille... mystère, obscurité et solitude

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                   Saumâtres, douces ou salées, l'anguille est de toutes les eaux. Peu avenante avec ses yeux aveugles, peu engageante, personne ne souhaitera s'attarder sur ce poisson ; seule sa nage, une nage d'une élégance rare, sereine, sauve l'anguille de la vindicte populaire injuste et parfois superstitieuse, qui touche la plupart des espèces serpentiformes car, quoi que l'on puisse dire à son sujet, il y a définitivement quelque chose de mystérieux chez l'anguille ; quelque chose d'indéchiffrable aussi.

    D'ailleurs, le vocable "poisson" ne convient pas car il y a de l'animal chez ce poisson solitaire et hautain ; de plus, sa capacité à vivre et à survivre hors de l'eau, des jours durant, increvable, est surprenante ; et cette endurance force un questionnement admiratif.

     

    La nage de l'anguille argentée

     

                   Un instant captive, l'anguille ne se trompe jamais de direction lorsqu'elle vous échappe et qu'il est question pour elle de regagner l'eau, serpentant parmi les hautes herbes, très vite aussi insaisissable qu'introuvable ; et si seul un papier journal l'immobilisera car elle ne se résout jamais une fois prise à l'hameçon, la gueule grande ouverte, se débattant, impuissante mais courageuse, pour un peu on jugerait qu'on pourrait l'entendre hurler ! Et pourtant, l’anguille est sans doute le plus silencieux de tous les poissons, et plus encore lorsqu'elle se déplace tout près du fond comme pour ne jamais perdre le contact avec la terre, sous l'eau, son refuge, dans un trou, d'une mare à canards, d'un ruisseau, estuaire...  jusqu'à une profondeur qui s'évalue en milliers de brasses lorsque la mer des Sargasses l'accueille, dans l’océan Atlantique nord bordé par le Gulf Stream, là où elle se reproduit avant de mourir, devoir et destin accomplis, toujours silencieuse, à l'abri de tous les regards, et là aussi où elle a vu le jour dans l’obscurité de profundis et des abysses – ne la nomme-t-on pas « anguille abyssale » ! -, avant de remonter nos cours d’eau douce ou saumâtre à la pleine lumière après un voyage de plusieurs dizaines de milliers de kilomètres.

    Aujourd’hui, on parle de "mythe" à propos de ce voyage à la Jules Verne, l’anguille étant tout à fait capable, nous affirme-t-on, de frayer dans nos estuaires salés et vaseux, plus près, bien plus près donc du lieu où elle passera sa vie d’adulte.

     

                    Alors que la carpe avec ses yeux tout ronds, son regard tendre et ses lèvres charnues,  recherche  la main de l’homme qui la nourrit au pain, argentée, jaune, grise, l’anguille l’ignore superbement ; paisible, laissant à sa cousine de mer, la murène, l’agressivité propre aux prédateurs, indépendante, elle ne compte que sur elle qui ne sort de son trou que la nuit pour se nourrir avant de regagner l’obscurité... encore l’obscurité ! Faut bien dire que la lumière l'agresse et que les rayons du soleil sont une souffrance ! Sans doute ne cesse-t-elle jamais de revivre sa naissance et le milieu marin qui a recueilli ses premières ondulations de civelle dans des eaux profondes et insondables.

    Alors que d'autres s'agitent, vont et viennent, montent et descendent, sautent, jaillissent, du fond de sa cache toute la journée durant, trou vaseux et noir comme la nuit, immobile, détachée de tout, à quoi peut bien penser cette anguille à l'oisiveté aristocratique ?

    Mystère ! Encore le mystère !

     

    ***

     

                    Dégradation et fragmentation de son habitat, métaux lourds, dioxines, pesticides... bien que son espérance de vie soit évaluée à 25 ans, on la dit en voie d’extinction, menacée de toutes parts comme tant d’autres espèces.

                    La comtesse des eaux douces, saumâtres et salées, se laissera-t-elle décimer, impuissante, résignée puis définitivement vaincue ?

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  • Mai 68, 50 ans déjà - un autre grand absent : Guy Debord

                   

     

                  Cohn-Bendit par-ci, Cohn-Bendit par-là...

                  Le camelot de la construction européenne qui a fini chez Juppé puis Macron n'a de cesse d'intervenir dans les médias à propos de tout, de rien... et puis, à propos du cinquantenaire de Mai 68 ! Et quand on connaît le bilan politique et social de ce Cohn-Bendit face à tout un électorat de millions de gogos, élection après élection, année après année. …. difficile de cacher à quel point il est maintenant tout nu : sans argument, toujours sans projet et sans capacité d'analyse critique aucune : vide et vidé comme une coquille vide.

                De fausse gauche en fausse écologie, aujourd'hui on surnommera Cohn-Bendit non pas "Dany le rouge" mais bien plutôt "Dany le daltonien". Archétype du parasite en politique, et du parasite social plus généralement, Cohn Bendit n'aura finalement jamais travaillé ! Eternel redoublant de première année de FAC depuis quarante ans et plus, occupé principalement à prendre en main - et à deux mains ! - les nouvelles arrivantes, étudiantes toutes pimpantes, novices et autres ingénues de l'écologie et du baratin politique.

     

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                 Guy Debord, le grand absent et le grand penseur de l'avant Mai 68

     

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                  Bien avant Baudrillard et sa disparition du réel dans la société de consommation (1972)...  Guy Debord ou.. "... quand le vrai est un moment du faux" fondateur de l'Internationale lettriste (1952-1957) puis de l'Internationale situationniste (1957-1972).

                  Dès le début des années 60, Debord prônait déjà la destruction de l'économisme, l'abolition du salariat et de la marchandise :

    "...  Le spectacle moderne  est essentiellement le règne autocratique de l'économie marchande et l'ensemble des nouvelles techniques de gouvernement qui accompagnent ce règne.

    Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s'annonce comme une immense accumulation de spectacles. Tout ce qui était directement vécu s'est éloigné dans une représentation. 

     Les images qui se sont détachées de chaque aspect de la vie fusionnent dans un cours commun, où l'unité de cette vie ne peut plus être rétablie. La réalité considérée partiellement se déploie dans sa propre unité générale en tant que pseudo-monde à part, objet de la seule contemplation. La spécialisation des images du monde se retrouve, accomplie, dans le monde de l'image autonomisé, où le mensonger s'est menti à lui même. Le spectacle en général, comme inversion concrète de la vie, est le mouvement autonome du non-vivant. 

    Le spectacle se représente à la fois comme la société même, comme une partie de la société, et comme instrument d'unification. En tant que partie de la société, il est expressément le secteur qui concentre tout regard et toute conscience. Du fait même que ce secteur est séparé, il est le lieu du regard abusé et de la fausse conscience ; et l'unification qu'il accomplit n'est rien d'autre qu'un langage officiel de la séparation généralisée. 

    Le spectacle n'est pas un ensemble d'images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images. 

    Le spectacle ne peut être compris comme l'abus d'un mode de la vision, le produit des techniques de diffusion massive des images. Il est bien plutôt une Weltanschauung devenue effective, matériellement traduite. C'est une vision du monde qui s'est objectivée. 

    Le spectacle, compris dans sa totalité, est à la fois le résultat et le projet du mode de production existant. Il n'est pas un supplément au monde réel, sa décoration surajoutée. Il est le coeur de l'irréalisme de la société réelle. Sous toute ses formes particulières, information ou propagande, publicité ou consommation directe de divertissements, le spectacle constitue le modèle présent de la vie socialement dominante. Il est l'affirmation omniprésente du choix déjà fait dans la production, et sa consommation corollaire. Forme et contenu du spectacle sont identiquement la justification totale des conditions et des fins du système existant. Le spectacle est aussi la présence permanente de cette justification, en tant qu'occupation de la part principale du temps vécu hors de la production moderne. 

    La séparation fait elle-même partie de l'unité du monde, de la praxis sociale globale qui s'est scindée en réalité et en image. La pratique sociale, devant laquelle se pose le spectacle autonome, est aussi la totalité réelle qui contient le spectacle. Mais la scission dans cette totalité la mutile au point de faire apparaître le spectacle comme son but. Le langage spectaculaire est constitué par des signes de la production régnante, qui sont en même temps la finalité dernière de cette production. 

    On ne peut opposer abstraitement le spectacle et l'activité sociale effective ; ce dédoublement est lui-même dédoublé. Le spectacle qui inverse le réel est effectivement produit. En même temps la réalité vécue est matériellement envahie par la contemplation du spectacle, et reprend en elle-même l'ordre spectaculaire en lui donnant une adhésion positive. La réalité objective est présente des deux côtés. Chaque notion ainsi fixée n'a pour fond que son passage dans l'opposé : la réalité surgit dans le spectacle, et le spectacle est réel. Cette aliénation réciproque est l'essence et le soutien de la société existante.
      
    Dans le monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux."

     

                 Extrait de l'ouvrage : "La société du spectacle" essai de Guy Debord publié en 1967.

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  • En cas de malheur...



     

    Bardot et Gabin

     

                Ce sont Georges Simenon et Claude Autant Lara qui scelleront en 1957 sur un thème du compositeur René Cloërec, le destin de Brigitte Bardot et de Jean Gabin, dans la chambre d’un modeste hôtel de la rue Monsieur le Prince.

    Et si en cas de malheur, et juste avant qu’il ne frappe une dernière fois, on ne pourra compter que sur l’amour pour le temps qu’il lui sera donné de nous soutenir, de nous illuminer et de nous porter jusqu’aux nues avant l’abîme et une désolation qui nous laisseront sans voix…

    On pourra toujours se dire : « Décidément non ! Il ne pouvait pas en être autrement !» tout en ajoutant que Brigitte Bardot teint là un de ses plus beaux rôles, avant de se féliciter qu’il ait été donné à Jean Gabin de l’y accompagner jusqu’à son terme et son dernier souffle de vie.

     

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                        Mais qui donc rendra au film ce plan volé par une censure brutale et imbécile, et dans lequel Brigitte Bardot, nue sous sa jupe, propose gracieusement son corps à un Jean Gabin subjugué ?

     

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  • "Le fils de Saul" : le retour du cinéma "expérimental" dans le palmarès du festival de Cannes en 2015

     

                       Le meilleur du cinéma est un rapport de force tantôt entre un réalisateur et ses producteurs, et tantôt entre ce même réalisateur et ceux qui fréquentent des salles de moins en moins obscures ; un rapport de force entre ce que ces derniers attendent, tout en sachant qu'ils ne sont aucunement en droit de l'attendre, et le réalisateur qui n'est pas un distributeur de friandises mais bien plutôt, un distributeur de coups de pied au cul et à la face.

                     "Alors, casse-toi spectateur ! Y a rien à voir !"

     

                     Pour sûr ! Le spectateur est l'ennemi mortel du cinéma.

     

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                  "Le Fils de Saul”, de László Nemes, réalisateur hongrois francophone, que je viens de découvrir cette semaine, soit un an après tout le monde, est ce long métrage qui a reçu le Grand prix du 68e Festival de Cannes en 2015.

    Ce film signe le retour du cinéma "expérimental" ou tout du moins, un cinéma qui se pose encore des questions de cinéma et cherche des solutions, dans le palmarès de Cannes après de longues années d'absence (1) ; le dernier film expérimental sélectionné fut Elephant de Gus Van Sant en 2003 ; là encore, bien des années après une longue absence de ce même cinéma expérimental ; Elephant recevra la Palme d'or ainsi que le Prix de la mise en scène.

     

                   Le sujet de "Le Fils de Saul", je vous le donne en mille ! Après "La liste de Schindler" (rien à voir avec les ascenseurs du même nom) de Spielberg en 1993 - film vulgaire d'une grossièreté qui s'ignore... parce que démonstratif et complaisant -, et "Le pianiste"  de Polanski - leçon de solfège de la part de néo-nazis hollywoodiens -, et tant d'autres, à raison d'un ou deux par an - films kleenex superfétatoires sans intérêt cinématographique, le plus souvent couronnés d'un échec commercial retentissant parce que... arrive un moment où "Bon, ça va bien comme ça aussi !"...

    "Le Fils de Saul", film d'abord flou puis franchement opaque dans le style "Cachez ces horreurs que je ne saurais voir même si je peux encore vous les entendre !" re-déroule lui aussi la même pelote de laine ; plus qu'un fil cette pelote : un vrai filon ! Faut croire.

    Le film et son sujet donc : "Octobre 1944, Auschwitz-Birkenau. Saul Ausländer est membre du Sonderkommando, ce groupe de prisonniers juifs isolé du reste du camp et forcé d'assister les nazis dans leur plan d'extermination..."

     

                  Sincèrement, il est vraiment dommage que le retour du cinéma dit " d'auteur " dans la sélection officielle se fasse sur un sujet aussi éculé (voire... discrédité - l'industrie de l'holocauste) jusqu'à la saturation et l'épuisement ; et quand on sait quel projet l'instrumentalisation de cet épisode dramatique de la seconde guerre mondiale a bien pu servir (Israël et la colonisation des terres palestinienne), et ici en France et partout ailleurs - chantage à l'antisémitisme), depuis des décennies... on pourra déplorer que ce cinéma n'ait pas trouvé d'autres réalités contemporaines à déchiffrer car enfin... le prix décerné au film de László Nemes, après tant d'autres à Cannes et ailleurs, et indépendamment des intentions du réalisateur, n'est-ce pas la récompense que l'on remet au petit soldat d'une cause brandie au-dessus de nos têtes, semaine après semaine, telle une épée de Damoclès, par des salauds voraces et sans scrupules, ici et puis... là-bas, là où vous savez ! Eux tous constituant une véritable insulte à toutes les mémoires ?

    Assurément.

                  Aussi, gardons-nous bien de fréquenter leurs cercles (CRIF) et leurs lieux de pèlerinages ( Auschwitz) et autres sanctuaires commémoratifs de recueillements obligatoires à grand renfort de couverture médiatique au nom d'une mémoire portée et entretenue le plus souvent par des individus qui sont autant d'atteintes à la justice et à la dignité humaines que le mensonge l'est à la vérité !

    Et puis, que les vivants foutent donc la paix aux morts ! Et plus encore lorsque leur appropriation, qui n'est dans les faits qu'une expropriation, ne sert qu'une exploitation éhontée sans précédent dans l'Histoire ; car, là seul réside bien le caractère exceptionnel de cette tragédie née d'une Seconde guerre mondiale aux 60 millions de morts :  son appropriation-expropriation-exploitation sans vergogne.

     

    ***

     

                   Si d'aucuns sortent leurs révolvers quand on leur parle de culture, d'autres, dès qu'ils entendent parler "justice contre le mépris, les discriminations et l'occupation à des fins d'expansion colonialiste - la Palestine" sortent l'artillerie lourde des crimes nazis dans l'espoir de faire taire ces voix de la révolte.

                   Mais alors, où est le rapport, on se le demande encore.

                       Faut dire que... la morale, quand elle est acculée, finit toujours par recourir au crime.

     

    1 - Absence et baisse de niveau dramatique avec des films récompensés en 2014 et 2015 tels que Carol, The lobster, Foxcatcher, Maps of the star...

                                                          __________________

     

                                                   Sinon... à propos du film... et sur le fond :

     

                     Qu’est-ce qu’un être humain ?

    C'est un être capable de se rendre complice et coupable des pires crimes pour rester en vie ne serait-ce qu’une heure de plus, et alors qu'il se sait condamné à mort (voir à ce propos les Sonderkommando), tout en continuant de prier un dieu introuvable car, la religion (avec le foot !), cette sangsue putassière, ne renonce pas facilement non plus.

     

                     Tel est donc le film que le réalisateur de  "Le Fils de Saul”aurait dû tourner alors que ce dernier choisira un autre film : nous montrer 1H47 durant, combien c'est éprouvant de faire partie d'un Sonderkommando.

    Faut dire que László Nemes est un cinéaste qui ne sait pas ce qu'il dit car "Le fils de Saul" force la conclusion suivante : décidément, il n'y a rien à sauver chez cet être dit "humain" - victimes d'aujourd'hui, bourreaux de demain... et vice-versa ! Et puis, faut dire que c'est tellement plus "acceptable et supportable" quand ce sont les autres qui passent à la trappe ! -, d'une lâcheté et d'une bêtise incommensurables. Dieu (ce concept !) qui sait tout de nous et voit tout, l'a toujours compris puisqu'il n'a sauvé, ne sauve et ne sauvera personne qui ne sache pas se sauver lui-même. 

    Certes, ce n'est pas là le propos du réalisateur qui semble chercher à provoquer auprès du public un élan à la fois admiratif et compassionnel à l'endroit du personnage de Saul. N'empêche !

    A ce réalisateur, on concèdera ceci : ce dernier n'aurait jamais obtenu de financement si tel avait été son projet (pour rappel : ces êtres humains qui se rendent rendre complices et coupables des pires crimes pour rester en vie !). Mais alors, ne vaut-il pas mieux être le non-cinéaste de films qui auraient dû être tournés plutôt que le cinéaste de films qui ne sont pas à faire et pour lesquels on obtient souvent un financement ?

                     Peu importe dirons-nous ! Que ce jeune cinéaste soit comme tant d'autres avant lui et d'autres après lui, le cinéaste de films qui ne sont pas à faire puisque telle semble être sa destiné... la sienne et celle de nombreux de ses confrères et consoeurs !

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  • Monsieur Klein, Franco Solinas, Joseph Losey et Alain Delon : ou quand un autre regard est possible

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                 En pleine Occupation de la France par une Allemagne victorieuse, Robert Klein, marchand d’art, rachète à bas prix des tableaux de maîtres à des Juifs qui tentent de fuir le territoire.

                 Quelques mois plus tard c'est la "Rafle du Vel-d'hiv" qui scellera le destin ce Monsieur Klein peu scrupuleux.

     

    ______________________

     

                     Encensé par tout ce qui ressemble de près ou de loin à un téléspectateur, à un cinéphile, à un critique… "Monsieur Klein" de Joseph Losey, produit par le rôle titre Alain Delon sur un scénario de l’écrivain italien Franco Solinas… ce long métrage sorti en 1976  a le prestige, le mérite ou bien, l'inconvénient de l’unanimité ; autant dire, un film culte "Monsieur Kein"!

    Aussi, bon courage à qui s’avisera de formuler quelques réserves à propos de ce monument d’un unanimisme moutonnier ! Grand mal lui en prendra, pour sûr !

    Et pourtant…

     

                    "Monsieur Klein" ne serait-il pas ce qu'on peut appeler un "film menteur", un de plus,  dont le cinéma est coutumier - et pas seulement Hollywood manifestement ? Car, en ce qui concerne la dernière scène et cette voix off qui l'accompagne - écho qui se voudrait sans doute à la fois ironique et moraliste dans le genre - "Bien mal acquis ne profite jamais !" - et puis aussi - "C'est bien fait pour Klein !" -   et contrairement à ce que le scénario semble affirmer,  il n'y a pas de justice : dans la vie, les méchants ne sont jamais punis  car il  n'y a pas de morale non plus  ; ou bien alors, il faudra admettre que ceux qui entourent Klein dans ce train, et  en particulier le personnage joué par Jean Bouise dans ce wagon (à bestiaux)… que tous sont donc tout aussi coupables que lui.

    Monsieur Klein, Franco Solinas, Joseph Losey et Alain Delon : ou quand un autre regard est possible

    Monsieur Klein, Franco Solinas, Joseph Losey et Alain Delon : ou quand un autre regard est possible

               (dernière scène du film : Klein définitivement à l'étroit dans le wagon d'un train en partance - supposément - pour l'Allemagne après une rafle dite "du Vel d'Hiv"  ; dans son dos,  le personnage de Jean Bouise, un Juif spolié par Klein quelques semaines plus tôt  ; personnage censé incarné une justice immanente hélas mensongère ; et c'est alors que  le piège d'une théorie aussi fumeuse que maladroite se referme sur le trio Solinas-Losey-Delon)

     

    Alors, tous coupables : Klein et tous les autres ? Il est vrai qu'il est tentant de faire le constat suivant au regard de notre histoire ; celle de tous  les massacres et autres liquidations de masse depuis la nuit des temps : Dieu ne sauve personne qui ne sache pas se sauver lui-même car Dieu qui sait tout sait qu'il n'y a personne à sauver. Et c'est alors que le scénario se referme, tel un  piège, sur tout le monde : le scénariste, le réalisateur, le producteur, les acteurs, la critique et le public.

                     Autre remarque à propos de ce film manichéen, moralement démagogique ( démagogie communautaire  - recueillir l’estime de la communauté juive ;  sans oublier la culpabilité du non-Juif à propos des événements de la Seconde guerre mondiale) et roublard par ignorance ou par bêtise (Solinas, écrivain et scénariste,  s'est sans doute laissé "abuser" par un Delon producteur du film ; un Delon qui n'a certainement pas la carrure intellectuelle - historique et philosophique non plus - pour "gérer" un tel sujet - 1) : ce "conte" qui, encore une fois, se veut moraliste aurait été bien plus proche de ce qu'est l'être humain, de sa nature, de ce dont il est capable et de ce qu'aura été aussi l'occupation  - et par conséquent,  le film bien plus riche et précieux artistiquement et intellectuellement - si Klein avait été juif (2).

                     Certes, tout ça n'enlève rien à la qualité de la réalisation de Losey ni au film dans sa forme même si le fond ressemble fort à une escroquerie destinée sans doute à assurer le succès du film sur un plan commercial car le public - et la critique ? - aime que le méchant soit sans ambiguïté - et les gentils aussi -...  et que ce méchant soit puni à la fin.

                     Il s'agit indubitablement d'un film destiné à faire l'unanimité ; unanimité que l'on doit toujours questionner ; la vigilance et la lucidité s’en trouvent alors renforcées ainsi que la raison du plus raisonnant par voie de conséquence.

                    Le débat est ouvert. Qui s‘en plaindra ?

     

     

    1 - A ce propos, il faut bien se résoudre à constater que  Delon a sombré le jour où il a cessé d'obéir au cinéma en produisant ses propres films et à ceux qui ont écrit et écrivent encore son histoire qui a maintenant plus de cent ans, en lettres d'or. 

     

    2 - Louis Malle avec son "Lacombe Lucien - 1974" (film a contrario puisqu'il s'agit d'un méchant qui "finit bien" : rédemption amoureuse oblige !) qui n'a pas fait l'unanimité - loin s'en faut -, est certainement bien plus près de la vérité ( vérité qui attire toujours autant d'ennuis manifestement, hier comme aujourd'hui) de notre nature, tous humains que nous sommes, et de cette période maintenant historique (l'Occupation sous la Seconde guerre mondiale), et donc bien loin du mensonge de ce "Monsieur Klein" de Losey-Solinas-Delon. 

     

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  • Karl Marx : 200 ans déjà et toujours aussi performant

     

     

                  Karl Marx serait donc l’auteur du 19è siècle de la nécrologie du Capital du 21e siècle. Marx aurait tout dit à propos du Capitalisme, de ses origines à sa mort prochaine, toujours annoncée, toujours remise à plus tard car le capitalisme n’en finit pas, pour les uns, de crever, pour les autres, de se transformer ; dans ce dernier cas, on remarquera qu’il n’est pas question d’adaptation car le Capitalisme a eu rarement à s’adapter ne faisant que tout aussi rarement l’objet d’une remise en cause qui le menacerait jusque dans ses fondements à la fois culturels, matériels et psychiques…

    Non ! Le Capitalisme ne s’adapte pas ; il contourne les quelques obstacles qui se dressent de temps à autre devant lui pour mieux continuer de s’étendre et de conquérir de nouvelles parts de marché car le Capitalisme est son propre marché ; de plus, c’est un « leader né » : il conduit tout autant qu’il éconduit. On dira, un rien taquin, qu'il est depuis le Moyen-Age « l’auto-mouvement d’éternité du monde en le monde » pour reprendre une formulation de Francis Cousin à propos des communautés primitives.

                 Pour revenir à l’œuvre de Marx, à son travail titanesque, on oublie un peu trop rapidement qu’il se pourrait bien que Marx ait décrit la nécrologie du communisme en pensant écrire celle du Capitalisme qui n’a pas cessé de s’étendre et de triompher jusqu’au tout marchandise ! Et quand on pense au grand projet de ce Capitalisme qui n'aime rien tant que de se fixer de nouveaux défis, un projet pour les siècles à venir qui concerne encore et toujours l’être humain, avec pour cible non pas son psychisme (cette tâche est déjà accomplie : la relation humaine n'est maintenant concevable dans un cadre exclusivement marchand ou à des fins marchandes) mais bien plutôt son corps : le trans-humanisme pour ne pas le nommer ; l’homme augmenté ; et d’une pierre deux coups : l’humain rayé de la carte...

    On peut légitimement penser que ce Capitalisme-là saura admirablement gérer notre propre mort bien avant que nous tous soyons à même de précipiter la sienne.

     

               Francis Cousin est philo-analyste, et si cela peut en rassurer plus d'un, docteur en philosophie ; émetteur et transmetteur de l’œuvre de Karl Marx sous l’œil bienveillant (dans le désordre) de Rosa Luxembourg, Simone Weil, Protopkine, Guy Debord, Marx, Engels, Hegel et des pré-socratiques - Empédocle, Héraclite et Parménide -, de mauvaises langues seront très certainement très vite tentés de qualifier Francis Cousin de « groupie marxiste» puisqu’il semblerait que Marx ait toujours raison, qu’il a tout prévu et qu’après Marx, on ne peut que radoter ou bien, travailler à la périphérie…  ce qui peut en énerver plus d’un.

    Or le malheur veut que la vérité soit dans les détails, comme pour le diable : Marx n’avait pas prévu que Henry Ford fabriquerait des automobiles pour ses salariés aliénés ; en d’autres termes, Marx n’avait pas prévu l’embourgeoisement de la classe ouvrière ou du prolétariat : congés payés pour tous, vacances et loisirs pour le plus grand nombre… et puis enfin : la télé , et là, franchement, plus aucun espoir n’est permis.

    Force est de conclure qu'il n’y aura donc pas de dictature du prolétariat  - même avec le mouvement "Nuit debout" et une action syndicale tenace de la CGT ( je plaisante ! ) -, mais la bonne vieille dictature de l’argent et de ceux qui le servent.

    N'empêche que... Francis Cousin laboure son champ - marxiste de surcroît -, qui est aussi son pré-carré ; il n’en sort jamais tout en nous invitant à l'y rejoindre…

    Francis Cousin serait donc à l’origine d’un nouveau concept : le groupie philologue ?

    Allez savoir !

     

                    Ci-dessous, quelques reprises de l'exposé de Francis Cousin au cours de son intervention chez Meta-TV :

                   - L’anti-fascisme est le pire produit du fascisme et de la dictature de la marchandise tout comme l’antiracisme est le pire produit du racisme et de la domination du patronat...

                   - Prolétariat : condition de l’anti-humain ; classe d’hommes et de femmes qui n’ont aucun pouvoir sur leur condition d’existence...

                   - Classe capitaliste :  la liquidation de la bourgeoisie propriétaire des moyens de production issue de la révolution française date de 1914. Cette bourgeoisie a été supplantée par des oligarques, des fondés de pouvoir, salariés non propriétaires des moyens de production de la dictature marchande (industrie, services, commerce et médias)...

                    - Révolution bolchévique : Marx est l’anti-thèse radicale du bolchévisme. Marx prône la disparition de l’Etat et de la dictature de l’argent...

                    - Franc-maçonnerie : avant-garde du Capital...

                    - Satanisme : le satanisme, c’est le culte de la marchandise ; de l’impuissance à conduire sa vie, son existence, à pouvoir peser sur elle (réification de l’être humain, de l’être primordial), arrive alors le transfert sur la souffrance de l’autre...

                    - Terrorisme, ingénierie sociale… tout est immanent ; immanence du fétichisme aliénatoire de la marchandise et de son despotisme qui se répand sur le monde...

                    - Tradition primordiale chez Marx : l’essentiel et le début, le primordial est à la fois ce qui est important (qui arrive en premier) et ce qui est au début. La tradition primordiale, cette aspiration, cette invariante sacrale qui, depuis la dépossession de notre être, subsiste en chacun de nous, est la cause de notre insatisfaction avec le monde contemporain car avant la scission de l’homme avec l’homme et de l’homme avec la nature, durant des millénaires nous avons vécu en communauté organique, sans Etat, sans argent, sans exploitation...

                    - Le sacral n’est pas le sacré. Le sacral c’est l’être achevé ; le sacral est anti-religieux, c’est le sacré sans la religion. Le sacral c’est le tout du monde (voir les pré-socratiques : Héraclite, Parménide) ; un monde insécable. Alors que le sacré à côté du profane est le liquidateur judiciaire du sacral.

                    - Révolution néolithique : naissance du capitalisme ; stock agraire, surplus de production ; naissance de l’échange, du troc entre groupes externes puis internes ; d’où la destruction de la communauté avec l’échange.

                    - Proudhon versus Marx : Proudhon veut équilibrer la contradiction de la marchandise ; le bon côté de l’économie venant tempérer le mauvais ; une solution : le mutualisme, la coopérative pour amender les excès du capitalisme. Alors que pour Marx, le capitalisme et le fétichisme de la marchandise ne sont pas amendables ni améliorables car toute l’économie politique débouche sur la même exploitation.  On n’aménage pas, on le détruit. Pas d’économie nouvelle, pas de système bancaire nouveau : il faut supprimer la politique, l’échange et l’argent.

                    - La révolution agraire : transfert des campagnes vers les villes, cette révolution marque la naissance du règne de la marchandise en permettant la naissance d’un capitalisme industriel et moderne. 1789, acte militaire, est censé mettre la France à l’heure des pendules de la révolution industrielle anglo-saxonne.

                    - Marx et le Judaïsme : le Judaïsme est l’appendice de l’argent ; les textes religieux juifs codifient une alliance commerciale abrahamique.

                    - Une remise en cause que le Capital ne peut pas admettre, récupérer, dépasser ou recycler, c’est la remise en cause du « tout marchandise » ; remise en cause du consumérisme, du mercantilisme.

                    - Seule la colonisation permet au Capital de résoudre les crises : colonisation, captation des richesses, des territoires, des ressources pour affaiblir la concurrence ou mettre hors-jeu des régions entières : le Moyen-Orient depuis les années 90, Syrie en tête qui a le tort de résister à l’hégémonie des USA et de ses alliés.

                    Et Francis Cousin de nous rappeler à toutes fins utiles : "Depuis le 11 septembre - manipulations monétaires (économie financière sans lien avec la production) et manipulations terroristes (le capitalisme dans sa phase supérieure veut le chaos du monde pour mieux maîtriser des territoires stratégiques) sont indissociables. Le terrorisme est le cœur stratégique de la production de la terreur ; pour créer l’union nationale il faut le terrorisme : l’endormissement et le renoncement à une autre organisation de l’existence en remettant en cause le mondialisme.

    Dans ce contexte, Islam et le djihadiste accouchent de mouvements archaïques incapables de menacer la suprématie étasunienne sur un plan technologique et économique."

    Lien permanent Catégories : AA - Serge ULESKI, littérature et essais, Art et culture, Histoire et révisionnisme, Karl Marx, Politique et actualité 0 commentaire
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