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Art et culture - Page 5

  • Jean Piat "Acteur dans l'acteur" n'est plus...

                

    jean piat les rois maudits, Claude Barma d'après l'oeuvre de Maurice Druon adaptée par Marcel Jullian

     
     
                     Jean Piat n'est plus... même s'il demeure et demeurera dans toutes les bonnes mémoires comme les auteurs dans les bonnes librairies et bibliothèques.
     
    En 1972, dans "Les Rois Maudits" (1) - série dramatique française en six épisodes réalisée par Claude Barma d'après l'oeuvre de Maurice Druon adaptée par Marcel Jullian -, Jean Piat représentera la plus grande prestation d'un acteur à la télévision, aujourd'hui encore... dans le rôle du sanguinaire Robert d'Artois dans un siècle tout aussi sanglant, le XIVè.
     
    Sociétaire de la Comédie française, plus tard rejoignant le théâtre privé et la comédie de boulevard, un regret persiste toutefois : que Jean Piat n'ait pas fait le choix de la carrière qui aurait pu être la sienne dans le répertoire contemporain (2) avec les meilleurs auteurs et les meilleurs metteurs en scène des années 70, 80 et 90 ; en ce qui concerne le répertoire classique, on pense bien évidemment à Shakespeare ;  il en avait l'étoffe sans l'ombre d'un doute ; il aurait fait un excellent Macbeth, et plus tard, un très beau Roi Lear.
     
    Un physique exceptionnel, une technique vocale et corporelle gigantesque - diction, intonation, modulation, changements de rythme époustouflants -, Jean Piat n'était pas acteur, il était l'Acteur dans l'acteur ; il l' était doublement donc !
     
     
     
    1- On pouvait avoir alors 12 ou 13 ans, et si on ne comprenait pas tout, avec cette série "Les rois maudits", on savait qu'il y avait, là, sous nos yeux, quelque chose d'important et d'unique qui nous était proposé.
     
    2 - Est-ce Jean Piat qui a refusé de travailler avec des metteurs en scène qui, depuis les années 80,  maltraitent les oeuvres... de Shakespeare à Beckett ?
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  • Il était une fois un Prisonnier : Patrick Mc Goohan

                       

     

                        « Un agent secret britannique démissionne et s’apprête à quitter la Grande Bretagne ; gazé, il est ensuite enlevé. Quand il reprend conscience, cet agent ne tarde pas à comprendre qu’il est prisonnier dans un lieu inconnu, un village - le Village ! - d'où il semble impossible de s'échapper. Dépossédé de son identité, "Le Prisonnier" n'aura alors avec pour seul nom un numéro : le 6.  Très vite, il tentera tout pour quitter le Village bien que constamment épié, interrogé sur les motifs de sa démission, harcelé et traqué. »

                Qu’est-ce que cache la démission du numéro 6 ? A-t-elle pour but de vendre à prix d’or des informations au camp d’en face ? 

    De le découvrir, telle est la tâche de tous les « numéro 2 » (N2) qui gèrent le Village et qui se succéderont car, à chaque échec de ces N2 qui obéissent aux ordres d’un unique Numéro 1 (N1) (dont on nous privera de son visage et de sa voix), ils seront remplacés.

     

                                                                ___________________

     


                         

     

                 

                 "Le prisonnier" (1967-1968), c'est le Grand-œuvre de l’acteur, auteur, metteur en scène qu’est Patrick McGoohan (décédé en 2009), entouré du producteur David Tomblin,  du scénariste en chef George Markstein et de Lew Grade maître d'ouvrage de la série, fondateur de la chaîne ITC  ainsi que des auteurs et réalisateurs (une vingtaine au total)  qui se sont succédé durant la durée de la série et qui ont su assurer au fil des épisodes une cohérence et une continuité convaincantes et toujours novatrices ; car McGoohan est bien à l’origine de cette série mythique qui met en scène un agent des services secrets britanniques qui n’a eu qu’un seul tort : vouloir démissionner et passer à autre chose.  

                  Epopée épique…. surréaliste dans la forme, réaliste dans le fond, chef d’œuvre télévisuel inégalé, série au temps suspendu car au fil des épisodes, il est décidément impossible de déterminer combien de temps s’est écoulé depuis le premier jour de captivité du Prisonnier : un an, six mois, cinq ans ?  17 épisodes plus tard, on n’en saura toujours rien...

    Ambitieux et exigeant, dialogues ciselés d’un niveau bien supérieur à tout ce que l’on pouvait attendre des séries de la même période… c’est bien d’une liberté de création télévisuelle sans précédent dont l’acteur a pu jouir  comme peu de réalisateurs-télé avant lui et après lui  car nombreux sont ceux qui font le constat que rien depuis  n’a été fait comme cette série ; d’où son caractère précieux qui, génération après génération, n’a de cesse de susciter nombre de commentaires et d’analyses car tous y sont venus, y viennent et y viendront à cet OVNI télévisuel qu’est  « Le Prisonnier » car tous reconnaîtront qu’en 1967 on savait déjà regarder loin, loin devant et voir juste, qui plus est.

    Le prisonnier il était une fois Patrick Mc Goohan

     

                    Allégorie anxiogène au possible et visionnaire donc, avec « Le Prisonnier » ne nous y trompons pas : c’est  toute la société occidentale (et la société plus anglaise que britannique en particulier, avec ses rituels figés et l’arrogance des classes dirigeantes) qui, en pleine guerre froide, est mise en accusation : pseudo démocratie, pseudo liberté de penser, pseudo indépendance d’esprit, propagande à tous les étages, et ce 20 ans avant Noam Chomsky et Edward Herman et leur étude sur  « la fabrication du consentement dans les sociétés modernes ».

    Forme cyclique, suite récurrente, dans un éternel retour que Nietzsche n’aurait pas désavoué - retour au Village et à une détention psychiquement préjudiciable -, puisque le N6 n’a de cesse d’échouer dans toutes ses tentatives d'évasion… avec la série "Le Prisonnier" on retrouve le mythe de Sisyphe.

    Variations sur un thème unique - l’impossibilité d’une évasion pérenne et réellement libératrice, une libération non instrumentalisée –, avec « Le Prisonnier » c’est tout le concept de la liberté qui s’en trouve malmené.

                   Acteur aux critères moraux très exigeants… ( McGoohan refusera le rôle de James Bond jugé trop manichéen pour son goût), les deux derniers épisodes écrits et réalisés par l’acteur, confirmeront  le caractère allégorique de la série ainsi que le courage et le talent d’auteur de Mc Goohan.

    Un physique exceptionnel, une manière d’être à l’écran  à la fois détachée, sereine et inquiétante, c’est l’intelligence de Mc Goohan qui place cet acteur-auteur-réalisateur  au-dessus de ces contemporains ; le sommet est atteint lors du dénouement (épisodes 16 et 17), dans le face à face, le huit clos à la scénographie très contemporaine, de Becket et Ionesco à Pinter, entre le N6 et le N2, petit homme barbu, monomaniaque, l’acteur australien époustouflant Léo McKern,Le prisonnier il était une fois Patrick Mc Goohangesticulateur vindicatif ; sans doute le N2 le plus extravagant, le plus tonitruant que la série nous proposera.

    L’intelligence de McGoohan c’est aussi d’avoir compris qu’il importait peu, finalement, de connaître l’identité du N1 car l’enjeu est ailleurs ; McGoohan s’orientera alors, au grand désespoir des groupies de la série qui attendaient tout du dévoilement de cette identité, vers un choix jugé énigmatique et elliptique dans le contexte d’un projet destiné à une audience télévisuelle : celui de la figure de « l’ennemi de l’intérieur » ; concept complexe, aussi évasif qu’évanescent car il s’agirait de surcroît d’un ennemi logé en chacun de nous.

    Cet thèse de l’ennemi de l’intérieur, l’acteur nous  le confirmera comme suit : « Le N 1  pourrait tout aussi bien être l’alter égo du N6 » - et ce, bien que leur projet respectif diffère ;  en d’autres termes, il y aurait du N1 chez le N6 et vice-versa.

    Le Prisonnier serait  donc comme « en prison avec lui-même » : il serait alors à la fois geôlier, détenu et gardien de son propre emprisonnement.

    Dépersonnalisation achevée, le Village, son mode de fonctionnement ont bel et bien triomphé.

    « Ennemi de l’intérieur », « en prison avec lui-même »,  soit ! Et si tel est le cas, que la nuance suivante soit apportée à cette interprétation de Mc Goohan dont l’analyse (ou le diagnostic) omet de préciser que ce « lui-même", celui du Prisonnier ( ou/et ce "nous-mêmes" étendus au public de la série), ne lui appartenait plus depuis longtemps déjà ; en effet,  cet ennemi, c’est aussi et surtout un « ennemi extérieur » qui a vampirisé et qui peu à peu, dévore l'humanité du N6 et par ricochet, notre humanité à tous. Le « Je » est bel et bien définitivement un autre... à notre insu ou bien en toute conscience.

    Dans le cas contraire ("Nous sommes notre propre et seul ennemi"), cela reviendra à faire porter l’unique responsabilité d’un régime totalitaire sur les victimes et sur elles seules ; responsabilité bien trop lourde, bien trop abstraite pour expliquer la nature et les conditions de maintien dans le temps d’un tel régime (n’en déplaise à Soljenitsyne qui était d’avis que si l’on doit juger le régime soviétique un jour, c’est 250 millions de Russes qu’il faudra faire tenir dans le banc des accusés).

                Le N6 triomphera  (ou du moins croira avoir triomphé) une fois pour toutes du N2, le dernier, qu’il épuisera jusqu’à sa mort sur la question du « pourquoi » de sa démission puisque cette question n’obtiendra aucune réponse.

    Le N6 triomphant, reconnu comme tel, demandera à rencontrer le N1. Son vœu sera exaucé au-delà de ses attentes. En effet, il se verra proposer d’assumer le leadership du Village car il est maintenant un exemple, une exception qui enfreint la règle : il n’a pas cédé ; il est resté un « individu » capable de jugement autonome et d’une résistance à toute épreuve. Néanmoins, il refusera ce leadership, préférant la liberté : son départ du Village ; d’autant plus que pour McGoohan créateur de la série, l’enjeu est finalement ailleurs : ni dans la découverte de l'identité du N1 ni dans la fin de la captivité du N6 ; il est dans le potentiel inépuisable de l’allégorie que cette série décline épisode après épisode.

    Ce fameux N1 sans visage (sinon celui que le N6 hilare derrière le masque d’un chimpanzé nous proposera), et sans voix audible par le spectateur, cet ennemi à l’intérieur plutôt que cet « ennemi de l’intérieur », n'est-ce pas finalement ce qu’on nomme aujourd’hui le « Système » ? Une énergie, une force, une contrainte plutôt qu'une présence, qui ne connaît aucun repos, aucune baisse de régime ; le Système et ceux qui le servent ; ses « victimes » aussi ; victimes consentantes débarrassées de la « tentation victimaire » et de la nécessité de la révolte  : victimes comblées, qui en redemandent ? 

                  Mc Goohan dévoile son jeu et joue carte sur table ;  il nous fait remarquer le fait suivant dans la dernière scène du dernier épisode : recouvrant sa liberté, de retour chez lui, à Londres, accompagné du majordome qui n'a pas cessé de servir tous les  N2 qui se sont succédé, Le prisonnier il était une fois Patrick Mc Goohanet alors que ce dernier se dirige vers l'entrée de l’appartement de son nouveau « maître »,  appartement situé au rez-de-chaussée, la porte s’ouvrira sans son intervention tout comme lorsque le N6  entrait et sortait de son logement-prison situé dans le Village.

    A ce sujet, là encore, McGoohan est sans ambiguïté ; inutile de se bercer d’illusions : le Prisonnier restera prisonnier ; et tout recommencera, au Village ou ailleurs car sa nouvelle liberté est déjà sous surveillance et sous réserve ; le « Système » a déjà commencé à la "traiter".

    La liberté est un leurre pour chacun d’entre nous, conclut Mc Goohan. Il n’y aura pas d’exception.

     

    ***

     Le prisonnier il était une fois Patrick Mc Goohan

    Le trio final ( Le N2, le N6 et le majordome) 

     

     

                    Kafka, Edward Bernays, Huxley, H.G Wells, Orwell... tels sont les auteurs « fantômes » derrière cette série qui ne vieillit pas ; série hors du temps, intemporel, novateur ; sa critique d’un progrès technique au service d’une  technologie intrusive et intolérante - progrès que, soit dit en passant, l’on confond souvent avec l’innovation (car dans les faits, le progrès c’est tout ce qui nous rapproche de la justice… justice des conditions de vie et dans le fait d’être au monde avec les autres), demeure valide ; ce progrès-là  fera de nous, a déjà fait de nous tous, des instruments au service d’une finalité d’une force contre laquelle il est à la fois difficile de lutter  et de résister : celle du tout marchand ( McGoohan dénonçait dans une interview à la télé canadienne en 1977, tout en la plaçant au centre de nos préoccupations présentes et à avenir,  cette société  du tout marchand - "C’est le Pentagone, Hollywood et Wall-street qui commandent et qui font de nous des esclaves ...") aux effets dévastateurs sur un plan psychique (individuel) et sociétal (collectif) et le verrouillage de sa remise en cause.

    Aujourd’hui, nous ne sommes qu’au début de ce destin qui sera celui de l’humanité : de moins en moins d’humains, de plus en plus de pions sur un échiquier à couches multiples, dont le sens reste caché aux yeux du plus grand nombre, comme autant de strates impénétrables pour une réalité intimidante qui force  la résignation.

                    Habitants captifs, nous sommes tous dans ce Village tel qu’il nous a été donné de l’observer dans son mode de fonctionnement au cours de cette série saisissante qu’est « Le Prisonnier ».

    Saisissante ?  Voyez : il est encore question de captation ! On en n'aura donc jamais fini avec l'enfermement et l'anéantissement ?

     

                Pour prolonger, cliquez : Le Prisonnier - analyse complète en 4 parties.

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  • Nina Simone : il n'y a pas de cause heureuse

                          

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                   "Aucun homme n'a été insulté comme l'homme noir"

     

                                                                               A. Césaire

     

                      

                             "What happened, Miss Simone ?" - documentaire de 2015

     

     

                      « Artiste légendaire et militante passionnée des droits civiques, Nina Simone a marqué son époque autant que son époque l’a marquée. Comment une enfant prodige du piano est-elle devenue une icône controversée du Black Power ? "What Happened, Miss Simone ?" retrace le parcours hors-norme d’une des artistes les plus appréciées et les moins comprises du XXe siècle signé par la réalisatrice Liz Garbus. »        

     

                   Nina Simone (née en 1933 - décédée en 2003) n’a eu qu’un regret : n’être pas devenue la première pianiste noire concertiste alors qu’elle avait étudié pour ça.

    A l'heure où Aretha Franklin décorée par Bush junior courait les "talk shows" produits et présentés par des Blancs, Nina Simone, dans son engagement pour les droits civiques, y laissera sa carrière puisque cet engagement lui fermera plus de portes qu'il ne lui en ouvrira ; elle y laissera aussi sa santé mentale, et sa santé tout court.

     

                                   Résultat de recherche d'images pour "noirs pendus"

                "Dès mon plus jeune âge, avec les Blancs de la ville, je savais inconsciemment, je savais que si l’homme noir se soulève il serait assassiné."

     

                   

    Mr Backlash blues : « Du sang sur les feuilles, des corps noirs suspendus dans la brise du sud »

     

     

                        

                                         Texte de Louis Aragon : ICI - Mélodie de Georges Brassens

                           

                                   "Mon amour,mon bel amour, ma déchirure"

                  Chahutée, bousculée, malmenée puis battue dans sa chair, Nina Simone connaissait tout le malheur d'une mésalliance amoureuse : un compagnon brutal et sans nuances.

                  Aussi...

                 Si seulement tous les êtres malheureux étaient sans talent, sans importance, sans doute, n'aurions-nous alors jamais mené ce combat de tous les jours contre le malheur des conditions d'existence et le destin tragique individuel contre lequel les êtres restent parfois sinon souvent même, sans défense.

                  

     

                    

               (sur une mélodie de Charles Aznavour - "L'amour c'est comme un jour")

                                                      

                            "Finis les pleurs ! Finie la peur, demain c'est mon tour"

              

                     «  “Afro-américain, une race perdue ! Pas de pays, pas d’histoire, pas de maison, pas d’origines ; il nous faut tout savoir sur nous !

                     Quand le moment  des droits civiques a surgi soudainement j’ai pu exprimer ce que je ressentais depuis tout ce temps. Quand j’étais jeune, je savais que pour survivre en tant que famille noire on devait garder des secrets. On ne se plaignait jamais de la pauvreté, ni du fait d’être exploités ni d’être défavorisés, on devait se taire. Je savais donc que briser le silence signifiait la confrontation. »

     

    __________________

     

                       Années 80 et Nina Simone : « Les droits civiques ? Quels droits ? Il n’y a pas de droits civiques. Tout le monde a disparu. »

     

     

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                  44e président des États-Unis, élu pour un premier mandat le 4 novembre 2008 puis réélu, pour un second, le 6 novembre 2012, la présidence de Barack Hussein Obama touche à sa fin ; durant ces huit années, il aura été toujours autant périlleux d'être pauvres et noirs aux Etats-Unis ainsi qu'ouvriers payés à quelques Dollards de l'heure ; la candidature éphémère de Bernie Sanders et les événements dramatiques de "maintien de l'ordre" de la société américaine auront  au moins permis de le rappeler au monde entier. Autant pour ceux qui, en 2008, ont salué la victoire de ce Président noir, comme un miracle.

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  • Dis Cesaria, qui étais-tu quand tu n'étais pas encore Evora ?

     

                      Une voix formée dans les vapeurs d'alcool et la fumée des bars du Cap-Vert- volutes d'une célébrité à venir aussi improbable que méritée -, face à des clients, autochtones et touristes, pas toujours prévenants et attentifs... 

    Une voix au caractère forgé dans la poussière de Mindelo, sa ville natale... poussière levée par des pieds nus sous la menace d'un estomac dans les talons : celui d'une famille de quatre enfants à nourrir...

                       Regard doux mais sans illusions, dure à la tâche, pour Cesaria Evora le succès, même tardif, c'était... "... quand on n'a plus à s'inquiéter de savoir comment on va faire manger toute la famille".

    Et c'est ce même succès qui lui fera quitter son île, et non la pauvreté, contrairement à tant de ses compatriotes...

     

     

     

                       Elle a chanté Saudade d'Armando Zeferino Soares, enfin reconnu comme le véritable et unique auteur-compositeur de la chanson, après un long périple judiciaire, bien des années après sa création dans les années 50…

     

                      Saudade, qui est plus qu’une chanson, est l’expression d’un désir intense pour ce qui a été perdu - un pays, l'être aimé -, tout en gardant espoir, et puis sans doute aussi... l’expression de quelque brûlure de l'âme.

     

                       Epuisée (d'aucuns préféreront un "... pressée comme un citron par des tour-managers jamais rassasiés - commission oblige !), Cesaria Evora avait demandé à pouvoir se reposer : elle a été exaucée il y a quelques jours (le 17 décembre 2011) ; en revanche, on sera en droit d'espérer que sa voix ne connaisse, elle, aucun repos.

                       Mais... dis-nous Cesaria : qui as-tu été et comment as-tu vécu (vaincu ?) durant toutes ces années, et alors que tu n'étais pas encore Evora ?  

                          

     .

                  Pour prolonger... cliquez Cesaria Evora - site officiel

                           

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  • Fréhel et la condition humaine des années 20 et 30


                                   

                                                              Toute une vie déclinée en 3 minutes

     

                 Des mélodies impeccables, d'une grande efficacité et d'un grand classicisme, des orchestrations tirées au cordeau sur des textes rarement complaisants, c'est la chanson réaliste des années 20 et 30....  témoin de la condition humaine... condition féminine en particulier quand c'est la voix de Fréhel qui témoigne avec ses auteurs et ses compositeurs.


                                           

                                            "Les filles qui la nuit...." ... s'offrent au coin des rues

     


                                             

           Apologie de la pauvreté ou bien... dénonciation des taudis ? Chanson au texte polysémique ; plusieurs interprétations seraient donc possibles ?

     


                                           
                                               

                                                     Quand le "mâle" et les coups prévalaient

     

    Pour prolonger, cliquez : le meilleur de Fréhel

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  • Des nouvelles du Rap avec Kimto Vasquez

     

                 L'artiste s'entretient avec David L'Epée - intellectuel indépendant (tel qu'il se définit) de nationalité suisse engagé en politique.

     

     

                      Une tête bien faite, une maturité accomplie... serein, déterminé et sûr de lui... c'est Kimto Vasquez !

     

    *** 

     

    Tonton du café du commerce (recueil hérétique) - Kimto Vasquez

      

    Une très belle production

     

     

     

     

    Pour prolonger... cliquez Rap et rappeurs

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  • George Carlin : l'oncle d'Amérique de Dieudonné

                       Election américaine oblige !

     

     

                Décédé en 2008, à l'âge de 71 ans, George Carlin aura fait rire et penser, 50 années durant, des millions d'Américains et d'anglophones.

     

     

    Cliquez sur " paramètres" (settings) puis sur "subtitles" pour activer la traduction française


    "Ca s'appelle "le rêve américain" car, pour y croire, il faut être endormi".

     

    ***

     

     

                        Dans un monde où la bêtise et le mensonge sont rois, rien n'est plus drôle et plus terrifiante que la vérité.

     

    ***

     

                     Satiriste et polémiste d'origine irlandaise, George Carlin n'épargnera personne : Présidents, gouvernements et leur politique, la société moderne américaine, les religions, les communautés, les lobbies... il ne connaîtra aucun tabou, il s'autorisera tout ; il abordera tous les sujets sans retenue ni auto-censure.

     

     

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    Pour prolonger, cliquez : Les vidéos de George Carlin

     

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  • Musée Soulages : un Rodez d’acier à l’ombre d’une cathédrale

     

     

                 

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    Cinq volumes d’acier, le fruit d’une architecture réduite à sa plus simple dimension et absence d’expression ; cinq conteneurs abandonnés à la rouille – manque plus que les quais d’un port et le son d’une corne de brume -, au service d’une architecture où rien ne doit dépasser, pas un cheveu et sûrement pas une mèche rebelle ; architecture au ras de pâquerettes, rasée de près...

    Dès maintenant, précisons que les parties émergées du musée qui n’abritent aucune œuvre  - les 500 tableaux du peintre sont relégués dans un 2e sous-sol, parking et tombeau -, semblent dans les faits, et contre toute attente, davantage destinées à dissuader les visiteurs de franchir le seuil d’un hall sans accueil, d’une boutique et d’un restaurant... que de s'y ruer. 

     

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     A propos de ce restaurant-brasserie nommé "Café Bras", d’une imbécillité et d’une idiotie rares dans sa prétention à pouvoir assurer la continuité de l’ouvrage, matière, lumière et espace jusque dans l’assiette, une brochure ne reculera devant aucun commentaire : « Café Bras présente une offre alternant bistronomie et gastronomie dans l’esprit de l’œuvre de Soulages.»

    On ne savait pas que la peinture de Soulages était à ce point comestible. Mais alors, il doit s'agir très certainement d’une nourriture de l’âme ! Rassurez-nous !

     

                  Tout comme ce musée inénarrable, ce lieu de "restauration récréative" se voudrait ouvert sur la ville de Rodez et ses habitants ! Quand on connaît le prix moyen d’un repas... c’est à désespérer d’une bourgeoisie qui se paie une nouvelle fois la tête du populo ; et que ce populo soit aveyronnais ne change rien et ne nous sera d'aucune consolation.

    Verrouiller à double tour, imperméable, infranchissable, force est de se dire que ce qui se croit être de l’architecture a cent ans de retard car Le Corbusier n’aurait pas fait pire avec le béton et un bâtiment qui ferme la porte à toute convivialité ou rencontre fortuite avec l’œuvre de Soulages ; mieux vaut alors savoir où l’on va avant de se trouver nez à nez avec cet ouvrage impossible.

    Architecture de mort... et mort de l’architecture - mort représentée par ces bunkers et blockhaus venus tout droit du mur de l’Atlantique et des côtes normandes dans une sorte de fascination-répulsion à rebours pour les édifices du 3e Reich -, c’est donc toujours la même histoire que l’on nous raconte : la mort, encore et toujours la mort !

    Mais alors... à quand le rajout sur un de ces cinq cachots d'acier, d’une DCA qui prendrait pour cibles, pourquoi pas, la cathédrale de Rodez et tous les édifices dans un rayon de 60 kilomètres ne serait-ce que pour rappeler aux architectes à l’origine de cette architecture qui interdit tous les débats, tous les commentaires et toutes les conversations - car, de quoi peut-on bien parler devant une telle dictature de la matière ! -, qu’il a existé, une fois…  une Architecture avec un A majuscule.

     

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                 Si on lève les yeux, tournant le dos au musée, ou bien... passant outre, seule la cathédrale Notre-Dame sauve les lieux, trois cents mètres plus loin, et plus haut. On sera donc charitable pas tant envers les architectes Aranda, Pigem et Vilalta (agence RCR), espagnols-catalans qu'à l'égard du peintre Pierre Soulages dont «… les peintures sont des maisons zen ;  les trois quarts d'une maison zen dont le spectateur fait le quart restant. Ses tries noires, huilées, donnent à voir le rideau de fer baissé du magasin de Dieu. » C. Bobin 

     

                Nul doute qu'en ce qui concerne ce bâtiment qui se voudrait «musée », c’est bien là tout l’art contemporain (pop art, art brut, art conceptuel, peluches et fric, art trou de balle mon cul sur la commode !) qui triomphe encore une fois ; un art contemporain d'une prétention grotesque puisque cet art privé d'Art croit pouvoir encadrer, soutenir et prendre en charge l’Art moderne qui, il faut le rappeler, est l’aboutissement  d’une « tradition », d’une continuité qui va des grottes de Lascaux à Zao Wou-Ki en passant par Dali et Picasso : travail, métier, savoir-faire, recherche... un Art... art de vivre même et surtout fauchés.

    A aucun moment il n’est question de la main de l’homme à propos de ces bâtiments... comme la cathédrale de Rodez nous le rappelle tragiquement, mais bien plutôt de raccourcis-clavier, d’une souris laser et d’un logiciel de la marque Archicad pour une production d’espaces et de volumes à la queue leu leu, aux kilomètres carrés, en veux-tu, en voilà ! Car enfin... où est la fièvre de l’Art dans ces monolithes horizontaux ? Où trouver une fièvre spirituelle comparable à cette fièvre qui a érigé la cathédrale Notre-Dame de Rodez  - cordages, échafaudages,  poutres, sueur, sang et eau… "Ho ! Hisse ! Ho ! Hisse !", petites mains d’un Christianisme aux cent métiers, mille ans de savoir faire ?

    Et à défaut d’une fièvre… où trouver dans cette anomalie environnementale un enthousiasme pour l’architecture, une passion même contrôlée pour l’Art et le partage d’une inspiration ou d’un élan avec le plus grand nombre ?

     

                     Confrontés à une telle indigence conceptuelle, reste alors à développer autour de cette « pathologie » tout un discours… discours-escrocs, discours de commande du type : «... la rouille pestiférée, vecteur du tétanos, se mue en rhizomes de teinte brun-orangé et le noir, honni pour sa connotation mortuaire et satanique en plaques et lames sombres captant chaque variation de l’intensité lumineuse… »

    Il est dit aussi que l’équipe responsable de ce bâtiment est « férue d’une clarté spatiale des espaces » : il est vrai que le message est on ne peut plus clair et l’acier aussi. On nous précise que cet édifice qui se veut ou se voudrait un écho à l’œuvre de Soulages…, serait le fruit d’une admiration partagée, entre l’artiste et les architectes pour les églises romanes : et là, on reste sans voix.

    Certes, on pourra toujours se consoler et saluer le fait que ce bâtiment n’aura pas à vieillir car l'acier Corten, acier auto-patiné à corrosion superficielle forcée, utilisé pour son aspect et sa résistance aux conditions atmosphériques, a tout prévu : personne n’aura à gérer techniquement et financièrement sa décrépitude ; à peine né, le voilà déjà vieillard, pour l’heure encore enraciné dans le sol et encastré dans une colline ; il ne lui reste plus qu’à pourrir sur pied, avant de sombrer : pluies diluviennes, affaissement et glissement de terrain... 

    Pourvu que cela arrive un jour de fermeture !

    Les architectes, maintenant paysagistes - c’est une brochure qui affirme contre toute évidence que l’acier Corten s’intègre dans l’environnement paysager -,  évoquent sans rire un dialogue permanent entre la nature et l’acier ; quand on sait que ce bâtiment raye littéralement de la carte de Rodez le jardin public du Foirail…dont le kiosque de la fin du XIXe siècle modeste en superficie, et pour peu qu’on s’y attarde, a pourtant mille fois plus de présence et de charme que cette menace architecturale qu’est ce « musée »...

    Car enfin, des milliers de tonnes d’acier  et quelques plantes vertes n’ont jamais établi un dialogue quel qu’il soit avec qui et quoi que ce soit mais bien plutôt, dans le camp de l'acier, un  « Ferme ta gueule, c’est moi qui parle ! » sans contestation possible.

     

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                   Certes, Rodez reste une ville médiocre, sans architecture digne de ce nom ; mais alors quelle punition !

                   Qui donc décide dans cette ville, et depuis quand ? Marc Censi, le maire actuel ? Lui et son équipe de la communauté d’agglomération du Grand Rodez ?

    Certes, ce lieu ouvert depuis le mois de mai comble Pierre Soulages ; de plus, c’est une réussite commerciale, et comme l’argent sanctifie et le commerce aussi… on nous priera très certainement d’aller voir ailleurs si cela se fait que de déplorer, non pas tant ce projet car l’œuvre de Pierre Soulages méritent ce retour sur sa terre natale loin d’un Paris de happy-few de moins en moins heureux, mais bien plutôt ce mépris sans doute sans précédent pour l’être humain et pour la vue dans le domaine de l’architecture muséale qu’est cette construction si peu construite finalement.

     

                   Pauvre architecture ! Pauvre enseignement ! Pauvre modèle de prise de décision communale et démocratique ! Contraints et forcés, comme si l’organisation au quotidien de l’existence qui nous est imposée n’y suffisait pas, les Ruthénois, habitants de Rodez,  devront apprendre à vivre avec cette nouvelle violence qui leur est faite car les architectes oublient un peu trop souvent que  l’architecture est malheureusement « publique » : pas moyen d’y échapper et d’en réchapper !

     

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    Les outrenoirs de Pierre Soulages : une nouvelle géométrie par Serge ULESKI

     

                     Sauvons ce qui peut encore l’être : l’œuvre de l’artiste – les outrenoirs

     

               

    Diaporama des œuvres de Pierre Soulages (photos : copyright Serge ULESKI- reproduction interdite sans son accord)  

     

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  • Il y a 30 ans, mourait Pierre Desproges

    desproges pierre

                          "Depuis la disparition du comique Pierre Desproges, son œuvre est convoquée dans le sempiternel débat consistant à savoir si l’on peut rire de tout... "

    Telle est, selon Télérama, la question que soulève le fait de célébrer Pierre Desproges ou plus simplement, le fait d'évoquer son travail d'humoriste. 

    Une fois de plus, il semblerait que Télérama botte en touche ; Télérama se trompe aussi de question car la seule qui vaille  n'est pas "si l'on peut rire de tout", mais bien plutôt :  pourquoi ne peut-on plus rire de tout  ? 

     

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                       Il n'y a que Télérama pour célébrer aujourd'hui "Desproges" qui n'intéresse plus personne ; et pour cause : " Pierre Desproges, petit français blanc sans histoire, au métier et à la vie faciles et à l'humour daté  politiquement : un coup sur l’extrême droite et ses électeurs ( la classe ouvrière), et un coup sur la fausse gauche (celle du caviar) pour ne pas faire de jaloux, et puis les Juifs, histoire de s'encanailler et de se faire quelques frayeurs, et nous avec lui.

                       Les puissants, eux, en revanche, même pas peur !...............

     

                       Ce qui manquait à Desproges, c'est le courage. Or, sans courage ni sacrifice (carrière, argent, reconnaissance médiatique) rien d'important ne peut être accompli. Coluche dans sa dernière période sera plus près du courage et de la prise de risque ; Dieudonné sautera à pieds joints dedans : courage immense et prise de risque total.

    Force est de constater que la grande partie des humoristes s'attaquent aux "effets" (Desproges en était : FN, le Pen, racisme, antisémitisme, et une bonne dose de provocation et de transgression sans suite ni conséquence - aujourd'hui, c'est  Gaspart Proust qui a repris le flambeau de cette transgression gratuite car non subversive),  conscient du fait suivant : c'est quand on s'attaque aux causes que les ennuis commencent. Or, les humoristes et les ennuis ne font pas bon ménage !

    Retour donc à la case départ : celle du courage ou bien plutôt son absence.

     

                    Reconnaissons toutefois ceci à propos de l’actualité de l’humour de Pierre Desproges (on pourra aussi mentionner Coluche) :  son humour d’alors peut servir de base au traitement de cette question du « pourquoi ne peut-on plus rire de tout aujourd’hui » ?

     

                                                                                 ***

     

                      En ce qui concerne les blagues de Desproges sur les Juifs et les événements de la Seconde guerre mondiale, si celles-ci sont impensables aujourd'hui c'est sans doute pour la raison suivante : les critiques croissantes contre l'Etat d'Israël et sa politique coloniale de conquêtes des territoires palestiniens, mondialement condamnée, a forcé, ici en France,  le CRIF a déplacer le débat relatif à cette condamnation, vers la dénonciation d'un antisémitisme censé verrouiller toute parole critique relative à Israël et par extension,  tous commentaires ou analyses critiques qui visent les élites médiatiques (à défaut d'élites intellectuelles et morales) de cette communauté sur-représentée dans les médias.

    Depuis les années 80, on pourra sans difficulté noter ceci  : plus la condamnation de cet "Etat voyou" qu'est Israël se fait entendre, plus les procès et tentatives de procès en antisémitisme prospèrent ; et c'est alors que  tout ce qui concerne de près ou de loin les "Juifs" ( que le sujet soit ou pas leur allégeance indéfectible à la politique coloniale d'Israël), tout ce qui prendrait pour cible un individu qui s'avèrera être juif ( on le fera très vite savoir) devient antisémite car la "question sioniste" est devenue une question antisémite... décrétée comme telle par ceux qui sont chargés de l'évincer.

                   Intimidation, menaces, violence… un seul objectif : imposer un mur de  silence sur tous les abus de pouvoir d'essence sioniste ainsi que sur ses victimes (2).  

     

     

    1 - officine israélienne qui couvre politiquement un spectre qui va de la droite à l'extrême droite dans un contexte français ; dans un contexte israélien :  nationalisme religieux et politique (expansion territoriale  - Torah d'une main, un révolver dans l'autre - et chantage à l'antisémitisme à l'endroit de la communauté internationale) d'essence "fasciste", viscéralement  anti-humaniste, qui ne reconnaît de droit et de légitimité qu'aux Juifs (le Peuple palestinien, ça n'existe pas !) : la mère, le sang, la Torah, Dieu... leader suprême et la puissance des armes pour contraindre et dominer : pas de compassion, aucun sens de la justice et aucun respect pour le droit.

     

    2 - Dieudonné à partir de 2003 ; Pascal Boniface aujourd'hui  - plus d'info ICI

     

    Pour prolonger, cliquez : Coluche, Desproges et Dieudonné

     

               

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  • Intouchables : pourquoi fallait-il un Noir en face de ce Blanc tétraplégique ?

     

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                       Une vraie dynamique, quelques idées de cinéma, d’aucuns parleront de « bon boulot » à propos du film « Intouchables » sorti en 2011.

    Si les réalisateurs ont su le plus souvent éviter les pièges tendus par un scénario à haut risque - ceux, entre autres, du pathos, des larmes et des stéréotypes raciaux et de classes -, contrairement à ce qui a pu être écrit ici et là, pas de bien-pensance dans ce film pour la simple raison qu’on n’y trouvera aucune pensée, et c’est déjà ça de gagner ou de sauver s’empressera-t-on d’ajouter car, le travail passé des scénaristes-réalisateurs est là pour l’attester : si par malheur ces derniers avaient souhaité y prétendre… c’est bien avec une catastrophe qu’on aurait eu rendez-vous.

    Dans « Intouchables » sans doute pourra-t-on y voir en toute bonne foi, outre le souci de se remplir les poches, le désir sincère de raconter avec honnêteté une histoire… vraie de surcroît.

    Conte de fée sans morale donc (référence au fait qu’il n’y a pas de pensée) on pourra quand même regretter que les réalisateurs Toledano et Nakache aient pour les Blacks de la banlieue (1) qu’un seul projet : qu’ils torchent, lavent et essuient le cul des Blancs…

    Parce que ça, c’est quand même pas très nouveau !

    Sans oublier l’incontournable : « Touche pas à la femme blanche ! » - même sous le prétexte qu’elle puisse être lesbienne.

    Aux Etats-Unis, le film sera jugé raciste et choquant.

    Certes, il y a aux USA une vraie culture de l'antiracisme et de l'anti-négrophobie en particulier qui ne doit rien à ce PS bien de chez nous (composé exclusivement de Blancs) qui n'a pas cessé d'instrumentaliser cette lutte sans profit aucun pour ceux qui étaient concernés ; ce qui n'a pas empêché les membres de ce parti de faire de belle carrière autour de la lutte anti-raciste. 

    Le succès de 'Intouchables" n'est que le reflet d'une absence totale de culture telle que définie plus haut. Les bons sentiments n'expliquent ni n'excusent pas cette ignorance. Les réalisateurs ont su admirablement capitaliser dessus ; même la critique n'y a vu que du feu ; de leur part, seul le scénario a fait l'objet de commentaires "ironiques" et "moqueurs" sans pour autant remettre en cause le rôle tenu par un acteur qui se devait d'être noir puisque son personnage l'était.

    On retrouva le même engouement de la part du public pour "La ligne verte" de production américaine cette fois-ci ; film tout aussi scandaleux sur le fond.

     

    ***

                 Pour l’adaptation au cinéma de La case de l'oncle Tom, les volontaires n’ont jamais manqué à l’appel, et Omar Sy (2) semble fin prêt pour une nouvelle adaptation du roman de l'écrivain américaine Harriet Beecher Stowe dont les premières feuilles ont été publiées en 1852…

    En 2011, avec "Intouchables", qu'un acteur nommé Omar Sy ait prêté son concours à un tel projet, c’est déjà en soi une belle déception car enfin… difficile de ne pas se poser la question suivante : pourquoi fallait-il un Noir corvéable à merci ( un noir torche-cul)  en face de ce Blanc tétraplégique et millionnaire ?

    Devinez !

    _________________

    1 - Banlieue dont on ne sait pas quoi faire et que l’on commence à peine à savoir filmer… semble-t-il !

    2 - Canal+ oblige : génération grandes gueules et petites têtes.

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