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Art et culture - Page 9

  • Harcèlement, chantage sexuel, agression…

     
     
                      Ca sert aussi à ça la notoriété, la célébrité, l'argent et le pouvoir : acteurs, artistes, chanteurs, animateurs de télé, journalistes, producteurs, élus politiques... se servir, s'en mettre plein la braguette : Strauss-Kahn en était l'archétype.
     
    Incapables de se contenter de celles qui disent " oui" ( et pourtant, il paraît qu'elles sont nombreuses dans certains milieux), il leur faut aussi celles qui disent "non !" Prédation sans fin… arrogants, sans pitié, pourris-gâtés, tous se paient aussi sur « la bête » comme sur cette actrice prête à tout pour tourner dans le film qui lancera sa carrière ; pour cette raison, elles sont toutes vulnérables et les hommes le savent. Mais qu’elles comprennent ceci : à chaque fois qu'une d'entre elles cède, elle prépare toutes les autres à subir le même sort ; après tout, il y a harcèlement lorsque la femme dit "non !"et que l'homme insiste. Lorsqu'elle dit "oui" .... la question ne se pose même plus.
     
    Mais alors : "Qui sont-elles toutes les autres pour dire "non ?" s'interroge le harceleur.
     

    Weinstein Producteur de cinéma, polanski accusé de viol, haziza suspendu de lcp, ramadan accusé de viol, harcèlement, chantage sexuel

     
       
     
     
     
     
     
     
     
     
                    A la lumière des récits qui sont rendus public par toutes ces femmes harcelées, on découvre sans surprise, là encore, ceci : celles qui ont dit manifestement "oui" et qui ont ainsi échappé aux affres du harcèlement, sont celles qui, après avoir été sans aucun doute récompensées, n'ont pas eu assez de mots culpabilisants pour décourager leurs congénères qui s'évertuent à dire "non", de rendre public des comportements du sexe opposé inacceptables ; en effet, les dernières révélations de toutes ces femmes qui s'étaient confiées ont révélé ceci : ces femmes victimes de harcèlement n'ont pu que déplorer le fait que leurs congénères, occupant le plus souvent des postes à responsabilité, les encourageaient à se taire ; et quand on sait que... plus il y aura de femmes ambitieuses et carriéristes, plus le harcèlement sera un recours pour ceux qui souhaitent profiter de leur position pour obtenir des faveurs d'ordre sexuel... celles qui disent « non » ont donc du souci à se faire car elles ne pourront manifestement pas compter sur la solidarité de celles qui ont dit "oui".
     
    Quant à celles que se sont tues durant toutes ces années pour ne pas compromettre leur carrière, c'est sûr : les hommes ne sont pas près de renoncer à tenter leur chance avec celles qui s'apprêtent à entrer dans cette même carrière. Quant à celles qui refuseront soit de se taire soit "d'y passer"... elles se sentiront bien seules puisque manifestement, elles ne pourront pas compter sur le soutien de leurs.... rivales.
     
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  • Danièle Darrieux - Jean Rochefort : leur dernier rôle...

    Danielle darrieux

     

                            Danielle Darrieux est décédée mardi 17 octobre 2017, à l'âge de 100 ans.

     

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                            Un jeu d'une virtuosité inégalée, un physique d'exception, (synthèse féminine d'un Jean Piat pour le physique et le jeu, et d'un Gabin pour la longévité) Danielle Darrieux était née pour jouer et pour se jouer de tous ; son regard à l’écran – regard posé sur ses partenaires - était d'une justesse d'une intelligence précieuse car rare. Il faut bien dire toutefois qu'elle aura eu la chance "d'entrer dans la carrière cinématographique" en plein âge d'or du cinéma populaire français : celui des années trente, quarante et cinquante - nos  meilleurs dialoguistes, scénaristes et réalisateurs s'y sont tous donné rendez-vous.

    Nées trente ans plus tôt, d'autres actrices auraient pu sans doute connaître la même carrière (Jeanne Moreau et Annie Girardot) mais la nouvelle vague, l'arrivée d'un Louis de Funès - personnage de cinéma cynique, espiègle, arriviste et égocentrique - et plus tard, la concurrence internationale émergente dans lesquelles le cinéma français sera englouti, n'offriront jamais plus les mêmes opportunités de rôles et de films qui font aujourd'hui partie du patrimoine mondial ; et c'est alors que la qualité et l'excellence quitteront le cinéma populaire pour se réfugier dans les salles d'art et d'essais.

                           

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    jean rochefort

                                  Le comédien, Jean Rochefort,  est mort à 87 ans dans la nuit de dimanche à lundi 9 octobre 2017.
     
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                            Un des derniers acteurs à la diction parfaite. Il est vrai qu'il fait partie d'une génération qui a pris le temps, et auquelle on a aussi permis de prendre le temps,  d'apprendre à marcher avant de vouloir courir ; pour ne rien dire de ceux qui ne pensent qu'à piquer un sprint.

     

    Il suffit de comparer la prestation de l'acteur (l'articulation de son texte, sa mise en bouche : clarté, aisance, naturel, appropriation, intériorisation, rythme et variations...) dans "Ridicule" de Patrice Leconte (succès commercial d'un film très moyen finalement) à celle de ses deux partenaires -  sa fille et son futur gendre dans le film : Godrèche et Berling -, 20 ou 30 ans de plus chez l'une comme chez l'autre n'y changeront rien. Hélas.

     

     

    Pour prolonger, cliquez : Cinéma, de salle en salle...

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  • Dieudonné : saint et martyr

     

     

                    Et alors que de nouvelles tentatives d'interdictions des spectacles de Dieudonné se font de plus en plus pressantes - dernièrement en Belgique et à Montpellier ; sans fondement juridique, toutes ces interdictions ou tentatives d’interdictions violent les lois relatives à la liberté d'expression...

    De plus, on ne manquera pas de préciser ce qui suit : jamais un spectacle de Dieudonné n’a été interdit par un tribunal pour quel que délit que ce soit, et tous les arrêtés destinés à interdire les spectacles de Dieudonné ont tous été annulés par le conseil d’Etat.

     


                         Dieudonné à propos de l'arrêté municipal illégal de la mairie de Montpellier

                                    

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                   Le rire reste un mode de résistance d’une efficacité redoutable contre notre impuissance face à la tyrannie.

    Rire pointu, de spécialistes, rire qui ne perd rien pour attendre, et pour avoir trop attendu aussi, rira bien qui rira le dernier, le rire est communion et partage ; grégaire, il rassemble.

    Le rire est germination quand il révèle des savoirs enfouis et volontairement cachés. En s’attaquant au réel, il le démasque. Le rire peut être aussi une force de résistance contre la résignation ou l’impuissance.

    Avec le rire, tous les traumas deviennent gérables. Avec l'humour, toute solennité est exclue ; mais le rire n’est pas pour autant le laisser-aller quand il a pour alliés l'intelligence, la liberté et l'Art ; bien au contraire, celui qui rit, même confortablement assis, se tient mentalement et émotionnellement debout, digne et fier. Toujours !

    Rire inespéré qu'on n'attendait plus, le rire apprivoise l’horreur d’une condition ; rire boomerang et miroir, le rire expose les escrocs de la vertu et de la morale sans oublier les chantres d’une pseudo fraternité - fraternité à géométrie variable, d'un poids d'une mesure jamais égale ; fraternité sournoise qui cache mal un désir violent de domination.

    Si le rire n’est jamais loin du sanglot, c’est qu’il en est la larme sèche.

    Les mécanismes du rire sont complexes ; ils se dérobent à l’analyse exhaustive car avec le rire, son talent, son génie, il reste toujours une part d’inconnu.

    Vertigineux, en funambule de la raison, l’humour tout comme le rire, fraie avec la folie.

    Le rire est libération quand il met en scène un dépeçage des conventions, des hypocrisies et des machinations ; il libère l'esclave et nous permet de sortir de l’enfermement dans lequel nous nous complaisons. 

    Rire, humour… humour et rire, il arrive aussi que le rire rende justice à ceux qui en sont privés.Belle revanche des déshérités alors !

     

     

                            Enquête d'un journaliste Belge sur le lynchage médiatique de dieudonné

     

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                     Dieudonné exerce avec courage une vocation d’humoriste satirique à tendance corrosive ; vocation d’équilibriste qui a ses exigences : on doit être capable de prendre la communauté nationale à rebrousse-poil. Le sel de la profession cette capacité : ne jamais être là où l’on vous attend pour vous y avoir maintes fois trouvé.

    Electron libre n’ayant de compte à rendre qu’à son Art. Humoriste au vitriol, enfant de Coluche et Desproges, l’humour tel que l’envisage Dieudonné est une action pratique concrète : plus on raconte le monde moins on raconte d’histoires à un public qui serait venu oublier le temps d’un show, les vicissitudes du quotidien, ses contraintes et ses déceptions car, avec Dieudonné, on oublie rien, et l’on se souvient de tout et surtout, de ce dont on a bien failli ne pas se souvenir, tête en l’air que nous sommes tous ! Avec Dieudonné on quitte son fauteuil  plus que jamais présent au monde, dans le monde, un monde sous influence, celle de l’éternelle tentation de manipuler ou d’assujettir des sociétés, des nations, des populations et des groupes d’individus... tout ce qui rampe, marche et crève…

    Avec Dieudonné, l’humour semble pallier la coupure d’avec une critique sans concession des mécanismes de domination et la diffusion d’une telle critique ; un humour qui pose la question de l’action loin du confort des studios de radios qui nous font l’aumône de 4 minutes d’impertinence souvent sans lendemain et qui n’a pour seule conséquence que de provoquer la mauvaise humeur de petits chefs capricieux et autres hommes de mains d’un pouvoir liberticide ; la grossièreté, voire la vulgarité, prenant le plus souvent le pas sur une critique essentielle et frontale : qui fait quoi, comment, à qui et pour quoi.

    Humour hantée par la politique que celui de Dieudonné ! Rien de surprenant à cela puisque, très tôt, Dieudonné s’est engagé auprès de l’anti-racisme et l’anti-communautarisme dans un effort constant de renouvellement des enjeux de l’action humoristique, son Art, et sa pratique au service d’une analyse critique des mondes que l’on nous somme d’habiter.

    Si l’on parle d’humour ravageur, c’est bien parce qu’il fait ravage et qu’il n’a de cesse d’influer sur le cours d’une prise de conscience toujours plus exigeante et gourmande. En effet, parmi les 20-35 ans, combien ont rencontré la politique avec Dieudonné dans une France où quarante ans de Front national aura fini par avoir raison chez toutes les élites médiatiques (à ne pas confondre avec les élites morales et intellectuelles qui elles, ont déserté les médias) d'un "on ne peut pas tout dire et surtout pas n'importe quoi" : Finkielkraut, Chirac, Zemmour, Hortefeux, Luc Rosenzweig, Frêche, Elisabeth Lévy, jusqu'au Président Sarkozy en campagne et hors campagne...

    Libre à chacun de compléter cette liste...

     

                         Dieudonné : là d'où il vient, là d'où il est parti voilà 15 ans

     

    ***

     

                   La dérision et la transgression subversive ? Dieudonné est coutumier du fait ; dans ses spectacles, notre humoriste a déjà pris pour cibles sur le même mode, le racisme ainsi que deux des trois religions monothéistes ; en ce qui concerne le Judaïsme, après une première tentative en 2008, il y renoncera très vite, dissuadé par une campagne d’intimidation.

    Un plaisir décuplé que cette transgression subversive, piment d’une vie sociale qui crève lentement sous la chape de plomb d’un politiquement correct qui cache mal une débauche et une orgie de prise de pouvoir et d’intérêts sans nombre et sans précédent – et nous ne sommes qu’au tout début de ce disfonctionnement citoyen et démocratique. 

    Dieudonné est aujourd'hui banni des médias ; phénomène de vendetta jamais rencontré en France contre un artiste dans l’exercice de son art ; sous de Gaulle et Giscard, même les artistes les plus engagés n’auront pas connu un tel bannissement !

    En effet, on n'a pas connu en France un tel climat de chantage et de terrorisme intellectuels exercés sur les institutions et les médias, leurs producteurs, animateurs et journalistes (télés, radios et journaux) depuis l’ère communiste et stalinienne - le PCF en particulier, avec ses intellectuels et ses sympathisants jusqu'aux années 70.

    A moins d'être aveugle ou partisan, difficile de ne pas admettre que leurs méthodes sont étrangement identiques : insultes, discrédit, intimidation physique, calomnie, procès d'intention, amalgames, chantage affectif, chantage professionnel...

     

                     Qui sème la censure, l'exclusion et le bannissement à l'encontre d'un artiste dans l'exercice de son Art, comme ce fut le cas contre Dieudonné, récolte Faurisson - là où ça fait mal -, et en prime… un film l’Antisémite.

    Il semblerait bien que ce pays ne sache faire qu'une chose : rejeter, bâillonner, censurer, stigmatiser, traduire devant les tribunaux la moindre tentative d'exercice de liberté d'expression politique et artistique (rappeurs, auteurs, essayistes, pamphlétaires, artistes de scène, syndicalistes, activistes), tout en privant des millions de Français de parole, de porte-voix, de représentation, et finalement : d'espoir...

    Tous les médias, leurs producteurs et leurs animateurs, chroniqueurs et journalistes y contribuent, chaque jour, chaque semaine... radios, télévisions, journaux ; médias qui ignorent sciemment d'innombrables réalités et expressions culturelles, politiques et sociales. 

     

    ***

     

                    Le scandale fait tache d’huile, et tôt ou tard, il provoque une crise : toute tentative de l’étouffer le renforce car le scandale c’est aussi tout ce qu’on tente de taire. Le scandale éclabousse les tenants du mensonge, dérange toutes les catégories car le scandale c’est l’inédit et l’inouï. 

    Alors oui ! Dieudonné et la transgression… Privilège absolu de l’artiste ! La transgression...  mais la transgression boomerang ! La transgression non pas comme fin en soi mais comme moyen : dénoncer une autre transgression qui a pour objet un mensonge qui dit toujours la vérité sur le fumier d'une bonne conscience d'un mépris sans limite pour le faible, le désarmé, l'inarticulé, le vaincu qui ne vivra point ce qui ne lui sera pas accordé et donné de vivre, et qu'il ne prendra pas non plus car il ne mérite rien

    Jusqu’à ce que l’humour devienne une action collective tant il suscite à la fois l’admiration des uns, le rejet des autres et les indécis au milieu ; lesquels indécis s’en remettront inévitablement à la propagande la plus performante, celle qui contrôle tous les réseaux de diffusion qui font l’opinion ; et en ce qui concerne Dieudonné, il existe une telle dissymétrie de moyens d’action entre ceux qui « veulent sa peau » et ceux qui le soutiennent que ces mêmes indécis ont tôt fait de se dire : « Il est allé trop loin ! Il l’a bien cherché ! ». Dissymétrie que l’on retrouve dans le cadre d’une mondialisation sans retenue aux comportements prédateurs sans foi ni loi, dans les domaines militaire, culturelle et économique comme jamais auparavant. Et cela ne surprendra personne le fait que les forces rassemblées contre Dieudonné participent de près ou de loin, indirectement ou non à ce nouvel ordre mondial : celui du dumping moral(e) et des bombes.

    Dieudonné, à la fois microcosme et mini-théâtre d’opérations qui, à une tout autre échelle, sont destinées à soumettre le plus grand nombre à cet ordre mondialiste qui n’a pour seule devise : « Tout pour ma gueule » ?

    Assurément !

     

                   Bouc émissaire Dieudonné ? Là aussi, sans l’ombre d’un doute. Mais alors… comment rendre les coups que l’on reçoit ? Comment exposer au grand jour les contradictions ou les hypocrisies de ses détracteurs et adversaires souvent puissants et de mauvaise foi ?

    Si nombre d'humoristes sont à l'humour ce que les reality-shows sont à la réalité - une diversion pour le sordide ordinaire de la ménagère de plus de 40ans et autres adultes infantilisés et ados attardé(e)s -, un rire collabo donc à l'humour sans conséquence qui ne gêne personne...

    En revanche, Dieudonné est à l'humour ce que les films catastrophes et autres films d'horreur sont au cinéma : "... et même s'il ne faut pas que ça arrive, tout semble indiquer qu'on n'y échappera pas."

     

     

                           Vidéo conférence de Dieudonné le 25 mai 2012  - Partie 1

     

                       Humour en état de veille et d’alerte constant, oeuvre salubre, Dieudonné devrait être reconnu d'utilité publique. Depuis la déchéance de l’homme politique nous n’avons jamais eu autant besoin d’humoristes à risques, abrupts, dangereux car cet humour-là oblige à choisir son camp comme la politique à identifier l’adversaire. D’un côté Bartleby «  J’aimerais mieux pas… »,  de l’autre Dieudonné et son « Il faut ! »

    Dieudonné a fait de l’humour une exigence plus haute que celle de la plupart des humoristes anecdotiques qui pratiquent l’imitation, la parodie et la caricature, alors que l’humour de Dieudonné est l’exact opposé de tout ce qui est voué à l’amenuisement.En effet, au sortir de son humour, on se sent moins bête (… de somme), moins insignifiant ; on reprend la main et le dessus sur l’abrutissement, l’humiliation et le faible ressac de la désobéissance et de la dénonciation parcimonieuse et timorée.

     

     Partie 2

     

                                                          ***

     

                  On pourra ici saluer le fait que jamais Dieudonné ne s’est laissé intimider : il a rendu coup pour coup tout en évitant le plus souvent les pièges qui lui sont tendus quotidiennement. On sait pourtant comment  les stratèges pervers peuvent provoquer de la violence chez l’autre pour faire écho à la leur si bien calculée, et ainsi, forcer à la faute leur victime qui, ce faisant, dédouane bien involontairement de tout reproche les responsables de ces stratagèmes.

    Qu'à cela ne tienne... longue vie à eux tous ! Car, si la plupart d’entre nous meurt, d’autres crèvent et on aura remarqué que ce sont précisément eux qui partent les derniers ; de là, sans doute, ce monde insortable et imbuvable qu’il nous est quotidiennement demandé de subir ; vieille charogne sur laquelle on se plaira à cracher avant de prendre congé...

    Oui ! Un crachat... épais et lourd, venu non pas du fond des âges mais… du fond de la gorge... bien profond, là où se loge le dégoût et la colère...  après un raclement rhino-pharyngé de tous les diables. De préférence, et quitte à choisir, ce crachat, clair ou coloré, on le souhaitera quasi aqueux, gluant et muqueux… nez, gorge… on le fera descendre pour mieux le faire remonter… poumons, bronches, sécrétion translucide ou opaque… seul importera son poids et la puissance de son expulsion, sa cible et la force de projection…

    On a connu et soutenu l’entartage des années 80 et 90 destiné aux facétieux et aux tartuffes de la conscience humaine, il est grand temps de monter un cran au-dessus : proposons le crachat car, à l'avenir, nul doute... c’est avec ce crachat-là qu’il faudra compter.

    Et lorsque la coupe sera pleine, mais… vraiment pleine, plus tard mais bien avant longtemps, une fois nos selles devenues muqueuses, c’est alors un crachat rectal qui s'imposera à la face du monde. 

     

    Pour prolonger, cliquez : Le phénomène Dieudonné

     

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  • Rap, industrie et sauvetage

     

    Eduqué en banlieue parisienne, l'auteur Cardet a 38 ans ; il est d'origine camerounaise.

    *** 

               Si le Rap n'est pas une seule et même industrie d'une seule et même expression, les imposteurs y font souvent la loi car ils ont accès aux meilleurs réseaux de diffusion : d'où leur prédominance.

    On pensera aux rappeurs qui, la cinquantaine approchant, finissent « flics » dans des séries télé ; le rap pour lequel l’argent et les nanas sont les seules valeurs...


               Mais aussi un rap qui a sauvé la langue française du naufrage d’une chanson populaire aux textes d’une indigence abyssale : Le rap au secours de la langue française
     

             Certes, il se pourrait bien qu'une grande partie de la production du rap soit aussi et surtout un symptôme avant d'être un art : symptôme de l'instrumentalisation du racisme et du passé colonial de la France ;  symptôme d'un refuge dans un positionnement victimaire stérile et parfois manipulateur... qui n'est alors qu'une (im)posture. 

    Quant au modèle économique du Rap-game (rap commercial), qui reprochera à l'auteur de l'ouvrage de nous révéler toute l'ironie de son financement par l'Industrie du divertissement ?

     

    ***

               A chaque réalité nouvelle...

         "De toute façon, ici en France on est grillés ! J'ai pas besoin d'leurs diplômes, j'veux des billets !"

                                           Son expression inédite...

     


    kery james live feat béné titre:"l'impasse" par maklouf94

     

               Pour prolonger... cliquez Le rap au secours de la langue française

     

     

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  • Twin Peaks, Carnivàle, Lost… Pacôme Thiellement à propos des séries TV



     

     

               Twin Peaks, Carnivàle, Lost… un entretien avec Pacôme Thiellement à propos des séries TV (américaines), relevant du fantastique ou de la science fiction en particulier (1).

     

                                                                                     ***

     

                   Pop-culture, Culture-pop et Gnose, la série TV serait au cinéma ce que Warhol est à l’art pictural ?

    Décryptage, mysticisme, hermétisme, Pacôme Thiellement qui semble avoir placé la série TV au centre de son existence… en fait l'exégèse, très impliqué, très inspiré : parfois trop ? 

                       Appropriation, intégration, intériorisation, kidnapping de l’œuvre par le téléspectateur… avec la série TV l'homme démuni reprend illusoirement le contrôle car, arrive un jour où la production - forces financières et économiques sans état d'âme ni vergogne -, décide de mettre un point final à la série sans se soucier de l’avis de ceux qui l’ont fait vivre, à savoir : les téléspectateurs qui l’ont rentabilisée ; arrêt vécu par le téléspectateur-fan sur-investi, sur-impliqué (parallèle avec le football et les supporters des Clubs peut-il être fait ?) comme une dépossession - perte de l’objet de son désir (les personnages de la série, leur devenir)  ; après l’engouement et  l’addiction arrivent alors  la déception, la frustration, le manque, la colère et le deuil.

    Mais alors, comment tous ces fans  vivent-ils ce deuil qui leur est imposé ? En passant à une autre série ? Sur le mode : une série de perdue, dix de retrouvées ?

     


     

                 Si la série, c'est le cinéma de l'homme seul devant son écran d'ordinateur ou télévisuel, cinéma de l'homme dans une société défaite, une société en rupture de lien -  un cinéma sur la durée aussi, longue, très longue durée (parfois sur deux décennies), pour cette raison force est de constater que la série favorise un investissement émotionnel à haut risque ; Pacôme Thiellement nous le rappelle salutairement.

     

                Mais alors, qui fera l’exégèse des inconditionnels des séries-télé principalement américaines (au contenu parfois anti-américain ou anti-occidental soit dit en passant ) et de leur exégètes ?

     

     

    1 - Notez que l'auteur (votre serviteur) n'a visualisé en entier et n'a apprécié que deux séries : Le prisonnier et Breaking bad ; 20 minutes consacrés à un épisode de X-Files et deux épisodes des Soprano.

     

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  • Solaris ou la célébration de la vocation de l’être humain à la conscience et à l’amour

    solaris 1972, tarkovski, stanislas lem,

     

     

                  Ecrit en 1961 par l'auteur polonais Stanislas Lem, avec Solaris, présenté à tort comme un roman de science-fiction (d'autant moins oeuvre de science-fiction que dans Solaris, la science est en situation d'échec - 1) car dans ce roman il y a surtout un imaginaire de prodige qui ne cesse d’interroger l’homme sans la science, l’homme d’avant la science et une idéologie positiviste et technicisme qui a tout emporté… nouvelle foi, nouvelle loi, nouvelle religion, nouveau crédo de ces deux derniers siècles : « Dans notre situation, médiocrité et génie, c’est du pareil au même ! Conquérir l’espace ? Nous cherchons un miroir. On s’épuisera à trouver un contact qui ne sera jamais établi. C’est de l’homme dont l’homme a besoin ! »...

    Dans et avec Solaris donc, s’il est question de soleil puisque Solaris signifie « ensoleillé » -, il sera surtout question d’un océan et d’une station orbitale en désordre, occupée par des chercheurs maintenant épuisés, venus pourtant étudier cet océan dit « protoplasmique » ; sorte de gigantesque cerveau liquide capable de dérouter les esprits les plus « rationnels » : et c’est là que réside le champ de forces de Solaris.  

     

     ***

     

                  Contacts d’ordre affectif pour les uns, contacts d’un tout autre ordre pour les autres, lui se souvient de tout ; elle de rien ; lorsqu’elle ferme les yeux, elle oublie son propre visage ; lui, Kris, psychologue de renom qui vient de rejoindre l’équipe de chercheurs de la station, la reconnaît : elle est son épouse défunte, Harey :

    « Comment as-tu vécu tout ce temps ? En as-tu aimé une autre ?

    - Je pensais à toi. Surtout quand ça allait mal.

    - Comment ça s’est fini avec l’autre ?

    - Tu veux dire avec toi ?

    - L’autre...

    - On se disputait. Ce n’était plus vivable. Alors, je suis parti. Trois jours plus tard, je suis revenu : je l’ai trouvée sans vie. Mais… tu ne te souviens donc de rien ?

    - Pourquoi ai-je fait… pourquoi a-t-elle fait ça ?

    - Elle avait sans doute senti que je ne l’aimais plus. Mais à présent, je l’aime, là, maintenant, je l’aime comme jamais ! »

     

     

                 Ces visiteurs qui ne savent pas qui ils sont ni d’où ils viennent, c’est à leurs hôtes de le leur expliquer pour peu qu’ils aient le courage de les accueillir et de les accepter car ces visiteurs dérangent, irritent, indisposent au plus haut point, jusqu’au traumatisme, la folie et le suicide. Et bien heureux celui qui aura ce courage-là !

    Dans le cas contraire, que faire ? Annihiler tous ces visiteurs venus réveiller, entre deux songes, le souvenir d’une mauvaise conscience ? Les détruire eux et Solaris qui semble être le lieu d'accueil et d'hébergement de cette conscience, n'est-ce pas détruire une conscience, bonne ou mauvaise, qui fait de nous pour quelque temps encore, des êtres humains ?

    Reste alors la honte, le seul salut à notre portée ; cette honte à la fois poison et antidote que ces visiteurs ont apportée avec eux ; visiteurs qui ne dorment pas ; le plus souvent, ils ne peuvent compter que sur une torpeur enveloppante alors que leurs hôtes dorment d’un sommeil propice à tous les excès… excès d’ordre onirique.

                 Qui sont ces visiteurs alors ? Une reproduction mécanique d’êtres humains qui ne sont plus de ce monde ? De quel monde ? De la terre ? De Solaris ? Pour tenter de trouver des réponses, doit-on renouer avec une cosmogonie oubliée, aujourd’hui impénétrable ? Une cosmogonie antérieure à un questionnement scientifique qui, en ouvrant en grand notre compréhension rationnelle du monde, en a verrouillé toute autre possibilité ?

     

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                   Résurrection après résurrection, déjà morts, tous ces revenants n’en finissent pourtant pas de « mourir » puis de revenir à la « vie » entre deux convulsions et autres spasmes, à chacun de leurs retours ou bien plutôt : à chacune de leurs réapparitions ; et alors que personne ne semble à même de les sauver d'une errance qui ne connaît aucun repos, c’est Harey, fière mais désespérée, une Harey déterminée qui luttera jusqu’au bout, jusqu’à l’épuisement pour tenter d'obtenir la pleine reconnaissance de son « humanité solaristique » ; et Kris d’y croire avec elle, épris d'une compassion irrésistible, face à l'hostilité de ses compagnons d'infortune dans le contexte d'une station orbitale maintenant tout à fait délabrée au sein d'un environnement chaotique, jusqu’à ce que cette "Harey" devienne alors plus vraie à ses yeux, plus chère encore que toutes les vérités scientifiques de l’univers :

    « Dis-moi : je lui ressemble beaucoup ?

    - Comment ça ? Mais tu es Harey, tu es ma femme ! Tu es elle ! C’est toi. A présent, c’est toi la vraie Harey. Je ne retournerai pas sur terre. Je ne te quitterai plus. »

     

                   Promesse vaine car on ne vit pas avec les morts. Et puis, confronté à la souffrance, en cédant à la compassion, ne court-on pas le risque de se vider de sa propre substance ?

     

     

                      Qu'à cela ne tienne ! Il faut renoncer et rentrer, maintenant serein, la conscience apaisée, semble-t-il ; du moins, on peut être tenté de le croire car il est des voyages dont on ne rentre jamais vraiment ; et plus rien ne sera comme avant car c'est un long voyage jusqu'à Solaris, et plus long encore d'en revenir, trop long et profond, trop profond à côtoyer les tumultes d'un océan insondable et indéchiffrable : existence à jamais irrésolue, comme en suspens ; futur plus qu'incertain car privé de toute dimension spirituelle. Certes, le retour peut offrir le confort et l’assurance d’un lieu familier, que l’on croit retrouver... mais ne sait-on pas que l’on ne pourra plus l'habiter ?

    A notre insu, Solaris a sans doute déjà intégré, absorbé cette nouvelle donnée.

     

    ***

     

                    Avec Solaris, Stanilas Lem nous apporte là une vision poétique et sensuelle d'un romantisme foudroyant ; vison aussi rare que précieuse de ce que pourrait bien signifier la recherche d'une intelligence au-delà de notre système solaire ; il donne un sens et une destination à cette recherche qui nous ramènera très vraisemblablement, et inévitablement, à nous-mêmes, telle un miroir.

    Tarkovski, le cinéaste russe, dans son adaptation du roman en 1972, a partagé un rêve d’amour fou sur écran géant car, avec Solaris, Stanislas Lem a aussi rêvé l’immortalité (2) ; non pas la sienne d’immortalité, mais celle des êtres aimés qui n’auraient jamais dû nous quitter, que nous n’aurions jamais dû quitter, que l’on ne devrait jamais perdre et alors que l’on ne peut pas s’y résoudre. D’ailleurs, à ce sujet, peut-on dire finalement que l’on n’aime que ce que l’on peut perdre et que l’on perdra tôt ou tard fatalement car si la vie est une fatalité pour tous ceux qui naissent, la mort n’est jamais en reste : mort des sentiments, mort de la conscience, elle sait se tailler la meilleure part : celle de la lionne rugissante.

     

     

    1 - En cela, le roman et son adaptation cinématographique se situent à l'opposé de l'ouvrage de 2001 A Space Odyssey écrit en 1968 par Arthur C. Clarke, adapté au cinéma par Stanley Kubrick en 1969 - financé en partie par la NASA. Expérience émotionnelle, et dans une certaine mesure aussi, expérience spirituelle d'un côté ; expérience esthétique et métaphysique inédite de l'autre.

    2 - Proust et l'éternité dans le souvenir de ce qui a été et demeure présent à chaque instant sur simple convocation et appel ; remembrance intime qui perpétue le passé et le fait entrer dans le présent tout en portant en lui une promesse d'avenir car cette convocation peut être renouvelée sans restriction, à l'infini.

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  • Cinéma ! De film en film, de salle en salle...

     

     

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                    Cinéma qui ne cessera jamais de hanter nos mémoires... sons, images, voix, musiques, lieux, acteurs, réalisateurs, auteurs, scénaristes, compositeurs, décorateurs, monteurs (le plus souvent monteuses), chefs opérateurs...


    Cinéma d’hier, de demain, encore à naître...

    Cinéma mort-né !


    Et puis, l’autre cinéma, déjà perdu pour tout le monde : films dont les scénarios dorment à jamais au fond des tiroirs ou dans l’imaginaire de ces mêmes auteurs, cinéastes et producteurs.

    Le Cinéma nous offrira toujours plus que ce qu’il nous donne à voir, à entendre et à comprendre. Art métaphysique par excellence, quand il y a « Cinéma », il y a… transcendance, toujours !

    A la fois indéfinissable et irrésistible, ce à quoi nous sommes confrontés est bien plus grand que nous… spectateurs ! Bien plus grand, et bien plus haut aussi !

    Transcendance donc, et puis… immanence !

    Car, cette imposante confrontation avec tous les réels qu’est le cinéma nous est bien destinée ; elle nous rejoint et nous aussi ; et c’est ensemble que nous cheminons.

    Aussi… à chacun son cinéma !

    Et c’est alors qu’on pensera à un FILM UNIQUE qui réunira tous les films... pour que jamais on n'en soit séparés et qu'on ne les oublie...

     

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  • de l'Art, de la littérature et autres considérations : Serge ULESKI en littérature

     

     

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                 Présenté sous la forme d’un Abécédaire, le matériau de cet ouvrage a pour origine le blog de l’auteur ; les articles reproduits ici appartiennent aux deux catégories suivantes : « Littérature, auteurs et écriture » - « Artistes pour, envers et contre tous »

               Angot, Antonioni, Arendt à propos de la crise de culture, Michel Audiard père et fils, Bobin Christian, Céline, Camus et Sartre, Casanova, Césaria Evora, Virginie Despentes, Dieudonné, Marcel Duchamp, Clint Easwood, Finkielkraut, de Funès, Godard, Haenel, Houellebecq, Lanzmann et d’autres encore… comme autant d’entrées et de sorties vers une meilleure, sinon une autre compréhension des auteurs, des artistes et autres, tantôt controversés, tantôt unanimement salués.

     

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  • Dieudonné : Coluche et Desproges... trente ans après

     

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                        Quand Dieudonné "se paie" Zemmour, c'est le fantôme de Coluche et de Desproges qui remue ses chaînes et qui vient hanter une France tout autre, et dont ils auraient sans doute le plus grand mal à déchiffrer les ressorts, comme pris de vitesse et de vertige, avant de tenter de s'y reconnaître et de s’y retrouver. Et pourtant, dans cette France des années 70 et 80 qui savait encore rire d'elle-même et des autres sans avoir à demander l'avis à qui que ce soit, tout était déjà bien en place : les ghettos et les discriminations prospéraient, il est vrai, à l’ombre et dans le silence de la honte - existences tuées dans l'œuf, d’autres bientôt menacées d'étouffement au grand dam d'une majorité silencieuse -, avant que cette honte, celle des pères et des mères, ne cède la place au ressentiment, puis... la haine - celle des filles et des fils -, qui surgira d’une vraie-fausse-nouvelle France : la France du Rap.
     
     
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    Coluche de son vrai nom Michel Gérard Joseph Colucci, né le 28 octobre 1944 dans le 14e arrondissement de Paris, meurt le 19 juin 1986. Avec Coluche, c’est la France d’une immigration italienne qui n’est déjà plus, et depuis longtemps,  un sujet de dissertation (combien étions-nous à connaître cette origine italienne de Coluche ?)  - une immigration assimilée jusqu’à l’indifférence et sa disparition du paysage français -, qui prend et monopolise la parole pendant une bonne dizaine d’années…
     
    Un Coluche dont le talent comique cachait pourtant, tel un arbre, une forêt dense de discriminations (1) ainsi que maintes explosions à venir ; discriminations dont les victimes, aujourd’hui, ne nous lâcheront pas de si tôt…
     

    dieudonné,coluche,déprosges,société,politique,médias,mediaPierre Desproges, né en 1939 à Pantin, meurt le 18 avril 1988 à Paris. D’aucuns ajouteront : petit français blanc sans histoire, au métier et à la vie faciles : un coup sur l’extrême droite et ses électeurs ( la classe ouvrière), et un coup sur la fausse gauche (celle du foie gras et du caviar) pour ne pas faire de jaloux. 

     
     
     
    1 - On n'oubliera pas La Marche des beurs, de son vrai nom "La Marche pour l'égalité et contre le racisme" qui s'est déroulée en France en 1983 ...
     
     
     
     
                 Et puis… une fois Coluche et Desproges contraints au silence…
     
    Voici la France de la Traite, de la Colonisation, de l'immigration et de toutes les discriminations qu'un Dieudonné tente d'incarner avec plus au moins de bonheur depuis 15 ans, qui monte sur scène sans demander la permission à quiconque.
     
    Avec Dieudonné, nom d’artiste de Dieudonné M'bala M'bala né le 11 février 1966, force est de constater que Coluche et Desproges prennent comme un sacré coup de vieux ! Pour un peu, et rétrospectivement, la France des années 70 et 80 nous semblerait douce à vivre, facile à plaisanter, à sourire et à rire : une France d’une force tranquille (2). Rien de surprenant à cela puisqu’il s’agira d’une France qui ignorera superbement les plus faibles : des laissé-pour-compte par millions.
     
    Une France à retardement donc, comme la bombe du même nom. 
     
     
     
    2 - On n’oubliera pas ce sketch de Dieudonné chez Fogiel en 2008 qui mettait en scène un colon religieux israélien ; sketch qui n'était ni raciste, ni antisémite, et pas nécessairement anti-sioniste non plus : ce sketch ne remettait pas en cause l’existence d’Israël, en revanche, il dénonçait une frange extrémiste du judaïsme (après le Christianisme et l’Islam que Dieudonné avait moqués dans deux spectacles précédents) encouragée et soutenue par l’Etat israélien à des fins d’expansion territoriale via la colonisation des territoires palestiniens ; une politique du fait accompli qui se veut irréversible.
     
    A la suite de ce sketch, très vite, Dieudonné fut banni des médias (télé, presse, radio), et plus tard... interdit de salles de spectacle sur le territoire français ; phénomène de vendetta jamais rencontré en France contre un artiste dans l’exercice de son art ; sous de Gaulle et Giscard, même les artistes engagés n’ont pas connu un tel acharnement !
     
     
                     Bien sûr, Dieudonné et son public, aujourd'hui, c'est aussi, et surtout, la France du ghetto, de tous les ghettos et de toutes les discriminations, ainsi qu' une tranche d’Histoire qui peine à trouver sa place et à se faire accepter même au prix d’un froissement de l’orgueil national…
     
    Une France du délabrement politique et social ; un délabrement maintenant consommé, proche du pourrissement...
     
    Une France dans laquelle quarante ans de Front national aura fini par avoir raison chez toutes les élites médiatiques (à ne pas confondre avec les élites morales et intellectuelles qui, elles, ont déserté les médias) d'un "on ne peut pas tout dire et surtout pas n'importe quoi" : Finkielkraut, Chirac, Zemmour, Hortefeux, Luc Rosenzweig, Frêche, Elisabeth Lévy, jusqu'au Président Sarkozy en campagne et hors campagne...
     
    Libre à chacun de compléter cette liste... 
     
              *** 

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                  Violence sociale, violence verbale, discrédit des élites politiques, économiques et médiatiques ; tout comme cette mondialisation qui n'a de compte à rendre à personne…
     
    Plus rien ne fait peur puisque tout est destiné à faire peur…
     
    Voici alors venu le temps de la catharsis, chacun selon ses moyens, son statut et son pouvoir dans une épuration de toutes les peurs et de toutes les frustrations pour les uns, et de toutes les injustices pour les autres : à chacun son spectacle et son public ; décomplexés, on se libère enfin ; et les coups donnés sont et seront de ceux que l'ont a et aura reçus.
     
    Mais… c’est là que le bât blesse car c’est bien sur le dos des plus faibles que cette catharsis s’opère ! Communautés démunies, sans pouvoir politique, économique et médiatique, et qui, aux yeux d’une majorité qui se croit encore non concernée parce que… à l’abri, n'ont que deux visages : ceux de l'extrémisme religieux et de la délinquance...              
     
    Communautés qui n’auraient plus qu'une arme : dénoncer sans relâche une hypocrisie qui ne se cache même plus, assumée comme telle, à prendre ou à laisser, jetée au visage de ceux que la justice a désertés ; hypocrisie d’une arrogance nouvelle : celle d’un mépris affiché qui sonne le glas de la politique, de l'intelligence et de tout principe de causalité ; mépris que seuls les imbéciles (ou bien, les salauds ) prendront pour une franchise courageuse et salutaire...               
     
    Et alors qu'il n'est question que d'un... "Tu ne vivras point ce qui ne te sera pas donné à vivre, et que tu ne prendras pas non plus !" sans appel et sans recours.              
     
                    Reste à espérer que jamais ces communautés ne seront un jour tentées de reprendre à leur compte la parole suivante de Dieudonné : "La mort sera plus confortable que la soumission à ces chiens." 
     
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  • Sérénade à deux: Lubitsch et Wilder

     

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    Ernst Lubitsch né à Berlin en 1892, décède à Los Angeles en 1947.

     

     

     

     

    billy wilder serge uleski

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Billy Wilder, né en Pologne en 1906, décède en 2002 à Beverly Hills

     

                Un Ernst Lubitsch européen jusqu'au bout des ongles, aux influences hongroises, allemandes et anglaises...

    Un Billy Wilder satirique et corrosif (avec "Front page" - portrait sans concessions des journalistes de la presse de caniveau, et de la presse... tout court)...

    Eternels optimistes, tous deux indécrottables humanistes, moralistes sans prêchi-prêcha et farouchement opposés à l'apologie du "tout cynisme"...

    Cinéastes des sans-grades, des humbles et des petits... toujours porteurs d'une promesse pour ici et maintenant : les derniers seront les premiers ! Il suffit pour cela de patienter non pas une éternité mais une heure trente : le temps d'un film.

    Deux maîtres incontestables de la Comédie... aux scénarii et dialogues d'une écriture d'une exemplarité et d'une efficacité redoutables, jamais égalée, à l'exception, peut-être, de Sacha Guitry pour la France, et plus récemment : Albert Dupontel avec « Le créateur ».

                  Fort de cet héritage, certes, le rajout de Woody Allen s'imposerait sans l'ombre d'un doute, et celui de Mel Brooks aussi (en particulier, pour son film "Les producteurs")... à cela près : réalisateur-acteur... force est de constater que Woody Allen n'est intéressé que par Woody Allen ; préoccupation en opposition frontale avec la tradition humaniste, altruiste et non égoïstique de Lubitsch et de Wilder ; tradition avec laquelle Mel Brooks, réalisateur-acteur, sera le premier à rompre ; le cynisme triomphant des scénarii de Mel Brooks (le vice a raison sur la vertu : le mensonge sur la vérité) dont il se délectera sans retenue, plantera le premier clou dans le cercueil de l'héritage cinématographiquement moraliste de Lubitsch et de Wilder.

    Notons que ce cynisme-là voit le jour - jusqu'à s'imposer partout en Occident (en France de Funès remplacera Fernandel et Bourvil) - dans les années d'après-guerre.

     

    Mais alors, pourquoi après et pas avant ?

    La question est posée.

     

     ***

     

                Si au royaume des aveugles, les borgnes sont rois, quand on connaît le niveau des comédies "à la française" -  scénarii indigents, écriture affligeante, aucun idée de rythme et de mise en scène -, on ne peut qu’arriver à la conclusion suivante : les réalisateurs de ces comédies (Blanc, Jugnot, Leconte, Poiré, Chabat, Mergault et consorts) n'ont sans aucun doute jamais vu les films de Lubitsch et de Wilder - pour ne rien dire de Capra ! Car, dans le cas contraire, l'autocensure aidant tous ceux qui ont besoin d'être aidés dans leur jugement, serait-il présomptueux d'affirmer que quatre-vingt-dix pour cent des comédies françaises de ces quarante dernières années n'auraient jamais vu le jour ?

     

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