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Cinéma de film en film - Page 6

  • Avatar - plus de dix millions d'entrées en France !

     

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    Vraiment, Cameron a un très bon public, et de très très bons clients !

     

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              Invraisemblable, le discours (1) qui a pu être développé autour du film Avatar de James Cameron ! Voici quelques échantillons :

    - Avatar est une parabole sur le regard.

    - Avatar est une fable sur le rêve.

    - Avatar qui touche tant de monde est forcément une oeuvre d'art.

    - Avatar est un objet susceptible de défier notre intelligence et capable de nous ouvrir à des états de conscience que notre quotidien ignore.

     

              Le plus sérieusement du monde, une documentariste de 35 ans, diplômée de Sciences Po Paris,  est accueillie par les "cahiers de médiologie" du Sir Régis Debray pour un article dithyrambique.

    Et pour finir avec le meilleur, sinon le pire, et sans rire : "Mythe de tous les mythes ! Cantique des Cantiques, Avatar ! " Ce dernier commentaire a pour auteur un philosophe ; philosophe avec lequel la coupe est pleine jusqu’à déborder car, force est de constater qu'avec un tel commentaire, on n’est pas très loin du fourvoiement et de la forfaiture intellectuels et philosophiques. Mais… les mots me manquent !

     

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             Fantasy ! Le terme est lâché : il s’agit donc d’un film de genre issu de la littérature fantasy : « … La fantasy, de l’anglais fantasy : imagination, est un genre littéraire présentant un ou plusieurs éléments irrationnels qui relèvent généralement d'un aspect mythique et qui sont souvent incarnés par l’irruption ou l’utilisation de la magie. »

    Littérature pour ados et jeunes adultes (parfois moins jeunes - 30 ans et plus -, comme les commentaires sur ce film ont pu nous le révéler) ; et cela tombe plutôt bien puisque ce sont eux qui fréquentent les salles de cinéma.

    Littérature d’une génération a-politique et hédoniste qui n’a connu qu’une seule réalité : une réalité marchande de l’abondance et de la technique.

    Cinéma générationnel ? Pour sûr ! Génération Y (2) de la saturation centrifuge-du-vide ; génération atomisée dans l'isolement autocentré – informatique, écrans, images et sons, consoles, jeux de rôles -, dans un environnement qui n’a pas, pour autant, su priver cette génération du manque et du dénuement (3) d'un besoin de ce que d’autres générations ont appelé - supplément d’âme : transcendance, engagement et communion.

     

     

    ***

     

             Et si, au cinéma, et pour un James Cameron qui n’a pas droit à l'erreur ni à l’échec commercial (film au budget de 300 millions de dollars), le meilleur sujet qui soit était le spectateur ?!

    Avec ce cinéma-là, n’est-ce pas bien plutôt le spectateur qui fait le film ?Car, en aucun cas, ce film ne peut sérieusement prétendre hisser le cinéma à un niveau supérieur à quoi que ce soit qui ne nous ait pas déjà été proposé depuis 20 ans par le cinéma... qu'il soit de synthèse, d’animation, ou bien... cinéma tout court.

    Un cinéma éculé, sans invention (scénarii, "musique" logorrhée symphonique à deux euros, dialogues, sons - et la 3D ne sauvera rien en ce qui concerne Avatar ) tant dans la forme que dans le fond (4); cinéma creux, démonstratif et pédant (de ridicule ?), aux "thèses" le plus souvent infantiles, manichéennes et démagogiques, auprès d'une génération qui souffre de l'absence de transmission d'un héritage (5) destiné à vous guider dans un monde, certes, pour le meilleur et pour le pire, qui côtoie le génie, la bassesse, le talent, l'héroïsme, les contraintes, et une liberté toujours à re-conquérir, mais un monde dans lequel il est pourtant encore permis d'espérer quelque chose pour soi et les autres, et sans James Cameron et ses millions.

     

    *** 

              Décidément, on ne pourra pas s'empêcher de garder à l’esprit le fait suivant : privé de poésie, d'espace, de silence et d'air, le cinéma fantasy (cinéma du merveilleux - se reporter à l’œuvre cinématographique de Cocteau), écolo-humaniste ou pas, ne peut être qu’une épaisse, qu’une grosse et grande et lourde tarte à la crème indigeste.

              Avatar ? Vous avez dit avatar ?

              On pensera à un pis aller ; et au pluriel,  à un synonyme de mésaventures ou de malheurs… cinématographiques pour l’occasion.

     

     

    1 - Discours tenus par des adultes de 30 ans et plus, diplômés et cinéphiles.

    2 - « génération Y » désigne les personnes nées entre la fin des années 1970 et le milieu des années 1990. Leurs parents sont souvent des baby boomers. Les Américains utilisent également l’expression « Digital Natives » ou « net génération » pour pointer le fait que ces enfants sont nés avec un ordinateur.

    3 - Manques affectif et relationnel ; manque physique ; absence de contact avec les éléments, la matière, le corps (génération sida - encore vierge à trente ans et plus à force d'avoir pris l'habitude de s'arranger... seule... et même à deux sur Internet), et la confrontation avec le danger du réel - contraintes et contingences -, au sein d'une offre pourtant pléthorique (offre qui n'en a jamais assez), fruit d’une injonction mercantile a-morale et irresponsable face à des adultes somnambuliques, tuteurs et précepteurs perversement et subrepticement démissionnaires, infantilisés par cinquante ans de consumérisme.

    4 -On trouvera bien plus d'émotion dans la dernière demi-heure de "Rencontre du troisième type" et mille fois plus d'invention et d'originalité chez un Tim Burton que dans tout ce cinéma pour des "gogos de l'émotion".

    5 - Et ce depuis le refus de la responsabilité qui incombe à chacun de nous, adultes que nous sommes, d'assumer le monde tel qu'il est - responsabilité sans laquelle l'éducation et la transmission des savoirs sont impossibles.

     

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              Autre critique sur le même film ... cliquez AVATAR

     

     

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  • Godard or not Godard ?

     

     

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                   Godard, cet éternel, ce grand, cet immense amateur chez les professionnels ! Godard ou l'anti-cinéma ! Un Godard qui, certes, fait ce qu'il peut, avec les moyens dont il dispose ; et comme il ne et n'y peut pas grand-chose et que ses moyens sont limités...


    Un Godard qui oublie souvent le cinéma en cours de route, trop occupé qu'il est à vouloir à tout prix nous expliquer qu'il est d'une intelligence bien supérieure à la moyenne de ceux qui servent le même Art que lui.  Certes, Godard-là aura eu, malgré tout, le mérite de chercher même s'il lui est souvent arrivé de tourner alors qu'il n'avait rien trouvé : et là... mon Dieu, là... une heure trente, c'est long, très long : une éternité.


    Mais alors, pourquoi se donner autant de mal pour un résultat aussi médiocre ? Fellini, lui, avait tout compris dès 1960 et tout trouvé aussi ( à partir de "La dolce vita" et "Huit et demi "), sans tapage avec une maestra inégalée par tous les réalisateurs dits de la "Nouvelle vague" qui s'est très vite avérée n'être qu'une vaguelette.


    Avec un film tel que "Le mépris", Godard nous montrera avec brio à quel point sa génération n’a pas les outils intellectuels ni culturels pour penser un auteur grec de la stature de Homère - indépendamment de cet autre auteur qu’est Moravia -, Godard réduisant l'Odyssée à une histoire de crise du couple ; et la présence de Fritz Lang ne sauvera rien, et pas davantage le pastiche musical de Delerue venu tout droit de chez Mahler !...


    Godard n'a jamais assumé la responsabilité que tous les cinéastes, même les plus radicaux, ont assumé : la responsabilité de ce que l'on donne à voir et à entendre, comment et pourquoi. Il semblerait que Godard ait fait du cinéma faute de trouver un autre exutoire à son ennui. "Le mépris" avec sa fausse musique et ses guests-stars annonce un cinéma de l'esbroufe, destiné à épater le bourgeois branché, un cinéma de faux érudits, de faux intellectuels bavards car Godard ne travaille aucun texte (ce que lui reprochera Marguerite Duras) bien que ce qu'il croit être "son cinéma" se répande en citations ; ce qui semble le dispenser de lecture.

    L'art contemporain est aussi né, en France du moins, avec ce film et ce réalisateur d'un conformisme confondant. Il ne manquait plus que  Mai 68 et ses libéraux-libertaires escrocs composés de jouisseurs à la petite semaine.


    Autant pour cette soi-disant avant-garde cinématographique, nouvelle vague, qui s'appuie sur le top 50 de la musique romantique pour faire « son cinéma » ! Et alors qu’un réalisateur comme Kubrick, qui n’a jamais eu à cracher sur la tombe de quiconque pour exister, tout occupé qu’il était à servir et à parfaire, film après film, son métier et son Art, sera bien plus avisé : en 1969, il ne se contentera pas seulement des Strauss - Richard et Johann ; il nous présentera dans 2001, l’Odyssée de l’espace, un compositeur contemporain majeur : György Ligeti, roumain/hongrois naturalisé autrichien, né en 1923 et mort en 2006.


    Une nouvelle vague au vague à l'âme approximatif et au cinéma de terrain du même nom : terrain vague dont les films, à de très rares exceptions près, n'arriveront jamais à la cheville du meilleur du cinéma français des années 30, 40 et 50.


     

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    "Film socialisme" (2010) ou quand Godard rempile
     

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             Une souscription est lancée ; souscription qui devrait, nous l'espérons tous, permettre à Godard de s'offrir un chef opérateur et un preneur de son dignes de cet Art cinématographique qu'il est censé servir. A moins qu'il ne se soit agi depuis un demi-siècle d'autre chose en ce qui le concerne car...

    Car enfin... comment trouver une justification à la qualité déplorable de la bande son et de l’image de son dernier opus "Film socialisme" ? Qualité aussi affligeante que tout ce que l’art contemporain - fossoyeur de l’Art Moderne -, nous présente depuis les années 60 - un art de bric et de broc.

    Le titre de son dernier long métrage aurait dû nous alerter avec son emploi inconsidéré et gratuit de social-isme là où l'on serait en droit de trouver social-iste, à la fois adjectif et substantif (et substantiel ?!) - tout comme cette substance dont le film aurait eu bien besoin car...

    Une longue suite de name-dropping... en-veux-tu-en-voilà mais inaudibles, homme de citations (citations le plus souvent pédantes, académiques, scolaires et creuses ) plus que de cinéma (il ne suffit pas de mettre des images sur du texte ou de la musique sur des images pour faire du cinéma), dont les références musicales sont celles de tout le monde, Film socialisme qui ignore superbement le spectateur (film pour Godard seul ?), d'une complaisance rare, ou bien d'une insouciance proche de la négligence, est un véritable défi lancé au cinéma : en effet, dans ce qu'il faut bien appeler "une proposition audio/vidéo" (type de proposition qui force la remarque suivante : n'importe quel quidam sans compétences techniques ni artistique aurait pu être, dans une large mesure, à l'origine de ce film) difficile de trouver un plan de cinéma, une idée, un visage, un regard, une voix dignes du 7è Art ; proposition d'une pauvreté sans nom dans laquelle le "réalisateur" peine à trouver quelque chose à dire, à montrer, à donner à entendre, et qui plus est : quelque chose à nous dire, à nous spectateurs pourtant débordants de bonne volonté.

    On nous promet Odessa, l'Egypte, la Palestine, l'Or espagnol... on n'en verra pourtant qu'un ou deux plans, aussi indéfinis qu'interchangeables.

    Un port turc ?... De nuit ; port qui pourrait être n'importe quel port... avant un bavardage de type bric-à-brac intellectuel indigent et mal inspiré dans un garage et une station service...

     

                                                                      ***

     

               Godard prétend habiter le cinéma ; force est de constater que, dans les faits, Godard n'habite que lui-même car,si on ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments, au cinéma, les bonnes intentions ne suffisent pas..

             Aussi...qui aura le courage de demander à Godard - le réalisateur le plus sur-évalué de tous, tant sur un plan artistique qu'intellectuel (avec Scorsese... pour d'autres raisons)-, non pas de rempiler mais... de raccrocher avant que l'on en vienne tous à penser que vraiment, cet homme-là n'était pas fait pour le cinéma ?! 

     

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    Pour prolonger et rebondir... Godard chez Mediapart

     

    Ainsi que Cinéma, de film en film, de salle en salle

     

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  • Clint Eastwood... ou quand la critique baisse sa garde...

     

    Et les bras, face au réalisateur-acteur.

    Nous voilà manchots !

     

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                   Clint Eastwood Jr, dit « Clint », né le 31 mai 1930 à San Francisco. Acteur de séries-télé à ses débuts, avant de poursuivre sa carrière dans le Western Spaghetti – genre cinématographique qui n’a, soit dit en passant, de Western que les costumes et de Spaghetti que l’absence d’anti-pasti ; films à la mise en scène pédante et creuse, et qui sont aux sarcasmes et à l’humour ce que les sabots de bois sont à la danse classique -, sans oublier quelques « Inspecteur Harry » d’un niveau guère supérieur aux productions de Michael Winner « Un justicier dans la ville » avec Charles Bronson pour tenir le rôle et la lanterne d’un cinéma obscurantiste comme jamais…

    Héros de la critique cinématographique française...

    Et pour la nommer :

    - Jean-Marc Lalanne, des Inrockuptibles (et comme un malheur n'arrive jamais seul, on le trouvera aussi sur France Culture) : le "Attendez j'veux direeeeee !" de la critique que toutes les mères aimeraient avoir pour gendre (et les pères aussi ; et surtout ?)

    - Michel Ciment, de la revue Positif et son grand âge (on ne devrait jamais vieillir !) : beaucoup lui sera donc pardonné ; même si on pourra toujours regretter qu’il n’ait pas su se retirer à temps pour éviter tout ridicule…

    - Sans oublier les dilettantes, tâcherons et pantouflards du « Masque et la plume » venus cachetonner sur France Inter aux frais du contribuable.

              Face aux trois derniers films d'Eastwood que sont Million Dollar Baby, Invectus et Gran Torino (en ce qui concerne ce dernier, on a eu très peur : imaginez un film qui aurait pour titre "Opel Kadett" !)...

    Confronté à ces trois films, comment ne pas voir dans le cinéma de ce réalisateur qui n'oublie jamais de s'attribuer le beau rôle, un cinéma manichéen, un cinéma Oncle Sam (et oncle Tom, pour un peu ?), un cinéma box office, cinéma kleenex aux ressorts et aux enjeux mille fois assénés, aux scénarii éculés – en effet : pas un seul personnage, pas une seule situation qui ne nous aient pas déjà été présentés et servis par Hollywood depuis 1945…

               Comment qualifier le cinéma de ce réalisateur dont les productions sont invariablement encensées par une critique hypnotisée par cette figure omniprésente ? Il est vrai que les films d'Eastwood ne sont jamais très éloignés de leur public et ce public du réalisateur dont le cinéma se montre juste à la hauteur, et jamais au-dessus, jamais ! Cinéma qui n'a de cesse de flatter son public, le cinéma d'Eastwood n'élève la conscience et l'esprit de personne ; il n’offre aucune perception critique de notre époque et aucune analyse prospective.

    Figé dans le passé le cinéma d’Eastwood ?

     

    Soyons clairs : dans la forme mais plus encore dans le fond (1), le cinéma d'Eastwood est tout simplement passé à côté de son époque même si cela ne l’empêche pas de traiter « l’actualité » en ratant l’essentiel, toujours !  A savoir... la vérité aussi complexe soit-elle (2).

     

    Pour le réalisateur, le temps s’est mystérieusement arrêté dans les années 50 car, tout dans son cinéma nous renvoie à cette période et à tout ce que Hollywood a été incapable de s’autoriser à produire et à penser.

     

              Mais alors, comment expliquer un tel engouement de la part de la critique française pour Eastwood qui, avec Scorsese, est sans doute le plus sur-évalué de tous les réalisateurs hollywoodiens ?

    Et bien c'est simple : soyez grand (1m95), mince, de nationalité américaine de préférence, âgé de plus de 75 ans ; réalisez un film tous les ans, sans faiblir, pendant une bonne trentaine d'année et c'est gagné ! Positif; Télérama, les Inrocks et les Cahiers feront de vous… un Maître chez les maîtres (et leurs esclaves ?!) avec l’Everest pour piédestal.

    Et gare à ceux qui contestent ce choix ! Car la critique cinématographique en est là aujourd'hui ; tout comme le cinéma français pris en otage par des « fils et filles de » - acteurs, actrices et réalisateurs sans bagage existentiel -, et d'autres encore pour lesquels notre 7è Art n’est que… sons et images, bruit et cauchemar, pour des productions désincarnées parce que… sans culture et sans Histoire ; cinéma rase-mottes aussi, privé d’immanence et de transcendance, incapable de donner à voir et à entendre autre chose que ce qui nous est donné, là, sur l’écran…

    Car, même dans un registre populaire, l’Art cinématographique doit rester une métaphysique ; ou pour le dire autrement : ce qui est donné à voir et à entendre doit toujours être plus grand, bien plus grand que moi... réalisateur, ou bien moi… spectateur.

    Et là, force est de reconnaître que l'on en est loin, très loin : de plus en plus loin.

     

                  Les ressorts narratifs du cinéma d’Eastwood sont d’un tel conformisme, et plus grave encore, d’une telle putasserie une fois de plus, une fois de trop, que la coupe est maintenant pleine. Et si, à de rares exceptions près, les procédés du réalisateur sont ceux d’Hollywood depuis toujours, ils n’en demeurent pas moins insupportables ; et le fait que le cinéma d’Eastwood n’oublie jamais de lorgner du côté du tiroir-caisse, tout autant ! Car, chez Eastwood, tout est pensé afin de ne pas perdre un client, un seul.

    Certes, Eastwood aurait vraiment tort de se gêner ! C’est sûr ! Aussi, ce qui est en cause, c’est le fait que la critique cinématographique française accepte sans honte, film après film, de se faire rouler dans la farine ; soumission à l'origine de laquelle on trouvera un refus catégorique de dénoncer chez ce réalisateur ce qui pourtant crève les yeux. Mais ce refus est-il si surprenant finalement ? Voyez qui sont les propriétaires des Cahiers, de Télérama, de Positif et des Inrocks !

    Suivre l’argent… contentons-nous de suivre l’argent , et tout devient clair !

    Alors, cette critique aurait-elle vraiment les moyens de cette dénonciation ? Avec quelles conséquences pour leur avenir professionnel à tous ?

    Devinez.

     

     

    1 - N'est pas artiste ni auteur qui veut  !  D'autant plus que personne ne sort indemne d'un long début de carrière chez des réalisateurs tels que Sergio Leone et don Siegel - Western Spaghetti et Inspecteur Harry. La preuve est faite avec ce réalisateur.

     

    2 - Se reporter à ma "critique" de son long métrage de 2014 : American Sniper

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             Pour rebondir et prolonger... cliquez American Sniper - rebonds Agoravox

     

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  • Steve McQueen : le Josh Randall de l'esclavage

     

     

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                Le réalisateur Steve McQueen reçoit l’Oscar du meilleur film, dans le temple du cinéma mainstream, en smoking, un peu à l’image du film qu’il a réalisé et que des producteurs ont accepté de financer...


    Tout en sachant qu'à l'exception de quelques plans et de quelques scènes... (trop rares...) "12 years a slave" aurait très bien pu être tourné par nombre de réalisateurs tâcherons d'Hollywood et une industrie cinématographique qui ne s'y est d'ailleurs pas trompée en remettant cet Oscar... et c'est bien là que le bât blesse.

     

              Aussi, à l’heure où un Obama  très très en dessous de ce qu’on pouvait attendre, avec naïveté ou pas, de sa victoire à la présidence des Etats-Unis, voilà sept ans déjà… un Obama à la queue d’un pays - dont la tête est à Wallstreet  -, et d'une société qui ne font toujours pas de cadeaux aux plus exposés et aux plus faibles de ses membres, et ici… pas davantage, dans cette Europe contaminée par une idéologie du soupçon et de l’égoïsme, le réalisateur Steve McQueen (1) aurait été bien avisé de refuser cet Oscar ou bien alors... de le jeter à la face d’une audience à la réputation surfaite comme nulle part ailleurs dans le monde et dans aucun autre métier ; une caste adepte d'un "chacun pour soi" vorace, entre deux sourires faussement amicaux qui laissent entrevoir une mâchoire étau qui ne lâche rien et qui a pour seul souci et unique préoccupation : le haut de l’affiche, longtemps et seul de préférence, à l’exclusion de tous les autres et de tout autre considération...

     

    Une caste nombriliste en mal d’existence, toujours ! (trop célèbre, trop riche… trop de tout jusqu’à l’excès !) dont les quelques « charity dinner » à 50 000 milles dollars le couvert qui jalonnent leur parcours au service d’une production cinématographique le plus souvent médiocre, ou tout juste dans la moyenne, pourraient donner l’illusion qu’elle sait rendre ce qu’elle a reçu, pris ou volé à des gogos qui peuplent les salles obscures de la planète à la recherche d’un rêve inaccessible, cauchemar pour tous ceux qui, en vain, courent après, alors que dans les faits, les membres de ce Club de prestidigitateurs à la manque ne font que s’auto-célébrer partout où ils passent, sans jamais s’attarder au demeurant sur qui ou quoi que ce soit sinon… sur l’image dans le miroir qu’ils n’ont de cesse de se tendre à eux-mêmes.

     

     

          Oscars 2014 : McQueen remercie ses sponsors et clôture son intervention en nous demandant d'avoir une pensée pour les 21 millions d'esclaves dans le monde : il les a donc comptés ? N'en-a--t-il pas oublié une bonne partie ? Ces 21 millions ne sont-ils pas l'arbre qui cache la forêts de près de 6 milliards d'êtres humains potentiellement menacés... 6 milliards dont on retranchera ceux qui vivent de la sueur et du sang de cette multitude ainsi que leurs gardes chiourmes que sont les gouvernements aux ordres d'une oligarchie mondiale vorace et féroce.

     

     

                Tout comme ces hommes politiques charismatiques en campagne qui s’affichent volontaristes et soucieux de la justice et des grands équilibres humanistes pour, une fois élus, tout renier - engagements et promesses -, à propos des artistes dits « engagés » - puisque tel est  ou était le cas du réalisateur anglais Steve McQueen (2), ce Josh Randall de la dissidence et de la cause des déshérités et autres damnés de la Terre -, force est de constater une fois encore qu'ils ne dérogent que trop rarement à cette règle qui veut que les promesses n’engagent que ceux auxquelles elles s’adressent.

     

               On ira donc ailleurs cueillir les fruits défendus d'un arbre qui tiendrait alors toutes ses promesses sans avoir à préciser que nous n'avions pas attendu un Steve McQueen ou un autre pour le faire : on connaît un peu la musique tout de même ! Et l'on a une bonne, très bonne mémoire de ce qui a été et de ce qui sera... pour voie de conséquence.

     

    ***

     

    Esclavage et réparations

    Dossier complet ICI


     

                  "Toute faute mérite réparation, selon l’un des fondements du Code civil de 1804. A fortiori, un crime contre l’humanité, considéré comme imprescriptible en vertu du droit pénal international.
     
    L’esclavage, reconnu comme tel en France, reste pourtant impuni. Pire, après l’abolition de l’esclavage en 1848, des dédommagements ont été versés par l’État... aux esclavagistes des colonies pour compenser le manque à gagner.

     

    Déterminé à rouvrir le débat, le Conseil représentatif des associations noires (Cran), à l’occasion de l’anniversaire de la découverte du “Nouveau monde”par  Christophe Colomb en 1492, avait lancé un «Appel pour un débat national sur les réparations liées à l’esclavage»  dans Le Monde.fr en octobre 2012 : « En France, les réparations liées à l’esclavage demeurent un sujet tabou. En Outre-mer et dans la société française dans son ensemble, les questions liées à l’esclavage sont encore source de colères, de ressentiments et de problèmes non résolus (...). Aujourd’hui, il est temps d’ouvrir le débat sur les réparations : où sont passés les flux financiers générés par la traite négrière? »
     
    Le CRAN avait aussi formulé les vœux suivants : "Traçabilité des entreprises ayant tiré profit de la traite, obligation pour elles de ne pas taire leur passé, financement de fictions télévisées racontant l’esclavage, révision des programmes et des manuels scolaires, impulsion donnée aux études post-coloniales."

                      Alors que Jean Marc Ayrault, avait confirmé l’engagement de Matignon : " Nous sommes très ouverts à l’idée de réparations liées à l’esclavage" revirement soudain, sous le poids de pressions dont on ignore encore l'origine, l'Elysée montera au créneau avec la déclaration suivante  : « Le seul choix possible, le plus digne, le plus grand, c’est la mémoire, la vigilance et la transmission», a déclaré M. Hollande, adressant ainsi une nouvelle fin de non recevoir aux revendications de réparations matérielles. »

     

                      A l'heure où la demande d’une juste répartition des commémorations et de la transmission de la mémoire, à propos de la colonisation et de ses crimes ainsi que de la traite négrière... est qualifiée de "concurrence victimaire", voire... purement et simplement de revendication à caractère antisémite...c'est bien un  "Circulez les nègres ! Y a rien à gratter ! " qui leur est hurlé à tous.

     
     

     

    Pour prolonger, cliquez 12 years a slave : le "Midnight Express" de l’esclavage

     

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    1 - Né Steve Rodney McQueen, la parenté patronymique avec un acteur qui en son temps a tenu des rôles qui n’étaient pas tous dépourvus de qualités aurait-elle dû nous alerter ? Cette parenté accidentelle a-t-elle forcé en lui une admiration juvénile pour le rêve hollywoodien et le désir d’intégrer son gratin, crème de la crème, pour mieux en partager le fromage ?

    Josh Randall : héros d'une série western télévisée dans les années 60 ; rôle tenu par l'acteur américain Steve McQueen.

     

    2 - A son sujet, il est écrit ceci : artiste contemporain reconnu depuis la fin des années 90, Steve McQueen est proclamé « l'Artiste Officiel de la Guerre en Irak » par ses compatriotes, grâce à sa collaboration unique avec les familles de soldats britanniques décédés là-bas, en faisant leurs portraits.

    Ayant fait ses armes comme étudiant en Arts à New York, Steve McQueen expose partout dans le monde, de la fondation PRADA à Milan, en passant par le Musée d'Arts Modernes à Paris, jusqu'à Zurich, Sao Paulo, etc… Il réalise plusieurs courts métrages et vidéos, dont l'une, inspiré de Buster Keaton est récompensée en 1999, par le prix Turner : récompense annuelle décernée à un artiste contemporain britannique de moins de 50 ans.

     

     

     

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  • 12 years a slave : le Midnight Express de l’esclavage

     

     

                         « Aucune race n’a été témoin de l’injure comme la race nègre »

     

     

     

     

               "12 years a slave", film de Steve McQueen, est l'adaptation de l'autobiographie Douze ans d'esclavage de Solomon Northup (1853), qui retrace l'histoire véridique d'un homme libre afro-américain enlevé et vendu comme esclave dans une plantation de la Louisiane.

     

    ***

               
                  Pendaisons et séances de coups de fouet à tous les étages et à tous les coins de rue et des marais du Bayou, "12 years a slave", si l'on n'y prête pas garde, pourrait très bien s'apparenter à une sorte d’anthologie - catalogue ou compilation -, de tout ce que l'on peut infliger comme sévices et conditions d’existence à un être humain, homme et femme confondus, sur lequel on exercerait un droit de vie et de mort, à une époque favorable comme aucune autre : nous sommes aux Etats-Unis, à la moitié du XIXe siècle, dans l’Etat de Louisiane, là où tous les coups sont encore permis sur une population d'esclaves d'origine africaine... et ce, bien que nous soyons  à quelques années de l’abolition de l’esclavage ; en effet, il prendra fin 1865 - du moins, dans les textes.

     

    Aussi, il ne faudra pas nous en vouloir si on aura tôt fait de classer "12 years a slave"dans la catégorie des " films gore" avant de se lasser et de quitter son fauteuil après une heure quinze de coups de fouets, de pendaisons, d’engueulades entre époux négriers, maîtres et esclaves… et alors que nous étions pourtant plein de bonne volonté et patients.

     

    Son (un musique omniprésente et vulgaire : cad – sirupeuse), image, dialogues, mise en scène… Steve McQueen semble incapable de nous dire,  à de rares, trop rares exceptions près, quoi que ce soit qui ne nous ait pas déjà été dit au cinéma et ailleurs à propos de cette catastrophe humaine.

    Sans doute le cinéma et la fiction sont-ils bien en peine de rendre compte de l’esclavage comme il est bien incapable de nous parler des génocides juif, rwandais, cambodgien (Rithy Panh ne s’y est pas trompé en choisissant une autre forme d’expression, d’enquête et d’exposition historique), ou celui du Timor-Oriental : le pathétique de toutes ces fictions-réalité sans surprise, multirécidivistes, scènes et dialogues confondus, filmées mille fois donc, étant le lot commun et le pain quotidien de mélodrames mémoriels interchangeables à souhait.

     

                Avec le livre et l’écrit… confessions et témoignages, finalement, seul le documentaire semble approprié pour traiter les catastrophes humaines… un peu à l’image de ce que Lanzmann  a pu faire avec le génocide juif, du moins… en ce qui concerne sa durée (un documentaire de dix heures - 1) car pour le reste, ce documentaire qui ne nous apprend rien – des auteurs l'auront précédés de très loin et nous auront amplement informés - n’est qu’un procès d’intention fait à tout un Peuple, à toute une Nation, à tout un Pays : la Pologne. Pays, Peuple et Nation crucifiés... si jamais il y eut en Europe un seul pays martyr.

     

    A la recherche d'un modèle, on penchera alors plutôt pour le travail d'un Rithy Panh à propos du génocide cambodgien ; travail artistique et métaphysique.

     

    ***

     

                 Force est de conclure que "12 years a slave" aurait très bien pu être tourné par nombre de réalisateurs tâcherons d'Hollywood et c'est là que le bât blesse...

    Aussi, on invitera chaleureusement McQueen à retourner au plus vite à un cinéma (c'est son 3e film) pour les “few”, « happy few » qui plus est… cinéma d’art et d’essai, cinéma d’auteur – appelons-le comme vous voulez ! -, car c’est bien de ça dont le cinéma a besoin aujourd’hui : d’exception et d’excellence.

     

    Tout en sachant que ses deux films précédents destinés à un public plus restreint, ont été à la hauteur de cette exigence-là.

     

     

    1 - L'humoriste Dieudonné avait un projet à ce sujet  - projet de documentaire -, mais n'a jamais pu trouver les fonds. Peut--être qu'un jour, quelqu'un quelque part...

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    Pour prolonger, cliquez : Stanislas Spero Adotevi : Césaire, Senghor et l'Afrique

              

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  • L'Antisémite : premier long métrage de Dieudonné*

     

                   Le scénario de l'Antisémite tient en quelques mots : vivement encouragé par sa femme mourante d’un cancer, un antisémite maladif alcoolique et violent, déguisé en officier nazi pour un bal costumé (son épouse... en costume traditionnel breton, coiffe et robe) accepte de se faire psychanalyser par un thérapeute juif.  

    Filmé en quinze jours avec un budget plus que modeste, ce premier long métrage de Dieudonné, programmé en janvier 2012 sans perte ni fracas dans un seul lieu, celui du théâtre de La main d'or, tourne en dérision l’antisémitisme et égratigne au passage Auschwitz et une Shoah personnalisée en sainte.

    Filmé tantôt en noir&blanc, tantôt en couleur, l’originalité de ce film dans lequel l’historien Robert Faurisson fait une apparition à la guest star ainsi que Alain Soral… réside dans sa construction à la façon d’un making off ; en effet, le film a autant pour sujet le tournage et parfois l’impossibilité de mener à bien une telle entreprise (séquences en noir&blanc), que l’histoire de cet homme antisémite désireux de se soigner (séquences en couleur).

                  Excepté pour son épouse qui décèdera - et à ce sujet on nous laisse clairement entendre que ce n’est pas le cancer qui l’a tué mais son traitement administré par un professeur qui répond du nom de... Goldstein, l'homme au mille chimio et mille décès – tout finira bien, ou presque, pour le personnage principal enfin guéri de son antisémitisme mais maintenant homophobe, partant bras dessus et bras dessous avec son psychanalyste, le film bouclant sa boucle sur une énorme fête en public où Dieudonné et ses « acteurs », brandissant des ananas, reprennent en coeur le Chaud Cacao d’Annie Cordy rebaptisé pour l’occasion en « Shoah- nanas » devant une foule en délire sur le refrain "sho sho shoah-nanas/tu me tiens par la shoah/je te tiens par l'ananas/sho sho sho-ananas" drapeaux israéliens et palestiniens au vent.

     

    ***

     

                   La dérision et la transgression ? Dieudonné est coutumier du fait ; dans ses spectacles, notre humoriste a déjà pris pour cibles sur le même mode, le racisme ainsi que deux des trois religions monothéistes ; en ce qui concerne le Judaïsme, après une première tentative en 2008, il y renoncera très vite, dissuadé par une campagne d’intimidation.

    On pensera à Mel Brooks quand il ridiculise la révolution française ou le régime nazi, aux Monty Python avec La vie de Brian qui se moque de la figure du Prophète, le Christ, et plus près de nous,  le film Case départ réalisé en 2011 : premier film qui tourne en dérision la traite négrière (1).

                   A propos de ce premier film de Dieudonné d’aucuns ont parlé d’un « nanar de comique télé ». Sur le net, pas une seule critique favorable chez les Institutionnels et les aficionados du commentaire cinématographique. Dans ces critiques rédigées le plus souvent sans grande conviction, telle une condamnation purement formelle et routinière, attendue, on détecte sans difficulté des esprits en service commandé et bien rodés qui savent ce qu’on attend d’eux à la virgule près.

    Une confidence recueillie auprès de l'un d'entre eux : "Le premier qui dit que le film est drôle, perd son boulot".

    Du beau, du grand travail de mise au pas et de conditionnement et d’intériorisation de ce même conditionnement !

    Mais comment pouvait-il en être autrement ? Quel film de Dieudonné aurait trouvé satisfaction auprès de critiques terrorisés à l’idée de devoir commenter un film qui tourne en dérision le dernier rempart, la dernière forteresse du politiquement-et-historiquement-correct ?

    Nanar ou pas, le film de Dieudonné ne sera pas diffusé en salle, de la décision de son producteur iranien, même s’il est disponible un peu partout sur le net et sur le site de dieudonné.

                                                                             

    ***

     

     

     

     

                  La LICRA a saisi mardi 10 avril le tribunal de grande instance de Paris pour faire interdire le film. Le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris n'a pas interdit la diffusion du film, comme le demandait la LICRA. Mais celle-ci peut encore saisir la juridiction du fond.

    Dans son ordonnance, la juge reconnaît que « la plupart des images et propos peuvent être ressentis comme particulièrement choquants et provocateurs » mais, nuance-t-elle, « il n'est pas pour autant établi, avec l'évidence requise en référé, qu'elles constituent » un négationnisme ou une provocation à la haine contre les juifs.

    En outre, écrit-elle, « malgré son caractère insidieux et particulièrement outrancier, la séquence n'est nullement présentée comme une thèse scientifique ou sérieuse et nul ne peut se tromper sur son aspect parodique, étant rappelé que le juge n'a pas à se prononcer sur le bon ou le mauvais goût de ce qui est présenté comme humoristique ».

    Et les experts judiciaires, juges, avocats et autres de tergiverser à bon compte avec plus ou moins de bonheur et d’honnêteté sur les chances de succès de la LICRA après ce premier revers ; LICRA qui nul doute reviendra à la charge car, le contentieux entre Dieudonné et cette ligue ne date pas d’hier.

    Du côté de Dieudonné, on envisage de porter plainte pour harcèlement contre cette ligue.

     

               En attendant, on pourra toujours écouter Dieudonné en conversation avec un Robert Ménard aux petits pieds, courageux donc mais pas téméraire pour un sou. Mais ça, ce n’est pas vraiment une surprise : Dieudonné Invité de Robert Ménard.                               

                                                                              

    ***

     

                  Qui sème la censure, l'exclusion et le bannissement à l'encontre d'un artiste dans l'exercice de son Art, comme ce fut le cas contre Dieudonné, récolte Faurisson - là où ça fait mal -, et en prime… un film qui semble vouloir mettre un terme au contentieux qui oppose l’humoriste le plus talentueux de sa génération avec l’incontournable LICRA sous la tutelle du CRIF.

    Dieudonné est aujourd'hui banni des médias ; il fut pendant un temps interdit de salles de spectacle sur le territoire français ; phénomène de vendetta jamais rencontré en France contre un artiste dans l’exercice de son art ; sous de Gaulle et Giscard, même les artistes les plus engagés n’auront pas connu un tel bannissement !

    En effet, on n'a pas connu en France un tel climat de chantage et de terrorisme intellectuels exercés sur les institutions et les médias, leurs producteurs, animateurs et journalistes (télés, radios et journaux) depuis l’ère communiste et stalinienne - le PCF en particulier, avec ses intellectuels et ses sympathisants jusqu'aux années 70.

    A moins d'être aveugle ou partisan, difficile de ne pas admettre que leurs méthodes sont étrangement identiques : insultes, discrédit, intimidation physique (avec la LDJ entre autres groupuscules), calomnie, procès d'intention, amalgames, chantage affectif, chantage professionnel...

                                                            

                  Une dernière chose :  rien, presque rien… trois fois rien : l’Antisémite est un film drôle… très drôle. Aussi, ne laissez personne vous gâcher ce plaisir ! Un plaisir décuplé par une transgression piment d’une vie sociale qui crève lentement sous la chape de plomb d’un politiquement correct qui cache mal une débauche et une orgie de prise de pouvoir et d’intérêts sans nombre et sans précédent – et nous ne sommes qu’au tout début de ce disfonctionnement citoyen et démocratique.

    Oui, la transgression ! A l’heure où, comme jamais auparavant, ceux qui prétendent à la cohérence et à la vérité sont à l'intelligence ce que les feux d'artifices sont aux miracles : le secret de polichinelle d'un esprit infantile dans le meilleur des cas, manipulateur…  dans le pire.      

     

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             Pour info : une vidéo qui explique d'où est parti Dieudonné (ou d'où il vient...)

     

     

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