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Présidentielle 2017 et après - Page 4

  • La France insoumise fait son entrée au Parlement : quelle mobilisation dans la durée ?

     

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                       De gauche, on aimerait pouvoir se féliciter du score de France Insoumise (FI)... mais, comment donc avec 57% d'abstention au second tour de cette élection législative, et des partis qui font leur entrée à l'Assemblée en s'étant "nourri" sur le dos d'autres partis en fin de vie ou profondément divisés ( PS - LR) !

    Car, ni le FN, ni Macron, ni France Insoumise n'ont fait venir de nouveaux électeurs dans les bureaux de vote ; bien au contraire, les élections présidentielle et législative en ont perdus comme jamais auparavant ; de plus, que l'on ne se fasse aucune illusion : l'indifférence en politique, l'indifférence du corps électoral et le refus de choisir (abstention, vote nul ou blanc) favorisent toujours des politiques socialement régressives et liberticides. La guerre déclarée aux salariés protégés, aux fonctionnaires ainsi qu'aux libertés publiques sans doute aussi, pourrait bien être menée sans conteste par le camp Macron ; n'en déplaise à ses troupes : un Mélenchon s'égosillant et vociférant à l'Assemblée nationale n'y changera rien.

    Et puis encore ceci : cette entrée de FI à l'Assemblée, quel souffle, quel relais trouvera-t-elle sur le terrain, cinq années durant ? Leur mandat de député à tous tuera-t-il la mobilisation de leurs militants maintenant livrés à eux-mêmes ?

    Aujourd'hui, le terrain (réseaux sociaux et bitume) est tout ; l'Assemblée, plus grand-chose puisque 75% des lois votées par les parlements nationaux ont pour inspiration et origine les directives de la Commission européenne ; une Commission entièrement dédiée à une Europe-instrument d'un mondialisme sans justice ni honneur.

                      17 députés font donc leur entrée. Grand bien leur fasse quand on sait que... de la politique, contrairement au salariat, on en ressort rarement plus pauvre qu'en y entrant ; et pour un grand nombre d'entre eux, il s'agira d'une véritable "promotion sociale"... de l'ascenseur du même nom (1). Néanmoins, un argument a toute sa place dans la compréhension de ce que l'on est en droit d'espérer et d'attendre du succès de la campagne de Mélenchon sur le moyen et long termes : l'incapacité de la Gauche d'hier (PC et PS des années 90) et celle d'aujourd'hui (Mélenchon, les Ecolos, le PC, Poutou et Hamon) a endiguer l'abstention dans les quartiers populaires - une abstention qui s'élève à des taux compris entre 35 et 70% ; cette incapacité aura pour conséquence ce qui suit : aucun véritable rapport de force politique ne pourra être envisagé.


    Cette abstention des classes populaires ou leur soutien en faveur du FN, même si les Insoumis ont regagné un peu de terrain auprès de cet "électorat aujourd'hui quasi virtuel" - électorat en puissance, à condition qu'il décide de s'inscrire sur les listes et de se déplacer -, explique en partie, le virage à droite du PS au fil des ans ; un PS qui se devait d'assurer le renouvellement des mandats de près de 80 000 de ces élus. Que l'on n'oublie pas qu'un élu ne se déplace jamais sans avoir au préalable consulté les listes électorales et les résultats des derniers scrutins : qui n'est pas inscrit, qui ne vote pas n'aura droit à aucun regard ni à aucune poignée de main. D'autant plus que c'est aussi l'intérêt du "système" cette abstention des classes populaires et d'une partie des classes moyennes.

                    Alors, ce succès de plus en plus relatif de France Insoumise parviendra-t-il a re-mobiliser une classe populaire absente, désengagée... comme étrangère à son propre sort, résignée pour le pire, jouant son destin à la roulette russe d'une abstention qui est un mauvais pari sur l'avenir d'autant plus qu'aucune mobilisation massive ne semble surgir à l'horizon ?

    La réponse à cette question est entre les mains d’un avenir bien plus proche qu’il n’y paraît.

     

     

    1 - Toutefois, on leur conseillera amicalement d'en profiter pour, sans tarder, commencer à mettre du blé de côté durant les cinq prochaines années de leur mandat, au cas où...

     

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  • Présidentielle et Législatives 2017 : abstention, vote nul et vote blanc record !

     

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                               Taux d'abstention aux Législatives

     

     

                      Finalement, la candidature Macron, dans une union de la droite du PS, des centristes et du centre-droit, ça n'aura servi qu'à ça : à démobiliser, à démoraliser les électeurs ; avec cette candidature, il ne s'est pas simplement agi de "virer une grande partie des sortants PS et LR" mais aussi, la moitié des 47 millions d'électeurs inscrits car, ne nous y trompons pas : ceux qui ont pensé "Macron-Président" n'avaient pour cible pas plus la gauche que la droite mais bien plutôt une alternative d'une gauche et d'une droite qui ont en commun une analyse très critique d'une construction européenne qui, dans les faits, n'est que l'instrument d'un mondialisme ravageur sans honneur ni justice.
     

    législatives 2017 participation

    Législatives 2017 - 1er tour

     
                    Déjà, à la présidentielle avec une abstention et un vote blanc et nul de près de 37%, le score de Macron vainqueur s'élevait à 35% des inscrits dans le meilleur des cas et 28% dans le pire si l'on retranche ne serait-ce qu'1/3 des voix qui, au second tour, avait pour seule motivation de mettre hors d'état de nuire Marine le Pen ; soit un score quatre points supérieur au premier tour, et seulement quatre.
     
    Et parce que les faits sont têtus, on retrouvera ce pourcentage ultra-minoritaire aux Législatives avec un score au premier tour du parti du président (LREM) de 28% avec 52% d'abstention, soit un parti vainqueur avec moins de 14% des inscrits.
     
     
     
                                             
     
                     Côté renouveau, renouveau des élus... une étude montre que les ouvriers et employés sont représentés à la hauteur de 0.7% chez les futurs députés de la majorité présidentielle. Certes, l'âge moyen des élus est de 10 ans inférieur à la précédente assemblée ; mais qu'il soit ici permis de rappeler ceci : notre génération, quand elle avait entre 25 et 35 ans, forgeait un tout autre rêve et avait d'autres ambitions que de casser du salarié, du fonctionnaire, du syndicaliste, de servir la soupe à une économie allemande aux salaires obscènes et à une Europe  d'une oligarchie vorace sans visage, sans oublier une politique étrangère de poisson-pilote des USA, d'Israël et des Monarchies du Golfe... et pour ne rien dire d'un projet de loi qui, subrepticement, en douce, s'apprête à nous livrer à l'arbitraire d'un Etat policier car le terrorisme a bon dos quand on sait que jamais le terrorisme n'a mis en danger un Etat quel qu'il soit, excepté de pauvres bougres, au mauvais endroit, au mauvais moment : nous tous ! qui sommes morts des centaines de fois déjà.
     
    Et le fait que l'on soit passé au même endroit une heure plus tôt ou plus tard, ne change rien.
     
     
                   Sans doute Macron, candidat-président-ersatz, est-il le vainqueur de l'Elysée le plus instrumentalisé de la 5è République ; certes, c'est avec son consentement. Vous pensez bien : l'Elysée comme récompense, même en CDD ! Qui résisterait ? Car le Macronisme n'est sûrement pas un concept - n'insultons pas la philosophie - ni un projet incarné ; Macron, du bas de son inexpérience et du haut de sa soif de représentation et de reconnaissance, c'est un instrument... un instrument au service de toutes ces réformes attendues par l'Allemagne, la Commission européenne et un mondialisme impatient de faire entrer dans le rang un des derniers pays européens récalcitrants.
     
    Oui, un instrument et un moyen Macron !
     
    Mais alors, que Macron puisse penser qu'il s'appartient nous apporte la preuve d'une absence totale de culture politique et historique - contemporaine aussi - chez ce candidat vainqueur et de sa garde rapprochée car, un véritable chef d'Etat, français qui plus est, c'est bien la dernière chose dont l'Europe, les Banques, le mondialisme et l'oligarchie ont besoin ; de plus, Merkel veille, possessive, âpre au pouvoir comme d'autres au gain car il n'y a qu'un trou dans la roulette européenne, et elle le sait mieux que quiconque.
     
     
    ***
     
     
                      Abstention, vote blanc et nul record ! Expulsion du corps électoral des électeurs par millions...
     
     
                      Médias, classe politique, monde des affaires... il faut bien dire que cela fait des années que tous ces gens ne supportent plus l'électeur-moyen, smicard et précaire ni le salarié protégé déterminé à le rester ; électeur imprévisible, taciturne, indifférent, tantôt sur-investi ; ces gens, force est de constater qu'ils ne supportent plus que ceux qui déjeunent dans les mêmes restaurants qu'eux, habitent dans les mêmes quartiers et dans les mêmes immeubles et s'habillent chez les mêmes tailleurs.
     
    Une preuve ?
     
    Au soir du premier tour des Législatives, sur France 2, les hôtesses, les stewards et autres animateurs de l'actualité politique, appelés "journalistes", affichaient, une demi-heure avant l'annonce des résultats officiels, un sourire de vainqueurs :
     
                     "A quoi vous servez maintenant, vous LR, alors que nombre d'entre vous avaient rallié le parti République en marche ?"
     
                     C'est Léa Salamé arrogante et triomphante qui interpelle Valérie Pécresse. Car, déjà, tous en sont à reprocher aux partis vaincus de vouloir continuer d'exister face à un Macron chef de bande en col blanc...
     
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    Pour prolonger, cliquez :  Macron, le dernier joker
     
     
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  • Emmanuel Macron, dernier joker de l'U.E et d'un PS rentré à la maison : la SFIO

     

                     Tout ce qui nous a été donné de voir et d’entendre six mois durant, au cours de la campagne présidentielle du candidat Macron, par son équipe de campagne et par les médias qui l’ont soutenu, la quasi-totalité, n’aura eu qu’un seul but : nous faire oublier que le candidat Macron, maintenant élu président,  est  bel et bien le candidat  de la Commission européenne (candidat caché derrière un engagement total en faveur de l'U.E) pour donner un nom et un « visage » ainsi qu’un lieu géographique, Bruxelles, à cette Europe ; Commission, faut-il le rappeler, qui n’est qu’un instrument de la mondialisation. Néanmoins… une Commission et une U.E aux abois après la sortie de la Grande Bretagne et la montée en puissance des gouvernements ouvertement hostiles à cette construction européenne des traités de Maastricht et de Lisbonne.

    Pour cette raison, Macron est aussi la dernière carte de la Commission face à un François Hollande qui a eu trop longtemps le tort de penser qu’il pourrait se représenter en 2017 ; faut bien dire que… l’Elysée, cette cage dorée qui fait que jamais vous ne pensez devoir en sortir alors que tout le pays vous demande de la quitter au plus vite parce que… « ça va bien comme ça ! »… l’Elysée vous happe et vous emprisonne : l’Elysée n’est pas un enfer, c’est un paradis artificiel : on y est bien car on y est seul, comme à l’abri, couvé, choyé et obéi.

                     

                       Dès 2014, d’aucuns voyaient déjà Macron présidentiable car ils avaient compris que François Hollande ne pourrait très certainement pas prétendre pouvoir briguer un second mandat : comprenez : Hollande ne pourrait plus être celui qui serait capable de mener jusqu’à leur terme, les réformes - toutes les réformes - que l’Allemagne, la Commission européenne et la mondialisation exigent ; et à ce sujet, force est de constater ceci : depuis une bonne quinzaine d’années, les chefs d’Etat ont été purement et simplement expulsés du champ politique car, ce qu’il est convenu d’appeler « le système » n’a plus besoin d’eux : seuls des hommes et des femmes "mandataires liquidateurs" capables de faire passer « les réformes » qui touchent prioritairement les salariés, les chômeurs et les retraités, sont requis, à l’exception de l’Allemagne seule autorisée semble-t-il à élire à sa tête un véritable chef d’Etat dont le rôle consiste à évincer tous les autres pour le seul profit d’une Allemagne dont plus personne ne semble être capable de dénoncer l’incompétence à l’international (la crise des réfugiés) - initiative unilatérale désastreuse -, et l’égoïsme propre à un trait de caractère national dont plus personne, à de rares exceptions près - se reporter à Emmanuel Todd -, n’a le courage et la lucidité, ou plus précisément la culture historique, de rappeler les dangers passés ; un caractère qui depuis près de deux cents ans a mené le continent européen à la catastrophe.

    Car, si l’Europe ce n’est plus tout à fait la paix et si l’Allemagne ce n’est plus tout à fait la guerre - du moins une guerre ouverte et meurtrière - pour sûr, l’Allemagne c’est encore, par procuration cette fois-ci, à l’heure où tout est dé-localisable et la sous-traitance la règle, le risque par ricochet d’une Europe autoritaire, au mieux intolérante, au pire anti-humaniste : effet boomerang oblige !

                     Pour revenir à ces réformes exigées par l’Allemagne, la Commission et toutes les instances internationales, on remarquera que Jacques Chirac, à son corps défendant en fera passer quelques unes ; Sarkozy puis Hollande aussi, avec enthousiasme pour ces derniers.

    Réformes, encore et toujours ! Inutile de préciser : pour l’Allemagne et la Commission, ça n’est jamais assez. Comme un fait exprès, candidat à la réforme, candidat de la réforme, le Système se devait de miser sur Macron même si, la force de ce Système c’est d’avoir réussi à faire croire à nos intellectuels et autres universitaires que ce président fraichement élu, président-steward sous CDD, n’a pas d’idée. Si Macron n’a pas d’idée, il a en revanche un programme : « Les réformes » dont tous ses soutiens (le Medef, la classe politique - de l’aile droite d’un PS moribond aux LR -, les grandes fortunes de France et la quasi-totalité des médias par voie de conséquence) ne manquent jamais de nous rappeler la nécessité aussi urgente qu’absolue : les réformes exigées par une mondialisation ravageuse et saccageuse, en Occident prioritairement, de l’être humain à la fois dans ses droits et dans sa culture.

    Et si ça, ce n’est pas un programme, qu’est-ce qu’un programme alors ?! L’économie c’est le nerf des sociétés : production, distribution, contrôle, assujettissement et dictature de la marchandise car tout et tous sont à vendre. A ce sujet, nos intellectuels feraient bien de lire ou de relire Marx, Durkheim et d’autres encore.

    Que tous ces intellectuels soient passés à côté de Macron le réformiste roi de la réforme… est bien naturel : ces intellectuels d’Etats, universitaires, ne sont pas concernés par ces réformes du code du travail, des conditions de chômage et les possibilités de recours en cas de licenciement contestable. Quant aux retraites…

     

    ***

     

                  Le Parti socialiste est né de la SFIO, sa maison mère ; depuis les années 90, ce PS ne cessera d'y retourner ( plus particulièrement à la SFIO sous la 4è République) pour ne plus la quitter avec François Hollande ; cette SFIO qui se devait de « mourir »  à la fin des années 60, s’est comme perpétuée avec cet accouchement libellé PS en 1971. Pour cette raison, Macron, n’est pas seulement  le joker de la Commission européenne ; il est aussi le joker du PS. « La république en marche » (REM), c’est à terme, encore le PS sous un nouveau visage ; le PS de Rocard, de Hollande et de Valls ; la continuation du PS par d’autres moyens ; un PS atlantiste et pro-europe-libérale.

    Dans ce contexte, Macron arrive comme en bout de course, comme en fin de parcours, en ce qui concerne la 5è République et ses institutions ; en effet, après le départ de de Gaulle, Pompidou livrera la France à la Banque – rien de surprenant à cela : il en venait ! Giscard d’Estaing avec sa relation dite privilégiée avec Helmut Schmidt nous mènera pas à pas et par la main dans l’anti-chambre de l’Allemagne ; puis François Mitterrand nous conduira tout droit dans le lit de cette même Allemagne (traité de Maastricht) ; le temps d’un petit pas en arrière avec Chirac à qui il restait un vieux fond gaulliste, c’est au tour de Sarkozy (traité de Lisbonne) et de Hollande : non contents d'une France sous diktat allemand, tous deux jetteront la France… cette trainée maintenant confirmée, dans le lit des USA, d’Israël et des Monarchies du Golfe.

                      Le revers maintenant : au fil des décennies, la contestation ira grandissante ; elle gronde aujourd’hui comme jamais ; les élections sont imprévisibles ; le « tous pourris ! » occupe majoritairement l’espace électoral : « Sortez les sortants père et fils ainsi que ceux qui s’apprêtent à y entrer ! » aussi. Reste alors le « sociétal » et le marketing du même nom, à savoir… et pour que cela se sache : qui couchera avec qui et qui sera autorisé à le déclarer en mairie avec affichage des bans en 3D : tout ça pour ça ?! Pouf quelques milliers d'unions en 4 ans ?!

    Le « sociétal » donc… pour entretenir l’illusion d’une présidence de gauche courageuse, voire audacieuse, avec le « mariage pour tous » et son instrumentalisation ad nauseam, des mois durant - seul legs politique mitterrandien que l'instrumentalisation en général et en particulier... celle des minorités quelles qu'elles soient -, par un François Hollande démasqué, à poil, la queue à l’air et basse ; un François Hollande pris en flagrant délit d’incompétence et d’insuffisance non pas cardiaque mais étatique.

                     A la fois a-politique et post-politique (ou post-démocratique) dans l'articulation de son positionnement à travers son discours de campagne, force est de constater que seul Macron, parmi tous les candidats à la présidence, était véritablement et entièrement « système-compatible» - comprenez : aucune remise en cause de cette construction européenne mondialiste tant décriée. Même Fillon ne convenait plus : pas assez enthousiaste ! Et si avec ce candidat dit parfait certains d’entre nous ont pu se sentir insultés dans notre intelligence et notre force de caractère lorsque Macron lance à la foule - « Je vous protègerai ! Je vous aimerai !» -, la bonne nouvelle de cette élection c’est qu’il y a encore en France, une droite et une gauche ultra-majoritaires mais divisés : 27% pour la gauche (Hamon, Mélenchon, Poutou), 47% pour la droite (Fillon-le Pen-Dupont-Aignan) et 20% d’abstention, soit 93% des inscrits.

                      Macron c’est donc la dernière carte du système politique français. C’est la dernière carte de la politique d’une soumission à un ordre mondialiste sans honneur et sans pitié…  contre le retour « du politique » à savoir : désignation de l’ennemi et guerre civile larvée.

    Si les scores électoraux du FN restent le meilleur thermomètre de la désintégration de la société française, avec Macron, c'est sûr, toute la classe politique et médiatique prend un coup de vieux ; même les «pas si vieux que ça». Côté intelligence et compétence - pour ne rien dire de la maîtrise des dossiers, force de travail, capacités d’analyse et de synthèse - nombreux sont ceux dont l'autorité a brutalement déclinée. Et c’est bien là le problème de Valls entre autres prétendants à tout ce à quoi tous les autres aspirent.

    Valls, pas assez moderne ! Pas assez subtile ! Valls c'est "les gros sabots" ; Macron, les mocassins. Aussi, Valls servira mal puisqu’il n'embrouillera ni ne trompera personne ; Valls a décidément trop l’air de ce qu’il est, de ce qu’il veut pour lui-même et pour ceux dont il souhaite servir les intérêts. Valls ? Une grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf, chef d’Etat pour l’occasion.

    Aussi, rendons justice au système d’avoir compris que Macron était bien plus à même que Valls de servir et d’embrouiller ; bien plus apte à « communiquer » pour tout dire et pour faire court. Macron nous conforte donc dans notre jugement à propos de cet agité de Valls, binôme de Sarkozy ; Macron remet Valls à sa place : celle d’un député, ou bien le choix d’une commune modeste telle qu’Evry dont il fut longtemps le maire ; deux postes à sa portée ; celle de ses capacités.

     

    ***

                    Mais alors…

                    Et Macron dans tout cela ? Macron l’enfant roi ! Macron homme de 37 ans : caractère, personnalité, références culturelles et parcours professionnelle…

    Un Macron tout nu au saut du lit, un Macron sans « sa com. », ça ressemble à quoi ?

    Rappelons au passage tout de même ceci : plus on vit dans un quartier riche plus on vote Macron. C’est déjà une piste.

    Dans les faits, il est tentant de penser que Macron - très tôt pris en main et encadrer par Terra Nova et l'Institut Montaigne - deux think-tanks du centre droit -, c’est le triomphe du « Big data » (scrutation de la connerie humaine à la voyelle et à la consonne près - dixit A. Soral) dont les techniques d’analyses ont été mis à la disposition du futur locataire de l’Elysée : analyse de millions, voire de milliards, d’informations dans un seul but : n’oublier personne et parler à chacun, à la fois, "en même temps" collectivement et individuellement - ethnies, milieux socio-professionnels, les jeunes, les vieux, les moins jeunes, les villes, les campagnes, les gagnants, les perdants, les hommes, les femmes - dans un fourre-tout  et un attrape-tout qui se voudraient reconciliateurs : plus d'amour de la patrie, drapeaux bleu-blanc-rouge au vent et "en même temps" plus d’internationalisme ; plus de liberté mais plus d’interdiction de chômer au-delà de deux propositions d’emploi ; plus de concertation mais plus d'ordonnances ; plus de protection mais plus d'Europe fédérale ; plus de campagne où il ferait bon vivre mais plus de villes high-tech…

    Plus, plus, plus ! Plus de tout et de son contraire...

    On nous affirme que ceux qui n’ont besoin de rien aux côtés de ceux qui ont besoin de plus encore ainsi que ceux qui ont besoin de tout devraient s’y retrouver tous… tous dans leurs rêves à tous !

                       Jeunisme - ce culte mercantile de la jeunesse ; électorat de cadres diplômés des meilleures écoles ; retraités ; étudiants du supérieur - écoles de commerce principalement - et autres stagiaires sur-diplômés condamnés depuis 10 ans à la précarité… Macron reste le président le plus mal élu de la 5è République. En effet, on peut situer à 25% des inscrits l’adhésion que sa personnalité et son programme recueillent car Macron c’est un mixte, un candidat de synthèse ; candidat hors-sol ; candidat hybride à canaux multiples aussi... Macron, c’est tour à tour et à la fois : Tramp, Sarkozy, Hollande, Valls, Attali, Minc et Mitterrand. C’est selon ; selon la cible politique à abattre et la cible électorale à caresser dans le sens du poil et du vent.

     

    macron emmanuel présidentielle 2017

                        Acteur conscient du système, à chaque prise de parole, Macron n’a de cesse de dire à ses commanditaires : « Je sers vos intérêts ; à vous de m’offrir un destin qui défie tous les pronostics ainsi que mes propres ambitions ».

                         Grand bien lui fasse ! Même si, à force de faire le vide autour de soi - division, éclatement, dissolution - sous prétexte de rafler la mise politique, toute la mise, on finit à terme dans un désert à la fois affectif et conceptuel jusqu’à la tempête de sable et la nuit glaciale qui viendront tout recouvrir et tout balayer en l'espace d'un quinquennat, et sans doute, bien avant. D'autant plus qu'il se pourrait bien que le CV de l'intéressé ne lui soit d'aucun secours quant à une telle prise de conscience.

                        Qui alors saura alerter à temps ce président qui n'a de "nouveau" que le désir inopportun et anachronique d'un re-nouveau monarchique ?

     

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    Pour prolonger, cliquez : Présidentielle et Législatives 2017 avec Serge ULESKI

     

     
    Notons un oubli de la part de nos analystes : l’augmentation du corps électoral ; l’augmentation des inscrits. Ce qui explique l’augmentation du score de MLP en nombre de voix. Quant aux commentaires à propos de MLP et de ses chances d’être élue un jour... 
    No comment.

    La bêtise touche aussi l'intelligence, faut croire.

     

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  • Licra, Crif, élections législatives : Macron, Ferrand et son mouvement "En marche" déjà soumis

    macron crif licra élection législatives

     

     

    Le Parisien : ICI

     

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                          Cela fait des années que nous sommes nombreux à dénoncer les faits suivants :

    - En France, il n'y a pas de carrière politique, médiatique et artistique pour quiconque critique la politique étrangère de l'Etat d'Israël et le sort qui est fait - sort injuste et cruel - au Peuple palestinien et à leur aspiration pour la liberté et l'auto-détermination.

    - Le CRIF et la LICRA sont bel et bien des officines israéliennes. 

    - Non content d'être le candidat de la Commission européenne, du CAC40, de la Banque et des médias dominants, Macron confirme le fait qu'il est aussi le candidat de tous ceux pour lesquels, par conviction ou par opportunisme afin de pouvoir se maintenir en politique ou dans les médias, le soleil se lève et se couche avec l'Etat israélien. Aussi...

     

                          CQFD : ce retrait de deux candidats investis par le mouvement de Macron aux législatives à la demande de la LICRA et du CRIF vient à nouveau confirmer la justesse de cette dénonciation qui est la nôtre et qui n'a pas cessé d'être, à nos yeux, une exigence d'ordre moral et politique. 

     

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    Pour prolonger, cliquez : La France et le sionisme - domination et chantage

     

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  • Emmanuel Macron : le président le plus mal élu de la 5è République

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    Vive moi !

     

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                    Le gouvernement a publié lundi les résultats définitifs du second tour de l'élection présidentielle. Sur 46.303.662 électeurs inscrits hors français de l'étranger, plus de 11 millions se sont abstenus portant le taux de participation à 74,56%. L'abstention pour un second tour d'une élection présidentielle s'élève donc à 25,44% et constitue un record depuis 1969.

    Concernant le résultat, Emmanuel Macron arrive en tête avec 66,10% des voix. De nombreux inscrits ont voté sans choisir l'un des deux candidats en lice, avec 3.019.735 bulletins blancs et 1.049.522 bulletins nuls.

     

    ***

     

                     Avec une abstention de 25.44% et un pourcentage de 11% de bulletins non- comptabilités (votes blancs et nuls)  c'est donc près de 37% d'inscrits qui n'ont pas souhaité se prononcer en faveur de Macron ou de Marine le Pen ; ce qui porte le pourcentage des bulletins validés en faveur du candidat élu à 41.58 % des suffrages pris en compte  - soit le calcul suivant : 66 (pourcentage des voix du candidat macron) que multiplie 63 (pourcentage des votes exprimés en faveur des deux candidats 100 - 37) dont on retranchera 1/3 des voix destinées à faire barrage au FN (soyons charitables ! D'aucuns situent pour Macron ce vote de non-adhésion à près de 2/3)...

                    Résultat du vote d'adhésion à Macron et à son programme : 28% soit 4 points de plus qu'au premier tour.

                   Avec une abstention, un vote blanc et nul qui s'élèvent à 37%, Emmanuel Macron est bien le président le plus mal élu de la 5è République. Les Législatives de juin devraient le confirmer sans l'ombre d'un doute.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Michel Onfray à propos de Macron

     

                             ainsi que  Serge ULESKI et la présidentielle de 2017

     

    Note de lecture sur le livre de campagne d'Emmanuel Macron, "Révolution".

     

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  • A voté !

    élection présidentielle 2017, a voté Macron pour faire barrage à marine le penElection confettis...

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  • Emmanuel Macron en direct sur Médiapart ce dernier vendredi de la campagne : Plenel, Bonnet et la soixantaine de journalistes groupies sombrent irrémédiablement

     

     

     
     
    Une annonce de Médiapart :
     

                                      "Vendredi, soirée spéciale avec Emmanuel Macron

     

                          Dimanche 7 mai, Emmanuel Macron sera notre invité pour une émission spéciale d’« En direct de Mediapart », vendredi 5 mai dès 19 h 30, retransmise en direct et en accès libre sur notre site, sur YouTube et Facebook. Il sera interrogé par la rédaction."
     
     
                                 
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                    Après l'appel de Médiapart à voter Macron au second tour de l'élection présidentielle (ICI), Plenel persiste et signe en invitant ce candidat, et seulement ce candidat, à quelques heures de la fin de la campagne présidentielle, à répondre et à s'exprimer en direct dans son journal.

    Près de 400 commentaires d'abonnés à Médiapart s'opposent à la venue de Macron vendredi soir...

    Ci-après, le fil des commentaires - d'indignation à 80% - à la suite de l'annonce de la venue du candidat Macron : ICI

     

     

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                 Si Plenel peut être situé à gauche sans abus de langage, avant d'en être de cette gauche, Plenel est surtout un journaliste qui n’a jamais vraiment quitté le journal dont il a été le salarié des années durant : Le Monde  ; Plenel et François Bonnet ainsi que cet autre comparse à la tête d'un site qui n'en finit pas de mourir "Arrêt sur Image"... animé par un dénommé Schneidermann, lui aussi longtemps salarié du quotidien du soir pré-cité ; une émission de télé à sa création puis une Web-TV cet "Arrêt sur Image" que le courage, la pertinence et la liberté des acteurs d'un Internet qui a sans doute sauvé en grande partie la liberté d'expression en Occident, ont fini par tuer ; or, cette incapacité à définir une ligne de conduite ferme et courageuse contre vents et marées, et la tenir d'une main sûre, c’est sans aucun doute dans la culture de ceux qui ont longtemps travaillé dans ce qu'il est convenu d'appeler à juste titre les médias dominants car force est de constater que tous sont pour la liberté d’expression mais mieux vaut penser comme eux  ; c’est quand même plus sûr.

    D’où l’ostracisme dont sont victimes les abonnés de médiapart qui ne sont pas dans la ligne éditoriale du gourou moustachu  ; l'auteur de ces lignes en sait quelque chose ; il a été un des premiers abonnés en 2008 avant de quitter ce journal dont le fonctionnement est assez proche de celui d'une secte : un chef et des groupies inconditionnels journalistes et abonnés confondus. Et gare à ceux qui ne se conforment pas : ils seront pourchassés et leurs contributions (billets de blog, commentaires) savamment ignorés dans le meilleur des cas.

                     Nul doute, entre deux dénonciations sélectives de quelques voleurs de scooters en comparaison avec les véritables malversations qui se chiffrent en milliards de l'oligarchie mondiale à la tête d'une économie d'essence esclavagiste - une économie de rapine - Médiapart à bel et bien rejoint ces médias dominants composés de médiacrates sans pitié à l'endroit de ceux qui refusent de se soumettre en acceptant le fait suivant : il n'y a plus d'alternative politique en Occident : une seule route pour une seule et unique destination sans escale, sans pause, sans retour possible est proposée à tous sans contestation possible.

     

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  • Débat Emmanuel Macron/Marine le Pen : quand l'abstention s'imposait là aussi

    Sondage post-débat : "un KO" en faveur d'Emmanuel Macron

     

                      Décider de suivre le débat Macron-MLP n'était sûrement pas un choix à faire.
     
    Car, qui pouvait bien souhaiter entendre Macron avoir raison contre MLP et s'en réjouir ?
     
    Personne ; excepté ceux qui ont voté en sa faveur.
     
    Aussi, s'abstenir de se figer devant le petit écran deux heures et demie durant était d'une nécessité absolue ce soir-là.
     
    Nul doute, un débat Mélenchon-Macron aurait été bien plus stimulant ! De même un débat Macron-Fillon.
     
                      Un débat Macron-MLP n'avait donc aucun intérêt d'autant plus qu'il s'est agi d'un débat entre un candidat déjà élu et une candidate déjà perdante.
     
                      Qui plus est : que Macron puisse avoir raison contre MLP seule et MLP tort... en dit long sur la fragilité et la superficialité politique et morale du positionnement  de ces deux candidats.
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  • Quand Edwy Plenel et Médiapart appellent à voter Emmanuel Macron

     

                    On ne se refait pas, jamais ! Plenel - ce BHL de gauche -, en appelant à voter Macron, endosse une fois de plus le meilleur des rôles : le beau rôle, sa marque de fabrique et celle de son journal ; journal de groupies (journalistes et abonnés confondus) au gourou moustachu.

    Mais alors... années après années, interventions radios, télés, éditoriaux les uns après les autres... en définitive, et pour poser les bonnes questions une bonne fois... qui Plenel est-il véritablement disposé à incommoder ? Plus précisément : qu'est-ce que Plenel est capable de risquer ? Et puis aussi : qu'est-ce que Plenel est prêt à perdre ?

    La réponse, nous sommes nombreux à la connaître : rien, nada ; ou bien si peu en comparaison avec ce qu’il faudrait être disposé à abandonner aujourd’hui pour mieux gagner plus, beaucoup plus demain. Et vous savez quoi ? Gagner une confiance et une force aussi rares que nécessaires…

    Mais… on y reviendra.

     

                     En attendant, que l’on ne s’y trompe pas : la position prévisible de Plenel n’a rien d’un choix raisonné fruit d’une prise de conscience à la racine de laquelle on trouverait une capacité d’analyse bien supérieure à la moyenne. Non, dans ce choix de Plenel d’appeler à voter Macron, on retrouve le comportement typique d'une classe : celle qui se distingue toujours quand il y a péril en la demeure, par un retrait pur et simple ou bien par un pas de côté quand pointe à l’horizon le risque d’un combat pour lequel on ne se sent pas suffisamment armé mentalement faute d’une conviction ferme, une conviction encrée au plus profond de soi, après avoir pourtant tenu et longtemps, des discours sur « la réforme », voire même « la révolution à venir et tellement nécessaire ! »...

    Révolution, mon cul ! Et puis parce que.... finalement, tout ne va pas si mal que ça. Mais pour qui ? Pour Plenel ?

    Le chômage, la pauvreté croissante, le déclassement, une 5è République qui n'est à la hauteur d'aucun des enjeux démocratiques majeurs des 30 prochaines années, la lutte contre une organisation de l'Europe et du monde dans laquelle la France se fourvoie avant de se noyer...

    Ca peut encore attendre M Plenel ? Un quinquennat ? Deux peut-être ? Avec Macron et/ou le suivant ?

     

                  Plenel les mains propres, Plénel tranquille et pénard ; un Plenel adepte d’une dissidence ronronnante… un Plenel routinier, prévisible ; Plenel gère sa petite entreprise qui porte le nom de Médiapart.

    Pourquoi se priver de le rappeler : Plenel appartient à cette classe incapable de risquer son confort matériel et moins encore, son confort moral ; Plenel le "Ne comptez pas sur moi pour secouer la table !" … - alors, la renverser cette table... vous pensez bien ! - c’est cette appartenance de classe d’une classe qui fera toujours le choix de la sécurité ; comportement que l'on retrouve à toutes les périodes de l'histoire de France depuis la chute de l'ancien régime : « Sauvons les meubles ! Nos meubles ! Les vraies réformes peuvent bien attendre ! Quant à l’avènement de cette 6è République... »

    Une classe qui se croit à gauche et de gauche, une classe prompte à dénoncer le fait que "tout ne va pas si bien que ça ; bien au contraire !" quand aucun danger contre son confort matériel et moral ne pointe à l'horizon mais aussi une classe qui, tout aussi rapidement, est prête à rappeler que " finalement, tout ne va pas si mal que ça ! Et puis franchement, cela pourrait être pire, bien pire !" quand ce même danger pointe son nez : une classe sans courage donc ; qualité la moins bien partagée parmi les êtres humains, c'est vrai ; aussi, rien de surprenant à cela. Il fallait simplement le rappeler.

                 Et pourtant… le face-à-face Le Pen/Macron… c’est bel et bien une occasion unique de poser la question suivante et d’y répondre : qu’est-ce que vous avez, qu'est-ce qu'il vous reste dans le ventre ?

    Pour sûr, en appelant à voter Macron, Plenel nous remet une information qui n’est pas un scoop cependant car nous tous savons encore lire et qui plus est, nous savons aussi garder en mémoire ce qui a été écrit : Plenel n’a rien dans le ventre ; ni ventre ni tripes donc ; simplement le doux confort moral d’une moraline à toute épreuve et en toutes circonstances.

    Attitude défaitiste, symptomatique d'un manque de confiance et de courage que cet appel de Plenel comparé à un Mélenchon qui aura su tenir tête vent debout face à des médias impitoyables avec ceux qui refusent de se soumettre... et contre les dissidents... dissidents de taille !

    A ce sujet, côté rupture, côté prise de risque, indépendamment de ce que l’on peut en penser, il nous vient à l’esprit ces Britanniques qui ont voté dans une large majorité en faveur du Brexit ; car ce vote-là porte en lui la marque d’une formidable confiance en soi. Et pourtant, ici en France, à l’occasion de ce vote et de son résultat, on a pu entendre des "Pétain" prétendre faire la leçon à Churchill, puis des journalistes distribuer des mauvais points à la BBC, et enfin, des intellectuels de pacotilles - les seuls autorisés à s’exprimer dans les médias - faire la leçon à Shakespeare.

    La bonne blague ! La mauvaise blague !

    Sermonnant ses abonnés avec un billet-fleuve dont Plenel est coutumier, aujourd’hui, c’est au tour de Plenel qui s’en prend à Mélenchon (1) qui refuse d'appeler à voter Macron : et là, c’est toutes les fables de La Fontaine qui nous viennent à l’esprit : une histoire de grenouille et de bœuf en particulier.

                    Cette confiance, cette force mentale, si nécessaire aujourd’hui, à l’heure où il est encore et toujours question du sort de millions de salariés, parmi les plus fragiles d’entre eux, livrés à un ordre économique dans lequel ils ont tout à perdre, ayant déjà pas mal perdu, ce n’est certainement pas chez les Plenel du journalisme et de l’engagement politique qu’on la trouvera ; ce qui le disqualifie car aujourd’hui, seul le courage devrait avoir droit de cité ; or, cela ne demande aucun courage d’appeler à voter Macron même et surtout quand on se dit de gauche et que… ce faisant, on s’achète une bonne conscience sur le dos de tous ceux qui ne peuvent faire qu’un choix : celui de la cohérence et du respect de soi dans la dignité ; d'où leur refus de reporter leur vote du premier tour sur Macron car c'est là le seul geste de résistance qu'il leur reste dans le cadre de cette élection présidentielle.

    Oui ! Une bonne conscience que s'achètent une fois de plus Plenel et son journal avec cet appel du pied sans bourse délier, sans coup férir, puisqu'ils n'ont rien à perdre et tout à gagner : en effet, qui pourra bien un jour leur reprocher de s'être portés au secours de Macron ? Personne pour l'heure même si dans quelques années, un FN à 55%, un FN imbattable pourrait bien contraindre certains d'entre nous à  leur demander de rendre des comptes.

    Mais pour l'heure, c'est sûr, de cet appel à voter Macron (2), tout un chacun en ressortira tout auréolé du prestige d'un positionnement moral qui ne saura être pris en faute ; quant aux autres moralement laminés sous la pression d'un vote Macron qui se voudrait obligatoire, tant pis pour eux !

                    Dans le cadre de cette élection présidentielle de 2017, le courage, c’est le risque derrière lequel on trouvera une certitude chevillée au corps : la certitude d’être capable de faire face, de tenir tête et de sortir vainqueur alors qu’un score électoral vous classe parmi les perdants puisque seul le nombre sanctifie.

    Oui ! Mille fois oui ! Attitude défaitiste que cet appel de Plenel à voter Macron ; une attitude qui laisserait entendre qu'en cas de victoire du FN, la société française serait incapable de réagir, qu'elle serait vaincue. Qu’est-ce à dire ?


    Et c’est bien ce courage-là, cette confiance inébranlable qui nous manquent depuis quarante ans ; d’où le grignotage de notre héritage par les mondialistes et la réaction-FN car, soit on se bat, soit on se soumet.

                      Chez Médiapart, on retrouve le couple Bonnet-Plenel, anciens salariés du quotidien Le Monde : manque de sang-froid, une trouille de classe, une lâcheté dont il ne restera pas trois lignes dans l’Histoire de la presse… d’où la tranquillité d’esprit des deux protagonistes. Cependant, lorsque ces gens-là prendront leur retraite, n’en doutons pas un seul instant, ils auront droit aux éloges de toute la profession - de BFM-TV aux rédactions du service public en passant par Lobs et RTL ; télés, radios, presse ! Sans doute la pire des insultes ces éloges à venir car ces éloges-là seront leur dernière demeure pour une postérité d'une humiliation bien méritée : que ceux qui se ressemblent s’assemblent, même à leur corps défendant !

                    Soyons clairs : le courage, aujourd’hui, il est dans le refus de Macron - abstention ou vote blanc -, et la force de ce courage, dans la prise de risque d’une victoire FN et le sursaut gigantesque d’un pays qui, contrairement à ce qu’un Plenel semble penser, tient encore debout sur ses deux jambes.

     

    1 - Le tort de Plenel c'est de refuser de comprendre le positionnement de Mélenchon et la justesse de son refus d'appeler à voter Macron tout en précisant qu'un vote-FN n'est pas une option. Plenel s'appuie sur le "système" pour contrer une fois élu, Macron ; or, ce système a fait depuis 20 ans la preuve de son incapacité à permettre à une force politique et à une mobilisation quelles qu'elles soient, de contrer les réformes demandées par la Commission européenne au service d'une mondialisation-saccage de l'être humain, et en Europe, cause de la destruction de notre modèle social. La position de Plenel c'est un parti pris ; un parti pris de confort, un parti pris qui n'a rien à perdre... parti pris classique propre à cette classe sociale auquelle Plenel appartient en particulier et qui ne fait face à aucune menace avec en prime la satisfaction que procure une bonne conscience.

    En revanche, on se souviendra de ceci : quand son journal Médiapart a été en danger après un rappel de TVA, Plenel n'a pas hésité à remettre en cause la loi et ce fameux "système" dont il serait soi-disant possible aujourd'hui et demain sous une présidence Macron de contrer les abus et les injustices.

    La motivation réelle de Plenel : s'attribuer le beau rôle et se donner une bonne conscience puis continuer de briller : sur le dos de qui ? Mon billet ne cesse d'y répondre. C'est plus fort que lui ! Il ne peut pas s'en empêcher... en toute occasion même si dans les faits, ce positionnement médiatique de Plenel est loin d'être glorieux quand on se penche sur la réalité sociale des conditions de vie qui se cache derrière le refus d'un vote et d'une présidence Macron.

     

    2   A propos du soutien de Plenel à Macron, deux éléments de réponses peuvent être avancés :

    - Macron qualifie l'histoire coloniale française de "crime contre l'humanité" ; ce qui n'est pas fait pour déplaire à un Plenel dont le positionnement à propos du colonialisme est le suivant :" Le colonialisme est un nazisme" Plenel n'est pas à une imbécillité près, manifestement !) ; à noter aussi la place privilégiée qu'occupe chez Médiapart l'historien Benjamin Stora qui partage ce "diagnostic" de Plenel.

    - Médiapart a une dette fiscale (TVA) de plusieurs millions d'euros auprès de Bercy ; Plenel compte-t-il sur l'indulgence d'un Macron Président ?

     

     

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                     Soit Vichy. Soit le Vercors, et là… il semblerait que Médiapart ait quelque réticence envers cette région montagneuse ; c’est l’âge de ses fondateurs sans doute.

     

                     Aussi...

                    Plenel et son appel à voter Macron ?

                    Qui croyait prendre est pris... en flagrant délit de démission.

                   

     
     
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  • Corinne Lepage soutien de Macron : le retour à la gamelle

     

     corinne lepage soutient macron

                    Poisson pilote (sangsue ?) des vainqueurs aux élections - tout vainqueur, toute élection -,  avec cette présidentielle de 2017, c’est le retour de Corinne Lepage qui affiche un soutien sans condition à la candidature Macron (ICI).

    « Ecolo mais pas trop » et plus encore lorsqu’il est question de soutenir l'écologie politique et le parti des Verts, depuis trente ans, Corinne Lepage se veut pourtant la passionaria des causes environnementales ; faut dire que cette ancienne ministre a la réputation de ne vendre pas cher ses compétences auprès de la classe politique et une place dans un gouvernement.

    Pas claustrophobe pour un sou, Lepage dit se situer entre le centre-gauche et le centre-droit ; toujours intéressée ou plus précisément, rarement désintéressée (elle a un cabinet d’avocats spécialisé en environnement à faire tourner comme d’autres, une marmite à faire bouillir), cette dame ne cesse de se vendre et de se placer... à chaque élection ; en trente ans, elle aura été de tous les partis, de droite de préférence – UMP, UDF - avec toutes ses nuances et autres tendances ; et d’aucuns d’ajouter : «  Heureusement qu’il s’est agi de partis politiques et non de chambres à coucher… »

                     A l'origine du nouveau concept "Ecolo de droite", ministre silencieuse d’un environnement aphone sur écran noir chez Juppé et Chirac, proche de Bayrou, d’autres temps, d’autres mœurs, aujourd’hui, Corinne Lepage affiche son soutien inconditionnel à Emmanuel Macron, écolo à la mode Bercy, ministère des finances et secteur bancaire.

    Mais alors, qui se souviendra de l’emploi du vocable « environnement » dans la bouche de Macron au cours de cette campagne de 2017 ? Du charabia macronnais, qui en aura compris une préoccupation pour les enjeux environnementaux de demain ?

                               
                                      Corinne Lepage : « entre Macron et Juppé, je... par publicsenat

     

     

                  Pour toutes ces raisons qui en valent bien d’autres, au fil des ans, chaque intervention de Corinne Lepage laisse derrière elle non pas un parfum mais... comme une odeur de fruits et légumes, jour de marché, vers midi, quand des cageots remplis d’invendus gâtés par la chaleur sont abandonnés aux clochards, SDF et autres indigents, juste avant le jet d'eau et la brosse des employés municipaux.

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