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Présidentielle 2017 et après - Page 6

  • Vous n’avez pas voulu d’un second tour Valls-Juppé… qu’à cela ne tienne : contents ou pas, vous aurez Macron comme Président !

     

     

    magritte, macron, serge uleski, présidentielle 2017

    ©Magritte, La décalcomanie, 1966©Magritte, La décalcomanie, 1966

     

     

                   Macron l’effacé ; Macron président qui s’effacera et la France avec lui ; cette France qui n’a pas cessé depuis 10 ans de sombrer dans le silence, anonyme, pour la plus grande satisfaction d’une Europe et d’un mondialisme qui entendent bien marginaliser tous ceux qui refuseraient de se soumettre à ses diktats financiers à grand renfort d’opérations guerrières car, ne nous y trompons pas : le mondialisme c’est bel et bien la guerre !

     

                    Dès Août 2016, le Système composé de tous les acteurs chargés de s’assurer que les Elections mettent en scène des candidats qui, s’ils peuvent prétendre sérieusement occuper l’Elysée, soient capables de faire en sorte que la donne reste la même...

    Le Système a donc compris qu’il ne fallait pas compter sur Hollande ni sur un duel Valls-Juppé à la prochaine élection présidentielle ; il a aussi anticipé le fait que Hamon et Fillon sortiraient vainqueurs de leur primaire respective. Or, le Système savait que Hamon serait un candidat minoritaire au sein de son parti et médiocre en tant que compétiteur : Mélenchon le mangerait trop cru ; de plus, un second tour Mélenchon-Le Pen n’était pas envisageable : à « gauche toute ! » d’un côté ; extrême droite de l’autre. D’où la nécessité de la candidature Macron avec un Fillon empêtré dans des affaires judiciaires pilotées par l’Elysée.

    Arrive alors un second tour Macron-Le Pen ; Macron l’homme au regard fixe et vide ; l’homme au sourire poli ; banquier, internationaliste béat, excellent valet qui a derrière lui des années d’obéissance - les serviteurs font de piètres maîtres -, un candidat en théorie assuré d’un bon report des voix de la droite (celles de Juppé et de Bayrou) et du centre gauche (celles de Valls). Mais c’était sans compter sur la colère de ceux qui ont vu la droite et la gauche expulsées de la campagne ; colère aux conséquences imprévisibles une fois dans l’isoloir le jour de scrutin.

                  Toujours à propos de Macron, candidat décalcomanie, réalise-t-on seulement que tous les intervenants des médias publics et privés voteront Macron ? Tous les universitaires carriéristes voteront Macron ! Une grande partie de la classe politique dont le parti ne peut plus leur garantir leur ré-élection – LR et PS – votera Macron elle aussi !

    Mais alors, après ça, qui continuera de soutenir que le monde est décidément mal fait ? Qui donc ? Le monde dans le chaos des bombes comme dans le silence des crèves-la-fin et des suicidés de demain n’a jamais été aussi bien organisé finalement !

     

                    Macron ? Vous avez dit "Macron" ?

                    Le projet mondialiste, de la commission européenne  aux lobbies des banques  et des multinationales  - ne pouvait pas mieux espérer : candidat sur mesure Macron, chouchou des médias dont les propriétaires ne peuvent que souhaiter la victoire ! Macron candidat, Macron faisant campagne, soutenu par l'Elysée et Matignon ainsi que par les grands-patrons du CAC40 (industrie du luxe, armement, agro-alimentaire)…

    Macron ! Encore Macron ! Candidat sans attache électorale ni mandat, candidat hors-sol comme les élevages et les cultures du même nom ! Avec Macron considéré comme le premier véritable « libéral » français depuis la « révolution » thatchérienne – on est maintenant ouvertement prévenus ; on ne pourra pas dire que l’on ne savait pas ! - c’en est fini de la France, ce caillou dans la chaussure des USA, de la commission européenne et du mondialisme depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

                    Mais alors, quelle est cette France qui votera Macron, candidat à l’œil vide, le regard absent, sans expression ; candidat  qui n’est jamais dans et avec ce qu’il dit, pour peu qu’il dise quoi que ce soit ? Qui votera donc pour lui, jusqu’à l’élire Président quand l’autre France ne se déplace plus pour voter depuis trente ans ?

    Macron élu, Macron Président, un Macron qui avait dans son équipe de campagne  un cadre des laboratoires Servier, démissionnaire  une fois démasqué, c’est assurément le dernier clou dans le cercueil  d’une France  désormais interdite de scène internationale, aphone, incapable de s’adresser au monde.

    Un candidat, Jean Lassalle, l’a dit et redit : « Nous les élus, nous ne sommes plus que les acteurs d’un théâtre d’ombres ». Bien sûr que le pouvoir est ailleurs, chez ceux auxquels le prochain « Président » tout comme ses prédécesseurs, devra obéir.

     

                  Hollande, Juppé, Valls hors-jeu ! Il est vrai que le système n’aime pas qu’on le prenne en traitre, par derrière qui plus est. Il se venge toujours.

    A l'heure où les conditions de la victoire de MLP n’ont été aussi favorables, autant dire, la victoire assurée pour quiconque se trouvera face à elle au second tour - second tour qui n’en est plus un par la force des choses ! - force est de constater que  « le système » a volontairement organisé ce face-à-face Macron-MLP ; un face-à-face anti-gauche et anti-droite ; un face-à-face « anti-second tour Mélenchon-Fillon » : le volet social chez Mélenchon lui est insupportable ; de plus, les deux candidats partagent avec plus ou moins de détermination une aversion pour un mondialisme aveugle ; et comme cela ne suffisait pas : tous deux cultivent une certaine idée de la France dans leur choix réciproque d’une politique étrangère d’équilibre et indépendante.

    Là encore, c’est bien tout ce que le système ne peut plus tolérer, même avec un Fillon capable de se compromettre avec la finance mondiale.

     

                        Certes, seules les crises provoquent des changements profonds (les pleins pouvoirs à Pétain en 40 avec le conseil de la résistance quatre ans plus tard ; la guerre d’Algérie, le Putsch et la 5è République avec l’arrivée de de Gaulle ; le Mai 68 ouvrier et estudiantin) ; pas de crise politique pas de changement politique ; c’est sûr ! MLP victorieuse – aussi improbable que cela puisse être -, peut toutefois représenter, crise majeur aidant, un bien pour un mal : celui d’une opportunité unique de provoquer une refonte complète de la vie politique car la droite et la gauche n’ont aucun intérêt au déclin et à la disparition tout en tenant compte du fait que le FN ne peut pas être une option ni pour le système ni pour une gauche de l’anti-système.

    De plus, le passé de la France - le positif comme le négatif -, l’interdirait. Aucun ralliement donc de la droite dite de gouvernement ne peut être envisagé par MLP sinon dans les marges, toutes petites marges.

    Moralement, personne ne peut se risquer à un ralliement à MLP : notez qu’une partie de la droite et tout le centre sont déjà partis chez Macron car Macron, cette nouvelle figure en carton-pâte qui fait tourner nombre de têtes, c’est l’avenir… l’avenir de tous ceux qui ne veulent rien lâcher : faut dire que l'on vit tellement bien et mieux sur le dos de tous les autres, tous arrimés et condamnés qu'ils sont à un salariat au salaire obscène d’une précarité haïssable !

    De plus, MLP a très peu profité des déboires judiciaires de la famille Fillon.

    Reste que… pour un électeur de gauche, seule l’abstention au second tour fait sens.

     

    ***

     

                        « … Vous n’avez pas voulu d’un second tour Valls-Juppé, un second tour du même avec le même… qu’à cela ne tienne : contents ou pas, vous aurez Macron comme Président ! »

                        Mélenchon, Hamon, Pierre Laurent, Jadot, Lafont patron de l'UDI, Fillon...  et c'est alors que tous devront appeler à voter Macron pour faire barrage à MLP le soir de premier tour car il ne sera pardonné à aucun d'entre eux de ne pas le fait.

    Que voulez-vous : le système est impitoyable et sans merci. Il prend tout et ne vous laisse rien. Il n’offre qu'une seule échappatoire : se soumettre, perdre son âme, et périr par la même occasion.

     

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  • Présidentielle 2017 : avec l’option Macron, jamais le risque d’une victoire du FN n’a été aussi élevé

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                  Tout en ayant l’immense naïveté de penser qu’aujourd’hui on peut gagner une élection présidentielle en occupant le centre-gauche et le centre-droit, et contrairement à ce que ce candidat prétend et tous ses soutiens avec lui, médias inclus, Emmanuel Macron est loin d’être le candidat d’un « …il y a du bon à gauche comme à droite… » fédérateur car, dans les faits, Macron se réfère au centre-gauche et au centre-droit qui n’ont, historiquement, rien à voir avec la gauche et la droite : pour s’en convaincre il suffit de penser à un Manuel Valls, du côté de la gauche, et à François Bayrou ou Jean-Louis Borloo du côté de la droite.

    Aussi, antagonismes, ressentiments et colères aidant, deux certitudes à propos du second tour de cette élection présidentielle qui annonce un face-à-face Macron-Marine le Pen (MLP) semblent s’imposer au fur et à mesure que l’on s’en rapproche :

    - Jamais la droite de Fillon (18% de l’électorat) ne jouera la carte Macron contre le Pen.

    - Jamais la gauche de Mélenchon ainsi qu’une partie de celle de Hamon (tous les deux pesant aux alentours de 18% tenant compte de fait que l’autre partie de l’électorat Hamon partira chez Macron au second tour de l’élection) ne répondront favorablement à ce nouvel appel, après celui de 2002, en faveur d'un "sursaut républicain" ; en effet, il ne faut plus compter sur une mobilisation de cet électorat à la hauteur de celle de l’élection de 2002 qui opposait Le Pen père à Jacques Chirac.

    Avec au deuxième tour une abstention record estimée (abstention à la fois structurelle et conjoncturelle) à près de 30% - abstention composée des refus de voter Macron de la gauche et de la droite cumulés à un report d’une partie des voix de Fillon sur MLP d’un électorat habité par un ressentiment bien ancré, sur le ton de « A nous la droite, on nous a volé notre victoire ! », vol commis par le candidat de François Hollande qu’est Emmanuel Macron, un François Hollande chef d’orchestre des ennuis judiciaires de Fillon puisque le succès de Macron est indissociable des ennuis du candidat LR -…

     

                    Jamais le risque d’une victoire du FN n’a été aussi élevé !

     

                 Pour MLP, un seul défi : rendre moralement acceptable - car sans conséquence majeure -, l’abstention à venir au second tour de l’élection présidentielle de ces deux électorats ; en effet, seule cette abstention conjoncturelle cumulée à cette autre abstention structurelle entre 18 et 22% que l’on enregistre à chaque élection présidentielle, lui feront prendre une très sérieuse option sur la victoire forte de son score de 30% au premier tour ; le vote de soutien en sa faveur du reste de cette droite de Fillon qui se refusera à voter Macron, fera le reste. C’est la raison pour laquelle, en campagne, MLP semble prendre soin de ne pas user ni abuser des thématiques des années 80-90 propres à l’extrême droite, à savoir :

    - Les Etrangers sont responsables de l’augmentation de la délinquance, crimes et délits.

    - Les Etrangers volent le travail des Français et sont responsables du chômage. -

    - Les Etrangers sont en grande partie à l’origine du déficit chronique de nos régimes sociaux.

     

    MLP a compris qu’il lui faut avant tout « rassurer » cette gauche déterminée à ne plus répondre au « chantage à l’extrême droite » pratiqué par le candidat dit « républicain » au second tour de l’élection présidentielle ; elle se doit de l’anesthésier cette gauche, de tromper sa vigilance, de faire en sorte qu’elle baisse sa garde car deux ressentiments forts jouent maintenant en faveur de MLP :

    - Le ressentiment d’une gauche dépitée par la candidature Macron et l’indigence d’un PS moribond, sans honneur et sans courage et de son candidat Hamon qui semble incarner toutes les raisons qui font que le PS est condamné à une mort certaine…

    - Le ressentiment, voire la colère, des électeurs du candidat Fillon dans le contexte d’une élection présidentielle qu’elle ne pouvait pas ne pas gagner car après cinq ans d’une présidence-Hollande, il suffisait de se baisser par rafler la mise élyséenne.

    Remarquons à propos de la prestation de MLP à l’occasion de ce premier débat télévisé du 20 mars qui a réuni cinq candidats ceci : si le sujet de l’immigration a été abordé, MLP s’est bien gardée de faire un lien direct entre chômage et immigration ; délinquance et immigration ; amalgame qui réveillerait cette gauche qui a été capable de se mobiliser en 2002 contre le fondateur du FN en faveur d’un candidat appartenant à ce qu’il est courant d’appeler « la droite républicaine » car pour MLP – et c’est là le point nodal de cette campagne présidentielle et de la présence du FN au second tour -, il est bel et bien question d’endormir cette gauche qui devra s’abstenir à l’occasion du face-à-face Macron-MLP que tous les sondages ne cessent de confirmer.

    Pour cette raison, et si le FN c'est aussi et surtout du militantisme mis à la portée des caniches de la politique, il semblerait qu'un simple re-positionnement de type « gaullisme social - souveraineté et solidarité - suffise, une fois François Fillon et ses capacités de rassemblement définitivement anéanties ; reste alors à MLP à afficher une détermination sans faille contre l’intégrisme islamique (lutte en partie cache-sexe de la bonne vieille haine de l’Arabe) ; cette détermination ne lui sera contestée par personne puisque cette lutte est partagée par tous ses concurrents.

     

    ***

     

               MLP présidente, c’est l’assurance d’une crise politique et sociétale comparable aux événements de Mai 68 par son ampleur : mobilisation de masse et violence urbaine ; une crise qui provoquera inévitablement une remise en cause de l’organisation politique de la société française ; mais aussi… c’est à espérer, car « A quelque chose malheur est bon ! », une crise que tous ceux qui veulent en finir avec la 5è République, attendent avec impatience ; du moins les plus lucides d’entre eux ; ces derniers savent qu’historiquement seule une situation de crise est capable de rompre définitivement les ponts avec un présent devenu ingérable ; seules les crises permettent le changement en profondeur car contrairement à ce qu’affirme Mélenchon devenu soudainement amnésique, lui pourtant si féru d’histoire politique, un passage en douceur de la 5è à la 6è République, une nouvelle République shootée à « la démocratie totale », une République annonciatrice d’actes fondateurs d’une légitimité sans précédent à grands coups de tirages au sort, de consultations citoyennes sans nombre, un nouvelle République fruit d’un blocage sans solution d’une société confrontée à un mur jusqu'ici infranchissable – celui de l’argent, de la perte de souveraineté et de toute considération morale parmi les élites financières -, quand on sait ce contre quoi cette nouvelle République devra se battre – contre des intérêts privés colossaux - ce passage-là ne se fera pas sans tumulte ; nombreux sont ceux qui lui feront la guerre à cette nouvelle République.

     

                   Si seule une crise majeure peut faciliter un tel projet, il se pourrait bien que le destin politique du FN qui aura longtemps été la variable d'ajustement de la politique française, un peu comme le chômage en économie, que le destin de MLP donc soit de faciliter à son corps défendant l'avènement de cette nouvelle République garante d'une renouveau démocratique et solidaire ; et si cela peut la consoler, qu’elle sache que l’on ne choisit pas toujours son destin.

     

                       Et jamais le risque d’une victoire du FN n’a été aussi élevé !

     

                   Ceux qui se sont réjouis du positionnement de Macron « ni droite ni gauche mais droite et gauche tout à la fois ! », avec tous les encouragements des médias, devraient avoir compris ceci : s’il n’y a plus de gauche ni de droite, il y aura non pas « le centre » mais bien plutôt l’extrême droite dont la victoire aura pour protagonistes : une gauche abstentionniste et une droite vengeresse.

    Aussi, il est fort probable qu’après trente ans d’une entreprise machiavélique de promotion de la famille le Pen encouragée par un François Mitterrand âpre à la guerre contre ses adversaires politiques et avide de longévité, que ce soit le FN qui finisse par tirer les marrons chauds bouillants du feu : « Enfin ! » diront ses soutiens, comme un retour de bâton, effet boomerang ironique ! Pensez donc : la promotion du FN devait assurer au PS le monopole de l’occupation du palais de l’Elysée ad vitam aeternam ! Aujourd’hui la victoire envisageable de MLP, à défaut, la simple présente du FN au second tour de l’élection présidentielle de 2017, une fois de plus, une fois de trop, après 2002, pointera d'un doigt vengeur au PS sa dernière demeure : sa tombe.

    Mais faute d’une crise accoucheuse de ce "renouveau démocratique et solidaire" au profit d’une cohésion sociale riche en promesses, inutile d'en douter, cette victoire du FN nous engagera dans un combat de chaque jour, de chaque instant jusqu’à l’épuisement : mais de quelles forces ? Les nôtres ou bien les leurs ?

    Et quand on sait que la candidature de Macron destinée à venger Hollande contre Valls et la gauche du PS a aussi pour but de prévenir l’éventualité de la victoire de MLP qu’un face-à-face MLP-Hamon ou MLP-Valls laissait présager tellement le divorce est consommé à gauche comme à droite avec les pseudos gouvernement et de gauche et de droite (Jamais assez à gauche pour les uns, jamais assez à droite pour les autres !), tout en dérobant à la droite une victoire qu’elle croyait acquise… force est de conclure que c’est bien le pari d’un fou que ce pari sur Macron ; un fou ou un imbécile… élyséen qui plus est, car Macron pourrait fort bien s’avérer n’être qu’un candidat de l’abstention à gauche, qu’un candidat du refus du pacte républicain par la gauche et la droite, qu’un candidat d’un report massif des voix des électeurs de Fillon sur MLP.

     

    ***

                  Le Système n'a pas pu mettre en scène un second tour Manuel Valls-Alain Juppé...

    Téméraire, il prend le risque d'un face-à-face Macron-MLP avec la complicité de l'Elysée.

    Que ceux qui sont responsables de l'expulsion de "la gauche" et de la droite du second tour de l'élection présidentielle sache le moment venu en assumer toutes les responsabilités - il leur faudra très certainement rendre des comptes -, pour ne rien dire du jugement de l'histoire.

                        

     

                     Mais alors...  

                      A l'occasion de la communication des résultats du premier tour lorsque Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon, et sans doute aussi le parti LR, demanderont à leur électorat respectif de voter Macron pour barrer la route de l'Elysée au FN... "Tout ça pour ça !?", devrons-nous nous attendre à des éclats de rire tonitruants et irrépressibles ou bien à des sanglots inconsolables ?

                    Poser la question, c'est inévitablement y répondre.

     

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  • La fuite vers Macron...

     

                  ... ou quand, une fois l’âge et l’expérience définitivement discrédités, les pères sexagénères capitulent devant les fils… un en particulier, fils prodigue revenu de nulle part pour n’y être jamais allé.

    Notez au passage que ce fils-là n'a pas eu besoin de tuer aucun de ces pères puisque ce sont ces derniers qui ont délibérément choisi de se saborder.

     

    ***

     

                    Qu'à cela ne tienne !

                    Si on oublie un moment les fuites de gaz et les fuites judiciaires... côté fuites d'ordre politique, s'il y a eu Varennes, puis Baden-Baden, aujourd'hui, après Robert Hue, ancien secrétaire général du Parti communiste et Patrick Braouezec, baron de la Seine-Saint-Denis, ancien cadre du PCF, c’est au tour de Bertrand Delanoë de fuir et de rejoindre l’arche de Macron ; inutile de préciser : Louis XVI et de Gaulle... ç'avait une tout autre allure !

    Un Delanoë ancien maire PS de Paris, pour ceux qui s’en souviennent encore, qui a donc choisi d’apporter son soutien à un candidat libéral-libertaire qui n’a qu’une seule utilité : gérer les risques d'un second tour dont MLP aurait pu sortir vainqueur face à un Valls (prévenir l'effet Trump) tout en vengeant François Hollande humilié par ce même Valls et la gauche du PS ; Macron a pour mission de tuer ce parti et "les affaires" de mettre hors-jeu le candidat Fillon et son parti LR.

     

                   Si l’habit fait le moine, le physique éclaire aussi car il annonce tous les présages, mauvais le plus souvent ; les traits du visage en particulier ; Or, Delanoë a bel et bien la tête de l’emploi : de celui qui trahit toujours !

    Delanoë-Macron : qui cela peut bien surprendre ? Ces gens-là ne portent-ils pas les mêmes chemises, les mêmes cravates, les mêmes costumes, les mêmes chaussures à 3000 euros ? Ces gens-là n'habitent-ils pas les mêmes quartiers, les mêmes appartements ? Ne parlent-ils pas  la même langue ? A table, leurs conversations ne portent-elles pas sur les mêmes sujets ?

    Et puis enfin, pourquoi tous s’embarrasseraient-ils d’un électorat de misère, électorat d'une classe composée de smicards, d'ouvriers, d'employés et de chômeurs ? Un électorat virtuel ; électorat abstentionniste ; un électorat bien incapable d’assurer un avenir politique et la promesse d’une carrière confortable à qui que ce soit ; ou bien, quand il se décide à voter, un électorat pour lequel toute élection n'est qu'un triste défouloir, amertume et vengeance, ainsi qu'une occasion de plus d’afficher un mépris et un dégoût sans limite pour une classe politique à la fois hors du monde et dans le monde jusqu’au coup, trempée des pieds à la tête !

     

                  Robert Hue, Braouezec (bientôt Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense) Delanoë rejoignant Macron, après tant d’autres… comment s’en étonner ?

    Car enfin, qui penserait à accompagner jusqu’à son échec final "Benoît Hamon le looser" ? Qui ira jusqu'au sacrifice ? Les Delanoë de la politique ? La mauvaise blague ! Si tous ont fait carrière n'est-ce pas parce qu'ils ont toujours su rejoindre les rangs des « winners » ? Or, Hamon respire, transpire la défaite à vue d’œil et à plein nez ! Aucun doute à son sujet.

     

    ***

     

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                    Rappelons au passage que Delanoë est aussi le mentor de l’actuelle maire de Paris… alors bien sûr, Anne Hidalgo crève d’envie de rejoindre Macron, elle aussi, car il n’y a pas simplement les hommes d’exception qui voient loin ; les opportunistes, arrivistes ambitieux aussi falots soient-ils, savent quitter un navire pour un autre ; et plus encore, quand la nouvelle frégate semble promettre une croisière de rêve : tour du monde tous frais payés. Et quand vous en revenez, c’est toujours beaucoup plus riche que le jour de l’embarquement.

    Oui ! Anne Hidalgo en rêve de cette fuite vers Macron ; elle ne le cachera jamais assez jusqu’à désapprouver mezza voce le ralliement de celui qui a fait d’elle contre toute attente, son successeur. Seulement voilà : contrairement à Delanoë qui n’occupe plus de fonction politique, le mandat et les conditions de son élection à la mairie de Paris interdisent pour l’heure à Anne Hidalgo tout mouvement brusque ; contrairement à tant d’autres, Madame le maire de Paris ne peut donc pas courir vers Macron et se rallier d’un coup d’un seul à son panache très relatif au demeurant – on en a connu de plus flamboyants ; mais elle y viendra, elle trahira… soyez en sûrs ! Elle trahira à petit feu - un peu comme dans un meurtre quand on ne veut pas finir en prison pour… meurtre justement ! C’est alors que l’on opte pour une trahison graduée ; jour après jour, mois après mois, on tue un petit peu, à petit feu, on trahit à petite dose. D’ailleurs, n’a-t-elle pas déjà trahi ? Dans la Capitale, ceux qui vivaient très bien sous Chirac n’ont-ils pas vécu tout aussi bien sous Delanoë - sinon mieux ; et ceux qui vivaient mal tout autant ? Et aujourd’hui encore avec Anne Hidalgo, personnalité sans aspérité, sans relief, lisse, qui affiche un sourire sans équivoque, sans ambivalence, droit et enjoué, le sourire de celle qui jamais ne prend, jamais n’arrache, et auquelle on donne bien volontiers et sans compter, exauçant ses vœux avant même qu’elle ne vous demande quoi que ce soit, tellement le soupçon d’ingratitude à l’endroit du donneur peut être écarté sans risque, comme à coup sûr.

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    N’ayons aucun doute : ce sourire-là, c’est le sourire de l’élue qui n’en revient pas, qui n’en est jamais revenue, et qui connaît sa chance ; un sourire qui affiche et laisse espérer une gratitude sans bornes pour un système électoral qui privilégie depuis près de 20 ans, des individus gestionnaires de commandes, des chargés de clientèles électorales et d’affaires, selon le principe qui veut que ce soit celui qui paie et qui distribue les récompenses qui décide.

     

                  Soyons fair-play néanmoins ; n’accablons pas trop Delanoë ni Hidalgo ! Ils ne sont pas seuls car tous n’aspirent qu’à ça : rejoindre Macron, en marche et à marche forcée car tous pensent qu'il y a urgence à quitter le navire PS qui ne sera bientôt plus qu'une épave à la dérive ; car Macron, cette nouvelle figure en carton-pâte qui fait tourner nombre de têtes, c’est l’avenir… l’avenir de tous ceux qui ne veulent rien lâcher : faut dire que l'on vit tellement bien et mieux sur le dos de tous les autres, tous arrimés et condamnés qu'ils sont à un salariat au salaire obscène d’une précarité haïssable !

                 La fuite vers Macron ! C’est l’expression d’un désir ; ce désir chevillé au corps qui veut ne jamais quitter le navire de la politique : députés, sénateurs, ministres, conseillers : "Encore, encore un peu ! De grâce ! Encore !"

                  Car cela ne doit jamais finir ; et cela n’en finira pas.

     

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  • Emmanuel Macron : le scandale d'une candidature du silence

     

    macron en campagne présidentielle 2017,

    Une France libérée avec Emmanuel Macron...

    Comprenez :

    Une France  libérée du code du travail et des syndicats

    Une France libérée du droit contre la force

    Mais alors… Macron Super-candidat pour un Super-Medef ?

     

     

                   Avec un FN aujourd'hui donné en tête au premier tour, et par voie de conséquence... présent demain au second tour de l'élection présidentielle 2017, et ce pour la seconde fois… c'est bel et bien une élection à un seul tour qui se dessine.

                  Toute la classe politique en avait rêvé de cette élection présidentielle à un tour, Mitterrand l’a fait !

                   Merci à ce François Mitterrand tout occupé à boire le sang de notre vie démocratique jusqu'à son assèchement ! Merci à François Mitterrand-vampire pour ce rapt, pour cette captation d'un processus démocratique propre à une 5è République maintenant moribonde ; un Mitterrand qui n'aura pas d'autre souci que d'aider le Front National de Jean-Marie le Pen à mettre un pied à l’étrier médiatique avec pour conséquence : un FN passant de 2% à 26% en 30 ans ; un succès politique qui ne s'est pas démenti. S'ensuivra alors  l’instrumentalisation éhontée par un homme et  par un parti (le PS) de ce Front National avec pour seul objectif : diviser la droite et assurer la ré-élection d'un président qui aura placé, très tôt, dès les années 30, sa carrière politique seule - longévité et ascension - au centre de son existence.

    Il est vrai que l'on ne peut cacher très longtemps d'où l'on vient.

     

                   Car force est de constater ceci : dorénavant, sera Président celle ou celui, qui, dès le premier tour, occupera la deuxième ou la première place derrière ou devant le candidat FN : hier, le Pen père, aujourd'hui sa fille, demain sa petite-fille car tout se passe en famille comme pour Fillon.

    23% des voix suffiront pour rafler la mise.

     

                  Tous l'ont compris : celui qui passe le premier tour de la Présidentielle, face au FN, est assuré d'être élu.

    Occuper l'Elysée 5 années durant, 10 peut-être... c'est pas rien ! Tout en continuant non pas à donner mais bien plutôt à obéir aux ordres (la Banque, le Medef, la Commission européenne, l'Allemagne, les USA, Israël et les Monarchies du Golfe) ... tout en affichant des allures de patron, fanfaronnant du haut du perron de l'Elysée... pour n'avoir finalement, privé de courage, qu'un seul talent : celui des manigances politiciennes destinées à se maintenir cinq années de plus !

                Macron a senti la victoire là, à portée de main - une victoire qui hurle, assourdissante et qui ne demande qu'à se donner sans réserve et sans état d'âme - face à une Marine le Pen qui ne peut espérer jouer qu'un rôle de sparring Partner au second tour de cette non-élection présidentielle.

    Macron a donc reniflé cette victoire quasi acquise et puis une autre donnée aussi : parmi les 45 millions d'électeurs, du moins.... parmi ceux qui se déplacent encore et qui bravent l'abstention comme d'autres le mauvais temps, on y trouve toujours autant de pauvres bougres amnésiques, complaisants, d'une sottise d'une invention toujours renouvelée, année après année, génération après génération ; et ça aussi, le politique sait l'identifier très tôt et très vite ; le corps électoral est une fille facile qui se laissera toujours faire pourvu qu'on sache lui parler car les beaux parleurs et la promesse de lendemains qui chantent un bouquet de fleurs à la main ont toujours eu sa préférence. 

               Pour Macron, une aubaine cette élection ! Une affaire de premier ordre !

                           

               Emmanuel Macron, candidat sans attache électorale ni mandat, candidat hors-sol comme les élevages et les cultures du même nom !

    S'il est clair que la candidature Macron et la bonne santé relative de cette candidature est indissociable des ennuis judicaires de Fillon car jamais Macron seul aurait pu faire perdre 20 points au candidat de la droite (20 pts en comparaison avec son score à la primaire), Emmanuel Macron, candidat d'un François Hollande vengeur car humilié par son premier ministre Valls et la gauche du PS, Macron fait campagne - oligarchie-mondiale compatible... bien plus que Fillon -, en chouchou des médias dont les propriétaires ne peuvent que souhaiter la victoire.

              Macron candidat, Macron faisant campagne...

              Soutenu par l'Elysée et Matignon ainsi que par les grands-patrons de Presse (industrie du luxe, armement, agro-alimentaire), ses employeurs alors qu'il oeuvrait dans le milieu bancaire, la candidature Macron, c'est le scandale de cette élection présidentielle ! Une élection présidentielle plus bas que terre.

    Pensez un instant à tout ce qui, chez Macron, est tu, à tout ce qui est caché (1), comment Macron élude puis épargne toutes les institutions, tous les protagonistes, tous les acteurs maîtres d'œuvre de l'oppression des Etats, des peuples et des nations : finance, économie, ordre mondial dictatorial, arrogance et évasions fiscales, détournements, technologie numérique et dévalorisation des métiers et des diplômes, ubérisation de la société, paupérisation de l'Etat providence, menaces militaires pour les insoumis, sanctions économiques ravageuses...

               Macron est bien le porte-parole d'une certitude glacée : une grande majorité d'électeurs préféreront toujours le désengagement, le boniment, le songe d’une campagne électorale qui permet là encore d'éluder (encore l'esquive et le déni !) une prise de conscience d'une lucidité anxiogène à l'engagement et à la lutte contre des intérêts voraces - banques et grand capital -, qui n'acceptent aucun compromis.

    Dans ce contexte, avec Macron et sa campagne qui se voudrait "visionnaire" en lieu et place d'une campagne-programme qui engage pas seulement ceux qui le soutiennent, il s'agit pour ce candidat fantasque fruit d'une opération de diversion et de spoliation de la gauche, pour Macron et ceux auxquels il sera bientôt appelé à obéir, il s'agit donc d'exploiter sans vergogne la prolétarisation de tout le corps électoral abruti de travail, tétanisé par la peur du chômage et de la relégation sociale dans un environnement d'une brutalité sans précédent car de plus en plus étranger à tout ce qu’un être humain peut souhaiter pour lui et ses proches.

              Candidat de l'esquive et de l'instrumentalisation du déni, jamais un candidat ne se sera à ce point réfugié dans le silence.

     

    1 - Cliquez : Macron - revenus et patrimoine

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                       La candidature d'Emmanuel Macron à la présidentielle de 2017, libéral-libertaire, est manifestement destinée à gérer les risques d'un second tour dont MLP aurait pu sortir vainqueur face à Valls (l'effet Trump) ; Macron a pour vocation de tuer le PS et de mettre hors jeu LR.

     

    Pour prolonger, cliquez : Le fantôme de François Mitterrand

     

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  • Le non-candidat Poutou et les véritables lieux du pouvoir : luttes et mobilisation

                

                                              Philippe Poutou face à la rédaction de Médiapart

     

                Faire campagne dans l'espoir d'occuper les lieux de non-pouvoir que sont l'Elysée et Matignon est absurde. Poutou nous le rappelle.

    Poutou, cette voix(e) ouvrière, salariale et syndicale de l'élection présidentielle a raison :  seules les luttes, l'organisation de ces luttes,  permettent d'obtenir de véritables résultats dans le combat contre une mondialisation qui détruit les protections et met en concurrence les salariés du monde entier ; seule "une gauche de combat" et non "de gestion", combat dans les entreprises et mobilisation, mobilisation locale, dans les communes, les quartiers - projets urbains non justifiés, écoles et hôpitaux menacés de fermetures, corruption locale, fermetures d'usines -... seule cette gauche-là permet d'établir un rapport de force capable de maintenir l'espoir d'une justice des conditions de vie et d'existence toujours aussi fragile.

                   Mais alors... que la candidature de Philippe Poutou en soit le témoignage.

     

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  • Emmanuel Macron : marketing, management et benchmarking

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    Une France libérée avec Emmanuel Macron...

    Comprenez :

    Une France  libérée du code du travail et des syndicats

    Une France libérée du droit contre la force

     

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    "Emmanuel Macron, tel César dans sa start-up"

    Fabien Escalona : vidéo à 1:01:45

     

               Présidentielle 2017 : Macron Super-candidat pour un Super-Medef ! Un candidat sans attache électorale ni mandat, candidat hors-sol comme les élevages et les cultures du même nom, candidat d'un François Hollande vengeur car humilié par Manuel Valls et le PS, Macron fait campagne, oligarchie-mondiale compatible - bien plus que Fillon -, en chouchou des médias dont les propriétaires ne peuvent que souhaiter la victoire.

     

                La candidature d'Emmanuel Macron à la présidentielle de 2017, libéral-libertaire, est manifestement destinée à gérer les risques d'un second tour dont MLP aurait pu sortir vainqueur face à Valls (l'effet Trump) ; Macron a donc pour vocation de tuer le PS et de mettre hors jeu le parti LR.

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  • François Bayrou : opportunisme et renoncement - Matignon pour tout lot de consolation ?

     François Bayrou et Emmanuel Macron lors de leur rencontre le 23 février 2017.

     

                  Privé de parti, privé de militants, privé de moyens financiers et sans doute aussi des 500 parrainages nécessaires pour concourir à l'Election présidentielle, François Bayrou renonce à briguer l'Élysée et propose une alliance à un Emmanuel Macron qui stagne dans les sondages ; un Macron trop heureux de relancer sa campagne.

            

                   Mais au fait... qui est François Bayrou ?

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    Billet rédigé en 2011

     

                                   Bayrou et les esclaves de la dette

     

                 Bayrou n'a de cesse de se vanter d'être le seul candidat qui ose aborder sans complexe, sans peur ni reproche, la question de la dette dite souveraine ; et alors que des Etats du même nom ne se comptent plus que sur les doigts d'une seule main... le plus souvent introuvable, ce même Bayrou et ses partisans manchots avec lesquels ils partagent peu ou prou les mêmes origines sociales et la même profession de foi religieuse (même credo, même combat - on y reviendra) n'ont que ce mot à la bouche : la dette, encore la dette, et toujours la dette comme un bégaiement chronique ; détail biographique d'importance : à partir de l'âge de six ans, Bayrou en a longtemps souffert.

    La dette donc, seule ligne d'horizon, horizon indépassable (c'est pas la peine d'aller voir au-delà !), point aveugle et angle de mort… la dette, au coucher, au réveil, avant,  pendant... et longtemps après… la dette, encore la dette, toujours la dette, et bien évidemment et surtout... son paiement, son remboursement selon l’adage couillon (dommage ! il faudrait pouvoir le dire avec l’accent du sud-ouest !) pour couillons impénitents  : qui paie ses dettes s’enrichit…

    Alors qu’il s’agit en l’occurrence de n’enrichir qu’une seule source : des créanciers… banquiers de leur état.

     

     

                  (candeur et servitude - sueur, larmes, remboursement et rédemption)

     

                 Il est vrai que cette obsession de la dette a un avantage : elle permet de faire l'économie d'un programme quel qu'il soit puisque... si la priorité, c'est la dette, son paiement, son remboursement, rien ne sert alors de partir dieu sait où et de tirer des plans sur  quelque comète que ce soit : l’important, c’est de savoir rembourser à temps.

    S’il fut une époque où certaines promesses de candidats excédaient si prodigieusement la fortune du pays que tout ce qu’ils promettaient se transformait inévitablement en dette (à ce sujet, merci de vous reporter à « Timon d’Athènes » de William Shakespeare), chez Bayrou et ses scribes, tête baissée, un genou à terre, l'autre sur le prie-dieu d'une culpabilité induite par une religion sournoise et rusée, vous ne trouverez qu’une promesse, vous n'entendrez qu’un refrain ou bien plutôt qu’un psaume… cantique des cantiques et antienne tout à la fois : « Braves gens et chers paroissiens, il faut coûte que coûte rembourser la dette ! » ; slogan et priorité qui excluent toute perspective à moyen et long termes, si ce n’est encore et toujours : rembourser la dette !

    Vous aurez remarqué qu’avec Bayrou et sa petite cour, fidèle et aux ordres – pour le temps qu’il leur sera donné d’obéir… d’autres en sont revenus très vite du Modem et de son chef  -, dans leurs prêches, jamais il n’est question de remettre en cause les taux d’intérêt de cette dette ! Dans leurs sermons, jamais il n’est question d'interroger l'origine de cette dette ! Dans leurs homélies, jamais il n’est question de nous préciser quel argent n’aurait jamais dû être dépensé, pour qui, pour où, dans qui, dans quoi et pourquoi ! Et enfin, dans leurs avertissements (menaces ?) sur un ton prophétique, jamais il n’est question de mentionner les économies qui devront être faites, les ministères concernés ou plus prosaïquement : quels sont les pauvres bougres qui feront les frais des prochaines coupes budgétaires.

    Côté analyse et remise en cause, avec Bayrou et ses acolytes, c’est… jamais, jamais, jamais et jamais ! En revanche, avec le remboursement de la dette, Bayrou et ces mêmes énergumènes, c’est… toujours, toujours, toujours et toujours !

    De là à croire que cet argent sortait des caisses du Vatican et qu'ils n'ont qu'un souhait... qu'il y retourne...

    Aussi, revenons encore une fois à Shakespeare, histoire de nous remonter le moral (opus déjà cité) : "Rembourser ? Vous avez dit rembourser ? Pourquoi serais-je l’esclave de ce que vous appelez - mes dettes ?"

     

    ***

      

    Si on oublie un moment un parti pris d'obédience catholique et une culpabilité consubstantielle (même innocent, surtout innocent ! d'aucuns rajouteront) -, fils d'agriculteur béarnais dur à la tâche, un temps dans l'obligation de combiner les études et le travail à la ferme de ses parents, au sujet de Bayrou, difficile de ne pas penser à ce qui suit : si là d’où l’on vient ne saurait en aucun cas empêcher quiconque d’aller voir ailleurs et de s’y installer, en revanche, il n’est sûrement pas nécessaire, une fois arrivé à destination, de courber l’échine aux fins de conjurer le danger d’un éventuel retour à la case départ, défait et humilié, sans doute pour la seconde fois, par une classe qui ne vous fera jamais oublier que Bordères et Pau ne seront jamais Neuilly ni Paris… 

    Car... rien n’enhardit le parvenu, le rescapé, ou l'échappé-belle, le front encore couvert de sueur, comme la soumission aux diktats des puissants ! Et d’aucuns s’empresseront d’ajouter : combien de temps encore, les rescapés d’un déterminisme social le plus souvent impitoyable (Souvenons-nous de Bérégovoy et de son CAP de mécanique-auto faisant la première de couverture de Time magazine avoir de recevoir un satisfecit du Wall Street journal pour son action en tant que premier ministre), devront-ils donner des gages de bonne conduite et de fermeté d’âme à ceux auxquels ils pensent devoir leur repêchage social, oublieux qu’ils sont de leurs droits et de leurs mérites ? 

    Si les anciennes victimes font d’excellents bourreaux, de même, les anciens fauchés, un peu moins fauchés maintenant - pour ne rien dire de ceux qui le sont restés -, semblent faire d’excellents garçons de course, d'excellents recouvreurs et porte-parole de créanciers à bout de patience et d’agences de notation en mal de mauvaises notes à distribuer aux cancres que nous sommes tous...

    Et la vidéo qui suit pourrait bien être une tentative d’explication, du moins… une piste de réflexion non négligeable quant au pourquoi de ce qu'il faut bien appeler... la tentation de la soumission.

    Aussi, à bon entendeur… passons au syndrome du larbin (empathie avec celui qui vous plume), celui de Stockholm n'y suffisant plus manifestement.

     

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    Pour prolonger, cliquez : François Bayrou, le monsieur-tout-le-monde en politique

     

                           
    Le syndrome du larbin par ULESKI

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  • Election présidentielle 2017 : le spectre d'un François Mitterrand vampire

     

    le spectre de mitterrand, élection présidentielle 2017

     

                   Avec un FN aujourd'hui donné en tête au premier tour, et par voie de conséquence... présent demain au second tour de l'élection présidentielle 2017, et ce pour la seconde fois… c'est bel et bien une élection à un seul tour qui se dessine.

                  Toute la classe politique en avait rêvé de cette élection présidentielle à un tour, Mitterrand l’a fait !

                   Merci à ce François Mitterrand tout occupé à boire le sang de notre vie démocratique jusqu'à son assèchement ! Merci à François Mitterrand-vampire pour ce rapt, pour cette captation d'un processus démocratique propre à une 5è République maintenant moribonde ; un Mitterrand qui n'aura pas d'autre souci que d'aider le Front National de Jean-Marie le Pen à mettre un pied à l’étrier médiatique avec pour conséquence : un FN passant de 2% à 26% en 30 ans ; un succès politique qui ne s'est pas démenti. S'ensuivra alors  l’instrumentalisation éhontée par un homme et  par un parti (le PS) de ce Front National  avec pour seul objectif : diviser la droite et assurer la ré-élection d'un président qui aura placé, très tôt, dès les années 30, sa carrière politique seule - longévité et ascension - au centre de son existence.

    Il est vrai que l'on ne peut cacher très longtemps d'où l'on vient.

     

                   Car force est de constater ceci : dorénavant, sera Président celle ou celui, qui, dès le premier tour, occupera la deuxième ou la première place derrière ou devant le candidat FN : hier, le Pen père, aujourd'hui sa fille, demain sa petite-fille car tout se passe en famille comme pour Fillon.

    23% des voix suffiront pour rafler la mise : l’Elysée, cinq années durant, 10 peut-être... tout en continuant non pas à donner mais bien plutôt à obéir aux ordres... tout en affichant des allures de patron, fanfaronnant du haut du perron... pour n'avoir finalement, privé de courage, le plus souvent qu'un seul talent : celui des manigances politiciennes destinées à se maintenir cinq années de plus !

     

                  Et c'est alors que le voyage à Jarnac prend aujourd'hui encore tout son sens : aller cracher sur la tombe d'un président ruminant des années durant sa victoire ; un président auto-centré qui n'avait finalement, et malgré ses digressions littéraires à caractère rural - étable et bouse de vache -, aucune idée de la France et de son peuple : et aucune ambition pour eux deux non plus.

     

    Pour prolonger, cliquez : Jarnac, 5 minutes d'arrêt

     

     

    Lien permanent Catégories : Présidentielle 2017 et après 0 commentaire
  • François Fillon : le danger d'une menace

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                    Soupçon d’emplois fictifs, de recel de détournement d’argent public… ouverture d’une information puis d’une instruction, menace d’une mise en examen…

    Le candidat à la présidentielle de 2017 François Fillon s'accroche car il sait les humeurs changeantes, les opinions instables ; il sait qu'un événement peut en cacher et en chasser un autre, très vite, et que le corps électoral - cette fille facile qui se laissera toujours faire pourvu qu'on sache lui parler -, a plus ou moins intégré le fait que les motivations de la classe politique sont aussi d'ordre vénal…

    Aussi... si ce candidat-là en réchappe, si Fillon passe à et au travers d'une procédure judiciaire toujours en suspens… s’il se maintient et s’il est élu, non seulement il sera le président le plus mal élu de la 5è République (et le plus insulté certainement aussi... loin devant Sarkozy et Hollande)... mais plus important encore, et c’est là que réside le danger : gonflé à bloc, se pensant invincible, ce président sera intraitable ; triomphant, rien n’arrêtera ce rescapé, ce miraculé que personne n'attendait à l'occasion des primaires et que tout le monde disait condamné après les révélations du Canard enchaîné.

     

    sans-titre.pngModèle du candidat Fillon : Margaret Thatcher, ce premier ministre britannique des années 80, impitoyable avec des mineurs en lutte pour la sauvegarde de leur emploi et le chômage assuré pour toute une région et toute une génération ; "Dame de fer" tout aussi inflexible avec un gréviste de la faim, membre de l'Irish Republican Army (IRA) qui en mourra.

     

     

     

     

     

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    En cas de contestation et de conflit, 200 000 personnes dans la rue arrêteront-ils ces gens-là : François Fillon et consorts ? Rien n'est moins sûr.

     

                   Candidat de classe, candidat d'une classe, revancharde qui plus est - la bourgeoisie des centres de nos villes moyennes de province méprisée par cette autre bourgeoisie... mais de Paris celle-là, qui couvre une grande partie du spectre politique du PS aux LR -, il y a fort à craindre que ce Fillon, candidat anachronique (relatif à son modèle thatchérien), porte en lui et avec lui un risque et une menace que la France n’a certainement pas les moyens de s’offrir : une crise sociale tous azimuts sans précédent sur fond de « guerre civile » dans le contexte d'une société pas simplement éclatée mais bel et bien éventrée. 

     

    ***

     

                  Arrivé très largement en tête au second tour des primaires de la droite dans le cadre de l'élection présidentielle de 2017, grisé par ce succès, on soupçonnera Fillon d'avoir eu la naïveté ou bien la folie de croire qu'il lui sera possible de se faire élire par et de gouverner avec cette France marginale - et cette France seule -, qui l'a massivement plébiscité.

    Depuis, Fillon n'a pas cessé de payer le prix de cette erreur de jugement.

     

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    Pour prolonger, cliquez : François Fillon - circulez y'a rien à voir

     

     

     

                    

     

                         Une analyse de Fillon face à Macron  : Fillon n'est pas oligarchie-mondiale-compatible. En revanche, aucun doute à propos de Macron : il est bel et bien l'homme de l'oligarchie mondiale.

     

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  • Fillon à la barre : "Circulez, y'a rien à voir !"

    fillon conférence de presse lundi 6 février 2017

                      Conférence de presse arrogante qui n'assume rien ; boniments et embrouilles ; excuses à propos d'emplois familiaux en lieu et place d'emplois fictifs délictueux ; procès d'intention à l'endroit de la presse d'investigation : Canard enchaîné et Médiapart ; remise en cause de la compétence de la justice ; chantage au chaos aux relents mégalomaniaques : "Ma candidature sinon le pire !" François Fillon tente le coup de force car Fillon a senti la victoire là, tout près, à portée de main - une victoire qui hurle, assourdissante et qui ne demande qu'à se donner sans réserve et sans état d'âme - face à une Marine le Pen qui ne peut espérer jouer qu'un rôle de sparring Partner au second tour de cette non-élection présidentielle...

    Fillon s'accroche désespérément, cherchant à gagner du temps car il sait les humeurs changeantes, les opinions instables ; il sait qu'un événement peut en cacher et en chasser un autre, très vite, et que le corps électoral a plus ou moins intégré le fait que les motivations de la classe politique sont aussi d'ordre vénal...

                    Fillon a donc reniflé cette victoire quasi acquise et puis une autre donnée aussi : parmi les 45 millions d'électeurs, du moins.... parmi ceux qui se déplacent encore et qui bravent l'abstention comme d'autres le mauvais temps, on y trouve toujours autant de pauvres bougres amnésiques, complaisants, d'une sottise d'une invention toujours renouvelée, année après année, génération après génération ; le corps électoral est une fille facile qui se laissera toujours faire pourvu qu'on sache lui parler.

                     Mais que personne ne se réjouisse ! Ce qui a été commencé là, ce lundi après-midi, avec cette conférence de presse et l'obstination arrogante d'un Fillon qui décide de se maintenir, ne se terminera pas le soir de la victoire attendue de ce même Fillon face à une Marine Le Pen dans une élection sans second tour car, si jamais aucun Président n'a été autant insulté que Sarkozy et Hollande, avec Fillon à l'Elysée, le déclin de la 5e république atteint sa pente la plus abrupte.

    Grandeur et décadence, la descente et la chute finales seront d'autant plus brutales qu'elles emporteront avec elles et la fonction présidentielle et la 5è République car il semblerait qu'il n'y ait plus à droite un seul homme pour rappeler ceci : "Mieux vaut perdre une élection que son âme" et plus encore lorsqu'il est question - après Sarkozy et Hollande -, d'une fonction - la plus haute -, maintenant menacée d'être définitivement frappée d'indignité (1) : fonction et homme.

    Les intérêts de caste, intérêts particuliers - revanche politique, carrière, bonus financier, canapé, fauteuil, strapontin, retraite dorée - car il y en aura pour tout le monde ! - l'auront donc emporté même si d'aucuns seront très certainement appelés à regretter dans les mois et les années à venir d'être restés en politique alors qu'ils avaient largement l'âge de prendre leur retraite.

     

                    Quant à Alain Juppé (ainsi que Jean-Pierre Raffarin dans une certaine mesure - 2), il portera  une lourde responsabilité dans son refus d'offrir à sa famille politique une sortie honorable. Mais... que pouvait-on bien attendre de cet homme ? Un geste, une décision qui l'engagerait historiquement ? Non, rien.

     

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                          Petit premier ministre sans envergure répondant au nom de "juppette", maire d'une ville prospère sans voix et sans conséquence (une ville pour rien ?)... tout se tient décidément ; et plus eux tous se réclament de de Gaulle, de Clémenceau et d'autres encore, moins ils en ont l'empreinte de pied, l'envergure et la taille pas davantage : Liliputiens au monde de Lilliput ils sont ! Alors que la situation mondiale, la justice, la protection, la dignité des nations et des peuples exigent des géants.

     

    1 - Après les juges, les journalistes, les enseignants, la police, les médecins, la classe politique...

    2 - Comment un homme de l'intelligence de Raffarin a-t-il pu une nouvelle fois se tromper à ce point ? La première, en soutenant Sarkozy en 2012 ; la deuxième : Fillon, un candidat condamné.

     

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